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27/10/2010

DECIDEMENT, LES TRAINS SONT UN BON FILON

Encore une fois, mieux vaut tard que jamais. La shoah date de plus de soixante cinq ans, mais certains « survivants » et surtout leurs héritiers, se réveillent tout à coup et se demandent s’il n’y aurait pas moyen de récupérer quelques billes. On a vu récemment les démêlés de la SNCF aux Etats-Unis. Nouvelle offensive, cette fois dirigée contre la Hongrie. Justement la Hongrie où ont opéré dans les années 1920/1960 quelques juifs profondément humanistes, du style Bela Kun, Tibor Szamuely, Matyas Rakosi et d’autres. Curieusement, jamais on ne demande de comptes à leurs descendants à eux. Pourquoi ? 

Et pourquoi cette plainte « auprès d’un tribunal américain » ? Pourquoi pas auprès d’un tribunal hongrois ? Peut-être parce qu’ « on »pense, à juste titre, que les puissants lobbys américains seront mieux à même de mettre les officiels hongrois au pas ?

« La Hongrie poursuivie pour son rôle dans la Shoah

Dans une plainte déposée auprès d’un tribunal américain, des survivants de la Shoah et des familles de victimes accusent le gouvernement hongrois et ses compagnies ferroviaires d’avoir collaboré avec les nazis pour exterminer les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

La plainte accuse le gouvernement hongrois et ses compagnies ferroviaires de confiscation des biens des Juifs et de transport vers les ghettos et les camps de concentration où des centaines de milliers de Juifs ont péri. »

Plus de détails en anglais:

“Hungarian survivors of the Holocaust and families of the victims sued the Republic of Hungary and its two rail companies in US court on Thursday, accusing them of collaborating with the Nazis to exterminate Jews during World War II.
 
The lawsuit accused the Hungarian government and rail companies of confiscating property of Jews and transporting them to ghettos and concentration camps where hundreds of thousands perished in Nazi-occupied Poland and Ukraine.
"The Jewish victims of the Hungarian Holocaust seek only what is due them – compensation and restitution for the atrocities they suffered at the hands of the defendants," the lawsuit said.

The lawsuit, filed in US District Court for the District of Columbia, seeks class-action status and unspecified damages. It said at least 300 survivors have been identified as possible members of the class but there could be more than 5,000. 

Hungary yet to compensate survivors

A lawyer for the individuals suing, Chuck Fax, said the claims likely total tens of millions of dollars and possibly more.

A Hungarian Embassy spokesman in Washington had no immediate comment on the lawsuit.
The case was brought under two federal statutes, one that provides exceptions to the Foreign Sovereign Immunities Act which allow individuals to sue foreign governments that typically have immunity from lawsuits.

The other statute permits non-US citizens to bring claims against private foreign entities in American courts. The lawsuit targets the government, the Hungarian national railway and its cargo rail company which was privatized in 2008.


Fax said that the lawsuit was still timely because Hungary has yet to compensate the survivors or their families or return the assets to them.”

Source: http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=22120&artyd=5

14/10/2010

HITLER OU LES « STALIN’S JEWS » ?

Increvable, cet Hitler. Dans le rôle du repoussoir absolu, du monstre intégral, du rebut modèle de l’humanité depuis qu’elle existe, rien ne l’égale ni ne parvient à le détrôner. C’est qu’il a une sacrée utilité, Hitler : quand on s’occupe de lui, qui occupe toute la scène, on ne voit plus rien d’autre. Et ça, c’est très pratique.

Vous allez lire l’article qui suit, paru dans Le Temps, de Genève. Tout y est : « la figure haïssable du dictateur, le plus grand criminel du XXe siècle, diabolique et incongru, d’une monstruosité sans égale, le démon », etc, etc. Un vrai panégyrique, qui à la longue pourrait juste produire l’inverse de l’effet souhaité.

Comme il faut néanmoins garder un minimum d’objectivité et d’honnêteté intellectuelle – sans même parler de connaissance de l’histoire – je trouve utile de redonner à sa suite l’article (en traduction) du journaliste israélien Sever Plocker, intitulé Stalin’Jews. Paru en décembre 2006 dans le quotidien Yediot Aharonot, l’article est sous-titré “We mustn't forget that some of greatest murderers of modern times were Jewish”. Il n’a pas été particulièrement bien accueilli à l’époque comme vous pouvez vous en douter (les commentaires sont un festival - voir lien ci-dessous). Et on n’en a plus beaucoup entendu parler depuis. Tandis qu’Hitler, lui, …

 « FACE A HITLER

Hitler est de retour à Berlin. La figure haïssable du dictateur qui a conduit le peuple allemand au désastre est l’objet d’une exposition événement: c’est la première fois qu’un musée national allemand se penche méticuleusement sur la personnalité de celui qui fut le plus grand criminel du XXe siècle. De toute l’histoire de l’Occident, depuis la fin de l’Antiquité, il n’y a sans doute pas de personnage que l’on puisse comparer à Hitler. Diabolique et incongru à la fois, chef charismatique enfermé dans ses rêveries hallucinées, d’une redoutable habileté et d’une monstruosité sans égal, Hitler restera le démon qui entraîna l’un des peuples les plus cultivés du monde à perpétrer un génocide et à mener une tragique aventure d’autodestruction.

Historiens et observateurs de l’Allemagne contemporaine s’accordent à dire que jamais cette exposition n’aurait pu voir le jour il y a encore dix ans. Le processus continu de décantation avec la noire expérience du Troisième Reich s’est étalé sur un espace-temps de trois générations. Ce travail de mémoire exemplaire a eu ses étapes. La confiance accordée au chancelier Willy Brandt et les gestes symboliques de celui-ci créèrent une césure. Une autre fut le discours prononcé le 8 mai 1985 par Richard von Weizsäcker. Appelant à dépasser le traumatisme de la défaite, le président allemand fut le premier à souligner que la chute d’Hitler «avait aussi libéré» son pays. La réunification allemande a accéléré et parachevé la normalisation de l’Allemagne, qui a abandonné toute aspiration de puissance et dont le peuple, saigné par la catastrophe nazie, estime que toute guerre est une tragédie de trop. Alors que l’extrême droite marque des points en Europe, elle ne passe pas en Allemagne où la vigilance est plus grande qu’ailleurs. Les Allemands peuvent regarder Hitler droit dans les yeux, au musée, sans fascination ni culpabilité écrasante. Le dernier tabou est brisé. »



« NOUS NE DEVONS JAMAIS OUBLIER QUE CERTAINS DES PIRES ASSASSINS DES TEMPS MODERNES ETAIENT DES JUIFS»
- Sever Plocker (Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier)


« Voici une date historique particulièrement tombée dans l'oubli : voici presque quatre-vingt dix ans de cela, entre le 19 et le 20 décembre 1917, en pleine révolution bolchévique et en pleine guerre civile, Lénine signait un décret constituant le Comité Panrusse Extraordinaire de Lutte contre la Contre-révolution et le Sabotage, plus connu sous son acronyme de Tcheka.


En un temps record, la Tcheka devint le plus important, et aussi le plus cruel, de tous les services de sécurité étatiques du monde. Sa structure organisationnelle fut modifiée tous les deux ou trois ans, et elle changea, aussi, souvent de nom, passant de la Tcheka à la GPU, puis au NKVD et, enfin, au KGB.


Impossible de savoir avec précision le nombre de morts dont la Tcheka s'est rendue responsable sous ses avatars successifs, mais ce nombre n'est certainement pas inférieur à vingt millions, en comptant les victimes des collectivisations forcées, de la famine, des purges à grande échelle, des expulsions, des bannissements, des exécutions et des morts en masse dans les goulags.


Des couches de la population furent purement et simplement totalement éliminées : fermiers à leur compte, membres de certaines minorités ethniques, membres de la bourgeoisie, officiers supérieurs, intellectuels, artistes, militants syndicalistes, « membres de l'opposition » définis de la manière la plus arbitraire et un nombre incalculable de membres du parti communiste lui-même.


Dans son livre paru récemment et salué par la critique, La Guerre du Monde, The War of the World, l'historien Niall Ferguson écrit qu'aucune autre révolution, dans toute l'histoire de l'humanité, n'a dévoré ses propres enfants avec l'appétit effréné de la soviétique. Dans son livre consacré aux purges staliniennes, le professeur Igal Halfin (de l'Université de Tel Aviv) écrit que la violence stalinienne était unique en ceci qu'elle était dirigée vers l'intérieur, dont elle procédait.


Lénine, Staline et leurs successeurs n'auraient pu perpétrer leurs méfaits sans la coopération à grande échelle d' « officiants de la terreur » disciplinés, de bourreaux sadiques, de mouchards, de tueurs à gage, de juges, de pervers et de nombre de sympathisants, membres de la gauche progressiste occidentale, qui furent trompés par le régime d'horreur soviétique et allèrent jusqu'à lui accorder un blanc-seing (un « certificat de cacheroute », dit l'original, ndt).


Tous ces faits sont connus, plus ou moins, même si les archives de l'ex-URSS n'ont pas toutes été rendues publiques. Mais qui sait qu'en Russie-même, très peu de gens ont été jugés en raison des crimes qu'ils ont perpétrés en tant qu'agents du NKVD et du KGB ? Le discours public russe, aujourd'hui, ignore totalement la question « Comment cela a-t-il pu nous arriver ? ». Contrairement aux pays occidentaux, les Russes n'ont pas réglé leurs comptes avec leur passé stalinien.


Et nous ? Je veux dire : nous, les juifs? Un étudiant israélien peut terminer le lycée sans avoir jamais entendu parler de Genrikh Yagoda, le pire criminel juif du vingtième siècle, vice-commandant de la GPU et fondateur, puis commandant en chef du NKVD. Yagoda fit appliquer avec zèle les ordres de collectivisation de Staline, et il est responsable de la mort d'au minimum dix millions de personnes. Ses adjoints juifs conçurent et gérèrent le système du Goulag. Étant tombé en disgrâce aux yeux de Staline, celui-ci le limogea et le fit exécuter. Il fut remplacé, en tant que bourreau en chef, en 1936, par Yezhof, le « nabot assoiffé de sang ».


Ce Yezhof n'était pas juif. Son épouse, en revanche, était juive. Dans son livre : Stalin : Court of the Red Star, l'historien juif Sebag Montefiore écrit que durant les périodes les plus sombres de la terreur stalinienne, à l'époque où la machine communiste à tuer fonctionnait à plein régime, Staline était entouré de tout un harem de jeunes beautés juives.

Les associés les plus proches et les plus loyaux de Staline incluaient Lazar Kaganovitch, membre du Comité central et du Politburo du parti communiste. Montefiore le qualifie de « premier des Staliniens », ajoutant que les milliers d'Ukrainiens mourant de faim - tragédie sans analogue dans l'histoire de l'humanité, excepté les horreurs nazies et la terreur maoïste en Chine - n'émurent absolument pas Kaganovitch.


Très nombreux furent les juifs à vendre leur âme au monstre de la révolution communiste, et ils auront du sang sur les mains pour l'éternité. Nous n'en mentionnerons qu'un seul : Leonid Reichman, chef du département spécial du NKVD et interrogateur en chef de cette organisation, qui était un sadique particulièrement cruel.


En 1934, nous disent les statistiques rendues publiques, 38,5 % des plus hauts responsables de l'appareil de sécurité de l'État soviétique étaient d'origine juive. Eux aussi, bien entendu, furent progressivement éliminés, au cours des purges successives. Dans une conférence fascinante, lors d'un colloque tenu cette semaine à l'Université de Tel Aviv, le Dr. Halfin a décrit les vagues successives de terreur soviétique en les qualifiant de « carnaval d'assassinats de masse », de « fantasia de purges » et de « messianisme du Mal » : il s'avère que les juifs, eux aussi, quand ils se laissent fasciner par une idéologie messianique, peuvent devenir de grands criminels, parmi les pires dont l'histoire contemporaine conserve la mémoire.


Les juifs ayant pris une part active dans les divers appareils officiels de la terreur communiste (en Union soviétique et ailleurs) et, parfois, les ayant dirigés, ne le firent pas, bien entendu, en tant que juifs, mais bien en tant que stalinistes, que communistes et que « peuple soviétique ». Par conséquent, il est expédient d'ignorer leur origine et de « mettre la sourdine » : « Qu'avons-nous à voir, nous, avec cette bande de criminels», n'est-ce pas ? Mais ne les oublions pas ! Je pense tout à fait différemment : je trouve inacceptable que quelqu'un soit considéré membre du peuple juif quand il fait de grandes choses, mais qu'il ne soit plus considéré comme faisant partie de notre peuple dès lors qu'il commet des actes particulièrement méprisables ou atroces.


En dépit de nos dénégations, nous ne pouvons échapper à la judéité de « nos bourreaux », qui ont servi la Terreur Rouge avec loyauté et zèle et, ce, dès le début.


Quoi qu'il en soit, nous pourrons toujours compter sur d'autres, qui ne manqueront pas de nous rafraîchir, à jamais, la mémoire ! »

 

Sources :http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ce5b18a2-d708-11df-8394-9...

 

http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:w8iJ...

13/10/2010

REVOILA LE GENE JUIF

Vous vous souvenez des mésaventures de Thilo Sarrazin, contraint à la démission de son poste de membre du directoire de la Bundesbank en septembre dernier pour avoir notamment déclaré que tous les juifs avaient un gène particulier en commun.

 

Il paraît que c’était odieusement raciste. Et antisémite par-dessus le marché, ce qui est infiniment pire. Thilo Sarrazin n’avait pas compris que si les juifs ont parfaitement le droit de revendiquer un gène commun, les goyim n’ont pas la permission d’en parler. C’est bizarre, mais c’est comme ça.

 

Et pourtant, voyez plutôt ce que nous apprend un site juif :

 

« Les origines du peuple juif confirmées par la génétique

 

Des chercheurs de huit pays différents ont analysé plus de 600.000 caractéristiques du génome humain sur des individus de 14 communautés de la diaspora juive, ainsi que sur un ensemble de 69 populations non-juives à travers le monde entier. Les conclusions de cette étude montrent que la majorité de la communauté juive a pour origine la région du Levant (actuellement le Liban, la Syrie, Israël, les territoires palestiniens et la Jordanie).

Le professeur Karl Skorecki et Gennady Yudkowsky de la faculté de médecine Rappaport du Technion ont participé à cette étude publiée récemment dans la revue Nature, ainsi que Doron Behar du centre médical Rambam à Haïfa. Ce dernier explique que : "le peuple juif est constitué d'un ensemble de communautés dont les membres, où qu'ils soient dans le monde, s'identifient par une tradition religieuse, une histoire et une culture commune. Des faits historiques suggèrent une origine commune au Moyen-Orient, suivie par de multiples migrations qui ont conduit aux différentes communautés juives d'Europe, d'Afrique et d'Asie; ce qui est appelé la Diaspora juive. Des études précédentes avaient montré une origine génétique commune, sans toutefois situer celle-ci au sein de la population mondiale."


Ce travail a permis de clarifier la structure génétique de l'ensemble des populations au Moyen-Orient, mais plus particulièrement, de remarquer que la plupart des juifs partageaient une structure génétique proche et qui présente de forte similarités avec celle des druzes et des chypriotes. Cependant, celle-ci reste assez éloignée des populations des autres pays du Levant et des populations autochtones des pays où la Diaspora s'est établie. Les seules exceptions étant les communautés juives d'Inde et d'Ethiopie, qui bien que génétiquement apparentées aux pays du Levant, présentent de fortes similarités génétiques avec les populations autochtones.

Ainsi, cette analyse du génome a permis de confirmer les origines historiques de la communauté juive dans les pays du Levant. »

 

Et donc d’apporter un démenti « éclatant » aux assertions d’un traître comme Shlomo Sand qui a osé remettre en  question les mythes fondateurs d’Israël, basés sur le droit imprescriptible du peuple hébreu sur la Terre promise. Que Dieu lui-même lui a donnée. Alors, hein …

 

Source : http://www.juif.org/go-news-139048.php

11/10/2010

BRAVO POUR L’ATTAQUE !

La nouvelle date de vendredi dernier, mais elle reste intéressante. Ephraïm Zuroff offre encore un exemple d’un Américain né après-guerre (en 1948 à New York) dont toute la vie tourne autour de la shoah. Et uniquement de la shoah. Un assez bel exemple d’enfermement total dans une certaine vision du monde dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle est aussi ciblée qu’étriquée. On a vraiment envie de leur conseiller d’ouvrir la fenêtre.  Oui, mais en ouvrant la fenêtre, beaucoup d’espèces sonnantes et trébuchantes s’envoleraient, c’est là l’ennui.

 

« Hongrie : un nazi intente un procès contre son chasseur !

 

Situation tragico-comique que celle du procès qui se tient ce vendredi à Budapest. Le chasseur de nazi et Directeur du Centre Wiesenthal à Jérusalem, Ephraïm Zuroff fait figure d’accusé dans un procès en diffamation que lui intente Sandor Kepiro, collaborateur hongrois des nazis !!

C’est Zuroff qui avait retrouvé ce criminel et avait fourni tous les documents au Parquet hongrois. En 1942, Kepiro était officier de gendarmerie, et il joua un rôle important dans le massacre de Novi Sad (Serbie), lors duquel furent assassinés 1250 civils, dont environ 800 Juifs. Il y a quelques années, Zuroff avait réussi à retrouver Kepiro à Budapest, après qu’il eut vécu en Argentine durant près d’un demi-siècle. Les autres officiers impliqués dans ce massacre avaient été jugés et condamnés à Budapest au début 1944, mais suite à l’invasion allemande, non seulement leurs sentences avaient été annulées, mais ils avaient obtenu une promotion.

L’instruction du dossier de Sandor Kepiro a débuté en 2007, mais aucune décision n’avait été prise concernant un éventuel procès. Par contre, le suspect a décidé de se défendre par l’attaque, en intentant un procès en diffamation contre Ephraïm Zuroff. « Rien n’est plus absurde que le fait que ce soit moi qui me retrouve sur le banc des accusés à Budapest », confie Zuroff, « alors qu’un collaborateur notoire des nazis se promène librement dans la capitale hongroise ».

Sources : http://www.juif.org/go-news-138844.php

 

http://en.wikipedia.org/wiki/Efraim_Zuroff

LA MONDIALISATION DE LA SHOAH SE DEVELOPPE

 

Une vingtaine d’enseignants chinois sont en train de plancher au mémorial de Yad Vashem en Israël sur un sujet d’une brûlante actualité : la shoah. Pas de raison que la Chine soit tenue à l’écart du pensum universel et obligatoire. Ce séminaire a débuté le 4 octobre et doit se poursuivre jusqu’à la fin de cette semaine.

C’est le premier du genre (pour les Chinois) et il réunit des gens de Chine, Hong Kong et Macao. Après ces deux semaines d’études poussées et de contacts, ils sauront tout ce qu’il est essentiel et urgent d’enseigner ensuite à leurs ouailles. Vous pensez d’un marché qui s’ouvre !

Pour les non-chinois, c’est la routine habituelle à Yad Vashem, qui supervise tous les programmes d’ « éducation » à destination des publics de jeunes un peu partout dans le monde. Grâce à son institut  spécialisé, le Yad Vashem’s International School for Holocaust Studies.

Voyez plutôt le programme de cet établissement juste pour ce mois-ci :

Seminar for Teachers from Lithuania  October 5 - 15, 2010

Seminar for Teachers from North Rhine-Westphalia October 9 - 22, 2010

Seminar for Educators from Poland  October 10 - 22, 2010

Seminar for Educators from the Czech Republic  October 12 - 22, 2010

Seminar for Educators from Denmark  October 17 - 27, 2010

European Student Leaders Conference October 17 - 24, 2010

Seminar for Teacher and Educators from France, October 24 - November 2, 2010

Seminar for Educators from Sweden October 29 - November 6, 2010

Seminar for Educators and Scholars from Malines October 30 - November 5, 2010

Seminar for Teachers Association from South-West Germany October 30 - November 6, 2010

Et ça continue sur le même rythme les mois suivants ….

http://www1.yadvashem.org/yv/en/education/seminars/index....

07/10/2010

OU ET QUAND S’ARRETERONT-ILS ?

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Les juifs américains qui ont nettement moins souffert de la seconde guerre mondiale et qui surtout, ne s’étaient guère mobilisés pour venir en aide à leurs coreligionnaires européens, sont aux premières loges maintenant pour revendiquer, encore et toujours. En voici ci-dessous une nouvelle preuve. Ron Klein (ci-dessus) est né en 1957 et évidemment, le pourquoi du comment se trouve dans cette petite phrase : « Cette compagnie n'a jamais présenté ses excuses pour son attitude inqualifiable, ni payé de réparations pour les familles des survivants ».

 

Elles ont bon dos, les « familles des survivants ». Payer, payer, toujours payer, ils n’ont que ce mot-là à la bouche. La SNCF, au lieu de s’aplatir, ferait mieux de leur conseiller dans ce cas de le construire tous seuls, comme des grands, leur train rapide ! Laissez-moi vous dire qu’ils auront du mal. J’ai eu l’occasion d’emprunter un de leurs trains près de New York pas plus tard qu’en juin dernier. Sans exagération aucune, j’avais l’impression de pénétrer dans un vestige préhistorique.

 

« Le patron de la SNCF invité en Floride par un parlementaire pour s'expliquer sur le rôle de la compagnie de transport dans la Shoah

 

WASHINGTON (AFP)---Le parlementaire américain Ron Klein, opposé à la participation de la SNCF à un appel d'offre pour un TGV aux Etats-Unis, a invité mercredi le patron de la compagnie ferroviaire française, Guillaume Pepy, à une réunion publique en Floride sur le rôle de la SNCF dans la Shoah.   

 

"Il est crucial que la SNCF soit aussi disponible que possible au moment où nous examinons (...) la participation de la compagnie dans les événements horribles qui ont eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale", a écrit M. Klein dans une lettre à M. Pepy datée de mercredi.   

 

"Je vous invite, vous ou un représentant de votre compagnie, à une réunion publique avec des experts, des historiens et des survivants pour discuter de ces problèmes", a-t-il ajouté.    

M. Klein précise que la participation de la SNCF à cette réunion qui se tiendra dans un avenir proche est "absolument nécessaire".   

 

L'élu démocrate de Floride est l'auteur d'un projet de loi à la Chambre des représentants américaine visant à empêcher la SNCF de participer à un appel d'offres pour un projet de train à grande vitesse aux Etats-Unis, en raison de son rôle dans l'Holocauste.   

 

"Cette compagnie n'a jamais présenté ses excuses pour son attitude inqualifiable, ni payé de réparations pour les familles des survivants", avait-il affirmé en septembre au moment du dépôt du projet de loi qui oblige les compagnies qui souhaitent travailler dans le domaine ferroviaire aux Etats-Unis à révéler leurs activité pendant la Seconde Guerre mondiale.   

 

Le futur TGV américain devrait passer par la Floride.   

 

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a estimé récemment que cette obligation de transparence est légitime: ils ont raison, on y souscrit". Mais il a assuré que la SNCF n'avait "rien à cacher". 

 

En Californie, le gouverneur Arnold Schwarzenegger a mis son veto vendredi à une loi qui imposait à la SNCF et à tous les candidats aux contrats du futur TGV californien de faire la transparence sur leur rôle dans le transport des Juifs pendant la seconde guerre mondiale.
   

La loi, votée en août par le congrès californien à l'initiative de l'élu démocrate Bob Blumenfield, exigeait également des compagnies candidates qu'elles détaillent les réparations accordées aux survivants ou à leur famille.   

"Mais il ne faut pas oublier une chose: la SNCF, les cheminots, étaient sous le joug de l'occupant nazi, menacés de mort" et "2.000 cheminots ont été exécutés par l'occupant nazi", a souligné M. Pepy. »

 

Source: http://fr.ejpress.org/article/38492

 

05/10/2010

PLUS FORT QUE FORT !

77.jpgPile le jour anniversaire du 30e anniversaire de l’attentat de la rue Copernic à Paris, voilà que Serge Klarsfeld, le personnage historique dont la rigoureuse impartialité ne saurait être mise en doute par quiconque, « a annoncé une découverte tardive mais "fondamentale" pour le sens de l'histoire : le document original de l'Etat français de Vichy établissant le nouveau statut des Juifs en 1940 qui a été annoté puis durci de la main même du maréchal Philippe Pétain ».

 

Stupéfiant, non ? Vous vous demandez sans doute pourquoi je l’ai qualifié de « personnage historique ». C’est tout simplement, si je puis dire, que François Fillon lui-même lui a décerné ce titre le 7 juillet dernier en lui remettant sa Légion d’honneur :

« Vous êtes devenu, Serge Klarsfeld, un personnage historique : je veux dire par là que votre parole dépasse désormais votre personne, et les circonstances où elle se fait entendre; que vos avertissements portent de Téhéran à Palé; que votre réflexion tranche des conflits actuels comme elle a tranché de celui d’hier. » Jamais en retard d’une obséquiosité, Fillon.

 

Le CRIF se gargarise évidemment – et il n’est pas le seul – de cette « découverte » étonnante, quoique légèrement tardive. Mais quoi, mieux vaut tard que jamais.

 

Avant de vous laisser en compagnie de cette littérature – deux articles du CRIF pour la même journée, et ce n’est qu’un début à mon avis – je me pose néanmoins quelques questions que vous vous poserez sans doute également, mais auxquelles le « personnage historique » n’a pas jugé utile de répondre:

 

-         où ce document a-t-il été déniché et dans quelles circonstances?

-         par qui son authenticité a-t-elle été établie?

-         est-il daté ?

-         combien d’analyses graphologiques ont-elles été faites, et par qui ?

-         comment se fait-il que ce soit justement Klarsfeld et non pas un chercheur indépendant qui ait « miraculeusement » mis la main dessus ?

 

 

« Pétain : le masque est tombé !

La découverte d’un exemplaire authentifié du projet infâme de statut des Juifs du 3 octobre 1940 portant annotations de la main même de Philippe Pétain qui en durcissent le texte, est fondamentale, estime le CRIF. Ces annotations démontrent que Pétain a participé à sa rédaction en élargissant considérablement le champ d’exclusion des juifs, Français ou nés à l’étranger.

 

Ceux qui pensaient encore que Pétain aurait fait don à la France de sa personne, qu’il aurait protégé les juifs français ou qu’il était un vieillard inerte et manipulé par l’occupant, devront reconsidérer leur position. Le statut des Juifs est un crime contre l’humanité et contre les valeurs de la République. Il manifeste de la part de Pétain sa duplicité particulière contre ceux des Juifs qui se croyaient ses amis comme Jacques Heilbronner, président du Consistoire central qui fut déporté à Auschwitz, où il fut ensuite gazé avec toute sa famille. »

 


« 
Pétain avait bien durci le statut des Juifs, par Marc Knobel

Ce dimanche 3 octobre 2010, l'avocat Serge Klarsfeld a annoncé une découverte tardive mais "fondamentale" pour le sens de l'histoire : le document original de l'Etat français de Vichy établissant le nouveau statut des Juifs en 1940 qui a été annoté puis durci de la main même du maréchal Philippe Pétain. Retour sur cette découverte "fondamentale".

 

Ce document a été remis par un donateur anonyme au Mémorial de la Shoah à Paris, avant d'être authentifié, a précisé l'avocat. Dans le détail, la découverte porte sur les annotations faite au crayon par le maréchal à même le "projet de loi". Celles-ci « remanient profondément sa nature, déjà extrêmement antisémite. Une fois réécrit, il le devient encore davantage », affirment à la presse d'une même voix l'avocat et son fils Arno Klarsfeld. C'est d'ailleurs ce dernier qui a comparé la graphie des annotations avec celle d'autres textes manuscrits de Pétain, et il ne fait selon lui « aucun doute » qu'elles sont bien du chef de l'Etat français. Le document initial prévoyait en effet d'épargner les descendants de Juifs nés français ou naturalisés avant 1860. Une mention rayée par Philippe Pétain. « Le statut des Juifs est une mesure spécifiquement française, spontanée. Les Allemands n'avaient pas demandé à la France de Vichy de prendre ce statut. Mais il y a eu une concurrence entre l'antisémitisme français et l'antisémitisme allemand », résume le juriste. »

 

Etc, etc, etc. La suite de la saga est en lien.

 

Sources : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

 

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

 

28/09/2010

UNE RESCAPEE DE 98 ANS TEMOIGNE

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Le CRIF nous apprend hier qu’Eva Golgevit, "résistante M.O.I. [main d’œuvre immigrée], rescapée des camps de la mort, signera son livre Ne pleurez pas mes fils" au cercle culturel yiddish du Farband, à Paris, le 6 octobre prochain. 

Bien. Vous lirez ci-après le communiqué de l’officine, qui reprend en fait la préface du livre, signée Maxime Steinberg :

 

« La solidarité est au cœur de la vie d’Eva.

Cette femme juive d'origine polonaise, au dynamisme peu commun, s’est toujours investie dans ce sens. Dès septembre 1940 à Paris, où elle s’est mariée et a donné naissance à son premier fils, elle s’engage dans le groupe Solidarité, section juive du mouvement de résistance communiste de la MOI (Main-d’œuvre immigrée). Au même titre que ces héros de la Résistance, son arrestation est le résultat de filatures des Brigades spéciales françaises.

 

Emprisonnée, comme la majorité de son réseau, elle est déportée par le convoi n° 58 du 31 juillet 1943.  Son groupe est soudé par un double lien de solidarité et d’amitié. À son arrivée à Auschwitz début août 1943, elle est projetée dans l’un des lieux les plus terrifiants et abjects de cet enfer : le Block 10 où les nazis pratiquaient des « expériences médicales » sur des cobayes humains. Durant dix mois, elle parvient cependant à échapper au pire, physiquement et psychiquement. C’est encore grâce à sa force morale et aux complicités qu’elle suscite qu’avec quelques camarades, elle sort de cet enfer, puis de celui de Birkenau où s’achève alors l’extermination massive des Juifs de Hongrie. Après environ trois mois, Eva parvient à être transférée dans un camp annexe d’Auschwitz, Rajsko (ferme agricole expérimentale), dans lequel les conditions de survie sont relativement moins dures. En janvier 1945, devant l’avancée de l’Armée rouge, les nazis procèdent à l’évacuation des camps entraînant dans leur fuite éperdue les survivants de cet enfer. Avec ses deux camarades encore en vie, Eva aura survécu à trois « marches de la mort » qui la mèneront aux camps de Ravensbrück et de Malchof. Au-delà des horreurs dont elle témoigne dans son récit, Eva livre à ses fils et au lecteur un chant d’espoir empreint de cette foi en la vie dont elle ne s’est jamais départie. »

 

Cette femme a aujourd’hui … 98 ans. Je pense que comme moi ses tribulations à Auschwitz à partir de début août 1943 jusqu’à la libération du camp en janvier 1945 vous auront remplis d’admiration. Quelle chance dans la malchance ! D’abord résister dix mois à ce terrifiant block 10. Puis échapper à Birkenau pour réussir à se faire transférer dans une ferme agricole expérimentale !

 

Ce qui m’étonne un peu, c’est qu’elle ait attendu un âge aussi avancé pour faire connaître une histoire si peu banale. L’explication tient peut-être au fait qu’elle n’a pas réellement écrit ce livre, qui a été suscité par d’autres, car au détour de l’un ou l’autre site, on apprend fortuitement que  « Ce témoignage a été recueilli par Jean Golgevit et Annie Rapoport Rayski, mis en forme par Claudette Krynk. »

 

Voilà donc au moins trois personnes à être intervenues sur ce témoignage basé sur des souvenirs remontant à bientôt 70 ans. L’éditeur du livre se trouve être la Fondation pour la mémoire de la shoah. Justement, le CRIF présentait la directrice adjointe de la Fondation, Gabrielle Rochmann, dans la même lettre électronique. Mme Rochmann y déclarait sans penser à mal: « Comme vous le savez, notre dotation provient de la restitution des fonds spoliés aux Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec les intérêts de cette dotation, nous finançons d’une part le Mémorial de la Shoah, d’autre part des projets examinés à travers 5 commissions : Solidarité, Histoire de l’Antisémitisme et de la Shoah, Mémoire et Transmission, Enseignement de la Shoah et Culture juive. »

 

Oui, vous avez bien lu : avec les intérêts de cette dotation. Et pourtant, il paraît qu'il y a des rescapés qui fouillent les poubelles en Israël pour subsister (http://www.un-echo-israel.net/Quand-les-rescapes-de-la-Shoah ).

 

Pour finir, car nous aimons aller au fond des choses, voici ci-après un portrait d’Eva Golgevit trouvé sur le site mémoire-net (mémoire locale et seconde guerre mondiale). J’ai particulièrement apprécié la phrase : « Eux, communistes juifs, savent ce que sont Hitler et son régime. » En 1939 ! Par contre, dans le même temps, ils continuaient d’admirer « l'URSS, premier pays à avoir établi le socialisme ». Pays mirifique où, bien entendu, aucune atrocité n’avait été perpétrée jusqu’en 1939!!!

 

En tout cas, n’oubliez pas d’acheter le livre, sinon on va encore vous accuser de manquer d’un certain gène …

 

« Lorsqu'Hitler prit le pouvoir, Eva était âgée de 20 ans et venait d'arriver à Paris après maintes péripéties d'un exode pénible. Comme des milliers d'autres émigrés, chassés vers la France par la crise économique et les dictatures, elle était hantée, ainsi que les siens par la misère et la crainte de l'expulsion, démunis qu'ils étaient de papiers et de logement. 

 

Dans son quartier, elle milite sous un pseudonyme. Elle assiste aux meetings, collecte du lait, de l'argent et des médicaments pour les Républicains espagnols.

Elle participe également à la formation qui assure la sécurité des camarades juifs transitant par la France pour rejoindre l'Espagne. Eva a une grande admiration pour l'URSS, premier pays à avoir établi le socialisme. Aussi, le 3 août 1939, c'est la stupéfaction: le Pacte germano-soviétique... Eux, communistes juifs, savent ce que sont Hitler et son régime. Peu après, lorsque le parti communiste français est interdit, la presse clandestine communiste juive se retrouve hors la loi.

 

Mais une solidarité effective existe et, durant la drôle de guerre, des groupes clandestins se constituent et réussissent à imprimer des journaux en yiddish. Vient la débâcle. La France est occupée. Eva dont le mari est prisonnier se retrouve seule avec son fils. On demande aux juifs de se faire enregistrer. Déjà, elle s'organise pour lutter. Avec des femmes non communistes, elle s'occupe de Solidarité dont l'une des missions est de prendre en charge les femmes juives restées seules avec leurs enfants, souvent totalement démunies, car nombre d'hommes ont été arrêtés et déportés avec l'accord de Vichy. En 1942, les hommes commencent à être expédiés vers Auschwitz, et le 27 mai est décrétée l'obligation de porter l'étoile jaune pour les personnes d'origine juive. Puis, le 15 juillet, c'est le Vel d'Hiv.

 

La Résistance

 

Une fois son fils en sécurité, elle enlève son étoile jaune, quitte son domicile pour aller chez une amie, membre de la Résistance juive qui lui propose de faux papiers. C'est ainsi qu'elle devient belge et se nomme Gisèle Moreau. Elle est désormais en pleine illégalité et assume la fonction d'agent de liaison. Les autres femmes juives avec qui elle milite ne se contentent plus de participer à des actions de masse: elles travaillent avec les groupes F.T.P.-M.O.I., transportent des armes, agissent directement parfois. Ainsi trois jeunes femmes F.T.P-M.O.I. vont faire sauter des véhicules allemands dans les garages, à proximité de l'Ecole militaire.

 

Elles seront prises dans une rafle au métro Porte d'Orléans, les poches pleines de grenades à main. L'une d'elle, Hélène Kro, est reconduite chez elle où l'on procède à une perquisition. Or des camarades doivent y arriver dans quelques minutes. Que faire pour les alerter ? Menottes aux poignets elle se jette par la fenêtre du cinquième étage en hurlant. Elle avait 29 ans et un enfant qui en avait cinq...

 

L'arrestation et la déportation

 

Eva est arrêtée en juillet 1943 avec soixante-neuf de ses camarades de "Solidarité" devenu l'Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide. Elle est déportée à Auschwitz... »

 

Sources : http://www.memoire-net.org/etran/etran12.html

http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid...