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18/07/2009

UN REGAL ESTIVAL DE CHOIX. ET TELLEMENT CONFORME !

Sur mon programme télé de la semaine qui vient, je tombe sur deux pleines pages de promo intitulées « La folie Brüno ! ». Et je lis : « Insupportable, irrévérencieux, politiquement incorrect mais toujours hilarant, Sacha Baron Cohen revient dans la peau de la folle Brüno, journaliste de mode homosexuel, autrichien et pro nazi ! Un régal estival totalement décalé ».

 

Insupportable, je veux bien le croire. Hilarant, sûrement, dans son genre. Mais politiquement incorrect ? Là, ça m’étonnerait. Vous l’avez deviné : il s'agit d'un faux politiquement incorrect, d'un leurre destiné à épingler les heures les plus sombres, pardon, les penchants les plus sombres inexplicablement nichés au cœur de tout un chacun. Enfin, de presque de tout un chacun car il y a quand même des exceptions.

 

Cohen s’attaque donc à la bête immonde tapie en chacun de nous, mais il la débusque avec des moyens bien à lui. Et propres (si je puis dire) à remplir les caisses. Fric et cul, ça a toujours fait bon ménage. Voici donc ce qui via le programme télé - destiné à être lu par les masses – est proposé à la convoitise et à l’admiration des jeunes (en subliminal: voici ce qu’il convient de faire et d’approuver pour être pleinement dans l’air du temps) :

 

Lors d’un passage télé en juin dernier, « il propose clairement à Denisot de lui « faire une gâterie » dans les coulisses avant de retirer son short en cuir et de laisser découvrir un string à l’effigie de Sarkozy. Trois minutes de bonheur télévisuel qui résument parfaitement le personnage et l’acteur ». Quel talent, reconnaissez-le.

 

Apparemment, la spécialité de Cohen est de se moquer de certains pays, plus ou moins prudemment selon leur importance. Avec le Kazakhstan, il ne risquait pas grand-chose, il y est allé franco, avec les Etats-Unis, dans Borat, il y est allé mollo, se contentant de mettre « en valeur les aspects les plus sombres des Américains : nationalisme, misogynie, racisme, homophobie ». Pouah!

Dernière victime en date, qui fait grincer quelques dents, dont celles de l’ambassadeur autrichien au Royaume-Uni : l’Autriche, qui est punie car elle a la réputation d’être plutôt mauvaise élève dans un système généralement très docile.

Moi, je suggère modestement à Cohen de s’attaquer une prochaine fois à Israël, pour changer. C’est un pays qu’il connaît bien et dont il pourrait épingler quelques (très) petits travers. Dans quelques-uns de ses sketches dénonçant l’affreux antisémitisme qui sévit inexplicablement en tous lieux, il pourrait par exemple remplacer le mot « juif » par le mot « arabe ». Ca renouvelerait un peu le genre et on ne s’éloignerait pas tellement de la vérité.

Pour finir, vous en saurez un peu plus sur Brüno en consultant Wikipédia où l’on nous apprend qu’il est né dans une famille juive orthodoxe britannique. En 1989, à l’âge de 18 ans, il rejoint un mouvement de jeunesse sioniste de gauche, l' Habonim Dror. Quelques années plus tard,  il passe une année au kibboutz Rosh Hanikra en Israël. Avant de se consacrer à la comédie avec le succès que l’on sait, il fera un petit détour par la banque Goldman Sachs.

Wikipédia nous dit aussi qu’il « est fiancé à l'actrice australienne Isla Fisher vue dans Serial noceurs, et [que] le couple a prévu de se marier selon le rite traditionnel juif. Isla Fisher, en témoignage de son amour, s'est convertie au judaïsme avant le mariage, et a reçu la bénédiction des parents de Sacha Baron Cohen, fervents religieux. Selon le producteur de cinéma Jay Roach, Sacha Baron Cohen est lui-même très pratiquant, mange strictement cacher et n'utilise pas le téléphone le jour de shabbat ».  

Voilà, vous savez l’essentiel. Moi, ce qui m’étonne quand même un peu, mais je suis vieille et réactionnaire – j’assume les deux – c’est qu’on puisse être « religieux » et s’étaler comme ça. Ca me paraît quelque peu contradictoire. Mais je ne dois décidément rien comprendre à l’air du temps.

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17/07/2009

UNE SAISON TRES PROMETTEUSE ...

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Le nouveau ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, vient d’ouvrir en grande pompe non pas une expo, ce serait mesquin, mais carrément toute une saison destinée à étaler aux yeux des Français éblouis toutes les splendeurs de la Turquie passée, présente et à venir. Et accessoirement, leur démontrer à quel point ils sont bêtes de continuer à refuser obstinément de recevoir en Europe un pays si méritant à tous points de vue.

Voici quelques aperçus de son discours lyrique. J’ai beaucoup appris, s’agissant notamment de la « fascination » qu’exercerait la Sublime Porte sur mes compatriotes et moi-même.

« Il est vrai que la fascination de la France pour votre pays, Monsieur le Ministre, pour votre civilisation, votre histoire, votre culture, plonge ses racines dans les siècles. Elle a été nourrie par les récits de nos plus grands écrivains et poètes. Hugo, Lamartine, Flaubert… pour tous, le voyage en Orient représentait un bain de jouvence culturel et artistique. 

(…) Cette fascination pour votre pays n’a jamais cessé.

Je ne parle pas seulement des chefs-d’oeuvre de nos peintres orientalistes, qui envoûtent toujours autant de visiteurs dans nos plus grands musées. Ni même de votre patrimoine extraordinaire, témoin d’un passé de légende, qui attire chaque année de nombreux touristes français sur les routes de Turquie.

Je parle aussi du visage contemporain de votre pays, de sa créativité, de son dynamisme dans tous les domaines. Ce visage que nous peint si bien, par exemple, le réalisateur allemand d’origine turque Fatih Akin dans son film Crossing the bridge, celui d’un pays où la culture vit, bouillonne, dans une saisissante diversité, se permettant toutes les audaces, toutes les avant-garde.

C’est ce visage que nous avons souhaité mettre à l’honneur pendant cette Saison.

(…) Cette manifestation, décidée par les Présidents Chirac et Sezer puis confirmée par les Présidents Sarkozy et Gul, est la plus importante jamais organisée par la Turquie à l’étranger. Elle proposera plus de 400 événements dans 77 villes et de nombreuses collectivités territoriales. (…)

Je laisse le soin aux deux commissaires de la saison de vous donner les détails de cette programmation foisonnante. A travers elle, c’est la Turquie nouvelle que les Français vont apprendre à mieux connaître, sous toutes ses facettes. Cette Saison aura en effet également une forte dimension économique, scientifique, universitaire et technologique.  (…)

Cette Saison nous permettra, j’en suis certain, de progresser dans la connaissance et la compréhension mutuelles de nos deux pays et de renforcer encore les liens qui nous unissent depuis des siècles. C’est le voeu que je forme pour cette Saison qui a vocation à se prolonger bien au-delà de mars 2010. 

Frédéric Mitterrand a oublié de citer ces menues péripéties.

 

Il a également oublié de mentionner un fait occulté mais bien réel : à l’heure actuelle, la Turquie accorde à tour de bras nationalité et passeport turcs à tous les ressortissants de pays et de peuples turcophones : Azerbaïdjan, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Turkménistan (pays issus de l’ex URSS), et même aux minorités chinoises ou iraniennes (une minorité azérie, donc turcophone, vit dans le nord de l’Iran). Ainsi, 70 millions de Turcs, auxquels se rajoutent plus de 100 millions de turcophones, munis d’un passeport turc, pourraient submerger brutalement l’Europe, réussissant sans coup férir l’invasion qui avait été repoussée, il y a trois siècles, devant les murs de Vienne.

14/07/2009

UNE REMARQUABLE EFFICACITE

Je suis admirative devant le pouvoir absolument étonnant des organisations juives de ce pays qui, lorsqu’elles ne sont pas satisfaites d’un jugement rendu, obtiennent immédiatement, sans coup férir, et dans les plus brefs délais… un nouveau procès. Formidable ! Quelle efficacité ! Vous me direz que c’est normal, un crime visant un juif ne pouvant en aucune circonstance être assimilé à un crime comme les autres.

 

Certes, l’assassin a bien été condamné à la peine maximale prévue par le droit français et le verdict a été, comme il se doit, rendu par un jury souverain au nom du peuple. Mais aux yeux du CRIF et consorts, il a manqué à ce procès l’élément principal, à savoir l’exemplarité. Et la publicité des débats. D’ailleurs, reçu à la Chancellerie dès hier soir, le président du CRIF a insisté sur « l’utilité d’un procès ouvert, à vertu pédagogique ».  

 

Nul doute qu’il ne sera prestement entendu. Le Parlement devrait du reste voter dans les prochains mois une proposition de loi présentée par François Baroin et Jack Lang qui « donnera à la Cour d’appel le pouvoir de décider souverainement de l’opportunité de la publicité des débats ou non ». Souverainement, oui, oui, c’est écrit.

 

D’ailleurs, à l’issue d’un procès public, « les peines prononcées seront davantage en adéquation avec les crimes commis » a estimé l’avocat de la famille de la victime. Nous n’en doutons pas un seul instant.

 

Cette réaction n’a rien d’étonnant. Elle est coutumière, au contraire, comme vous le verrez à la lecture de l’extrait ci-dessous. Dans le chapitre de La France LICRAtisée consacré aux procès initiés par la LICRA, je relate l’affaire Touvier. Vous constaterez que là aussi, très mécontentes du premier verdict rendu, les organisations juives exigèrent – et obtinrent, évidemment –  un second procès. Qui les satisfit pleinement, cette fois.

 

"L’affaire Paul Touvier

 

En novembre 1971, Georges Pompidou accorde sa grâce à Paul Touvier, responsable de la milice de Lyon, qualifié par le Droit De Vivre de « répugnante bête de proie qui, ayant abattu ses innocentes victimes, s’est enrichie de leurs dépouilles ».

Il est vrai que le président Pompidou, que la fin de la guerre « avait trouvé préparant une version critique de Britannicus », selon le mot perfide de Jean Pierre-Bloch, n’aurait de surcroît pas eu « de sensibilité particulière au dossier des collaborateurs et des miliciens ». Une manière délicate d’indiquer qu’il a refusé de faire preuve à leur égard de la haine voulue.

 

La LICA se scandalise de cette grâce et menace : « C’est donc ce silence que M. Pompidou doit rompre sous peine de voir le scandale s’établir, déborder, se répandre jusqu’à l’éclabousser en même temps que gronderait la colère de tous ceux qui furent à la pointe du combat anti-nazi et qui, déjà, de Paris comme des hameaux les plus reculés du pays, élèvent la voix et réclament bonne et prompte justice. Pour eux. Pour leurs morts ».

 

Mais nous sommes en 1971. Georges Pompidou ne cédera pas et maintiendra sa grâce.

La LICA ne s’avoue pas vaincue et, de campagne de pétitions en manifestations et témoignages divers, parvient à assembler les éléments d’une accusation de « crimes contre l’humanité » à l’encontre de Paul Touvier, qui fait finalement l’objet d’un mandat d’arrêt en 1981. L’année de l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand.

Il ne sera cependant arrêté et inculpé qu’en 1989. Il est alors âgé de soixante-quatorze ans.

Son procès se déroule à Lyon et, coup de théâtre !… débouche sur un non-lieu en 1992 ! Sous le titre « Les nouveaux révisionnistes », le Droit De Vivre s’étouffe d’indignation et accuse les juges/historiens de réécrire l’histoire de Vichy.

 

N’ont-ils pas osé dire qu’« on n’arrivera jamais, dans la France de Vichy, à la proclamation officielle que le juif est l’ennemi de l’État, comme ce fut le cas en Allemagne », ou que « aucun des discours du maréchal Pétain ne contient de propos antisémites » ?

 

Le magistrat ayant ordonné le non-lieu, Jean-Pierre Henne, publie en 1995 un livre intitulé Un étrange combat, dans lequel il indique : « Exemple peut-être sans précédent d’acharnement judiciaire, cette affaire prend place à l’évidence dans une stratégie destinée à rendre la France collectivement responsable du terrible destin des juifs pendant la seconde guerre mondiale ».

 

Mais l’affaire n’est évidemment pas terminée. La LICRA dépose immédiatement un recours devant la Cour de cassation afin d’obtenir l’annulation du non-lieu qui, selon ses dires, « constitue une insulte à la mémoire des nombreuses victimes du milicien Paul Touvier ».

L’arrêt sera partiellement cassé. Dix des onze chefs d’accusation tombent pour de bon, mais reste le onzième, l’affaire de Rillieux-la-Pape : Touvier avait effectivement fait fusiller sept personnes au lieu des cent, puis des trente exigées par les Allemands en représailles à l’assassinat, par un groupe de résistants, de Philippe Henriot, secrétaire d’État à l’Information et à la Propagande du gouvernement de Vichy.

Paul Touvier est renvoyé en Cour d’assises pour crime contre l’humanité. Il est à ce moment-là – nous sommes en 1994 – le premier Français passible d’une telle accusation. C’est donc par excellence un procès « aux vertus pédagogiques». (…)

 

Patrick Quentin, secrétaire général de la LICRA, et Philippe Bataille, tous deux avocats de la LICRA au procès Touvier, rédigeront une plaquette sur cette affaire, qui sera largement diffusée dans les établissements scolaires par l’intermédiaire des inspecteurs d’académie et des enseignants.

 

Blanchi une première fois en 1992 pour onze chefs d’accusation, Paul Touvier est cette fois condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour un seul de ces chefs.

 

Satisfaite du verdict, – « Touvier est le premier Français à être condamné pour crime contre l’humanité. C’est la reconnaissance de la complicité de Vichy avec les nazis », – la LICRA demande immédiatement que Maurice Papon soit lui aussi enfin déféré devant ses juges : « Au nom de l’impérieux besoin de justice des victimes et au nom de la mémoire et de l’honneur de la France, la LICRA l’exige ».

 

La LICRA l'exige.

18/03/2009

NON A LA REINTEGRATION

 

 

NON A LA

 

 

REINTEGRATION  

 

 

DANS LE COMMANDEMENT

 

DE L’OTAN !

 

 

NON A LA SOUMISSION

  

A L’AMERIQUE !

 

■ Le 4 avril prochain, Nicolas Sarkozy officialisera à Strasbourg le retour de la France dans le commandement de l’OTAN.

■ Une nouvelle part non négligeable de notre indépendance, puisqu’il s’agit de notre défense nationale, va être bradée au profit de la « super-puissance » américaine.

■ Une fois de plus, le locataire de l’Elysée nous montre ainsi sa parfaite soumission à l’Empire américain.

■ S’il est vrai que l’OTAN a été utile il y a 50 ans, face à la menace que constituaient pour l’Europe occidentale les forces du Pacte de Varsovie, celle-ci n’a plus aucune raison d’être aujourd’hui, si ce n’est d’asseoir l’hégémonie américaine sur notre continent
.

 

VIVE L’EUROPE

 

 

DE LA PUISSANCE !

 

■ Le prix à payer pour la France sera un renforcement de ses troupes en Afghanistan, où nous n'avons rien à faire.

■ La Nouvelle Droite Populaire souhaite que tous les pays européens quittent cette organisation afin de constituer une force militaire européenne puissante, qui ne soit pas soumise aux intérêts et aux diktats américains.

■ A quelques mois des élections européennes, l’UMP et Sarkozy nous prouvent, comme s’il en était encore besoin, leur parfait mépris de l’Europe, des peuples et des nations qui la composent.


La Nouvelle Droite Populaire appelle à

l'émergence d'une Europe de la puissance,
indépendante et libre !

 

Soutenez la campagne de la Nouvelle Droite Populaire

contre le retour de la France dans l’OTAN !

 

 

Imprimez et diffusez le tract de la NDP : cliquez ici


16:24 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3)

15/02/2009

QUELQUES DONNEES DEMOGRAPHIQUES ECLAIRANTES

Le 11 février, je faisais état d’un sondage sur l’ « antisémitisme européen » commandité par l’Anti-Defamation League.

7 pays européens étaient interrogés. En fait, à la relecture, je me rends compte que pour apprécier valablement les réponses, il est important de connaître l’importance de la population juive de ces pays.

 

Voici donc ce complément d’information. Tout en gardant à l’esprit que ces chiffres ne sont que des ordres de grandeur, qui peuvent varier en fonction d’un certain nombre de paramètres. Dont le plus important est le différentiel entre le nombre des membres officiellement répertoriés au sein des communautés juives, et la population réelle. Ce différentiel peut être très important.

 

Environ 1,6 millions de juifs vivent en Europe, soit 12% de la population juive mondiale.

A tout seigneur, tout honneur : c’est la France qui vient très largement en tête – elle constitue  la 3e communauté mondiale – avec environ 600 000 personnes (sur 62 millions d’habitants).

 

Arrive ensuite le Royaume-Uni, avec environ 275 000 personnes (sur 61,3 millions). Les juifs de ce pays appartiennent avant tout au monde anglo-saxon qui regroupe les très fortes communautés américaine et canadienne.

 

Puis l’Allemagne : 103 000 personnes environ (sur un total de 82,2 millions d’habitants).

La Hongrie : 55 000 environ (sur 10 millions d’habitants).

L’Espagne : 12 000 (sur 46 ,5 millions)

L’Autriche : 9 000 (sur 8,4 millions)

La Pologne : 3 500 (sur  38,1 millions)

 

L’Italie, qui était citée dans un précédent sondage, mais pas dans celui-là, compte quelque 30 000 juifs (sur 59,9 millions d’habitants).

 

 

Source : http://www.jafi.org.il/education/100/french/CONCEPTS/demography/demographie2.html

 

17:19 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2)

13/02/2009

QUAND ON FINIT PAR SE DECHIRER ENTRE SOI A COUPS DE « MEMOIRE » …

22.jpg« L’avocat international et président français pour Yad Vashem Samuel Pisar, rescapé d’Auschwitz, exprime, dans Le Monde du vendredi 13 février 2009, son indignation face aux détracteurs du Mémorial universel de la Shoah. Extraits :

 

« On voudrait pouvoir se dire que la liberté d'expression ne doit servir qu'à enrichir la connaissance des hommes et à améliorer leur mutuelle compréhension. Malheureusement, elle sert parfois aussi à colporter quelques ignominies, comme cette lettre ouverte au président d'Israël, "Effacez le nom de mon grand-père à Yad Vashem", que vous avez estimée digne de vos pages (Le Monde du 28 janvier)….

 

Sans vouloir entrer dans la polémique, je voudrais rappeler que ce mémorial a été fondé en 1953 avec pour mission essentielle de commémorer les martyrs et les héros de l'Holocauste, maintenir leur mémoire, et honorer les Justes parmi les nations. Préserver l'identité de millions d'êtres humains exterminés dans la plus grande catastrophe jamais perpétrée par l'homme contre l'homme* est à la fois un devoir sacré et le seul moyen de donner une sépulture morale à tous ceux qui ont disparu sans tombe ni stèle…

 

Dans tous les pays de l'Europe, et notamment en France, il y eut des non juifs qui ont mis en danger la liberté et la vie de leurs familles afin de porter secours, ouvrir leur foyer et leur coeur, pour sauver des juifs promis a l'extermination dans un monde indifférent. Retrouver leur trace et inscrire leurs noms dans l'Allée des Justes parmi les nations est sans doute notre travail le plus porteur d'espoir.

 

Pour moi, d'abord administrateur de Yad Vashem Jérusalem, puis président fondateur de son Comité français, ce devoir a acquis une importance capitale, parce qu'après la destruction de ma famille immédiate en Europe de l'Est, sa branche française a été sauvée par les villageois de Chambon-sur-Lignon, pasteur en tête, tous reconnus Justes parmi les nations. Et parce qu'une certaine décomposition morale de la vie contemporaine démontre qu'il manque des Justes dans notre monde à nouveau enflammé - des Justes chrétiens, des Justes musulmans, et, oui, des Justes juifs également.

 

Cette action, que nous avons menée au sein du Comité français pour Yad Vashem, moi-même et mon successeur Richard Prasquier, avec Simone Veil, Elie Wiesel, David de Rothschild, Ady Steg et quelques autres, je la vois non seulement comme l'expression d'une grande dette envers ces êtres rares et exemplaires, mais aussi comme la reconnaissance de leur apport précieux à l'humanité, dont la jeunesse a besoin pour le présent et pour demain.

Voilà, véritablement et exclusivement, quelles sont nos vocations. Il n'y a jamais eu, et il n'y aura jamais, de place à Yad Vashem pour une quelconque argumentation politique ou idéologique, et encore moins démagogique. Toute tentative d'instrumentaliser cette institution sacrée et respectée constitue une trahison envers les morts et les vivants. Elle est donc tout simplement indigne. »

 

* hum, il y en a eu, des génocides, tout au long de l’histoire de l’humanité, et même en restant au XXe siècle, on a le choix : Arménie, Holodomor, Cambodge, etc, etc. Ce n’est pas bien de faire comme ça, de la mémoire sélective. Autre point: Samuel Pisar est de nationalité américaine. Ca n'empêche apparemment pas d'être président français pour Yad Vashem? [ndw]

 

Source : http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=13758&returnto=accueil/main&artyd=5

 

Cette indignation de Samuel Pisar fait suite à l’initiative de Jean-Moïse Braitberg, écrivain et membre de l'Union Juive Française pour la Paix, que Le Monde avait rapportée en ces termes le 28 janvier 2009:

 « Oui, nombreux sont les juifs qui se rebellent contre les responsables politiques israéliens

arton100000518.jpgMonsieur le Président de l'Etat d'Israël, je vous écris pour que vous interveniez auprès de qui de droit afin que l'on retire du Mémorial de Yad Vashem dédié à la mémoire des victimes juives du nazisme, le nom de mon grand-père, Moshe Brajtberg, gazé à Treblinka en 1943, ainsi que ceux des autres membres de ma famille morts en déportation dans différents camps nazis durant la seconde guerre mondiale. Je vous demande d'accéder à ma demande, monsieur le président, parce que ce qui s'est passé à Gaza, et plus généralement, le sort fait au peuple arabe de Palestine depuis soixante ans, disqualifie à mes yeux Israël comme centre de la mémoire du mal fait aux juifs, et donc à l'humanité tout entière.

Voyez-vous, depuis mon enfance, j'ai vécu dans l'entourage de survivants des camps de la mort. J'ai vu les numéros tatoués sur les bras, j'ai entendu le récit des tortures ; j'ai su les deuils impossibles et j'ai partagé leurs cauchemars.

Il fallait, m'a-t-on appris, que ces crimes plus jamais ne recommencent ; que plus jamais un homme, fort de son appartenance à une ethnie ou à une religion n'en méprise un autre, ne le bafoue dans ses droits les plus élémentaires qui sont une vie digne dans la sûreté, l'absence d'entraves, et la lumière, si lointaine soit-elle, d'un avenir de sérénité et de prospérité.

Or, monsieur le président, j'observe que malgré plusieurs dizaines de résolutions prises par la communauté internationale, malgré l'évidence criante de l'injustice faite au peuple palestinien depuis 1948, malgré les espoirs nés à Oslo et malgré la reconnaissance du droit des juifs israéliens à vivre dans la paix et la sécurité, maintes fois réaffirmés par l'Autorité palestinienne, les seules réponses apportées par les gouvernements successifs de votre pays ont été la violence, le sang versé, l'enfermement, les contrôles incessants, la colonisation, les spoliations.

Vous me direz, monsieur le président, qu'il est légitime, pour votre pays, de se défendre contre ceux qui lancent des roquettes sur Israël, ou contre les kamikazes qui emportent avec eux de nombreuses vies israéliennes innocentes. Ce à quoi je vous répondrai que mon sentiment d'humanité ne varie pas selon la citoyenneté des victimes.

Par contre, monsieur le président, vous dirigez les destinées d'un pays qui prétend, non seulement représenter les juifs dans leur ensemble, mais aussi la mémoire de ceux qui furent victimes du nazisme. C'est cela qui me concerne et m'est insupportable. En conservant au Mémorial de Yad Vashem, au coeur de l'Etat juif, le nom de mes proches, votre Etat retient prisonnière ma mémoire familiale derrière les barbelés du sionisme pour en faire l'otage d'une soi-disant autorité morale qui commet chaque jour l'abomination qu'est le déni de justice.

Alors, s'il vous plaît, retirez le nom de mon grand-père du sanctuaire dédié à la cruauté faite aux juifs afin qu'il ne justifie plus celle faite aux Palestiniens.

Veuillez agréer, monsieur le président, l'assurance de ma respectueuse considération."

Source:  http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=505 
 

12/02/2009

MAIS OU VONT-ILS CHERCHER TOUT CA, CES ASIATIQUES ?

« Un best-seller chinois, intitulé La guerre de l’argent, raconte comment les juifs projettent de diriger le monde en manipulant le système financier international. Ce livre serait lu dans les plus hautes sphères gouvernementales. Si c’est le cas, cela n’est pas de bon augure pour le système financier international, qui attend de Chinois bien informés qu’ils l’aident à se relever de la crise actuelle.

 

Ce genre de théorie du complot n’est pas rare en Asie. Les lecteurs japonais ont montré au cours des ans un appétit insatiable pour des livres comme Regarder les juifs c’est y voir clair dans le monde, Les dix prochaines années: comment avoir un aperçu de l’intérieur du protocole juif, et Je voudrais demander pardon aux Japonais – la confession d’un sage juif (écrit par un auteur japonais, naturellement, sous le pseudonyme de Mordecai Mose). Tous ces livres sont une variante du Protocole des sages de Sion, le faux écrit russe, publié pour la première fois en 1903, que les Japonais découvrirent après avoir défait l’armée du tsar en 1905.

 

Les Chinois ont pris beaucoup d’idées occidentales modernes aux Japonais. Peut-être aussi est-ce ainsi que se sont transmises les théories du complot juif. Mais les Asiatiques du Sud-Est ne sont pas non plus immunisés contre ce genre de sornettes. L’ancien premier ministre de Malaisie, Mahathir Bin Mohammed, a déclaré «les juifs dirigent le monde par procuration. Ils poussent les autres à se battre et à mourir pour eux.» Et un article récent dans un éminent magazine d’affaires philippin expliquait comment les juifs avaient toujours contrôlé les pays dans lesquels ils vivaient, y compris les Etats-Unis aujourd’hui.

 

Dans le cas de Mahathir, c’est sans doute une sorte de solidarité musulmane retorse qui est à l’œuvre. Mais, contrairement à l’antisémitisme européen ou russe, la variété asiatique n’a aucune racine religieuse. Aucun Chinois ou Japonais n’a reproché aux juifs d’avoir tué un saint homme ou ne croit que le sang de ses enfants finit dans le pain azyme de la Pâque juive. En fait, peu de Chinois, de Japonais, de Malais ou de Philippins ont déjà vu un juif, à moins d’avoir voyagé à l’étranger.

 

Comment, dans ce cas, expliquer l’attrait considérable exercé par les théories du complot juif en Asie ? La réponse doit être au moins partiellement politique. Les théories du complot s’épanouissent dans des sociétés relativement fermées, où l’accès à l’actualité est limité et la liberté d’investigation restreinte. Le Japon n’est plus une société fermée, et pourtant même les peuples vivant dans une démocratie jeune sont susceptibles de croire qu’ils sont victimes de forces invisibles. Précisément parce que les juifs sont relativement peu connus, et par conséquent mystérieux, et, quelque part, associés à l’Occident, ils deviennent un élément évident de la paranoïa anti-occidentale.

 

Ce type de paranoïa est très répandu en Asie, où presque tous les pays ont été à la merci des puissances occidentales pendant plusieurs centaines d’années. Le Japon n’a jamais été officiellement colonisé, mais lui aussi ressent la domination de l’Occident, au moins depuis les années 1850, quand des bateaux américains chargés de lourds canons l’ont forcé à ouvrir ses frontières selon les conditions imposées par l’Occident.

 

L’association d’idées entre les Etats-Unis et les juifs remonte à la fin du XIXe siècle, quand les réactionnaires européens conspuaient l’Amérique, qu’ils accusaient d’être une société sans racines, fondée uniquement sur l’appât du gain. Cette idée se mariait parfaitement au stéréotype du juif grippe-sou, «cosmopolite déraciné». D’où l’idée que les juifs dirigent l’Amérique.*

 

L’une des grandes ironies de l’histoire coloniale est la manière dont les peuples colonisés ont adopté certains des mêmes préjugés qui servaient de justification à la domination des colonisateurs. L’antisémitisme est arrivé avec tout un assortiment de théories raciales européennes, qui ont persisté en Asie bien longtemps après être tombées en désuétude en Occident.

 

D’une certaine manière, les minorités chinoises d’Asie du Sud-Est ont partagé une partie de l’hostilité dont ont souffert les juifs en Occident. Exclus de nombreuses professions, eux aussi ont survécu grâce à l’esprit de clan et au commerce. Eux aussi ont été persécutés parce qu’ils n’étaient pas des «fils de la terre». Et eux aussi sont soupçonnés de posséder des pouvoirs surhumains lorsqu’il s’agit de gagner de l’argent. Par conséquent, quand les choses ne vont pas, c’est de la faute des Chinois, pas seulement parce que ce sont des capitalistes cupides mais aussi, encore une fois comme les juifs, parce qu’ils sont communistes, puisqu’à la fois le capitalisme et le communisme sont associés au déracinement et au cosmopolitisme.

Outre qu’ils sont craints, les Chinois sont aussi admirés pour leur intelligence supérieure. Le même mélange de peur et d’admiration est souvent évident dans une certaine vision des Etats-Unis, et, effectivement, des juifs. L’antisémitisme japonais est tout particulièrement intéressant.

 

Le Japon n’a pu battre la Russie en 1905 qu’après qu’un banquier juif de New York, Jacob Schiff, l’eut aidé en lui prêtant de l’argent. Le protocole des sages de Sion confirmait donc ce que les Japonais soupçonnaient déjà; les juifs tiraient réellement les ficelles de la finance mondiale. Mais, au lieu de décider de les attaquer, les Japonais, qui sont un peuple au sens pratique, décidèrent qu’ils seraient mieux avisés de cultiver l’amitié de ces juifs si puissants et intelligents.

 

Par conséquent, pendant la Seconde Guerre mondiale, tandis que les Allemands demandaient à leurs alliés japonais de rassembler les juifs et de les leur livrer, des dîners étaient organisés dans la Mandchourie occupée par les Japonais pour célébrer l’amitié sino-juive. Les réfugiés juifs de Shanghai, bien que dans une situation inconfortable, restèrent au moins en vie sous protection japonaise. Ce fut une bonne chose pour les juifs de Shanghai. Mais les idées mêmes qui les aidèrent à survivre continuent d’embrouiller les opinions de gens qui devraient vraiment faire preuve de plus de bon sens au­jour­d’hui. »

 

Source : journal  Le Temps (Suisse) du 9/2/09

 

 

* Pourtant, on a bien connu l’un ou l’autre premier ministre israélien qui s’en vantait ouvertement, il n’y a pas bien longtemps [ndw]

 

16:56 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5)

11/02/2009

AH, CE QUE LES GENS SONT MECHANTS …

img_logo4.gifComme chaque année à pareille époque, l’Anti-Defamation League*, qui a les moyens, a commandité un sondage sur l’attitude des méchants Européens à l’égard des gentils juifs. Et comme chaque année, les conclusions sont identiques : les  « préjugés antisémites multiséculaires » s’entêtent à persister chez des millions d’Européens, on se demande pourquoi.

 

Ce sondage a été réalisé en interrogeant à chaque fois 500 personnes dans sept pays européens, du 1er décembre 2008 au 13 janvier 2009. Les chiffres émanent du site de l’ADL (http://www.adl.org/PresRele/ASInt_13/5465_13.htm ).

 

Comme vous le constaterez, on se réfère constamment, pour comparer, aux chiffres de 2007. Or la vérité oblige à dire que le sondage de 2007 ne concernait que cinq pays européens (et non sept) : France, Allemagne, Italie, Espagne, Pologne. (http://www.adl.org/PresRele/ASInt_13/5045_13.htm ). Je me demande donc d’où sont tirées  les comparaisons pour l’Autriche, la Hongrie et le Royaume-Uni qui apparaissent dans ce nouveau sondage.

 

« (…) Près de la moitié des personnes interrogées considèrent que les Juifs ne sont pas fidèles à leur pays et plus d'un tiers pensent qu'ils ont "trop de pouvoir" dans les affaires et la finance. 31% des sondés estiment qu’ils sont responsables de la crise financière mondiale.

 

Les résultats confirment que l'Espagne est le pays où le sentiment judéophobe est le plus élevé, et malheureusement en progression. Il se confirme que le Royaume-Uni reste le pays où le sentiment judéophobe est le moins élevé et en recul.

 

Pourcentage de personnes interrogées qui ont répondu qu’il est "probablement vrai" que "les Juifs sont plus loyaux envers l’Etat d’Israël qu’envers le pays dans lequel ils vivent" :

 

Autriche : 47% (contre 54% en 2007)

France : 38% (39% en 2007) et 29% en 2005

Allemagne : 53% (contre 51% en 2007) et 55% en 2005

Hongrie : 40% (contre 50% en 2007)

Pologne : 63% (contre 59% en 2007) et 52% en 2005

Espagne : 64% (contre 60% en 2007) et 51% en 2005

Royaume-Uni : 37% (contre 50% en 2007)

 

Pourcentage de personnes interrogées qui ont répondu qu’il est "probablement vrai" que "les Juifs ont trop de pouvoir dans le monde des affaires" :

 

Autriche : 36% (contre 37% en 2007)

France : 33% (contre 28% en 2007) et 25% en 2005

Allemagne : 21% (inchangé par rapport à 2007) et 20% en 2005

Hongrie : 67% (contre 60% en 2007)

Pologne : 55% (contre 49% en 2007) et 43% en 2005

Espagne : 56% (contre 53% en 2007) et 45% en 2005

Royaume-Uni : 15% (contre 22% en 2007)

 

Pourcentage de personnes interrogées qui ont répondu qu’il est "probablement vrai" que "les Juifs ont trop de pouvoir sur les marchés financiers économiques" :

 

Autriche : 37% (contre 43% en 2007)

France : 27% (contre 28% en 2007) et 24% en 2005

Allemagne : 22% (contre 25% en 2007) et 24% en 2005

Hongrie : 59% (contre 61% en 2007)

Pologne : 54% (inchangé par rapport à 2007) et 43% en 2005

Espagne : 74%* (contre 68% en 2007) et 54% en 2005

Royaume-Uni : 15% (contre 21% en 2007)

* Alors que la moyenne est de 41%.

 

Pourcentage de personnes interrogées qui ont répondu qu’il est "probablement vrai" que "les Juifs parlent trop de l’Holocauste" :

 

Autriche : 55% (contre 54% en 2007)

France : 33% (contre 40 % en 2007) et 34% en 2005

Allemagne : 45% (contre 45% en 2007) et 48% en 2005

Hongrie : 56% (contre 58% en 2007)

Pologne : 55% (contre 58% en 2007) et 52% en 2005

Espagne : 42% (contre 46% en 2007) et 46% en 2005

Royaume-Uni : 20% (contre 28% en 2007)

 

La marge d’erreur est d’environ 4%. »

 

Vous noterez que sont donc considérées par l’ADL comme des « canards » ou bobards antisémites, donc dénuées de tout fondement, les affirmations suivantes :

Les juifs ont trop de pouvoir dans le monde des affaires

Les juifs ont trop de pouvoir sur les marchés financiers économiques

Les juifs parlent trop de l’holocauste.

 

Face à ces affirmations, il me semble pourtant que la seule interrogation pertinente n’est pas de se demander si c’est philosémite ou antisémite. Mais simplement si c’est VRAI ou FAUX. Question qu’il est interdit de poser. Pour y parer, l’arme absolue, qui a bien marché jusqu’à présent: jeter le tabou sur ces points délicats en les qualifiant de « canards » antisémites et bien agiter l’épouvantail pour faire honte (une fois de plus) aux Européens.  

 

* plus d’infos sur cette intéressante organisation – la LICRA américaine – dans les archives du 21/07/07.