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22/09/2007

LE NOUVEAU MINISTRE AMERICAIN DE LA JUSTICE

f61faa0c11e58cb3990540c981df6f05.jpgGeorges Bush vient de nommer en début de semaine son nouveau ministre de la Justice : il s’agit de Michael Mukasey, 66 ans, ancien juge fédéral de New York à la retraite.

Le nouvel Attorney General est un juif pieux qui, bien que très proche ami, avait refusé de diriger la prestation de serment de Rudolph Giuliani parce qu’elle avait lieu un samedi, jour du shabbat.

 

Ancien journaliste, il est considéré comme un expert en matière de sécurité nationale. D’ailleurs, le président américain a justifié son choix en estimant : « Le juge Mukasey est lucide sur la menace à laquelle notre nation fait face. Il sait ce qu’il faut pour mener cette guerre de façon efficace et il sait le faire d’une façon conforme avec nos lois et notre Constitution ».

Michael Mukasey est un conservateur proche de Rudolph Giuliani, candidat à l’investiture républicaine pour la présidentielle de 2008. Le poste de ministre de la Justice était vacant en raison de la démission forcée, en août dernier, de Alberto Gonzales, éclaboussé par divers scandales.

Ce choix devra à présent être validé par le Sénat, ce qui ne devrait présenter aucune difficulté.

Il s’agit du second Attorney General juif. Le premier, Ed Levi, avait occupé ce poste sous le président Gérald Ford.

Source: www.guysen.com

14/09/2007

JUSQU’OU VA SE NICHER LA SERVILITE A L’EGARD DU SYSTEME?

Dans notre beau pays antiraciste, quelque chose peut-il encore nous surprendre ? Dans la série « prosternons-nous, battons-nous la coulpe, le système nous en saura gré », voici un épisode plutôt corsé survenu en Alsace.

Une enseignante en « droit pénal spécial », maître de conférences à l’université Robert Schuman de Strasbourg, s’est tout simplement crue autorisée à surnoter carrément de 10 points, lors de l’examen final, ceux de ses étudiants qui s’étaient portés volontaires pour participer à un travail sur… le "négationnisme" qu’elle avait initié depuis 2004. Une prime à la soumission la plus plate à la pensée unique, en quelque sorte.

Le travail en question consistait, pour ces étudiants-militants, à aller, avec la bénédiction de la Région – pilotée par Adrien Zeller, ancien membre de l’UDF, détail qui a son importance, on le verra – dans les lycées alsaciens afin d’y prêcher la bonne parole antiraciste, pour ne pas dire afin de bourrer le crâne aux lycéens. Déjà à ce stade, je trouve cette démarche plutôt étonnante. On pourrait imaginer trouver plus qualifiés que des étudiants en droit pénal, même « spécial » pour traiter du sujet, mais surtout, n’existe-t-il vraiment pas d’autres lacunes, infiniment plus préoccupantes et plus urgentes, à combler dans les lycées ? Plus de 1000 élèves auraient ainsi été « touchés », les veinards.

En décembre 2004, l’enseignante en question, Chantal Cutajar, s’était rendue en grande tenue – toge universitaire – au camp alsacien du Struthof pour y faire un cours devant des centaines de lycéens et d’étudiants et en présence d’une rescapée de Ravensbrück. Elle crée ensuite un module de formation d’une durée de 48 heures à l’intention de ses étudiants de maîtrise volontaires pour cette action, afin qu’ils puissent « transmettre au mieux leurs connaissances ».

Estimant que toute peine mérite salaire, surtout s’agissant de supplétifs aussi zélés, elle ajoutait donc systématiquement 10 points à la note de l’examen de droit pénal spécial des seuls volontaires es-"négationnisme" (34 cette année). Pour faciliter les choses, l’anonymat des copies n’était  pas requis lors de cet examen.

Apparemment, ce manège n’a pas fait de vagues jusqu’à cette année, où le nouveau doyen de la faculté de droit s’est quand même étonné de cette pratique discriminatoire et de cette « prime » ainsi accordée au seul volontariat et non à la qualité du travail. Il réclame une sanction et la saisine du conseil de discipline.

Deux « détails » pour finir :

-         aucun étudiant, parmi ceux lésés par cette pratique pour le moins curieuse, n’a cru bon de déposer une réclamation, ce dont le nouveau doyen s’étonne également. Un peuple de lobotomisés, on vous dit !

-         Mme Cutajar, qui s’intéresse vivement à la politique, brigue une tête de liste aux prochaines municipales de Strasbourg. Celle de l’UDF-Modem, justement.

Source: Dernières Nouvelles d'Alsace

DERNIERE MINUTE - VENDREDI 14 SEPTEMBRE 12h

Soyez rassurés: il n'y aura pas sanction à l'égard de Chantal Cutajar, car les DNA de ce jour nous informent que Florence Benoît-Rohmer, présidente de l'université Robert-Schuman, a estimé du haut de sa grande sagesse que: « L'université doit encourager l'innovation pédagogique, il n'y a donc pas lieu de laisser ouvert ce dossier ».

C'était de l'innovation pédagogique, et on n'avait rien compris! Qu'on est bêtes, quand même!

12/09/2007

DE PLUS EN PLUS FORT: UN ANCIEN DIRECTEUR DE YAD VASHEM SOUPCONNE DE CRIMES DE GUERRE

Le parquet lituanien veut interroger Yitzhak Arad, 81 ans, ancien directeur du mémorial Yad Vashem à Jérusalem, qu'il soupçonne d'avoir participé à des crimes contre la population civile et des prisonniers pendant la seconde guerre mondiale. "Nous avons adressé au parquet israélien une demande d'aide judiciaire", a indiqué à l'AFP un procureur au parquet général lituanien, Rimvydas Valentukevicius. "Nous (y) demandons de transmettre à M. Arad une notification sur nos soupçons et de l'interroger dans le cadre d'une enquête préliminaire sur sa participation possible à des crimes contre l'humanité en Lituanie, pendant la seconde guerre mondiale".

8f08b584a3bd2137f58caf7223e29a48.jpgSelon le procureur, l'enquête est liée à l'assassinat de plusieurs dizaines de civils et de prisonniers de guerre par des membres de la résistance soviétique dont Arad avait fait partie pendant l'occupation nazie. Selon les informations recueillies depuis le lancement de l'enquête en mai 2006, M. Arad aurait pu participer à des exécutions de résistants lituaniens à la fin de la seconde guerre mondiale, alors qu'il était membre de la Sécurité soviétique, le NKVD.

Les soupçons sont basés sur ses propres mémoires et sur les documents retrouvés par le Centre lituanien de recherches sur le génocide et la résistance. Interrogé mardi par le quotidien polonais Rzeczpospolita, M. Arad a clamé son innocence: "Je n'ai jamais tué un civil. Cela aurait pu arriver pendant des combats mais à froid je n'ai jamais assassiné un civil ou un prisonnier de guerre ... Une seule fois j'ai pris des prisonniers lituaniens. Nous les avons tous libérés par la suite, sauf un qui s'est avéré policier encore d'avant la guerre. Je me souviens que nous l'avons exécuté sur ordre de nos commandants mais ce n'est pas moi qui ai appuyé sur la gachette", a-t-il déclaré.

Selon lui, il s'agit d'une "tentative de vengeance" de la part des "héritiers des collaborateurs lituaniens, des nationalistes et des radicaux de toutes les couleurs", car "J'ai décrit en détail de nombreux crimes terribles qu'ils avaient commis", a-t-il encore expliqué.

Avant la seconde guerre mondiale, il y avait environ 220.000 juifs en Lituanie, en particulier à Vilnius alors surnommée la "Jérusalem du nord", dont la plupart ont péri durant la guerre. Durant les hostilités, Yitzhak Arad, né lui-même près de Vilnius, avait rejoint, comme de nombreux juifs, les partisans pro-soviétiques qui combattaient contre les troupes allemandes. A la fin de la guerre, il s'est rendu en Palestine où il a rejoint la clandestinité juive. Il a ensuite servi dans l'Armée israélienne de défense et a pris sa retraite en 1972 avec le grade de général de brigade. Il est également l'un des historiens les plus connus de l'holocauste et a dirigé l'institut Yad Vashem de 1972 à 1993.

8f827ce7e65aad0f862d721ff6dffb85.jpgYitzhak Arad a participé, en tant que témoin et expert, aux procès intentés aux Etats-Unis contre Alexandras Lilejkis et à Algimantas Dajlide qui avaient occupé des postes importants dans la police lituanienne. Les deux émigrés ont été déchus de la citoyenneté américaine et expulsés du pays. En Lituanie, Yitzhak Arad a également participé à la réunion de la Commission pour l'évaluation des crimes des régimes d'occupation nazie et soviétique, au cours de laquelle il avait soulevé la question de la participation des Lituaniens à l'extermination de la communauté juive de la république.

Sources: AFP, RIA Novosti

10/09/2007

DES NEO-NAZIS EN ISRAEL: DECIDEMENT, ON AURA TOUT VU

Scandale en Israël depuis samedi dernier, avec l'arrestation de huit jeunes de 17 à 19 ans accusés d'activités néo-nazies. Parfaitement, néo-nazies. Ces jeunes, qui sont originaires de l'ex URSS, se seraient rendus coupables de taggages de synagogues et d'attaques contre certaines catégories de la population, telles que juifs pieux, travailleurs étrangers, homosexuels ou drogués.

Ce qui est étonnant, c'est que certains faits remontent à l'année dernière: ils avaient alors vandalisé la synagogue de leur ville, Petah Tikva, mais avaient été relâchés une semaine plus tard car "aucune loi précise ne condamne ce genre d'agissements en Israël".

Une carence qui risque d'être rapidement comblée car devant  l'émotion suscitée par cette affaire, les réactions politiques ne se sont pas fait attendre: ainsi, le député national religieux Zevoulon Orlev a annoncé qu’il proposerait, à la rentrée parlementaire, une loi visant à retirer la nationalité israélienne à toute personne soupçonnée d’actions antisémites.
Effie Eitam, député membre du même parti, a quant à lui, demandé une révision de la Loi du retour afin d’interdire le droit d’alya aux non juifs.

Justement, ces jeunes qui se revendiquent néo-nazis, sont-ils juifs ou non? Ce qui est sûr, c'est qu'ils ont bel et bien bénéficié de cette loi du retour car pour chacun d'eux, l'un de ses grands-parents au moins était juif. Ils ont donc obtenu le droit d'émigrer en Israël et d'en obtenir la nationalité. Un seul grand-parent juif fait donc de vous un juif au regard de la loi israélienne? On perçoit à travers ce fait-divers tous les problèmes posés par des critères assez élastiques. Et d'ailleurs, dans les commentaires parus sur les sites juifs qui relatent l'affaire, on se plaint assez fréquemment de cet état de choses: à savoir que pour minorer le nombre d'arabes israéliens, les autorités ont accueilli très (trop?) largement les occidentaux. Essentiellement des Russes comme dans ce cas précis.

Ce n'est du reste pas la première fois que ce type d'agissements survient en Israël: en 2005, un militaire avait été condamné pour avoir créé un site néo-nazi surnommé L’union des Israéliens blancs dans lequel figurait un lien vers "Mein Kampf". Et en août et septembre 2006, un jeune Israélien, venant de l’ex-URSS, avait également été victime de harcèlement antisémite lors de son service militaire sur une base de Tsahal.
Zalman Gilichenski, responsable du centre Dmir, qui offre une assistance aux victimes des néo-nazis, estime ainsi à 500 le nombre d’actes antisémites perpétrés chaque année en Israël.

Ce qui a sans doute fait dire au ministre Eli Yishaï qu'il ne fait aucune doute que ''la mouvance néo-nazie est un cancer qui ronge la société israélienne''.

Source: http://www.guysen.com/articles.php?sid=6131

02/09/2007

PAS STRAUSS-KAHN

118c668fdf918c05d7144d9e4a6fa9c4.jpgSi l'on veut avoir des informations et des commentaires qui sortent des sentiers battus et archibattus de la pensée unique et totalitaire, mieux vaut lire la presse étrangère. Le titre de cet article est celui d'un éditorial plutôt assassin à l'égard du candidat quasi imposé à l'Europe par le nouveau locataire de l'Elysée pour prendre prochainement la tête du Fonds Monétaire International (FMI), paru cette semaine dans le Financial Times. Cet éditorial est publié juste après une interview du directeur exécutif russe du FMI, Aleksei Mozhin, parue quelques jours auparavant dans le même journal.

Le mauvais candidat, choisi de la mauvaise façon. Voici en résumé ce qui ressort de l'article. Mauvais candidat car "le curriculum vitae de M. Strauss-Kahn ne montre pas qu'il ait les compétences techniques nécessaires pour le poste". Vous me répondrez qu'il a été ministre des finances en France. Certes, et alors? Le pays s'en est-il mieux porté? Pas plus d'ailleurs que lorsqu'un certain Nicolas Sarkozy était, il n'y a pas si longtemps, ministre du budget... Si les maroquins ministériels étaient attribués en fonction de la compétence, et non en fonction de bien d'autres critères autrement plus sérieux, ça se saurait. Et surtout, on en verrait les retombées. Conclusion: il n'est nullement nécessaire d'avoir fait la preuve d'une quelconque compétence pour postuler à de plus hautes fonctions. Mieux vaut appartenir à certains cercles.

Pour en revenir au FMI, il souffre apparemment d'une grave crise de légitimité et se voit de plus en plus contesté par les pays émergents. L'arrogance des Etats-Unis, maîtres de la Banque mondiale, et celle de l'Union Européenne, qui se réserve le FMI, comme on se répartirait des fiefs, est de plus en plus mal vécue par des pays qui veulent aussi dire leur mot. Et pour commencer, c'est toute la procédure de désignation du directeur du FMI qui est controversée.

Le FMI aurait bien besoin de devenir une autorité crédible, morale même. "Et personne ne peut soutenir que M. Strauss-Kahn soit le candidat au monde le plus qualifié par son expérience, son intelligence ou sa formation".

Au-delà du fait qu'il n'y a pas de raison pour que l'Europe s'attribue ainsi d'office ce poste et continue à régenter les pays émergents comme au temps des colonies, le journaliste souligne qu'il n'est pas dans l'intérêt bien compris de l'Europe elle-même d'imposer un homme qui ne serait ni qualifié ni légitime. Il termine son article, au cas où "le mauvais candidat choisi de la mauvaise façon" l'emporterait quand même, en considérant qu'il s'agirait d'une "victoire à la Pyrrhus".

Rappelons que la Russie a elle aussi, à la surprise générale, présenté un candidat: Josef Tosovsky, ancien premier ministre de la république tchèque. Les Etats-Unis et l'Europe représentent 49,85% des votants.

29/08/2007

ENCORE UN PEU DE VASELINE ET CA FINIRA PAR PASSER

894c24a499ab88396225b6be489343e1.jpg« Si la Turquie était européenne, ça se saurait »

 « Que la Turquie fasse des problèmes pour reconnaître l'un des membres de la Communauté européenne, Chypre, c'est quand même une drôle de façon de demander à s'intégrer »

« En démocratie, je n'ai pas à échanger ma loyauté au président de la République et mes convictions. Le président de la République a des convictions, il les exprime avec force, elles sont éminemment respectables, j'ai aussi des convictions. Personne ne veut rejeter la Turquie, c'est un grand peuple, une grande civilisation. Je suis très clairement pour le partenariat privilégié, pas pour l'adhésion parce que déjà, l'Europe à 25, on a du mal à la faire fonctionner"

« Quand bien même c'est un pays laïc, il est en Asie mineure. Je n'expliquerai pas aux écoliers français que les frontières de l'Europe sont avec l'Irak et la Syrie. Quand on aura fait du Kurdistan un problème européen, on n'aura pas fait avancer les choses".

Bon, vous aurez compris sans que je vous fasse un dessin de qui étaient ces mâles propos destinés aux gogos ravis de les gober, et qui en redemandaient. Et c’étaient bien les Turcs qui avaient raison, qui déclaraient au lendemain de l’élection de Sarkozy "Dans le processus européen comme dans les relations franco-turques, nous souhaitons à partir de maintenant ne plus entendre les déclarations faites par Sarkozy durant la campagne électorale dans nos relations bilatérales". Ben, tiens !

Donc, résumons : La France avait le pouvoir de bloquer le processus d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne. Et c’est bien ce que les électeurs de Sarkozy attendaient. Evidemment, cela aurait constitué un geste politique très fort, un véritable pavé dans la mare du sytème. Ca n’aurait pas été de la com’, cette fois.  On aurait assisté à une redistribution des cartes et c’est ce qu’espéraient, au-delà des Français, les peuples européens.

Bien évidemment, système oblige, la France n’a rien bloqué du tout et le processus s’est poursuivi comme si de rien n’était. Nul doute que des impératifs stratégiques liés au triangle USA/Israël/Turquie n’aient largement pris le pas sur les intérêts de l’Europe.

Aujourd’hui, devant les ambassadeurs, acte 2 de la pièce de théâtre : on fait les gros yeux – ça impressionnera dans les chaumières où l’on croira, peut-être, que la France mène le bal – et on exige en contrepartie de la poursuite du processus…. de créer un goupe de sages !!! pour réfléchir à l’avenir de l’Europe !!! Jolie façon de noyer le poisson. Je note au passage que cela signifie en clair que personne n’aurait encore songé à réfléchir à l’avenir de l’Europe ? Et ce sont ces gens qui sont chargés de notre avenir et de celui de nos enfants !

"La France ne s'opposera pas à ce que de nouveaux chapitres de la négociation entre l'Union et la Turquie soient ouverts dans les mois et les années qui viennent, à condition que ces chapitres soient compatibles avec les deux visions possibles de l'avenir de leurs relations : soit l'adhésion, soit une association aussi étroite que possible sans aller jusqu'à l'adhésion", voilà le nouveau palier intermédiaire. En attendant le plongeon final. On est loin du début de l’article, non ?

A l’UMP, on est quand même un peu embarrassés, mais au PS, on pavoise et on se félicite de ce que le locataire de l’Elysée ait évolué sur la question et abandonné sa « posture électoraliste ». Tout est dit dans ces deux mots, n’est-ce pas ? Et surtout, le profond mépris dans lequel sont tenus les peuples, aux yeux de ces messieurs-dames trop manipulables et trop cons pour comprendre où est leur véritable bien et qu’il faut donc mener malgré eux, comme des veaux.

Le Monde a eu le toupet de déclarer que Sarkozy cherchait « à sortir de son isolement en Europe au sujet des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne » Quel isolement ? De qui se moque-t-on ? Ignore-t-on à Bruxelles que la grande majorité des PEUPLES européens est parfaitement opposée à cette adhésion ? Mais que les pseudo élites européennes font comme si de rien n’était ? Ce ne sont pas les Européens, qui dans cette histoire n’ont rien à dire, mais  le système à la botte des Américains et des lobbies qui pousse de toutes ses forces à une intégration nuisible à l’Europe. Justement parce qu’elle sera nuisible à l’Europe.

Les naïfs – et ils sont nombreux – qui ont voté Sarkozy parce qu’il était « contre » l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, finiront peut-être par ouvrir les yeux un jour. Et se rendre compte qu’il ont en réalité élu un rouage du sytème encore plus zélé et plus empressé que tous ses prédécesseurs. Qu’on finira peut-être même par regretter, si ça se trouve. Un comble !

Je note que M. José Manuel Barroso,  président portugais de la Commission européenne, a « personnellement » averti Sarkozy des « conséquences très négatives » qu’il y aurait à s’opposer à un processus d’adhésion approuvé par les 27. Pourquoi donc est-il si empressé à accueillir la Turquie ? Pense-t-il donc que tous les chantiers utiles à l’Europe sont achevés ? L’état de son pays, le Portugal, devrait pourtant l’amener à considérer qu’avant de lancer des invitations à l’extérieur, il y a encore beaucoup de boulot à faire à la maison.

28/08/2007

FAITES CE QUE JE DIS, MAIS SURTOUT PAS CE QUE JE FAIS!

Vous allez admirer une magistrale illustration de ce principe dans l'article suivant, paru sur le site http://ladroitestrasbourgeoise.blogspirit.com/  .

"050262642ec04d837cca40c9057e7e9d.jpgLes Dernières Nouvelles d'Alsace de ce jour (dimanche 26 août) nous apprennent que le rabbin Yonathan Lévy, qui partageait ses fonctions entre les communautés juives libérales de Montpellier et de Strasbourg a été brutalement remercié par la fédération du judaïsme libéral. Pourquoi ce licenciement soudain ? C'est que, nous explique le quotidien, le rabbin Lévy a eu l'impudence d'épouser en juillet une pasteure de l'Église réformée de France !
Singulière décision, avouons-le, que ce lourdage expéditif. Aux yeux de certains, la huguenote ne pourrait pas faire bon ménage avec le docteur de la loi juive. Une pareille exclusion surprend à l'heure où nous sommes tympanisés par l'injonction mille fois réitérée de déposer le sac de nos origines pour nous mélanger et faire à l'Autre le présent de nos identités. A l'heure où l'évangile métisseur répété en boucle par tous les tuyaux de la communication citoyenne nous commande de n'exister que dans la sarabande des croisements et des hybridations.

Le paradoxe, c'est que les diverses confessions judéo-chrétiennes ne sont jamais en reste pour entonner le péan mélangiste. Leur pathos s'articule sans fin sur la nécessité de l'ouverture, de la rencontre et du partage. Un seul credo d'ailleurs, du camp laïque au camp religieux: le culte de l'Autre, la bénédiction de l'Alter. Un seul mot d'ordre: s'extraire de nos identités "frileuses" pour réaliser dans l'indistinction du genre humain la promesse d'une humanité pacifiée et heureuse. C'est établi de source sûre: l'identité c'est la crispation sur une construction imaginaire, c'est la fermeture, le rétrécissement, le rabougrissement et pour finir, la barbarie et le crime. D'où l'ironie qui nous titille quand nous rencontrons une information de cet acabit. Le rabbin Lévy se serait corrompu dans l'impureté en frayant avec une chrétienne. Soit.
Renégat, il ne serait plus digne d'enseigner à ses ouailles les beautés de la parole divine. Et le voilà débarqué pour cause de trahison à l'exclusivisme religieux.

Serait-il possible que les religions à prétention universaliste, à commencer par le judaïsme prétendument "libéral", soient les premières à s'exonérer de l'obligation morale qu'elles font aux autres de se perdre dans la soupe mondialisatrice qui plaît tant à l'occident contemporain? Un occident post historique qui voit dans le métissage des cultures et des religions la fin tant attendue de la négativité, du conflit et de toute dialectique, et, finalement, de toute vie humainement vivable, ainsi que l'ont parfaitement analysé Philippe Muray et Jean Baudrillard, des intelligences qui nous font aujourd'hui cruellement défaut.
Ce n'est pas sans une certaine ironie, c'est vrai, que l'on voit, ce jour, les tenants d'une croyance qui se pose en institutrice de l'universel, faire défaut au message qu'ils tiendraient du Très-Haut pour pratiquer une purge sectaire qui contredit avec tant d'insolence les commandements dont ils nous abreuvent. A ce point, le sourire voltairien éprouve le plus grand mal à réprimer le mouvement des zygomatiques...

Et pourtant, le paradoxe ironique une fois cultivé, il n'en reste pas moins cette vérité historique incontournable. Depuis 2000 ans qu'ils vivent en diaspora, minoritaires au milieu des nations, c'est grâce à leur fidélité et à leur inflexibilité que les juifs, orthodoxes ou libéraux, ont su porter jusqu'aux temps présents le témoignage d'une identité maintenue envers et contre tout. Si ils avaient dû conjuguer l'universel comme il nous est fait obligation aujourd'hui de le cultiver, il n'existerait tout simplement plus de juifs pour témoigner d'une des potentialités de l'humanité. Ils ont vécu dans l'affirmation d'eux-mêmes contre vents et marées et ceci au prix d'une fermeture volontaire, entourés de mépris et souvent en butte à la haine des gentils. Et ce réflexe de survie ne s'est pas dissous dans le nihilisme contemporain et dans son apologie toujours ressassée de la flexibilité et du déracinement salvateur. L'éviction du rabbin Lévy, aussi déplaisante puisse-t-elle paraître, rappelle à tous, et particulièrement à des catholiques "de progrès" empressés de prouver leur bonne foi dans le culte d'un oecuménisme caoutchouteux négateur de toute affirmation spécifique, que la fidélité a des exigences qu'il faut savoir maintenir même quand elles déplaisent à l'opinion publique, ou du moins à ce qu'on tient pour telle. L'abolition de toute différence qui est la tentation morbide d'un occident en fin de cycle débouche davantage sur l'anomie que sur la réconciliation. Et c'est pourquoi cette éviction est aussi une leçon.
Ce qui vaut pour les juifs et souvent aussi pour les musulmans ne pourrait-il valoir pour les autres ? N'est-ce pas le cardinal Ratzinger qui déclarait il y a peu que plus une religion correspond avec le monde et plus elle devient superflue.
Nous souhaitons en tous cas beaucoup de bonheur au rabbin Lévy et à sa compagne."

Coclés

J'ajoute à cet excellent article mon grain de sel, trouvé sur http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3441927,00.html  , qui relate également l'affaire. Sous le titre No ordinary love, on apprend que la famille de la mariée du côté maternel  était en fait juive, mais avait dû le cacher, vous devinez pourquoi. La pasteure était donc à la recherche de ses racines juives lorsqu'elle a opportunément trouvé à les cultiver de près, en la personne de Jonathan Lévy. Au résultat des recherches, il s'est avéré que selon la halacha, la loi juive, elle était juive elle-même. Ce qui ne l'a pas empêchée de conserver son ministère tandis que, comme on l'a vu, son époux perdait le sien. Ils se sont mariés à Jérusalem il y a six semaines et envisagent de partir un jour pour Israël.

Voilà en tout cas une belle histoire de métissage religieux et néanmoins amoureux, un magnifique exemple d'alliance judéo-chrétienne, qui devrait transporter d'aise tous les thuriféraires patentés de la tolérance et de l'ouverture, non? La mariée a d'ailleurs affirmé: "C'est un mariage à trois: Jonathan, moi et Dieu. Je suis toujours pasteur protestant et je crois toujours en Jésus. Nous prions tous les deux chaque matin". "Je vois notre mariage comme une union symbolique entre l'Ancien Testament et le nouveau", a ajouté le nouvel époux. Un sentiment loin d'être partagé par les officiels juifs, ce qui a fait dire à Jonathan: "J'en suis triste. J'aimerais que mon mouvement soit aussi tolérant qu'il le prêche aux autres. Tout ce qu'ils sont capables de voir, c'est qu'un rabbin a épousé une pasteure. Ils ne sont pas capables de considérer que Jonathan a épousé Catherine".

23/08/2007

SURPRISE: L'ANTI-DEFAMATION LEAGUE RECONNAIT LE GENOCIDE ARMENIEN

f94bc8a401a7dcf2e86a0f8ba043d1b4.jpgAu début du mois d'août, nous parlions des efforts déployés par la Turquie pour faire capoter au Congrès américain un projet de loi reconnaissant le génocide arménien. Abdullah Gül, ministre des affaires étrangères, avait fait le voyage à Washington pour rencontrer, entre autres, les responsables des organisations juives, elles aussi farouchement opposées à une telle reconnaissance, tout comme l'Etat d'Israël. Sans oublier la délégation de juifs turcs qui avaient également fait le voyage en Amérique pour soutenir le même point de vue.

Il est d'autant plus étonnant de constater que l'Anti-Defamation League, la puissante ligue "antiraciste" américaine, fait aujourd'hui totalement machine arrière et se décide à reconnaître officiellement le génocide arménien. Son président, Abraham Foxman, a déclaré mardi: "Suite à la controverse qui plane depuis quelques semaines sur la question arménienne, et parce que nous voulons que la communauté juive soit unie, l’ADL a décidé de reconsidérer sa position à propos du massacre perpétré par les Turcs à l'encontre de la population arménienne..... Nous ne l’avons jamais nié, mais jusque-là, nous avions toujours qualifié ces événements douloureux perpétrés de 1915 à 1918 par l'Empire ottoman de massacres et d'atrocités. A la réflexion, nous en sommes arrivés à partager les vues de Henry Morgenthau Sr, à savoir que les conséquences de ces actions équivalaient à un génocide. Si le mot avait existé alors, c'est ainsi qu'on l'aurait qualifié".

Que s'est-il donc passé pour amener ce revirement? Il semblerait d'une part que les responsables de ces grosses organisations qui font habituellement la pluie et le beau temps, aient rencontré une sorte de fronde de leur base ainsi que des critiques émanant d'une partie de la communauté juive américaine. D'autre part, et surtout, elles doivent affronter la colère de la communauté arménienne des Etats-Unis qui commence à s'organiser et à se manifester. Et surtout à boycotter. Ainsi, début août, le conseil de la ville de Watertown, dont 20 % de la population est arménienne, a décidé de se retirer d'un programme de l’ADL intitulé ''Pas de place pour la haine''. Tout cela commençait à faire désordre, sans parler de l'impact financier éventuel.

487b63bea2738e085455b2e841f8b0cd.jpgFoxman a déclaré avoir consulté sur la question son mentor, Elie Wiesel, ainsi que d'autres historiens, avant d'ajouter ''J’espère que la Turquie comprendra que ce sont des amis à elle qui la poussent à se confronter au passé et à travailler à la réconciliation des Arméniens et des Turcs". La Turquie, qui n'est pas la France ni l'Allemagne, appréciera sans doute modérément de se faire faire ainsi la leçon...

L'ADL a cependant bien pris de soin de préciser qu'elle continuerait à s'opposer à ce que le Congrès adopte une loi sur la question, estimant que ce serait ''contre-productif''. Pour qui? Pour Israël sans doute, dans ses relations avec la Turquie, et aussi pour la communauté juive turque. Mais l'argument officiel majeur, c'est que le Congrès n’a pas à participer à l’écriture de l’histoire. Ca, c'est une excellente raison. Dommage qu'elle soit à géométrie variable. Car je crois me souvenir qu'en France, dans un passé très récent, l'Assemblée dite nationale a, elle, été sommée justement par ces mêmes organisations, d'écrire l'histoire. C'était à propos de la loi Gayssot, si mes souvenirs sont exacts.

Il paraît que M. Foxman s'apprête à sortir un livre qui ne manquera pas d'intérêt. Il s'appellera "The Most Dangerous Lies: The Israel Lobby and the Myth of Jewish Control." ("Les plus dangereux mensonges: le lobby pro-israélien et le mythe du contrôle juif.") L'idée, c'est de pulvériser les malfaisants qui osent prétendre que les groupes juifs confisquent le débat sur Israël et contrôlent la politique étrangère des Etats-Unis. Une démonstration à ne pas manquer.

Pour terminer et afin de montrer que les américano-arméniens commencent bel et bien à se bouger: George Bush a finalement, devant les protestations, retiré la nomination de Richard Hoagland au poste d'ambassadeur des Etats-Unis en Arménie. Hoagland avait affirmé que les événements ne constituaient pas un génocide au sens juridique du terme, car ils n'auraient pas été "prémédités".