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20/11/2008

L’ETAT AU SECOURS DES ENTREPRISES EN DIFFICULTE

Moi, je suis très admirative de ce que nos dirigeants sont capables de sortir de leur chapeau pour éviter au système de sombrer. Chapeau ! Le déficit de l’Etat n’arrête pas de se creuser, mais on trouve quand même des milliards pour renflouer les banques et autres pauvres industriels.

Dernière trouvaille : un Fonds stratégique (ça ne veut pas dire grand-chose mais c’est beau) vient d’être créé pour «  conforter des entreprises ne trouvant pas sur le marché l'argent nécessaire à leur développement, et sécuriser le capital d'entreprises stratégiques ».

Et Super-Sarko, grand seigneur, met cash 20 milliards d’euros pour doter ce fonds et  passer ainsi « à l’offensive économique ».

 

Bon, on ne va pas toujours critiquer. C’est sûrement une très bonne idée, encore qu’on puisse se demander pourquoi c’est toujours quand il y a le feu au lac que les bonnes idées  apparaissent. Pour disparaître en général assez rapidement au cimetière des idées géniales trépassées.

 

Affiche_Loco_OK.jpgMais là où je m’interroge  - sans doute parce que je suis un peu bête et qu’il faut bien m’expliquer pour que je finisse par comprendre – c’est pourquoi le premier bénéficiaire de ce Fonds stratégique sera la Compagnie Daher.

Sarkozy est justement allé visiter une usine Daher, sise à Saint-Julien de Chedon, avant de faire son discours officialisant la création dudit fonds.

La Compagnie Daher est un groupe exclusivement familial qui s’est créé au XIXe siècle à Marseille dans le secteur des transports. Il est devenu un équipementier en plein essor et a fondé deux filiales : Daher Aerospace et Daher International. Tout en restant entièrement aux mains de la même famille.

Le chiffre d’affaires du groupe a évolué de 329 millions d’euros en 2004 à 610 millions d’euros (prévus) en 2008. Il ne semble pas spécialement en difficulté. Quant à son PDG, Patrick Daher, il a vu sa fortune personnelle doubler carrément de 2007 à 2008, passant de 75 millions d’euros en 2007 à 150 millions d’euros en 2008. C’est le magazine Challenge qui nous l’apprend.

fortune daher.png

Tous ces chiffres, pas trop mauvais, il faut le reconnaître, ne vont pourtant pas empêcher Daher d’empocher 85 millions d’euros d’argent public pour se développer. D’argent sortant de la poche du contribuable. Pour aller financer un groupe strictement familial, ça ne vous étonne pas, vous ?

Quelqu’un peut-il m’expliquer ? Car il y a sûrement une explication à laquelle je n’ai pas pensé.

BRAVES PETITS FRANCAIS: TOUJOURS PRETS!

070124_liban_demolitions.jpg

 

 

On a un premier ministre. Si, si. Il s'appelle François Fillon et il entame aujourd'hui une visite de deux jours au Liban. Pour préparer sa venue, il a accordé des interviews à des journaux libanais et savez-vous ce qu'il leur a promis? Je vous le donne en mille! J'en ai été si estomaquée que, quoique cela sorte un peu de nos sujets habituels, je n'ai pu résister à l'envie de vous faire partager ça.
 
Donc, il leur a promis ... que la France s'engageait à aider à la relance de l'économie libanaise! En voilà une idée qu’elle est bonne!
J'espère qu'en échange, les Libanais vont s'engager à aider à la relance de l'économie française. Sinon, c'est pas de jeu!
 
La crise, peuh, on est au-dessus de ça, nous. Fillon a réaffirmé solennellement aux Libanais qu'elle n'empêcherait nullement la France "d'honorer la promesse d'une aide de 500 millions d'euros faite en janvier 2007".
Ben, tiens. Normal, ce n'est pas l'argent qui manque en France, tout le monde le sait. Quoique les promesses ... Enfin, sur cette somme promise, le gouvernement a quand même déjà lâché 150 millions en avril dernier. Le reste devrait suivre.

 

19/11/2008

CRISE ECONOMIQUE ET POUSSEE DE FIEVRE « ANTISEMITE »

Les nuages s’amoncellent  en Allemagne et en Europe de l’Est où, malgré les efforts méritoires des officiels, une certaine montée des sentiments « antijuifs » est de plus en plus perceptible. C’est du moins ce que l’on peut lire sur le site ynetnews qui s’en plaint amèrement  et se demande ce qui pourrait bien motiver ces très vilains sentiments.

 

La crise financière et économique qui s’apprête à déferler sur l’Europe aurait amplifié le phénomène, on se demande bien pourquoi. Voilà bien la noirceur des Européens, toujours prêts à chercher des boucs émissaires. Et à en trouver. Et toujours les mêmes, par-dessus le marché. Un manque d’imagination assez stupéfiant. Comme si l’essentiel de la haute finance internationale et les principaux outils monétaires internationaux étaient tenus par des juifs ! N’importe quoi, vraiment !

 

Il n’est pas question de la France dans cet article. Il est vrai qu’ici, cela fait longtemps qu’est affiché virtuellement le panneau Circulez, y a rien à voir. Et que les indigènes obtempèrent humblement.

 

13_wa.jpgDonc, en Allemagne, se seraient produits ces derniers temps de nombreux incidents tels que cimetières juifs vandalisés, vitres de synagogue brisées, etc. La Hongrie, qui est elle aussi fortement touchée par la crise, connaît de même une poussée de fièvre très forte. Certains Hongrois n’ont pas apprécié les cérémonies marquant le 70e anniversaire de la nuit de cristal et l’ont clairement manifesté.

Pour le moment, le phénomène est visible surtout en Europe centrale, mais il a fait une apparition en Suisse, avec un appel au boycott de commerces juifs.

 

Le conseiller scientifique de Yad Vashem, le professeur Yehuda Bauer, estime que « quand il y a une crise économique, les images antisémites du juif rapace et exploiteur refont surface ».

 

Espérons que la machinerie européenne arrivera à mettre le holà à ces manifestations incompréhensibles. La commémoration de la nuit de cristal a été l’occasion d’un grand raout à Bruxelles, organisé à l’initiative du Congrès juif européen – présidé par le russe Moshe Kantor – où de très bonnes résolutions ont été prises : celle de bien continuer à apprendre les leçons du passé afin qu’un radieux avenir de tolérance s’ouvre à nous et celle aussi de renforcer encore les lois réprimant le racisme et l’antisémitisme. Une urgence.

 

D’ailleurs, M. Kantor n’a pas mâché ses mots : il a rappelé à l’auguste assemblée que si toutes ces horreurs avaient été possibles, c’est bien parce que l’Europe avait fait preuve d’une « criminelle tolérance ». Car bien sûr, il y a tolérance et tolérance. Donc, à l’Europe maintenant d’expier jusqu’à la fin des siècles ses lourds péchés.

 

Le président du Parlement Européen, un dénommé Hans-Gert Pottering, a répondu avec fierté que les leçons de l’Holocauste avaient été bien tirées par les Européens et que c’était justement un des grands succès de l’Union Européenne. Ah, tiens.

Un grand dîner a réuni ensuite toutes ces excellences et devinez quoi : un prix a été décerné. Formidable, et tellement inattendu! Cette fois, c’est le premier ministre belge, Yves Leterme qui a reçu le Navigator of Jerusalem Prize pour ses positions sans équivoque, notamment celles concernant l’Iran. Ce Prix est un compas, histoire de ne pas perdre le nord et de rester scotché à la bonne direction.

QUI EST L’IRAN. Pour ceux qui auraient la mémoire courte, Kantor a rappelé que Hitler avait testé la capacité de résistance des Européens, tout comme le fait à présent un certain président iranien. C’est donc pour sauvegarder la tolérance et la paix universelle qu’il faudra impérativement aller attaquer l’Iran. Ainsi en a décidé Israël. Et l’Europe n’a pas intérêt à l’oublier.

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3625292,00.html

16/11/2008

ET UNE VOLEE DE BOIS VERT POUR LA FRANCE ET L’UE !

2.jpgCe n’est pas simple, je vous jure, de satisfaire toutes les communautés qu’abrite ce beau pays. On ne vous parle même pas des de souche, eux ce sont les plus tranquilles, ils n’ont plus rien à dire.

 

L’activisme tous azimuts de Sarkozy l’a conduit la semaine dernière à protester officiellement, au nom de l’Union européenne, auprès de l’Etat d’Israël à propos de maisons détruites dans le quartier arabe de Jérusalem. Les faits se sont déroulés le 5 novembre. L’Union européenne s’est fendue d’un communiqué où elle exprime sa profonde préoccupation face aux opérations de destruction de maisons palestiniennes menées ces derniers jours et rappelle que ces opérations sont illégales au regard du droit international.

Une telle outrecuidance a choqué en Israël où l’on parle d’une déclaration « à l’emporte-pièce ».

 

Ce qui est fort intéressant n’est pas tellement le fait en lui-même que les réactions passionnées que le geste franco-européen a suscitées. En voici un petit florilège, qui permet à l’occasion de glaner l’une ou l’autre information instructive :

 

« La France et l’Union européenne n’ont pas de leçon à donner à Israël au moment de la célébration de la nuit de cristal. Les affaires intérieures d’Israël ne concernent ni la France ni l’Europe. … Le seul problème, c’est que la France n’a pas encore intégré qu’Israël [Jérusalem ?] était la capitale indivisible d’Israël et du peuple juif. Le petit-fils de rabbin qu’est le président de la république devrait s’en souvenir. … Décidément, les habitudes ont la vie dure, l’Europe et le Quai d’Orsay avec leurs vieux réflexes antisémites n’ont pas compris que les juifs sont sortis du ghetto et de la dhimitude. L’habitude des pogroms est dure à disparaître.

 

Comme à son habitude, la France et les médias jouent le rôle de mouche à m… ! Décidément, jusqu’où iront-ils pour tenter de démontrer mensongèrement qu’Israël est un pays de méchants qui maltraite les malheureux arabes affamés et assoiffés alors que la belle et douce France en arrive à s’islamiser pour satisfaire les siens.

 

Oui, comme toujours, la France, non seulement anti-israélienne et antijuive, mais porte-drapeau de l’Union européenne. Oui, la France et l’UE ont peur de déplaire aux arabes, sécurité oblige pour les Européens sur notre dos. Pauvre Europe, pauvre France, où est ta liberté ? »

 

Je serais assez d’accord avec la dernière interrogation, mais pas pour les mêmes raisons. J’ai juste cité quelques (beaux)  morceaux, mais il y en a des pages entières dans ce registre.

Vous aurez compris le raisonnement : on part d’une maison détruite et on tombe immédiatement sur la nuit de cristal, les réflexes antijuifs, les pogroms. En un mot comme en cent, sur l’ANTISEMITISME universel.

Ce ne serait pas un peu facile comme moyen de défense ? Et un peu usant, à la longue ?

 

Et puis, si la France s’est à ce point islamisée, ce qui est vrai, à qui le doit-elle en grande partie ?

 

source: http://www.guysen.com/articles.php?sid=8441&titre=Les-déclarations-à-l-emporte-pièce-de-l-UE

15/11/2008

ET ENCORE DES PRIX, COMME S'IL EN PLEUVAIT !!!

Il y en a qui ont quand même de la chance ! Jamais nous, on se demande pourquoi. Enfin, ne soyons pas jaloux, ce n’est que justice pure, finalement. Et puis, soyons honnête, ça me plairait tellement de recevoir ça ? De toute façon, mon petit doigt me dit que je n’aurai pas à répondre à cette épineuse question …

 

Toujours est-il que jeudi dernier 6 novembre, le B’nai Brith organisait une super soirée de gala, dans les locaux de l’Hôtel de Ville de Paris, s’il vous plaît, pour célébrer ses 75 années de présence en France, les 60 ans de la « renaissance de l’Etat d’Israël » et les 60 ans de la déclaration des droits de l’homme.  

 

gala.jpg

 

Justement, à ce propos, le B’nai Brith en a profité pour décerner son 5e prix des Droits de l’Homme à trois hommes « de grand courage, dans les trois catégories suivantes : - l'éducation pour Alain Morvan et son combat contre le négationnisme
- la communication pour Philippe Val et son engagement pour la liberté d'expression
- la politique pour François Zimeray et son interventionnisme dans le monde entier. »

 

Je félicite du fond du cœur les heureux récipiendaires. Je ne vous présenterai pas Philippe Val, directeur de Charlie Hebdo, qui s’est illustré récemment en foutant à la porte de son journal cet antisémite de Siné. Si vous avez suivi avec l’attention soutenue que je requiers de vous les articles de ce blog, vous n’ignorez rien de la question. Pas la peine d’en rajouter. Si ce n'est que le récompenser pour "son engagement pour la liberté d'expression" ne manque pas de saveur.

 

Alain Morvan est ce recteur d’académie qui a fait quelque chose de très bien : en poste à l’Université de Lyon III, il s’est signalé par sa lutte contre le « négationnisme ». Et quelque chose de très mal : il s’est opposé à la création d’un lycée islamique, ce qui lui a valu d’être limogé en mars 2007. Mais aujourd’hui, il est consolé.

 

Quant à François Zimeray, il s’agit d’un socialiste, ardent sioniste devant l’Eternel, ancien vice-président de la commission d’études politiques du CRIF, qui a été nommé par Sarkozy « Ambassadeur pour les droits de l’homme ». Son "interventionnisme dans le monde entier" ne vous aura sûrement pas échappé, observateurs comme vous l'êtes. Mais nous aurons sûrement l’occasion de reparler de lui, à propos de Durban.

 

Le  président français du B’nai Brith, Jacques Jacubert, a conclu en ces termes son allocution lors de cette belle soirée: « Ce qu’il y a de commun entre les 12 fondateurs du B’nai B’rith, nos 3 récipiendaires, et tous les militants ici présents, c’est le courage d’exercer son libre arbitre envers et contre tout, de décider ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, c’est de mettre enfin ses actes en conformité avec ses paroles quoiqu’il puisse nous en coûter ».

Dieu, que c’est beau. Et tellement vrai.

 

220px-Bnai_brith_certificate.jpgLe B’nai Brith prend grand soin de ne surtout pas se présenter comme une franc-maçonnerie, ce qu’il n’est nullement, tout le monde le sait. Il est juste calqué sur les organisations maçonniques, ce qui est très différent. Son nom signifie Les Fils de l’Alliance et il est strictement réservé aux seuls israélites. Apparemment, personne ne s’est jamais ému d’une telle discrimination. Sans doute parce que cela n’a justement rien à voir avec une quelconque  discrimination, en voilà une idée.

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14/11/2008

IL EST OU, LE COURAGE POLITIQUE ?

Puisque nous parlions hier de cette importante question du courage politique, je me fais un plaisir de répercuter – quoiqu’il ne me l’ait nullement demandé – un message envoyé par le professeur Faurisson qui se retrouve à nouveau en butte à des tracasseries sans fin.

 

Je le fais afin que ces pressions et intimidations soient connues, sans prendre parti sur le fond de la question. J’estime qu’un pays libre et adulte doit pouvoir discuter de certains sujets – qu’on soit pour ou contre, là n’est pas la question – et je trouve éminemment suspect que la recherche, y compris celle des historiens, soit tabou et interdite dès lors que l’on approche d’une certaine zone dangereuse.

 

Qu’est-ce qu’ils gardent donc de si précieux, les persécuteurs ? S’ils n’avaient rien à craindre, se donneraient-ils tant de mal ?

 

« Aujourd’hui, jeudi 13 novembre, à 6h15 du matin, deux officiers de police judiciaire (OPJ), venus la veille de Paris et accompagnés de deux (ou trois ?) policiers en uniforme, ont  fait irruption à mon domicile non sans provoquer un fracas délibéré. Ma femme, qui est cardiaque, en a éprouvé une commotion dont je crains maintenant les suites. Pendant une heure et demie elle a été confinée dans une pièce, sous bonne garde, avec l’un de ses frères et l’épouse de ce dernier qui, cette nuit-là, se trouvaient à notre domicile et qu’en criant un policier s’est employé à faire sortir de leur lit.

 

Ce comportement de malotrus est d’autant moins admissible que les deux OPJ savaient le mauvais état de santé de ma femme. Ils avaient déjà perquisitionné mon domicile le 24 janvier de cette année. Ce jour-là, placé en garde à vue dès mon arrivée au commissariat de Vichy et averti qu’après mon audition les policiers se porteraient avec moi à mon domicile pour une perquisition, j’avais signalé aux deux OPJ que, ma femme étant cardiaque, je lui avais  caché ma convocation au commissariat. Je leur avais précisé qu’à une heure donnée ma femme quitterait notre domicile et je leur demandais d’attendre cette heure-là pour y faire leur apparition. Or ils n’avaient tenu aucun compte de mon avertissement et, par leur arrivée intempestive à la maison, ils avaient provoqué chez ma femme un sérieux malaise cardiaque.

Ce 13 novembre, je les ai vertement tancés. Je leur ai dit leur fait. Ils se sont calmés. 

 

Les policiers en uniforme sont repartis à 7h30. Les OPJ, une jeune femme et un homme jeune, ont opéré de 6h20 à 10h30. 

 

J’ai refusé de répondre à leurs questions. A toutes les questions de la police, j’ai pris le pli, depuis près de trente ans, de répondre : “Pas de réponse”, et cela même si la question est bénigne. Je refuse de collaborer avec la police et la justice françaises dans la répression du révisionnisme historique.

 

Une fois de plus, mes deux OPJ ont fait chou blanc. Une fois encore, ils n’ont trouvé ni l’ordinateur, ni les documents recherchés.

 

Ils étaient porteurs de cinq (!) commissions rogatoires. Les plus importantes concernaient ma participation à la conférence de Téhéran (11-12 décembre 2006). Jacques Chirac est à l’origine de ces plaintes-là ainsi qu’une organisation essentiellement juive. 

 

Je sollicite l’indulgence de mes correspondants si, à l’avenir, je suis amené, pendant un certain temps, à laisser leurs messages ou leurs lettres sans réponse. J’entre dans une période de turbulence. Je ne trouve toujours pas d’avocat pour succéder à Eric Delcroix, qui a pris sa retraite. Soit dit en passant, je prie mes correspondants de ne pas venir me recommander tels ou tels avocats, réputés courageux mais qui ne sont que des lâches habitués à plastronner. (Un modèle du genre : Jacques Vergès. Je suis peiné de voir combien peu ont percé à jour la comédie qu’il nous joue. Sa ficelle, de la grosseur d’une corde : la surenchère dans l’antiracisme. Barbie raciste ? Vous plaisantez ! Il n’y a pas eu plus racistes que les colonialistes français ou encore les Australiens, exterminateurs de la race tasmanienne).

 

En France comme ailleurs, les juifs exigent, en ce moment, une répression accrue du révisionnisme. A mesure que l’Etat d’Israël multipliera les provocations à l’endroit des Palestiniens, il se mettra dans un péril croissant (…).

 

Attendons-nous tous à être traités en Palestiniens. Pour ma part, je ne plierai pas. Certains me reprochent parfois d’oublier, dans mon combat, que le premier devoir d’un homme serait de préserver la sécurité de sa femme et de ses enfants. Mais peut-être n’est-ce là que le second devoir d’un homme. Peut-être le premier devoir d’un homme est-il d’être un homme. »

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13/11/2008

C’EST BEAU COMME L’ANTIQUE

Ah comme je regrette d’avoir été si mauvaise langue à propos d’un président que le monde entier nous envie ! Après les prix si mérités qu’il a reçus le mois dernier à New York, saluant en lui un homme aux dimensions quasi supraterrestres, voilà qu’il en reçoit un nouveau ici même, dans ce beau pays !

Et pas n’importe quel prix. Vous êtes bien assis, j’espère : il a reçu le prix du courage politique ! Parfaitement. Il s’agissait de récompenser le courage dont il a fait preuve par la pensée et par l’action.

 

Cette distinction, comme vous pouvez vous en douter, n’est pas décernée non plus par n’importe qui, mais par une revue qui se définit modestement en ces termes :  « la plus influente publication francophone consacrée aux questions internationales. Nos lecteurs ? Les principaux décideurs de la planète. Nos auteurs ? Tous les chefs d'État et de gouvernement qui font l'actualité, et les experts qui la décryptent. »

Alors, hein ! Cette revue s’appelle Politique Internationale et son directeur, lui, s’appelle – il est défendu de rigoler – Patrick Wajsman. Qui est également  - entre autres nombreuses fonctions – conseiller éditorial du président du groupe Figaro et responsable des affaires internationales de l’UMP, avec le titre de « Conseiller spécial pour les Relations Internationales ».

Nicolas Sarkozy ne se sentait plus de joie en recevant ce prix si mérité et du coup, il s’est un peu lâché. Il a fait preuve d’un immense courage politique en critiquant très méchamment Bush – maintenant qu’il est dans les choux, on peut. Mais bref, lisez plutôt la dépêche de l’agence AP, elle est très rigolote :

« Nicolas Sarkozy a critiqué jeudi l'attitude du président américain George W. Bush cet été face au confit en Géorgie, lors de la remise du Prix du Courage politique par la revue "Politique internationale".

"Qui a défendu les droits de l'Homme? Est-ce que c'est le président des Etats-Unis qui disait: 'Attention! C'est inadmissible!" ou "est-ce que c'est la France qui a maintenu le dialogue?", a-t-il lancé. "Nous y avons été avec (le ministre des Affaires étrangères) Bernard Kouchner (...) et un mois après, la guerre avait cessé".

Libération d'Ingrid Betancourt, des infirmières bulgares détenues en Libye, cessez-le-feu en Georgie, pacification au Liban: autant de succès que s'est longuement attribués jeudi Nicolas Sarkozy.

Il a ainsi rappelé qu'il avait invité le président syrien Bachar el-Assad à Paris le 14 juillet malgré les critiques. "Si on n'avait pas pris le risque de la paix et des droits des Libanais à vivre libres en invitant Bachar el-Assad, ce serait toujours la guerre au Liban", a lâché Nicolas Sarkozy.

Il s'est par ailleurs justifié sur le tapis rouge déroulé au leader libyen Moammar Kadhafi. "J'avais promis pendant la campagne électorale qu'on libérerait les infirmières (bulgares détenues en Libye). C'est la France qui les a libérées", a-t-il affirmé.

Quant à l'ex-otage franco-colombienne détenue par les FARC, "est-ce qu'il y avait une chance de la sortir si la France n'avait pas fait d'Ingrid Betancourt un objectif central de sa politique? Aucune!", a-t-il asséné. Pour cela, "j'ai dû recevoir le président Chavez. Original... » AP

On en a une de ces chances, je ne vous dis que ça. Encore que parfois, je me demande si nous non plus, pauvres Français si nuls, nous ne mériterions pas un prix spécial. Que voulez-vous, c’est si difficile à supporter, le voisinage des génies !

12/11/2008

VOILA ENCORE DES PRECISIONS !

Mes correspondants sont formidables ! Qu’est-ce que je ferais sans eux ! A peine un article posté qu’arrivent les compléments d’information. Voilà ce que c’est que d’ouvrir les boîtes de Pandore. Mais ce n’est pas nous qui avons commencé.

Voici donc ci-après des commentaires très intéressants relatifs au rapport en 3 volumes de la Croix Rouge sur ses activités durant la seconde guerre mondiale (puisqu'une voiture de la Croix Rouge apportant les boîtes de Zyklon B figure sur le plan reproduit en fin d'article):

« Il existe une étude de la question juive en Europe pendant la Deuxième Guerre Mondiale et des conditions de vie dans les camps de concentration allemands qui est presque unique dans son genre par son honnêteté et son objectivité. Il s'agit du Rapport en trois volumes du Comité International de la Croix Rouge sur ses activités pendant la Deuxième Guerre Mondiale, Genève, 1948. Ce compte rendu complet provenant d'une source entièrement neutre comprend et étend les constatations de deux ouvrages précédents: Documents sur l'activité du CICR en faveur des civils détenus dans les camps de concentration en Allemagne 1939-1945 (Genève, 1946) et Inter Arma Caritas: the Work of the CICR during the Second World War (Genève, 1947). Le groupe d'auteurs, dirigé par Frédéric Siordet, explique au début du Rapport qu'il s'est inspiré d'une stricte neutralité politique, dans la tradition de la Croix Rouge, et c'est en cela que réside sa grande valeur.

Le CICR réussit à faire appliquer la convention militaire de Genève de 1929 pour pouvoir visiter les détenus civils des camps allemands d'Europe Centrale et d'Europe Occidentale. Par contre, il lui fut impossible d'aller faire une enquête en Union Soviétique puisque ce pays n'avait pas ratifié la Convention. Les millions de prisonniers civils et militaires de l'Union Soviétique dont les conditions de vie étaient, comme chacun sait, de loin les plus pénibles de toutes, étaient complètement coupés de tout contact ou contrôle international.

Le Rapport de la Croix Rouge est précieux parce qu'il fait d'abord la lumière sur les circonstances légitimes de la détention des Juifs dans des camps de concentration, c'est-à-dire comme citoyens d'un pays ennemi. En décrivant les deux catégories de civils internés, le Rapport qualifie le deuxième type de « civils déportés pour des raisons administratives » (en allemand: Schutzhäftlinge = en détention préventive) qui avaient été arrêtés pour des motifs politiques ou raciaux parce que leur présence était considérée comme un danger en puissance pour l'Etat ou pour les troupes d'occupation" (Vol.III, p.73). Le Rapport poursuit: "Ces personnes étaient assimilées aux personnes arrêtées ou emprisonnées en vertu du droit commun pour des raisons de sécurité" (p.74). Le Rapport reconnaît que les Allemands furent d'abord peu disposés à permettre à la Croix Rouge d'aller surveiller des personnes détenues pour la sécurité de l'Etat, mais qu'à partir du 2e semestre de 1942, le CICR obtint des concessions importantes de l'Allemagne. On l'autorisa à distribuer des colis de vivres dans les grands camps de concentration à partir du mois d'août 1942, et à partir de février 1943, cette concession fut étendue à tous les autres camps et à toutes les autres prisons (Vol.III, p.78). Le CICR établit bientôt le contact avec les commandants des camps et entama un programme d'envoi de vivres qui fonctionna jusqu'aux derniers mois de la guerre en 1945 ainsi qu'en témoignent des lettres de remerciement envoyées par milliers par des Juifs détenus dans les camps.

Le Rapport signale que "9.000 colis étaient emballés chaque jour. A partir de l'automne de 1943 jusqu'à mai 1945, 1.112.000 colis environ, représentant un poids total de 4.500 tonnes, furent envoyés aux camps de concentration" (Vol.III, p.80). En plus des colis de vivres, on expédia des colis de vêtements et de produits pharmaceutiques. "Des colis furent envoyés à Dachau, Buchenwald, Sangerhausen, Sachsenhausen, Oranienburg, Flossenburg, Labdsberg-am-Lech, Floha, Ravensbrück, Hamburg-Neuengamme, Mauthausen, Theresienstadt, Auschwitz, Bergen-Belsen, à des camps situes près de Vienne et dans le centre et le sud de l'Allemagne. Ils furent destinés surtout à des Juifs belges, hollandais, français. grecs, italiens, norvégiens, polonais et apatrides" (Vol.III, p.83). Au cours des années de guerre, "le Comité put faire transporter et distribuer des marchandises valant plus de 20 millions de francs suisses collectés par des organisations juives de bienfaisance dans le monde entier, spécialement par le comité de New York American Joint Distribution Committee" (Vol. I, p.644). Jusqu'à l'entrée en guerre des Etats-Unis, ce comité de New York fut autorisé par les Allemands à avoir ses bureaux à Berlin. Le CICR se plaint de ce que son action de grande envergure d'aide aux détenus juifs fut entravée non pas par les Allemands, mais par le blocus étroit de l'Europe par les Alliés. La Croix Rouge acheta la majeure partie des vivres en Roumanie, en Hongrie et en Slovaquie. Le CICR a des éloges particuliers pour les conditions de vie libérales qui régnaient à Theresienstadt jusqu'aux dernières visites des délégués du Comité en avril 1945. Ce camp, "où vivaient environ 40.000 Juifs déportés de divers pays, était un ghetto relativement privilégié" (Vol.III, p.75). Suivant le Rapport, "les délégués purent visiter le camp de Theresienstadt (Terezin) ou vivaient exclusivement des Juifs et ou régnaient des conditions spéciales. D'après les renseignements recueillis par le Comité, ce camp avait été créé à titre expérimental par certains dirigeants du Reich qui voulaient donner aux Juifs la possibilité de vivre en commun dans une ville administrée par eux-mêmes et possédant une autonomie presque complète... deux délégués purent visiter le camp le 6 avril 1945. Ils confirmèrent l'impression favorable de leur première visite" (Vol.I, p.642).

Le CICR loue aussi le régime d'Ion Antonescu de la Roumanie fasciste où le Comité put apporter une aide spéciale à 183.000 Juifs roumaine jusqu'à l'occupation du pays par les troupes soviétiques... qui signifia la fin de cette action humanitaire, et le CICR se plaint amèrement de n'avoir jamais réussi à envoyer quoi que ce soit en Union Soviétique (Vol.I, p.62). Ce fut le cas aussi pour plusieurs camps de concentration allemands après leur "libération" par l'Armée Rouge. Le CICR reçut une correspondance volumineuse d'Auschwitz, jusqu'au moment de l'occupation soviétique. Une partie des détenus fut évacuée vers l'Ouest, mais les efforts de la Croix Rouge pour envoyer des colis aux détenus restés à Auschwitz occupé par l'Armée Rouge furent vains. Cependant, des colis de vivres furent encore envoyés à des anciens détenus d'Auschwitz transférés à l'Ouest dans des camps tels que Buchenwald et Oranienburg.

Un des aspects les plus importants du Rapport de la Croix Rouge est qu'il fait la lumière sur la véritable cause des nombreux décès dans les camps vers la fin de la guerre: "Dans les conditions chaotiques de l'Allemagne après l'invasion, pendant les derniers mois de la guerre, plus aucun ravitaillement n'arrivait dans les camps de concentration et il y eut de plus en plus de détenus qui moururent d'épuisement. Alarmé par cette situation, le gouvernement allemand lui-même en informa finalement le CICR le 1er février 1945. En mars 1945, des entretiens du Président du CICR avec Kaltenbrunner, général de la SS, eurent des résultats encore plus décisifs. Les colis de vivres purent désormais être distribués par le CICR et un délégué de la Croix Rouge fut autorisé à séjourner dans chaque camp..." (Vol.III, p.83). Il est donc évident que les autorités allemandes faisaient tout leur possible pour remédier à cette situation désastreuse. Le Croix Rouge précise que le ravitaillement des camps fut interrompu à cause des attaques de l'aviation alliée sur toutes les voies de communication, et dans l'intérêt des détenus juifs, la Croix Rouge protesta le 15 mars 1944 contre "la guerre aérienne barbare des Alliés" (Inter Arma Caritas, p.78). Le 2 octobre 1944, le CICR avertit le Foreign Office de l'effondrement imminent du système de transport allemand en déclarant qu'il entraînerait inévitablement la famine pour tous ceux qui se trouvaient en Allemagne à l'époque.

L'examen de ce volumineux Rapport en trois volumes nous montre -- et il importe de le souligner -- que les délégués de la Croix Rouge Internationale n'ont trouvé aucune preuve, dans les camps de concentration des pays européens occupés par l'Allemagne, d'une politique délibérée d'extermination des Juifs. Il n'est fait mention nulle part, dans les 1.600 pages du Rapport, d'une chose telle qu'une chambre à gaz. Le rapport reconnaît que les Juifs, comme beaucoup d'autres peuples pendant la guerre, ont subi les rigueurs de la vie dans les camps et ont souffert de privation (…)

Quant au taux réel de la mortalité, le Rapport explique qu'on utilisa les services de la plupart des médecins juifs des camps pour lutter contre le typhus sur le front de l'Est, de sorte que ces médecins n'étaient pas dans les camps quand les épidémies de typhus s'y déclarèrent en 1945 (Vol. I, p.204). On prétend souvent, par ailleurs, que des exécutions en masse eurent lieu dans des chambres à gaz habilement maquillées en salles de douches :  "Les délégués visitèrent non seulement les lavabos, mais aussi les installations de bain, les douches et la blanchisserie. Ils durent intervenir souvent pour faire améliorer les appareils et pour les faire réparer ou agrandir" (Vol. III, p.594).

Le Volume III du Rapport de la Croix Rouge, chapitre 3 (I. Population civile juive) traite de "l'aide apportée aux Juifs de la population libre"; ce chapitre montre clairement que tous les Juifs d'Europe ne furent certainement pas internés mais restèrent parmi la population civile en étant soumis à certaines restrictions. (…) En Slovaquie, par exemple, où l'adjoint d'Eichmann, Dieter Wisliceny, exerçait ses fonctions, le Rapport spécifie qu'"une grande partie de la minorité juive fut autorisée à rester dans le pays, et à certaines périodes, la Slovaquie fut considérée comme un havre relatif pour les Juifs, spécialement pour ceux qui venaient de Pologne. Les Juifs qui restèrent en Slovaquie semblent avoir été relativement en sûreté jusqu'à la fin du mois d'août 1944, quand il se produisit un soulèvement contre les troupes allemandes. Il est vrai que la loi du 15 mai 1942 avait entraîné l'internement de plusieurs milliers de Juifs, mais on les mit dans des camps où les conditions de nourriture et de logement étaient tolérables et où les détenus pouvaient travailler en étant payés dans des conditions presque égales à celles de l'extérieur" (Vol.I, p.646).

Parmi les 3 millions de Juifs à peu près qui se trouvaient en Europe pendant la guerre, il y en eut non seulement pas mal qui ne furent pas détenus, mais une partie d'entre eux put continuer à émigrer pendant toute la guerre, généralement via la Hongrie, la Roumanie et la Turquie. Ironie du sort, cette émigration, à partir des territoires occupés par les Allemands, fut facilitée aussi par le Reich, comme dans le cas des Juifs polonais arrivés en France avant l'occupation de ce pays. "Les Juifs de Pologne qui avaient obtenu, quand ils étaient en France, des permis d'entrée aux Etats-Unis, furent considérés comme des citoyens américains par les autorités allemandes d'occupation qui acceptèrent ultérieurement de reconnaître la validité d'environ trois mille passeports remis à des Juifs par des consulats de pays d'Amérique Latine" (Vol.I, p.645). Comme futurs citoyens américains, ces Juifs furent rassemblés au camp de Vittel réservé aux citoyens américains. L'émigration de Juifs européens à partir de la Hongrie, en particulier, se poursuivit pendant la guerre, sans entraves des autorités allemandes. "Jusqu'au mois de mars 1944", dit le Rapport de la Croix Rouge, (des Juifs qui avaient le privilège de posséder des visas pour la Palestine furent autorisés à quitter la Hongrie" (Vol.I, p.648). Même après le remplacement du gouvernement Horthy en 1944 (il voulait conclure un armistice séparé avec l'Union Soviétique) par un gouvernement qui dépendait davantage de l'autorité allemande, l'émigration de Juifs continua. Le Comité obtint les promesses de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis "d'aider par tous les moyens l'émigration des Juifs à partir de la Hongrie", et le CICR reçut un message du gouvernement américain: "Le gouvernement des Etats-Unis répète de façon précise qu'il fera le nécessaire pour prendre soin de tous les Juifs qui sont autorisés à partir dans les circonstances actuelles" (Vol.I, p.649).

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PlanAUSCHWITZ2.jpg (Le Point)