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09/07/2007

LE NOUVEAU LIVRE D'HERVE RYSSEN VIENT DE PARAITRE

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Hervé Ryssen vient de publier le troisième et dernier volet de son étude du judaïsme et de son influence sur le monde contemporain. Dans ce nouveau livre de 400 pages, il revient d’abord sur le rôle joué par les juifs dans le communisme, mais en observant cette fois la période stalinienne, en URSS et dans les pays d’Europe centrale. On ne balaie pas trente millions de morts sous le tapis, comme si rien ne s’était passé. L’étude du projet mondialiste actuel s’enrichit de quelques chapitres, illustrés par des citations explicites.

La seconde partie du livre est consacrée à l’étude de la mentalité particulière des intellectuels cosmopolites, dont le but affiché n’est rien moins que la pacification du monde et des individus.

Dans la troisième partie intitulée Psychopathologie du judaïsme, on trouvera notamment de nombreux exemples tirés de l’actualité judiciaire, en plus d’une analyse éloquente du cinéma et de la littérature.

Le Fanatisme juif, 2007, 400 pages, 26 €

Le livre est pour le moment uniquement disponible auprès des éditions Baskerville : SDE Domiciliations, 14 rue Brossolette 92300 Levallois. Ajouter 2 € de frais de port pour la France métropolitaine ou 8 € pour le reste du monde. Chèques à l’ordre de Hervé François.

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07/07/2007

A PROPOS DE KURT WALDHEIM

17ed0f4f5c8ee7d734ac815c73c3066c.jpgKurt Waldheim est décédé le mois dernier à l’âge de 88 ans. Après deux mandats à la tête de l’ONU, durant lesquels avaient été votées des résolutions qui avaient fortement déplu à Israël, il avait été élu président de la République d’Autriche en 1986. Malgré la campagne virulente que le Congrès juif mondial avait menée contre lui, l’accusant de crimes de guerre. Plus tard, une commission d’historiens créée par le gouvernement autrichien le disculpera. Je reprends ci-dessous les pages consacrées à Kurt Waldheim dans La France LICRAtisée.

« L’affaire Kurt Waldheim

Au milieu des années 80 se situe une affaire emblématique de la puissance du Congrès Juif Mondial (CMJ) et de sa capacité à peser sur la politique, même européenne. Cette affaire trouve, elle aussi, sa place dans la stratégie visant à maintenir la shoah au coeur des préoccupations des Européens et à contrecarrer le révisionnisme. C’est d’ailleurs le président du CJM depuis 1981, le milliardaire américain Edgar Bronfman, qui l’affirmera sans complexe dans son autobiographie The making of a Jew, qui paraîtra en 1996. Et qui se félicitera de la formidable publicité faite ainsi au CMJ.

Kurt Waldheim est ministre des affaires étrangères d’Autriche de 1968 à 1970, puis secrétaire général des Nations Unies de 1972 à 1981. C’est donc un homme politique d’envergure qui se présente à la présidence de son pays, l’Autriche, en 1986. C’est à ce moment-là qu’éclate l’affaire qui va dorénavant le poursuivre sans relâche. Elle démarre en Autriche où les socialistes, qui occupaient la présidence autrichienne presque sans discontinuer depuis la fin de la guerre, s’inquiètent. Kurt Waldheim est un concurrent redoutable. Une campagne à base de rumeurs sur son supposé passé nazi démarre.

a25014ade622408e26afdb1086ad8801.jpgMais elle ne rencontre aucun écho en Autriche. Il faut faire plus et mieux, et orchestrer la campagne depuis l’étranger. Le CJM va prendre les choses en mains. Cette fois-ci, c’est une incroyable campagne de haine et de contrevérités qui déferle, sur la base d’une photo représentant Kurt Waldheim en uniforme de la Wehrmacht sur l’aérodrome de Podgorica au Monténégro, en compagnie d’un général SS et d’un commandant italien. Le New York Times prend la tête des opérations médiatiques. Tout sera tenté pour effrayer les Autrichiens et les inciter à renoncer à voter pour Waldheim.

Mais Beate Klarsfeld aura beau mener campagne contre lui en Autriche, c’est l’effet inverse qui se produit. Loin de se laisser intimider, les Autrichiens élisent Waldheim avec un score excellent. La « militante exemplaire » de la LICRA ira, le jour de l’investiture du nouveau président, déployer une banderole portant ces mots : « Non au président criminel de guerre ». Sous le titre « L’honneur perdu de l’Autriche », le DDV* consacre une page entière à l’élection de Kurt Waldheim et donne la parole à « un juif de Vienne, M. Léon Zelman, rescapé d’Auschwitz, jusque-là chargé des relations extérieures de la communauté juive, qui résume le drame : « Nous n’en avons pas encore fini avec Hitler. Il nous extermine pour la deuxième fois. Il a tenté de nous éliminer physiquement, et il veut désormais nous faire disparaître moralement ».

Cette victoire ne marque cependant pas la fin des ennuis de Waldheim, mais bien plutôt leur commencement. Prétendant détenir des preuves, qui ne seront jamais divulguées, le CJM obtient dès l’année suivante des autorités américaines que le président autrichien soit inscrit sur la liste des personnes indésirables aux États-Unis, ce qui équivaut à un verdict de culpabilité. Du coup, pour ne pas indisposer les Américains – ou le CJM – il est mis en quarantaine à peu près partout. Parmi les rares responsables qui auront le courage de le recevoir officiellement, malgré les pressions et les critiques virulentes, figurent le pape Jean-Paul II et le chancelier allemand Helmut Kohl. Kurt Waldheim terminera son mandat en 1992 dans l’isolement et presque le déshonneur. Le 27 avril 2001, les dossiers de la CIA sur les présumés criminels de guerre nazis seront rendus publics. Le dossier constitué sur Kurt Waldheim en 1972 lorsqu’il devint Secrétaire Général des Nations Unies ne contenait aucun élément défavorable.

En fait, au-delà du cas Waldheim, c’était l’Autriche entière qui était coupable, et qu’il fallait mettre en quarantaine, car elle avait le grand tort de n’avoir jamais fait repentance, elle. Contrairement à l’Allemagne. Les élections d’avril 2000 seront l’occasion de faire resurgir une nouvelle fois cette culpabilité. Cette année-là, coup de tonnerre ! Les électeurs autrichiens font entrer « l’extrême droite » de Jörg Haider au gouvernement. C’est aussitôt le délire dans les rangs fournis des bien-pensants de tous bords, et comme entre les deux tours de l’élection présidentielle française de 2002, un nombre incalculable de sottises et de contrevérités seront proférées. Sans compter les insultes qui accableront les Autrichiens. Sous la plume de Philippe Benassaya, on pourra lire dans le DDV ces propos condescendants : « Ce petit pays, reliquat d’un empire englouti dans lequel cohabitaient des dizaines de nationalités, ne se fait pas à l’idée de ne plus compter dans le concert des nations, comme on disait autrefois. Il est certain que de passer de Sissi à Haider… le choc est rude. En outre, et c’est là le plus grave, l’Autriche est passée entre les gouttes du devoir et du travail de mémoire. Comment oublier l’affaire Waldheim ? Incontestablement, ce petit pays n’a pas procédé à un véritable examen de son passé, de son histoire, de sa mémoire. Il devrait prendre exemple sur son grand voisin allemand… »  Le président de la LICRA, Patrick Gaubert, adressera au Parlement européen ainsi qu’aux présidents des pays membres de l’Union européenne un courrier les incitant à la plus grande fermeté à l’égard d’un pays aussi coupable : «Le devoir de l’Europe entière doit être de mettre l’Autriche en dehors de l’Europe».

Mais revenons aux débuts de l’affaire Waldheim. Il est clair qu’elle constitue également un avertissement de nature à faire réfléchir les autres dirigeants des pays européens. Qui ne brilleront, comme à l’accoutumée, ni par leur solidarité ni par leur courage… C’est qu’ils ne tiennent pas à se retrouver, eux aussi, d’une manière ou d’une autre, sur la sellette, comme leur collègue autrichien. Mieux vaut donc relayer le message correct. »

* Le Droit de Vivre, journal de la LICRA

 

On pourra lire avec profit sur la question L'Affaire Waldheim ou le déshonneur de la démocratie, de Harold Tittmann, Editions Akribeia, 2004

04/07/2007

PETITE GUERRE ENTRE AMIS….

Entre les deux tours des législatives, Sylvie Noachovitch, candidate UMP à Sarcelles contre Dominique Strauss-Kahn, avait assuré que son mari pouvait « dormir tranquille », car « dans ma circonscription, il n’y a que des noirs et des arabes. L’idée de coucher avec l’un d’entre eux me répugne ».

Sympa, non ? Imaginons un quart de seconde cette même phrase prononcée par … n’importe qui d’autre. Le branle-bas de combat dans toutes les rédactions !  Sans compter la LICRA sur le dos. Mais là, bizarrement, la LICRA n’a pas bronché. Serait-ce parce  Mme Noachovitch en est membre d’honneur ? Ou peut-être parce que la LICRA, en ce moment, a d’autres priorités ?

En tout cas, ces propos avaient mis en émoi Sarcelles où, outre la communauté juive à laquelle appartiennent les deux candidats, vivent d’importantes communautés antillaise et beur.

Seul SOS Racisme s’est fendu du communiqué suivant : "Ses propos sont d’autant plus surprenants de la part d’une avocate qui fait de la défense des ‘opprimés’ un fonds de commerce télévisuel. A ce titre, Madame Noachovitch semble montrer qu’elle a une connaissance bien sommaire des lois qui répriment dans ce pays des propos d’une telle nature et affiche par ailleurs un écart fort cynique entre ses prises de position médiatiques et des propos privés qui montrent une nature bien moins humaniste". L'association a demandé à l'UMP, qui elle non plus n’a pas réagi jusqu’à présent, de condamner ces propos.

De toute façon, Sylvie Noachovitch, outre une belle occasion de se taire, a perdu les élections.  C’est Strauss-Kahn qui a été élu. Pour constater de vos propres yeux à quoi les électeurs de Sarcelles ont échappé, je vous invite très fortement à visionner une vidéo présentée notamment sur

http://politique.fluctuat.net/blog/17756-sylvie-noachovitch-en-standup.html . On a beau savoir que le niveau politique s’est fortement dégradé, ça donne quand même un choc. Et pendant que vous y êtes, allez aussi sur les commentaires, ils valent le détour.

03/07/2007

CARICATURES ANTI-JUIVES ISRAELIENNES

Acte 1 : un journal danois publie 12 caricatures de Mahomet qui mettent le feu aux poudres

Acte 2 : les Iraniens ripostent en organisant un concours de caricatures sur la shoah, bien sûr condamné par la communauté internationale

C’est l’Acte 3 qui est le moins connu : les Israéliens s’y mettent à leur tour et pour prouver au monde leur capacité d’auto-dérision, décident eux aussi de se livrer à un concours de caricatures anti-juives. L’idée en revient, l’an dernier, à deux dessinateurs israéliens, Eyal Zusman et Amitai Sandarovich, dont l’un déclarait à l’époque : "Je crois que les juifs sont les mieux placés pour rire d'eux-mêmes. Aucun Iranien ne pourra nous battre sur notre propre terrain". Annoncé en fanfare par la presse israélienne et au-delà, ce concours n’a pas tardé à  sombrer dans un silence pesant. Non pas faute de participants : au contraire, des juifs du monde entier ont envoyé leurs caricatures. Mais au vu des dessins, une grande distanciation s’est faite de la part de ceux qui au départ soutenaient le projet. Raisons officielles : caricatures décevantes ou de mauvaise qualité ou trop réalistes ou n’ayant rien de drôle, etc. Bref, tout le monde est tombé d’accord pour estimer qu’il valait mieux ignorer certains thèmes qui revenaient de façon trop récurrente. En finale, à ce petit jeu de l’auto-dérision, il n’y a pas eu de gagnants. Du moins en Israël.

Voici trois de ces caricatures dont l’intégralité figure sur le site www.boomka.org .

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01/07/2007

LE MONDE ENTIER CONTRE SOI….CA NE FAIT PAS UN PEU BEAUCOUP ?

Un livre intitulé Le Monde contre soi – Anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme vient de paraître sous la plume de Paul-Eric Blanrue. Si le mot antisémitisme ne figure pas dans le titre, il n’est malgré tout pas loin puisque cette compilation de citations sur la judéophobie est qualifiée par l’auteur lui-même, de livre universaliste se proposant de lutter contre les préjugés. Il semblerait que ce livre soit malgré tout accueilli avec des pincettes du côté de la Communauté, sans doute en raison de la personnalité de l’auteur, du choix de son éditeur, etc. Pourtant, ils devraient être rassurés. Dans le texte de présentation, on lit que l’auteur

« a défriché des documents de diverses natures (livres, interviews, films, etc.), cachés, méconnus, lus ou vus trop vite, qui incommodent parfois ceux qui aimeraient mieux ne pas savoir ce que leurs contemporains et prédécesseurs ont déclaré à un moment de leur vie, en public comme en privé (…) Ce projet, qui réserve de grandes surprises, se présente comme une sorte de manuel d'éducation civique non conformiste. L'objectif de l'auteur est "d'ouvrir les yeux de ceux qui veulent savoir d'où ils viennent et à quel type d'humanité ils appartiennent." Car on ne combat que ce que l'on connaît. » 

Ailleurs dans sa présentation, Paul-Eric Blanrue utilise le terme d’énigme antisémite pour qualifier la persistance proprement étonnante à travers le temps et l’espace de ladite  « judéophobie ». Une judéophobie qui s’étendrait jusqu’à avoir carrément le monde entier contre soi…Cela fait quand même beaucoup. A ce stade, je me demande s’il ne serait pas plus judicieux de prendre le problème par l’autre bout et de s’interroger sur une telle constance. Oui, enfin, pourquoi ? Pourquoi une persistance aussi stupéfiante de la « judéophobie » dans le temps et dans l’espace ? Il n’y aurait donc jamais eu que des salauds partout et en tous lieux ? Bizarre, quand même…

 

88eec873a6ea91562fc0e648bcbc0896.jpgLorsque les responsables communautaires parlent d’ouvrages de référence sur l’antisémitisme, ils se réfèrent rarement à celui de Bernard Lazare, publié en 1894 et intitulé L’antisémitisme, son histoire et ses causes. Parce qu’il date de 1894 ? Je ne pense pas que ce soit la bonne réponse. Ce serait plutôt parce que Bernard Lazare, bien que juif, n’a pas été à proprement parler tendre avec ses coreligionnaires et qu’à cette époque où l’on avait encore le droit d’exprimer quelques vérités, il a déclaré ceci en préambule de son livre :

« On m'a reproché à la fois d'avoir été antisémite et d'avoir trop vivement défendu les Juifs, et pour juger ce que j'avais écrit on s'est placé au point de vue de l'antisémitisme ou à celui du philosémitisme. On a eu tort car je ne suis ni antisémite, ni philosémite ; aussi n'ai-je voulu écrire ni une apologie, ni une diatribe, mais une étude impartiale, une étude d'histoire et de sociologie.

Je n'approuve pas l'antisémitisme, c'est une conception étroite, médiocre et incomplète, mais j'ai tenté de l'expliquer. Il n'était pas né sans causes, j'ai cherché ces causes. Ai-je réussi à les déterminer ? C'est à ceux qui liront ces pages d'en décider. Il m'a semblé qu'une opinion aussi universelle que l'antisémitisme, ayant fleuri dans tous les lieux et dans tous les temps, avant l'ère chrétienne et après, à Alexandrie, à Rome et à Antioche, en Arabie et en Perse, dans l'Europe du Moyen Âge et dans l'Europe moderne, en un mot, dans toutes les parties du monde où il y a eu et où il y a des Juifs, il m'a semblé qu'une telle opinion ne pouvait être le résultat d'une fantaisie et d'un caprice perpétuel, et qu'il devait y avoir à son éclosion et à sa permanence des raisons profondes et sérieuses. Aussi ai-je voulu donner un tableau d'ensemble de l'antisémitisme, de son histoire et de ses causes, j'en ai voulu suivre les modifications successives, les transformations et les changements.

Dans une telle étude il y aurait eu la matière de plusieurs livres, j'ai été par conséquent obligé de resserrer le sujet, d'en montrer les grandes lignes et d'en négliger le détail. Je compte en reprendre quelques parties, et un jour que j'espère prochain je tenterai de montrer quel a été dans le monde le rôle intellectuel, moral, économique et révolutionnaire du Juif, rôle que je n'ai fait ici qu'indiquer. (…) Si cette hostilité, cette répugnance même, ne s'étaient exercées vis-à-vis des juifs qu'en un temps et en un pays, il serait facile de démêler les causes restreintes de ces colères ; mais cette race a été, au contraire, en butte à la haine de tous les peuples au milieu desquels elle s'est établie. Il faut donc, puisque les ennemis des Juifs appartenaient aux races les plus diverses, qu'ils vivaient dans des contrées fort éloignées les unes des autres, qu'ils étaient régis par des lois différentes, gouvernés par des principes opposés, qu'ils n'avaient ni les mêmes moeurs, ni les mêmes coutumes, qu'ils étaient animés d'esprits dissemblables ne leur permettant pas de juger également de toutes choses, il faut donc que les causes générales de l'antisémitisme aient toujours résidé en Israël même et non chez ceux qui le combattirent.

Ceci n'est pas pour affirmer que les persécuteurs des Israélites eurent toujours le droit de leur côté, ni qu'ils ne se livrèrent pas à tous les excès que comportent les haines vives, mais pour poser en principe que les Juifs causèrent  en partie du moins leurs maux. Devant l'unanimité des manifestations antisémitiques, il est difficile d'admettre comme on a été trop porté à le faire qu'elles furent simplement dues à une guerre de religion, et il ne faudrait pas voir dans les luttes contre les Juifs la lutte du polythéisme contre le monothéisme et la lutte de la Trinité contre Jéhovah. Les peuples polythéistes, comme les peuples chrétiens, ont combattu, non pas la doctrine du Dieu Un, mais le Juif.

Quelles vertus ou quels vices valurent au Juif cette universelle inimitié ? Pourquoi fut-il tour à tour, et également, maltraité et haï par les Alexandrins et par les Romains, par les Persans et par les Arabes, par les Turcs et par les nations chrétiennes ? Parce que partout, et jusqu'à nos jours, le Juif fut un être insociable. Pourquoi était-il insociable ? Parce qu'il était exclusif, et son exclusivisme était à la fois politique et religieux, ou, pour mieux dire, il tenait à son culte politico-religieux, à sa loi. »

Un peu long, mais pas inintéressant, non ? L’étude de Bernard Lazare est fort instructive et mérite la lecture, spécialement les chapitres consacrés aux juifs et aux mouvements révolutionnaires. D’autant qu’ils ont été écrits en 1894. Donc, avant les événements que nous connaissons et que Bernard Lazare ne connaîtra pas car il mourra très jeune en 1903, à l’âge de 38 ans. Mais nous en parlerons demain.

30/06/2007

PAUVRES JOURNALISTES DU SYSTEME !!!

Etonnant ! Voilà que les journalistes, tout à coup, s’avisent d’une chose extraordinaire, impensable dans un pays aussi démocratique que la France et qu’apparemment ils n’avaient pas encore remarquée. Cette prise de conscience est si terrifiante que les représentants de 27 médias – presse écrite et stations de radios pour une fois confraternellement réunis - viennent de tenir une session extraordinaire et demandent à rencontrer au plus tôt Sarkozy. Il paraît que cette volonté commune et unanime constitue un événement historique. Du jamais vu. Et devinez le motif de ce juste courroux ? Eh bien, il paraîtrait qu’ils se posent de graves questions … sur l’indépendance des médias. Parfaitement. Je parie que si je ne vous l’avais pas dit, vous ne vous en seriez jamais douté, n’est-ce pas ?

Le déclencheur de cette crise aiguë, c’est la tentative de Bernard Arnault (LVMH) de racheter le journal Les Echos, alors qu’il possède déjà La Tribune (entre autres). Cette boulimie serait la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Déjà bien rempli après divers incidents comme l’éviction d’Alain Genestar de Paris-Match pour crime de lèse-Cécilia Sarkozy, la tentative de perquisition au Canard Enchaîné, la suppression de l’émission Arrêt sur Images, etc.

886f94845bc2a53cf1c130b24637123f.gifIls ne se sont donc jamais demandé auparavant, ces journalistes si déontologiques, à qui appartenaient les divers médias où ils exerçaient leurs talents? S’il était normal que l’industrie et la presse fassent à ce point bon ménage ? Ce n’est pourtant pas d’aujourd’hui que la presse française est entièrement dominée par de grands groupes industriels, d’où une uniformité et un conformisme de pensée et d’expression consternants. Sans parler de l’autocensure obligatoire pour complaire à la pensée dominante et garder sa place.

Petit rappel, très succinct et incomplet: Edouard de Rotschild est propriétaire de Libération  - Bernard Arnault contrôle six titres, dont La Tribune, Connaissance des Arts, Investir – François Pinault est propriétaire du Point, de La Recherche, de L’Histoire, du Magazine Littéraire – la filiale de Lagardère Hachette Filipachhi Médias, contrôle notamment Elle, Paris-Match, Télé 7 Jours – Dassault contrôle la Socpresse, soit 70 titres, dont Le Figaro.

 

Alors, hein, l’indépendance des médias, si on veut vraiment la trouver, il faut la chercher du côté des maudits, de ceux comme Rivarol et quelques autres, qui ne subsistent, eux, que grâce à leur talent et à la fidélité de leurs lecteurs.

Donc, les déconvenues des journalistes du système me font franchement rigoler et j’ai bien aimé à cet égard deux commentaires parus sur le site www.fairelejour.org, qui, bien qu’attaquant sous deux angles différents, sont pertinents tous les deux, et que je vous donne ci-après :

« Les journalistes de ces canards qui encensent le libéralisme et trouvent nécessaires les ajustements dans les entreprises pour libérer les énergies et ainsi augmenter les revenus boursiers, devraient sauter de joie. A eux de connaître le bonheur des regroupements, des licenciements, des coupes sombres et autres corrections d’ajustements économiques. Ils vont pouvoir rebondir, et commencer une nouvelle vie. Ils pourront prouver à tout le monde qu’un licenciement, ce n’est pas si terrible que ça et que la vie continue dans la joie et la bonne humeur. L’actionnaire a toujours raison, et il ne faut pas le contrarier. Une formation pour un autre job, et le tour est joué ! Franchement, pourquoi ces pleurnichards de chômeurs ne trouvent-ils pas de travail ? C’est tellement facile selon eux ! Il suffit d’accepter les délocalisations et d’avoir une "employabilité" à toute épreuve. Des gens instruits et superformés comme eux n’ont aucun souci à se faire. Allons mesdames et messieurs les adorateurs de l’ultra-libéralisme, à vous de jouer. Mais cette fois-ci vous êtes du mauvais côté de la barrière. »

« Le réveil est plus que tardif, alors que les textes anti-concentration sont bafoués depuis des années et que les campagnes - qu’elles soient du traité européen ou présidentielle - ont affiché sans vergogne et surtout sans scrupule une dérive (c’est bien doux) de l’information, transformée en prise de position ouverte et à la grande satisfaction du propriétaire pour qui les plumitifs gribouillent. Reste-t-il des journalistes dans la presse nationale quotidienne dite d’information ? ? Réponse non ! ! En dehors du Canard enchaîné (hebdomadaire) et on a cru de Marianne (mais il a pris position) il n’y a aucun journal impartial, sans parler d’objectivité. Les thuriféraires ou mercenaires de l’intoxication mangent dans la main qui les nourrit, écoutent et transcrivent ce qui leur est dicté, ce qui peut expliquer cette dérive du français châtié. Comme les propriétaires de média sont siamois, le contenu de leurs colonnes sont interchangeables. Et que dire de la demande d’intervention de M. Sarkozy sinon que ça se compare à la plainte de l’esclave contre son maître adressée au régisseur. Pauvre presse ! ! Mais la messe est dite, amen, comme dirait Christin (abréviation de Christine Boutin et de sacristain). Et puis, c’est ce qu’espéraient 53 % des français, donc ils l’ont. Avec la bénédiction des médias, re-amen (et la ramène pas) ! ! »

Source : www.fairelejour.org

Dessin de Chard

29/06/2007

UN ISRAELO-RUSSE A LA TETE DU CONGRES JUIF EUROPEEN

e011af2611bfdd90adc27d479d6f5358.jpgJ’avais fait état il y a quelque temps du tangage et des conflits de personnes à la tête des institutions juives mondiales. A ce petit jeu, c’est le Français qui a perdu. Pierre Besnainou, 52 ans, ex président du Congrès juif européen (CJE), qui était quasiment en conflit ouvert avec le Congrès juif mondial (CJM) en a certainement payé le prix. Il n’a  pas été renconduit dans ses fonctions et c’est l’israélo-russe Moshé Kantor qui lui succède.

L’élection s’est déroulée il y a une semaine à Bruxelles en présence de 87 délégués de 40 communautés juives européennes. Et le résultat est sans appel puisque 30 voix sont allées à Besnainou contre 55 à son challenger.

Le nouveau président, Moshé Kantor, 54 ans, est le fils d’un soldat de l’Armée rouge de Zaporozhye, en Ukraine. Possédant la double nationalité israélienne et russe, il était jusqu’à présent président du Congrès juif de Russie. Il est à la tête du groupe agrochimique Acron (engrais) qu’il a fondé et qui est l’une des quarante plus grosses entreprises de Russie. Un million de juifs environ vivent en Russie où la vie de la communauté juive est en plein essor, de l’aveu même de Moshé Kantor.

Parmi ses premières décisions figure celle d’ouvrir un bureau du CJE à Bruxelles pour travailler plus étroitement avec l’Union Européenne. Ce que faisait d’ailleurs déjà, même sans bureau, Pierre Besnainou, qui se livrait à un lobbying intense auprès des dirigeants européens. La Turquie perd en tout cas en sa personne un ardent défenseur, qui déclarait récemment :

« (…) Voilà un pays qui fait exception à toutes les théories selon lesquelles l'Islam est incompatible avec la démocratie. Au contraire tout en affirmant sans ambages sa culture musulmane, la Turquie parvient à assurer un Etat de droit à l'image des démocraties occidentales.(…) Par ailleurs, faut-il le rappeler, la Turquie a été le premier pays musulman à reconnaître Israël en 1949, et pendant trente ans le seul. Depuis plusieurs années, la Turquie est devenue un partenaire stratégique essentiel de la politique étrangère israélienne. Ce partenariat repose sur plusieurs piliers : une alliance militaire solide, une préoccupation commune pour lutter contre le terrorisme, des accords commerciaux dynamiques, notamment sur la question très sensible de l'eau, sans oublier que la péninsule Anatolienne est une destination touristique très prisée des Israéliens. »

Ne sont-ce pas d’excellentes raisons pour faire bon accueil à la Turquie dans le concert européen ? Reste que Pierre Besnainou, juif séfarade né en Tunisie, qui a fait fortune dans la netéconomie, trouvera encore bien des occasions d’agir puisqu’il demeure président du Fonds social juif unifié (FSJU).

Ronald Lauder – le fils d’Estée Lauder, des cosmétiques bien connus – nouveau président  depuis le 10 juin dernier du Congrès juif mondial, qui chapeaute le CJE, et qui n’était de loin pas le candidat favori de Besnainou, avait fait le voyage de Bruxelles pour assister aux opérations. Cette élection intervient dans un contexte de rafraîchissement des relations entre la Russie et Israël, en raison de la volonté de Moscou de renforcer son rôle géostratégique au Proche Orient, qui se manifeste, au grand dam des Israéliens, par des soutiens apportés à l’Iran et à la Syrie.

28/06/2007

BAH, TOUT NE VA PAS SI MAL, NON ?

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La firme Merrill Lynch vient de rendre public son 11e rapport sur les grandes fortunes privées dans le monde et le site Ynetnews nous informe fièrement que 7 200 millionnaires vivent en Israël. Sur sept millions d’habitants. Soit 12,9% de plus que les années précédentes et 50% de plus que la moyenne rapportée à la population mondiale, puisque le rapport chiffre à 9,5 millions au total le nombre de personnes possédant au moins 1 million de dollars US. Au fil des années, ce chiffre, ainsi que les capitaux qui vont avec, ne cessent du reste d’augmenter. Ce qui prouve que tout ne va pas si mal pour tout le monde.

 

Ynetnews nous apprend que, toujours en Israël, les multi-millionnaires – ceux qui possèdent plus de 30 millions de dollars US - ont augmenté de 15% et sont à présent au nombre de 87. Leur capital moyen est de 35 millions de dollars US, soit 17% de plus que l’année précédente. Cette augmentation serait due essentiellement aux investissements dans les pays en voie de développement et à la montée de la Bourse de Tel Aviv.

 

L’homme le plus riche du pays est Stef Wertheimer, 80 ans, dont la famille a émigré d’Allemagne en Palestine en 1937. Il dirige l’un des principaux groupes industriels du pays, dont un parc est implanté en Turquie : « La Turquie, qui veut intégrer l’Union européenne, est avec Israël le seul autre pays du Moyen Orient sans pétrole qui va de l’avant. Elle est donc notre partenaire naturel. (…) Mon plus grand espoir est que ce nouvel Empire ottoman soit associé à l’Europe dans vingt ans », a-t-il déclaré au journal Les Echos.

La femme la plus riche d’Israël, qui fait les beaux jours de la presse people, s’appelle Shari Arison, 49 ans.  Elle n’a pas bâti d’empire mais s’est contentée d’hériter celui de son père, l’homme d’affaires israélo-américain Ted Arison, décédé en 1999.

Cet étalage d’autosatisfaction sur le site n’a, semble-t-il, pas fait que des heureux en Israël. Et les commentaires sont plutôt aigrelets…

Source : www.ynetnews.com