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23/10/2007

LE MULTICULTURALISME, VOILA L’ENNEMI !

34a30c5440fca45f37609df8fd3abe79.jpgLa vérité sortirait-elle de la bouche des Anglais? Tenez-vous bien car vous allez être secoués : le chef des rabbins d’Angleterre – soit la plus haute autorité juive du pays - vient de publier un livre où il descend en flammes….le multiculturalisme.

Parfaitement. Le multiculturalisme engendre la ségrégation, étouffe la liberté d’expression et menace la démocratie. Je m’en doutais un peu, notez. Mais imaginez que ce soit nous qui le disisons… Là, ce n’est pas pareil, c’est un rabbin qui tient ces propos iconoclastes. Il a donc le droit d’exprimer un point de vue qui serait insoutenable pour tout autre.

Ce rabbin s’appelle Jonathan Sacks et son livre The Home We Build Together. Recreating Society (La maison que nous construisons ensemble. Rebâtir la société) n’est pas vraiment passé inaperçu outre Manche.

Sa thèse, c’est qu’au départ - du multiculturalisme - les intentions étaient bonnes (bien que nous ayons quelques doutes sur la question, nous autres…).  Mais finalement, au lieu de conduire à l’intégration, le multiculturalisme a favorisé son exact contraire, la ségrégation. Sacks considère que la vie politique de son pays est empoisonnée par la montée des revendications identitaires, les minorités se battant d’abord pour des droits, puis à présent pour des traitements spéciaux. Le processus, a-t-il déclaré, a commencé avec les juifs et s’est poursuivi avec les noirs, les femmes et les homosexuels. Cela a abouti à de profondes divisions dans la société.

Il ne mâche pas ses mots, parlant d’une culture de victimisation qui dresse les groupes les uns contre les autres, chacun clamant que sa souffrance, son oppression, son humiliation sont plus grandes que celles des autres. Il déclare carrément : « La démocratie libérale est en danger. (…) Les politiques de liberté risquent de devenir des politiques de peur ».

Interviewé par le Times, Sacks a revendiqué le caractère politiquement incorrect de son livre, mais dans le sens le plus élevé du terme (selon lui, je précise).

Ce qui ne l’empêche nullement de soutenir à fond les écoles juives en Grande-Bretagne, les jugeant compatibles, elles, avec l’intégration. Car vous l’avez bien sûr deviné, ce sont d’autres « groupes » qui sont visés. Suivez mon regard…Des groupes qui ont l’incroyable prétention de vouloir imiter les précurseurs dans le job.

Sir Jonathan Sacks est très médiatisé outre Manche, et les jugements sur sa personne sont  plutôt divers au sein de la communauté juive anglaise, forte de quelque 260 000 membres. Les orthodoxes, notamment, ne lui ont pas pardonné d’avoir suggéré dans son précédent ouvrage que la foi [juive] ne contenait peut-être pas la vérité absolue.

Et en 2002, dans une interview, il avait révélé que beaucoup de choses qui se passaient en Israël le rendaient « very uncomfortable as a Jew ».

Bref, dans l’ensemble, un type plutôt sympa, non ?

Source :http://www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost/JPA...

18/10/2007

ET ENCORE UN ETAGE, UN !

2f7b6d677417780fa183103d5c1137f6.jpgLa 34e session de la Conférence générale de l’UNESCO vient de s’ouvrir à Paris dans une indifférence épaisse. Ce fait est d’autant plus regrettable qu’elle a à son ordre du jour un point dont l’importance n’échappera à personne : mettre la shoah au cœur de la conscience collective.

Eh oui, les survivants – plus de 60 ans après les faits – ont tendance à disparaître. Comment faire pour que le monde entier se souvienne éternellement de la dette qu’il a contractée à l’égard des juifs ? Et bien sûr, agisse en conséquence, notamment à l’égard d’Israël ?

Certes, les machins internationaux qui nous gouvernent ont déjà pris des mesures :

En 2005, l’ONU a institué la journée internationale du souvenir de l’holocauste, le 27 janvier, date de la libération du camp d’Auschwitz

En 2006, l’ONU, décidément très actif dans certains domaines, a voté une résolution condamnant le « négationnisme » sous toutes ses formes.

Mais apparemment, l’édifice reste fragile et il faut sans cesse le consolider. D’où cette nouvelle offensive qui consisterait en ceci : un véritable programme, parrainé par l’UNESCO, (Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture), enseignerait aux étudiants DU MONDE ENTIER ce qu’est l’holocauste et ses terribles conséquences.  Ce projet,  baptisé Mémoire de l’holocauste est présenté par Israël, les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et … la Russie. Et serait soutenu par 54 Etats (l’UNESCO  compte 193 Etats membres). Nous verrons d’ici le 3 novembre, date de clôture de la Conférence, si le texte est adopté.

Je constate que l’on s’engage de plus en plus ouvertement dans une vision franchement monomaniaque de l’histoire. Les promoteurs de ce genre d’initiatives se rendent-ils compte que devant une telle partialité, elles finissent au mieux par se heurter à une indifférence profonde – car sans cesse remâcher les mêmes choses aboutit à leur complète banalisation – et au pire, à une exaspération de plus en plus affichée?

Car encore, si la balance était équilibrée et si l’on daignait, dans ces hautes instances, se souvenir des crimes d’une autre idéologie, le communisme – et justement en ce mois d’octobre anniversaire de 1917, il y aurait de quoi se souvenir et se lamenter – j’admettrais.

Mais là, franchement, ils nous gonflent.

Songez que l’an dernier, le directeur du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, s’était fendu d’une lettre au directeur général de l’UNESCO, Koichiro Matsuura, pour protester contre « une minute de silence et cinq minutes de prière pour la paix au Liban » organisée par le personnel de l’organisation ! Et l’avait sommé d’y mettre fin, sous peine de voir l’UNESCO « associé aux forces de la haine qui ont provoqué cette tragédie » !     

Vous l’aurez compris, il y a victimes et victimes.

10:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : licra, anne, kling, unesco, shoah

17/10/2007

HAUTE TRAHISON

Je relaie sur ce blog également – car le sujet est vital pour notre pays - l’article suivant de Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public, auteur de Droit constitutionnel (Economica, 2007), qui a paru récemment dans Marianne.

« Le projet de « traité modificatif » (reform treaty) européen a été rendu public le vendredi 5 octobre. On comprend à sa lecture pourquoi ses rédacteurs ont renoncé aux expressions de « mini-traité » ou de « traité simplifié » puisqu'il ne comporte, avec ses douze protocoles et ses 25 déclarations diverses, pas moins de 256 pages et qu'en matière de complexité rédactionnelle on peut difficilement faire pire.

Dans la mesure où ce texte se borne en réalité à recopier sous une autre forme les trois quarts des dispositions du traité établissant une constitution pour l'Europe, il eût certainement été plus simple de reprendre le texte initial en en rayant seulement les dispositions symboliques abandonnées. On comprend cependant que cette formule ait été écartée, car elle aurait manifesté de façon trop criante que l'on se moquait ouvertement de la volonté des peuples français et néerlandais.

Les rédacteurs ont donc préféré concocter une formule compliquée qui modifie d'une part le traité sur l'Union européenne (traité UE) et d'autre part le traité instituant la communauté européenne (traité CE), lequel s'intitulera désormais « traité sur le fonctionnement de l'Union ». La supercherie apparaît clairement avec la Charte des droits fondamentaux, qui n'est plus incluse dans les traités, mais apparaît dans l'article 6 du texte de la façon suivante : « L'Union reconnaît les droits, les libertés et les principes énoncés dans la Charte des droits fondamentaux du 7 décembre 2000, laquelle a la même valeur juridique que les traités »   Un traité affirme donc qu'une charte qui lui reste extérieure a cependant la même valeur juridique que les traités qu'il modifie ! On n'a jamais vu de procédé juridique plus tordu, même dans les récentes révisions de la Constitution française qui ont pourtant révélé au plus haut niveau normatif l'invasion de notre pays par le « maldroit ». Le protocole n
̊  7 prévoyant cependant que la Charte ne permet ni à la Cour de justice européenne ni aux juridictions britanniques et polonaises d'écarter l'application d'actes nationaux de ces deux pays jugés incompatibles avec ladite charte, provoque un pincement de coeur. Tout se passe comme si le « non » des Français avait servi à d'autres, mais pas à eux, quelle humiliation !

Le « traité modificatif » modifie bien le traité constitutionnel rejeté en 2005, puisqu'il en enlève un certain nombre de dispositions explicites et dispense la Pologne et le Royaume-Uni du respect de certains engagements. C'est donc une modification par simple soustraction, en ce sens que l'on s'apprête à faire ratifier par le parlement français un traité partiel aux lieu et place du traité complet initial.

Une question fondamentale se pose dès lors : comment le président de la République peut-il décider seul, alors que le peuple français a juridiquement rejeté l'intégralité du traité, de faire cependant ratifier par voie parlementaire la majeure partie des dispositions qu'il contenait, au motif que celles-ci « n'auraient pas fait l'objet de contestations » ? Chacun a pu constater, durant la campagne référendaire, que toutes les dispositions étaient critiquées : les uns se focalisaient davantage sur la charte des droits fondamentaux et les politiques communautaires, les autres sur les transferts de compétence, le passage de l'unanimité à la majorité et le déficit démocratique, d'autres encore s'offusquaient des principes et symboles fédéraux. On pouvait peut-être apercevoir que le « non » de gauche déplorait davantage la menace sur l'Etat-providence et le « non » de droite la perte de l'Etat régalien, mais il est certainement impossible et inconcevable de sonder le cerveau de chaque Français en prétendant y déceler des dispositions qu'il aurait rejetées et d'autres qu'il aurait approuvées. La démarche du président de la République prétendant interpréter seul la volonté du peuple français est totalement arbitraire et confine à la dictature. Lorsque l'on sait que la Constitution californienne prévoit qu'une norme adoptée par référendum ne peut être par la suite abrogée ou modifiée que par une autre décision populaire et que la Cour constitutionnelle italienne adopte le même principe, on ne peut qu'être bouleversé par le coup d'Etat ainsi perpétré en France. Si le président a la conviction que les dispositions restant dans le traité modificatif ont fait l'objet d'une approbation implicite des Français, encore faut-il qu'il s'en assure en organisant un nouveau référendum tendant à obtenir leur accord explicite.

Comment qualifier et sanctionner, dès lors, un tel coup d'Etat ? Le texte de la très populaire Constitution de 1793 n'y allait pas de main morte en disposant, dans son article 27 : « Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l'instant mis à mort par les hommes libres ». La peine de mort étant désormais prohibée par la Constitution française, il convient de s'y conformer et de se tourner plutôt vers l'article 35 du texte de 1793 qui affirmait solennellement : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, intégrée au préambule de l'actuelle Constitution, range aussi la résistance à l'oppression parmi les droits naturels et imprescriptibles de l'homme.

Notre texte constitutionnel affirme encore que le principe de la République est « gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple » et que son président est élu au suffrage universel direct pour veiller au respect de la Constitution, assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l'Etat et garantir l'indépendance nationale. Le terme qui vient à l'esprit pour désigner le mépris présidentiel de la volonté populaire est évidemment celui de haute trahison. Malheureusement, une révision des dispositions sur la responsabilité pénale du chef de l'Etat, intervenue en février 2007, a substitué à l'antique et belle formule de haute trahison, l'expression affadie et banale de « manquement à ses devoirs manifestement incompatibles avec l'exercice de son mandat ». Cela manque singulièrement d'allure et de force, mais l'on s'en contentera cependant, en proposant aux parlementaires, au lieu de commettre eux-mêmes une forfaiture en autorisant la ratification d'un traité rejeté par leurs mandants, de se constituer en Haute Cour pour sanctionner le coupable.

Sans insurrection ni destitution, nous n'aurons alors plus qu'à pleurer sur notre servitude volontaire en réalisant que nos élus représentent bien ce que nous sommes nous-mêmes devenus : des godillots. »

Les (très nombreux) commentaires qui ont suivi cet article de Marianne sont souvent intéressants et pertinents. Vous les trouverez sur           http://www.marianne2.fr/index.php?action=article&id_a...

16/10/2007

LE CONGRES JUIF EUROPEEN EN VISITE CHEZ POUTINE

e6420c598c3c72dbfffb8550bb68e92a.jpgUne délégation du Congrès juif européen (CJE), présidé par le russe Moshé Kantor, a été reçue le 10 octobre par Vladimir Poutine au Kremlin. Le président du CRIF et vice-président du CJE, Richard Prasquier, était également présent.

Le site du CRIF nous apprend que Richard Prasquier s’est adressé au numéro un russe « en tant que membre d’une famille exterminée par les nazis ». Il a fait part de son « angoisse » face à la menace nucléaire iranienne et a souligné « le rôle immense » de Vladimir Poutine pour œuvrer à une solution pacifique. Il lui a notamment déclaré : « Je m'adresse à vous en tant que membre d'une famille qui a été exterminée par les nazis pendant la guerre; je ne serais pas né si l'Armée Rouge n'avait pas libéré en 1944 la ville polonaise où mes parents se cachaient. (…) Aujourd'hui, je vis dans l'angoisse car d'autres dirigeants poursuivent des rêves et se donnent les moyens militaires pour que ces rêves soient de nouveau un cauchemar pour nous tous. Je parle, bien sûr, des dirigeants iraniens.(…) J’ai peur, Monsieur le Président, j’ai peur, non pas parce que je suis juif, non pas parce que je suis proche d’Israël, mais parce que mon histoire m’oblige à être lucide, elle m’oblige à refuser avant qu’il ne soit trop tard un monde où des fanatiques religieux puissent imposer leur volonté de mort.

Les leçons de l’Europe d’il y a soixante-dix ans doivent être présentes à nos yeux. Votre rôle, Monsieur le Président, est immense. Nous avons confiance en vous".

Face à ce discours chargé d’émotion, Poutine s’est montré plutôt froid et s’est borné à lire son texte préparé. « Fait très dérangeant pour la délégation, il n’a pas manqué de mentionner la résurgence du néonazisme en Israël…"C’est un joueur d’échec et quand il voit une ouverture, il n’hésite pas à l’exploiter" concède Richard Prasquier qui avoue avoir été embarrassé par cette évocation et cette "utilisation cynique du sujet".

2b4e8e6c13b5ec8b580e7adc43863e81.jpgRichard Prasquier, qui a succédé cette année à Roger Cukierman à la tête du CRIF, s’appelle en fait Richard Praszkier. C’est un article du Monde, daté de 2006, qui nous l’apprend, nous indiquant également qu’il fut l’un des premiers enfants juifs nés après la guerre en Pologne, à Gdansk, le 7 juillet 1945, de parents miraculeusement rescapés du génocide.

Car Dieu merci, sa famille n’a pas été entièrement exterminée par les nazis. Ce même article nous apprend les circonstances de la mort de son père, Joël Prasquier : il « est mort le 3 mai 1986, le soir de la bar-mitsva d’Alain, son premier petit-fils.  Celui qu’on appelait Jurek avait esquissé un pas de danse avec Debora, son épouse, avant d’être terrassé par une crise cardiaque. Terrassé par l’émotion, corrige Richard Prasquier, grand cardiologue parisien : "Car mes parents ont vécu dans l’obsession qu’il n’y aurait jamais plus de juifs en Pologne et qu’ils n’auraient jamais de descendance."

Par l’émotion, sans aucun doute, mais aussi, peut-être, un tout petit peu par l’âge ?

Ce qui est clair en tout cas, c’est que ces émigrés juifs de Pologne, désireux de quitter leur pays en 1946, après la guerre, ont choisi de venir s’établir en France. Une France qui venait pourtant de connaître le régime de Vichy et son cortège d’horreurs...

Source: www.crif.org

15/10/2007

LA PUISSANCE JUIVE DOMINE, A VANITY FAIR

Voilà un titre étonnant, n’est-ce pas ? Je vous rassure tout de suite, il n’est pas de moi – je ne me serais pas permis -, mais du Jerusalem Post qui, lui, a le droit.

La suite, sous la plume de Nathan Burstein, n’est pas mal non plus : "C'est une liste des 100 personnes les plus puissantes du monde, des banquiers, des grands patrons de presse, éditeurs et faiseurs d'image qui façonnent les vies de milliards de personnes.
Un club exclusif, fermé, dont l'influence s'étend sur le monde entier, mais qui est concentré stratégiquement dans les plus hautes allées du pouvoir.

Plus de la moitié sont juifs..."

Oui, oui, vous avez bien lu  : plus de la moitié sont juifs. Pour une population dont nous avons vu en mai dernier qu’elle représentait environ 14 millions de personnes sur un total de 6 milliards 615 millions, soit 1/500e de la population mondiale, avouez que ce n’est pas mal !

56abc69548030d2d7e257b67fc1075a4.jpgCette liste a été publiée par le magazine Vanity Fair qui offre chaque année en octobre à ses lecteurs un classement des 100 personnes les plus « importantes » de la planète. Dont, comme vous devez vous en douter, une large majorité d’Américains.

L’article du Jerusalem Post souligne que cette liste, qui prouve de façon indiscutable une influence énorme des juifs dans la finance et les médias, et qui « semble conforter tous les stéréotypes traditionnels sur la sur-représentation des juifs » n’a pas fait scandale, mais au contraire a suscité fierté et satisfaction. C’est qu’aux Etats-Unis en tout cas, les juifs ne redoutent plus d’être visibles et influents.

Joseph Aaron, l’éditorialiste du Chicago Jewish News, considère dans un article lyrique que cette liste prouve à quel point les juifs sont devenus « vitaux » pour l’Amérique. « Le classement de Vanity Fair, écrit-il, nous en dit très long sur la place des juifs dans ce pays, sur le peuple extraordinaire que sont les juifs ».

D’ailleurs, ce n’est pas vraiment leur faute si les juifs sont si doués pour ce type d'activités liées au pouvoir. C’est à cause des non-juifs. C’est en tout cas ce que souligne Ruth Wisse, professeur de yiddish et de littérature comparée à l’Université de Harvard, et auteur du livre Jews and Power. C’est par nécessité, parce que d’autres carrières leur étaient fermées, que les juifs ont dû se contenter des affaires, des médias, de la finance. Et de la politique, aussi.

Source :  http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1191257286817&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull Comme toujours dans ce genre d’articles, les commentaires sont encore plus révélateurs (près de 150, c’est un sujet qui intéresse…)

Je vous informe que cette liste instructive est consultable sur le site du magazine Vanity Fair http://www.vanityfair.com/politics/features/2007/10/newestablishment200710

14/10/2007

PAS DE DOUTE : LA CAMPAGNE ELECTORALE EST OUVERTE !

fa5710d4cc2f39a63f05de94a423490e.jpgLe CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) est toujours reçu avec empressement par tous les représentants du système, qu’ils soient de « gauche » ou de « droite ». Françoise de Panafieu, députée de Paris, maire du 17ème arrondissement et présidente de l’UMP de Paris, qui guigne la mairie de Paris l’an prochain, n’a pas manqué ce passage obligé pour se faire élire. Comme vous le constaterez, tout y est.

Recevant en début de semaine le président du CRIF, Richard Prasquier, elle a rappelé son attachement viscéral et indéfectible à Israël. « Elle s’y est rendue deux fois l’année dernière et s’est déclarée très préoccupée par la menace iranienne, pour laquelle « aucune mesure prise n’a été efficace». L’ancienne ministre reste très vigilante face à la montée des actes d’antisémitisme, d’autant plus qu’elle est maire d’un arrondissement où la population juive est importante et celle issue de l’immigration également. Elle a indiqué à Richard Prasquier et Bernard Gahnassia, qu’elle reçoit régulièrement les responsables des cultes pour faire régner l’harmonie et facilite les voyages à Auschwitz car, estime-t-elle, le devoir de mémoire est indispensable.

Françoise de Panafieu a souhaité développer un dialogue régulier et permanent avec les instances du CRIF et a demandé à être prévenue si une dérive raciste et antisémite se produisait à Paris. Elle sera intransigeante et très réactive dans ce combat prioritaire, a-t-elle promis. »

Pour changer d’Auschwitz, je lui suggère de faciliter quelques voyages vers d’autres destinations, les anciens goulags de l’est, par exemple. Eux aussi pourraient faire réfléchir les lycéens et étudiants. Pourquoi toujours les mêmes ?

Source: www.crif.org

12:06 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : licra, anne, kling, panafieu, crif

13/10/2007

LE GENOCIDE ARMENIEN FAIT DES VAGUES AUX ETATS-UNIS

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Nous avions parlé en août des efforts déployés par la Turquie pour empêcher l’adoption au Congrès des Etats-Unis d’une loi reconnaissant le génocide arménien. Ni menaces, ni pressions diverses et variées, n’avaient été épargnées pour que les responsabilités du massacre de ces populations civiles entre 1915 et 1917, en pleine guerre mondiale, passent dans les oubliettes de l’histoire.

Eh bien, aussi étonnant que cela paraisse, la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants a adopté jeudi une résolution reconnaissant ce génocide, par 27 voix contre 21. Ce fait est d’autant plus étonnant que l’administration Bush, tout aussi opposée au texte que la Turquie, n’avait, elle non plus, pas ménagé ses efforts pour empêcher ce vote, qui apparaît comme un camouflet pour les deux partenaires.

C’est que les Etats-Unis, toute « hyperpuissance » qu’ils soient, ont apparemment un grand besoin de conserver les bonnes grâces d’Ankara et redoutent ses représailles. L’appui des Turcs, membres de l’OTAN, leur est nécessaire pour leurs opérations guerrières dans la région. Ces derniers ont déjà menacé de couper aux Américains l’accès à la base aérienne d’Incirlik, plaque tournante des matériels US vers l’Irak et l’Afghanistan. On mesure d’ailleurs à travers cette dépendance, étonnante à première vue, à quel point les Etats-Unis sont un colosse aux pieds d’argile.

En tout cas, que pèsent face à des arguments pareils, la moralité ou la justice - ou le simple respect des votes émis par des représentants du peuple - dont on se gargarise uniquement quand un profit politique est en vue. D’ailleurs, on espère vivement en haut lieu que l’essai ne sera pas transformé. Le secrétaire d’Etat à la Défense, Robert Gates, et la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice ont déjà proposé de donner des « instructions secrètes » aux membres de la Chambre des représentants au sujet des « intérêts de sécurité nationale » en jeu dans cette affaire. Autrement dit, s’ils osent persister dans la funeste erreur de la commission et voter quand même la résolution, lorsqu’elle viendra devant eux, ils seront de très mauvais Américains, de faux patriotes. Finalement, si la guerre d’Irak est perdue, ce sera entièrement de leur faute.

Les Turcs de leur côté, sont évidemment furieux de ce vote « inacceptable » et ont demandé à l’administration Bush, par la voix de son ambassadeur à Ankara, de faire tout son possible pour que le texte ne soit surtout pas inscrit à l’ordre du jour. Car s’il est inscrit, on peut craindre le pire… On imagine sans peine les pressions qui vont à présent s’exercer sur Nancy Pelosi, porte-parole de la Chambre des représentants.

Il faut reconnaître en tout cas aux Turcs une volonté inébranlable dans leur refus de considérer cette période de leur histoire. Certains autres peuples, en revanche, vont peut-être un peu loin dans leur sentiment de culpabilité?

11/10/2007

DIEUDONNE AU TRIBUNAL

Dieudonné comparaît aujourd'hui devant le TGI de Paris (11e Chambre, 13h) pour injure raciale. Il est accusé d'avoir déclaré "Les juifs sont des négriers".

J’ai pris la peine de consulter mon Petit Robert à ce mot fatidique et j’ai lu : « 1) Relatif à la traite des Noirs ; qui s’occupait de la traite des Noirs. 2) Celui qui se livrait à la traite des Noirs, marchand d’esclaves. – par anal. Personne qui traite ses employés comme des esclaves. Navire qui servait à la traite des Noirs. Les négriers nantais ».

Le dictionnaire refermé, sur ce sujet douloureux, il y a de la repentance en vue pour tout le monde. Y compris pour les juifs, qui ont participé à ce commerce lucratif au même titre que les autres : Africains, arabes, européens. Un certain nombre de données historiques difficilement réfutables en font foi.

Mais il n’y avait pas que le traite des noirs. Avant que l’on ne s’intéresse à l’Afrique noire, d’autres populations, souvent slaves - les bien nommés - en furent victimes. On trouve des informations intéressantes sur le commerce des esclaves slaves tout bêtement dans Wikipédia, au chapitre « juifs radhanites ». Voyez plutôt :

« Les Radhanites étaient des marchands juifs du haut Moyen Âge. Ils dominèrent le commerce entre les mondes chrétien et musulman entre 600 et 1000 de l'ère chrétienne. Les routes commerciales ouvertes sous l'Empire romain restèrent utilisées durant cette période en grande partie grâce à leurs efforts. Leur réseau commercial couvrait la plus grande partie de l'Europe, l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient, l'Asie centrale et une partie de l'Inde et de la Chine.

Il existe très peu de sources directes sur les Radhanites. Leur activité nous est connue grâce à un livre de Abū l-Qasim Ubaid Allah ibn Khordadbeh, le Kitab al-Masalik wal-Mamalik (Livre des Routes et des Royaumes), qu'il écrivit sans doute vers 870. En tant que directeur des postes et de la police de la province de Jibal sous le calife abbasside al-Mutammid (qui régna de 870 à 885), il occupait une position privilégiée pour observer ce commerce : «  Ces marchands parlent arabe, persan, grec [byzantin], franc, espagnol et slave. Ils voyagent d'ouest en est et d'est en ouest, partiellement sur terre, partiellement sur mer. Ils transportent depuis l'occident des eunuques, des femmes réduites en esclavage, des garçons, des soieries, des castors, des martres et d'autres fourrures, et des épées. »

Les Radhanites transportaient principalement des biens précieux et de faible encombrement, notamment des épices (musc, aloès, camphre, cannelle, etc.), des porcelaines, des parfums, de la joaillerie et de la soie. Ils auraient également fait le commerce du pétrole, de l'encens, des armes en acier, des fourrures, des eunuques et des esclaves (en particulier, les Saqāliba). Ces deux derniers biens constituaient une part importante de leur activité. L'Espagne musulmane était très souvent la destination finale des esclaves slaves dont les Radhanites faisaient le commerce. Les Radhanites jouaient un rôle essentiel dans le commerce des esclaves slaves qui connut un fort développement au Xe siècle. Verdun, par exemple, un des principaux centres commerciaux radhanites, était un grand marché à esclaves. Cette ville était également un important lieu de castration des eunuques.

À l'origine, les esclaves étaient amenés dans l'Espagne musulmane (parfois en passant par Verdun), puis, après la révolte des Zanj, en Égypte et en Syrie. Ainsi, en 961, il y avait 13 750 Saqaliba masculins à Cordoue. Les Saqaliba étaient tellement nombreux qu'ils fondèrent une dynastie dans le sud de l'Espagne au XIe siècle. »

Eh oui, dans Wikipédia ! Vous allez me répondre que ces marchands d’esclaves-là n’étaient pas des négriers. Exact. La nuance est cependant subtile, il me semble.