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08/12/2009

« GROSSIEREMENT PUISE DANS LA MINE D’OR DES DROITS POPULAIRES »

« La démocratie du nombre », « effraction juridique », autant de magnifiques expressions que vous allez découvrir dans cet édito du Temps, de Genève. Ah, elles ne sont pas belles joueuses, les « élites » ! Et voilà qu’une nouvelle épreuve se profile à l’horizon …

Ils ont raison de craindre, les esprits « progressistes », comme ils se plaisent à se considérer. Parti comme c’est, et étant donné les réactions tant des « décideurs » que des opinions publiques européennes, qui divergent autant qu’il est posible de le faire, je parie que les Suisses ne se laisseront pas faire et continueront sur leur lancée. Il n’y a que le premier pas qui coûte et celui-là, ils l’ont franchi magnifiquement.

A nous maintenant de suivre leurs traces.

« Choc frontal

Francois Modoux

Dix jours après le vote anti-minarets des Suisses, une nouvelle épreuve s’annonce

Dix jours après le vote anti-minarets des Suisses, une nouvelle épreuve s’annonce. Faut-il invalider l’initiative populaire de l’UDC qui demande l’expulsion des étrangers délinquants? La question agite le Conseil des Etats, appelé à se prononcer cette semaine déjà. En effet, le texte de l’UDC est problématique. Sa compatibilité avec la Convention européenne des droits de l’homme, avec la Convention internationale sur les droits des enfants et avec l’accord sur la libre circulation des personnes est plus que douteuse. Le principe de non-refoulement, fixé dans plusieurs instruments juridiques de portée internationale, ne serait respecté qu’au prix d’une interprétation laissée au bon vouloir des autorités helvétiques.

Une fois encore l’UDC a grossièrement puisé dans la mine d’or des droits populaires pour se profiler comme le seul parti gardien de la sécurité. Mais le vote anti-minarets a secoué ceux qui, jusqu’à présent, misaient sur la grande sagesse du souverain pour désavouer l’UDC. Objectivement, le risque est élevé que la démocratie du nombre s’exerce une nouvelle fois contre le respect de traités acceptés par la Suisse à l’issue de procédures elles aussi démocratiques.

Pourtant il existe des moyens politiques de faire barrage à une nouvelle effraction juridique. Invalider immédiatement l’initiative de l’UDC passerait pour un acte de vengeance des perdants du vote contre les minarets. La procrastination tactique de ce dossier délicat peut en revanche se défendre, à une condition: le répit ainsi laissé doit être activement utilisé pour faire mûrir le constat que la souveraineté du peuple ne peut s’exercer contre les engagements juridiques et internationaux de la Suisse.

La Confédération a fondé son développement et sa prospérité sur la fiabilité de l’Etat de droit et sur la confiance durable qu’inspirent ses institutions. Des esprits progressistes ont lentement bâti cet Etat complexe admiré pour sa formidable stabilité. Quel bénéfice y aurait-il à laisser casser ce qui fait – encore – cette réputation méritée? »

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e44516be-e379-11de-865d-841e5aba40a1/Choc_frontal

Il est intéressant de constater que ce vote anti-minarets creuse une fracture également dans le monde juif. Globalement, comme ailleurs, il y a les « élites » - CRIF, grand rabbin, etc - et « la rue juive », ainsi que je l’ai vu exprimé. Expression qui dit bien ce qu’elle veut dire. La « rue juive », ce sont les imbéciles de base, ceux qui votent avec leurs tripes et n’ont évidemment rien compris aux messages d’amour et de tolérance universels instamment relayés par leurs élites qui en savent tellement plus long qu’eux sur tout. Pour simplifier, la « rue juive » est globalement d’accord avec les Suisses. Et commence à se poser quelques questions sur la pertinence desdites « élites ». D’où danger.

 

Je vous indique quelques liens ci-dessous, tous tirés du site upjf.org  (Union des patrons et des professionnels juifs de France) qui eux, semblent plutôt du parti de la rue contre les élites. Intéressant à lire.

 

http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-17573-145-7-defaite-elites-gabriel-levy.html

 

http://www.upjf.org/actualiees-upjf/article-17566-145-7-hommage-resistance-peuple-suisse-ivan-rioufol.html

 

http://www.upjf.org/actualiees-upjf/article-17562-145-7-tsunami-anti-minarets-en-europe-sondages-en-ligne-suivent-ressemblent.html

 

http://www.upjf.org/actualiees-upjf/article-17560-145-7-juifs-pro-minarets-hier-aujourd-hui-reponse-au-rabbin-bernheim-r-prasquier-p-lurcat.html

07/12/2009

LES JUIFS ITALIENS

Le CRIF vient de recevoir une délégation de son homologue italien, l’Unione delle Communità Ebraiche Italiane (UCEI – Union des Communautés juives italiennes). La délégation s’est hautement félicitée du fait suivant : « Nous avons de la chance. Si les statistiques sont exactes, le système juridique italien est en train de se révéler, parmi les autres modèles européens, l’un des plus efficaces pour décourager le racisme et l’antisémitisme. L’Italie est l’un des pays où les épisodes d’antisémitisme sont moins graves et moins nombreux»

 

Je ne sais s’il faut attribuer cette heureuse situation au système juridique italien. J’y verrais plutôt une autre cause : le compte-rendu en effet ne tarde pas à nous apprendre que la communauté juive d’Italie compte …. 22 000 membres, répartis en 21 communautés, pour une population de 50 millions d’habitants.

 

Personne n’a semblé faire le lien de cause à effet, mais ces chiffres sont à mettre en parallèle avec la communauté juive de France, forte, elle, d’environ 600 000 personnes pour 60 millions d’habitants.

Soit 1% de la population en France, contre même pas 0,05% en Italie.

 

On comprend que dans ces conditions les juifs italiens soient extrêmement loin d’exercer la même influence que leurs coreligionnaires en France, notamment dans les médias ou la sphère politique.

 

Vivant apparemment comme tout un chacun sans revendications incessantes et sans faire état  de la shoah matin, midi et soir, curieusement, les juifs italiens déclenchent nettement moins de manifestations d’agacement. Faut-il vraiment s’en étonner ?

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=17614&artyd=2

 

06/12/2009

EXCES DE ZELE ….

Un correspondant suisse m’envoie copie d’un article paru dans le très respectable magazine suisse romand d’actualité, L’Hebdo. Article assez stupéfiant pour que je vous le retranscrive fidèlement. Il date du 24 septembre 2009. Ne le cherchez pas dans les archives de L’Hebdo, il a sombré corps et biens. Vous comprendrez pourquoi tout à l’heure.

 

Voici l’objet du scandale, paru benoîtement sous la plume de Sabine  Pirolt (qui a dû avoir quelques ennuis par la suite, la pauvre). dans la rubrique Tourisme.

 

« DES HOTELIERS DANS DE BEAUX DRAPS

 

Mœurs. Certains touristes juifs orthodoxes laissent des traces après leur passage à l’hôtel. Notamment des trous dans les draps pour s’unir sans se toucher.

 

C’est une anecdote qui ressemble à une légende urbaine : après le passage de clients juifs orthodoxes, des hôteliers retrouvent des draps avec un trou en leur centre. Trou qui permet à l’homme et à la femme de s’unir sans se toucher. Du côté des Portes du Soleil, l’histoire est connue. Ancien directeur de l’Office du tourisme de Champéry, Laurent Léchot est catégorique : « cela faisait l’objet de discussions amusées avec les hôteliers ! »

 

A Champéry aussi. Propriétaire de l’Hôtel Suisse et actuel président de Champéry Tourisme, Christophe Berra n’en a pas cru ses yeux lorsqu’il a vu, pour la première fois, le trou laissé dans un drap par des touristes juifs orthodoxes : « J’ai cru rêver. Mais allez prouver à un homme et à une femme que c’est parce qu’ils ont fait l’amour ainsi qu’il y a ce trou… Et la plupart du temps, on le voit un jour après avoir donné la literie à nettoyer. »

De toute façon, le Valaisan ne souhaite pas entrer en conflit avec ses clients. « Alors, nous achetons de nouveaux draps à nos frais. » Il évoque un confrère qui tient un hôtel près de la mer Morte : « Lorsque les clients rendent la clé, il contrôle tout de suite l’état de la chambre pour faire payer le drap au cas où … »

 

Les professionnels du tourisme expliquent cette pratique par le fait que, durant le chabbat, jour de repos officiel, les croyants n’auraient pas le droit de se toucher. Grand rabbin de la communauté israélite de Genève, Izhak Dayan éclate de rire lorsqu’il entend parler de la literie trouée : « C’est un mythe ! Le plaisir n’est pas banni lors du chabbat : hommes et femmes peuvent se toucher. » Comment expliquer les draps troués alors ? « Il s’agit sans doute d’une ou de deux personnes qui font de l’excès de zèle… »

 

Saccage. Ce genre de petits dégâts, l’hôtelier Joost van Grimbergen s’en serait bien contenté lorsqu’un groupe de quelque 200 garçons et 30 adultes du Yetev Lev Youth Club, venus de Belgique et d’Angleterre, ont débarqué dans son établissement, le Royal Alpage Club à Champoussin, en août 2005. « Ils ont démoli mon hôtel. J’ai énormément pleuré ; cela a été la pire période de ma vie. » Joost van Grimbergen a encore les larmes aux yeux lorsqu’il raconte dans quel état il a retrouvé les appartements mis à disposition. « Traces de cirage noir et d’huile sur les moquettes, matelas éventrés, rideaux déchirés, vitres cassées, cuisinière abîmée, il y en a eu pour 80 000 francs. Comme l’assurance ne rembourse pas le vandalisme, c’est moi qui ai dû payer. » Car ses clients sont repartis sans s’acquitter des dégâts, bien que l’hôtelier et d’autres gens du village aient bloqué la demi-douzaine de cars de leurs hôtes indélicats durant six heures. « La police est montée et nous avons eu une promesse de la part d’un des responsables. »

 

Joost  van Grimbergen est même allé les trouver à Anvers, en vain. « Le responsable du groupe m’a dit qu’ils étaient pauvres et ne pouvaient pas me rembourser. » Juge de paix depuis treize ans dans la commune de Val-d’Illiez, Fernand Es-Borrat est venu constater les dégâts, alors que les enfants séjournaient encore à l’hôtel : « C’ était un carnage. On ne peut même pas s’imaginer la scène, et on a de la peine à penser que cela s’est produit au XXIe siècle. »

 

Plainte inutile. L’hôtelier a déposé plainte, mais l’affaire traîne. Son avocat, Olivier Derivaz, explique : « Le dossier dort dans les tiroirs de la police. La difficulté, c’est que les auteurs ne sont pas clairement identifiables. La police s’est contentée de réponses qui ont noyé le poisson. On engage des moyens importants lorsqu’il s’agit de délits contre la vie ou de menaces contre l’intégrité corporelle, mais pour des dégâts matériels … »

 

Quant à la version des responsables du groupe, Hermann Dresdner du Yetev Lev Youth Club renvoie les questions dérangeantes à son assistant qui, lui-même, renvoie tout interlocuteur à un avocat londonien, Jonathan Kandler. L’homme n’a plus le dossier en tête, mais peut envisager de rafraîchir sa mémoire. A une condition : « C’est 500 francs de l’heure … » Pas de doute : Joost van Grimbergen n’est pas sorti de l’auberge. »

 

Voilà donc les faits, tels qu'ils étaient énoncés. A la CICADCoordination Intercommunautaire contre l’Antisémitisme et la Diffamation – on a pris les choses de très haut et le rédacteur en chef a entendu ses oreilles siffler :

 

« Genève, le 2 octobre 2009

Monsieur le Rédacteur en Chef,

 

L'article publié dans votre édition du 24 septembre courant, signé par Sabine PIROLT et  intitulé « Des hôteliers dans de beaux draps», nous force à réagir.

 

C'est avec consternation que nous avons pris connaissance du

contenu, sur une pleine page, de cet article, aux forts relents anti-judaïques,

qui soulève pour nous, et nombre de responsables de la communauté juive

de Genève, une question importante : quel peut bien être

le but poursuivi par Sabine PIROLT et L’Hebdo en publiant un tel

article ?

Qu'il soit bien clair ici que notre propos ne porte pas sur les faits et

comportements dénoncés dans cet article dont nous nous réservons

de vérifier l'exactitude, mais sur certaines interprétations et sur l'association

faite entre deux affaires n'ayant aucun lien, hormis

l'appartenance des différents protagonistes au judaïsme.

 

D'ailleurs, l'intertitre est assez explicite et ne peut laisser planer le

doute : « Certains touristes Juifs orthodoxes laissent des traces après leur passage.

Notamment des trous dans les draps pour s'unir sans se toucher ».

 

Sur la première affaire, l'article en question laisse effectivement

penser que certains comportements sont prescrits par la religion juive malgré les

explications fournies à Mme Sabine PIROLT par le Grand Rabbin DAYAN.

Pourquoi, dès lors, reprendre une fausse information ?

 

La mention de la seconde affaire datant de 2005 n'a aucun sens. Ces deux

événements ne mettent pas en cause les mêmes personnes, ne se sont pas

déroulés aux mêmes endroits, ni au même moment.

Le seul dénominateur commun est bien le judaïsme.

 

Vous comprendrez, dès lors, que nous soyons extrêmement choqués par

cet article et par le fait qu'il ait été publié par L’Hebdo. Nous considérons

que cette situation nécessite quelques éclaircissements de votre part. »

 

Hélas, trois fois hélas, nous ne connaîtrons pas les « éclaircissements » apportés par le rédacteur en chef car Internet n’a pas eu l’obligeance de nous les fournir. En tout cas, l’article ne figure pas dans les archives du magazine.

 

J’informe la CICAD, pour le cas où elle l’ignorerait,  qu’en matière de vandalisme, de tels faits ont été relevés ailleurs, en de nombreuses occasions. En Pologne, notamment (voir archives du blog en date du 27/6/07).

 

17:11 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2)

05/12/2009

GALLIMARD CHEZ LES NAZIS

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Voilà qui a dû faire plaisir à la célèbre maison d’édition …. Mais il est vrai qu’on a peu entendu parler de ce livre en France. C’est au Québec qu’il vient d’être publié sous la signature de Jean-François Poupart, écrivain, poète et professeur.

Ah les nazis ! Ils en auront fait couler, de l’encre. C’est si facile de réécrire l’histoire soixante-cinq ans après les faits, en faisant abstraction du quotidien et de l’environnement culturel, politique, social, de ceux qui connurent effectivement cette époque éprouvante. Et de distribuer bons et mauvais points, du haut de sa sagesse, en ne regardant systématiquement que dans une seule direction ...

poupart.jpgCe qu’a voulu démontrer Jean-François Poupart, c’est l’atroce « connivence d’un certain nombre d’écrivains et éditeurs français avec l’occupant nazi ». Ce seul mot de « connivence » doit nous donner le frisson. Le monde de la pensée unique est par définition totalement manichéen, c’est très reposant. D’un côté, il y a les méchants, les collabos, ceux dont nous parle Poupart, et de l’autre les vertueux, dont il ne nous parle pas, mais que nous allons évoquer. Car nous, nous ne sommes pas manichéens, et c’est fatigant.

Sur le site Tolérance Canada (http://www.tolerance.ca/Article.aspx?ID=64601&L=fr)  – tout un programme – Poupart nous dit ceci :

« La thèse de ce bref essai est simple : tout ce qui a été publié entre 1940 et 1944 à Paris de façon officielle le fut avec l'accord de la censure nazie. Ce qui implique particulièrement les célèbres auteurs de chez Gallimard, Albert Camus et Jean-Paul Sartre. J'ai seulement voulu replacer des faits vérifiables et précis dans un océan de ouï-dire, de fabrication, de révisionnisme, de désinformation et, parfois, de propagande… Ce bref essai est plus un pamphlet qu'une étude exhaustive sur les sympathies fascistes des années 1930. Gallimard est un fleuron, à plusieurs titres, de l'édition, de la littérature et de la pensée française du 20e siècle. Il est important de comprendre que le fascisme européen des années 1930 n'aurait pu s'étendre aussi rapidement sans le contrôle des médias qui sont alors à leurs premiers balbutiements en tant qu'outils de propagande. Toute la presse européenne sera antisémite. Des feuilles de choux comme «Je suis partout» atteindront des tirages hebdomadaires de 400 000 exemplaires!... »

 

Source : http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=17419&artyd=5

Puisque Poupart ne l’a pas fait, évoquons rapidement les vertueux : en 1940, les communistes, ayant péniblement digéré le pacte germano-soviétique, enfourchent à nouveau leur dada favori, la lutte antifasciste. Dans ce combat sacré, il convient d’enrôler les intellos « progressistes » et c’est la raison pour laquelle est fondé dans un premier temps le Front national des écrivains (FNE). Qui se transformera peu de temps après en Comité national des écrivains, maquillage destiné à l’ouvir au maximum en faisant mine de l’éloigner un peu de l’emprise communiste.

Comme on ne se refait pas, va vite se mettre en place une première forme d’épuration : les fameuses   listes noires où figureront les confrères « embochés ». Ces derniers sont frappés d’excommunication, empêchés de publier, voire carrément fusillés un peu plus tard. C’est qu’à la Libération, le CNE s’érige en tribunal des lettres et l’on sait que ces termes, avec les communistes, ont un sens qui ne prête pas à rire. L’épuration va se donner libre cours. Ce sera le grand moment des règlements de compte.

Metapedia nous dit que « Le CNE ou Conseil national des écrivains fut créé en 1941 par Jacques Decour et Jean Paulhan. En 1944, le CNE diffusa une liste noire des écrivains "collaborateurs", exigeant que le gouvernement provisoire dirigé par le général de Gaulle entame des poursuites à la "libération". Ce fut effectivement le cas : plusieurs journalistes et écrivains désignés par le CNE furent exécutés, l’affaire la plus célèbre étant celle de Robert Brasillach. Les autres écrivains cités dans la liste furent pour la plupart emprisonnés et dans tous les cas frappés d'une interdiction de publier. »

La liste des écrivains "interdits"

Jean Ajalbert, colonel Alerme, Paul Allard, Robert Brasillach, Barjavel, Jacques Benoist-Méchin, Pierre Béarn, Abel Bonnard, Georges Blond, Pierre Benoit, Henry Bordeaux, René Benjamin, Henri Béraud, Marcel Belin, Émile Bocquillon, Jacques Boulenger, Georges Champeaux, Léon Emery, Guy Crouzet, Louis-Ferdinand Céline, Alphonse de Châteaubriant, Jacques Chardonne, Camille Mauclair, Georges Claude, Lucien Combelle, André Castelot, Paul Chack, Félicien Challaye, André Chaumet, Pierre Drieu La Rochelle, Jacques Dyssord, Pierre Dominique, Francis Delaisi, Paul Demasy, André Demaison, Marcel Espiau, André Fraigneau, Paul Fort, Bernard Fay, Robert Francis, Alfred Fabre-Luce, Jean Giono, Marcel Jouhandeau, Bernard Grasset, Sacha Guitry, René Gontier, Abel Hermant, Jean de La Hire, Jean Jacoby, René Lasne, Jean Lasserre, Jean Lousteau, Georges de La Fouchardière, Alain Laubreaux, Jean Luchaire, Charles Maurras, Henry de Montherlant, Paul Morand, Georges Montandon, Xavier de Magallon, Jean-Pierre Maxence, Pierre Mouton, Jean Marquès-Rivière, Arnaud Petitjean, Edmond Pilon, Georges Pelorson, Henri Poulain, Pierre Pascal, Lucien Rebatet, Jean-Michel Renaitour, Raymond Recouly, Jules Rivet, André Thérive, Louis Thomas, Maurice Vlaminck, Henri Valentino, Jean Xydias, René de Narbonne, Jean Thomasson, Jean de la Varende, etc.

Source : « http://fr.metapedia.org/wiki/Conseil_national_des_%C3%A9crivains »

L'Infocentre lit

01/12/2009

ALLEZ, RIGOLONS UN PEU …

Ce n’est pas tous les jours qu’on en a l’occasion. Voyez plutôt ce que nous a concocté le parti communiste marxiste léniniste maoïste, à propos du référendum suisse. Ils sont inoxydables, ces gars-là ! Et impayables, dans leur genre.

« Référendum en Suisse : une nouvelle attaque mesquine de la bourgeoisie

Hier en Suisse, 58 % des votants ont approuvé par référendum l’interdiction de construction de minarets, proposition soutenue par le parti fasciste UDC. A l’époque de la crise générale du capitalisme qui, en se décomposant, donne forme au fascisme, de tels évènements se multiplient, et il s’agit de bien les comprendre.

Les minarets ne sont qu’un prétexte populiste pour une offensive de la bourgeoisie s’appuyant sur le concept réactionnaire de défense de « l’identité », défense de la nation. D’ailleurs, l’affiche de la campagne pour l’interdiction des minarets montrait le drapeau suisse transperçée par des minarets à la manière de missiles.

En France, la bourgeoisie a récemment lancé un « débat » sur la présence d’une lycéenne voilée à l’assemblée nationale, prétexte une nouvelle fois au déversement de la propagande chauvine sur le respect des « valeurs républicaines ». Malheureusement, depuis la loi sur le foulard à l’école, la bourgeoisie a une grande marge de manoeuvre. Rappelons ici d’ailleurs que la campagne contre le foulard à l’école a été lancé par deux profs, l’un membre de Lutte Ouvrière, l’autre du bureau politique de la LCR !

L’époque de la crise générale du capitalisme est favorable au pullulement de ce genre d’informations au « ras-des-pâquerettes », mesquines, qui poursuivent l’objectif de distraire le peuple de sa tâche historique : la révolution, révolution qui résoudra les contradictions au sein du peuple comme la religion.

La bourgeoisie, quant à elle, essaie de plus en plus agressivement de diviser le peuple pour mieux ouvrir la voie au fascisme.

Ces informations montrent à quel point nous sommes dans une époque révolutionnaire où la bourgeoisie craint tellement la guerre populaire qu’elle est contrainte à se jeter de manière opportuniste sur toute information au potentiel populiste.

Mais ces minables attaques d’une bourgeoisie à l’agonie n’ébranlent en rien l’internationalime prolétarien, la volonté en acier du prolétariat révolutionnaire d’anéantir le capitalisme pour bâtir le communisme !

Saluons d’ailleurs la révolte en Suisse qui a eu lieu ce samedi à l’occasion de la réunion de l’OMC L’avant-garde se construit pour des buts positifs, mais également dans l’affrontement avec les politiques des dominants ! »

Source : http://209.85.229.132/search?q=cache:XAwfkZ4O1_oJ:www.hapoel.fr/+irmela+mensah-schramm&cd=6&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

ATTENTION, PETIT CHEF D’ŒUVRE DANS SON GENRE!!!

Je ne vais pas me faire le relais quotidien des épanchements du Temps de Genève, mais je ne peux résister au plaisir de vous offrir cet édito paru ce jour sous la plume d’une certaine Joëlle Kuntz. Il vaut le détour. Les mauvais joueurs sont absolument catastrophés parce qu’il paraîtrait que la DEMOCRATIE, avec rien que des majuscules, aurait été dévoyée dimanche. Et transformée en « poubelle à émotions » et en réceptacle « de passions primaires » où s’engouffrent tous les « remugles ». Rien que ça.

A la place des Suisses, je me méfierais. La tentation est désormais grande de leur supprimer le droit de s’exprimer, au nom précisément … de la protection de la démocratie. Le système montre là de façon quasi caricaturale l’envers de ses coutures, qui commencent à craquer de partout. D’où l’affolement.

Ce qu'il faut, au contraire, c'est imiter les Suisses au niveau européen. Je viens de lire que le miraculeux traité de Lisbonne, entré en vigueur ce jour, prévoyait le "droit d'initiative populaire des citoyens européens". Ce serait bien - et assez jouissif - qu'il serve au moins à ça, non?

« Protéger la démocratie

Joëlle Kuntz

La démocratie directe a été conçue comme contre-pouvoir populaire aux pouvoirs délégués des élus et de l’Etat. Il n’a jamais été question d’en faire une poubelle à émotions

Quels sont maintenant les moyens que va se donner la démocratie suisse pour empêcher que sa grande vertu – le pilotage politique par consultation fréquente des citoyens – ne soit dévoyée par l’excitation des passions primaires qui résident dans les individus?

La question est ancienne. Les fondateurs en ont eu conscience dès le début. Ils ont à plusieurs reprises exprimé les risques qu’il y aurait par exemple à confier l’élection du Conseil fédéral aux humeurs pas toujours bien inspirées de «l’opinion». Dans tous les systèmes politiques démocratiques, la hantise des sages a toujours été le débordement par la démagogie. En Suisse ce dimanche, démonstration a été faite que les sages ont perdu le contrôle et que les démagogues l’ont emporté. Leur objet, les minarets, était d’autant plus captable qu’il était symbolique et gratuit du point de vue matériel: l’idéal pour y engouffrer les remugles.

La démocratie directe a été conçue comme contre-pouvoir populaire aux pouvoirs délégués des élus et de l’Etat. Il n’a jamais été question d’en faire une poubelle à émotions où le premier venu, muni d’un peu d’argent, d’un peu de talent ou d’un peu de roublardise peut appeler le «peuple» à se lâcher.

Dans l’esprit politique qui est le sien à l’origine, la démocratie directe est l’exercice du droit d’exprimer un désaccord avec un projet explicite et précis ou de promouvoir un changement. Lorsque cet exercice aborde sans précaution les questions de société, comme avec l’initiative sur l’emprisonnement à vie des délinquants sexuels, ou d’identité religieuse comme avec les minarets, il soulève des passions dangereuses qu’aucune campagne de raison n’est de taille à maîtriser. Ces passions de société méritent de rester dans la société, éloignées autant que possible du champ politique.

A moins que la sacralisation du peuple par les populistes n’ait entièrement paralysé les sages, ceux-ci ont des moyens institutionnels d’endiguer les dérapages. Il ne leur faut que du courage. »

30/11/2009

LE VOTE HISTORIQUE SUISSE

Je vous donne à lire deux réactions au vote historique suisse. La première émane du journal Le Temps, de Genève, journal  libéral et « progressiste ». Peur, fantasmes, ignorance, vote avec « les tripes », tous les poncifs défilent :

« La peur et l’ignorance

Francois Modoux

Loin d’une majorité de hasard, le oui à l’initiative anti-minarets claque de façon retentissante. Les Suisses ont voté avec leurs tripes contre une disposition que leurs autorités et les élites politiques, économiques et religieuses leur demandaient à l’unisson de rejeter au nom de solides arguments rationnels.

La campagne a pourtant démontré que la réalité de l’islam en Suisse est en total décalage avec l’image maudite qui colle à cette religion depuis plusieurs années – un intégrisme qui se décline dans des formes aussi choquantes que le terrorisme, la charia, la burka, la lapidation des femmes, etc. Les musulmans de Suisse ne méritent donc pas l’injustice de ce vote sanction inspiré par la peur, les fantasmes et l’ignorance.

L’avenir dira si les rapports jusqu’à présent pacifiques entre Suisses et musulmans se détérioreront après ce brutal signal d’hostilité. Gardons toutefois à l’esprit que les Suisses ont voté contre les minarets et non contre les mosquées. Tous les votants ne sont pas contre l’islam mais contre ce qu’ils interprètent comme une surreprésentation de l’islam dans la vie nationale. Confédérés chrétiens et musulmans de Suisse sont mis au défi de renouer le dialogue en respectant la liberté de l’autre. Réussirons-nous à l’avenir à assurer encore la liberté religieuse et de conscience à tous? Et à quelles conditions? Le défi est immense.

Si l’on peut tranquillement parier que la même initiative aurait récolté un résultat similaire dans d’autres pays européens, le dégât d’image pour la Suisse n’en est pas moins spectaculaire. Avec la neutralité, le respect des droits de l’homme et leur promotion sur les scènes internationales sont au cœur de la politique étrangère helvétique. Or l’affront fait aux musulmans viole massivement ces principes cardinaux. Si fière de sa tradition multiculturelle, la Suisse a ce dimanche discriminé une religion minoritaire sur son propre territoire. Sa crédibilité risque de s’écrouler à la faveur d’un coup de gueule, certes de portée symbolique, mais aux conséquences incalculables. »

Vous admirerez l’arrogance tranquille et même inconsciente qui transparaît des mots « que leurs autorités et les élites politiques, économiques et religieuses leur demandaient … ».

Ce n’est pas la réalité de l’islam qui est en total décalage avec l’image qu’on en a en Suisse, c’est bel et bien ces pseudo élites totalement déconnectées des aspirations populaires. Les tripes contre le cerveau ? Lorsqu’on observe dans quelle impasse nous a menés la primauté du « cerveau », on a le droit de préférer à l’avenir les tripes. Et le courage qui va généralement avec.

Oui, cent fois oui, le résultat aurait été le même dans d’autres pays européens. La différence, c’est que les autres pays européens sont beaucoup plus avancés dans la voie de la démocratie que ces pauvres Suisses si retardataires. A qui on est encore obligés de demander leur avis. Au lieu de pleurnicher, si les « élites » suisses aiment tellement la démocratie, elles devraient se réjouir de ce qu’elle ait parlé dimanche.

Le second texte émane du site www.juif.org . Contrairement à ce qu’on pourrait croire, il est très mesuré et pertinent. Et il met également l’accent sur ce décalage entre les pseudo élites et le peuple qui vit, lui, au quotidien, la réalité de l’islam. Evidemment, les « élites », du haut de leur Olympe, ne se rendent comptent de rien … Cet article permet également de percevoir le virage globalement pris par la communauté juive vis-à-vis de l’islam en Europe. Il est bien loin le temps où en pareille circonstance la LICRA aurait fait entendre à tous les vents les sanglots longs de son désespoir. Et aurait jeté le tabou sur le pays comme elle le fit à l’encontre de l’Autriche. Là, curieusement, à cette minute, elle est toujours aux abonnés absents.

« Votations: les Suisses s’opposent aux minarets!

Enorme surprise en Suisse, où contre toute attente, et malgré les directives du Conseil Fédéral, des partis politiques et des communautés religieuses, le peuple a accepté l’initiative du parti de droite UDC visant à interdire la construction de minarets dans le pays. Selon les premières estimations, les Suisses auraient voté à 59% en faveur de l’initiative, et la majorité des 26 cantons (nécessaire pour faire passer le texte) a été facilement obtenue. La campagne électorale a été l’objet de vifs débats opposant les tenants de la liberté religieuse à ceux qui avertissaient du danger croissant (!) d’un Islam revendicateur en Europe. La question à trancher était en fait la suivante: l’introduction des minarets dans le paysage hélvétique (il en existe déjà quatre)permettrait-il une meilleure intégration des quelques 350.000 Musulmans vivant en Suisse, ou au contraire marquerait-il une avancée de plus de l’Islam dans sa lente conquête de l’Europe? Le peuple a finalement exprimé « ce qu’il a dans le ventre » en acceptant cette initiative qui n’était soutenue que par un seul parti politique, « seul contre tous », et qui se retrouve aujourd’hui plus renforcé que jamais. Les Verts ainsi que certains membres de la classe politique ont déjà annoncé qu’ils déposeraient un recours devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, considérant cette initiative comme anticonstitutionnelle.

De leur côté, les initiateurs de cette votation se disent « encouragés à poursuivre leur combat », et indiquent qu’ils vont « désormais s’attaquer au port de la Burqa, aux mariages forcés et aux excisions ». Ce résultat reflète aussi la déconnexion de plus en plus grande qui existe dans les pays occidentaux entre les élites – politiques, intellectuelles ou religieuses – qui se voilent (!) la face devant la perte de terrain de la civilisation judéo-chrétienne, et les « peuples », qui vivent chaque jour sur le terrain l’avancée de l’Islam politique radical. L’exemple suisse est-il une exception, ou exprime-t-il ce que des millions « d’Européens de base » ressentent?

par Shraga Blum

Source: http://www.juif.org/go-news-114734.php

Pour finir, et pour rigoler un peu, admirez la fine réaction de Kouchner. Ah, heureusement qu’on paie des ministres pour ça, on en a vraiment pour notre argent :

« Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner s'est dit "un peu scandalisé" lundi par le "oui" des Suisses au référendum contre la construction des minarets, estimant qu'il s'agit d'une "expression d'intolérance".

Disant chercher "un adjectif radiophoniquement correct" pour sa réaction, il a confié sur RTL être "un peu scandalisé par cette décision". "Je n'ai pas à qualifier cette votation" mais "je pense qu'elle est négative pour tout ce qui concerne les inquiétudes mêmes des Suisses, parce que si on ne peut pas construire de minarets, ça veut dire qu'on opprime une religion", a-t-il observé.

"J'espère que les Suisses reviendront sur cette décision assez vite", a plaidé le chef de la diplomatique française. "C'est une expression d'intolérance et je déteste l'intolérance. Est-ce que c'est une offense dans un pays de montagnes qu'il y ait une construction un peu plus élevée?" a-t-il lancé » . AP

Ben tiens, il se croit en France ?

29/11/2009

BRAVO LES SUISSES !!!!!

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Voilà ce qui arrive lorsque la démocratie, la vraie, signifie encore quelque chose et que le peuple pour une fois souverain a réellement l’occasion de dire ce qu’il entend faire ou ne pas faire chez lui. Les Suisses ont donc voté massivement et massivement, à 57%, ils ont rejeté la constructions de minarets. Encore une fois, bravo !!!

On comprend que chez nous le peuple soit soigneusement bâillonné et prié de circuler sur les questions qui engagent vraiment son avenir. Vous vous imaginez le souk si les référendums populaires existaient chez nous ? Elle serait bien différente, la France, aujourd’hui, et le lavage massif de cerveau aurait sûrement eu plus de mal à passer.

Ah, il avait bien raison, Louis Pauwels, d’écrire dans les années 1980 qu’il « fallait rattacher l’Europe à la Suisse » et ne surtout pas faire l’inverse. J’ai gardé longtemps cet éditorial, paru dans Le Figaro de l’époque, qui était excellent et puis, je l’ai perdu. Si quelqu’un d’entre vous l’a, de grâce, envoyez-le moi. Je le diffuserai sur le blog.

Naturellement, les grands démocrates s’énervent. Pensez, il y a de quoi. Et au premier rang, les Verts, aussi virulents là-bas qu’ici, qui se demandent déjà comment contourner, voire annuler, la décision populaire. Populaire. Pouah, quel vilain mot ! Comme si le peuple avait quelque chose à voir avec la démocratie. Ca, par contre, c’est un très beau mot. Mais rien qu’un mot, hélas.

Juste un dernier mot, encore, pour finir : les Verts se sont-ils déjà demandé combien il y avait de clochers à La Mecque ? Une ville où les non musulmans n’ont même pas le droit de mettre le pied. Mais ça, c’est tout à fait différent. Pas du tout discriminatoire et entièrement conforme aux droits de l’homme.