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13/02/2007

KARL MARX SERAIT-IL AUJOURD'HUI...UN FAN DE LE PEN? (SUITE ET FIN)

Le mystère informatique qui interdisait l'accès aux commentaires pour les deux notes intitulées "Karl Marx serait-il aujourd'hui lepéniste?" est levé.

Et ma foi, la raison de ce blocage est si amusante que je ne résiste pas au plaisir de vous en faire profiter. Vous saurez donc que certains mots clés sont défendus, parmi lesquels "pénis". Voilà pourquoi "lepéniste" était grandement fautif.

Reconnaissez que des raisons pareilles, ça ne s'invente pas...

08:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1)

12/02/2007

12 FEVRIER 1934: TOUTE LA GAUCHE S'UNIT

medium_6_fevrier.jpgLe 6 février 1993, date anniversaire de la "tentative de coup d'Etat anti-républicain fomenté par l'extrême-droite française le 6 février 1934", la LICRA et ses associés habituels organisent une manifestation monstre à Paris "contre le racisme".

La tentative de coup d'Etat est relatée en ces termes par le Droit de Vivre: "Une manifestation de ligues d'anciens combattants, Croix de feu et Camelots du Roi réunis place de la Concorde pour protester contre le parlementarisme avait tourné au drame: le service d'ordre, débordé, avait tiré sur la foule, faisant seize morts et une centaine de blessés (...). Cet événement, ressenti comme le signe d'une grave menace fasciste, a été considéré comme le ferment du Front populaire".

C'est là une vision pour le moins réductrice de l'événement, survenu dans la foulée de l'affaire Stavisky et de l'énorme escroquerie montée grâce aux relations parlementaires du financier véreux, dans un contexte de crise économique aiguë, suite au krach de 1929. La manifestation du 6 février a dégénéré, c'est vrai, mais les manifestants débordaient très largement les rangs de la droite et de l'extrême-droite. L'Union nationale des combattants et la Fédération des contribuables y participaient, et l'Humanité avait annoncé le matin même une manifestation à part sur le même thème.

Cette journée du 6 février 1934 sera en tout cas le prétexte à la réconciliation des communistes et des autres partis de gauche, brouillés depuis la scission de Tours en 1920. Le 12 février, lors d'un défilé en tête duquel le socialiste Jean Pierre-Bloch, futur second président de la LICRA, escorte Léon Blum, ils s'unissent face à l'ennemi commun: le "fascisme". Une réconciliation exigée par Moscou dans son objectif de conquête du pouvoir en Europe occidentale.

Mais laissons la parole à Maurice Chavardès qui, dans son livre intitulé Le 6 février 1934 paru en 1966, évoque cette minute historique: "Dans quelques minutes en effet, les deux têtes de colonne seront face à face, celle des communistes grossie entre-temps d'un apport appréciable de manifestants venus, juste à ce moment-là, de la rue du Faubourg St Antoine. Une même anxiété gagne les chefs socialistes, évoquée par Léon Blum seize ans plus tard: "Cette journée organisée pour la défense de la République, allait-elle dégénérer en une lutte intestine entre deux fractions du peuple ouvrier de Paris? (...) La rencontre serait-elle la collision?".

L'Internationale éclate quelques secondes avant que socialistes et communistes se trouvent à dix mètres les uns des autres. Elle est chantée d'une même voix par tous. Les mêmes cris saluent la jonction. Des mains se serrent. On fraternise. Daniel Guérin dira dans "Front populaire", à propos de cette minute historique: "Quant à chacun de nous, fétus de paille au milieu de cet océan, la confiance nous gonfle la poitrine. Enfin, pour la première fois, nous agissons ensemble. Nous venons de prouver que nous sommes capables de paralyser toute la vie du pays. Nous voilà enfin délivrés des complexes d'infériorité qui depuis si longtemps nous inhibaient. Nous découvrons que nous sommes forts".

 Deux ans plus tard, toute la gauche unie en un Front populaire arrivait au pouvoir... A méditer....

09/02/2007

KARL MARX SERAIT-IL AUJOURD'HUI LEPENISTE?

medium_marx.jpgAutant il est sain pour un parti de souhaiter élargir et diversifier le nombre de ses électeurs, autant il est dangereux de se livrer pour cela à de grands écarts idéologiques et à des amalgames qui pour être dialectiques, n’en restent pas moins illisibles et même déplacés. En d’autres termes est-il judicieux de tenter de gagner de nouveaux électeurs si les anciens - comme la tentation monte de plus en plus au vu d’un certain nombre de faits - décident tout compte fait de s’abstenir un certain 22 avril prochain ?

Le texte suivant, que je trouve particulièrement pertinent, émane de Bernard Antony, directeur de la revue Reconquête.

« Karl Marx serait aujourd’hui lepéniste »!

Voilà, à en croire les informations du 6 février à 19h sur France-Inter, une affirmation de l’ancien militant et intellectuel communiste Alain Soral , le conseiller actuellement en vogue de Jean-Marie- Le Pen pour les élections présidentielles. Elle aurait été assortie de propos sur le fait que ce dernier pourrait rassembler en effet derrière lui les pauvres des H.L.M comme le parti communiste de jadis (sous entendu : le vrai, le grand, le pur)
Et c’est ainsi qu’en l’an de disgrâce 2007, c’est un conseiller de Le Pen qui refait le coup d’un Karl Marx somme toute du genre Armée du Salut.
Mon premier mouvement a été le haussement d’épaule et j’ai commenté pour ma chienne Praline qui me regardait, interrogative : n’importe quoi !

Et puis, très vite, une pulsion d’indignation, la pensée que l’on ne pouvait laisser passer une telle ineptie pour ce qu’elle recouvre, tout de même, d’explicite adhésion à l’un des plus gigantesques bourrages de crâne de l’histoire, de distillation, encore, du mensonge essentiel au cœur de la subversion communiste, à savoir que ce serait la générosité, le désir de justice (la charité, quoi!) qui seraient les principes de la pensée et de l’action du communisme marxiste.
Je ne connais pas Alain Soral . Des amis me le disent sympathique et je les crois volontiers, ils me demandent de comprendre les difficultés de son évolution idéologique et j’y suis prêt. Je combats pour des idées et non contre des personnes. Mais ce qui est affligeant c’est que Soral dispose tout de même de l’audience accordée, es-qualité, aux conseillers de Jean-Marie Le Pen.

Ce que sa déclaration révèle, en convergence avec d’autres propos, c’est que venant du parti communiste, il ne rompt avec le communisme mais seulement avec l’actuel parti bien décevant pour lui.
Alors, il se livre en quelque sorte à une manœuvre de transfert visant à impulser dans le Front National l’élan révolutionnaire qu’il ne trouve plus dans le parti de Marie Georges Buffet, la « dame-pipi » du siège du Colonel Fabien.
Ainsi, sous couvert du parti de Jean-Marie Le Pen, il continue, si on veut bien y réfléchir, à faire de la propagande marxiste.
En effet, affirmer que Marx serait lepéniste, ce n’est pas autre chose qu’un artifice de dialectique marxiste consistant à marxiser Le Pen ! Bravo camarade Soral !

Encore une fois, j’aurais pu mépriser, me contenter de penser que l’important c’était que Le Pen ne devienne pas marxiste et qu’il n’y a pas fondamentalement de danger pour cela, je le sais bien.
Mais l’évidence, c’est que pareille affirmation -ô certes pas déterminante pour l’avenir de l’humanité, prend néanmoins place dans une propagande toujours recommencée d’admiration pour Marx et de légitimation du marxisme qui nourrit sans cesse, sous différents masques, une subversion fondamentale dont la technique des dialecticiens consiste à détourner bien des causes et des valeurs à son usage.

Je ne doute pas un seul instant que Le Pen se contrefiche absolument des propos de Soral. Verba volent. Mais, je le connais. Après tout se dit-il, si l’on fait voter Karl Marx en ma faveur, c’est toujours bon à prendre. On a déjà tellement fait voter les morts !
Le malheur c’est que la charogne de ce mort là, avec celle de son fils « spirituel » Lénine, n’en finit pas d’empester.
Car Karl Marx (Soral le sait bien!) ne pensait pas, n’agissait pas, vraiment pas, pour la cause des pauvres.

Son ami Engels, proclamait : « Dans le prolétariat, ce qui nous intéresse, ce n’est pas qu’il est pauvre, c’est qu’il est une force ».
Et au bureau politique du parti communiste cher à Soral, le redoutable Jacques Duclos sous son air jovial, notait dans son célèbre cahier :
« problème : ouvriers parisiens de la métallurgie trop payés » !
Cela rendait en effet plus difficile la mobilisation communiste de Billancourt.

C’est cela le marxisme : l’utilisation cynique, odieuse, des pauvres pour la manœuvre révolutionnaire, pour une révolution sans morale, sans valeur, sans finalité autre que le pouvoir pour le pouvoir ; cette « révolution grande dévoreuse d’hommes » comme le disait l’ignoble Trotski faisant fusiller les marins de Cronstadt et n’imaginant pas qu’il serait lui aussi- et tant mieux – dévoré, son crâne de grand exterminateur fendu par un coup de piolet stalinien asséné par son secrétaire de toute confiance…

Mais camarade Soral, monsieur Le Pen, puisque l’occasion nous en est imposée, rappelons tout de même ce qu’était ce Karl Marx, ce lepéniste du XIXème siècle. Oh bien sûr, qu’il en dit et écrit des choses, ce gros prophète à la barbe sale qui, selon tous les témoins exhalait des odeurs de mauvaise charcuterie anglaise ou germanique, et dont les furoncles pustulaient à n’en plus finir ; qui après avoir engrossé sa servante, mais très avide de respectabilité bourgeoise, demandait à Engels de reconnaître le bébé comme le sien. Sa douce épouse, il est vrai, ne badinait pas sur la morale.

Mais plus personne, ne lit aujourd’hui sa lourde philosophie, ce conglomérat de matérialisme à la Feuerbach et de dialectique hégélienne au profit d’une substitution athée du messianisme talmudique. De cette pesante pensée, tous les intellos gauchos, cocos, maos, les Glucksman, les Finkelkrat, les Lévy, ceux qui s’autoproclamèrent « les nouveaux philosophes », finirent par s’émanciper, préférant finalement « avoir raison avec Aron que tort avec Sartre ».

Alors que conserver de lui ? Son antisémitisme ? On espère que non. A sa décharge, dans la ligne voltairienne il n’était pas le seul, ils étaient presque tous antisémites à gauche, comme le rappelle Zeev Sternhell, de Chirac (Auguste) à Tridon, à Toussenel, à Proudhon, à Blanqui, aussi antisémites qu’anti chrétiens.
Marx, un « Juif de la haine de soi » ? Comme disent aujourd’hui les psychanalystes freudiens préposés à la traque de l’inconscient antisémite comme madame Roudinesco -néanmoins toujours marxiste, car les ressources de la dialectique sont inépuisables.

Etonnant Karl Marx! Dans sa jeunesse, dévot de la vierge Marie, dans sa vieillesse faisant des poèmes à Satan. Et maintenant, d’outre-tombe, par l’opération de l’esprit de Soral, devenant lepéniste !
Mais le Karl Marx le plus connu, le Karl Marx des cocos, le Karl Marx des bolchos, c’est celui du Manifeste du Parti Communiste.
C’est celui-là, sans doute, que le camarade Soral transforme en proto-lepeniste (et donc Le Pen en néo-marxiste).

Ce Marx là, que dit-il dans son texte emblématique ?
Que « la bourgeoisie est la grande classe révolutionnaire de l’histoire » mais qu’elle va devoir céder la place au prolétariat qui va l’anéantir, établir sa dictature, avant de fermer, l’histoire avec l’avènement radieux de la société sans classe du paradis communiste. Quant aux autres classes, « les classes moyennes, le petit industriel, le petit marchand, l’artisan, le paysan…elles cherchent à faire tourner à l’envers la roue de l’histoire ».

Et voici comment parle celui que l’on veut faire passer pour un petit frère des pauvres, des classes les plus démunies : « racaille en haillons, pourriture inerte des couches les plus basses de l’ancienne société ».

La haine de Karl Marx à l’égard notamment des paysans était obsessionnelle, terrifiante, satanique en effet. Elle contenait en germe l’extermination lénino- trotskiste de dizaines de millions d’hommes éliminés non pas pour ce qu’ils faisaient mais pour ce qu'ils étaient. De même qu’Hitler exterminait les Juifs pour le seul fait qu’ils étaient juifs, les communistes exterminaient les koulaks pour le seul fait qu’ils étaient des koulaks.

Voilà ce dont, depuis des années, et des années, ont témoigné les militants de l’anti communisme, vilipendés, injuriés, persécutés, écrasés souvent mais ayant toujours pour honneur de rappeler l’immense martyrologe des plus de cent millions de morts de la logique marxiste. C’est pour eux que Jean-Marie Le Pen eut un jour le geste admirable d’une minute de silence au cœur d’une grande émission de télévision. Ce soir là, il me fit venir les larmes aux yeux.

J’aimais ce Le Pen là qui faisait remonter la voix des morts oubliés des charniers de toutes les loubianka kagebistes, des fosses communes immenses recouvertes de neige, des camps d’extermination de la presqu’île de la Kolyma et des chantiers du canal de la Mer Blanche, et de ceux des famines d’Ukraine, et de ceux expirant sous les tortures des bourreaux de Pol Pot, d’Enver Hodja et de Caucescu.

Je pense aujourd’hui à Jean-Marie Le Pen. Est-il possible que le conseiller principal qu’il a choisi puisse lui faire accepter d’en appeler ainsi à Karl Marx pour rallier les suffrages des pauvres ? Après tout lui diront certains, « il faut ratisser large », même avec un vieux râteau rouillé.

J’aurais pu bien sûr me contenter de prophétiser sans peine que la récupération de Marx ne rapportera pas une seule voix.
Mais au-delà de calculs électoralistes, mauvais de surcroît, je tenais à exprimer que c’est une mauvaise action que de participer à l’actuelle tentative de retour à l’idéologie marxiste alors que de la Chine à Cuba, le communisme toujours encore, asservit et tue."

08/02/2007

JUSQU'OU DESCENDRA-T-ON?

Le député UMP Christian Vanneste a été condamné récemment en appel pour injures homophobes car il avait déclaré : « Vous ne pouvez mettre à égalité le comportement homo et hétéro, le comportement homosexuel est inférieur sur le plan moral ».

Son patron, le chef de l’UMP, également ministre de l’Intérieur, également président du conseil général des Hauts-de-Seine, également adjoint « hors rang » de Neuilly sur Seine, également candidat à la magistrature suprême  - quelle boulimie, cet homme-là ! que cherche-t-il à compenser ? – bref Sarkozy,  vient de déclarer à la presse italienne toute l’horreur que lui inspiraient pareils propos : « Depuis des années, je travaille en profondeur pour l’ordre, le travail, la responsabilité, le respect. J’ai trop souffert d’une droite qui ne défendait pas ses idées pour courir le risque d’annuler ces efforts en acceptant des comportements caricaturaux ».

Des comportements caricaturaux ? Une droite qui ne défendait pas ses idées ? Il me semble au contraire que pour une fois, un député UMP avait enfin le courage de défendre une position « de droite » en disant tout haut ce que pense tout bas - puisqu’il n’a plus le droit de faire autre chose - la majorité du peuple « de droite ». Si tant est que cette expression ait encore un sens, bien sûr.

Mais la France est bel et bien devenue un pays où règne le communautarisme et où les lobbies font la loi. Le lobby homosexuel étant parmi les plus virulents. Impensable donc, pour le candidat « de droite » de laisser, en matière d’avancées citoyennes, le gâteau à la seule gauche. Il s’est donc livré à son exercice habituel de corde raide et de double langage pour satisfaire les uns et les autres et ratisser le plus large possible. Pour satisfaire les gays, il vient d’en rajouter une louche sur le PACS. Mais pour ne pas effrayer le bon peuple « de droite » qui s’apprête à voter pour lui, on n’appellera surtout pas ça un mariage. Oh non, quelle horreur !

Ce sera un contrat d’union civile prévoyant des droits sociaux, fiscaux, patimoniaux, etc. Ainsi qu’une cérémonie à la mairie, quand même. Mais attention : rien à voir avec un mariage.

 

Et l’adoption des enfants par les « couples » homosexuels ? Stop. N’allons pas trop vite. Une pilule après l’autre. Mais quand on a comme conseiller politique un député – Patrick Devedjian – qui s’y est ouvertement déclaré favorable, on peut parier sur une rapide évolution ultérieure.

 

Sait-on suffisamment que, sous ce gouvernement dit « de droite », l’association homosexuelle militante SOS Homophobie va tout à fait officiellement apporter la bonne parole gay dans les collèges et lycées ? Qu’elle en est à réclamer la révision des programmes scolaires accusés de favoriser l’homophobie ? Et qu’elle est grassement financée par l’argent du contribuable pour cela ?

Et alors, me direz-vous ? Pourquoi n’en aurait-elle pas le droit puisque d’autres assoces, comme la LICRA, par exemple, font ça à longueur de temps ? Pour y prêcher d’autres tolérances…

Eh oui. L’école a cessé depuis belle lurette d’être un lieu d’apprentissage des savoirs. Elle est devenue une tribune où sévissent endoctrinement, bourrage de crâne et incitations insidieuses.

C’est qu’on ne commence jamais trop tôt à fabriquer les valeureux « citoyens » de demain, les tolérants à tout et à n’importe quoi, dont le système aura bien besoin pour se perpétuer.

 

Anne Kling

http://france-licratisee.hautetfort.com

24/01/2007

L'ABBE PIERRE ET GEORGES-PAUL WAGNER

L'avocat Georges-Paul Wagner, qui nous a quittés l'an dernier, avait évoqué avec la finesse et l'humanité qui le caractérisaient, sa carrière dans un ouvrage intitulé D'un Palais l'autre, paru en 2000.

J'en ai extrait le passage suivant à l'occasion du décès de l'abbé Pierre.

"Devenu l'avocat d'un cabinet d'administration de biens, créée par un ancien camarade de Massillon, je finis par me considérer comme une sorte de spécialiste de la loi des loyers d'habitation. Un moment même - comble de la gloire - je fus choisi pour l'enseigner aux stagiaires. C'est sans doute l'une des raisons pour lesquelles, au début de l'abbé 1954, à la suite de la campagne menée par l'abbé Pierre, un groupe d'avocats dont j'étais éprouva l'envie de le connaître et de lui apporter son concours.

Par un jour triste et gris, pluvieux, boueux, il nous reçut, quelque part en banlieue, et nous émut par son aspect misérable et un petit sermon très pieux, puis nous emmena parcourir ses premières constructions. Dans notre caravane charitable, il y avait, avec mon inséparable ami Jean-Marc Gernigon, qui faisait alors autorité dans le droit des loyers, des magistrats, des experts, des confrères. Ensuite, pendant une dizaine d'années, nous fîmes ce que nous pûmes pour l'aider dans son combat. Notre participation à l'insurrection de la bonté qu'il avait lancée, consista en une sorte d'aide judiciaire spontanée et supplémentaire. Nous consultions et nous plaidions, le plus souvent en référé ou en justice de paix, afin d'obtenir des délais à de pauvres gens menacés d'expulsion pour des raisons diverses, foyers disloqués, loyers impayés, chômage, en une époque où il fallait du mérite pour être chômeur, occupations sans droit de logements dans lesquels ils étaient entrés par squattage, avec l'aide de compagnons d'Emmaüs.

Dans les arrondissements de Paris et la plupart des villes de la périphérie parisienne (je m'occupais de Clamart, proche de mon cabinet qui était alors dans le 15ème arrondissement), un groupe de ces compagnons s'était constitué pour venir en aide à ces sans-logis. Ainsi fîmes-nous, avec eux, une sorte de croisière lugubre à travers les divers aspects de la misère et de la déchéance humaines. Nos escales étaient les tribunaux où nos thèmes et nos thèses, généralement peu juridiques, étaient diversement appréciés. J'ai rencontré depuis, avec d'autres clients plus connus et plus voyants, d'autres formes d'hostilité judiciaire. On peut poser la règle générale que les tribunaux n'aiment pas les cas qui sortent de l'ordinaire et qui obligent à la réflexion, et davantage à l'innovation en dehors de la jurisprudence. Je n'ai pas toujours plaidé dans le sens du vent et même assez rarement (...).

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22/01/2007

COCORICO! NOUS SOMMES 63,4 MILLIONS DE PETITS FRANCAIS!

Revenons un instant sur une nouvelle présentée la semaine dernière comme une formidable avancée : la France s’est signalée par un nombre record de naissances en 2006 ! Ce qui fait de notre beau pays une exception en Europe !! Soit dit en passant, on a les exceptions que l’on mérite. La France, championne des bébés, un formidable taux de fécondité par femme, le plus élevé d’Europe… etc… etc… L’INSEE ne se sentait plus de joie en annonçant des nouvelles aussi réjouissantes.

Je n’aurai ni la cruauté – ni l’inconscience – de faire un commentaire trop facile. Je me bornerai, car il est toujours très instructif de jeter un coup d’œil en arrière, de rappeler une citation de Bernard Stasi, que je reproduis dans La France LICRAtisée, au chapitre de l’immigration.

Nous sommes en 1985. Bernard Stasi, vice-président centriste de l’Assemblée nationale, vient de sortir son fameux livre, L’immigration, une chance pour la France, et bien sûr, il a droit à deux pleines pages dans le journal de la LICRA, Le Droit de Vivre. Ce sera l’occasion pour lui d’émettre un certain nombre de perles dont j’ai extrait ce petit bijou, où il nous explique le grand intérêt de l’immigration pour la démographie :

« C’est d’abord une chance au point de vue démographique : au cours de ces dernières décennies, la croissance de la population en France a été due pour moitié aux naissances dans des familles étrangères ».

On parle toujours trop en politique… Et nous n’étions qu’en 1985 !

(Je vous suggère de relire, à titre de complément d’information, ma note précédente : Fernand Schir, Bruno Gollnisch et l’imam de Vénissieux)

Anne Kling

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20/01/2007

Fernand Schir, Bruno Gollnisch et l'imam de Vénissieux

Ainsi donc, Bruno Gollnisch a été condamné par le tribunal correctionnel de Lyon pour propos « révisionnistes ». Le crime absolu dans ce pays. N’a-t-il pas osé dire, en octobre 2004, que « sans nier les chambres à gaz homicides », il fallait laisser les historiens en discuter et que « cette discussion devait être libre » ?  Dieu merci, la loi Fabius-Gayssot est là pour empêcher de telles dérives. Où irait-on si l’on permettait à tout un chacun de remettre en question, ou même de s’interroger sur tel ou tel épisode de notre histoire récente ?

En tout cas, il n’aura pas échappé à la sagacité de mes lecteurs que le président du tribunal qui vient de condamner Bruno Gollnisch, à savoir Fernand Schir, est également le président qui avait, en son temps, relaxé l’ancien imam de Vénissieux, Abdelkader Bouziane. Ce qui prouve en tout cas qu’en France, il vaut mieux prôner les châtiments corporels - voire la lapidation - pour les femmes infidèles, que de réclamer la liberté des recherches historiques.

Allez, pour le plaisir, on va s’offrir un petit rappel qui ne manque pas de sel :

Le 21 juin 2005, le tribunal correctionnel de Lyon a donc relaxé Abdelkader Bouziane – imam salafiste, polygame, père de seize enfants dont quatorze Français – qui était poursuivi pour des propos musclés à l’égard des femmes parus dans Lyon Mag. Lequel Lyon Mag se retrouvera d’ailleurs mis en examen pour la même interview! Il avait eu le tort de reproduire les propos tenus par l’imam !!!

Fernand Schir avait justifié la relaxe en ces termes : « Abdelkader Bouziane est un homme de religion qui s’est limité à expliquer ce que dit sa religion au travers du Coran ». Ah tiens, c’est intéressant, ça…

Il avait poursuivi : « Il n’appartient pas au tribunal, en dépit du caractère choquant et non-conforme aux valeurs de la laïcité républicaine, de porter une appréciation sur un texte ou un commentaire du Coran que les auteurs les plus savants s’accordent à reconnaître polysémique et parfois ambigü ». Qu’en termes galants…

On aura au moins appris que le Coran est polysémique. C’est-à-dire que les mots peuvent avoir plusieurs sens. Tout s’éclaire…

 

Anne Kling

http://france-licratisee.hautetfort.com

18/01/2007

DE L'ART DE DESESPERER SON CAMP...

Le système au pouvoir en France est puissant, très puissant. Droite bidon ou vraie gauche,  qu’importe les acteurs du moment, il possède de toute façon toutes les clés. Il est au service d’une vision mondialiste et déracinée du monde, qui est systématiquement mise en œuvre au moyen de divers canaux, parmi lesquels les associations dites antiracistes, comme la LICRA, sont particulièrement actives et virulentes.

Pour bétonner ce système de connivence, tous les partenaires ont réussi à éliminer les dissidents en les diabolisant très efficacement, étouffant du même coup la voix d’un peuple qui n’a plus de choix réel et qui, grâce à la complicité des médias, ne  s’en rend même plus compte.

Voilà près de trente ans qu’elle dure, cette diabolisation, et même qu’elle s’accentue, car une certaine inquiétude s’insinue malgré tout dans le cerveau des princes qui nous gouvernent. La France va mal et quand l’heure du bilan sonnera, ils savent que les responsabilités ne seront pas partagées. Le pouvoir ne l’ayant pas été, ils seront tous responsables et tous coupables.

En dépit de ce bilan calamiteux, une chose est en tout cas certaine : jamais l’ « extrême-droite » ne sera admise au banquet de la République. Le nœud coulant a été serré trop fort pour qu’il puisse jamais être desserré. Il faut être naïf pour croire à une « dédiabolisation » qui est  totalement impossible car, outre qu’elle ne lui procurerait aucun avantage, le système ne pourrait même pas y procéder s’il le voulait. « Dédiaboliser » équivaudrait en effet à reconnaître qu’il a fait fausse route depuis trente ans, trompé les Français et piétiné la démocratie en vain. Il est donc condamné à poursuivre sa fuite en avant et à rejeter encore et toujours les mouvements nationaux et/ou identitaires dans les ténèbres extérieures.

Il est d’ailleurs symptomatique que Sarkozy prônant la « rupture » - avec qui, avec quoi ? - n’ait même pas songé un quart de seconde que la seule et vraie rupture aurait consisté à faire l’équivalent de ce que Mitterrand avait réalisé en 1981 pour l’emporter, à savoir l’union de la gauche. Réaliser l’union de la droite, rassembler tout son camp, voilà qui aurait été une vraie rupture. Mais elle est impossible. Impensable pour le système. Et tout d’abord parce qu’il n’y a plus de « droite », mais à la place, un vague clone de la gauche. Le système y a veillé.

Tout cela pour dire que lorsqu’on est face à de pareils ennemis, c’est l’union sacrée qui devrait prévaloir sur toute autre considération. Union sacrée en tout lieu, en tout temps, et au-delà des divergences, des mesquineries et des ambitions personnelles. Car c’est dans le rassemblement complet, sans exclusive et sans arrière-pensée de toutes les énergies que réside, en l’état actuel des choses, la seule et unique chance d’espérer peser sur le cours des choses. Tant mieux pour lui si, dans le camp des « hors système »,  le Front national est pour l’instant le plus fort. Il ne l’est cependant – à supposer qu’il obtienne ses signatures - que dans la mesure où il fera le plein des suffrages. Et il aura bien besoin de rassembler, sans exclusive, tous les suffrages des exclus du système pour espérer figurer au second tour.

Cette considération devrait l’amener à essayer de ne pas les désespérer. Car il faut bien reconnaître que si l’union des patriotes a suscité un vrai espoir de réconciliation nationale – enfin ! - les derniers avatars connus viennent de sérieusement le doucher, cet espoir. Ce qui risque fort d’être extrêmement dommageable pour tout le monde. Sauf pour le système, bien sûr.

 

Anne Kling

http://france-licratisee.hautetfort.com