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27/06/2007

LES JEUNES ISRAELIENS MAL VUS EN POLOGNE

b7ed9df835b8cfed30aae48abb8492f9.jpgUn site polonais et plusieurs articles de journaux font état de nombreux incidents fâcheux qui émaillent régulièrement les séjours de plus en plus mouvementés de jeunes Israéliens en Pologne. Ces derniers viennent faire le tour des camps d’extermination et ont tendance à se comporter de façon peu orthodoxe envers les autochtones. A tel point que, devant l’afflux des plaintes, l’ambassade d’Israël en Pologne a fini par se saisir du problème.

Cela commence en général dans les avions qui ressemblent à des champs de bataille après leur passage. Et cela continue par les hôtels : chambres dévastées, meubles démolis, tapis brûlés, excréments dans les lavabos et les poubelles, fuite des autres clients, j’en passe et des meilleures.

Encore s’il ne s’agissait que de quelques jeunes excités, mais ils sont systématiquement accompagnés d’agents de sécurité israéliens armés qui eux non plus, ne passent pas inaperçus. Les Polonais rudoyés ou carrément molestés par ces cerbères à l’attitude arrogante ne sont pas rares.

Cela devient un vrai problème : chaque année, ce sont environ 30 000 jeunes qui vont ainsi visiter le pays de leurs ancêtres en compagnie de 800 gardes du corps. A 1 400 dollars US le voyage en moyenne, c’est tout un business pour ceux qui organisent ces circuits à partir d’Israël. Bien évidemment, ce ne sont pas les parents qui paient, mais l'Etat ou des organisations internationales pour qui l’argent ne semble pas être un problème.

Il faut reconnaître qu’ils ont quand même une circonstance atténuante, ces jeunes : faire le tour des camps d’extermination comme d’autres font la tournée des grands ducs, a franchement de quoi déboussoler, à leur âge. Et tout est fait pour limiter au maximum les contacts avec la population locale, y compris avec des jeunes de leur âge. Cette absence de contact favorise bien sûr les idées toutes faites et les préjugés bien ancrés dans les cervelles.

Le professeur Moshe Zimmermann, directeur de l’Institut d’Histoire de l’Allemagne à l’Université hébraïque de Jérusalem, estime que le problème est bien plus profond que la seule conduite des agents de sécurité ou des jeunes. Il pense qu’à la base, les Israéliens estiment que les Polonais ne sont pas à égalité avec eux : « Ils considèrent que ce ne sont en aucun cas des partenaires égaux. Cela s’applique également à notre histoire contemporaine commune et à la politique. Le résultat, c’est que les jeunes Israéliens voient  les Polonais comme un peuple de seconde catégorie, comme des ennemis potentiels ».

A telle enseigne qu’une instruction sur la conduite à tenir avec les autochtones fournie aux jeunes partant pour la Pologne contenait il y a quelques années ce paragraphe des plus explicites : « Partout, nous seront entourés de Polonais. Nous les haïrons en raison de leur participation à l’Holocauste ».

Apparemment, l’instruction a été modifiée, mais les comportements, eux, demeurent.


Source :http://polishpress.wordpress.com   

25/06/2007

ANTISEMITISME?

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Avant mon départ, j’ai été prise à partie par un correspondant, en dehors du blog, dans le registre : “votre antisémitisme est indécent, votre judéophobie obsessionnelle, vos idées haineuses, etc, etc”. J’ai donc décidé de faire une mise au point pour moi-même, car il faut toujours se remettre en question, et pour ceux qui me lisent.

Ce blog reflète-t-il de l’antisémitisme ? Franchement, je ne le crois pas et je pense avoir d’excellentes raisons à cela. J’ai épousé un juif il y a trente ans, à une époque bénie où cette « qualité » relevait du seul domaine privé et n’avait pas encore envahi pratiquement tout l’espace public. Pour tout dire, à cette époque, être juif ou pas n’avait strictement aucune importance. Et on ne parlait pas d’antisémitisme car, à part quelques irréductibles, personne ne se sentait concerné.

La situation est à ce point différente aujourd’hui qu’on finit par avoir l’impression que la planète entière tourne exclusivement autour des juifs et de l’antisémitisme. Bizarre, non ? Or, pour apprécier le phénomène dans sa réalité, il faut bien se rendre compte que ce terme a totalement changé de sens. « L’antisémite n’est pas celui qui n’aime pas les juifs, c’est celui que les juifs n’aiment pas ». J’adore cette formule, que j’ai trouvée au hasard de mes lectures et qui est parfaitement pertinente. La voilà, la nouvelle définition de l’antisémitisme. Un  retournement assez génial, il faut le reconnaître.

Ce qui est sûr en tout cas, c’est que mon regard sur cette communauté, qui était très chaleureux il y a trente ans, a considérablement évolué. Peu à peu, au fil de mes activités politiques, j’ai été amenée à constater un certain nombre de réalités que je ne percevais pas auparavant. Et surtout, je me suis rendu compte qu’il était faux de parler, en France en tout cas, « des juifs » en général car, outre les disparités inhérentes à tout groupe humain, cohabitent sous ce vocable deux groupes profondément différents: la majorité, comme mon mari, qui vit sa judéité de façon distanciée et pour qui elle constitue une identité relèvant de la tradition familiale, sans plus. Qui ne se sent pas spécialement concerné par Israël et qui n’y a même jamais mis les pieds.

Et une minorité particulièrement agissante, généralement très engagée politiquement – à gauche jusqu’à une époque récente, mais les choses ont évolué – qui, elle, mène, à l’intérieur de notre pays, un combat différent et accapare la sphère publique dans des proportions sans commune mesure avec son importance numérique. C’est cette minorité, pour laquelle je ne cache pas ma profonde antipathie, qui constitue ma cible. Pour des raisons politiques, est-il besoin de le préciser.

Tout l’objet du livre La France LICRAtisée a été de démontrer de façon claire et difficilement réfutable, l’incroyable puissance de cette minorité dans la vie politique française des dernières décennies. Cette puissance, elle l’a exercée principalement à travers les médias. Car oui, c’est vrai, ce n’est pas un fantasme, cette frange minoritaire numériquement, mais très influente, très agissante, très soudée, très solidaire, est particulièrement présente dans les médias. Il y aurait une étude intéressante à faire sur la question. On remonte d’ailleurs assez facilement à la source de cette influence. Qui, au lendemain de la guerre, a été chargé de la liquidation des entreprises de presse confisquées aux pétainistes ou présumés tels ? Un député socialiste (nous étions sous la présidence de Vincent Auriol, président socialiste) qui s’appelait, le monde est petit, Jean Pierre-Bloch, futur président inamovible de la LICRA. Cet homme a eu la haute main sur la réorganisation de toute la presse française au lendemain de la guerre. Personne ne s’étonnera que beaucoup de ruisseaux d’aujourd’hui soient issus de cette source mirifique.

Etant à ce point présente dans les médias à des postes de direction, cette minorité parvient sur bien des points à faire passer son message de façon quasi totalitaire. Gare aux opinions éventuellement divergentes ! Elles se verraient automatiquement frappées du tabou suprême: antisémitisme. Mais la plupart du temps, il n’est même pas utile de brandir cette menace terrifiante. L’autocensure, obligatoire pour tous ceux qui ne souhaitent pas se suicider professionnellement et socialement, veille à la bonne conformité des opinions. Comme c’est simple ! Et efficace. Le verrouillage est particulièrement bien fait.

Face à cette situation de pouvoir quasi absolu, je considère qu’il faut malgré tout essayer de lutter et de préserver quelques espaces de parole divergente. Même si ces espaces sont limités et menacés, ils doivent au moins exister. Et semer quelques graines.

Voilà pourquoi je continuerai tant que je le pourrai à apporter d’autres éclairages, à braquer quelques projecteurs sur les zones d’ombre bien camouflées, à essayer d’appuyer là où ça risque de faire mal. Dieu sait qu’il ne manque pas de lieux où la parole totalitaire règne sans partage, sur ce blog en tout cas, on entendra autre chose.

Pas par « antisémitisme », aussi débile que n’importe quel racisme, mais par souci de rétablir quelques vérités dans leur complexité et leurs nuances, bien éloignées de l’indigeste et incroyable pâtée que l’on fait ingurgiter à une masse élevée à la pensée unique. Et qui ne s’en rend même plus compte.

Et je revendique le droit à la virulence, et même à la méchanceté. Malgré tous mes efforts, je sais que je n’arriverai jamais à atteindre le niveau de haine et de violence que ces gens ont déversées sans désemparer sur nous et nos idées depuis si longtemps. Et avec succès puisque plein de petits citoyens bien formatés volent à leur secours dès qu’ils entendent le mot fatidique : « antisémitisme ».

Nous, nous ne sommes pas des chiens de Pavlov et dans notre camp retranché, nous résisterons encore et toujours aux envahisseurs et à la pensée unique et obligatoire…Avec ou sans potion magique.

 Dessin de Konk

06/06/2007

UNE PARABOLE POUR NOTRE TEMPS

bd2abb9c7d0d4e6611e30d9fb3be5a74.jpgLa parabole suivante est extraite de l’excellente revue L’Ecologiste. Elle porte en sous-titre : Comment peut-on être indifférent à l’invasion de notre monde par la technique ? Comment est-il possible que notre civilisation, en détruisant la planète, scie la branche sur laquelle elle est assise ?

- « Tu m’avais promis de me dire pourquoi je n’ai pas le droit d’avoir un marteau ! » demanda le petit garçon.

- « C’est une bien longue histoire, répondit le vieil homme, mais la voici… C’était il y a longtemps. Un jour, des gens se sont soudain mis à se taper sur la tête les uns les autres, avec un marteau. Cette manie a gagné de l’ampleur et très rapidement, tout le monde s’y est mis. A la fin, les gens ne faisaient plus rien d’autre et le pays fut complètement transformé.

 

Tout naturellement, des hommes d’affaires matois s’étaient mis à concevoir toutes sortes de marteaux : pliables, à cran, aiguisés, miniatures, à double tête, à élastique et même des marteaux en caoutchouc pour les écoles. Oui, même l’éducation en fut transformée.

Les scientifiques mirent au point de nouveaux alliages très solides et très légers. De nouveaux hôpitaux et cliniques durent ouvrir pour faire face à l’afflux incessant des victimes de coups de marteaux.

Les fabricants de chapeaux firent fortune, avec des couvre-chefs plus beaux et plus solides. Les fabricants de perruques se joignirent rapidement au mouvement avec des postiches légers et protecteurs, faits d’alliages high-tech on ne peut plus robustes. Des water-polos à coup de marteaux, des tournois de coups de marteaux et une série de télé-réalité à base de coups de marteaux devinrent les principaux divertissements pour ceux qui ne pouvaient s’impliquer directement.

Les politiciens jubilant devant cette nouvelle prospérité développèrent une économie basée sur les coups de marteaux. C’était à celui qui offrirait les

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05/06/2007

LA NOUVELLE EDITION DE LA FRANCE LICRATISEE VIENT DE PARAITRE

Un livre indispensable pour comprendre la France d’aujourd'hui

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Anne Kling

La France LICRAtisée

2007 2e édition, 264 pages

18 euros + 2,90 euros de frais de port

 

Commandes à Anne Kling

Editions Mithra

BP 60291 – 67008 STRASBOURG CEDEX

04/06/2007

UNE RADIOSCOPIE DU MONDE JUIF ACTUEL TRES ECLAIRANTE

d97dda76146ec12717f7b17323f81be7.jpgL’Institut de Planification d’une Politique pour le Peuple Juif (JPPPI) vient de publier, sous le titre Le peuple juif en 2005/2006 – Entre renaissance et déclin, un rapport extrêmement intéressant qui se veut une radioscopie du monde juif actuel. Je vous en recommande vivement une lecture attentive. Je me bornerai ici à n’en évoquer que quelques aspects.

Présidé par l’ancien ambassadeur américain Dennis Ross, le JPPPI est un think-tank créé en 2003 dont la mission est de contribuer à la continuité et à la prospérité du peuple juif et de sa culture. Au travers de ses recherches, il souhaite élaborer des politiques pragmatiques qui permettront « aux organisations juives et au leadership communautaire de prévenir les tournants liés à l’évolution de nos sociétés et de déterminer les priorités présentes et futures. »

Partant de la notion fondatrice de l’identité juive – qualifiée de notion puissamment mobilisatrice car façonnant l’existence juive et ses rapports au monde - le rapport recense de façon détaillée la situation des communautés juives dans tous les pays du monde et indique quelques chiffres intéressants :

Alors que la population mondiale a connu, de 1970 à 2006, un accroissement d’environ 76 % (soit une augmentation de près de 2.8 milliards d’individus), la population juive, elle, n’a augmenté que de 3 % (400 000 individus), ce qui confine à une stabilité en termes d’évolution démographique. En 2006, s’en tenant à une « définition de base » de la judéité, des chercheurs sont parvenus à un total de 13 millions de juifs disséminés entre Israël et la diaspora. La composante spécifiquement juive de la population mondiale est donc singulièrement mineure : sur mille personnes, deux seulement sont juives. Aux Etats-Unis, les juifs ne constituent que 2 %de la population, au Canada ou en France, leur nombre plafonne à 1 %.

Si, de 1970 à 2006, la population juive a diminué d’environ 71 % en Russie, 89 % en Ukraine, 95 % dans la zone asiatique de l’ex-URSS comme à travers toute l’Afrique du Nord, elle a par contre augmenté en Australie (près de 57 %), en Allemagne (plus de 280 %) et, naturellement, en Israël (plus de 103 %).

Une chose est sûre en tout cas : en ce début de XXIe siècle, 92 %de la population juive mondiale réside dans les 20 % d’Etats les plus prospères du globe, tandis que la présence juive dans les pays les moins développés devient de plus en plus insignifiante. Ce qui est nouveau puisque jusqu’à la seconde moitié du XIXe siècle, la majeure partie de la population juive vivait au contraire dans des régions pauvres ou sous-développées.

S’agissant plus spécifiquement de l’Europe, plus de 80 % des juifs de l’Union européenne se répartissent en trois communautés : la France (environ 500 000 personnes),  le Royaume-Uni (environ 300 000) et  l’Allemagne (environ 120 000).

Enfin, souligne le rapport, « on ne pourra s’empêcher de noter que l’année 2006 s’inscrit dans l’histoire juive comme un événement porteur d’une valeur symbolique singulière : pour la première fois depuis la destruction du second Temple de Jérusalem au premier siècle de l’ère commune, Israël s’est affirmée cette année comme la plus importante communauté juive du monde, reléguant le judaïsme des Etats-Unis au second rang et le judaïsme français au troisième rang.

5bfd6ffb8d88d7f01f4b8c5889d1c8c7.jpgDans le chapitre consacré aux perspectives d’avenir, un certain nombre de priorités sont listées. Il en est une fort instructive, puisqu’elle nous touche de près, que je me borne à retranscrire :  "Encourager les politiques multiculturalistes 

Il est évident que les sociétés les plus ouvertes au multiculturalisme sont les mieux à même de permettre à une vie juive de s’organiser en leur sein. Il s’agit donc d’oeuvrer au renforcement de ces sociétés. (…)  En Europe, où les nouvelles communautés musulmanes, nourries souvent de ressentiment envers les communautés juives plus anciennes et mieux intégrées, revendiquent des droits similaires à ceux accordés aux juifs, il importe de prendre en compte l’effet que peut avoir chaque avancée du multiculturalisme à l’aune de ses effets sur la dynamique inter-communautaire.

Trois directions se profilent :

1. Envisager sérieusement le soutien aux politiques multiculturelles qui, le plus souvent, favorisent l’essor des communautés juives

2. Mettre à la disposition du plus grand nombre des services éducatifs et culturels juifs de qualité. Permettre à chaque juif qui le souhaite d’approfondir son identité par l’étude des sources comme de la langue hébraïque. Ces initiatives exigent bien sûr un financement digne de ce nom, dont la source sera tant communautaire que publique

3. Différencier la laïcité, cadre dans lequel les communautés peuvent se déployer, du laïcisme (séparation de la religion et de l’Etat, opposition aux activités religieuses, etc.) qui dans sa version militante et dogmatique contredit le déploiement des structures communautaires particularistes".

Ce dernier point me paraît plutôt obscur. Mais l’ensemble est clair : vive le métissage (pour les autres) et les sociétés multiculturelles, car ce sont celles où les juifs tirent le mieux leur épingle du jeu. Et les ficelles, accessoirement.

Les  juifs ont une mission à remplir, et le rapport n’omet pas de le souligner : « Fidèle à la parole prophétique qui l’enjoint à devenir une Lumière pour les Nations, le peuple juif ne peut se détourner des grands débats éthiques qui traversent notre époque. Comme l’a écrit Elie Wiesel, « il ne s’agit pas de judaïser le monde, mais de contribuer à l’humaniser »

A ce stade, et considérant ce qui se passe au proche orient depuis quarante ans, je vous laisse le soin de commenter vous-mêmes…

Source :http://www.jpppi.org.il/JPPPI/Templates/ShowPage.asp ?DBID=1&LNGID=4&TMID=111&FID=337&PID=517&IID=644

03/06/2007

CANDIDATURES COMMUNAUTAIRES CONTROVERSEES AU MODEM

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La LICRA est outrée par la candidature de Djamel Bourras aux législatives en Seine-Saint-Denis et l’a vertement fait savoir à François Bayrou qui a l’outrecuidance de le présenter sous l’étiquette MoDem. Quel drôle de nom, entre parenthèse. Si on voulait  faire la preuve que la politique est devenue un gadget et que seules comptent dorénavant la « com » et l’apparence, on ne s’y serait pas pris autrement.

 

Donc François Bayrou, dont la femme apprend l’arabe – il nous l’avait confié durant la campagne – veut faire un coup et parachute un « people » issu de l’immigration maghrébine contre le député communiste sortant Patrick Braouezec, dans la 2e circonscription de ce département « sensible ».

 

Elle devrait donc être contente, la LICRA, non ? Elle nous a assez prêché que c’était la voie à suivre? Eh bien non, justement, elle n’est pas contente du tout et elle regrette bien cette initiative de François Bayrou qui est, c’est un comble, membre de son comité d’honneur. Car François, qui est un petit malin, pensait piocher à tous les râteliers. Et à tous les communautarismes.

Sauf que dans ce cas, il vaut mieux choisir ses candidats. Celui-là ne fait pas du tout l’affaire. Il est un peu trop virulent et n’a absolument rien pour plaire à la LICRA. Récapitulons :

Il a soutenu, pêle-mêle, la liste Euro-Palestine en 2004, la radio du Hezbollah Al-Manar, Dieudonné. Il a participé en 2006 à la manif contre la loi sur le port du voile organisée par les radicaux du Parti des musulmans de France. Il a également préconisé une loi contre l’islamophobie  qui rétablirait le délit de blasphème (où a-t-il trouvé une idée pareille, on se le demande). J’allais oublier que ce sportif français a dédié sa médaille olympique de judo, en 1996, « aux musulmans du monde entier ».

Tout cela commence à faire beaucoup et on comprend que la LICRA s’énerve.

Lorsqu’avec ses associés habituels - instances communautaires, gauche politique, associations antiracistes, toutes forces dites de progrès - elle faisait entrer à tour de bras les musulmans sur notre sol, la LICRA les prévoyait dociles et reconnaissants. Alliés, en un mot comme en cent.

Et voilà que les choses se passent de moins en moins selon le scénario prévu. Comble de malheur, il est difficile de venir se plaindre d’une situation que l’on a soi-même provoquée. Difficile d’attaquer sur le terrain du communautarisme lorsqu’on a une légère tendance à le pratiquer soi-même.

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Corinne Lepage a elle aussi vivement réagi en déclarant : « Je regrette profondément cette candidature surprenante décidée à la dernière minute mais personne n’a sollicité mon avis. Les positions de Djamel Bourras ne sont pas celles que j’ai envie d’avoir, notamment sur la laïcité ».

Pourquoi Corinne Lepage ? C’est qu’après avoir renoncé à présenter sa candidature à la présidentielle – comme en 2002 où elle avait fait 1,8% des voix – elle a rejoint François Bayrou, car, avait-elle expliqué, François Bayrou et moi « partageons de nombreuses idées, tant sur la moralisation de la vie publique que sur la nécessité de fonder une VIe République. (…) J'aurai bien plus de poids pour défendre l'écologie politique en faisant équipe avec lui".

Puisque nous parlons de « moralisation » de la vie publique, grand souci de François, rappelons-lui en passant que son candidat fétiche a été suspendu pendant deux ans, pour dopage, en 1998. Et a été condamné en février 2007 par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir insulté un chauffeur de la RATP. Mais dispensé de peine. On est en France, quand même.

Corinne Lepage n’a jamais caché sa très grande proximité avec Israël. Elle avait ainsi déclaré lors des dernières européennes où elle se présentait aussi : « J’ai l’honneur de briguer le 13 juin les suffrages de nos concitoyens et j’ai renouvelé, dans le cadre de ma campagne, mes engagements antérieurs dans la lutte sans merci contre l’antisémitisme comme dans la défense de l’existence et des droits de l’Etat d’Israël. (…) J’étais déjà à la manifestation de février 2002, [et] au premier colloque organisé sur la renaissance de l’antisémitisme, au Sénat, fin 2001, organisé par le Bnai Brith quand les politiques brillaient par leur absence, et mon engagement ne s’est jamais démenti. »

Cruel dilemme pour François. Il va falloir choisir. Que deviennent les Gaulois, dans tout ça ?

02/06/2007

GAULOIS NOUS SOMMES ! GAULOIS NOUS ENTENDONS RESTER ! PAR TOUTATIS !

41394009b462ffd504037d01c50a9381.jpgAlors ça, c’est le pompon ! Voilà qu’Astérix lui-même se met à sentir le soufre. Eh oui, pour certains, il serait trop…gaulois, vous voyez ce que je veux dire. Normal, un personnage qui se met en tête de résister partout et toujours à l’envahisseur, franchement, ce n’est pas un très bon exemple à donner aux enfants, non ?

Où Dominique Versini, nommée officiellement Défenseure des enfants en 2006 (quel horrible titre !), avait-elle la tête en choisissant ce personnage hautement suspect pour promouvoir la convention des Nations Unies sur les droits des mineurs?

Ce n’est certes pas un choix que Jean-Pierre Rosenczveig aurait fait, lui. Oh, non. Le président du tribunal pour enfants de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, président par ailleurs d’une kyrielle d’associations diverses et variées, dont le Bureau international des droits de l’enfant (BIDE), créé par un certain Bernard Kouchner (le monde est petit) et Défense des enfants International (DEI)  a déclaré sans ambages  qu’il y avait là une vision « gauloise » qui ignorait la réalité interculturelle de la société française et le caractère universel de ces droits. Non mais ! « Astérix ne représente pas suffisamment la société française telle qu'elle est aujourd'hui » (…) « Bras séculier... Résistant aux envahisseurs », bref c’est un exemple particulièrement mal choisi pour défendre une France « aspirant à une coexistence pacifique des diversités qui la composent ».

Soit dit en passant, le fait que M. Rosenczveig ait convoité le poste présentement occupé par Mme Versini n’est peut-être pas étranger à son ire.

Mais sans même s’attarder sur cette explication collatérale (que voulez-vous, je suis d’un naturel mesquin, je vois le mal partout), Jean-Pierre Rosenczveig est parfaitement cohérent avec lui-même en réagissant ainsi. La vision « gauloise » que véhicule Astérix ne peut que lui faire horreur. Lui, il est à fond pour une société multiculturelle, celle qui a été imposée au pays sans lui demander son avis depuis pas mal de temps. Par qui ?

Dieu sait qu’il est pourtant aux premières loges pour se rendre compte des désastres qu’a engendrés, justement, cette fameuse société multiculturelle aux Gaulois imposée: familles éclatées, incapables de s’intégrer, mineurs déboussolés, violents, j’en passe et des meilleures. A qui la faute, encore une fois ? Cette situation désastreuse n’existait pas il y a trente ans.

Il est plus facile de tirer aujourd’hui sur Astérix. Qui sera bientôt poursuivi pour incitation à la haine raciale et interdit à la vente, si ça continue.

Rappelons à M. Rosenczveig qu’il existe des pays qui ne craignent pas, eux, de défendre farouchement leur identité et je parie même que M. Rosenczveig trouve ça très bien. Je vais en citer un au hasard : Israël.

Je lisais il y a deux jours sur Ynet.news.com, la réaffirmation, une fois de plus, qu’Israël était d’abord et avant tout un Etat juif. Il s’agissait de contester certaines demandes émanant de citoyens arabes du pays, concernant des symboles liés à l’Etat juif. Bien sûr, il leur a été opposé une fin de non-recevoir parfaitement claire. Le haut magistrat qui faisait une conférence sur le sujet avait déclaré : « Les arabes partagent une mentalité de majoritaires, car ils se voient comme faisant partie des millions d’arabes du moyen orient. Nous (les juifs) nous partageons une mentalité de minoritaires et nous considérons ce type de demandes comme une menace pour la perception que nous avons de nous-mêmes ».

Fort bien. En ce qui nous concerne, nous ferions bien, nous aussi les Gaulois, de nous réapproprier une mentalité de majoritaires et agir en conséquence. Tant que nous pouvons encore le faire.

29/05/2007

ATTENTION : UN SIMON LEVY PEUT EN CACHER UN AUTRE (ET VICE-VERSA)

L’article qui suit n’a aucune prétention informative, ou historique, ou autre d’ailleurs. Je suis tombée dessus par hasard et l’ai trouvé si amusant dans son genre que je ne résiste pas au plaisir de vous en faire profiter.

Il émane d’un site marocain, s’appelle Quand la haine aveugle, et est daté du 22 mai 2007 :

« Attajdid le quotidien des frères musulmans au Maroc s'est fait un plaisir de reprendre à son compte une information publiée par le journal Achark al Awsat concernant la condamnation, pour émission de chèques sans provision, de Simon Levy. La photo qui accompagne l'article ne fait pas de doute sur l'identité de l'intéressé, à savoir Simon Levy, le dirigeant historique du Parti du Progrès et du Socialisme que chacun a dû reconnaître.

Attajdid, apparemment ravi de l'aubaine, entre dans les détails de l'affaire et nous rapporte, «de source bien informée» que le montant de la forfaiture atteint 5,10 millions de dirhams.
Annoncée en première page, cette information apparemment vérifiée par la rédaction du journal, semble avoir été du pain béni pour la confrérie des frères musulmans d'Attajdid pour régler son compte à un militant de la gauche marocaine, très connu pour ses positions constantes et courageuses contre les tenants de l'obscurantisme et de l'antisémitisme qui n'avaient pas hésité, par le passé, à lui asséner menaces et attaques, dans le but vain de l'intimider. Car ces gens-là n'acceptent pas qu'un Marocain juif puisse s'exprimer, d'une manière résolue, sur les dangers pour le Maroc de l'instrumentalisation de la religion à des fins politiques.

L'occasion était donc belle pour démolir, une bonne fois pour toutes, ce Simon Lévy, devenu par la force des choses, la bête noire des intégristes de tous bords.

Sauf que la réalité est tout autre. Et les frères musulmans d'Attajdid auraient pu s'en rendre compte très facilement, s'il n'y avait pas chez eux la véritable intention de nuire. Parce que le Simon Levy en question réside lui à Agadir, et non à Casablanca. Qu'il a été un personnage politique, mais appartenant à l'Union Constitutionnelle qu'il a même représentée au Parlement dans les années 90, alors que le Simon Lévy du PPS a été victime d'une véritable campagne de dénigrement lorsqu'il était candidat à Casablanca pour les législatives de 1993 par ces mêmes intégristes qui s'adressaient aux électeurs pour leur signifier que voter pour un juif était un sacrilège.

Les gars d'Attajdid auraient pu donc éviter de tomber dans le ridicule s'ils avaient fait un petit effort pour distinguer entre les 2 Simon Lévy. Mais apparemment, tel n'était pas leur objectif. »

Ah les salauds ! Confondre comme ça deux Simon Levy, un vertueux et l’autre juste un peu moins…  Toujours aussi malveillants !

Comme je suis incorrigible, j’ai voulu en savoir un peu plus sur Simon Levy (le vertueux) et j’ai trouvé qu’il est généralement qualifié de « militant communiste de la première heure et dirigeant dynamique de la communauté juive de Casablanca ». Sachez que si 300 000 juifs environ vivaient au Maroc dans les années 1950, ils ne sont plus aujourd’hui au maximum que 5 000, dont 90% résident à Casablanca justement. Les autres ont émigré en Israël, au Canada, aux  USA. Sont-ils partis chassés par l’antisémitisme ? Oh non, répond Simon Levy, pas du tout. « Le vrai racisme et le vrai antisémitisme, c’est avec les Français que je les ai vécus dans ma chair », ai-je lu. Il n’y a décidément rien de nouveau sous le soleil.

Source : www.albayane.ma