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11/11/2007

UN ISRAELIEN A LA TETE DU COMITE SCIENTIFIQUE DU MUSEE DE L’EUROPE A BRUXELLES

L’Europe de Bruxelles peine à offrir un visage attrayant et humain aux Européens qui ont tendance à s’en détourner de plus en plus. Comment se sentiraient-ils proches d’une machinerie qui, n’ayant que le mot de « démocratie » à la bouche, se garde soigneusement de mettre la chose en application ? Et poursuit, aveugle et sourde, sa marche forcée vers une entité où la volonté des peuples, toujours invoquée, est systématiquement contournée.

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Donc, pour s’offrir une vitrine plus reluisante, Bruxelles a décidé de se doter d’un Musée de l’Europe, destiné à faire « découvrir aux Européens les racines de leur civilisation commune ». C’est beau comme de l’antique, sauf que les « racines », justement, sont plutôt escamotées, comme nous le verrons. Autre question à propos de ce Musée : pourquoi est-ce un Israélien qui en dirige le Comité scientifique ? Je m’empresse de préciser que Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France de 2000 à 2002, qui enseigne actuellement l’histoire de l’occident moderne à l’Université de Tel Aviv, est certainement un homme de grande culture et de haute compétence. Là n’est pas la question.

Mais cela ne constitue pas une réponse. Manque-t-on à ce point d’historiens européens pour assumer cette tâche au moins aussi bien que lui? Ce choix est quand même curieux, et j’insiste lourdement, car j’aime comprendre : pourquoi lui ?

En tout cas, c’est lui qui préside cette année à ce titre une grande exposition destinée à marquer le cinquantenaire du traité de Rome, intitulée C’est notre histoire !

Notre histoire ? Laquelle, justement ? Eh bien, celle qui commence en 1945. Car pour les initiateurs de cette exposition, l’histoire de l’Europe semble démarrer véritablement à cette date. Avant ? Connais pas vraiment….

5931b3169084e78058bd2b5fd29a69aa.jpgElie Barnavi a ainsi déclaré : « (…) Songez ce qu’était l’Europe au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et vous mesurerez mieux le chemin parcouru. Certes, Hubert Védrine a raison de rappeler que ce n’est pas l’Europe qui a fait la paix, c’est la paix, la menace soviétique et la volonté américaine qui ont fait l’Europe. Eh oui, on l’oublie trop souvent, parmi les pères de l’Europe figurent en bonne place Truman et Staline. Mais ces puissants personnages en auraient été pour leurs frais si les Européens eux-mêmes n’avaient trouvé dans les gènes de leur civilisation commune les raisons de leur aventure partagée. »

Dans un autre langage, s’adressant à de jeunes lecteurs, en marge de l’expo, il insiste encore sur cette formidable histoire récente : “L’Europe n’a toujours pas de frontières et elle ne sait toujours pas ce qu’elle veut être au juste. Une fédération? Une confédération? Un simple marché commun élargi aux limites du continent?

C’est sans doute à ta génération qu’il appartiendra d’apporter une réponse à ces questions. Ce ne sera pas une mince affaire. Car ce que les Européens sont en train de faire est sans exemple dans l’histoire des hommes. On a connu de grands empires, bâtis par des conquérants assoiffés de pouvoir. Mais on n’a jamais bâti une union libre de peuples gouvernés par des régimes démocratiques. Oui, ce que tes parents ont accompli est formidable. Mais ce que tu seras appelé à accomplir le sera tout autant“.

Union libre, régimes démocratiques….C’est une histoire belge que cet historien israélien - qui déclarait également il y a quelques années  «Jamais, depuis la guerre, les juifs français ne se sont sentis dans leur patrie aussi marginaux, aussi mal compris et aussi mal aimés» - est en train de nous raconter ?

08/11/2007

CES ANCETRES QUI DONNENT DES CAUCHEMARS ....

Dans un magazine féminin de décembre qui vient de paraître, j’ai trouvé un article intitulé Mes ancêtres et moi ! sous-titré : Du vécu de nos aïeux, on hérite du meilleur comme du pire ! Profitons des réunions familiales pour renouer avec nos racines et éclairer le présent. Pourquoi pas, après tout ? Cet article était illustré par deux témoignages, dont l’un, qui m’a fait sursauter, est le suivant :

« Marie-Laure, 55 ans

Quand j’ai eu 7 ans, j’ai commencé à faire des cauchemars et à souffrir d’asthme. Sur les conseils d’une amie psy, ma mère a cherché à savoir si cela avait un rapport avec notre histoire familiale. C’est ainsi qu’elle a découvert que son grand-père avait une sœur. Elle s’appelait Sarah. Elle est morte à 7 ans, gazée à Auschwitz. Personne n’en avait jamais parlé. Ma mère a retracé la vie de sa tante et m’a ensuite raconté toute son histoire. Chose incroyable : mes cauchemars ont disparu de suite et mes crises d’asthme ont cessé en quelques mois ».

Je suis désolée de dire que cette tragique histoire ne tient pas debout et j’attends de pied ferme qu’on me démontre le contraire. Cette dame ayant 55 ans aujourd’hui est donc née en 1952. On peut raisonnablement penser que sa mère est née au plus tôt en 1934 (elle aurait alors eu 18 ans à la naissance de sa fille), mais plus vraisemblablement vers 1930, ou même avant.

La petite fille gazée à 7 ans à Auschwitz devait être née, elle, au plus tard en 1938 et au plus tôt vers 1933.

La mère est donc vraisemblablement née avant cette petite fille qui est censée avoir été sa tante ou sa grand-tante, on ne sait pas très bien car le texte se contredit sur la question. Comment le grand-père/père aurait-il dans ces conditions pu avoir une sœur dont elle n’aurait jamais entendu parler ?

Vous allez me dire que je pinaille ? Peut-être, mais dans ce domaine douloureux, il n’y a pas de place pour l’à-peu-près.

Ceci dit, ça n’a pas vraiment d’importance car le message était ailleurs, et il est passé, c’est l’essentiel.

06/11/2007

CIRCULEZ, Y A RIEN A VOIR ….

Vous savez ce qu’est Internet : vous cherchez quelque chose et de fil en aiguille, vous tombez sur tout autre chose. Souvent fort intéressant. D’où de nouvelles recherches, de nouvelles vérifications, etc.

Donc, en cherchant autre chose, je suis tombée sur une List of French Jews proposée par Wikipédia. Ne la cherchez pas en français, vous ne la trouverez pas. Cette liste a été mise à jour récemment car à la rubrique « religieux », on tombe sur feu le cardinal Jean-Marie Lustiger, avec la date de son décès. Il est étonnamment seul, d’ailleurs, à figurer à ce chapitre.

Vous trouvez ensuite toute une série de rubriques diverses et variées : militants, militaires, hommes politiques, hommes d’affaires, scientifiques, philosophes, artistes, acteurs, musiciens, sportifs.

Vous n’avez pas l’impression qu’il manque quelque chose ? Moi si. Un anglo-saxon qui tomberait sur cette liste conclurait fort logiquement que chez les Frenchies, il n’existe pas à l’heure actuelle de journalistes issus de cette communauté-là, ou si peu, vraiment, que ce n’est pas la peine d’en parler …

 

C’est en cherchant bien, à la rubrique « écrivains et poètes », que l’on finit quand même par trouver, péniblement, TROIS journalistes, dont l’un n’est plus en activité depuis belle lurette : Jean-Jacques Servan-Schreiber. A part lui, deux femmes : Anne Sinclair et Claude Sarraute. Voilà, c’est tout. Circulez, il n’y a rien d’autre à voir. Une précision : les autres ne sont pas non plus sous « militants », j’ai vérifié.

Je me demande s’il ne faudrait pas signaler à Wikipédia cette petite lacune et nous proposer généreusement pour y remédier. Car tant qu’à faire les choses, autant les faire bien et si déjà liste il y a, autant qu’elle soit crédible…

Ah, et puis aussi leur signaler l’existence, dans notre doux pays, d’une Association des journalistes juifs de la presse française, présidée par Clément Weill-Raynal, journaliste à France 3. A ne pas confondre avec son jumeau, Guillaume Weill-Raynal, avocat, auteur de Une haine imaginaire ? Contre-enquête sur le « nouvel antisémitisme ».

04/11/2007

JACQUES ATTALI : ATTENTION, SON TICKET NE SERA BIENTOT PLUS VALABLE

ff134c84d0121258ffd731e89d792886.jpgJacques Attali est, entre autres, un auteur extraordinairement prolixe à défaut d’être extraordinairement pertinent. Il en a dit, et écrit, des vertes et des pas mûres, en particulier lorsqu’il se laisse aller à son délire cosmopolite.

Ainsi, dans L’Homme nomade, écrit en 2003, il nous prédit un monde futur particulièrement alléchant : « Le transhumain aura le droit d’appartenir à plusieurs tribus à la fois, obéissant, selon le lieu où il se trouve, à diverses règles d’appartenance, à de multiples rituels dits de passage, à diverses formes de politesse et à de multiples codes d’hospitalité (…) La polyandrie ou la polygamie lui permettront de partager avec d’autres, provisoirement ou durablement, un toit, des biens, des projets, un compagnon ou une compagne, sans pour autant désirer avoir ou élever ensemble des enfants ni porter le même nom, ni même avoir des relations sentimentales et sexuelles….[La mondialisation démocratique] ne passera pas seulement par la technologie, mais aussi par la réinvention de modes de vie nouveaux, inspirés de ceux des peuples premiers. Cela exigera de repenser les cultures et l’organisation du travail dans les villes et de la politique ; d’inventer un gouvernement de la planète ; une démocratie transhumaine …Se dessinera alors, au-delà d’immenses désordres, comme la promesse d’un métissage planétaire, d’une Terre hospitalière à tous les voyageurs de la vie ».

On voudrait déjà y être, vous ne trouvez pas ?

Ceci dit, êtres transhumains ou pas, le marché impose quand même des lois incontournables. Business is business. Dans cette optique, est-il bien raisonnable de s’éterniser ici-bas lorsqu’on n’est plus bon à consommer et qu’on coûte plus qu’on ne rapporte? Certes non. C’est du moins l’avis de Maître Jacques qui nous a livré également de profondes pensées relatives à la durée de la vie :

« Dès qu'il dépasse 60/65 ans, l'homme vit plus longtemps qu'il ne produit et il coûte alors cher à la société ; il est bien préférable que la machine humaine s'arrête brutalement, plutôt qu'elle ne se détériore progressivement."

"On pourrait accepter l'idée d'allongement de l'espérance de vie à condition de rendre les vieux solvables et de créer ainsi un marché."

"Je crois que dans la logique même du système industriel dans lequel nous nous trouvons, l'allongement de la durée de la vie n'est plus un objectif souhaité par la logique du pouvoir."

"L'euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure. Dans une logique socialiste, pour commencer, le problème se pose comme suit : la logique socialiste c'est la liberté, et la liberté fondamentale c'est le suicide ; en conséquence, le droit au suicide direct ou indirect est donc une valeur absolue dans ce type de société."

"L'euthanasie deviendra un instrument essentiel de gouvernement."

Gageons que M. Attali, né le 1er novembre 1943, ne manquera pas de s'appliquer prochainement à lui-même -pour donner le bon exemple - la mesure qu'il préconise avec une telle force de conviction. Se flinguer en public et en direct au 20 heures de Claire Chazal le jour même de ses 65 automnes - le 1er novembre de l’année prochaine - ne manquerait pas d'une certaine gueule, non ?

31/10/2007

LA VOIX DE SON MAITRE

19469a55a50d107fe288c0b507d428df.pngLa semaine dernière étaient rendus publics les résultats d’un sondage mené au niveau mondial, Voice of the People Survey, qui nous apprenaient que la population mondiale était lasse de l’Iran… et des Etats-Unis, et souhaitait un affaiblissement de leur influence. Je suppose que l’absence des Etats-Unis à ce stade aurait paru quand même par trop suspecte. On apprenait dans la foulée que les braves citoyens du monde souhaitaient aussi un affaiblissement de l’influence de la Chine et de la Russie.

Les absences sont souvent plus révélatrices que les présences, n’est-ce pas ? Je me suis demandé si, éventuellement, la population mondiale n’était pas lasse aussi d’un autre pays? Allez savoir … Mais justement, de celui-là, le sondage ne pipait mot.

J’ai donc eu envie d’en savoir un peu plus sur ses commanditaires.

53 749 citoyens  de 68 pays des cinq continents ont donc été interrogés en juin et juillet derniers sur les problèmes mondiaux et leur perception desdits problèmes. Cette enquête a été initiée et menée par l’Institut Gallup International en coopération avec le Conseil européen sur les relations étrangères (ECFR), « centre de recherches » basé à Londres.

L’Institut Gallup International est présenté comme une association suisse à but non-lucratif. Il continue certes à porter le nom du Dr George Gallup, pionnier américain des enquêtes d’opinion, mort en Suisse, mais depuis 1988 il est présidé par Jim Clifton, qui vit à Washington. Gallup International se considère comme l’un des plus grands think tanks mondiaux et se glorifie de voir ses enquêtes prises en compte au Forum annuel de Davos.

Ces grands sondages mondiaux destinés à « refléter » les opinions publiques ont débuté en 2002. Juste après les attentats de septembre 2001.

Très intéressant aussi est le Conseil européen des relations étrangères (European Council on Foreign Relations – ECFR), tout nouveau tout beau car lancé officiellement ce mois-ci. Sachez, bonnes gens, que nous pouvons tous être tranquilles et dormir sur nos deux oreilles car des sommités veillent sur nous et pensent à tout à notre place. Les 50 membres fondateurs de ce nouveau machin européen sont tous d’anciens présidents, ministres, parlementaires, intellectuels, des pays membres de l’Union Européenne et des pays candidats. A ce propos, vous serez heureux d’apprendre que l’une des tâches prioritaires que s’est fixé l’ECFR est l’intégration des Balkans – Turquie incluse bien entendu – dans l’Union. Sans parler de l’adoption du Traité, une priorité également.

L’ECFR, qui a les moyens, a ouvert des bureaux dans sept capitales : Berlin, Londres, Madrid, Paris, Rome, Sofia, Varsovie. Le principal initiateur du projet, et son président, est George Soros. Né en Hongrie en 1930, il est devenu célèbre pour ses activités de spéculation sur les devises et autres activités philanthropiques. Il est actuellement président de Soros Fund Management et de l'Open Society Institute. Il est le fils de Teodoro Ŝvarc, écrivain juif hongrois, docteur, avocat et espérantiste.

A présent, vous vous demandez sans doute qui sont les Français admis à ce cénacle distingué ? Vous ne serez pas déçus : il s’agit d’Alain Minc, de Dominique Strauss-Kahn, de Christine Ockrent (bien qu’elle apparaisse sur la liste comme étant Belge) et de Diana Pinto. J’avoue que j’ignorais qui était cette dernière. J’ai donc cherché et j’ai trouvé ceci : « Diana Pinto. Historienne. Née d'une famille juive italienne, éduquée aux Etats-Unis et vivant en France. Diplômée et Docteur en Histoire de Harvard, elle est auteur en France de « Entre deux mondes » (Odile Jacob 1991). Spécialiste du pluralisme démocratique, ancienne consultante auprès du Conseil de l'Europe pour la société civile en Europe de L'Est. Elle est l'auteur de nombreuses publications sur la nouvelle présence juive dans l'Europe pluraliste d'après 1989. »

bc24425b631ba09ec7a51362bb5cccf6.jpgJe termine sur une note plutôt amusante de ce sondage : à une question sur le niveau de « démocratie » de leur pays, il paraît que les Français ont été 26% à estimer que leur pays était gouverné selon la volonté du peuple. Et les Allemands, 18%. Ce qui signifie en clair que 74% des Français et 82% des Allemands considèrent que le niveau de « démocratie » laisse beaucoup à désirer chez eux.

Ce qui n’a pas l’air de troubler le moins du monde ceux qui ont fait réaliser et payé le sondage. Parler de démocratie, ça ils sont d’accord. Ils ne font que ça à longueur de temps. Quant à la mettre en œuvre…. Vous n’y pensez pas, j’espère ?  Où irions-nous ?

29/10/2007

QUE SONT DEVENUS LES REVOLUTIONNAIRES ? PLUTOT BIEN RECASES, EN FRANCE !

Je vais reparler de télévision car une émission proposée hier soir sur LCP/Public Sénat, chaîne dirigée par Jean-Pierre Elkabbach, m’a fortement attirée. Je ne l’ai pas regardée, je le précise tout de suite, mais c’était parfaitement inutile. Sujet et invités étaient en concordance parfaite et il n’y avait vraiment aucune surprise à attendre.

Son titre: Où, quand, comment ? L’histoire, sous-titrée Que sont devenus les révolutionnaires ?

Et trois invités : Alain Krivine, Alain-Gérard Slama, Michael Löwy.

Eux seuls. Difficile dans ces conditions de ne pas conclure que la révolution serait donc bel et bien en quelque sorte une « spécialité » juive et que certains sont de ce fait nettement plus habilités que d’autres pour en parler. Notez que je m’en doutais un peu  – ce ne sont pas les exemples tirés de la révolution bolchevique qui manquent, nous sommes bien placés pour le savoir - mais en voilà  une démonstration supplémentaire,  qui arrive tout à fait à propos.

C’est que le Yiddishland révolutionnaire n’est pas une invention d’antisémite patenté. D’ailleurs, dans les années 70, une blague faisait bien rigoler à la LCR : «Pourquoi ne parle-t-on pas yiddish au bureau politique de la Ligue communiste? Parce que Bensaïd est séfarade! »

Ce qui n’empêchait pas Alain Krivine – premier invité hier soir - de déclarer : «Moi, le milieu juif ne m'a rien apporté pour ce qui est de la politique. Mais, pour beaucoup, c'est un fait central. Jean-Charles Michaloux, Henri Weber... beaucoup sont passés par l'Hachomer Hatzaïr, qui a façonné une bonne partie de l'extrême gauche française. Lutte ouvrière ne se comprend pas sans cela. Michel Rodinson, le fils de Maxime, directeur de la publication de LO, en vient aussi. Depuis les années 60, LO y faisait de l'entrisme et recrutait en force. L'Hachomer avait une dimension militaire qui, je m'en souviens, fascinait les jeunes. Dans les camps, il y avait le salut au drapeau, des officiers venant de kibboutzim encadraient les jeunes et leur apprenaient les principes de l'organisation paramilitaire... » Je précise que l'Hachomer Hatzaïr, « la jeune garde », est une organisation de scouts sionistes de gauche.

Et les choses n’ont pas dû changer depuis car Alain Krivine, qui avait reçu une volée de bois vert de la part de Roger Cukiermann, alors président du CRIF, en raison de ses propos sur Israël, s’en était plaint en ces termes : « De là à nous traiter de « rouges-bruns » ou d’antisémites, il y a un pas que seuls certains dirigeants de la communauté juive ont osé franchir (…) Se défendre face à de telles attaques, c’est absurde, c’est du délire. Surtout quand on connaît le nombre de juifs dans le bureau politique de la Ligue ».

Deuxième invité : Michael Löwy, né au Brésil de parents juifs viennois, directeur de recherche au CNRS et auteur de nombreux livres, dont Rédemption et Utopie, le judaïsme libertaire en Europe centrale – Une étude d’affinité élective. (Par libertaire, il faut comprendre « anarchiste »).

Dans une critique de cet ouvrage, Daniel Colson écrivait ceci : « L’importance numérique des militants d’origine juive dans l’histoire du mouvement libertaire n’est pas seulement due aux circonstances ou aux intérêts de classe. M. Löwy montre qu’il s’agit, de façon beaucoup plus profonde, d’une véritable "affinité élective", entre l’anarchisme naissant et l’extraordinaire vitalité culturelle et sociale que connaissent au même moment les communautés juives d’"Europe centrale". La précision géographique est importante. Il ne s’agit pas de n’importe quel foyer culturel juif. Alors que le judaïsme occidental (en France et en Angleterre plus particulièrement), mieux intégré dans des révolutions bourgeoises plus anciennes, participe d’une conception républicaine et rationaliste du monde (à l’exception notable de Bernard Lazare),  l’Europe Centrale, sous influence germanique, voit fleurir un fort courant de pensée que, faute de mieux, M. Löwy qualifie de "messianisme historique". Pendant plus de cinquante ans il y aurait eu une rencontre entre la pensée juive de cette aire culturelle et l’aspiration libertaire à une transformation radicale de la société, plus particulièrement à travers son expression "anarcho-syndicaliste", avec l’idée de "grève générale" insurrectionnelle et révolutionnaire, le "grand soir" qui a si longtemps hanté l’imaginaire ouvrier, en particulier dans les pays latins ».

Troisième invité : Alain-Gérard Slama, professeur d'histoire des idées politiques et maître de conférence en droit et en littérature à l'Institut d'études politiques de Paris. Egalement journaliste, éditorialiste au Figaro, chroniqueur du magazine Le Point et sur France Culture. Il est catalogué « à droite », mot désormais dépourvu de toute signification politique, nous le savons bien. Dans son dernier ouvrage, traitant de l’identité, Le siècle de Monsieur Pétain, il a écrit ces fortes pensées :

« Ceux qui, dans notre pays, refusent de voir que les intégristes de l’UOIF ne feront, tôt ou tard, qu’une bouchée des modérés au sein du Conseil français du culte musulman ; ceux qui croient possible de réussir l’intégration de croyants et de nostalgiques d’un autre âge au prix de la mise en place de discriminations positives et d’une révision de la loi de séparation de 1905 destinée à assouplir la règle selon laquelle l’État ne subventionne et ne salarie aucun culte devraient y réfléchir : le fondamentalisme n’est pas soluble dans le multiculturalisme. La vigilance d’un État rationnel laïc, impartial, veillant à l’égalité de tous devant la loi, mais aussi garant intraitable de la neutralité de l’espace public - ce qui exclut qu’il soit neutre face à l’intolérance - est devenue non seulement une exigence de liberté, mais, pour nos fragiles sociétés, une condition de vie ou de mort ».

Voilà ce qu’il écrit aujourd’hui, alors que l’incendie flambe à tous les étages de la maison. Je ne me souviens pourtant pas d’avoir entendu Monsieur Slama s’opposer – tout comme Finkielkraut et bien d’autres – à la LICRA et consorts au cours de toutes ces années où ces organisations dites « antiracistes » faisaient entrer par tous les moyens possibles une immigration de masse dans notre pays et prônaient un droit à la différence qui a précisément abouti à la situation que nous connaissons. Le tout avec la bénédiction des pseudo « intellectuels » .

Mais il est vrai, et cette émission est bien éclairante aussi sur ce point, que dans ce pays, certains ont le droit de parler et d’autres pas. Toujours et éternellement les mêmes, d’ailleurs. Même les « débats » ou plutôt la parodie qui en tient lieu, se déroulent strictement à l’intérieur du même cercle de ceux qui « savent » tout sur tout. 

En fait, c’est Alain Krivine qui a été invité cette fois. Mais certains de ses copains de mai 68 auraient tout aussi bien convenu  : Alain Geismar le maoïste par exemple, aujourd’hui inspecteur général de l’éducation nationale (eh oui !). Ou Daniel Cohn-Bendit, devenu notable européen.

26/10/2007

DEMAIN SAMEDI 27 OCTOBRE A PARIS:

1er anniversaire de la revue SYNTHESE NATIONALE, sur le thème :

FACE AUX DANGERS QUI MENACENT NOTRE CIVILISATION, COMMENT DÉFENDRE NOTRE IDENTITÉ ?

De 13h30 à 18h30, Grande salle du Théâtre de l’Asiem, 6, rue Albert de Lapparent 75007 Paris (Métro Ségur)

Seront présents à cette manifestation : Bernard Antony Président de Chrétienté Solidarité ; Alexis Arette Ancien syndicaliste agricole ; Nicolas Bay Secrétaire général du MNR ; Martial Bild Directeur de Français d’abord ; Odile Bonnivard Porte- parole de Solidarité des Français ; Jérôme Bourbon Journaliste à Rivarol ; Xavier Guillemot Directeur de l’Idée bretonne ; Roland Hélie Directeur de Synthèse nationale ; Anne Kling Défendons Notre Identité ; Bruno Larebière Le Choc du Mois ; Frédéric Pichon Europae gentes ; Olivier Pichon Directeur de Monde et Vie ; Philippe Randa Ecrivain et éditeur ; Fabrice Robert Président du Bloc identitaire ; Catherine Robinson Journaliste à Présent ; Pierre Sidos Président de l’Oeuvre française ; Chantal Spieler Présidente de Solidarité alsacienne ;  Robert Spieler Président d’Alsace d’abord ; Jean-François Touzé Conseiller régional FN d’Ile-de-France ;  Pierre Vial Président de Terre et Peuple

Invité d’honneur : Filip Dewinter, député (Vlaams Belang) d’Anvers

De 14 à 16 h : Tables rondes; de 16 à 18 h. 30 : Interventions. Nombreux stands : Livres, journaux, blogs, associations…

Participation : 6 € - Venez nombreux !

www.synthesenationale.com

CE N’EST PAS DE LA PROMOTION DE L’HOMOSEXUALITE, NON, NON, NE CONFONDONS PAS !

Les téléspectateurs étaient drôlement gâtés, hier soir. On a vraiment tâché de leur ouvrir l’esprit de toutes les façons possibles. Si ça ne marche pas, ce ne sera en tout cas pas la faute de ceux qui mijotent les programmes. J’aimerais bien savoir de qui il s’agit, d’ailleurs…

Bref, le même soir et à une heure de grande écoute dans les deux cas – 20h50 et 20h – ils ont eu droit à :

L’homme de sa vie. « En vacances dans la Drôme avec femme et enfant, un homme fait la connaissance d’un nouveau voisin, homosexuel, qui ne tarde pas à le troubler », sur Canal + Décalé (ô combien !).

J’ai deux mamans. « Le combat de Marie-Laure et Carla pour faire accepter leur famille homoparentale sert de point de départ à une réflexion sur la parentalité et la définition de la famille ».

Vous allez voir comme c’est amusant, coïncidence sans doute, mais L’homme de sa vie est l’œuvre de la réalisatrice-actrice Zabou Breitman et J’ai deux mamans est passé sur LCP/Public Sénat, chaîne dirigée par un certain Jean-Pierre Elkabbach. Curieux, non ? De quoi apporter un peu d’eau (pas très claire) au moulin des thèses défendues avec ardeur par notre ami Hervé.

Mais je suis une mauvaise langue avérée. Car Zabou Breitman a nettement déclaré qu’il n’avait pas été question pour elle de faire un film sur l’homosexualité, mais sur le « questionnement sur la recherche de l’harmonie avec soi-même ». Ce qui est quand même tout à fait différent, n’est-il pas ? Lors de cette même interview  de Tribune Juive lui avait été posée l’inévitable question : « Au cours de votre carrière, vous avez été confrontée à l’antisémitisme. Que s’est-il passé ?

On fait toujours un amalgame sur l’histoire de mon nom. Je me suis appelée Zabou car il y avait déjà une Isabelle dans l’équipe de « Récré A2 » où je travaillais.(…) Ce n’est que par la suite que j’ai vécu une affaire épouvantable. Je faisais des photos que j’avais réussi à vendre à un magazine. Mais le directeur m’annonce qu’il a déjà une exclusivité avec une agence. Il me dit : « Vous savez ce qu’est une exclusivité ? Vous avez fait ça pour l’argent ? » Il insiste : « Mais si, vous avez fait ça pour l’argent, ça ne m’étonne pas, rappelez-moi votre vrai nom déjà ? » Là, je me suis figée et lui ai rétorqué un « Pardon ? » sur un ton glacial. « Je me comprends très bien », a-t-il conclu. Cette phrase est entrée dans ma tête pour ne plus jamais en sortir. Jusqu’au jour où j’ai repris mon nom. J’étais fière vis-à-vis de mon grand-père. »

C’était effectivement une affaire épouvantable, le mot n’est pas trop fort. Et toute la carrière de Zabou Breitman est marquée par un antisémitisme bestial et viscéral, chacun peut s’en rendre compte.