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08/05/2007

FORMIDABLE HOUTSPA TURQUE !

medium_ueturc.gifLes Turcs n’ont décidément rien à envier à certaines communautés connues pour manier avec dextérité ce que l’on appelle la houtspa, qui n’est rien d’autre que l’expression d’un culot formidable.

Jugez-en plutôt. A peine Sarkozy élu, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, a fait, sur le ton de la menace à peine voilée (une habitude chez eux), une déclaration qui en dit très long sur la soumission absolue que les Turcs ont l’habitude d’attendre de la part des  « dirigeants » européens. Il a en effet déclaré benoîtement : "Dans le processus européen comme dans les relations franco-turques, nous souhaitons à partir de maintenant ne plus entendre les déclarations faites par Sarkozy durant la campagne électorale dans nos relations bilatérales".

Ben tiens ! Manière de dire que bon, pendant la campagne, on a bien voulu tolérer  des propos destinés à tromper le gogo - on veut bien comprendre - mais que maintenant, c’est fini tout ça, il va falloir à nouveau être sérieux. Pourquoi M. Erdogan se priverait-il d’ailleurs de morigéner de la sorte, puisque les Européens s’aplatissent en général au premier froncement de sourcils de la Sublime Porte?

A présent, il va être très intéressant d’observer la suite des événements … Sarkozy déclarait encore tout récemment à propos de la Turquie : « Quand bien même c'est un pays laïc, il est en Asie mineure. Je n'expliquerai pas aux écoliers français que les frontières de l'Europe sont avec l'Irak et la Syrie. Quand on aura fait du Kurdistan un problème européen, on n'aura pas fait avancer les choses". Mâles propos qu’il va à présent falloir traduire dans les actes. C’est là que les difficultés vont commencer…

06/05/2007

NOUS AUSSI, NOUS AVONS DROIT A L’ASILE POLITIQUE !

medium_images.49.jpg« Après le meurtre barbare d’un jeune juif à Paris, tué parce qu’il était juif, dans le contexte d’une hausse des actes antisémites perpétrés par des islamistes, de nombreux membres de la communauté juive ne se sentent plus en sécurité en France. Les actes antisémites ont atteint un niveau jamais égalé depuis la seconde guerre mondiale.

Nous pensons que l’Amérique, fidèle à sa tradition d’hospitalité à l’égard de ceux qui sont menacés dans leur pays d’origine, devrait leur ouvrir ses portes. Nous demandons donc au Congrès d’adopter une loi qui accorderait le statut de réfugiés aux juifs français ».

Aussi étonnant que cela paraisse, il s’agit là du texte d’une pétition adressée aux membres du Congrès américain. Elle a été initiée l’an dernier par des juifs français à la  suite du meurtre d’Ilan Halimi et continue, depuis, son bonhomme de chemin sur internet où elle est hébergée. A ce jour, elle porte 7 561 signatures.

Il semblerait que le nombre des juifs français émigrant aux Etats-Unis, au Canada ou en Israël aille croissant, encouragés en cela par les responsables des communautés concernées : environ 10 000 personnes se seraient ainsi installées ces dernières années aux Etats-Unis et 14 000 en Israël. La Floride est particulièrement concernée par cet exode et le Miami Herald vient de publier un article à ce sujet. Le vice-président de la Fédération des communautés juives de Floride a même déclaré : « Les juifs français sont conscients de la situation et ne veulent pas attendre le dernier moment pour partir ».

Aux termes de la Convention de Genève de 1951,  il faut remplir les conditions suivantes pour obtenir le droit d’asile: craindre avec raison d’être persécuté du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social, ou en raison de ses opinions politiques. Ces persécutions doivent émaner du gouvernement, ou être tolérées par celui-ci.

Moi, devant cette pétition, je me pose une question : qu’en pense la LICRA ? Je suggère même aux pétitionnaires d’aller demander quelques comptes à cette puissante association « antiraciste », qui n’est pas étrangère à leurs malheurs. A force de faire entrer à tour de bras les ressortissants de la religion d’Allah dans notre pays, sans tolérer la moindre opposition, ce type d’incidents fâcheux devait fatalement arriver, non ?

Et puis, cette pétition me donne une idée : si l’on en croit Sarkozy, bientôt les « de souche » devraient disparaître de la surface de la terre, ultimes traces désormais inutiles d’une antique France moisie et condamnée par l’histoire et les puissances nouvelles.

Menacés de disparition et de surcroît persécutés comme nous le sommes par le pouvoir pour nos opinions politiques, il me semble que nous entrons, nous, pour de vrai, dans le cadre de la Convention de Genève.

Donc, organisons-nous, nous aussi, avant qu’il ne soit trop tard, et allons demander en bloc l’asile politique à …. ? Voyons, à qui pourrions-nous demander un asile politique sûr et éloigné d’une Europe que nous laisserions sombrer tranquillement, puisque tel est son souhait ? A l’Australie peut-être ? Il y a de la place et ils sont plutôt intelligents, là-bas. Une idée à creuser…

05/05/2007

LES EXTRATERRESTRES

Allez, on va s’amuser un peu pour le week-end, et avant la grande épreuve de demain. Voici donc deux textes de Konk qui, toujours avec la finesse et l’humour qu’on lui connaît, sait parfaitement, au passage, égratigner là où ça fait mal.

Je partage en tout cas son avis sur les extraterrestres : ces candidats ne sont plus vraiment des êtres humains et je ne crois pas qu'il faille les envier. A ce niveau d’ego surdimensionné et de volonté de puissance à tout prix, il faudrait trouver un autre nom. Le pouvoir rend fou, c’est bien connu et la perspective du pouvoir rend enragé. Si encore on en voyait des résultats positifs pour le pays …

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« LES EXTRATERRESTRES

Je me moque, mais en réalité j'ai une immense admiration pour ces hommes et femmes politiques. Comment peut-on parler devant 20 millions de téléspectateurs sans céder à la panique? Moi un jour quand j'étais gosse, dans une petite église, je me suis évanoui devant moins de 50 personnes parce que j'avais une prière à lire. Quand mon tour est arrivé je me suis levé avec mon papier et je suis tombé sans avoir eu le temps d'ouvrir la bouche. Ils m'ont réveillé avec un sucre imbibé d'alcool de menthe... 20 millions de gens qui vous regardent, à l'affût de la moindre faute, la pression inouïe, l'énormité de l'enjeu! Je m'évanouirais en entrant dans les studios, puis au maquillage et encore en entrant sur le plateau... puis j'aurais au minimum une irrésistible envie de pisser... 2h1/2 sans un mot ni un geste de travers, mais comment font-ils? Et quand vous vous rendez compte que vous avez dit une bêtise, par exemple que le nucléaire fournit 17% de l'électricité en France, comment faites-vous pour ne pas partir en courant? Pour ne pas avaler la capsule de cyanure que vous avez apportée? Pour ne pas avoir au moins une crise de tachycardie? Pour ne même pas rougir? Etes-vous vraiment des êtres humains?

NICOLAS AIME SEGOLENE

Ah! si seulement elle n'était pas socialiste la belle Ségolène! C'est sûr que j'irais voter pour elle malgré les consignes de Le Pen. Vous avez vu comme elle s'en est bien sortie! Comment elle lui a tenu tête au Nicolas "je sais tout" et comment elle lui a même parfois mis le nez dans la m..., lui qui connaît pourtant si bien ses dossiers et qui devait la dévorer toute crue. Entre parenthèses, ils ne savent pas, ni l'un ni l'autre, que les centrales nucléaires fournissent plus de 70% de notre électricité, c'est inquiétant, comment peuvent-ils parler avec autant d'aplomb de sujets qu'ils ne connaissent pas? Le petit Nicolas baissait souvent la tête, subjugué, incapable d'être méchant, répétant qu'il respectait Mme Royal... Pourquoi cette retenue? Pour moi, il n'y a qu'une explication: Nicolas, qui est malheureux en ménage, est tout simplement tombé amoureux de Ségolène! A force de la regarder et de l'écouter, ça devait arriver! Et maintenant il lui fait le cadeau qui lui coûte le plus: Il s'efface pour qu'elle puisse devenir Présidente de la République! C'est beau l'Amour. »

Source : http://konktextes.over-blog.com

04/05/2007

LA TURQUIE SERAIT EUROPEENNE DE PLEIN DROIT : UNE HOUTSPA* ETONNANTE !

J’avais projeté un autre thème pour aujourd’hui, mais au détour d’une recherche, je suis tombée sur le texte suivant, qui émane de Jean-Daniel Tordjman pour qui le gouvernement d’alors avait créé en 1992 le poste éminent de « délégué aux investissements nationaux ». Cet homme de marketing évolue donc dans les hautes sphères de la finance internationale et de l’économie. Nous sommes dans la France d’en-haut, s’il en est. Ce texte n’est pas à proprement parler récent, mais les arguments développés pour justifier l’appartenance « européenne » de la Turquie, m’ont paru si étonnemment biaisés que je le soumets à votre examen.

L’auteur est allé rechercher dans toute l’histoire antique mille excellentes raisons d’associer la Turquie à notre destin européen, dont elle ferait partie de plein droit. Des droits plurimillénaires. Jusqu’à notre bon saint Nicolas, qui était turc ! mais oui, madame ! J’ai envie de lui répondre : et alors ? Certes, dans l’antiquité, le monde gréco-romain englobait bel et bien la Turquie, ou du moins une partie. Certes,  des chrétiens ont pu ensuite s’y installer et y pratiquer leur culte. Et alors, encore une fois ? Quel rapport avec la Turquie d’aujourd’hui ? C’est bien beau de convoquer toute l’antiquité, mais quid de la conquête de l’islam qui a ensuite, et définitivement cette fois,  transformé la Turquie en pays musulman ? Et les créatures de rêve – Diane, Vénus, Hélène – dont Tordjman nous parle avec émotion, n’étaient pas voilées, elles, contrairement à la (probable) future première dame turque!

C’est cette Turquie-là qu’il s’agirait d’intégrer aujourd’hui, la Turquie de l’islam, pas celle de Saint Nicolas. Cela fait quand même une sacrée différence, non ?

* "houtspa", pour ceux qui l'auraient oublié, est un vieux mot yiddish signifiant "culot monstre"

medium_images.48.jpg « Qu’on le sache ou non, qu’on le veuille ou non, qu’on l’admette ou non, la civilisation européenne est née en Méditerranéenne orientale de son double héritage gréco-latin et judéo-chrétien.

Où vivait Hérodote d’Halicarnasse, le père de l’histoire ? Et Strabon, le plus grand géographe de l’Antiquité ? Et Ésope, inspirateur des faibles du merveilleux Jean le Fontaine ? Où vécut Lucullus, encore vénéré par tous les gourmets de France et de Navarre ? Où Crésus a-t-il bâti sa richesse ? Où enseignait Thalès de Milet ? Où vivait Mithridate qui tint tête au grand Pompée dont Plutarque nous raconte la vie illustre ?

Où se trouve Phocée qui a créé la ville de Marseille? Et la Phrygie qui nous a donné le bonheur rouge de notre Marianne ? Et Troie, la rivale glorieuse  d’Athènes, où se sont illustrés Hector, Achille et Agamemnon, Ulysse et la belle Hélène, dont le divin Homère raconte les exploits dans l’Iliade et l’Odyssée et que Jacques Offenbach rend toujours vivants sur les scènes parisiennes. 

Et Pergame qui pour se soustraire au monopole de Byblos sur le commerce du papyrus – importé d’Égypte par les commerçants phéniciens en échange du bois de cèdre du Liban, indispensable pour bâtir les bateaux funéraires des pharaons – invente le parchemin qui permit pendant des siècles à la civilisation européenne de transmettre son savoir ?

Où se trouve Ephèse dont l’Oracle rivalisait avec celui de Delphes ? Et Gordion où Alexandre le Grand, par un miracle du courage, trancha le nœud gordien et affirma la prédominance de la volonté humaine ? Où se trouvait le Mausolée, une des sept merveilles du monde non détruit par les Turcs mais les Chevaliers francs de l’Ordre de Jérusalem ? Où coule le Pactole du roi Midas aux oreilles d’âne ? Et  le sinueux fleuve Méandre ?

Où se trouve l’Ionie, mère du plus  harmonieux des trois grands ordres classiques, qui a nourri, de Vitruve à Palladio et à Viollet-le-Duc, l’histoire prestigieuse de l’architecture occidentale ? D’où viennent ces créatures de rêve qui peuplent nos musées, la Vénus de Cnide, la Diane d’Ephèse et l’éblouissante, l’enthousiasme sculpture hellénistique ? 

Tous les bibliophiles peuvent vous le dire:

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03/05/2007

IL N'Y A AUCUN DOUTE: SARKOZY EST BIEN LA "STAR" DES JUIFS DE FRANCE...MEME AILLEURS!

medium_images.46.jpgTel était en substance le titre d’un article paru sur ce blog en mars 2007 et je n’inventais rien : je ne faisais que répéter les déclarations de Patrick Gaubert, président de la LICRA. Alors….

J'indiquais également dans cette note qu’un timbre à l’effigie de Sarkozy avait même été créé par son comité de soutien en Israël. Eh bien, je peux vous confirmer qu’il a fait un tabac dans ce petit pays qui a tant souffert, et que son comité de soutien peut être content : il ne s’est pas démené pour rien. Sarkozy a en effet obtenu auprès des Français établis là-bas et ayant participé au scrutin, le score royal si je puis dire de …84,5%! Pas mal, non ? Un modeste 8,4% pour Royal et un encore plus modeste 1% pour Le Pen. Ah, les temps ont bien changé, et la gauche n’a plus vraiment la cote, maintenant…Un virage à 180° s’est bizarrement opéré ces derniers temps…

Ces chiffres parfaitement officiels émanent du ministère de l’Intérieur qui recense les votes des Français établis à l’étranger et ayant participé au premier tour de l’élection présidentielle. Ces chiffres sont intéressants et à première vue assez surprenants. Le nombre des participants tout d’abord : 822 944 inscrits pour 331 681 votants. La participation a donc été faible, de l’ordre de 40,30%. Or, cette participation était de 37,27% en 2002. Mais pour un nombre d’inscrits qui était alors de 143 689. On voit clairement à travers ces statistiques que les Français sont de plus en plus nombreux à s’installer à l’étranger.

On pourrait donc logiquement penser que ce faisant ils rejettent le système, un système qui les aurait justement poussés à partir? Mais il n’en est rien : avec globalement, tous pays confondus, 38,49% de voix pour Sarkozy, 29,92% pour Royal et 21,54% pour Bayrou, les partis du système rassemblent au contraire….89,95% des votants ! Soit encore plus qu’en métropole. Et Le Pen arrive péniblement à 3,27%.

Il faut donc en conclure que nous avons affaire à des gens extrêmement satisfaits de leur sort. Mais en réalité, cette contradiction n’est qu'apparente. Ceux qui s’inscrivent et participent au vote sont essentiellement des Français bénéficiant directement des largesses du système à des titres divers, en général de par leur profession. Eux n’ont effectivement aucune envie et aucun intérêt à ce que les choses changent en profondeur et de surcroît, les problèmes lointains de la mère patrie leur arrivent très ouatés et pour tout dire désincarnés.

En revanche, ceux qui sont partis à l’étranger pour chercher du travail parce qu'ils n'en trouvaient plus en France, les jeunes essentiellement, apprécient certainement moins les charmes du système. Mais eux ne se soucient guère de s’inscrire et de participer à des votes qui ne les concernent plus. Ces résultats, avec leur participation moyenne de 40,30%, sont donc à relativiser largement.

Mais certains sont des curiosités. Le Pen, on l’a vu, fait des scores généralement très en deçà de sa moyenne, sauf à Monaco, où il rejoint pile sa moyenne nationale, et au Paraguay où il atteint son meilleur score : 15,2%. Sarkozy, lui, par contre, s'il est plébiscité en Israël, n’est guère apprécié en Algérie : 14,8%, avec, il est vrai, un taux de participation de 20,5% ...

30/04/2007

BRUXELLES : ENCORE UN TOUR DE VIS A LA LIBERTE D’EXPRESSION

medium_Reviso051120.jpgPendant que nous avions le dos tourné, les yeux rivés sur la fin de la campagne et les résultats du premier tour, on s’activait à Bruxelles. Les ministres européens de la Justice sont parvenus à accoucher l’autre semaine d’un avorton destiné à lutter une énième fois contre le racisme et le négationnisme. Je dis avorton, car ce compromis prévoyant un certain nombre de sanctions pénales communes est finalement assez éloigné de ce dont rêvaient les apôtres de la pensée unique et obligatoire.

Mais certainement pas grâce à la France, comme vous pouvez vous en douter. Ni à l’Allemagne qui, au nom de « son devoir historique particulier » se croit apparemment obligée d’en rajouter encore et toujours dans l’autoflagellation.

Mais grâce aux anglo-saxons, Angleterre et Irlande, et aux pays nordiques qui souhaitaient, eux, - qu’ils en soient ici remerciés – conserver la liberté d’expression la plus large possible. Les efforts d’harmonisation européenne dans ce domaine sont « non seulement anti-libéraux, mais absurdes, car l’UE n’a pas à légiférer sur l’histoire », a déclaré Graham Watson, leader britannique des eurodéputés centristes.

Et grâce aux pays baltes et à certains pays de l’est, qui, dans la foulée, ont demandé un traitement parallèle entre les crimes staliniens* et nazis. Ennuyeux, ça.

Alors, dans un grand élan de générosité, histoire de les calmer, l’Union Européenne s’est fendue d’une Déclaration dans laquelle elle déplore les crimes commis pour d’autres raisons par des régimes totalitaires. C’est quand même sympa de déplorer, non ? Elle n’y était pas obligée, après tout. Même que, lorsqu’elle aura le temps, elle a promis d’étudier la possibilité de légiférer là-dessus.

L’Italie, elle aussi, mérite une citation. A la suite d’un manifeste publié par quelque 200 historiens italiens qui dénonçaient le risque d’une « vérité historique d’Etat », le gouvernement italien a renoncé il y a quelques semaines à introduire le délit de « négation de la shoah » dans le code pénal italien.

* Cet entêtement à parler des crimes « staliniens » est des plus suspects. Nous savons bien tous ici sur ce blog qu’il s’agit des crimes « communistes » perpétrés DES LE TOUT DEBUT. On ne le répétera jamais assez.

29/04/2007

LE PEN: LA DERNIERE VALSE

medium_images.38.jpgC’est sous ce titre que Claude Askolovitch, du Nouvel Observateur, se pourlèche littéralement les babines en racontant la soirée électorale et la campagne erratique de Jean-Marie-Marine. Ca aurait pu s’appeler aussi On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre.

La soirée électorale, d’abord : « Encore alerte, le vaincu ! Le Pen gambille, la jambe souple, il entraîne sa femme Jany au bal des dupes, tandis que les haut-parleurs balancent « Hot Stuff » de Donna Summer, « On va s'aimer », de Gilbert Montagné, héros disco des gentilles années 1980... (…) Elle est tellement vraie, cette soirée du 22 avril, quand on veut comprendre le mal douceâtre qui a emporté Le Pen ! Le disc-jockey de la soirée a voté Sarkozy, ce sont des copains frontistes qui l'ont branché sur ce plan... Le jeune couple qui chaloupe à côté de Le Pen ? Eux ausi sont sarkozystes, des lycéens UMP de 18 ans ! Ça sent Neuilly ou Saint-Cloud.

«Ça ressemble à un rallye des gens chics de mon bahut», se marre Yacine, 17 ans, qui s'éclate avec son maillot de l'OM sur le dos et podcaste la soirée : il balancera tout ça sur dailymotion. Marion, une petite-fille de Le Pen, est sa copine, elle l'a invité : lui, rebeu, fils de Tunisiens, sympathisant des Verts et militant de la Gay Pride : «Je suis pas homo, mais la Gay Pride, c'est une teuf géniale!» Le Front ausi, comme teuf, ça le fait. (…) C’est ainsi que le FN enterre son rêve : dans une boum ».

Tout aussi cruelle, l’analyse de la campagne, mais ô combien conforme à la réalité : « …Ce qui frappe, dans cette histoire, c'est la bulle onirique qui explose. Le Pen a beaucoup rêvé depuis cinq ans. Il a cru que le 21 avril 2002 était sa victoire, quand elle n'était que la défaite de Jospin. (…) L'histoire est cocasse. Le Pen, vomi en 2002, a cette fois été soutenu par le « système ». De tous les candidats, il est le seul à avoir été surévalué par les sondages ! La gauche et les médias l'ont épargné, se formalisant à peine quand il a attaqué Sarkozy sur son origine étrangère.(…) Le Pen ronronnait. Les mouches avaient changé d'âne. Le seul diable était Sarko. Le Pen, lui, était un homme, du «centre-droit», disait-il. On lui parlait du peuple. Il avait de nouveaux amis. L'écrivain Alain Soral le posait en héritier de Marx ! Etait-ce drôle ? Etait-ce doux ! »

Oui, il a rêvé, au lieu de mettre ses troupes en ordre de marche. Et il s’est fait rouler dans la farine par le système. L’intégralité de cet article excellent, vous la lirez si vous en avez le courage, dans le Nouvel Obs de cette semaine. Claude Askolovitch jubile et il a raison. Finalement, que la semaine prochaine sorte du chapeau l’un ou l’autre, quelle importance, n’est-ce pas ? L’essentiel n’est-il pas ailleurs ?

Nous aussi, nous le savons bien que l’essentiel est ailleurs et qu’il faudra un jour attaquer les problèmes de fond et les responsabilités réelles. Il n’y a curieusement qu’une seule réaction à cet article, mais elle est excellente et ce sera le mot de la fin. Elle dit en substance : « Vous rigolez aujourd’hui, mais sachez-le, la relève existe et elle sera plus dure ».

Oui, elle sera plus dure.

27/04/2007

JAMAIS RESPONSABLES, JAMAIS COUPABLES

medium_images.37.jpg« Ce n’est pas une défaite, c’est une absence de victoire » : ça s’appelle de la dialectique, ça ? Auquel cas les marxistes de l’entourage de Le Pen lui auront au moins servi à quelque chose. Mais poursuivons : « Elle est due à l’aveuglement des Français. Ils ont été abusés mais je leur prédis des lendemains qui déchantent ». Forcément, ça ne peut être que de la faute de ces stupides Français, toujours prêts à se laisser berner, pour rester polis. Ce serait de la faute de qui, sinon ?

« Nous avons gagné la bataille des idées, c’est une victoire idéologique, un acquis irréversible du FN ». Ca, c’est beau comme l’antique. Transformer une déculottée en victoire idéologique, il n’y a pas de doute, JMLP a bien profité des leçons de ses experts. Ce n’est plus « responsable, mais pas coupable », c’est, une fois de plus, « ni responsables, ni coupables ».

Cette réaction du président du Front national est en tout cas parfaitement révélatrice de l’état d’esprit qui prévaut au FN – et qui a toujours prévalu - et de ce que nous pouvons en espérer à l’avenir. C'est-à-dire, pas grand-chose. Car qu’attendre d’un mouvement qui ne sait pas reconnaître ses erreurs, même les plus manifestes, ni se remettre un tant soit peu en question ?

J’ai toujours pensé que Jean-Marie Le Pen avait raté une occasion historique au soir du premier tour en avril 2002. Ce soir-là, il avait l’occasion de se transcender, de passer enfin du statut de chef de clan à celui, véritablement, de chef de parti. Comment ?  En sifflant la fin de la récréation, en pardonnant publiquement sans arrière-pensée des offenses largement réciproques, et en rassemblant à nouveau  l’INTEGRALITE du camp dit « d’extrême-droite » derrière lui. Ce soir-là, il pouvait le faire et il aurait été suivi d’enthousiasme. S’il l’avait fait, il aurait initié une vraie dynamique qu’il avait ensuite cinq ans pour organiser de façon offensive. Mais voilà : il avait d’autres vues sur la boutique et il ne fallait surtout pas faire de courant d’air.

Il a donc continué à rejeter tous ceux qui n’avaient pas le doigt sur la couture du pantalon. Tous ceux qui, malgré tout, au long de ces années, ont continué à défendre leurs idées, tout en souffrant d’une double exclusion : celle du système, qui était normale, et celle du FN, qui était injuste et suicidaire pour tous. Résultat : au lieu de se développer, le FN s’est rétréci, étriqué, et le duo Jean-Marie-Marine a été perçu comme tel. Le qualifier, comme je l’ai entendu, de « laboratoire d’idées », c’est faire preuve d’un sens de l’humour particulièrement débridé. Franchement, si l’heure était à la rigolade, ce serait même à hululer de rire.

A quelque chose malheur est bon. Nous sommes à un tournant de notre combat et devons nous demander ce que nous voulons continuer à défendre en priorité : est-ce l’identité ? est-ce la république ? est-ce la nation ? est-ce l’Europe de la puissance ?

Nous devons aussi nous demander si l’avenir de nos idées passe obligatoirement par un mouvement qui, outre qu’il ne les partage pas forcément, ne semble toujours pas décidé à pratiquer l’ouverture et l’union. Ce qui serait préférable pour tout le monde. Mais, si ce n’est pas possible…