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04/02/2010

CETTE FOIS, ON NE S’EST PAS RELEVE LA NUIT

32.jpg«Les scores d'audience recueillis par TF1 ont été extraordinaires, poursuit Claude Lanzmann. J'ai reçu des centaines de lettres. Les gens s'arrangeaient pour veiller, certains dînaient plus tôt, dormaient un peu et se relevaient pour voir le film. » Malgré la difficulté du sujet et l'heure tardive, plus de cinq millions de Français ont suivi la première partie, la plupart jusqu'au bout.

C’est de la première diffusion de son film Shoah à la télé que parle Lanzmann, en juin/juillet 1987. « La chaîne, qui venait d'être privatisée, l'a diffusé avec beaucoup d'à-propos au moment du procès Barbie, vers 22 h 30, quatre soirs de suite. Sans une coupure publicitaire. » Avec toujours beaucoup d’à-propos, France 2 le reprogrammera en 1993 pendant le procès Touvier et Arte à son tour fera sa BA en 1998 lors du procès Papon. Sans oublier ce soir de janvier 2005 où France 3 l'a diffusé d'une seule traite pour la première fois à la télévision française.

Cette fois, les scores ont été nettement plus modestes : voici ceux réalisés en ce mercredi 20 janvier 2010, en nombre de téléspectateurs et en part d’audience.

Je note cependant une chose qui me paraît surprenante : avec 497 000 téléspectateurs (Question maison), on réalise 1,9 % de part d’audience alors qu’avec 469 000 (Shoah), on en fait 2,8% ? Il y a là quelque chose de pas très logique, non ? Mais, bon, il y a sûrement un élément qui m’échappe …

Mercredi 20 janvier :

TF1 : Mentalist - 8 387 000 téléspectateurs – 31,8%
France 3 : Des racines et des ailes – 3 883 000 téléspectateurs – 15.2%
M6 : Bones – 3 499 000 téléspectateurs – 13.3%
France 2 : Le chasseur – 2 665 000 téléspectateurs – 10.2%
TMC : 90′ Faits divers – 790 000 téléspectateurs – 3.1%
Arte : Shoah - 469 000 téléspectateurs – 2.8%
France 5 : Question maison - 497 000 téléspectateurs – 1.9%
Gulli : L’instit - 432 000 téléspectateurs – 1.7%
W9 : Enquêtes criminelles : le magazine des faits divers – 393 000 téléspectateurs – 1.6%
France 4 : Taratata - 280 000 téléspectateurs – 1.1%

Source : Mediametrie

16:23 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1)

27/01/2010

ENFANTS VICTIMES ...

 "Le 27 janvier 1945, vers 15h, un détachement de l’Armée Rouge arrive à Auschwitz-Birkenau. Les soldats soviétiques découvrent là 7000 survivants, mais aussi 600 cadavres jonchant le sol du camp.

Dix jours auparavant, les nazis avaient devancé l’arrivée des libérateurs soviétiques, et avaient fait évacuer 60000 personnes pour les « marches de la mort ».

Au total, 1 300 000 personnes ont été déportées à Auschwitz, 1 100 000 n’en sont pas revenues, parmi lesquelles 960 000 étaient juives.

Quand les soldats soviétiques sont arrivés à Auschwitz, ils ont été tellement horrifiés par la vision des prisonniers squelettiques, par la vision des enfants qui pleuraient mais qui n’avaient pas de larme, qu’ils ont immédiatement appelé ce camp « l’usine de la mort ».

 

gamins-auschwitz.gif

Enfants de Birkenau montrant leur tatouage aux libérateurs soviétiques, il y a 65 ans."

Source: http://209.85.229.132/search?q=cache:XAwfkZ4O1_oJ:www.hapoel.fr/+irmela+mensah-schramm&cd=6&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

holodomor_starvend_kind.jpg
Enfant victime de l'Holodomor en Ukraine (1932/1933) supervisé par un certain Lazar Kaganovitch

11:31 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (7)

20/01/2010

A QUEL MOMENT LE MYTHE INTERVIENT-IL ?

images.jpgPour commémorer comme il se doit le 65e anniversaire de la libération d’Auschwitz, Arte va gâter ses téléspectateurs : la diffusion complète du film de Lanzmann, Shoah, qui dure la bagatelle de … neuf heures trente minutes. En deux épisodes, il est vrai: ce soir et mercredi prochain.

 

Voici un court extrait de La France LICRAtisée, où j’évoquais ce film-fleuve :

 

« Le Droit de Vivre (DDV) consacre en 1985 une page entière au film de Claude Lanzmann, Shoah, qui vient de sortir et qui dure neuf heures trente minutes. Un film qualifié de « projet d’intérêt national » par l’Etat d’Israël, qui a participé à son financement.

Le cinéaste raconte dans cette interview la difficulté qu’il a eue à retrouver des témoins et la manière dont il les a dirigés, ce que le DDV rapporte en ces termes :

 

« Lanzmann les a poussés, forcés à revivre l’horreur, avec pour seule attestation du vrai, les mimiques du visage, lorsqu’ils racontaient. Ces événements sont d’une telle magnitude qu’ils créent leur propre mythologie fondatrice. A quel moment le mythe intervient-il ? Lanzmann donne pour exemple un épisode du film où les paysans polonais racontent la routine des navettes des camions à gaz qui défilent chaque jour. La routine se brise à partir d’un événement inouï, un accident : le camion à gaz se renverse, les portes s’ouvrent et les juifs, à demi asphyxiés, tombent sur la route.

Il y a eu un seul témoin qui l’a raconté aux autres, et tous l’ont raconté comme s’ils en avaient été les vrais témoins : légende et aussi vérité. C’est tout cela qui a permis au film de vivre au présent ».

 

Le film Shoah sera également diffusé en Pologne et à ce propos, Claude Lanzmann déclare au DDV : « Pour en revenir aux dirigeants polonais, ils ont été infâmes en envoyant des journalistes interroger certains paysans qui sont dans mon film pour leur faire dire que c’est moi, Lanzmann, qui leur avait mis des idées antisémites dans la tête, mais qu’ils n’étaient pas le moins du monde de cet avis. En somme, je les aurais payés pour qu’ils disent ce qu’ils ont dit. Extraordinaire ! C’est une attitude qui les condamne eux-mêmes ».

 

Pourtant, André Glucksmann avait déclaré lors d’une projection du film à Dijon, et ces propos sont quand même assez étonnants : « La force de ce film est de montrer non ce qui s’est passé – il s’en garde bien – mais la possibilité de ce qui s’est passé ».

 

 

 

Claude Lanzmann a toujours considéré que la parole sacrée des « témoins » ne devait jamais être mise en doute. La passer au crible du doute scientifique constituait un danger par trop important. Ainsi, à la sortie du livre de Jean-Claude Pressac, Les crématoires d’Auschwitz, en 1993, avait-il déclaré que « le danger de cette enquête technique est de fragiliser les nombreux témoignages de survivants qui ont tout dit en la matière et dont la parole n’a pas à être soumise à un quelconque doute, y compris scientifique ».

 

Puisqu’il est question plus haut de « camions à gaz », je trouve judicieux, afin de contribuer à une vue d’ensemble sur le sujet, de rappeler un personnage intéressant quoique injustement méconnu, dont Soljenitsyne a parlé en premier, et que j’ai évoqué à mon tour dans mon livre sur les révolutionnaires juifs : Isaï Davidovitch Berg. Ses exploits se sont situés juste quelques années avant la seconde guerre mondiale. Voici ce que j'en disais:

 

« Isaï Davidovitch Berg est un rouage du système bolchevique comme il y en eut des milliers. Il n’a dû sa – relative – célébrité qu’à son esprit ingénieux qui va s’exercer, hélas pour lui, sur un sujet aujourd’hui des plus sensibles.

Voilà un homme qui s’est retrouvé, dans les années trente, chef du service économique du NKVD pour la région de Moscou. Un poste de responsabilité, certes, mais pas le sommet de l’échelle. Chargé comme il l’était des problèmes économiques, il devait donc veiller à dépenser et faire dépenser le moins d’argent possible. C’est logique.

Nous sommes en 1937, période de grandes purges, lorsque les exécutions, dans le secteur de Moscou, prennent une ampleur telle que nos braves fonctionnaires ont du mal à suivre. Tous ces ennemis du peuple  à fusiller en même temps ! Sans compter toutes les munitions nécessaires pour leur tirer une balle dans la nuque, ça finit par coûter cher ! Et  le temps que ça prend pour les assassiner un par un !

C’est là que va intervenir la cervelle ingénieuse de notre bonhomme. Il va inventer un moyen moins onéreux de procéder. Un moyen simple, mais encore fallait-il y penser : le camion dont les gaz d’échappement sont orientés vers l’intérieur. Cette invention sera appelée en russe dushegubka, ou «chambre à gaz ambulante».

La procédure était effectivement très simple : les « patients » étaient entassés dans un camion hermétiquement clos renvoyant les gaz d’échappement vers l’intérieur, et c’était parti pour une longue promenade autour de Moscou. A l’arrivée,  – ô miracle de la technique - ne restaient plus que des cadavres qui étaient immédiatement escamotés dans un coin discret. Voilà, ce n’était pas plus compliqué que ça. Et relativement économique, encore que… l’essence …

Eh bien, le croirez-vous, ce rouage pourtant zélé et méritant finira misérablement en 1939, victime lui aussi d’une purge. Quels ingrats ! 

Ce brave Berg a inventé une application pratique mais, soyons juste, l’idée d’utiliser des gaz pour tuer était plus vieille que lui. Elle démarre en fait durant la 1ère guerre mondiale, vite relayée par les bolcheviques qui n’étaient jamais en reste dans ce domaine. Les gaz seront largement utilisés par eux, souvent contre les paysans refugiés dans les bois, notamment à Tambov en 1921. »

Ayez une petite pensée pour ce pauvre Berg si oublié, ce soir, devant votre petit écran …

22/12/2009

PETITE BOMBE D’AVANT NOEL : L’ANNONCE DE L’ « HEROICITE DES VERTUS » DE PIE XII

Le pape qui avait d’abord avancé d’un pas sur la question, puis reculé sous la pression, vient de refaire son pas en avant. Cette fois, c’est décidé : la béatification de Pie XII est en marche, à la grande fureur d’Israël – qui exige l’ouverture des archives du Vatican - et de la diaspora. On se déchaîne particulièrement au Crif :

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=17958&artyd=2

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=17979&artyd=9

 

Raison de plus, sans vouloir entrer dans ce dossier complexe, pour rappeler quelques faits historiques soigneusement occultés par les obsessionnels d’Auschwitz :

« Reconnaissance des Juifs envers Pie XII

images.jpgQuelques faits historiques rappelant la gratitude des Juifs à l'égard de Pie XII.

• 13 février 1945, Israële Zolli (1881-1956), Grand Rabbin de Rome, se convertit au catholicisme et prend pour nom de baptême Eugène, en hommage à Eugène Pacelli, alias Pie XII.

• 7 septembre 1945. Giuseppe Nathan, commissaire de l’Union des communautés israélites, rend grâce « au souverain Pontife, aux religieux et aux religieuses qui n’ont vu dans les persécutés que des frères, selon les indications du Saint-Père" (L’ Osservatore Romano, 8-9-1945) ».

• 21 septembre 1945. Le docteur Leo Kubowitski, secrétaire du Congrès Juif Mondial, est reçu par Pie XII afin de lui présenter ses remerciements pour l’oeuvre effectuée par l’Eglise Catholique dans toute l’Europe en défense du peuple juif. (L’ Osservatore Romano, 23-9-1945).

• 11 octobre 1945. Le Congrès juif mondial offre 20 000 dollars au Vatican en reconnaissance des efforts de la Sainte Eglise catholique romaine dans le sauvetage des Juifs persécutés par le nazisme et le fascisme (New-York Times, 11 octobre 1945).

• 29 novembre 1945. Le pape reçoit 80 délégués des réfugiés juifs, provenant de camps de concentration allemands, « très honorés de pouvoir remercier personnellement le Saint-Père, pour la générosité qu’il leur a démontrée pendant la terrible période nazie ».

• 26 mai 1955. 94 musiciens juifs, de l'orchestre philharmonique d'Israël, sous la direction de Paul Kletzki, ont joué sous les fenêtres du Vatican « en reconnaissance de l’œuvre humanitaire grandiose accomplie par le Pape pour sauver un grand nombre de juifs pendant la seconde guerre mondiale ».

• 9 Octobre 1958. A la mort de Pie XII, le Premier Ministre Israélien Golda Meir déclare : « Pendant la décennie de terreur nazie, quand notre peuple a subi un martyre terrible, la voix du pape s’est élevée pour condamner les persécuteurs… Nous pleurons un grand serviteur de la paix ».

• 10 Octobre 1958. Le Dr. Elio Toaff, Grand Rabbin de Rome, déclare : « Les juifs se souviendront toujours de ce que l’Eglise catholique a fait pour eux sur l’ordre du Pape au moment des persécutions raciales ». Il ajouta : « de nombreux prêtres ont été emprisonnés et ont sacrifié leur vie pour aider les juifs ». (Le Monde 10.10.1958).

• 1963. M. Pinchas Lapide, consul d’Israël à Milan du vivant de Pie XII, déclare au journal Le Monde : « Je peux affirmer que le pape, le Saint-Siège, les nonces et toute l’Eglise catholique ont sauvé de 150.000 à 400.00 juifs d’une mort certaine… L’église catholique sauva davantage de vies juives pendant la guerre que toutes les autres églises, institutions religieuses et organisations de sauvetage réunis ». (Le Monde le 13.12.1963).

• 1975. Le Dr Safran, Grand Rabbin de Roumanie, a estimé à 400.000, les juifs de Roumanie sauvés de la déportation par l’œuvre de St Raphaël organisée par Pie XII. « La médiation du Pape sauva les juifs du désastre, à l’heure où la déportation des Roumains était décidée » (Pie XII face aux nazis, Charles Klein - S.O.S. 1975).

• 16 Février 2001. Le grand rabbin de New York, David Dalin, déclare que Pie XII était injustement attaqué alors qu’il peut être considéré comme “un juste”, aux yeux des Juifs. « Il fut un grand ami des Juifs et mérite d’être proclamé “Juste parmi les Nations” parce qu’il a sauvé beaucoup de mes coreligionnaires, bien plus même que Schindler… Selon certaines statistiques, au moins 800.000". Il rend hommage à l’écrivain Antonio GASPARI pour son ouvrage "Les juifs sauvés par Pie XII" et rappelle qu’"au cours des mois où Rome a été occupée par les nazis, Pie XII a donné pour instruction au clergé de sauver des juifs par tous les moyens". Lorsqu’on a remis au cardinal Palazzini la médaille des "justes" pour avoir sauvé des juifs, il affirmait : "le mérite en revient entièrement à Pie XII" ». Le Grand Rabbin Dalin conclut : « Jamais un pape n’a été autant félicité par les Juifs. Immédiatement après la Seconde Guerre Mondiale et durant les années qui ont suivi, des centaines de manifestations d’estime envers Pie XII ont été apportées à son égard de la part des plus hautes autorités d’Israël depuis Mme Golda Meir et le Grand Rabbin de Jérusalem, jusqu’au Grand Rabbin de Rome, Elio Toaff » (Interview au Weekly Standard).

• 13 Octobre 2008 : Plusieurs Juifs italiens témoignent devant les caméras avoir été sauvés par des membres de l'Eglise, avec le soutien de Pie XII, lors des persécutions nazies. Parmi eux, Emanuele Pacifici, le fils de Riccardo Pacifici, rabbin de Gênes durant la guerre. »

Source : http://www.pie12.com/index.php?post/2008/12/03/104-reconn...

 

Le problème, c’est que reconnaître ces faits empêche de pouvoir accabler et culpabiliser tout à son aise l’ensemble du monde occidental. L’enjeu est énorme : le pape DOIT être un salaud, comme les autres. Comme TOUS les autres. Parce que sinon, un certain nombre de choses s’écroulent … Et ça pourrait être le début de la fin.

18/12/2009

PUISQU’ON PARLE DE CHURCHILL …

Je lis ça et là des extraits d’un texte, Winston Churchill, le guerrier visionnaire, où l'on donne à penser que Churchill aurait  « si bien perçu  la centralité terrifiante de l'antisémitisme dans l'idéologie nazie que Hitler renonça finalement à venir parler avec lui en 1932. « La supériorité de  Churchill ne tient pas, comme on a souvent tendance à le croire, à sa seule énergie, mais à son intelligence du phénomène hitlérien. Dès 1925, il avait lu Mein Kampf et avait été convaincu de tenir entre ses mains le nouveau « coran du fanatisme de la Guerre », porteur d'un message redoutable, quoique confus et verbeux.

D'emblée, la vraie raison de la haine de Hitler à l'égard des Juifs lui devint évidente : le Führer avait le culte de la force brutale, régénératrice à ses yeux. Pour lui, l'être humain n'était rien d'autre qu'un animal supérieur condamné à lutter à mort pour survivre. Les Juifs, incarnation par excellence des valeurs universelles, représentaient à ses yeux des agents de désintégration à éliminer d'urgence. Churchill avait si bien perçu la centralité terrifiante de l'antisémitisme dans l'idéologie nazie que Hitler renonça finalement à venir parler avec lui en 1932. Cet été-là, l'homme d'État britannique se trouvait en Allemagne afin de visiter les lieux où jadis s'était illustré son ancêtre, le duc de Marlborough, dont il préparait la biographie. Dès son arrivée, un envoyé officieux du Führer s'était manifesté avant de se volatiliser rapidement. « C'est ainsi qu'Hitler perdit son unique chance de me rencontrer », conclut superbement le mémorialiste. »


Source: Le Figaro Littéraire - extraits d'un texte ("Winston Churchill, le guerrier visionnaire") d'Éric Roussel sur les « Mémoires de guerre, tome I (1919-1941)» de Winston Churchill, traduit, présenté et annoté par François Kersaudy. Editions Tallandier.

 

Churchill avait peut-être lu Mein Kampf en 1925, mais en 1920, il tenait - lui-même - des propos sans ambiguïté sur la révolution bolchevique et ses principaux acteurs. Rappelons-les aussi, ça fera une moyenne :

zvb3.gif 

Sous le titre Sionisme contre Bolchevisme : un combat pour l'âme du peuple juif, il écrivait le 8 février 1920 dans le Sunday Herald :

"Les Juifs internationaux

En violente opposition à toute cette sphère de l'effort juif, se dressent les complots des Juifs internationaux. Les adhérents de cette sinistre confédération sont pour la plupart des hommes qui ont été élevés parmi les malheureuses populations des pays où les Juifs sont persécutés à cause de leur race. La plupart, sinon tous, ont abandonné la foi de leurs ancêtres, et rejeté hors de leurs esprits tous les espoirs spirituels de l'Autre Monde. Ce mouvement parmi les Juifs n'est pas nouveau. Depuis les jours de Spartacus-Weishaupt à ceux de Karl Marx, en passant par Trotsky (Russie), Bela Kùn (Hongrie), Rosa Luxembourg (Allemagne) et Emma Goldman (Etats-Unis), cette conspiration à l'échelle mondiale pour le renversement de la civilisation et pour la reconstitution de la société sur la base de l'arrêt du développement, de la malveillance envieuse, et de l'impossible égalité, a été en croissance constante. Elle a joué, comme l'a si habilement montré un écrivain moderne, Mme Webster, un rôle clairement reconnaissable dans la tragédie de la Révolution Française. Elle a été la source principale de chaque mouvement subversif pendant le 19ème siècle ; et maintenant pour finir, cette bande de personnages extraordinaires venus des bas-fonds des grandes villes d'Europe et d'Amérique ont attrapé le peuple russe par les cheveux et sont devenus les maîtres pratiquement incontestés de cet énorme empire. 

Les Juifs terroristes

Il n'y a pas de raison d'exagérer la part jouée dans la création du Bolchevisme et l'apport réel à la Révolution Russe par ces Juifs internationaux et pour la plupart, athées. Elle est certainement très grande ; elle dépasse probablement en importance toutes les autres. A l'exception notable de Lénine, la majorité des personnages dirigeants sont des Juifs. Plus encore, l'inspiration principale et le pouvoir dirigeant viennent des dirigeants juifs. Ainsi Tchitchérin, un pur Russe, est éclipsé par son subordonné nominal Litvinov, et l'influence de Russes comme Boukharine ou Lunacharsky ne peut pas être comparée avec le pouvoir de Trotsky, ou de Zinoviev, le dictateur de la Citadelle Rouge (Petrograd), ou de Krassine ou de Radek -- tous des Juifs. Dans les institutions des Soviets la prédominance des Juifs est encore plus stupéfiante. Et la part la plus marquante, sinon la principale, dans le système de terrorisme appliqué par les Commissions Extraordinaires pour Combattre la Contre-Révolution [Tchéka] a été prise par les Juifs, et en quelques cas notables par des Juives. 

La même importance néfaste a été obtenue par les Juifs pendant la brève période de terreur durant laquelle Bela Kùn domina en Hongrie. Le même phénomène s'est présenté en Allemagne (spécialement en Bavière), dans la mesure où cette folie a pu se déchaîner du fait de la prostration temporaire du peuple allemand. Bien que dans tous ces pays il y avait beaucoup de non-juifs en tous points aussi mauvais que les pires des révolutionnaires juifs, la part représentée par les derniers en proportion de leur nombre dans la population est stupéfiante ».

http://library.flawlesslogic.com/ish_fr.htm

Si vous souhaitez vérifier l’exactitude de la traduction, voici le texte original :

http://209.85.229.132/search?q=cache:czHwWJBexgYJ:www.sovereignty.org.uk/siteinfo/newsround/zvb/zvb1.html+churchill+jews&cd=8&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

Du reste, ce "guerrier visionnaire", dont le bilan est assez controversé, est censé s'être mordu les doigts plus tard d'avoir choisi Staline et avoir regretté d'avoir "tué le mauvais cochon":

"In Churchill's single-minded decades-long obsession with preventing a single hegemonic power from arising on the European continent that would pose a threat to the British Empire, he failed to see that his alliance with Stalin produced exactly that. "As the blinkers of war were removed," John Charmley writes, "Churchill began to perceive the magnitude of the mistake which had been made." Churchill is alleged to have blurted out after finally realizing the scale of his blunder: "We have slaughtered the wrong pig!"

But it was too late. For decades Churchill worked for the destruction of Germany. Yet only after Stalin had devoured half of Europe did this "great statesman" realize that destroying the ability of Germany to act as a counterbalance to Russia left Europe ripe for invasion and conquest by a resurgent Russia.

By 1946 Churchill was complaining in a voice of outrage about the Iron Curtain of tyranny that descended on Eastern Europe. But Churchill helped to weave the fabric."

http://209.85.229.132/search?q=cache:rdeMq_remPIJ:mises.o...

17/12/2009

TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR LES “HOLOCAUST DENIERS” SANS OSER LE DEMANDER

Le site du CFCA -  Forum de Coordination pour la lutte contre l’antisémitisme – est une mine d’infos qui renvoie à d’autres sites. A un en particulier que je vous conseille. Il s’appelle The Nizcor Project, qualifié de extraordinary site devoted to combatting Holocaust deniers. Il est en anglais.

 

Sans complexe aucun, The Nizcor Project  annonce sur sa page d’accueil :

Dedicated to 12 million Holocaust victims who suffered and died at the hands of Adolf Hitler and his Nazi regime

Et voilà le travail. 12 millions à present. Qu’est-ce qu’elle en dit, Claude ?

http://www.antisemitism.org.il/eng/Answers%20to%20the%2066%20Questions%20of%20Holocaust%20Deniers http://www.nizkor.org/

14/12/2009

ON SE DEMANDE VRAIMENT POURQUOI….

images.jpg« Elie Wiesel, lors d’une conférence au Parlement hongrois dans le cadre du « Jewish Hungarian Solidarity Symposium », a fustigé l’extrémisme antisémite en Hongrie, rapporte le site d’actualité hongroise en français hu-lala.org, vendredi 11 décembre 2009. Extrait :

 

« Où que j’aille dans le monde et que la Hongrie est mentionnée, le mot qui suit est antisémitisme… Je vous presse de faire plus que de dénoncer les éléments antisémites et les expressions racistes dans la vie politique et dans certaines publications hongroises. Je pense qu’ils font honte à votre nation et engendrent la peur de la communauté juive et des autres minorités, comme les Roms… Je vous demande, pourquoi ne suivez-vous pas l’exemple de la France et de l’Allemagne en déclarant que le négationnisme n’est pas seulement indécent, mais aussi illégal ? Dans ces deux pays, les négationnistes vont en prison… »

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=17831&artyd=5

 

C’est vrai ça, la Hongrie serait bien inspirée de suivre l’exemple de ces bons petits élèves de la classe des droits de l’homme que sont la France et l’Allemagne. Parfaitement dociles, eux.

 

J’ai envie d’éclairer un peu la lanterne de ce pauvre Elie Wiesel qui s’interroge si douloureusement. Pourquoi, oui, pourquoi  la Hongrie ?

 

Serait-ce que le souvenir de quelques grands « Hongrois » d’un passé pas si lointain est encore bien vivace ? Quelques grands Hongrois, du genre :

-         Bela Kohn, dit Bela Kun, l’organisateur de la terreur rouge en Hongrie. Qui exerça également ses talents aussi divers que variés en Crimée, où il sera chargé dans les années 1920 de « rebolchéviser la région »

-        Tibor Szamuely, le compagnon fidèle de Bela Kun, qui déclarait – et ne se contentait pas de déclarer : « la terreur est la principale arme de notre régime »

-         Josef Schwartz, dit Jozsef Pogany , l’activiste bolchevique qui contribuera à développer le parti communiste américain

-         Matyas Rosenfeld, dit Matyas Rakosi, le secrétaire général du PC hongrois de 1945 à 1953, date à laquelle ce stanolinâtre devint décidément trop encombrant et trop voyant. Il finit discrètement ses jours en 1971 … au Kirghiz.

-         Benjamin Auschpitz, dit Gabor Peter, le chef de la police secrète de Rakosi. Qui mourut tranquillement … en 1993, à l’âge de 86 ans, sans jamais avoir été inquiété pour ses crimes.  Qui étaient fort nombreux

-         Ernö Singer, dit Ernö Gerö, autre stalinien pur sucre qui succéda à Rakosi et demanda l’intervention des Soviétiques lors de l’insurrection de 1956. Mort lui aussi tranquillement en 1980.

 

Vous ne croyez pas, cher Elie Wiesel, que les exploits de tous ces gens-là, dans un passé qui est encore très présent aux esprits, suffit à expliquer une légère – oh, très légère – rancœur ?

Les Hongrois, eux aussi, ont de la mémoire.

10/12/2009

DEMJANJUK/ARAD : PAS DU TOUT LE MEME COMBAT

dem.jpgToute la planète est au courant du procès qui s’est ouvert à Munich contre le « criminel de guerre nazi » Demjanjuk, qui aurait exercé ses talents au camp de Sobibor. Je lis ça et là – et j’y discerne beaucoup de chagrin – que ce sera le dernier des grands procès de « criminels nazis » mis en scène pour l’édification du reste de l’humanité. Hélas, tout a une fin …

« Pour Ephraïm Zuroff, directeur de l’Institut Wiesenthal de Jérusalem, qui a lutté durant des années pour faire comparaître Demjanjuk devant une cour de justice en Europe, « ce procès constitue un tournant dans la politique judiciaire allemande, car jusqu’à présent, les tribunaux allemands ne jugeaient que les anciens officiers nazis, mais pas les collaborateurs des nazis. Il y a dix ans, un tel procès n’aurait jamais pu avoir lieu en Allemagne ». Félicitations.

Tout le monde a donc entendu parler de Demjanjuk, né en Ukraine en 1920. Mais demandez donc autour de vous si quelqu’un a entendu parler de son contemporain, né en Lituanie en 1926, Yitzhak Arad ? Cela m’étonnerait beaucoup. Et pourtant, ils présentent un certain nombre de points communs …

L’article suivant, paru sur le site Geopolis, éclairera votre lanterne sur ce personnage aussi sinistre que méconnu. Il date du 5 avril 2008 (les surlignages sont de moi).

« Lituanie / Israël : la vérité selon Béria

arad.jpgIl y a un an, la justice lituanienne ouvrait une enquête contre Itzhak Rudnicki, un juif né en Lituanie soupçonné de crimes de guerre et génocide dans les années 1940. Connu aujourd'hui sous le nom de Yitzhak Arad, Rudnicki n'est pas n'importe qui puisqu'il a dirigé et développé pendant plus de vingt ans (1972-1993) l'Institut de Yad Vashem en Israël et a publié de nombreux livres sur le sujet de l'Holocauste juif. La procédure intentée contre lui se fonde pourtant sur une de ses propres publications ou plus précisément sur le commentaire extensif qu'il a fait des mémoires d'un journaliste polonais de la Seconde Guerre mondiale pour l'édition anglaise (Kazimierz Sakowicz, Ponary Diary, 1941-1943 : A Bystander's Account of a Mass Murder, Yale University Press, 2005). Arad y relate complaisamment les exécutions de résistants, de prisonniers de guerre et de simples civils lituaniens qu'il a perpétrées alors pour le compte du NKVD, dont il fut membre à partir de février 1943. Ses déclarations sont d'ailleurs corroborées par les archives rassemblées par le Centre de recherches sur la résistance et le génocide de la population de Lituanie à Vilnius, comme a tenu à le préciser le procureur général lituanien Valentukevicius : "Nous avons de nombreux documents qui nous permettent de soupçonner Arad d'actes criminels".


Le Bureau du procureur n'a pour l'instant formulé qu'une simple requête auprès du ministère israélien de la Justice pour pouvoir interroger Yitzhak Arad sur ses responsabilités dans le meurtre de civils lituaniens en 1943 et 1944. Cependant, Israël vient d'y opposer une fin de non recevoir, l'actuel directeur de l'Institut Yad Vashem, Avner Shalev, allant jusqu'à exiger que la Lituanie présente officiellement des excuses au Dr Arad! Bien entendu, celui-ci évoque ses anciennes activités sous un tout autre jour puisqu'il n'aurait fait qu'exécuter des "collaborateurs" de l'occupant nazi. Et de même, Avner Shalev, qui nomme résistants les membres des escadrons de la mort du NKVD, ne voit aucun reproche à leur faire : "Toute tentative d’assimiler ces actes de résistances [les exécutions de prisonniers] à des actions illégales, et ses acteurs [en l'occurence Itzhak Rudnicki-Arad à des criminels, est une dangereuse perversion des événements qui se sont déroulés en Lituanie durant la guerre (sic)".

Avoir été membre du NKVD sous le sinistre Béria n'a pourtant rien d'anodin. Le NKVD ou Commissariat du peuple aux affaires intérieures, la police politique de Staline, était spécialement chargé d'éliminer les "traîtres à la patrie" et autres "ennemis du peuple", titres généreusement accordés dans l'URSS de l'époque et les territoires sous sa domination à tout ce qui pouvait ressembler à un religieux, un intellectuel, un bourgeois, un paysan... (la liste est loin d'être exhaustive). Dans les Etats baltes annexés à l'URSS en 1940 (Estonie, Lettonie et Lituanie), c'est aussi au NKVD qu'incomba la responsabilité de la lutte contre les résistances nationales et la déportation massive de populations. La méthode fut expéditive. Ainsi rien qu'en une nuit (11-12 juillet 1940), plus de 2.000 Lituaniens, pour la plupart hommes politiques, hommes de lettres, éditeurs ou journalistes, furent massacrés à Panevezys, ce qui revenait à décapiter le pays.


De même, l'arrêté secret n° 1299-526 du comité central du Parti communiste de l'URSS sur "la déportation des éléments socialement étrangers des Républiques baltes, de l'Ukraine occidentale, de la Biélorussie occidentale et de la Moldavie", pris le 14 mai 1941 sous l'impulsion de Béria, ordonnait de déporter dans des camps de Sibérie des centaines de milliers de personnes de tous âges et de toutes classes sociales :
1) les membres des organisations contre-révolutionnaires et leurs familles,
2) les anciens gendarmes, les gradés de la police et des gardiens de prisons, ainsi que les simples policiers ou gardiens de prison en cas de documents compromettants [c'est-à-dire révélant des actions anti-soviétiques],
3) les anciens grands propriétaires et commerçants, les anciens industriels et les principaux fonctionnaires des gouvernements bourgeois,
4) les anciens officiers dont les dossiers sont compromettants (y compris ceux qui avaient servi dans les troupes territoriales de l'armée rouge),
5) les membres de famille des condamnés à mort ou des membres d'organisations contre-révolutionnaires qui ont pris le maquis,
6) les personnes qui ont été rapatriées depuis ou vers l'Allemagne et dont les dossiers sont compromettants,
7) les réfugiés polonais s'ils ont refusé d'adopter la citoyenneté soviétique,
8) les éléments criminels qui poursuivent leurs activités,
9) les prostituées enregistrées auprès de la police si elles continuent leurs activités.

Un régime de terreur fut alors imposé aux Baltes (80.000 exécutions en Lituanie entre juin 1940 et juin 1941). Dans ses conditions dramatiques, on peut comprendre qu'ils ne firent pas trop mauvais accueil à l'armée allemande en juin 1941. Mais si les Israéliens insistent beaucoup aujourd'hui sur l'antisémitisme violent dont firent alors preuve les Lituaniens avant même l'arrivée des troupes du Reich, ils omettent un détail gênant : les Juifs constituaient plus de 16% des dirigeants du NKVD opérant dans le pays, ce qui montre une surreprésentation notable par rapport à la composition de la population, et ils représentaient entre le tiers et la moitié des membres du parti communiste clandestin de Lituanie, partisan et complice de l'invasion soviétique qui recommença à partir de 1944-1945. Béria lui-même en était. Les Lituaniens firent surtout montre d'une résistance farouche, puisqu'on estime que de 1944 à 1952 près de 10% de la population avait rejoint les Frères de la forêt.

Si l'on se souvient que la plupart des exécutions de civils lituaniens par le NKVD le furent sous les prétextes les plus futiles ("ennemi de la révolution", "possède de la littérature non autorisée", "possède un drapeau lituanien", ou encore Boy Scout), que la qualification de "collaboration" était généralisée et s'appliquait tout aussi bien à des enfants de 8 ans, et qu'enfin le mode d'exécution ordinaire fut la torture à mort, le passé de Yitzhak Arad prend un relief singulier. On peut le rapprocher d'un de ses collègues de la police politique, Petras Raslanas, condamné par contumace le 5 avril 2001 à la prison à vie pour génocide pour le massacre de la forêt de Rainiai. Dans la nuit du 24 au 25 juin 1941, plus de 70 Lituaniens, parmi lesquels de jeunes étudiants, furent atrocement torturés. Lorsqu'on découvrit les corps trois jours plus tard, seuls 27 purent être identifiés tant ils avaient été mutilés... Bien entendu Raslanas affirma dans son rapport au Secrétaire du Comité central du parti communiste de Lituanie que pas une seule des victimes n’était innocente... Mais doit-on tenir pour paroles d'évangile les accusations de Béria et de sa police justifiant l'exécution de simples civils sans procès et les tortures sans nom qui leur furent infligées ? Selon Israël, il semblerait que ce soit oui !

Toujours est-il que Yitzhak Arad en tant que militant et homme de main du NKVD, a assurément pris une part active dans l'exécution de ces crimes de masse qui furent l'essentiel de l'action de cette police politique. Il gagna ensuite clandestinement la Palestine en 1945 et semble alors s'être distingué dans le terrorisme contre les Anglais avant d'être fait général de Tsahal... Etrange carrière pour un pourfendeur de nazis et une "autorité morale". Quand un historien du génocide juif se révèle lui-même auteur de génocide en Lituanie, est-ce de la morale ou un ricanement du diable ? »

 

J'avais également évoqué ce personnage sur le blog en date du 12 septembre 2007.

 

Source : http://geopolis.over-blog.net/article-18479653.html