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10/02/2009

L'EXTREME-DROITE ISRAELIENNE, C'EST QUAND MEME AUTRE CHOSE ...

avigdor_liberman1.jpg

"Vous vous souvenez des cris indignés de la société européenne bien-pensante quand l’Autriche avait élu le fasciste Jörg Häider ? La mise au ban du pays par la communauté internationale ? Vous vous souvenez des manifestations unitaires et médiatiques contre Le Pen au second tour en France ?

Combien voulez-vous parier que tout le monde observera un silence gêné et fera comme si de rien n’était quand, demain soir, le fasciste, raciste et nettoyeur ethnique Lieberman sortira vainqueur des élections israéliennes ? Parce que, quand il s’agit d’Israël, les plus grandes consciences humanistes baissent soudain le rideau de fer et regardent ailleurs…

Avigdor Lieberman est le vrai visage d’Israël, une société figée dans sa xénophobie et son patriotisme militaire, son obsession de la force, son mépris de tout ce qui n’est pas blanc et occidental comme elle… une société qui fonce droit dans le mur de l’autoritarisme fasciste, déjà visible à chaque coin de rue, dans chaque conversation… Le “Camp de la Paix” va devoir montrer de quel côté il se situe vraiment, finis les faux semblants et les manifestations alibi !

On a bombardé Milosevic pour bien moins que cela…"

"La sirène brune qui enchante Israël
[Michele Giorgio - Il Manifesto]

Selon les sondages, mardi prochain, Avigdor Liebermann sera le véritable vainqueur des élections, avec 17 sièges et si l’ « homme politique le plus dangereux » entre au gouvernement, avec la droite de Netanyahu, il fera tout pour chasser les Palestiniens de l’Etat juif.

Parmi les toits rouges de la colonie juive de Nokedim, pointe la villa à deux étages de Avigdor Liebermann. Entourée par un gracieux jardin, la demeure du leader ultranationaliste est surveillée jour et nuit par des gardes privés. Elle donne sur ces douces collines qui, entre Bethléem et Hébron, descendent vers la Vallée du Jourdain. Un décor de rêve, enrichi par la proximité du Mont Hébron. Ce n’est pas un hasard si la colonie a été construite à cet endroit de la Cisjordanie occupé par Israël depuis 1967.

Liebermann n’est pas chez lui, « mais il rentre quelquefois le soir », assurent ses deux voisines. Suzy Cohen, 32 ans, quatre enfants, est arrivée dans les Territoires occupés directement de Vienne (Autriche), tandis que Michal Libzick, 34 ans, 5 enfants, vient du Tennessee. « Qui est Liebermann ? Eh bien, on ne le voit pas trop… Si on aime son programme électoral ? En fait, nous ne faisons pas de politique à Nokedim ; ici chacun mène sa vie tranquille, sans embouteillages, sans stress » dit Suzy, en contournant le sujet des élections du 10 février et de l’avenir de la Cisjordanie. « Nous savons juste que cette terre nous appartient, Dieu l’a toute donnée à notre peuple, et c’est pour ça que nous sommes revenus en Eretz Israël (la terre d’Israël) », poursuit-elle sans hésitation avant de répéter ce que déclarent un peu tous les colons israéliens : « les relations avec les villages arabes sont bonnes, les Palestiniens nous veulent ici, parce que nous leur apportons du travail et des sous, mais leurs leaders politiques les poussent toujours à la révolte et au terrorisme ».

Liebermann, lui, à la différence de Mesdames Cohen et Libzick, n’est certes pas venu à Nokedim pour échapper à l’usure de la vie moderne. Lui, cette colonie, il a contribué à la fonder en 1982, en s’adaptant pendant des mois à une vie dans un container froid en hiver et surchauffé en été, au nom de la rédemption de Erezt Israël et de la lutte contre les Palestiniens, « coupables » de vivre depuis des générations sur leur terre.

Né il y a 50 ans à Kichinev, en Union Soviétique (aujourd’hui Chisinau, capitale de la Moldavie) Liebermann ne pensait peut-être même pas à la terre biblique d’Israël quand il travaillait comme videur dans une discothèque de sa ville natale ; ni même quand il s’affairait entre disques et tables d’enregistrement dans une radio  de Bakou. En 1978, à 20 ans, vint l’illumination : départ pour Israël, bref séjour dans les centres d’absorption pour les nouveaux immigrés, études universitaires pas très brillantes et enfin, après le sevrage politique dans l’extrême-droite, l’atterrissage à Nokedim.

Après des années passées à exciter amis et connaissances contre les Palestiniens (selon le quotidien Ha’aretz il aurait aussi fait partie du mouvement raciste Kack, du rabbin israélo-étasunien Meir Kahane, mis hors la loi en 1994) et à réaliser d’excellentes affaires pas toujours limpides au grand jour, Liebermann saisit la grande occasion du poste de directeur du bureau du premier ministre B. Netannyahou, entre 1996 et 1999 : il se lance enfin dans la politique qui compte en fondant son propre parti, Yisraël Beitenu : russophone, anti-arabe et raciste. Ayant recours aussi à de nébuleux financements depuis l’étranger, gérés par une société au nom de sa fille.

Liebermann a pris, et grossi en même temps, la vague du sentiment anti-arabe croissant chez les Israéliens juifs, en focalisant son attention pas tant sur les Palestiniens des Territoires occupés, que sur ceux qui ont une citoyenneté israélienne dont il a de façon répétitive demandé le « transfert » : terme qui, en Israël, désigne de façon élégante le nettoyage ethnique. Le succès a été énorme pour ce self made man qui a déjà été ministre, même dans le gouvernement sortant, avec la charge de s’occuper des « menaces stratégiques », entendez de l’Iran.

Aujourd’hui, à moins d’une semaine des élections politiques, les sondages lui attribuent au moins 17 sièges et probablement le rôle de troisième force politique nationale après le Likoud, donné gagnant avec 27 sièges, et Kadima, le parti de majorité relative sortant dirigé par la ministre des affaires étrangères Tzipi Livni, à qui les dernières prévision attribuent 23 députés. Le Likoud, qui a perdu un peu de terrain ces derniers jours, a peur de cela et demande à l’électorat un « vote utile » en ne dispersant pas les voix entre de nombreux, trop nombreux, partis de droite.

Derrière Liebermann, il n’y a pas de liste de poids. Les seuls noms connus de Yisraël Beitenou sont l’idéologue Uzi Landau, un ancien ultra du Likoud, et l’ex-ambassadeur aux Etats-Unis Dani Ayalon. Et la fille de l’ex-ministre des affaires étrangères David Levy, un mannequin dont la tâche va être de glaner les voix des Israéliens non engagés, mais en tout cas enragés contre les Arabes. Mais si les candidats sont inconnus, le message de Yisraël Beitenou attire cependant des consensus continuels parce qu’ils sont nets et martèlent dur, à commencer par le mot d’ordre contre les Arabes-israéliens : « Aucune citoyenneté sans loyauté ».

Liebermann propose une sorte de serment de fidélité à l’Etat d’Israël et à sa nature « juive et sioniste », sous peine de retrait de la citoyenneté et, en conséquence, de déportation, pour une population qui vit depuis des siècles sur cette terre où, lui, est arrivé il y à peine 30 ans. Pendant l’attaque contre Gaza, il a suggéré l’utilisation de la bombe atomique. « Nous devons faire exactement ce que les Etats-Unis ont fait avec le Japon pendant la deuxième guerre mondiale, comme ça on n’aura pas besoin d’occuper Gaza », a-t-il déclaré dans une conférence.

Pour l’universitaire Zeev Sternhell, victime il y a quelques mois d’un attentat de la part d’extrémistes de droite, Liebermann est « le politicien le plus dangereux de l’histoire du pays » ; pour d’autres, comme l’ont montré des sondages récents, le leader de Yisraël Beitenou ne fait que dire tout haut ce qu’une grosse tranche d’Israéliens trouve opportun de faire pour « résoudre » la question palestinienne, à commencer par le « transfert ». « Le leader de Yisraël Beitenou, dans un certain sens est un fasciste atypique, dit l’intellectuel pacifiste Michel Warshavski, mais c’est surtout le produit de deux choses : de l’absence de démocratie de l’Est européen et de la colonisation juive effrénée dans les Territoires occupés palestiniens ». Une analyse cohérente avec une déclaration faite par Liebermann lui-même : « Je suis en faveur de la démocratie mais quand il y a une contradiction entre démocratie et valeurs juives ces dernières deviennent plus importantes que tout ». En fin de compte, ajoute Warshavski, « Liebermann n’est coupable que d’avoir porté à ses conséquences extrêmes les politiques que les autres mettent en acte de façon silencieuse ».

Comme par exemple le ministre de la Défense et leader travailliste Ehud Barak. Après avoir donné le feu vert à la « liaison » entre la colonie de Maale Adoumim et Jérusalem Est, Barak a autorisé la création de nouvelles implantations dans la région de Binyamin, en Cisjordanie ; en échange de l’évacuation des 45 familles de l’avant-poste de Migron qui se déplaceront vers 250 maisons de construction prochaine, les premières de 1.400 nouvelles unités d’habitation."

Les deux textes précédents émanent du site http://libertesinternets.wordpress.com/

15:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (8)

09/02/2009

C’EST BEAU, LA LIBERTE

Le talent consiste aussi (et surtout pour beaucoup) à savoir palper le maximum de subventions. Ca marche même pour les théâtres dits « satiriques ».

Nous en avons un, très connu, ici à Strasbourg. Il s’appelle La Choucrouterie et son propriétaire s’appelle Roger Siffer.

 

Ce dernier est qualifié de chansonnier régionaliste, d’humoriste – maniant l’humour comme une arme -, voire d’électron « libre ».

Libre ? Je me demande comment on peut être libre dans un contexte de satire soi-disant politique - car les thèmes de la revue sont politiques - lorsqu’on se fait subventionner par:

- le Conseil régional d’Alsace

- le Conseil général du Bas-Rhin

- la Ville de Strasbourg

et cerise sur le gâteau : Les Dernières Nouvelles d’Alsace.

 

D’ailleurs, ce théâtre librement et hautement satirique a un président. Pourquoi un président alors qu’il a déjà un propriétaire ? Mystère. En tout cas ce président n’est autre qu’Alain Howiller qui était jusqu’à une époque relativement récente … rédacteur en chef des DNA, justement.

 

Mais bon, je parie que Roger ne doit pas trop souffrir, finalement. Ses généreux contributeurs sont compréhensifs. Ils casquent parce que le bon peuple a besoin de quelques soupapes. Ils veulent bien se faire égratigner parce que ça fait partie de la règle du jeu, mais ils restent avant tout des copains. Et on n’est jamais trop méchant avec les copains.

 

Non, là où Roger devenait vraiment très méchant, c’est quand il fallait affronter la bête immonde, quand elle existait encore. Maintenant, évidemment, elle manque à tout le monde…

Et il était aux premières loges pour bien cogner puisque sa copine Trautmann, du temps où elle était ministre (mais si, rappelez-vous) avait inventé un Comité de vigilance contre l’extrême-droite. Dont il faisait partie, naturellement. Et avec quelle énergie ! Ah, c’était le bon temps ….

08/02/2009

RIEN NE VA PLUS…. OU UNE « INFAILLIBILITE » EN CAPILOTADE…

images.jpgQuand je pense que lorsque le cardinal Ratzinger avait été hissé sur le trône de St Pierre, j’avais eu la naïveté d’être plutôt satisfaite. Il me semblait qu’un vent nouveau allait peut-être souffler. Pauvre de moi ! J’avais méconnu une loi d’airain : le pouvoir n’est autorisé qu’à ceux qui filent doux. Il n’arrive que de gros ennuis aux autres.

 

Le nouveau pape n’a pas tardé à comprendre toute la justesse de ce postulat et à agir en conséquence. Il a vite eu l’occasion de se rendre compte qu’entre judaïsme et catholicisme, la lutte était par trop inégale et que de toute façon, on n’était plus dans le domaine religieux, mais politique.

Rien que ces deux dernières années, trois fois il a failli faire preuve d’indépendance. Trois fois les autorités juives ont immédiatement froncé le sourcil. Trois fois il s’est aplati comme une crêpe :

 

- En avril 2007, le représentant du pape en Israël, Mgr Franco, avait refusé de se rendre à une cérémonie à Yad Vashem au motif que le pape Pie XII y était fort mal traité, sous forme de photo. Mais il n’a pas refusé longtemps. Devant les réactions juives furibardes, il y est finalement et docilement allé. Comme de juste. (voir archives blog 15-16/4/07)

 

L’an dernier, en octobre, s’achevait le procès en béatification de Pie XII, justement. Inutile de dire que là aussi, devant les réactions indignées et les menaces en tous genres, le pape a fait machine arrière à toute vitesse. La béatification de Pie XII n’est plus à l’ordre du jour.

 

Et aujourd’hui, dernier épisode en date : l’affaire Williamson. Le Vatican ose prétendre qu’il « ne connaissait pas » les propos incriminés. Quelle blague ! A quoi servirait donc la curie ? Ou plutôt l’incurie, en la circonstance ? Plutôt pathétique, comme ligne de défense. On nous dit aussi que le Vatican aurait « méconnu » les réactions. Une blague encore plus débile ! Ils sont pourtant bien placés pour les connaître, et les anticiper, ces réactions.

 

Non, tout ça est lamentable et on a l’impression qu’il n’y a pas plus de pilote dans l’avion à Rome qu’au gouvernement de nos pays.

Justement, on pourrait penser que cette affaire relève du domaine strict de l’Eglise et ne concerne en rien les politiques. On pourrait penser que ces derniers ont en ce moment d’autres chats à fouetter. Et de fait, les politiques ont généralement observé un silence prudent et ne se sont pas mêlés de cette histoire. Sauf DEUX :

 

La chancelière allemande s’est dépêchée de voler au secours du Système menacé* en priant le pape de revoir sa copie. Ce qu’il a fait humblement et rapidement. Moi, je me demande ce que les Allemands en pensent. Mais peut-être qu’ils trouvent qu’ils n’ont pas encore assez payé et qu’ils veulent continuer ?

 

Et naturellement, l’AUTRE, l’inénarrable : celui que l’univers nous envie ne pouvait rater une occasion d’en rajouter une louche dans le registre  « C'est invraisemblable, choquant et inadmissible qu'il puisse se trouver, au XXIe siècle, quelqu'un qui ose contester les chambres à gaz, la Shoah, le martyr des juifs, c'est inadmissible. (…)  Quand de surcroît cet homme (...) se prétend pasteur au sens évangélique, c'est encore plus choquant… Franchement, ce monsieur, ça ne donne pas envie de le connaître ».

Vous apprécierez, comme moi, l’élévation des termes dans la bouche d’un chef d’Etat. Non, franchement, ce monsieur, ça ne donne pas envie de le connaître.

 

williamson.jpgMgr Williamson est britannique. Ce n’est pas pour autant que les officiels britanniques ont réagi, eux.

Aux dernières nouvelles, l’évêque révisionniste, sommé par le Vatican de se rétracter, s’y est refusé. Enfin de la dignité dans la mélasse ambiante. Il a accordé une interview au Spiegel dans laquelle il indique vouloir étudier d'abord les "preuves" historiques avant d'éventuellement retirer ses déclarations niant l'existence des chambres à gaz. « Il s’agit de preuves historiques, pas d’émotions. Et si je trouve des preuves, alors je rectifierai [les propos tenus]. Mais cela va prendre du temps. »

 

* Vous imaginez l’horreur : une crise majeure qui s'apprête à déferler ET des révisionnistes qui auraient raison ? L’Apocalypse.

07/02/2009

UN LISTING BIEN INTERESSANT …

Madoff2.jpg

Il faut reconnaître aux States de ne pas avoir de ces pudeurs de rosière – ou de grenouille de bénitier – qu’on aurait sûrement de ce côté-ci de l’Atlantique. Mercredi a été publiée par le tribunal de commerce de Manhattan chargé de l’affaire, la liste des « clients » de Bernard Madoff.

C’est un gros listing de 162 pages écrit en petits caractères, qui révèle 13 567 noms. Des noms américains surtout, mais pas seulement. Des personnes physiques et des institutions financières, y compris européennes. Pas forcément des victimes, non plus. Des gens qui ont eu affaire à lui en tout cas. C’est sûrement très intéressant à éplucher. Mais il faudrait s’y coller à plusieurs, parce que franchement, 162 pages …

Alors, si le cœur vous en dit, vous trouverez cette liste sur le lien suivant : Check it out here

02/02/2009

LES SUISSES NE SE COUCHENT PAS (ENFIN, POUR L’INSTANT)


«Dieudonné a, une fois de plus, franchi la ligne rouge et prouvé qu'il était un antisémite notoire.»

Écoeuré par les propos de l'artiste français tenus dans une interview accordée récemment au mouvement de droite suisse Unité populaire, Philippe Grumbach ne mâche pas ses mots.

Le président de la coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation (CICAD) est d'ailleurs d'avis qu' «il y a largement matière à saisir l'autorité pénale en vertu de l'article 261 bis sur la discrimination raciale.»

Le cas est donc très sérieusement examiné par les juristes de l'association.


Les propos qui vont trop loin

Ce sont notamment deux points de cet entretien, publié au début du mois sur le site Internet d'Unité populaire, qui posent problème. Le site: un groupement associé à Egalité Réconciliation, organisé autour de l'écrivain Alain Soral, membre du Front national.

«Dieudonné déclare que les juifs faisaient commerce de l'Africain et sous-entend donc qu'ils sont des négriers, explique Philippe Grumbach. C'est scandaleux. De plus, il insinue que le président Sarkozy est à la botte du Conseil représentatif des Juifs de France. Il véhicule le vieux poncif du juif dominateur.»

Ce volet juridique, la CICAD le mène de front avec l'action publique qu'elle prépare en prévision de la venue de Dieudonné à Genève, les 6 et 7 février prochains. Fâchée que les autorités cantonales et communales n'aient pas pris position dans ce dossier, l'association a décidé de descendre dans la rue.

«Le vendredi 6 février entre 11 h et 15 h nous tiendrons un stand à proximité de la salle de spectacle qui accueillera Dieudonné», note Johanne Gurfinkiel, secrétaire général.

De petits dossiers répertoriant les «dérapages les plus graves de Dieudonné» seront distribués aux passants.

Par ailleurs, une collecte de signatures a été lancée, notamment auprès des acteurs politiques genevois, «histoire de montrer aux autorités que les gens ne sont pas indifférents à la venue d'un antisémite à Genève.»


«Pas notre intention de censurer»

Au final, peu importe si cela fait de la publicité au spectacle de l'artiste. Ce qui compte avant tout pour la Coordination Intercommunautaire Contre l'Antisémitisme et la Diffamation [CICAD], c'est «d'empêcher que Dieudonné se produise à Genève en catimini», insiste Johanne Gurfinkiel. Et de conclure: «Notre intention n'a jamais été de censurer, mais que les gens soient informés que Dieudonné utilise son statut d'artiste pour diffuser des messages racistes.»


C’est vrai que Dieudonné n’y est pas allé avec le dos de la cuillère : les traiter de négriers ! Pire encore, insinuer que Sarkozy serait à la botte du CRIF !! Mais où est-il allé chercher ça?

S’agissant des « négriers », il y aurait pourtant  bien l’un ou l’autre fait assez fâcheux. On en parle (avec prudence) sur Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Juifs_et_l'esclavage ). Encore de l’antisémitisme primaire, naturellement. 

Comment ont réagi les partis suisses « progressistes » à cette invitation ? 

« Du côté des partis, on ne remet pas en cause la décision du Conseil d’Etat. Mais on regrette que l’humoriste ait été invité à Genève et on déconseille à la population de se rendre à son spectacle. «Cet homme est un révisionniste multirécidiviste, explique Michel Halpérin, président du Parti libéral genevois. Si des débordements surviennent lors de la première représentation, l’Etat pourra encore intervenir

Le Parti socialiste, par la voix de son président, attend effectivement que le Conseil d’Etat prenne ses responsabilités en cas de dérapage, par le biais d’un dépôt de plainte. «Faire venir Dieudonné à Genève est irresponsable. Si on ne peut pas interdire son spectacle, il faut former un cordon sanitaire républicain et pousser les gens à ne pas y aller!» Les radicaux prendront le taureau par les cornes. «Nous enverrons quelqu’un au spectacle pour pouvoir dénoncer tout débordement», annonce Hugues Hiltpold, président du parti. »

Espoir de débordements, cordon sanitaire, dénonciations, pressions :  on peut respirer, il y a encore des démocrates en Suisse !

23/01/2009

BON ANNIVERSAIRE, MONSIEUR FAURISSON

 

Faurisson20.jpg

 

 

L’hebdomadaire allemand National Zeitung a publié dans son numéro du 21 janvier 2009 un entretien avec le professeur Faurisson sous le titre Robert Faurisson, wie man ihn nicht kennt (Faurisson comme on ne le connaît pas).

Voici la traduction française de cet entretien :

 

« 1. Wittgenstein disait : "Ce dont on ne peut parler, il faut le taire". Ne parlons donc que de ce qu’il est permis de parler.

 

Il y a 80 ans, le 25 janvier 1929, vous êtes né à Shepperton, près de Londres. Quand avez-vous vu la France pour la première fois ?

 

Mon père travaillait à Londres pour la Compagnie (française) des Messageries Maritimes. En 1931, mes parents se sont rendus à Tamatave (Madagascar) où ils se sont mariés et où est né mon frère Philippe. J’ai été confié aux parents de mon père qui habitaient à Saint-Mandé, près de Paris. En 1934, je rejoindrai mes parents à Saïgon. En 1935, je suis allé pour la première fois de ma vie dans une école anglaise à Singapour. En 1936, j’ai continué mes études en anglais dans une école américaine à Kobé (Japon). Je ne regagnerai la France qu’à la fin de 1936. Se moquant de mon accent, mes camarades de classe m’appelaient “l’Angliche”. Par la suite, j’ai fait toutes mes études secondaires ou supérieures en France, notamment dans une école de jésuites à Marseille (1941-1943), au Collège Stanislas à Paris (1943-1946), au Lycée Henri-IV, à la Sorbonne, ...

 

2. Votre père était français, votre mère écossaise. Vous sentez-vous français, écossais, tous les deux, ou encore européen ?

 

Je me sens français. Je ne connais pour ainsi dire pas l’Ecosse. “Se sentir européen” ? Je ne vois pas trop à quoi cela peut correspondre. Mon père prétendait que j’étais marqué par mon ascendance écossaise. Je suppose qu’il voulait dire par là que je manifestais une hardiesse, une détermination et une indépendance d’esprit qui pouvaient déconcerter les Français, lesquels, sauf en temps de guerre ou de révolution, sont plutôt raisonnables et moins obstinés qu’ils ne se l’imaginent.

 

3. Êtes-vous un homme de droite, de gauche, du centre - ou rien de tout cela ?

 

Tout cela, selon l’humeur du jour et les circonstances. Je n’ai aucun goût pour le maniement des théories ou des idées politiques mais j’aime à m’engager dans telle ou telle action aux côtés de gens qui peuvent avoir, eux, une théorie ou une idée politique. J’aime l’action précise pour une cause précise. Samedi dernier, j’ai participé à une manifestation en faveur de la Palestine. [Là où j’habite] cette manifestation était conduite principalement par le Parti communiste. J’ai horreur du vague et de l’abstraction, en particulier du vague communiste et de l’abstraction communiste, mais je peux, à l’occasion, m’associer à une initiative de gauche, de droite ou du centre. Je suis athée.

 

4. Est-ce par hasard que vous avez choisi un auteur aussi énigmatique que Lautréamont pour sujet de votre thèse de doctorat? Etiez-vous attiré par les énigmes de sa biographie ?

 

Ce n’est nullement par hasard que je me suis intéressé aux oeuvres d’Isidore Ducasse (1846-1870) et, en particulier, à ce qu’il a appelé Les Chants de Maldoror [par le Comte de Lautréamont] (1870). Ses oeuvres avaient la réputation d’être d’une haute et mystérieuse inspiration. J’ai voulu aller voir ce mystère de près. Je l’ai fait méticuleusement. J’ai découvert qu’il s’agissait en réalité d’une sorte de farce ou de mystification. Le plus fort est qu’il avait lui-même fait cette révélation à son lecteur dans un très bref passage, tout à la fin de son livre. Mais rares sont les lecteurs attentifs. La plupart aiment à rêver ou à philosopher ou à éprouver des sentiments.

 

5. Il y a une vieille tradition de germanophilie chez les penseurs et littérateurs français. Je pense à Madame de Staël, à Stendhal (dans son livre De l'amour), à Gérard de Nerval, qui considérait l'Allemagne comme "notre mère à tous". Cette tradition reste-t-elle encore vivante ?

 

Je crains que cette tradition n’ait disparu chez les intellectuels mais je crois pouvoir vous assurer que, dans le peuple français, on continue de nourrir une certaine germanophilie. C’est contre les Anglais et les Américains que le peuple français reste critique, hostile ou réservé. Quant à Nerval, il était amoureux de l’Allemagne. Si, en particulier, vous déchiffrez les confidences qu’il a faites dans les poèmes merveilleux et énigmatiques des Chimères, vous vous apercevez que Nerval avait horreur du froid, de la nuit, de la neige, du nord et de celui qu’il appelait le “duc Normand”, c’est-à-dire Wellington, le vainqueur de Napoléon (réincarnation des Césars de l’Antiquité païenne). Il n’aimait pas les barbares du Nord, c’est-à-dire les Anglais. En revanche, il aimait le soleil, le sud, l’Italie antique, l’Orient et, pour lui, Berlin, si l’on peut dire, ne se situait pas au Nord mais à l’Est, comme une porte ouverte sur l’Orient, d’où, dit-on, nous sont venues les lumières de l’esprit.

 

6. Vous auriez pu éviter toutes les poursuites judiciaires en vous installant en Grande- Bretagne car vous n'êtes seulement citoyen français mais aussi sujet britannique? Pourquoi  n'avez-vous pas choisi cette voie ?

 

J’aime trop la France ainsi que les Français et les Françaises. Je ne pourrais me passer  d’entendre et de pratiquer la langue de Molière, de La Fontaine, de Victor Hugo, de Céline et des plus humbles de mes vrais compatriotes.

 

7. Vous avez enseigné à la Sorbonne, puis à l'Université Lumière de Lyon. Vos spécialités ont été d'abord la "littérature moderne et contemporaine", puis la "critique de textes et documents (littérature, histoire, médias)". Quelle sorte de littérature peut vous émouvoir aujourd'hui ?

 

Un jour on a demandé à Céline : “Pourquoi écrivez-vous ?” Sa réponse, gouailleuse, a été : “Pour rendre les autres illisibles”. Dans mon cas, il a réussi. Je ne lis plus guère que Céline. Je l’admire pour son génie, son humanité, sa maîtrise de toutes les langues françaises (argotique, populaire, familière, soutenue, guindée, aristocratique), sa force comique surtout. Il est un lyrique dénué de tout chiqué, un satiriste à la Juvénal, un poète épique. Vous l’avez peut-être noté, il n’est pas d’épopée possible pour un vainqueur ; le vainqueur a gagné ; il ne bouleverse donc pas les coeurs. Seul le vaincu, frappé de malheur par les dieux au terme d’un long combat, peut avoir vécu une épopée. L’Allemagne a connu une incomparable tragédie, un naufrage sans pareil, une grandiose épopée. Qui jusqu’ici s’est montré capable d’écrire une épopée de l’Allemagne vaincue ? La réponse est : un cavalier français blessé en 1914 par des balles allemandes, un gentilhomme, Céline, alias Louis-Ferdinand des Touches (de Lentillière), une sorte de hobereau déclassé, proche du petit peuple. L’épopée de l’Allemagne tient en trois livres de Céline : D’un château l’autre, Nord et Rigodon. Les céliniens appellent cet ensemble “la trilogie allemande”. Il s’agit d’un “monument plus durable que l’airain” (monumentum aere perennius, disait le poète Horace).

 

8. Avez-vous une proposition à suggérer pour mettre fin à la tragédie en Palestine ?

 

J’ai mieux qu’une simple proposition. J’ai une solution, et qui ne tuerait personne. La loi française et la loi allemande m’interdisent de vous en dire plus.

 

9. Comment Dieudonné va-t-il ? Il est devenu la cible du maire de Paris qui a indiqué qu'il veut empêcher l'humoriste de jouer dans tous les théâtres publics de la Ville lumière.

 

Dieudonné va bien, mais que va-t-il devenir ? Il a une sensibilité d’artiste. Un artiste peut-il longtemps résister au boycottage ? Ce qu’il a osé faire le 26 décembre 2008 au Zénith, à Paris, devant  5 000 personnes, tient de l’héroïsme. Le contraste est venu quelques heures plus tard quand le monde entier, et non plus seulement 5000 personnes, a eu le spectacle de la plus infâme lâcheté avec l’agression perpétrée par les Israéliens contre Gaza. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, joint sa voix à celle des puissants. Il s’enflamme, s’excite et se surexcite contre Dieudonné et Faurisson. Il multiplie menaces et provocations. Il cherche à susciter un grave incident ou même un accident mortel à l’occasion de mon passage, prévu pour le 29 janvier, au théâtre privé qui appartient à Dieudonné. Ma propre réponse est connue. Le 29 janvier, je serai là où l’on m’attend et, s’il nous arrive quelque malheur, j’en tiendrai Bertrand Delanoë pour “responsable et coupable”. Je vais lui écrire en ce sens. »

 

 

 

Je m’absente pour une semaine. Avant de partir, je vous signale deux sites intéressants :

www.dedefensa.org    et

www.islam-documents.org

Sur ce dernier site, créé par une petite équipe d’universitaires, vous trouverez plus de 15 000 documents sur la naissance de l'islam, souvent inédits et toujours authentiques.

 

A bientôt. 

22/01/2009

ILS ONT RAISON, PLUS C’EST GROS, MIEUX CA PASSE

« L’Association Avocats Sans Frontières ainsi que d’autres O.N.G., ont pris la décision de porter plainte auprès du Procureur de la Cour Pénale Internationale, contre les principaux dirigeants du Hamas pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité en raison de l’utilisation par cette organisation de « boucliers humains ».

 

Une délégation se rendra en outre à l’Elysée pour demander à Monsieur le Président de la République de saisir le Conseil de Sécurité des Nations Unies et la Cour Pénale Internationale.

 

Il est rappelé que, tant le droit international, que les principales organisations des droits de l’Homme, considèrent une telle instrumentalisation des civils comme des violations graves du droit international.

En suite de son communiqué en date du 13 janvier 2009, l’Association Avocat Sans Frontières tient à préciser ci-après les cinq griefs légaux qui seront utilisés auprès du Procureur près la Cour Pénale Internationale de La Haye, à l’encontre des dirigeants politiques et militaires du mouvement Hamas, coupables de crimes de guerre :

 

- viser délibérément la population civile israélienne ;

- tirer des missiles et des obus à partir de zones civiles (écoles, hôpitaux…) ;

- utiliser des symboles humanitaires tels que des ambulances pour tenter de jouir de l’impunité ;

- recruter, former des enfants à la guerre, les utiliser comme boucliers humains ;

- appeler publiquement au génocide ou à l’assassinat pour des raisons religieuses ou raciales (charte du Hamas).

 

Une requête à Monsieur le Président de la République française va être déposée par Avocats Sans Frontières, soutenue par d’autres O.N.G. aux fins de voir le Chef de l’Etat français saisir Monsieur le Procureur près la Cour Pénale Internationale de La Haye, conformément à ses prérogatives. »

 

 

source: http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=13401&returnto=accueil/main&artyd=9

HALLUCINANT

Source :

http://monde.fil-info-france.com/2009_janvier_17.htm

 

 

« Le Premier ministre, François Fillon a réuni et présidé, vendredi 16 janvier 2009, un comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, en présence de nombreux ministres dont Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, qui se trouvait en Israël du 13 au 15 décembre 2008 afin que "l’Holocauste soit évoqué de manière soutenue et organisée dans nos enseignements en France". Ce comité a été convoqué mardi 13 janvier 2009 en vue de "calmer les choses" face au risque d'importation en France des événements liés au conflit israélo-palestinien.

 

A un jour de 3 manifestations pour l'arrêt de la guerre dans la Bande de Gaza, dont une marche sur l'ambassade d'Israël à Paris débutant place du Châtelet samedi 17 janvier 2009, François Fillon a souhaité "renforcer les procédures judiciaires et les moyens de la justice pour faire en sorte que tous ceux qui commettent des actes antisémites et racistes soient dans les meilleurs délais interpellés, traduits devant la justice et punis". François Fillon a également déclaré qu'il faut des "juges formés" sur ces sujets."

 

Déjà, tous les tribunaux de grande instance TGI disposent d'un magistrat référant qui a été nommé pour assister et orienter le procureur de la République dans les affaires d'antisémitismes. A Bordeaux, siège de l'Ecole nationale de la Magistrature ENM, ce sont des membres du Conseil représentatif des institutions juives de France CRIF qui forment les magistrats à la lutte contre l'antisémitisme qui est une priorité nationale pour Nicolas Sarkozy, président de la République. François Fillon a également annoncé un renfort important des effectifs policiers lors de ces 3 manifestations "pro-palestiniennes".

 

A Paris, tous les policiers nommés dans la capitale sont formés à la lutte contre l'antisémitisme et doivent faire un passage obligatoire dans les locaux du Comité français pour Yad Vashem présidé par Richard Prasquier, également président du Conseil représentatif des institutions juives de France CRIF.

 

François Fillon a demandé à Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et à la présidente du Forum des droits sur Internet, Isabelle Falque-Perrotin, de conduire "un travail plus approfondi" sur les "appels à la haine" diffusés sur les chaînes de télévision, les radios communautaires ou les sites web et les très nombreux blogs. Depuis le samedi 27 décembre 2008, début de la guerre déclarée par Israël contre le Hamas dans la Bande de Gaza dans le cadre de l'opération militaire israélienne "plomb durci", la grande majorité des médias numériques français autocensure leur forum de discussions, certains les ayant fermés. Le quotidien "Libération", le journal gratuit "20 Minutes", l'Express, Yahoo.fr et LCI ont fermé leurs sites à tous les commentaires sur le conflit. Dans un communiqué publié le jeudi 8 janvier 2009 le Bureau National de Vigilance Contre l'Antisémitisme BNVCA, présidé par le commissaire de police honoraire, Sammy Ghozlan, avait salué cette autocensure lié à l'antisémitisme. Sammy Ghozlan avait déclaré : "Pour avoir fermé leurs sites, les médias sont accusés d’atteinte à la liberté d’expression par ceux qui profitant de l’anonymat que procure l’internet, défoulent leur haine antijuive, considérant encore que l’antisémitisme est une opinion". François Fillon a aussi déclaré : "On n'est pas en Israël, on n'est pas en Palestine, on est en France. Et en France, il n'y a pas de communautés, parce que chacun est un citoyen égal devant la loi".