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20/08/2007

JUIFS CHRETIENS, MESSIANIQUES, DE QUOI Y PERDRE SON LATIN ...

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Le récent décès du cardinal Jean-Marie Lustiger, a donné lieu au concert habituel de flagorneries et trémolos en tous genres. Les officiels juifs n'étant pas en reste pour rendre un vibrant hommage au parcours exceptionnel de l'homme d'église né juif et devenu chrétien. Et archevêque de Paris par-dessus le marché. Sans compter que grâce à lui, toute la France sait à présent ce qu'est un kaddish.

Il faut signaler pourtant au moins un élément discordant dans ce beau concert, fourni sur le site Guysen International News par un article de Schlomoh Brodowicz intitulé Requiem pour un kaddish ou "Comment faisait-il?". A sa lecture, et peut-être plus encore à celle d'un certain nombre de commentaires qui suivent, on sent quand même une assez forte antipathie à l'égard du christianisme, coupable, d'après l'auteur, d'avoir par des siècles d'enseignement du mépris, directement conduit à la shoah. Sans oublier Pie XII tout aussi coupable pour avoir "lamentablement" fermé les yeux sur le massacre qui se serait déroulé sous ses yeux. On y sent également un reproche non dissimulé à l'égard de celui qui a déserté. Car l'auteur se demande essentiellement comment faisait Lustiger pour assumer sa position et "au prix de quel compromis moral et spitrituel" il y parvenait.

Ce qui est intéressant, c'est qu'au passage, on apprend un certain nombre de choses sur l'identité juive, car c'est bien de cela dont il s'agit in fine. On apprend notamment qu'étant un droit de naissance, elle est inaltérable. La conversion n'y change rien, tout en constituant un péché gravissime. Celui qui est né juif le reste, qu'il le veuille ou non. Et l'auteur d'asséner: "Peut-on se convaincre que cet homme qui, sur le plan de la stricte loi juive était toujours juif, n'a jamais connu des moments de doute?"

Il va même jusqu'à affirmer que Jean-Marie Lustiger représente le cas unique d'un juif qui tout en ayant abjuré sa foi, continue malgré tout à se déclarer juif.

Là, les commentaires se sont empressés de lui rappeler que sur ce point-là au moins, il avait tort: et les juifs messianiques? Je dois reconnaître que je ne les connaissais pas. Je suis donc allée aux renseignements. Il existe bel et bien une (petite) branche du judaïsme, certes particulièrement marginale, composée de juifs qui, tout en conservant certaines pratiques du judaïsme, et restant attachés à leur foi d'origine, croient cependant que le messie est arrivé en la personne de Jésus. Ils sont bien sûr considérés comme des apostats par les autres. L' Alliance Francophone des Juifs Messianiques (AFJM) a été fondée en 1980 à Paris. Elle est en contact avec l’ Alliance Internationale des Juifs Messianiques (International Messianic Jewish Alliance www.imja.com) fondée à Londres en 1925, et présente actuellement en de nombreux pays dont Israël. Il existerait à l'heure actuelle environ 6000 juifs messianiques en Israël, où les incidents ne sont pas rares avec les orthodoxes.

d59f9910add09642891c39fb9bbec1f6.gifSon site précise: "L'AFJM est indépendante de toutes dénominations, mais veut réunir dans une alliance fraternelle le nombre croissant de juifs francophones qui croient en Yéchoua’ notre Messie, que ce soit en Israël ou dans la diaspora. Elle inclut aussi tous les non-juifs, frères dans la foi, qui aiment le peuple d’Israël, par qui Dieu a donné le Messie, le Sauveur du monde, Qui offre gratuitement le salut éternel à tous ceux qui le Lui demandent, juifs et non-juifs, et qui marchent dans Ses voies." Je n'ai pas bien compris si ces juifs messianiques étaient baptisés ou non.

Pour finir, j'ouvre une parenthèse pour rapporter un propos trouvé dans l'un des commentaires qui accompagnent l'article. J'aime bien les commentaires car ils expriment sans artifices de langage ni langue de bois superflue le ressenti de ceux qui les envoient. Au détour d'une phrase, j'ai ainsi trouvé une intéressante explication de l'"antisémitisme". Eternelles victimes, les juifs, comme voudrait le faire croire un certain discours "officiel"? Pas pour notre correspondant, qui écrit, à propos de ceux qui seraient tentés par l'assimilation pour tenter d'échapper à cette terrifiante menace: "...Ils oublient que les gens en veulent surtout à ceux qui sont plus riches et plus forts qu'eux, pas aux faibles, ce qui signifie que c'est parce que la Torah nous enrichit que le monde nous envie ou nous déteste comme Esaü était jaloux de Jacob au point de vouloir le tuer". Reconnaissez que ce n'est pas l'explication la plus communément proposée...

Source: http://www.guysen.com/articles.php?sid=6059  

12/08/2007

LA POSSIBILITE D’UN ACCORD ENTRE USA ET IRAN SEMBLE INQUIETER ISRAEL…

c67d39bff1b85cce93359af02132a554.jpgEn Israël, on semble s’inquiéter de possibles négociations directes entre les Etats-Unis et l’Iran, à propos du programme nucléaire iranien. C’est en tout cas ce qu’affirme Guysen International News, se basant sur un rapport de l’Institut Reout. Il s’agit d’un centre de recherches israélien fondé en 2004, s’occupant principalement de questions de défense nationale. Ses travaux s’adressent aux membres du gouvernement concernés ainsi qu’à Tsahal, l’armée israélienne.

Le rapport dont il est ici question s’intitule « scénario libyen en Iran – les Etats-Unis agissent seuls » et propose l’hypothèse suivante : les Etats-Unis pourraient discuter de la question nucléaire iranienne directement avec les principaux intéressés en évinçant Israël de la discussion. Les chercheurs de l’Institut Reout envisagent même la possibilité que les Etats-Unis n’engagent finalement pas d’action militaire contre l’Iran.

Nul doute que l’enlisement de Bush en Irak ne soit pour quelque chose dans cette possible modération. De toute façon, ce serait plutôt une bonne nouvelle, mais on ne semble pas envisager les choses de la même façon du côté de Tel Aviv. Dans ces conditions préconise le rapport, « Israël doit s’assurer que ses intérêts seront préservés et ne doit plus se baser sur la préalable transparence établie avec les Américains au niveau militaire et politique ».

Il est vrai que depuis le 28 mai de cette année qui a vu le dégel historique des relations entre les Etats-Unis et l’Iran, une nouvelle rencontre a eu lieu fin juillet à Bagdad. Il s’agissait cette fois de discuter de la violence en Irak.

Les Israéliens ne devraient quand même pas trop s’inquiéter dans l’immédiat. Nicholas Burns, sous-secrétaire d'Etat américain, doit arriver la semaine prochaine en Israël pour finaliser le transfert de l'aide sécuritaire américaine à l'Etat juif, qui doit se monter à 30 milliards de dollars étalés sur 10 ans. Le président de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants américaine, Tom Lantos, en visite à Jérusalem, a annoncé que cette aide permettra de ''garantir la poursuite de l'avantage militaire d'Israël dans la région''.

Source : www.guysen.com

2f2c0c072c42d85abf289b3abe2a6009.jpgOn peut en tout cas supposer que les sujets de conversation n’auront pas manqué au déjeuner Bush/Sarkozy d'hier. Je vous conseille la lecture d’un excellent article sur le sujet en ligne sur

http://www.alert2neg.com/article-7024202.html

09/08/2007

FRONT NATIONAL : ELECTRO-ENCEPHALOGRAMME DEFINITIVEMENT PLAT

5023b4b418d641ba5e6df7f4a2ecebc0.jpgLe président du FN n’a rien trouvé de plus intelligent ces jours derniers pour refaire un peu parler de lui que d’aller passer un coup de brosse à reluire à Sarkozy dans le registre « Chacune de ses actions est mûrement réfléchie, pesée, très bien informée et jusqu'ici assez bien réalisée, il faut le dire ». Qu’espère-t-il ? Un strapontin pour Fifille ? Même si c’était le cas – très hautement improbable, mais imaginons – pense-t-il vraiment que ce serait pour aboutir à ce beau résultat-là que des militants auraient essuyé pendant des dizaines d’années avanies et rejets de toutes sortes ? Et que des millions d’électeurs lui auraient fait confiance ?

Certainement pas. Pas plus que dans l’espoir de participer à une commission. Pendant toutes ces années, à tort ou à raison, le FN a symbolisé la lutte contre le système. Un système immigrationniste et mondialiste au service d’autres intérêts que les intérêts nationaux ou populaires. C’était cela sa force. Or, rien n’a changé dans la situation du pays depuis le 6 mai. C’est toujours très exactement le même système immigrationniste et mondialiste qui est au pouvoir, même s’il a procédé à quelques retouches cosmétiques histoire de faire passer la pilule. Les raisons qui ont poussé par le passé des millions de Français à apporter leurs suffrages à un parti qu’ils croyaient anti-système continuent à exister. Elles risquent même de se multiplier assez rapidement.

Car il existe un décalage manifeste entre le personnage présentement à la tête de l’Etat - aligné sur la politique americano-sioniste et soutenu par ces puissances - et l’électorat populaire qui l’y a placé. Ce décalage  provoquera fatalement à plus ou moins brève échéance de douloureuses prises de conscience.

Ce que nous avons vu jusqu’à présent en fait d’ « actions », c’était le plus facile : un show à l’américaine. Des paillettes, des discours, des gesticulations, de l’ ouverture façon gauche caviar, qui prouve d’ailleurs bien à quel point est pertinente l’expression UMPS.

A part ça, avons-nous vu quelque chose de réellement novateur ?

Où est la rupture avec la pensée unique, la repentance, l’esprit de mai 68 ? Dans la lettre de Guy Môquet qui sera obligatoirement lue aux lycéens, histoire de faire plaisir aux communistes ?

Qu’en est-il de l’équilibre budgétaire, du désendettement de l’Etat ? Ces sujets fâcheux sont renvoyés aux calendes grecques. Autrement dit, continuons cette course folle vers toujours plus de dettes et tant pis pour les générations futures. Dans cette perspective, on comprend mieux le souhait de voir DSK à la tête du FMI. Nous risquons d’en avoir bien besoin dans un futur proche.

Et la Turquie ? N’était-il pas question de bloquer illico presto son adhésion ? Ce n’est plus  vraiment une priorité et le traité que les Français ont refusé leur sera refilé en douce, qu’ils le veuillent ou non. Là n’est pas le problème.

On pourrait continuer. L’inversion des flux migratoires n’est pas pour demain. Pas plus que n’est à l’ordre du jour la suppression des lois liberticides qui sont la honte de notre pays.  

En élisant Sarkozy, les Français ont paré au plus pressé : rejeter la gauche dont ils ne voulaient plus. Ils ne voulaient pas davantage d’un FN devenu complaisant, donc illisible, et dépourvu de toute façon de crédibilité. Le FN, qui espère rejoindre le système plutôt que l’affronter, n’est plus d’aucune utilité au pays et signe son arrêt de mort. C'est plutôt une bonne nouvelle.

01/08/2007

POT DE TERRE CONTRE POT DE FER

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A plusieurs reprises, ces dernières années, la Turquie a réussi à empêcher le vote au Congrès américain d’une loi reconnaissant officiellement le génocide arménien de 1915. Le danger est cependant en train  de se profiler à nouveau et la Sublime Porte ne ménage pas ses efforts  - ni ses menaces à peine voilées – pour faire capoter ce projet à présent en bonne voie.

A ce jour, en effet, pas moins de 220 membres du Congrès ont signé la fameuse résolution 106 et cette liste a tendance à s’étoffer chaque jour davantage. Le seuil de 218 votes étant franchi, le Congrès devrait en principe disposer de la majorité des voix pour valider la résolution. Même si la motion proposée n’est pas contraignante, échappant ainsi à un veto présidentiel, elle provoque une très grande effervescence dans le camp turc qui multiplie depuis le début de l’année les visites à Washington, afin de faire pression de toutes les façons possibles.

Selon la presse turque, un conseiller spécial du Premier ministre Erdogan s’est rendu aux Etats-Unis afin d’y rencontrer secrètement la présidente démocrate de la Chambre des représentants américains, Nancy Pelosi. A l’occasion de cette rencontre, l’émissaire aurait fait part des « soucis » du gouvernement d’Ankara devant un possible vote de la résolution,  indiquant qu’une telle adoption porterait sérieusement atteinte aux liens bilatéraux avec la Turquie.

Une délégation de l’Association des Industriels et Hommes d’Affaires de Turquie (Tüsiad), principale organisation patronale turque, s’est ensuite rendue aux Etats-Unis où elle a rencontré de hauts responsables de l’administration américaine, des représentants du monde économique et des dirigeants de différents lobbies influents au Congrès.

De son côté, le ministre turc des affaires étrangères, Abdullah Gül, n’a pas négligé de demander l’aide des organisations juives américaines dans cette affaire. Venu lui aussi à Washington, il y a rencontré les dirigeants des groupes de pression suivants: United Jewish Communities Federation, American Jewish Committee, Anti-Defamation League, Jewish Institute for National Security Affairs, American Jewish Congress, Chabad-Lubavitch, B'nai B'rith International et Orthodox Union. Il leur a demandé de faire obstacle à la loi présentée par le démocrate Adam Schiff, juif lui-même, et représentant, en Californie, d’une circonscription électorale particulièrement peuplée d’Américano-Arméniens.

Cerise sur le gâteau : c’est carrément une délégation de la communauté juive de Turquie qui a également fait le voyage pour abonder dans le même sens. Menée par Silvio Ovadia, figure emblématique de la communauté juive turque, la délégation a exprimé sa vive inquiétude à l’égard du « très agressif lobbying anti-turc des groupes de pression arméniens à Washington », et a mis en garde contre les effets désastreux qu’aurait sur les relations turco-américaines le vote de cette motion. Rappelant les liens stratégiques unissant Israël, les Etats-Unis et la Turquie, la délégation a souligné la nécessité de faire barrage aux « manoeuvres révisionnistes et d’intoxication des lobbyistes arméniens ».

Décidément très turcolâtre, la délégation n’a pas oublié l’argument qui tue : à savoir que durant la seconde guerre mondiale, les autorités turques avaient permis le sauvetage de dizaines de milliers de juifs fuyant les nazis. Et que cet épisode méconnu de l’histoire de l’Holocauste avait fait l’objet d’un documentaire, Desperate Hours, réalisé et financé par des organismes juifs aux Etats-Unis pour rendre hommage aux Justes turcs.

On ne pourra pas dire que les Turcs n’auront pas fait le maximum…

Comment va réagir la Maison Blanche ? Jusqu’à présent, elle a toujours réussi, par des moyens divers et variés, à empêcher le vote d’une telle loi. Bush en fin de mandat, et plutôt déstabilisé par l’enlisement des conflits, pourra-t-il cette fois encore s’y opposer, même en arguant de la « sécurité nationale » ? C’est que les Etats-Unis ont intérêt à conserver des liens d’amitié avec la Turquie, alliée de longue date au sein de l’OTAN, seul pays ami d’Israël dans la région et voisin de l’Iran, de la Syrie et de l’Irak.

Le parlement israélien, de son côté, a officiellement rejeté la thèse du « génocide » arménien. Pas question d’amalgame entre la shoah et la tragédie arménienne. "Nous rejetons les tentatives de créer une similarité entre l’Holocauste juif et les allégations arméniennes. Rien de comparable à l’Holocauste n’a eu lieu. Ce qu’ont enduré les Arméniens est une tragédie mais pas un génocide" avait déclaré en 2001 le Prix Nobel de la Paix et ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres.

La résolution viendra probablement à l’ordre du jour de la Chambre des Représentants début septembre, quand le Congrès reprendra sa session d’automne. Il sera intéressant d’observer la suite des événements…

Sources : www.collectifvan.org / www.tetedeturc.com / www.armenews.com  

30/07/2007

PLUS CA CHANGE, PLUS C’EST PAREIL… HELAS !

c82392c3bde19da6850608816b82777d.jpgJe délaisse provisoirement aujourd’hui la série sur les organisations américaines pour m’intéresser à une association bien française qui semble avoir de la virulence et des moyens à revendre et qui vient encore de le prouver la semaine dernière grâce à une action d’éclat : l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF).

L’action d’éclat, c’est l’ « achat » le 26 juillet, sous contrôle d’huissier, d’un gros paquet de livres et revues soupçonnées du crime n°1 dans ce pays : révisionnisme. Cet achat-saisie a été opéré dans deux librairies parisiennes, La Licorne Bleue et La Librairie du Savoir à la demande expresse de l’UEJF. Dans les deux cas, le Procureur de la République, avec une célérité exemplaire, a mandaté illico commissaire de police, huissier et historien dans les locaux maudits afin de rechercher le maximum d’objets du délit.

«Une expertise doit ensuite être effectuée pour déterminer si ces ouvrages contreviennent ou pas à la loi Gayssot du 13 juillet 1990 visant à "réprimer tout propos raciste, antisémite ou xénophobe". Si c'est le cas, des poursuites pourront être engagées. »  Le tout nouveau président de l'UEJF, Raphaël Haddad, 24 ans, conseil en stratégie d’entreprise, a également déclaré: « Avoir débusqué la nouvelle adresse de la Librairie du Savoir vient rappeler la nécessité actuelle de lutter contre le négationnisme. Aujourd’hui, Paris détient le triste trophée de capitale européenne des librairies négationnistes. Faisons en sorte qu’elle le perde.»

Alors moi, je ne me demande pas si les bouquins sont révisionnistes ou pas, ni même s’ils sont interdits à la vente ou pas. Ce que je constate, c’est qu’une association communautaire représentant 15 000 étudiants juifs se substitue carrément aux pouvoirs publics qui apparemment, jusque là, n’avaient pas cru utile d’intervenir…

En d’autres termes, est-il normal de voir une association ouvertement confessionnelle revendiquer ainsi un statut politique et des rapports privilégiés avec le pouvoir ? C’est cela qui me choque extrêmement. Nous sommes bel et bien devenus un pays communautariste où de plus en plus ouvertement, certaines communautés s’arrogent le droit exorbitant de décider pour tous les autres et cela, sans le plus petit début de légitimité.

Et d’ailleurs, pourquoi une telle hargne à l’égard de ces malheureux ouvrages ? Puisqu’on nous répète que c’est rien que mensonges et compagnie, ne serait-il pas plus intelligent - plutôt que de se livrer à cette chasse aux sorcières éperdue - de les ignorer avec panache et superbe? En tout cas, c'est bizarre, alors que justement personne ne s’en préoccupe le moins du monde, de remettre ça sur le tapis, en plein mois de juillet…

Puisque nous en sommes à l’UEJF, continuons à faire les présentations. Je parlais au début de l’article de moyens à revendre. Et là, je vais me permettre de reprendre tout bêtement un texte que j’avais publié en janvier dernier, sous le titre L’UEJF et l’argent du contribuable :

« J’ai fait récemment état d’une subvention attribuée à  l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF) par le secrétaire général du gouvernement, qui était alors Jean-Marc Sauvé, nommé depuis vice-président du Conseil d’Etat : 200 000 euros pour la seule année 2006 !  200 000 euros, c’est déjà une belle somme. Qui en dit long sur le montant total de subventions que doit palper cette association éminemment citoyenne de la part des ministères, municipalités, collectivités locales et régionales, etc, etc. J’en passe et des meilleures et des plus juteuses. Normal, l’argent du contribuable n’est-il pas fait pour aider les associations méritantes à lutter contre le racisme et l’antisémitisme ?

Petit retour en arrière : l’UEJF a été créée en 1944 dans un but social. Dans les années 60, elle sera très marquée à gauche, puis vers 1980, se range sous la bannière du parti socialiste et en cette qualité, crée en 1984 SOS Racisme. C’est en tout cas ce qu’elle affirme clairement sur son site à plusieurs reprises. Il faut reconnaître qu'on se dispute la paternité de cette officine.

Au fil des années, l’UEJF s'affirmera de plus en plus communautaire et sioniste, bien qu’officiellement apolitique (elle aussi). Elle périclite dans les années 90, mais, en 1999, doit sa résurrection à la nouvelle intifada et aux troubles antisémites qui s’ensuivent en France. Elle publie en 2002 un livre blanc, Les antifeujs, qui dénonce tous les actes antisémites connus depuis deux ans et se voit reçue à cette occasion par Jacques Chirac.

Son grand cheval de bataille reste bien sûr la dénonciation hystérique de l’extrême-droite. Elle se considère comme le rempart de la bête immonde au sein de l’Université. Sa section Assas est particulièrement active, tout comme celle de Lyon, très impliquée dans la vie politique locale et qui s’est spécialement illustrée lors de l’ « affaire » Gollnisch.

Sa position sioniste est sans équivoque. D’ailleurs, en 2002, pour soutenir Israël, l’UEJF tiendra sa convention « nationale » à Jérusalem. Son grand souci est de promouvoir la paix au Proche Orient. C’est pourquoi, en octobre 2006, elle demandait des sanctions contre l’Iran, en précisant bien que l’option militaire devait être envisagée.

Résumons : 10 sections locales à Paris, 15 dans les grandes villes de France, 34 membres élus aux conseils d’administration des universités, ces performances justifient-elles vraiment une telle manne de la part des pouvoirs publics ? »

Je rappelle que l’UEJF revendique 15 000 étudiants adhérents, sur un total de 2 275 000 étudiants pour la France. Encore une fois, cette représentativité justifie-t-elle pareille arrogance ?

29/07/2007

ALYA MASSIVE DES JUIFS RUSSES… EN ALLEMAGNE

f2d671510aca52819df365916198c63f.jpgL’Etat d’Israël ne fait pas mystère de sa volonté d’attirer le maximum d’émigrants juifs de la diaspora sur son territoire. Il en a un besoin vital, ne serait-ce que pour contrebalancer les effets de la démographie de ses citoyens arabes. Toute une batterie de mesures incitatives a été déployée à cet effet et Ariel Sharon n’avait pas craint en son temps de dramatiser la situation des juifs de France pour les inciter à partir. Certains sautent le pas, on l’a vu, et font leur alya, ou montée vers Israël.

 

Mais il y a le revers de la médaille, autrement dit le retour à la case départ d’une partie non négligeable de ces émigrants, sans compter le départ d’Israéliens vers d’autres cieux. Une déperdition suffisamment importante pour être devenue un sujet de préoccupation pour le gouvernement.

La vérité, c’est que l’on assiste, malgré les départs fortement médiatisés, comme celui de France la semaine dernière, à un net déclin de l’émigration vers Israël. Pire encore, et ce phénomène est nouveau, alors que Russes et Ukrainiens émigraient en masse il y a un certain nombre d’années, beaucoup de ces « Israéliens » de fraîche date retournent à présent vivre dans leur ancien pays. Il en va de même pour l’Allemagne.

Plus de 4 000 Israéliens sont ainsi redevenus Allemands en 2006, soit une très nette augmentation par rapport aux années précédentes. Et l’on chiffre à 300 000 le nombre de citoyens de l’Etat hébreu qui pourraient potentiellement suivre cette voie. En renonçant pour cela à la double nationalité, condition mise par l’Allemagne.

Comme si cela ne suffisait pas, l’émigration juive russe a déserté Israël pour aller s’installer, elle aussi, … en Allemagne. Depuis les années 90, on assiste en effet à un véritable exode de cette population, vivement encouragé par le gouvernement allemand au moyen de divers avantages. Résultat : la communauté juive allemande a triplé de volume. Ce qui a occasionné une brouille persistante entre les responsables de cette communauté et le gouvernement israélien qui, furieux d’être frustré de cette masse d’immigrants potentiels, a décidé une contre-attaque.

Israël a ainsi décidé d’étendre les compétences de Nativ, une agence d’émigration initialement créée pour la seule Russie, à l’Allemagne, afin d’essayer d’inverser la tendance et de repêcher, au moyen de cours d’hébreu et de divers programmes incitatifs,  les 220 000 juifs russes qui s'y sont installés aux cours des 10 dernières années. Cet élargissement des compétences interviendra dès septembre 2007.

Cette explosion de la communauté juive allemande en raison de l’arrivée massive des Russes est cependant loin de ne faire que des heureux. En témoignent ces propos d’une habitante de Düsseldorf : « Nous étions 1 200 à Düsseldorf et nous sommes 15 000 maintenant. Les « Russes » s’intègrent très bien, si bien même que c’est nous, les « anciens » qui nous trouvons « submergés » (…) En fait, la plupart ne se sentent pas juifs du tout, ils viennent d’un régime communiste où la religion n’avait pas de place. Beaucoup sont mariés à des Russes non juifs, dont les enfants n’ont aucune idée de la religion, mais ils profitent des privilèges d’immigration. (…) Et en plus, ils sont en majorité et nous attendons pratiquement le moment où ce seront eux qui mèneront la barque, malgré leurs convictions athées ».

Je suis sûre que, comme moi, vous n’aurez pas manqué d’apprécier la saveur de cette réaction …. « Submergés, profiter des privilèges, eux qui mèneront la barque »…. Voyons, voyons, que faites-vous, Madame, de l’enrichissement par les différences, de l’accueil de l’étranger, de la tolérance universelle ? Je me demande vraiment ce qu’en penserait la LICRA…

Source : www.guysen.com

26/07/2007

2% de la population décidément très très influents…

40cfc7c369c7216e0e5b06352f0c06b9.jpgAujourd’hui, pour nous détendre un peu, et afin d’étayer nos propos (im)pertinents sur les lobbys très actifs outre Atlantique, et ailleurs, nous nous bornerons à contempler trois photos plus parlantes que bien des discours.

 

Voici donc trois candidats putatifs aux présidentielles américaines - Hillary Clinton, Barack Obama, Rudy Giuliani.  Vous constaterez avec quelle célérité tous trois se sont déjà précipités chez qui de droit pour faire leur examen de passage….

 

Les autres ne vont pas tarder à leur emboîter le pas et dire que la campagne n’a même pas encore vraiment commencé!

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En tout cas, vous l’aurez compris, il n’y a guère de « rupture » ailleurs que dans les mots à attendre là-bas non plus.

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25/07/2007

MONTEES ET DESCENTES (suite et fin)

J’ai oublié de préciser dans mon article d’hier sur l’alya d’un certain nombre de nos compatriotes, deux points importants :

1)      comme l’a judicieusement fait remarquer un des correspondants dans son commentaire, ces personnes ont effectivement la possibilité de conserver la double nationalité

2)      les nouveaux immigrants bénéficient par ailleurs d’un certain nombre  d’exonérations fiscales qui ne sont pas négligeables. Et qui contribuent peut-être, d’ailleurs, à aigrir les relations avec les « de souche », si je puis dire. Loin de moi l’idée que cet argument bassement matérialiste puisse jouer, mais enfin, il n’en demeure pas moins que sont prévues : des  réductions d’impôts sur le revenu durant 42 mois ; des exonérations sur les plus-values réalisées sur la vente de biens à l’étranger durant les 10 premières années de l’alya ; ainsi que sur les retraites, exonérées d’impôts durant les cinq premières année de résidence en Israël.

 

 

 

 

09:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1)