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21/10/2009

COCORICO !!!! LA FRANCE ENTRE LE SURINAM ET LE CAP-VERT

Reporters Sans Frontières (RSF) vient de publier son classement mondial de la liberté de la presse. 175 pays ont ainsi été passés en revue, avec des résultats fort instructifs.

Dans le palmarès des vingt premiers, nous trouvons bon nombre de pays européens, nordiques notamment, ainsi que l’Australie (16e), le Japon (17e), l’Allemagne (18e), le Canada (19e) et les Etats-Unis, qui remontent – effet Obama oblige - de la 40e à la 20e place.

Vous ne serez sans doute pas étonnés d’apprendre que la France se situe glorieusement à la … 43e place, juste entre le Surinam (42e) et le Cap-Vert (44e), mais loin derrière le Ghana et le Mali.

Elle poursuit ainsi sa descente aux enfers, où elle s’enfonce année après année,  une reculade qui n’a certes pas été freinée par l’arrivée du Grand Conducator que le monde nous envie. Au temps jadis, en 2002, à la création du classement, elle était 11e.

Autre dégringolade remarquée : celle d’Israël qui perd carrément 47 places d’un coup, se retrouvant au  93e rang, loin derrière le Koweit (60e) et les Emirats Arabes Unis (86e), mais ouf, quand même devant son ennemi juré, l’Iran, sans surprise à la 172e place.

Dans cette liste établie entre le 1er septembre 2008 et le 1er septembre 2009, les critères sont basés sur un questionnaire recensant des atteintes directes contre les journalistes (assassinats, emprisonnements, agressions, menaces...) ou les médias (censures, saisies, perquisitions, pressions...).


Source: http://humanrights-geneva.info/Classement-mondial-de-la-l...

http://www.rsf.org/fr-classement1001-2009.html

20/10/2009

QUAND CERTAINES VERITES SORTENT DU PUITS…

images.jpgIl n’y a pas si longtemps, Turquie, Israël et Etats-Unis formaient une sacrée bande de copains. L’harmonie régnait entre ces partenaires stratégiques et militaires qui tous n’avaient qu’un mot à la bouche : il était essentiel que la Turquie, ce grand pays à l’islam « modéré », intègre au plus tôt l’Union Européenne où elle avait absolument toute sa place et qu’elle enrichirait de ses multiples spécificités.

Une preuve entre mille: en 2005, l’ambassadeur d’Israël en Turquie, Pinhas Avivi, réaffirmait officiellement le soutien d’Israël à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne : « A mes collègues européens qui me demandent ce que deviendrait l’Union Européenne en intégrant la Turquie et ses 70 millions d’habitants, je leur dis de réfléchir en fait à ce que deviendrait le monde si la Turquie devait rester en dehors de l’UE. Partout dans le monde où il y a des ambassades d’Israël, il y a deux ambassadeurs qui servent la Turquie: le Turc et l’Israélien ».

Et tout le monde applaudissait des deux mains. Seulement voilà : tout se gâte et rien ne va plus entre les deux alliés d’hier, Turquie et Israël. Comble d’infortune, les Etats-Unis eux non plus ne sont plus vraiment au mieux de leur forme et semblent de moins en moins en mesure d’ imposer leurs vues comme au bon vieux temps. Le miracle Obama a l’air d’avoir du plomb dans l’aile.

Pour en revenir aux relations Jérusalem/Ankara, elles ont commencé à se dégrader sérieusement en début d’année, lors de l’opération dite Plomb durci. Reconnaissons aux Turcs d’avoir eu le courage de dire sans ambages ce qu’ils pensaient de l’offensive militaire israélienne et des tueries qui ont suivi. Depuis, rien n’est plus comme avant. Et le désamour s’est traduit concrètement par des actes tels que :

- l’éviction d’Israël de la liste des participants à des manoeuvres aériennes prévues de longue date. Ces manœuvres, auxquelles devaient également participer les aviations américaines, italiennes et les forces de l’OTAN, ont du coup été reportées.

- la diffusion d’un feuilleton « violemment antisémite » diffusé récemment par la télévision turque, qualifié de « nouvelle provocation » que le monde aurait découvert « avec effroi ». Ce « sinistre épisode » montre des soldats israéliens tuant délibérément des victimes palestiniennes innocentes.

-  l’injonction des responsables politiques turcs faite à Israël de « faire cesser la tragédie humanitaire à Gaza ».

Voilà où nous en sommes. Comme par ailleurs la Turquie poursuit une politique de rapprochement avec ses voisins, dont la Syrie et l’Iran, on peut se demander si elle ne s’éloigne pas en même temps de ses visées européennes, dont elle devine peut-être qu’elles n’aboutiront vraisemblablement jamais. Surtout maintenant. En tout cas, les Turcs doivent profondément – et à juste titre - mépriser les responsables européens qui n’ont même pas le courage de leur dire en face qu’ils ne souhaitent pas réellement leur intégration à une Europe dont ils ne font manifestement partie à aucun titre.

Ceci dit, il est fort intéressant de lire les réactions aux divers articles parus à ce propos sur des sites sionistes. Comme toujours, la vérité finit par sortir du puits et on peut lire ce genre de commentaires, impensables quand tout baignait :

Voilà messieurs les européens ce qui nous attend. Dés que les portes de l’Europe seront ouvertes, ce soit disant allié se retournera contre nous. A méditer

C'est un pays de plus de 80 millions de musulmans de plus en plus fanatisés que de nombreux pays d'Europe sont près à accueillir dans l'UE. C'est un pays, faisant partie de l'OTAN, qui dicte sa conduite aux Etats-Unis d'Obama qui ne disent rien de son rapprochement avec la Syrie et l'Iran et qui continue à écraser les Kurdes. C'est un pays de plus en plus anti israélien qui utilise sa position stratégique pour faire de la surenchère

Il faut purement simplement rompre avec la Turquie au niveau touristique , et commercial, car ce pays commence a se rapprocher des dictatures islamiques , et voilà un pays qui veut rentrer dans l'union européenne ils ont raison ceux qui sont contre

Allez encore un petit effort les Turcs! montrez à l' Amerique votre vrai visage et, elle cessera de faire pression sur l' Europe pour qu' on vous intègre avec vos esprits de négationniste pourris !
Tant que les turcs ne reconnaitront pas le GENOCIDE ARMENIEN j'éprouve un grand plaisir à ce qu' Israel n' ait plus de relations avec la Turquie car, comme j' aime à le repeter :" Il ne faut pas parler avec les cons, cela les instruit " !!!

Etc, etc, etc. Et j’ai choisi les plus modérés.

Source: Guysen.com

19/10/2009

INDEPENDANCE DE LA JUSTICE ?

Le Comité français de l’Association internationale des juristes juifs (AIJJ) organise depuis hier un super voyage en Israël pour le dessus du panier de la magistrature française. Ce voyage de la « haute magistrature française », sans plus de précisions, si ce n’est que la délégation est conduite par le Premier Président de la Cour d’Appel de Paris, Jean-Claude Magendie, se place sous l’égide de la Fondation France-Israël.

Voyez plutôt son programme et vous comprendrez que c’est « au sommet » et non pas « à la base » que l’on se propose de rapprocher juristes français et israéliens :

Lundi 19 octobre : 9h– 10h « Le système légal et judiciaire israélien » par le Pr Claude KLEIN, ancien doyen de la Faculté de Droit de l’université de Jérusalem, à l’hôtel Mount Zion.
11h– 12h15 Tribunal de Grande Instance de Jérusalem : entretien avec Madame le Président Shulamit DOTAN

14h30 – 15h Visite de la Knesset.
15h – 15h30
Réception par le Président de la Knesset, Mr. RIVLIN
20h30 Dîner de gala avec le Ministre de la Justice, le Professeur NEEMAN, à l’Hôtel King David.

Mardi 20 octobre : 9h– 10h Entretien avec Daniel TAUB, Directeur des affaires juridiques au Ministère des Affaires Etrangères.
12h  – 13h Entretien avec Edna ARBEL.
20h30 Réception par le Barreau National d’Israël.

Mercredi 21 octobre : 10h– 12h30 Université de Bar Ilan :
Les démocraties face au terrorisme : « Le rôle du juge et la défense des Droits de l’Homme ».
18h Réception par Monsieur l’Ambassadeur de France en Israël.

Jeudi 22 octobre :
Petit-déjeuner à l’hôtel Renaissance Tel Aviv
« Une justice pénale avec ou sans juge d’instruction »

Le Comité français de l’AIJJ défend énormément les Droits de l’Homme ainsi que « les valeurs démocratiques, fondement des sociétés française et israélienne », comme chacun sait. Il est aussi à l’origine du jumelage des Barreaux de Paris et de Tel Aviv.

N’étant pas juriste, mais juste citoyenne de base, je me demande si ce genre de petite escapade est bien normal et déontologique, surtout dans le contexte politique actuel. Ne serait-il pas plus honnête et plus clair de s’abstenir systématiquement de participer à ces raouts ? Qui coûtent fort cher, quel que soit le payeur, alors que la justice crie misère et que ces mêmes fonds seraient sûrement mieux employés ailleurs ? Sans compter que ce n’est pas le boulot qui manque, ici.

Source : Fondation France-Israël

18/10/2009

VIENT DE PARAÎTRE aux ÉDITIONS DU TRIDENT

questionturque.jpg

LA QUESTION TURQUE ET L'EUROPE

par Jean-Gilles Malliarakis

Ce livre paraît à un moment crucial de la candidature d'Ankara à l'Union européenne. On va assister en effet à une offensive de charme destinée à la rendre présentable.

Or, les actes concrets accomplis par le gouvernement turc contredisent, année après année, les effets d'annonce pour lesquels excellent toujours les dirigeants de ce pays que l'on présente comme "ami".

Depuis 1987, date du dépôt de la candidature, le monde a beaucoup évolué.
La Turquie aussi : elle a vu depuis 15 ans l'apparition et la prise du pouvoir d'un parti, l'AKP de MM. Erdogan et Abdullah Gül, aujourd'hui majoritaire et qui en bouleverse l'apparente laïcité.

D'emblée l'auteur souligne les arguments rationnels, en mettant à part la question "religieuse", qui militent, matériellement contre l'hypothèse d'une adhésion-intégration de la république turque à l'Union européenne.

Même les slogans avancés par les partisans de l'adhésion peuvent parfaitement se retourner contre leur thèse.
Si par exemple le professeur Cengiz Aktar déplore que "la Turquie est [effectivement] le candidat qui aura attendu le plus longtemps" (cf. Le Monde du 13 octobre 2009) le lecteur de "la Question turque et l'Europe" comprend assez vite que ce n'est ni par hasard ni par l'effet d'une injustice.

L'auteur considère la diplomatie turque très supérieure en intelligence à ses propagandistes européens. Elle joue sur leur naïveté comme sur son ambiguïté.
Elle appartient à l'Organisation de la Conférence islamique, dont elle détient le secrétariat général. Est-ce compatible avec l'Union européenne ? L'équilibrisme de la diplomatie turque l'a vu jouer constamment sur des registres contradictoires : amie de l'Union soviétique et des régimes totalitaires, et alliée de l'occident, etc.

"La Question turque" n'est d'ailleurs pas envisagée comme un simple sous-ensemble du monde islamique. Elle s'est en effet développée, aggravée au cours de l'Histoire contemporaine au gré de la décomposition de l'Empire ottoman. La liberté n'y a rien gagné.

Les institutions européennes risquent bel et bien de devenir l'enjeu d'un conflit entre les États, et par conséquent "l'Europe des États" confrontée à l'Europe des peuples. Les appareils gouvernementaux penchent pour l'entrée de la Turquie dont les dirigeants appartiennent aux mêmes clubs. Les peuples n'en veulent pas.

Ce livre fournit des informations, des éclairages inédits, qui sont autant d'arguments. Et quelques révélations qui renouvellent le sujet.

Sur un parcours alerte de 190 pages, le dossier ainsi rassemblé permet de comprendre ce qu'est en réalité la Turquie. Un immense pays certes, foisonnant, dynamique mais parfaitement incompatible à tous égards avec la construction européenne.

Difficile de contourner les arguments, souvent nouveaux, rassemblés en ce petit livre fort documenté, courageux et agréable à lire.

••• Un livre de 190 pages prix 20 euros  aux Éditions du Trident

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Source: Editions du Trident

08:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

13/10/2009

PLUS C’EST GROS, MIEUX CA PASSE

Et les foules anesthésiées regardent passer les beaux carrosses dorés sans broncher et en applaudissant, encore : le prix Bordel de la paix à Obama (excellente, l’expression, elle est de Dedefensa.org), les frasques exotiques et pédophiles du neveu Mitterrand, le gamin Sarkozy, 23 ans et un bac péniblement gagné, propulsé au sommet par la grâce de son papa, etc, etc. Reconnaissez que ces gens-là auraient vraiment tort de se gêner. Encore le terme anesthésiées est-il parfaitement impropre car il suggère un réveil qu’on peut espérer proche. A ce stade final et désespérant, c’est décérébrées qu’il faut dire.

Mais le pompon, celui qui me décide quand même à reprendre la plume, c’est ce que mes yeux exorbités viennent de lire :

« Le procès du journal russe Novaïa Gazeta pour diffamation envers Staline s'est ouvert à Moscou jeudi. Le petit-fils du dirigeant reproche à la publication d'avoir écrit que le dictateur avait ordonné l'exécution de milliers de Soviétiques et étrangers dans les années 1930.

Ievgueni Djougachvili demande 10 millions de roubles (environ 229.000 euros; 340.000 dollars) pour laver l'honneur de son grand-père, mort en 1953. Absent au tribunal jeudi, il exige aussi une condamnation financière de l'auteur de l'article incriminé, Anatoli Iablokov.

Dans l'article en question, publié le 22 avril, le journaliste affirme que Joseph Staline a personnellement signé les ordres d'exécution.

L'affaire survient alors qu'une partie des Russes veut réhabiliter le dictateur. L'organisation de défense des droits de l'Homme Memorial l'accuse pour sa part d'avoir ordonné la mort d'au moins 724.000 Soviétiques lors des purges qui ont culminé à la fin des années 1930.» AP 

22.jpgDiffamation envers Staline ! Là, je dois dire que les bras m’en sont tombés. Il y a donc quelque chose de pourri chez les Russes aussi. Et certains ont la mémoire aussi sélective que chez nous, apparemment. Bon, on ne va pas refaire le compte des crimes de masse commis par Staline et ses sbires de 1928 à 1953. Il y a toute une littérature sur le sujet et des chiffres qui font froid dans le dos. Sans compter l’Holodomor et ses millions de victimes. Sans compter tous les déportés au goulag.

Ceci dit, on a envie d’en savoir un peu plus sur le personnage qui n’a pas craint de faire une demande aussi extravagante.

Ievgueni Djougachvili est le fils de Yakov Djougachvili, lui-même fils du premier mariage de Staline. Yakov ne s’était jamais entendu avec son père, qui le tenait en piètre estime. Il épousa Yulia Meltzer, une danseuse juive bien connue d’Odessa, dont il était le troisième époux. Ils eurent deux enfants, Ievgueni et Galina, décédée en 2007.

Le lieutenant Yakov Djougachvili fut capturé durant la bataille de Smolensk en 1941 par les Allemands qui proposèrent de l’échanger contre le maréchal Friedrich Paulus détenu par les Russes. Refus furieux de Staline. Yakov mourut dans un camp allemand de prisonniers en avril 1943. Les historiens sont finalement parvenus à la conclusion qu’il s’y était suicidé en se jetant contre une clôture électrique, en apprenant le massacre de Katyn perpétré par son père en 1940, massacre révélé par les journaux allemands en mars 1943.  Le jeune Ievgueni, futur grand adorateur de Staline, avait alors 7 ans.

Le grand drame posthume d’Adolf, c’est qu’avec sa manie de se prétendre marié à l’Allemagne, il n’a jamais cru bon de se marier pour de bon, sauf trop tard, et d’avoir des enfants. Ce qui fait qu’il n’a pas, lui, de petit-fils pour tenir aujourd’hui compagnie à Ievgueni et demander plein de sous pour diffamation envers son grand-père.

12/09/2009

DES SURVIVANTS DE L’HOLOCAUSTE FONT LA MANCHE EN ISRAEL

Une fois de plus, la société israélienne est obligée d’affronter ce constat assez lamentable : un survivant israélien de l’holocauste sur trois vit en-dessous du seuil de pauvreté. C’est le journal Haaretz qui l’affirme, relayant les associations d’aide aux rescapés. J’ai un peu de mal à comprendre, mais il paraît que « la crise » a eu un double effet dévastateur. D’abord sur les dons, qui se sont réduits. Pourtant, malgré « la crise », il reste bien encore quelques billionnaires en Israël. Comme Leviev dont nous parlions l’autre jour. Il doit bien lui rester quelques sous au fond de ses poches pour une cause aussi noble. Deuxième effet, « la crise » aurait provoqué un afflux de nouveaux appels à l’aide.

 

Tout ça est assez minable et donne une image plutôt piteuse du pays: les survivants ont aujourd’hui 65 ans de plus que ce qu’ils avaient à l’époque, ils jouissent donc d’un âge quasi canonique. Il ne doit plus en rester tant que ça, à ces âges ... Haaretz est hélas très discret sur les chiffres, il ne nous en donne aucun, alors que ce serait justement très intéressant.

 

Bref, qu’ils soient nombreux ou pas, la vérité est la suivante : l’Etat d’Israël offre généreusement une retraite de misère à ces survivants qui s’obstinent à s’accrocher à la vie. Il y en aurait même obligés de dormir sur les bancs publics (http://209.85.229.132/search?q=cache:z8KaZ5ASQIwJ:www.haa...    

 

Et c’est là qu’on peut quand même se poser quelques questions : il est passé où, le fric ? Ca fait des décennies que les Allemands raquent, raquent et raquent encore. Justement pour les victimes de la shoah. Sans parler de tous les autres, contraints de verser leur (généreuse) obole sous peine d’être traités d’antisémites.

 

Et les organisations américaines ? Très douées pour ramasser l’argent à la pelle. J’avais fait l’an dernier un petit tour des lobbys pro-israéliens étatsuniens. J’avais fini par m’arrêter parce que sinon, j’y serais encore. Toutes la larme à l’œil pour évoquer la shoah et réclamer de l’argent pour les victimes. Argent qu’elles ont reçu à flots. Mais dont les rescapés n’ont apparemment pas vu la couleur.

 

Quelle ingratitude ! C’est pourtant pour donner un refuge aux survivants de l’holocauste qu’Israël a été créé. Et aujourd’hui, ils sont toujours drôlement utiles, les survivants. Quand il s’agit de leur faire raconter leur histoire afin que « la mémoire » universelle se perpétue.

 

Ou alors, il faut envisager de voir les choses sous un autre angle : le fait est là, Israël néglige et abandonne les survivants de la shoah. De la lecture de certains commentaires peu amènes suivant l’article de Haaretz, on pourrait déduire que ces rescapés sont, de l’avis d’un certain nombre d’Israéliens, des gens comme les autres. Autrement dit, leur statut de « survivant » ne leur donnerait aucun droit supplémentaire. J’ai même discerné un certain mépris pour des gens qui ont apparemment vécu toute leur vie sur ce seul «statut » et n’ont pas été capables de se faire une existence décente.

 

Cela ouvre certains horizons sur la façon dont l’holocauste est perçu en Israël. A voir la façon dont sont traités ces gens dans leur propre pays, on a vraiment l’impression que la shoah est essentiellement à usage externe. Apparemment, le monde n’a surtout pas le droit d’oublier. Israël, si.

11/09/2009

QUAND YVAN RIOUFOL SE FAIT REMONTER LES BRETELLES ….

images.jpgIl paraît qu’Yvan Rioufol est un journaliste « connu pour sa liberté de ton et son courage ». C’est très bien, ça, d’être courageux à l’intérieur du système. Et puis surtout, ça a l’avantage de ne pas être trop dangereux. Il suffit de ne pas s’approcher des sujets qui brûlent, si je puis me permettre. Et de taper allègrement sur ce qui est permis.

 

Je note d’ailleurs que cette étonnante « liberté de ton » est plutôt récente. Elle date des dernières années, car avant, il était strictement interdit de critiquer l’islam de quelque façon que ce soit. L’islam, c’était formidable et les Français étaient priés de l’accueillir avec empressement. Gare à ceux qui disaient le contraire, nous en savons quelque chose.

 

Je ne me souviens pas d’avoir vu Rioufol enfreindre à cette époque-là ce tabou d’airain édicté par la LICRA et consorts. Bon, il est vrai qu’il y a si longtemps que je n’ai pas touché Le Figaro … Je compte sur vous pour me dire si je me trompe …

 

Après ce petit préambule nécessaire, arrivons à notre sujet. Sous le titre alambiqué de "La légitimité contestée du politiquement correct" Rioufol vient d’écrire ceci :  " Il est en effet essentiel de faire la différence entre islam et islamisme, pour combattre exclusivement cette dernière idéologie violente, machiste, anti-démocratique".

 

Voilà qui a déclenché l’ire d’un certain nombre de sites juifs. Il n’a pas dit ce qu’il fallait dire, il est pas allé assez loin. Car c’est fini maintenant, le temps des arguties, style différence entre islam ou islamisme.

 

Ce qu’il faut dire maintenant, c’est ce qu’a dit Talisma Nasreen, qui est citée en ces termes :  Le problème n’est pas simplement l’intégrisme musulman, mais l’islam lui-même. Non seulement les médias occidentaux, desquels nous n’espérons plus guère de grands principes moraux ou de courage, mais également les intellectuels, font preuve de lâcheté quand il est question d’une juste critique de l’islam et de ses dogmes (...)Le Jihad (…) est clairement prôné par la loi islamique, et le Coran foisonne de passages, qui exhortent le croyant à tuer l’incroyant ou le non-musulman (…) L’islam a conquis par l’épée, et ce faisant il a détruit la chrétienté en orient et la culture persane séculaire, pillant et brûlant les églises et les temples ; il a dévasté l’Inde et a littéralement mis à sac des milliers de temples hindous. (…)La situation déplorable des femmes est aussi une conséquence logique des principes qui sont parsenés dans tout le Coran, les Hadiths et la charia. Warraq insiste sur la nature totalitaire de l’islam ; montrant en quoi il est incompatible avec le respect des Droits de l’Homme."

 

Eh oui, voyez comme les choses évoluent. Il n’y a pas si longtemps, on se faisait condamner, traîner dans la boue et exclure de la vie publique pour dix fois moins que ça. On continue d’ailleurs à se faire condamner car il ne faut pas confondre : il y a ceux qui ont le droit de le dire et ceux qui n’ont pas le droit. C’est un principe démocratique de base.

 

Et voilà maintenant que des sites juifs reprochent à Rioufol d’avoir été trop mou. L’article poursuit en ces termes : « Ainsi, celle qui fuit les islamistes depuis 15 ans, tout récemment réfugiée à Paris sans le sou, se permet de ne pas prendre les pincettes du journaliste parisien le plus "incorrect" du moment... ainsi va la France en 2009. [Le journaliste parisien le plus « incorrect » du moment. A mourir de rire. Ce journaliste incorrect est Senior fellow à l’Atlantis Institute, une officine « de réflexion et d’influence » néoconservatrice basée à Bruxelles et présidée par Joël Rubinfeld].

  « Alors que toutes les plus grandes mosquées sortant de terre en France sont aux mains des radicaux de l'UOIF: Grande mosquées de Poitiers, Mulhouse, Nantes, Bordeaux, (bientôt) Marseille(en collaboration avec d'autres associations), Tremblay, Woippy, Arras, Caen, Lille, ou du Milli Gorus ( Metz bientôt), Vénissieux que la Grande mosquée de Strasbourg (financée par les collectivités publiques ) a accueilli en grande pompe un des plus grands islamistes contemporain en décembre 2008 ( Muhammad Said Ramadan al-Bûti, auteur du best-seller syrien Jihâd,  portrait détaillé ces prochaines semaines), Yvan Rioufol tirerait donc la conclusion que l'islamisme des mosquées citées n'est pas l'islam véritable et authentique, car intégriste et violent.

On rirait si le sujet n'était pas aussi grave, car comme a raison d'en avoir peur l'éditorialiste "Une possible guerre civile est, à terme, une issue que je redoute ".

Quel toupet ! Quelle houtspah grandeur nature ! Dieu sait les campagnes que nous avons menées pour empêcher que les mosquées ne sortent de terre ici en France. En pure perte. Nous n’avons récolté que les pires avanies. Au point où nous en sommes, qu’elles continuent donc à sortir de terre comme des champignons après la pluie ! Ca finira peut-être par réveiller les endormis.

Et tant pis pour les dégâts collatéraux : quand on sème le vent, on récolte la tempête.

 Source : http://www.juif.org/blogs/18307,islam-islamisme-rioufol-provoque-l-incomprehension.php, (article de Joachim Véliocas, auteur de L'islamisation de la France, éditions Godefroy de Bouillon, 2007)

10/09/2009

LES BEAUX ŒUFS DU BON Dr HAMMER

devoir_memoire.jpg

 

 

« Les héritiers d'une grande famille autrichienne ont demandé à l'Etat la restitution d'un chef-d'oeuvre de Vermeer, "L'art de la peinture", en soutenant qu'il avait été vendu sous contrainte à Hitler en 1940, révèle le quotidien Der Standard samedi.

 

"Nous sommes persuadés que la République autrichienne traitera ce dossier de façon ouverte et honnête", a déclaré au journal l'avocat de la famille Czernin, Andreas Theiss, en précisant avoir adressé la demande le 31 août.


Le ministère de la Culture a confirmé samedi avoir reçu cette requête et a indiqué qu'elle serait transmise pour examen à la commission en charge des restitutions, dont il suit les avis ».

 

On peut se demander : pourquoi maintenant ? Soixante-neuf ans après? Sans doute la récente restitution des cinq Klimt par le même ministère autrichien de la Culture a-t-elle dû donner à la génération actuelle des héritiers putatifs du Vermeer quelques idées … Et puis, l’époque est favorable, non ? Autant battre le fer tant qu’il est chaud.

 

Ce tableau, actuellement exposé à Vienne - aurait été vendu par le comte Jaromir Czernin à Hitler pour 1,65 million de Reichsmarks. Ce dernier comptait en faire un fleuron du musée qu’il projetait de créer à Linz, sa ville natale.

Je lis sur un site canadien que « Les demandes de restitution faites par la famille jusque dans les années 1960 avaient été rejetées sous prétexte que la vente s'était faite sur une base volontaire et à un prix approprié.

Toutefois, la famille conteste cette version des faits. Une expertise qu'elle a commandée tend à montrer que la vente s'est faite sous la contrainte. Marié à une femme d'origine juive et gendre de Kurt von Schuschnigg, dictateur autrichien au pouvoir de 1934 à 1938 et destitué par les nazis, Jaromir Czernin « a été obligé de vendre pour assurer l'existence de sa famille », selon l'avocat des héritiers, Andreas Theiss.

La responsable scientifique de la Commission autrichienne chargée d'établir la provenance des oeuvres, Eva Blimlinger, déclare lundi, dans le journal Der Standard qu'un premier examen de cette expertise « ne laisse apparaître aucun élément nouveau ».

On a l’impression que les « héritiers » se sont vraiment creusé la cervelle pour trouver le motif. Nous verrons la suite. En tout cas, cette sombre histoire de biens acquis de façon plus ou moins douteuse me fait furieusement penser à un autre épisode de l’histoire de l’art, situé juste un peu avant celui-ci. Et je me demande ce qu’attend l’Etat russe pour réclamer officiellement quelques comptes aux héritiers d’un certain Armand Hammer. C’est vrai ça, pourquoi serait-ce toujours aux mêmes d’accuser ? Et toujours aux mêmes de casquer ?

Donc, voici : Nous sommes en 1918. Les Romanov massacrés, la fameuse maison Fabergé est mise à sac et pillée par les bolcheviks. Les œufs précieux ainsi que le trésor impérial prennent le chemin du Kremlin où ils vont rester un bon bout de temps. Seulement, les révolutionnaires vont avoir besoin de l’argent des occcidentaux et devront vendre les trésors du Kremlin. Pas à n’importe qui, naturellement. Le principal intermédiaire et souvent bénéficiaire de ces « achats » va être un ami personnel de Lénine, président de l’Occidental Petroleum, fils du fondateur du parti communiste aux Etats-Unis : Armand Hammer. Son père, Julius, un émigré juif russe, avait rencontré Lénine dès 1907 à Berlin, à une conférence socialiste et avait accepté « de faire partie de l’élite clandestine nécessaire à Lénine pour changer le monde ».  On a vu ce qu’ils ont réussi à changer.

Voilà comment ce personnage a acquis sa fameuse collection de dix œufs Fabergé. Et bien d’autres babioles. Il n’a pas payé tout ça trop cher, on peut le parier. En fait, il fournissait en contrepartie aux bolcheviks des produits du style crayons et papeterie diverse provenant d’usines américaines contôlées par … Julius Hammer. Astucieux, non ? On ramassait des deux côtés. Les bolcheviks lui avaient aussi confié bon nombre d’œuvres d’art, par eux volées, souvent à des monastères ou à des églises, qui furent vendues aux Etats-Unis.

Désireux de faire le maximum de fric avec ce pactole qui lui tombait sur les bras, Hammer exploitera même le nom de Fabergé pour une marque de cosmétiques qu’il va créer avec un partenaire, Samuel Rubin. Il va utiliser ce nom connu en toute illégalité. La famille Fabergé ne l’apprendra qu’à l’issue de la seconde guerre mondiale. Lutte du pot de terre contre le pot de fer, elle finira par accepter en 1951 de recevoir la modique somme de 25 000 dollars pour l’utilisation de son nom. En 1964, Rubin vendra la marque pour … 26 millions de dollars.

images.jpgSi vous voulez en savoir plus sur ce personnage plus que sulfureux, qui est mort tranquillement sans jamais avoir été inquiété pour ses activités anti-américaines ou autres, en 1990, à l’âge de 92 ans, lisez Dossier: The Secret Life of Armand Hammer paru en 1996 sous la plume de Edward Jay Epstein. Non traduit, hélas.

J’ai parlé en titre du bon Dr Hammer car ayant fait des études médicales, il aimait à se parer de ce titre. Son seul acte médical connu fut cependant un avortement, pratiqué durant ses études, qui se termina tragiquement et pour lequel le père, Julius, écopa de quelques années à Sing-Sing. Médecin lui-même, il s'était dénoncé à la place de son fils qui en contrepartie prit en charge ses contacts avec l'Union soviétique.

Voilà en tout cas une mine de restitutions potentielles dont curieusement, il n’est jamais fait état. Pourquoi ?

Dessin de Konk