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28/11/2009

INTIMIDATIONS ORDINAIRES

Voici le récit de deux intimidations ordinaires, qui ne feront pas la une des journaux, mais qui révèlent mieux que des discours l’incroyable arrogance de certains « juifistes absolutistes » dans la France d’aujourd’hui.

Les deux se sont passées à Strasbourg.

 

Mes livres sont en vente sur Internet et chez certains distributeurs et librairies de notre mouvance. Mais aussi à Strasbourg, dans un important point presse/librairie du centre ville, qui les a acceptés dans ses rayonnages, au même titre que des revues et livres de gauche. Ce qui déplaît apparemment à certains grands démocrates. Qui ne ratent pourtant pas une occasion de proclamer à tout va leur amour de la liberté d’expression. A condition bien sûr que ladite expression leur agrée.

 

Il y a quelque temps, Freddy Raphaël, une sommité juive locale, par ailleurs professeur de sociologie à l'Université Marc Bloch de Strasbourg, se rend dans le magasin et, devant les clients présents, crée un mini incident, clamant haut et fort que ces livres - les miens - ne correspondent pas à la réalité. Et il s’en va. L’acte II va se dérouler environ une heure plus tard. Cette fois, c’est un couple, dont la femme, s’en prenant également à mes livres fait cette fois plus clairement dans la menace : « Vous savez que le contenu de ces livres est antisémite et que vous risquez d’avoir des ennuis ? ».

 

Nous savons fort bien ce qui se passe dans ces cas-là : neuf fois sur dix, le « menacé » s’aplatit comme une crêpe sans demander son reste, et le tour est joué. Pas dans ce cas. « Au Pacha », on est d’une autre trempe et mes livres sont toujours là. Je vous conseille d’ailleurs, si vous êtes dans le coin, d’y aller, afin de les encourager. A côté de l'intimidation ordinaire, il faut installer la résistance ordinaire.

 

Freddy Raphaël est un habitué de ce type d’intimidation. Il a obtenu l'an dernier du maire de la ville l'effacement immédiat d'une citation de Céline des murs de la médiathèque (voir archives du blog - 14 octobre 2008). S’il considère que mes livres ne correspondent pas à la réalité, qu’on en débatte publiquement. J’en serai ravie. Et ça aura quand même plus de panache que ce type de comportement minable.

 

Je n’avais pas l’intention de raconter un jour la seconde « intimidation ordinaire », mais elle va dans le même sens, et vous allez rigoler. Je vous la raconte donc.

Ca se passe pendant la campagne des régionales 2004 où je suis candidate. Nous tenons une réunion publique un certain soir dans mon quartier et je demande à mon mari de placarder l’annonce de la réunion dans son laboratoire, qui a pignon sur rue. Il n’est pas très chaud, n’aimant guère le mélange des genres, mais bon, pour me faire plaisir, il accepte.

 

J’installe donc mon affiche et pars. A mon retour, passant devant le labo, que vois-je ? Rien, l’affiche a disparu. Folle de rage, j’entre et vais aux nouvelles. Tout le monde ignore ce qu’est devenue l’affiche et a l’air sincère. Dans les allées et venues, personne n’a rien remarqué. Je remets derechef une nouvelle affiche.

 

Le lendemain, c’est mon mari qui me racontera la suite de l’histoire et le pot aux roses. Il se trouvait le matin dans l’entrée du labo lorsque surgit un quidam accompagné d’un petit garçon. Le quidam s’apprête – pour la seconde fois - le plus tranquillement du monde  à arracher l’affiche, quand mon mari s’interpose. Alors, le quidam se tourne vers le gamin et lui dit : « Tu vois, mon fils, tu vois, ça, c’est un nazi ! » Un nazi ! A mon mari, qui est juif !!!

 

Mon mari lui a rétorqué : « Et vous, monsieur, vous êtes un imbécile et je vous prie de sortir de mon laboratoire. » Ce que l’autre a fait en fulminant et en marmottant des imprécations.

 

Renseignements pris, c’était un juif du quartier, à qui mon affiche ne plaisait pas et qui apparemment, trouvait tout à fait normal d'entrer afin de l’arracher. Hallucinant. De connerie et d’arrogance.

27/11/2009

Les malades mentaux répondent à Jean-Yves Camus

camus.jpgJean-Yves Camus est un personnage qui se prend extrêmement au sérieux et professe sur toutes choses – surtout sur les choses qui ne lui plaisent pas – des opinions totalement définitives à défaut d’être forcément fondées. Il s’est autoproclamé « spécialiste des extrêmes » et du coup, le pauvre, il ne chôme pas.

Au départ, sa bête noire, ce n’était que la bête immonde, mais les choses étant ce qu’elles sont, il a dû rajouter un s à sa spécialité afin de pourfendre tous les salauds d’antisionistes répandus sur l’échiquier politique.

 

Des salauds, mais aussi des débiles.

 

Justement, il vient de traiter de malades mentaux certaines personnes ayant le tort de ne pas penser comme lui, c’est-à-dire comme le système, lors d’une interview sur Guysen. Lisez-la, dans son genre, elle est assez intéressante (http://www.guysen.com/articles.php?sid=11218) On y apprend entre autres que Dieudonné « n’a pas de pensée politique propre » et qu’il n’est que « dans une logique de dénonciation du système ». Je ne voudrais pas contredire ce monsieur si péremptoire, mais être dans une logique de dénonciation du système, me semble déjà l’expression d’une pensée politique plutôt claire. Mais bon …

 

Toujours est-il que les « débiles » se sont rebiffés et sur le site La plume et l’enclume, répondent la lettre qui suit. Le site n’est pas vraiment de notre bord politique, mais nous avons un énorme point commun : nous sommes tous dans la dénonciation du système. Et donc peut-être tous des "débiles "? Je relaie donc leur lettre, qui est très pertinente  (j’ai bien aimé les « juifistes absolutistes ») :

 

« JYC, la plume de l’ambassade israélienne à Paris, et se croyant bien renseigné par l’extrême-droite à laquelle il appartient, affirme que Dieudonné n’a pas de pensée politique, qu’il se laisse guider tantôt par l’extrême gauche tantôt par l’extrême droite, ou encore par des malades mentaux qui figurent sur la Liste Antisioniste.
Pourtant, la Banlieue S'Exprime,
 il pourrait l’écouter gronder, autour de Dieudonné. Et par ailleurs nous confirmons, oui, nous sommes de grands malades.
- Malades de voir ce que les réseaux pro-israéliens font de notre pays, et veulent faire de notre conscience.
- Les massacres de Gaza, et nos gouvernants qui ferment les yeux, ça nous rend malades.
- Le parti socialiste incapable de se joindre à l’indignation populaire contre les massacres de Gaza, ça nous rend malades.
- Sarkozy pressé d’envoyer des Français bombarder les Afghans et les Iraniens qui ne nous ont rien fait, ça nous rend malades.
- Sarkozy manœuvrant en douce pour faire rentrer l’Israël dans l’Union européenne, sous prétexte d’Union méditerranéenne, ça nous rend malades.
- Sarkozy défendant à outrance la transplantation d’organes, au moment précis où on découvre le scandale de l’industrie transnationale du vol d’organes centralisée et protégée par Israël, ça nous rend malades.
- Sarkozy essayant de nous fourguer « démocratiquement » son gosse à la tête du plus gros budget immobilier de France, parce qu’il s’imagine que le lobby pro-israélien, dont dépendent les médias, lui prêtera son parapluie contre l’indignation générale, ça nous rend malades.
- La télévision comme écran de fumée pour nous empêcher de réfléchir aux mensonges officiels ISRAELO-AMERICAINS sur le 11 septembre, ça nous rend malades.
- Les opposants aux lobbies médicaux-pharmaceutiques traités comme des malades mentaux par Roselyne Bachelot, ça nous rend malades.
- La peur, si on dit un mot de travers contre les juifistes absolutistes comme JYC, de se retrouver devant les tribunaux, ça nous rend malades.
- Le pays d’Astérix et d’Obélix vendu pour un plat de lentilles aux Romains de notre temps, ça nous rend malades.
- L’impuissance des grands organes qui devraient constituer des bastions de la tradition critique française pour freiner l’aventurisme aveugle des politiciens, ça nous rend malades.
- Que ni l’Eglise, ni la Presse, ni l’Armée ne parviennent à se faire entendre pour dire : ce ne sont pas les puissances d’argent qui doivent s’emparer du destin de la France et de l’Europe, ça nous rend malades.

Nous, les malades, avons dit très clairement ce que nous voulons: UNE EUROPE LIBÉRÉE DE LA CENSURE, DU COMMUNAUTARISME, DES SPÉCULATEURS ET DE L’OTAN. Ces mots d’ordre de la Liste Antisioniste te semblent négatifs, JYC ? Oui, la résistance à l’occupation commence par dire un NON retentissant à l’occupant, et NON à tous ceux qui le protègent, NON à tous ceux qui relayent la logique impériale de l’état maffieux d’Israël, des pauvres types dans ton genre, JYC.

Notre programme, concrètement, pour casser l’occupation ?
Avec les Palestiniens, le boycott des produits israéliens, le désinvestissement des entreprises françaises en Israël, la dénonciation des accords de coopération avec l’Etat « hébreu ».
Avec la population française, d’abord et avant tout l’unité dans un Front de Libération Nationale, la subordination de nos divergences légitimes sur mille sujets à la nécessité d’UNION NATIONALE CONTRE L’OCCUPANT.
C’est qui, l’occupant ?
On le reconnaît à sa façade de sable: sa puissance financière, et à son flanc sournois: le mensonge qui tue, l’inquisition, la répression et la censure contre toute expression de la santé mentale dans sa richesse et sa créativité. Le CRIF demande au gouvernement de faire lire nos emails, tu es au courant, JYC ? Et tu voudrais qu’on s’écrase, qu’on s’aplatisse ? Et puis quoi encore, messire Tartuffe ?

Le rôle de Dieudonné le bien nommé, dans tout ça ?
Il est notre Obélix à nous. Astérix le gringalet, censé porter l’intelligence gauloise, est notoirement en manque de potion magique, mais Obélix, lui, il fait le con, et il soulève les menhirs. Dieudonné c’est un héros de Rabelais, il est la voix du peuple pété de rire, hypercritique mais étranglé, sarcastique, déniaisé, offensé. Et comme il n’a pas peur, il fait peur. Face à tous ceux qui trouvent normal de fricoter avec les massacreurs des enfants de Gaza, il l’est notre Ogre de Barbarie, notre ritournelle subversive, notre Rappeur Majeur, celui qui ose dire : tout le monde ment, entre autres JYC le mandaté.

Voilà pourquoi les mégamenteurs ont si peur, si peur des malades mentaux qui se battent avec Dieudo. »

 

Source : http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art183

26/11/2009

OH, CE SOURNOIS D’OBAMA …

images.jpgLe malheureux a mis quelque temps à s’apercevoir qu’il y avait loin de la coupe fleurie de l’idôlatrie planétaire aux lèvres amères de la désillusion et qu’avec la situation au Proche Orient, il s’était fait refiler une sacrée patate chaude dans les mains.

 

Comment faire, mon Dieu, pour sortir de ce guêpier ? Apparemment, faute d’avancées spectaculaires, l’ « homme le plus puissant du monde », le lauréat du Prix Nobel de la Paix qu’il va bientôt recevoir – et qui va qu’on le veuille ou non lui lier les mains pour la suite des événements. Bravo les juges du Nobel, ils lui ont bien compliqué la vie ! – se contente à présent de tous petits pas fort modestes sur ce terrain brûlant.

 

Ce qui nous donne ceci :

 

« L’ingérence tangible d’Obama

 

L’avocat Elyakim Aetzni, qui défend la cause des implantations juives,  met en garde les responsables des localités juives de Judée-Samarie contre des représentants d’Obama présents sur le terrain. Mercredi, ils ont sillonné la localité d’Ephrat pour essayer d’obtenir des témoignages d’habitants. Ils en ont interrogé tout particulièrement le maire. Il semble que les Américains vont tenter d’envoyer d’autres émissaires dans la région: « Je vous fais parvenir ce message car a priori l’émissaire/enquêteuse risque de se présenter un peu partout et je me permets d’exprimer ma désapprobation au sujet de la coopération qu’a montrée le maire d’Ephrat… Le pouvoir américain tente dans un premier temps de bloquer la construction  pour ensuite nous détruire. Remettre des informations consiste en une coopération de la victime avec son bourreau ».

 

Source : http://www.juif.org/go-news-114556.php

 

Ce que j’aime, moi, chez les Israéliens, c’est leur sens de la mesure, leur approche nuancée des choses, leur souci de toujours équilibrer les jugements. Et leur réelle propension à savoir  se remettre en question.

 

Coopération de la victime avec son bourreau !! S’agissant des Américains ! Quelle ingratitude ! Après tout ce qu’ils ont fait pour eux.

 

C’est bien fait. Ca leur apprendra. 

25/11/2009

«NOUS DEVONS DELEGITIMER LA DELEGITIMATION »

Un peu compliqué à prononcer, mais il paraît que c’est le nouveau slogan de l’Etat d’Israël. Qui se plaint d’une « tentative de délégitimation d’Israël à l’échelle planétaire » parfaitement inexplicable. Et qui se cherche des alliés un peu partout, d’où le nombre impressionnant en ce moment de voyages à l’étranger de ministres israéliens désireux de nouer ou de rafistoler le maximum de liens.

 

Heureusement, il y a aussi les fidèles, ceux qui vont en Israël pour l’assurer de tout leur soutien indéfectible. Justement, l'exécutif du CRIF y est en ce moment pour une « mission » de quatre jours, au cours de laquelle il a rencontré de nombreux responsables de haut niveau. Comme le ministre des communications, Moshe Kahalon, qui leur a tenu ce langage : « L’inquiétude en Israël est réelle, car le rapport Goldstone marque incontestablement un tournant. Pourtant, Tsahal est reconnu, par tous les observateurs impartiaux, comme l’armée la plus morale du monde ». Le CRIF rapporte que pour le ministre, « il faudrait que, partout, des hommes et des femmes se lèvent et, à l’instar d’Emile Zola, lancent très fort le cri : « J’accuse ! ». En un mot, « partout où l’on ment, notre rôle et celui du CRIF est de dire, de crier, d’asséner la vérité ».

 

Vaste programme. Au chapitre des fidèles inconditionnels, notons aussi la présence de Christian Estrosi, lui aussi en Israël en ce moment. Il a fait le voyage accompagné de plusieurs personnalités de la communauté juive de Nice, dont Martine Ouaknine, maire adjoint. Et ancienne présidente du CRIF local.

 

Et justement, comme le monde est petit, il a rencontré à Jérusalem lundi dernier la délégation du CRIF à qui il a remis un message de Sarkozy : « Le président de la République m’a demandé de vous transmettre toutes ses amitiés et son soutien pour l’action que vous menez. (…) Vous avez toute notre confiance. », leur a-t-il déclaré.

 

On aimerait bien en savoir un peu plus sur ce « soutien pour l’action que vous menez ». Et toute cette confiance, c’est pour qui, pour quoi ?

 

Ce que je pense surtout, c’est que les subtiles manoeuvres ont déjà commencé afin de s’assurer l’appui du CRIF en vue de 2012 qui sera vite là. Apparemment, on tremble en haut lieu que le CRIF n’aille porter son soutien ailleurs. Après tout, il aurait bien d’autres choix, non ?

 

Ce qui me fait tout à coup songer à une chose : le CRIF aurait-il donc une quelconque influence sur la vie politique française ? Je n’y avais jamais pensé, mais maintenant …

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=17516&artyd=2

23/11/2009

VIVE LES MINARETS SUISSES ! (2e épisode)

suisse_udc_minarets.jpg

Dimanche prochain 29 novembre, les Suisses auront la chance, eux, de pouvoir se prononcer par "votation populaire" sur une initiative de l'UDC visant à interdire la construction de minarets dans le pays. La campagne fait rage et tout l’establishment est mobilisé jusqu’aux yeux pour que les électeurs suivent bien docilement les ordres venus d’en haut. Et tremble qu’il ne fasse preuve de résistance, malgré toutes les pressions et les diktats.

 

La presse est en première ligne pour parer au danger. En témoigne l’article suivant paru dans le journal Le Temps, autoproclamé « média suisse de référence », samedi dernier, sous la plume de son rédacteur en chef, Jean-Jacques Roth, intellectuel libéral genevois.

« Minarets: non à l’offense irréparable!

Jean-Jacques Roth

Sommes-nous prêts à blesser nos libertés fondamentales pour parer un danger largement imaginaire?

Il faut dire non. Un non catégorique, vibrant, indigné. L’initiative qui veut interdire la construction de minarets est tout d’abord inutile: les minarets de Suisse (quatre!) ne dérangent personne, et nul ne projette d’en construire une marée. Les lois actuelles suffisent à les proscrire là où on ne les veut pas, et les muezzins ne sont pas tolérés. C’est donc une mauvaise réponse à une question qui ne se pose pas.

Mais ce n’est pas aux minarets qu’une forte proportion de citoyens s’apprête à dire «stop», comme les y invitent des affiches menaçantes. Derrière ces tours virtuelles, les motifs d’inquiétude se bousculent: les visées de la cinquième colonne terroriste, la charia qui voudra un jour voiler nos femmes et interdire Noël, l’allégeance religieuse plutôt que le respect de la laïcité républicaine. Non au Hamas, non à la burqa! Et si l’on ne pose pas cette limite aujourd’hui, demain sera trop tard…

Qu’elle soit d’inspiration politique, culturelle ou laïque, cette vigilance est légitime. Et quelle meilleure occasion de l’exprimer que le minaret? S’agissant d’un élément symbolique aux yeux mêmes des musulmans, puisqu’il ne met pas en jeu la pratique de leur religion, pourquoi ne pas en profiter pour une expression symbolique de notre hostilité vis-à-vis de l’islam extrémiste?

Tel est le piège.

Car le bénéfice de la campagne, s’il en est un, aura été de montrer à quel point la réalité des 400 000 musulmans de Suisse est éloignée de ces représentations. Les pratiques et les obédiences y présentent la même diversité que dans les autres confessions. Les crispations communautaires restent rares, signe d’une intégration réussie. La plupart des fidèles, issus d’une immigration récente, se rattachent davantage à leur nation d’origine, à ses mœurs et sa culture, plutôt qu’à une religion vécue comme un facteur d’identité très relatif.

Alors, bien sûr, il est juste de dire que l’interdiction des minarets provoquerait, en bouquet final d’un «annus horribilis», la colère du monde arabo-musulman, qu’elle ferait une nouvelle tache sur l’image de la Suisse à l’étranger et qu’elle nuirait à son économie.

Les intérêts du pays sont en jeu, c’est l’évidence, mais c’est d’abord nos valeurs que nous jouons dans cette votation. Le «non» au fanatisme que l’on pensera exprimer deviendra, pour qui en serait touché, un «non» à sa dignité. Ce serait une offense irréparable faite aux musulmans de Suisse, et donc à une part de nous-mêmes. Sommes-nous prêts à blesser nos libertés fondamentales pour parer un danger largement imaginaire?»

Danger imaginaire, grosse colère du monde arabo-musulman, tache sur l’image de la Suisse…. Et, bouquet final, nuisance pour l’économie !!! Tout et n’importe quoi pour détourner les Suisses du choix fatal.

Les Suisses qui savent bien, eux, du moins espérons-le, que quatre minarets aujourd’hui, ça veut dire quarante dans un an, si la votation est rejetée, et quatre cents dans dix ans. A ce moment-là, il sera trop tard pour réagir et se mordre les doigts.

 

Dans un autre registre, quoique …, un correspondant m’adresse cette information concernant  un député européen socialiste qui fait beaucoup parler de lui en ce moment :

«  Le jeune Elie PEILLON a récemment célébré sa Bar mitsva à la synagogue de la Place des Vosges à Paris où il a lu la paracha « Tsav ». Pour la circonstance, son père Vincent PEILLON avait mis les téphilines et était monté à la Torah dès le jeudi matin. Manifestement, le député européen et dirigeant socialiste a préféré que la cérémonie se tienne dans une relative intimité. Si la famille et de nombreux amis étaient présents, aucun ténor du PS n’a été aperçu dans l’assistance.

Mazel-tov aux familles PEILLON et Bensahel !»

 

Source : Actualité juive, n° 1066, 7 avril 2009

 

20/11/2009

UN ROMAN TELLEMENT POLITIQUEMENT CORRECT

 

images.jpgAvec un sujet pareil, un prix littéraire était quasiment dans la poche. D’ailleurs, pour faire bonne mesure, le roman Jan Karski, de Yannick Haenel, avait déjà obtenu le Prix du Roman Fnac 2009. Il vient de décrocher de surcroît l’Interallié. Nothing surprising.

 

Pour contraster un peu avec le son de cloche officiel, je rappelle ci-dessous l’article qui avait paru dans Valeurs actuelles du 15 octobre 2009, sous la plume de Juan Asensio :

"Yannick Haenel, le faux témoin

Roman. Son ouvrage sur le résistant polonais Jan Karski n’est pas convaincant.

Si, un jour,Yannick Haenel devait avoir une quelconque chance de passer à la postérité littéraire, ce serait sans doute comme compilateur passable, voire faussaire médiocre, plutôt que comme écrivain.

Dans Jan Karski, salué par une critique presque unanimement dithyrambique, Haenel évoque de façon fumeuse les notions de témoignage, de message et de parole, en rognant quelque peu, fort heureusement, les envolées ridicules de Prélude à la délivrance, qu’il a écrit avec son compère François Meyronnis. Nous pouvions lire dans ce dernier ouvrage qu’il existe dans le langage « un creuset résurrectionnel à partir duquel ce qui s’écrit recueille l’ensemble de ce qui s’est écrit à travers le temps ».

Cette image pseudo-théologique est illustrée, dans Jan Karski, de deux façons: d’abord, ce livre, qui ne mérite pas le terme de roman sous lequel le présentent les éditions Gallimard dans la collection dirigée par Philippe Sollers, L’Infini, n’est qu’une sommaire compilation de matériaux d’origines diverses. Ensuite, ses toutes dernières pages, où le personnage historique auquel Haenel prête sa voix meurt puis revient à la vie après l’expérience,extrême, d’une visite dans le camp de la mort d’Izbica Lubelska, veulent sans doute nous faire comprendre, fort pédagogiquement, que les livres les plus sincères ne peuvent naître que de conditions extrêmes. Hélas,Yannick Haenel, qui ne semble point présenter les caractéristiques d’un homme qui serait revenu de la mort, n’est même pas descendu aux Enfers.

Le sujet réel de ce livre trompeur n’est absolument pas de saluer la mémoire d’un résistant, ni même de prétendre que la littérature est un jeu de dupes si elle ne se fait le réceptacle de l’horreur absolue représentée par l’extermination de plusieurs millions de juifs. Il s’agit plutôt d’affirmer que la menace de mort et de ruine généralisées qui a provoqué la Shoah est encore présente et même plus que jamais à notre époque.

Yannick Haenel tente donc non seulement de seconder la parole fragile d’un Jan Karski mais écrit contre le nihilisme dans lequel baigne l’Occident, en embrassant par l’écriture confondue avec une mystique aussi peu sérieuse que celle que François Meyronnis développa naguère dans son ridicule De l’extermination considérée comme un des beaux-arts, l’amour qui, seul, parce qu’il est plus profond que la mort comme nous l’apprend Haenel, peut constituer un prélude à la délivrance.

Cette intention fort louable pose infiniment moins de problèmes que le livre par lequel elle est illustrée, car la mémoire de l’expérience des camps d’extermination, rappelons-le à Yannick Haenel, a été honorée par des écrivains comme Primo Levi, Jean Améry ou Imre Kertész, dont l’écriture glaçante tient à l’absolue sincérité. Haenel économise lui aussi ses moyens mais c’est pour confondre le degré zéro de l’écriture avec un dépouillement, une nudité qui ont été imposés aux survivants. Des historiens affirmeront peut-être que c’est l’ensemble des faits avancés par Jan Karski et Yannick Haenel, qui les reprend platement à son compte, qui est contestable, voire faux.

On se demande alors ce qui pourrait rester d’un livre qui n’est rien de plus qu’un tiers de roman à thèse médiocrement illustré par un auteur qui ne sait probablement rien d’une des plus terribles mises en garde que Jean Améry consigna dans le Feu ou la Démolition: « Il faut se garder des réminiscences littéraires que l’on délègue pour prendre la relève des mots ou des sentiments impuissants. Pas de place pour Celan. »

S’il nous était permis de changer un seul des mots écrits par Améry, nous aurions envie d’affirmer qu’il n’y a, dans la tentative de rendre compte, par l’écriture, de la Shoah, absolument aucune place pour Yannick Haenel."

Source: http://www.valeursactuelles.com/culture/actualites/yannick-haenel-faux-temoin.html

Un dernier mot pour finir : il paraît que dans son roman, Haenel fustige d’importance tous les responsables occidentaux qui « savaient », mais n’ont rien fait. Rappelons simplement que les responsables des très puissantes communautés juives anglo-saxonnes en « savaient » tout autant et ne se sont guère mobilisés davantage. Pourquoi ?

 

A mon avis, sur un sujet pareil, histoire et roman font le ménage le plus mauvais qui soit.

19/11/2009

« DEVENEZ PARRAIN DE LA TSEDAKA 2009

Michel Boujenah et Pascal Elbé, Parrains de la campagne 2009, et leurs amis Eliette Abecassis, Lionel Abelanski, Richard Anconina, Anouk Aimée, Alexandre Arcady, Edouard Baer, Valérie Benguigui, Richard Berry, Patrick Braoudé, Elie Chouraqui, Jean-Claude Darmon, Francoise Fabian, Luis Fernandez, Stéphane Freiss, Sandrine Kiberlain, Radu Mihaileanu, Marc Nacash, Ariel Wizman, Rika Zaraï, ainsi que Gil Taïeb, Président de l’Appel national pour la Tsédaka, vous invitent à devenir parrain de la Tsédaka 2009 à l’occasion du Dîner de Gala des Parrains de la Tsédaka 2009, qui aura lieu dimanche 22 novembre 19h30, au Pavillon Gabriel, sous le haut patronage de Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France.

 

Le montant de la participation est de 600€ par convive, pour les parrains Bienfaiteurs et de 1000€ par convive pour les parrains d’honneurs. Pour une table réservée de 10 ou 14 personnes, le montant est ramené à 500€ par personne. Un cerfa sera adressé en retour dans les meilleurs délais.

 

Réservation 01 42 17 10 08/11 70 - s.beziz@fsju.org

Réception Potel et Chabot sous la surveillance du Beth Din de Paris »

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=17450&artyd=1

  

Chaque année , le Fonds Social Juif Unifié lance cette grande campagne destinée à recueillir des fonds pour diverses œuvres sociales. Une condition toutefois pour espérer bénéficier des largesses de la Tsédaka : être juif, naturellement. Non, il ne s’agit pas bien sûr de discrimination envers tous les autres, quelle idée ridicule, mais simplement de s’occuper en premier lieu des besoins de sa propre communauté. Ce qui ne me choque nullement, je m’empresse de le préciser.

 

Ce qui me choquerait en revanche, c’est qu’apparemment, cette discrimination pour le bon motif est autorisée sans problèmes à certains. Mais pas à d’autres. En témoigne – mais il y aurait bien d’autres exemples – l’hystérie qui avait accompagné une certaine et bien modeste soupe au cochon….

 

Si vous êtes tentés de verser votre obole à la Tsédaka 2009, sachez que « les dons faits dans le cadre de l’Appel national pour la tsédaka ouvrent droit à une réduction d'impôt de 66 % de son montant, dans la limite de 20 % du revenu imposable. La fraction excédant ces 20 % étant elle même reportable surles 5 années suivantes dans les mêmes conditions »

 

Ca devrait en bonne logique vous inciter à la générosité. Pour la soupe au cochon, on avait oublié de demander au fisc de nous donner un coup de main. Dommage ...

 

16/11/2009

TSAHAL SOUS L’INFLUENCE D’EXTREMISTES RELIGIEUX

Sous ce titre et sous la plume de Serge Dumont, on peut lire ce qui suit dans le quotidien Le Temps de Genève, en date du 12 novembre:

« Une «Torah des rois» rédigée par un rabbin explique qu’il est permis de tuer des non-juifs. Le livre a été distribué aux soldats participant à l’opération «Plomb durci» à Gaza.

La Torah des rois. A priori, ce livre de préceptes religieux rédigé par le rabbin Itzhak Shapira n’aurait pas dû intéresser grand monde en Israël. Pourtant, cet ouvrage relié cuir déchaîne la polémique. Et affole le Département «extrémistes juifs» du Shabak (la Sûreté générale de l’Etat hébreu). Car La Torah des rois s’adresse aux centaines d’élèves des «yeshivot» (écoles de talmudiques) de Cisjordanie auxquels elle explique qu’il est permis de tuer les «goyim» (non-juifs) sans remords. Et sans se poser de question. Cette autorisation s’étend aux bébés, aux innocents et même aux amis d’Israël.

Vendu 30 shekels (7 francs suisses), ce livre n’est pas un obscur opuscule diffusé sous le manteau. Il est, au contraire, recommandé comme ouvrage théologique par une série de rabbins des colonies de Cisjordanie qui l’ont inscrit au programme des «yeshivot».

A Ytzhar, l’implantation dont Itzhak Shapira est le ministre officiant, personne ne semble comprendre pourquoi La Torah des rois soulève la polémique en Israël et pourquoi le quotidien Maari­v en a fait sa manchette en dénonçant le «droit divin de tuer» que s’arrogent les colons.

Un «ADN juif»

«Le «rav» [rabbin] se contente de résumer ce qui se trouve déjà dans la Bible, estime Daniel W., un étudiant de la «yeshiva». Ce livre confirme notre droit divin à éliminer nos ennemis [ndlr: les Palestiniens]. Il explique que nous pouvons agir seuls sans demander la permission de qui que ce soit.»

Les publications appelant à la violence au nom d’une prétendue «justice divine» se multiplient depuis le démantèlement des implantations de la bande de Gaza (août 2005). Elles confirment le développement d’un fondamentalisme juif dont l’épicentre se situe dans les colonies extrémistes de Cisjordanie. Un courant emmené par une soixantaine de rabbins parmi lesquels Dov Volpe (le ministre officiant de la colonie de Kyriat Arba) et Itzhak Ginsburg, un rabbin persuadé qu’il existerait un «ADN juif» supérieur à celui des «goyim».

Parmi les auteurs les plus prolixes du fondamentalisme juif figure le rabbin Shlomo Aviner dont les préceptes interdisant «de céder le moindre millimètre de notre terre aux non-juifs» ont été distribués aux soldats participant à l’opération «Plomb durci» (l’invasion de la bande de Gaza en janvier 2009). Cette brochure appelait ses lecteurs «à ne montrer aucune pitié» face à l’«ennemi cruel» palestinien et à provoquer le plus de destructions possible.

Certes, l’officier responsable de la distribution du pamphlet a été sanctionné, mais, durant l’été dernier, un nouvel ouvrage a fait son apparition dans les chambrées. Intitulé Des deux côtés de la frontière, ce livre rédigé par un rabbin­ de Safed avec l’aide d’une organisation ultraorthodoxe amé­ricaine prétend en substance que le Vatican financerait le Hezbollah afin de perpétrer un nouvel Holocauste.

A travers leurs «yeshivot», les rabbins fondamentalistes de Cisjordanie forment annuellement des centaines de candidats aux unités d’élite de Tsahal (l’armée) ainsi qu’aux carrières de sous-officiers et d’officiers. Selon les statistiques de l’armée, ils représenteraient 40 à 50% des candidats aux fonctions d’officiers et de sous-officiers alors que les colons constituent moins de 5% de la population israélienne.

«Cours de démocratie»

Le 23 octobre, profitant d’une cérémonie de prestation de serment devant le mur des Lamentations, des anciens de «yeshivot» affec­tés à l’unité spéciale «Shim­shon» (des commandos antiterroristes opérant en Cisjordanie) ont manifesté publiquement leur désapprobation à propos de l’évacuation d’une colonie de Cisjordanie. Une première dans l’histoire de l’Etat hébreu. Certes la hiérarchie a sanctionné les quelques soldats qui avaient brandi le slogan «Homesh ne sera pas évacuée», mais le rabbin Dov Volpe et ses semblables leur ont accordé un prix «pour avoir donné un cours magistral de démocratie et de civisme».

Source:  http://www.letemps.ch/Page/Uuid/30cfaa32-cf0a-11de-84d0-2b6eb35c5cae|1

 

Intéressant, non ? Apparemment, pour trouver de bons journalistes, il faut admettre que c’est plutôt en dehors de l’UE qu’il faut chercher …

A propos de bons journalistes, juste un mot pour indiquer que Donald Boström, le fameux journaliste suédois du « trafic d’organes sur les Palestiniens », a eu une révélation qui l’a conduit à une grande repentance. Cela s’est passé durant son voyage en Israël, là, tout récemment. Il paraît que « sa visite en Israël et les dialogues auxquels il a participé l’ont incité à repenser la version de son article. Invité à participer à la conférence des médias dans la ville de Dimona, Boström s’est livré à de nombreuses interviews et a pu entendre une série de critiques sur son article. Il s’est rapidement avéré qu’il s’était appuyé sur des témoignages de familles palestiniennes endeuillées ».

Voilà, tout s’explique. D’où l’intérêt des voyages.

Un qui ne s’est hélas pas rétracté, c’est Goldstone. Il a fait la sourde oreille au grand air de la séduction joué par l’ADL et du coup, il se fait traiter par Shimon Peres en visite au Brésil, de « petit bonhomme dénué de tout véritable sens de la justice, de technocrate qui ne comprend rien à la jurisprudence, mais qui n’a qu’une idée en tête : nuire à Israël ». Peres a même ajouté « Si quelqu’un doit faire l’objet d’une enquête, c’est bien lui ». Rappelons que le Brésil de Lula a voté en faveur des conclusions du rapport, à la grande colère d’Israël qui considère ce fait comme « une grave erreur ». Erreur aggravée par la prochaine visite du président iranien attendu à la fin du mois au Brésil.