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12/03/2012

RIFIFI AU CRIF A PROPOS DE L’AFFAIRE AL DURA

Vous trouverez très facilement les péripéties relatives à cette affaire israélienne vieille à présent d’une bonne dizaine d’années. Mais la mémoire est longue … et les rancunes et ambitions plus encore. Voici les derniers actes (à ce jour) de cette pièce un tantinet longuette, dont les protagonistes sont cette fois: Théo Klein, ancien président du CRIF, Richard Prasquier, actuel président du CRIF, Haïm Musicant, directeur général du CRIF. Grosse tempête dans un petit bocal.

 

Acte1 :

 

« Lettre adressée à Haïm Musicant par Théo Klein

 

Mon cher Haïm,

 

C'est au responsable de la Newsletter du CRIF que j'écris pour lui dire mon très grand étonnement de voir publié un communiqué de Philippe Karsenty, du jet mars dernier, « en réaction à la décision de la Cour de cassation du 28 février 2012 ».

 

Nous avions déjà les éditoriaux du président du CRIF qui dépassaient largement sa compétence de président, et une prise de position de cette nature totalement unilatérale qui ne donne jamais la possibilité à l'autre partie de s'exprimer.

 

Je pense, pour l'instant, dans un certain silence, qu'il y a un abus manifeste de l'utilisation de cet instrument de publication dont tu es le responsable.

 

J'en profite, par ailleurs, pour te demander de bien vouloir me communiquer les extraits des procès-verbaux des divers organes du CRIF relatant les débats contradictoires qui ont pu avoir lieu au sein de ses diverses instances concernant l'affaire « al Dura ».

 

Je me permets de te rappeler que toutes les instances, dans les différents épisodes devant la justice française de ce conflit, ont conduit à des décisions constatant le caractère diffamatoire des déclarations de Monsieur Karsenty et, si la Cour d'appel a admis l'exception de bonne foi, ce n'est qu'après avoir confirmé la diffamation et dans un esprit d'apaisement*.

 

En continuant de renouveler ces affirmations calomnieuses, l'intéressé cesse à l'évidence d'être de bonne foi et, de toute façon, je ne vois pas ce que le CRIF vient faire dans cette affaire qui, au mieux, aurait été plutôt de la compétence d'un tribunal israélien devant lequel il était possible d'attaquer le journaliste israélien et le caméraman palestinien.

 

En effet, j'aimerais bien savoir à quelle date et par quelle délibération de quelle instance du CRIF il a été décidé de projeter notre organisation dans cette bataille dont les protagonistes, visiblement, n'ont pas suivi les événements de l'époque considérée et ne cherchent, finalement, qu'à se mettre eux-mêmes en vedette.

 

Les interventions du président lui-même sont suffisamment unilatérales et déplacées pour ne pas, de surcroît, participer à la campagne électorale de Monsieur Karsenty qui, si je ne m'abuse, est l'un des nombreux candidats au siège de député représentant les Français d'Israël, de Turquie, de Grèce et d'Italie.

 

Chacun a le droit de nourrir ses propres ambitions, mais le CRIF n'est ni en charge des ambitions de son président ni de celles d'un ami de celui-ci.

 

Je ne verrai aucun inconvénient à ce que mes propos soient publiés dans l'une des prochaines Newsletter du CRIF.

 

Bien amicalement à toi.

 

Théo Klein »

 

*C’est moi qui ai surligné, pour m’étonner de ce souci touchant de la Cour d’appel d’apaiser les esprits. Dommage que ce souci hautement louable ne soit réservé qu’à certaines circonstances très ciblées …

 

Acte 2 :

 

« Lettre adressée à Richard Prasquier par Théo Klein

 

Monsieur le Président,

 

Je suis plus qu'étonné, plus qu'effaré, véritablement indigné de l'utilisation que vous faites de la Newsletter du CRIF pour y poursuivre de votre vindicte Charles Enderlin.

 

Je suis non moins étonné, mais cette fois-ci indigné, de ce que vous offriez à Monsieur Karsenty cette publication pour y publier ses communiqués. Je suis, en effet choqué que la Newsletter du CRIF serve à répandre des propos qui ont été qualifiés de diffamatoires à plusieurs reprises par les tribunaux français.

 

Vous avez constamment publié sur ce point des informations inexactes en omettant de préciser que les juridictions françaises avaient, chaque fois, confirmé l'existence du délit de diffamation, accordant au diffamateur le bénéfice de l'exception de bonne foi. Il n'y a plus de bonne foi possible maintenant. En effet, lorsque des propos sont jugés diffamatoires et que celui qui les a tenus, ou quelqu'un d'autre, les réutilise, la bonne foi ne peut plus être admise et je trouve que votre attitude dans cette affaire-là est dépourvue à la fois de bonne foi mais aussi totalement le bon sens.

 

Les attaques que vous renouvelez sont une insulte permanente pour la justice israélienne et les autorités en charge de la saisir, le cas échéant, puisque, en Israël, aucune procédure n'a jamais été ouverte et que, d'ailleurs, la dispute se limitait à la question de savoir si les balles qui ont atteint l'enfant palestinien étaient tirées du côté palestinien ou du côté israélien.

 

De surcroît, permettez-moi de vous dire que vous n'étiez pas, à cette époque-là, suffisamment proche ou suffisamment au fait peut-être de la situation en Israël pour n'avoir pas compris le caractère soudain et imprévisible de l'éclatement de cette seconde intifada.

 

Vous cherchez à changer la face des choses, la vérité d'un événement totalement regrettable mais dont il est impossible de nier qu'il a eu lieu. Je considère que les propos que vous tenez sont même insultants pour l'État d'Israël puisque vous semblez insinuer que ce pays est incapable de rétablir la vérité sur un accident situé sur un territoire dont il avait alors le contrôle.

 

Cet événement en question marque le début de la deuxième intifada. Lors de la première, aucun coup de feu n'avait été tiré de part ni d'autre : ce qui s'est passé à Netzarim marque le début d'échanges de tirs à balles réelles entre Israéliens et Palestiniens.

 

Le fait que la propagande arabe ait utilisé la mort de l'enfant n'en efface pas l'existence. Peut-être, comme je vous l'ai dit, étiez-vous alors trop jeune ou trop absent pour n'avoir pas saisi l'importance de l'intrusion des armes à feu dans un conflit qui, pourtant, semblait pouvoir se diriger vers une solution pacifique. Les faits sont les faits et le seul doute qui aurait pu exister à l'époque était de savoir si les balles ayant atteint cet enfant étaient tirées du côté palestinien ou du côté israélien. L'armée israélienne, sur ce point, n'a jamais cherché à apporter de preuve contraire aux propos que vous condamnez. Vous avez, à titre personnel, le droit d'avoir toutes les opinions que vous voulez, les plus stupides pouvant s'intégrer elles aussi dans le cadre de la liberté d'opinion. Par contre, je ne vous reconnaitrais certainement pas le droit de propager dans un bulletin de notre communauté des opinions qui ont fait plusieurs fois l'objet de décisions des tribunaux français les considérant comme diffamatoires.

 

Le CRIF n'est pas votre tribune personnelle, comme il ne peut pas être non plus le brouillon de vos futures mémoires. Votre éditorial « Reportage à Netzarim, quelle vérité ? » dépasse encore plus largement les bornes au-delà de tout ce que vous avez écrit et publié dans cette Newsletter que vous transformez volontiers en votre blog personnel ; ou alors, plus simplement, peut-être considérez-vous les mouvements de votre pensée comme étant l'expression de la volonté du CRIF. C'est se moquer publiquement de la décision de hauts magistrats français que de reprendre incessamment des propos qu'ils ont définitivement jugés diffamatoires.

 

Je me permets de vous rappeler que le CRIF représente les principales organisations juives de France et j'attire votre attention sur le fait que vous tentez de le détourner de cette mission en le considérant comme étant l'expression même des sentiments et de la volonté des juifs vivant en France. Peut-être votre projet est-il grandiose, mais je crains qu'il soit mortel. Je n'imagine pas que vous publierez la présente lettre dans la Newsletter du CRIF, mais vous précise cependant que je ne m'y opposerai pas...

 

Veuillez croire, Monsieur le Président, en l'expression de mes sentiments d'ancien président.

 

Théo Klein »

 

Acte 3 :

 

« Commentaires de Richard Prasquier sur la lettre de Théo Klein à Haïm Musicant

 

Monsieur le Président,

 

La presse s'est fait l'écho de la lettre que vous auriez envoyée au Crif au sujet de l'affaire Al Dura, avant même que le CRIF ait pu l'obtenir. C'est une méthode inhabituelle que d'envoyer un document aux journalistes avant de l'adresser au récipiendaire. Je viens, il y a quelques minutes à peine de recevoir enfin le mail que nous avons dû réclamer à votre secrétariat. Je vous fais remarquer que je vous avais téléphoné il y a quelques jours pour vous demander de faire partie du Comité de parrainage que je préside pour le Mémorial du Cardinal Lustiger. Vous aviez accepté et ne m'avez alors rien dit sur l'affaire Al Dura, bien que ma tribune eût été déjà publiée dans le Figaro.

 

Vous présentez cette affaire, dans la lettre que vous avez adressée à Haim Musicant, de façon très subjective, pour ne pas dire plus. C'est votre droit, comme c'est mon droit de m'exprimer. Je vous rappelle que, il y a quelques années, quand vous aviez signé la stupéfiante pétition qui a suivi l'arrêt très documenté de la Cour d'Appel de mai 2008, qui avait relaxé Philippe Karsenty du chef de diffamation, je vous avais proposé de regarder les documents: vous m'aviez répondu que vous n'aviez ni les moyens, ni l'envie de le faire, et qu'il vous suffisait de savoir que Charles Enderlin était quelqu'un de "bien". Bizarre façon de s'informer.

 

En tout cas, il y a dans votre lettre à Haim Musicant quelque chose qui frise la calomnie, à mon égard, c'est le passage où vous suggérez que je m'exprime pour participer à la campagne électorale de Philippe Karsenty. Trouvez-moi dans mes interventions et dans les interventions du CRIF un seul passage où j'interviens dans cette campagne. J'ai spécifiquement demandé à ce que aucun des candidats ne puisse s'exprimer sur cette campagne dans la Newsletter du CRIF et cela a été respecté. Oui, j'ai écrit dans Actualité Juive que dans l'affaire Al Dura, Philippe Karsenty, qui a été insulté de façon méprisante et odieuse à de nombreuse reprises par ses adversaires, me paraissait mû par un seul objectif: cet objectif, qui est apparemment pour vous secondaire est celui de la recherche de la vérité.

 

Contrairement à ce que vous écrivez, il n'y a que dans un microcosme où la solidarité et l'amitié ont pris le pas sur tout le reste, que l'affaire Al Dura est considérée de la façon dont vous le faites. Et ce n'est pas le récent arrêt de la Cour de Cassation, qui ne dit rien de l'arrêt de mai 2008 mais casse l'arrêt de demande en octobre 2007 "avant dire droit"  de la Cour d'appel d'obtenir les rushes de France Télévision (ce que Philippe Karsenty n'avait évidemment pas pu obtenir lui-même) qui efface les questions que l'on peut se poser, alors que ceux qui les posent ne peuvent s'exprimer dans les médias: voulez-vous me signaler combien de fois on a parlé des livres de PA Taguieff et de Jacques Tarnero, combien de fois on a diffusé le dernier film de Esther Schapira, alors que le livre de Charles Enderlin a été encensé de façon systématique. ?

 

Je m'abstiendrai, par égard pour vous, de commenter le reste de vos allégations sur moi. Rien de ce que j'ai écrit sur le sujet de l'affaire Al Dura n'a reçu de critique de qui que ce soit à l'intérieur du CRIF, si ce n'est de Théo Klein lui-même, dont je n'oublie pas, même si lui l'oublie parfois, qu'il est Président d'honneur du CRIF.

 

Cette lettre n'est  pas une réponse spécifique à la lettre que vous m'avez adressée, car celle-ci est arrivée trop tard, mais à celle qui a été envoyée à Haim Musicant et qui a été reçue au CRIF par courrier dès ce matin. Pour la clarté du débat, je publie les deux lettres dans la Newsletter, de façon à ce que les lecteurs puissent se faire  une opinion. La censure n'est pas du côté du CRIF.

 

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, l'expression de mes salutations distinguées

 

Richard Prasquier, Président du CRIF »

 

Source: http://www.crif.org/actualites/commentaires-de-richard-prasquier-sur-la-lettre-de-theo-klein-%C3%A0-haim-musicant/30267

 

 

09/03/2012

« Le pseudo parlement juif européen »

Nous avons évoqué cette opération de marketing à deux reprises sur le blog, les 25 et 26 février dernier. Je notais que sur les « élus » français, bon nombre avaient des liens étroits avec le CRIF, qui est un conglomérat d’une soixantaine d’associations. Vous constaterez à la lecture du texte qui va suivre que les couteaux sont tirés entre officines et personnages divers et variés. Les rivalités se creusent et les appétits se déchaînent. Tout ce petit monde veut le leadership et les avantages qui vont avec.

 

Du coup, cette nouvelle initiative « européenne » est très loin de faire l’unanimité au CRIF. Pour tout dire, elle inquiéterait même certains, pour diverses raisons.

 

Vous jugerez. Le texte est de Roger Cukierman et figure ce jour sur le site du CRIF. Cukierman a présidé cette officine de 2001 à 2007. C’est l’un de ses proches, Richard Prasquier, l’actuel président, qui lui a succédé.

 

« Le pseudo parlement juif européen

 

par Roger Cukierman

 

 

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Disons les choses clairement : le pseudo parlement juif européen est une vaste fumisterie. La réunion inaugurale de ce parlement juif européen a eu lieu à Bruxelles le 16 février 2012 au siège du vrai Parlement de l’Union européenne. L’idée en serait venue à un Monsieur Igor Kolomoisky dont on nous dit que c’est un homme d’affaires et philanthrope juif ukrainien. Il semble s’être attribué la présidence de ce Parlement, assisté de deux vice-présidents Vadim Rabinovitch, autre oligarque ukrainien et de Joël Rubinfeld, seul  de tous ces personnages connu dans la communauté juive européenne car il présida, avec talent et efficacité, aux destinées de l’équivalent belge du CRIF.

 

On nous dit que les 120 membres de ce parlement ont été élus par 400.000 internautes qui se sont exprimés par internet. Ils auraient ainsi fait leur choix parmi les personnes qui avaient exprimé le souhait de devenir député de ce parlement.

 

Or  il se trouve qu’on peut avoir des doutes sur la réalité de ce processus électoral : d’une part certaines personnalités ont eu la surprise désagréable d’apparaître parmi ces « élus » sans avoir fait acte de candidature.

 

Je remarque d’autre part que toute la population juive européenne est estimée à un maximum de deux millions de personnes soit environ 500.000 familles. J’ai du mal à imaginer que 80 % des Juifs européens se soient exprimés alors que dans mon entourage proche et même lointain pourtant fort intéressé par tout ce qui touche aux Juifs et à Israël, personne n’a entendu parlé ni d’un quelconque appel à candidature ni d’élections à un tel parlement.

 

Ce parlement créé, me semble-t-il,  dans la clandestinité représenterait 54 pays, et la France aurait 12 sièges sur 120 soit 10%. C’est peu si on songe que la France abrite le quart des Juifs européens.

 

Mais allons au-delà des problèmes de représentativité de ce pseudo parlement. Est-il sain qu’une institution puisse ainsi prétendre nous représenter alors que nous disposons déjà de tant d’organisations réellement représentatives de nos intérêts, tant au niveau national qu’européen et même mondial ?

 

Cette idée d’un parlement supra national juif auto proclamé risque de conforter les antisémites qui croient ou feignent de croire en la réalité des protocoles des sages de Sion pourtant inventés par la police tsariste au 19° siècle.

 

L’utilisation du mot Parlement est choquante car un parlement traduit l’appartenance à une nation en tant  que citoyen. Alors qu’être juif c’est, pour faire simple, faire partie du peuple juif. Quant à la nation juive, elle vit en Israël et les citoyens israéliens ont leur parlement, la Knesset.

 

Le CRIF, le Congrès juif européen, le Congrès juif mondial, et bien d’autres organisations respectables abattent un travail considérable pour la préservation de la mémoire, de la tradition et de la culture juives, pour la lutte contre l’antisémitisme, pour le soutien à l’Etat d’Israël, et pour le respect des droits de l’homme. Il est regrettable que toutes ces institutions risquent de souffrir de l’opprobre que jette sur elles cette farce d’un pseudo parlement juif européen.

Le besoin de Kavod doit être particulièrement pressant quand il incite à nuire à l’intérêt général! »

 

Source : http://www.crif.org/tribune/le-pseudo-parlement-juif-européen/30195

 

 

08/03/2012

LES FEMMES CONTRE L’ISLAMISATION

 

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Le mardi 6 mars 2012 a été officiellement lancée à Anvers la campagne européenne initiée par le Vlaams belang, sur le thème : Les femmes contre l'islamisation.

Une conférence de presse s'est tenue en présence de déléguées venues de toute l'Europe parmi lesquelles la députée autrichienne du FPO Suzanne Winter, l'Anglaise J. Cook, Judith Wolter, de Pro Koln, Anne Sophie Dewinter, fille du porte-parole du mouvement, qui représentait la Flandre. J’y étais présente pour la France.

 

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Le soir, le premier meeting des Femmes contre l'islamisation a rassemblé plus de 400 personnes dans la capitale flamande. Vous trouverez ci-dessous le texte de mon intervention :

 

« Lorsque l’on parle de l’islamisation de nos sociétés, il convient d’avoir clairement à l’esprit que cette islamisation a été, et est toujours, encouragée et protégée par un certain nombre d’instances européennes.

Des instances qui n’ont en rien été créées à cet effet, et qui tout au contraire ont été créées pour défendre en premier lieu les Européens. Plus encore, pour défendre les valeurs de démocratie et de liberté. Au premier rang desquelles figurent  les libertés d’opinion et d’expression.

Il est stupéfiant de constater à quel point ces buts premiers – et fondateurs – ont été détournés – ou plus exactement retournés - pour devenir dans la réalité des instruments destinés à museler ces mêmes Européens et à les empêcher de réagir aux substitutions de population qui avaient été décidées et s’opéraient dans le même temps.

Je vais illustrer mon propos, de façon quasi caricaturale mais pourtant totalement véridique, par les démêlés épiques que j’ai eus avec l’instance européenne qui m’employait alors – et qui m’a employée jusqu’à une époque récente – à savoir le Conseil de l’Europe.

Des démêlés causés directement par mes activités politiques et associatives, qui elles-mêmes étaient étroitement liées à l’immigration massive et à l’islamisation qui s’en est automatiquement ensuivie.

Et vous verrez de quelle façon cette organisation, qui se qualifie d’organisation de droit vouée à défendre les nobles valeurs que sont en théorie liberté d’opinion et liberté d’expression, traite dans la réalité ceux qui osent s’écarter de la pensée dominante. C’est-à-dire ceux qui combattent l’islamisation de nos sociétés.

Il faut savoir que le statut du Conseil de l’Europe autorise ses agents à se livrer à des activités politiques et associatives, à condition naturellement qu’elles soient licites et qu’elles ne se réclament pas de l’Organisation. Ce qui est la moindre des choses.

Le premier des conflits liés à mes activités, conflit qui démarre en l’an 2000, ne concernait pas directement le Conseil de l’Europe. Un tract qui établissait un lien entre immigration musulmane et délinquance des jeunes et qui émanait d’une association sur la sécurité dont je m’occupais alors, fut distribué durant une campagne municipale. Ce tract déplut fortement à la LICRA - Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme – qui fit le nécessaire pour que je sois renvoyée en correctionnelle, sous l’habituelle accusation d’incitation à la haine raciale, en 2001. Je fus relaxée. Mais j’étais désormais sous haute surveillance de la part de l’organisation qui m’employait.

Un peu plus tard, dans le cadre de l’association Défendons notre identité que je présidais, une pétition dénonçant l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne fut initiée. Or, la Turquie est membre du Conseil de l’Europe. Ses représentants allèrent derechef demander ma tête au secrétaire général de l’organisation, qui était alors l’Autrichien Walter Schwimmer. J’avais strictement respecté les conditions prévues par le statut et agi en ma seule qualité de citoyenne française. Ce qui n’empêcha nullement que satisfaction fut immédiatement donnée aux Turcs et je fus révoquée sans plus de cérémonie en octobre 2002. Je fus donc mise à la porte pour avoir manifesté dans un tract mon opposition à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.

J’intentai un procès que, ô surprise, je gagnai en mai 2004. Le tribunal ordonna ma réintégration au Conseil de l’Europe.

Le secrétaire général et ses amis turcs furent fort mécontents et comme ils souhaitaient avoir néanmoins le dernier mot, une nouvelle procédure disciplinaire fut illico déclenchée contre moi. Toujours pour les mêmes motifs. Contrairement à leurs espérances, cette nouvelle procédure qui était censée bétonner davantage l’accusation, se solda par un pétard mouillé. Puisqu’un simple blâme fut requis par la commission de discipline pour mes crimes.

Après ma réintégration, je fus donc officiellement blâmée pour mes propos dénonçant l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Seconde sanction.

Je poursuivis mes activités extraprofessionnelles, qui ne concernaient toujours en rien mon employeur et dans ce cadre extérieur, je publiai en 2006 un livre, La France LICRAtisée, qui est une enquête sur l’association publique qu’est la LICRA et l’influence démesurée qu’elle a exercée sur la vie politique française. J’y parlais notamment de son fort soutien à l’immigration arabo-musulmane et j’énonçais un certain nombre de vérités sur l’islam. De vérités basiques, que tout un chacun pouvait aisément constater.

Ce livre n’a donné lieu à aucune poursuite judiciaire, il n’y avait strictement aucune raison de le faire. Du reste, la LICRA cette fois, s’est bien gardée d’attirer l’attention sur un ouvrage qui la dépeignait avec précision depuis  sa création.

Mais le Conseil de l’Europe – en la personne de son nouveau secrétaire général, qui était cette fois Terry Davies, un travailliste britannique, ce qui prouve que si les têtes changent, la politique reste strictement la même – estima que les propos sur l’islam que je tenais dans cet ouvrage étaient intolérables et devaient être à nouveau lourdement sanctionnés. Car il paraît que ces propos étaient contraires aux valeurs prônées par le Conseil de l’Europe. Quelles valeurs ? Apparemment pas celles de la liberté d’opinion ou d’expression. Mais plutôt celles du dialogue interculturel, qui était la nouvelle religion révélée,  au nom de laquelle toute critique devait être bannie.

Que faire ? Me renvoyer une seconde fois était un peu trop voyant. La sanction qui suivait immédiatement le renvoi était la rétrogradation. Une troisième procédure disciplinaire – présidée cette fois par un agent de l’organisation qui n’était pas en fin de carrière comme ç’avait été le cas précédemment – fut enclenchée avec diligence.

Cette fois, la procédure se termina à la satisfaction des instances hiérarchiques : je fus rétrogradée pour avoir écrit les phrases que je vais vous citer. La citation que je vais faire est un peu longue, mais elle est nécessaire afin que vous constatiez qu’elle ne contient rien d’insultant, ni de contraire à la vérité. Il s’agit de considérations critiques sur l’islam, faites par une citoyenne européenne, dont la liberté d’expression est en principe garantie par la convention des droits de l’homme, objet de fierté de ce même Conseil de l’Europe. Ce qui n’empêcha pas ces propos d’être considérés comme virulents et agressivement racistes et punis en tant que tels. Les voici :

«On a vu les origines communistes de la LICRA. Or, les points de convergence entre le communisme et l’islam ne manquent pas : tous deux sont fondamentalement internationalistes et à ce titre, combattent ou veulent transcender les nations. Et tous les internationalismes sont par essence destructeurs d’identité nationale.  Communisme et islam sont en outre animés l’un et l’autre d’un prosélytisme sectaire et entretiennent la confusion entre le politique et le religieux. Car le communisme a toujours fonctionné à la manière d’une religion nouvelle destinée à remplacer toutes les autres. Cette confusion est parfaitement incompatible avec le système de valeurs correspondant à la tradition européenne et ne peut entraîner à terme que des conflits.

Enfin, communisme et islam ont un point commun supplémentaire : ils combattent tous deux la démocratie. Même s’ils s’en défendent en s’emparant du terme pour mieux le vider de son contenu ».

 « Mais si l’islamisme, comme il était inévitable qu’il le fasse, progresse chaque jour davantage, doit-on pour autant reprocher aux musulmans de pratiquer une religion dont la caractéristique est justement de n’avoir jamais évolué et d’être aujourd’hui encore, dans son essence et son expression, ce qu’elle était à l’origine ? Une religion dont nos « élites » connaissaient parfaitement la nature et les manifestations dans sa zone géopolitique naturelle ? Quelle arrogance, quelle illusion d’imaginer que l’islam pût être différent par la vertu de l’air miraculeux respiré en Europe, de ce qu’il est depuis 1 300 ans partout dans le monde ! ».

« Si les musulmans sont aujourd’hui installés chez nous en nombre sans cesse grandissant, c’est bien parce que des politiques irresponsables et veules, sous la pression d’associations dites antiracistes, mais en réalité antinationales et anti-identitaires, leur ont ouvert toutes grandes les portes sans même leur demander en contrepartie de faire l’effort de s’adapter à notre société ».

Voilà les propos qui ont entraîné ma condamnation. S’ils sont critiques, ce qui est le cas, je n’y discerne en revanche ni racisme ni xénophobie. A moins d’attribuer à ces notions un sens nouveau et inédit.

J’intentai à nouveau un procès, mais cette fois, je le perdis. Les juges du tribunal administratif – qui est un organe propre au Conseil de l’Europe – avaient eux aussi majoritairement changé, et cette fois, eux aussi donnèrent satisfaction aux instances hiérarchiques. Je fus donc définitivement rétrogradée en 2007. Troisième sanction.

C’est-à-dire qu’à défaut de pouvoir me réduire au silence, on m’attaquait au portefeuille.

Vous aurez compris à la lumière de ces péripéties, que la liberté d’expression – et la démocratie – si chères en paroles à ceux qui nous gouvernent, n’existent dans la réalité que pour ceux qui soutiennent les positions officielles de la pensée dominante. Pas pour ceux qui sont d’un avis contraire, que l’on réduit au silence en les accusant de racisme.

Je terminerai sur cet extraordinaire paradoxe : au nom de la démocratie et des droits de l’homme, il est défendu, sous peine de sanctions professionnelles et/ou judiciaires, de critiquer les manifestations ici en Europe d’une religion qui est en même temps une vision politique du monde. Et il est défendu de les critiquer y compris lorsque ces manifestations vont totalement à l’encontre des idéaux officiellement prônés, tels que le respect des droits et libertés des femmes, pour ne citer qu’un seul exemple.

Et sont punis, non ceux qui violent ces idéaux, mais ceux  qui dénoncent ces dérives plus qu’inquiétantes.

Nous sommes là, déjà, dans une situation digne d’Orwell.

Il est urgent que les Européens prennent conscience de l’énorme fossé qui s’élargit de plus en plus entre les valeurs pseudo-démocratiques vertueusement proclamées par de soi-disant « élites » européennes. Et la triste réalité faite de soumission aux diktats de la pensée unique et totalitaire.

Heureusement, les initiatives en ce sens commencent à se multiplier, comme celle qui nous réunit ce soir. Tout n’est pas perdu. En dépit de la soumission ambiante, la résistance s’organise. »

 

26/02/2012

ARX TARPEIA CAPITOLI PROXIMA

 

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Je reviens sur cet étonnant épisode du « parlement juif », parlement hautement virtuel mais à forte charge symbolique. Encore que ce symbole ne soit pas dénué de danger car chacun sait que les lobbys qui s’affichent un peu trop manifestent davantage de faiblesse que de force.

Ceci dit, que les responsables communautaires fassent feu de tout bois pour exister à n’importe quel prix et tâcher par tous les moyens d’imposer leurs vues, je peux le comprendre.

Mais que l’Union européenne soit tombée assez bas pour se prêter à ce type de mascarade en dit long sur sa veulerie et son degré, assez époustouflant, d’inexistence réelle. Finalement, ce qu’elle fait là, ce n’est rien d’autre qu’installer le communautarisme en majesté. Sans doute l’a-t-elle fait pour avoir la paix. Une simple concession, de son point de vue, qui risque fort de ne nullement déboucher sur les engagements fermes que certains, au « parlement » juif virtuel, espèrent…

 

Or donc, 74 563 juifs ont voté en France pour « élire » douze de leurs coreligionnaires afin de les représenter. Dans mon bouquin sur le CRIF, j’indiquais que l’officine affirmait représenter environ 100 000 personnes. Ces chiffres sont gonflés car en réalité elle n’en représente que les ¾. Très précisément ceux qui ont voté.

 

Le fait est que ces douze « élus » virtuels - puisque désignés d’un clic - ont globalement des liens plus qu’étroits avec le CRIF qui est un rassemblement d’une soixantaine d’associations diverses et variées.

Voyez plutôt :

 

Besnainou Pierre, président du Fonds social juif unifié
Briefel Raymond
Fajnzylberg Roger, directeur général de l’OSE
Haggiag Walter
Heymann Elinadav, directeur au « European Friends of Israel »
Jacaret Gilberte, membre du comité exécutif du B’nai B’rith Europe
Malka Yael
Marciano Aryeh, directeur régional de la Fondation Wolfson-Horn qui œuvre pour le rapprochement des juifs éloignés de la Torah. En installant par exemple des cafétérias casher en face des facs. Autre bel exemple de communautarisme. D’ailleurs, pourquoi accepter les cafétérias casher et hululer devant les apéros saucisson-pinard ?
Moskowicz Jean-Marc, président d’Europe-Israël
Ohayon Caroline, présidente d’Action Citoyenne Jeunesse et Mémoire. Machin créé en 2004 pour encadrer et imposer les voyages de lycéens à Auschwitz
Rochard Joel, président du cercle Bernard Lazare
Sebban Jacques David, de l’UEJF

 

Qu’espèrent donc ces gens d’une Europe affaiblie, incapable de résister aux communautarismes qui s’affichent avec de moins en moins de retenue ? Croient-ils vraiment que cette caricature d’Europe va aller déclarer la guerre à l’Iran, même pour leur faire plaisir ? Et qu’un parlement virtuel y changera quelque chose ?

 

24/02/2012

SUITE DE LA SAGA DES FOUS FURIEUX

Vous lirez plus loin le compte-rendu, paru sur un site ultra-sioniste français, d’une conférence donnée par un rabbin de Brooklyn qui n’est pas n’importe qui puisqu’il passe pour une des figures judaïques majeures des Etats-Unis. Ce bon rabbin, qui est très exactement sur la même ligne que les dingues du gouvernement israélien, pousse ses ouailles à la guerre sainte contre l’Iran. En réalité, vous auriez besoin d’un dictionnaire pour bien comprendre le charabia utilisé mais vous verrez, le sens est très clair.

 

Avant de passer à ce compte-rendu, il faut quand même constater que, même en Israël, il existe beaucoup d’opposants à cette possible agression. Y compris au plus haut sommet de l’Etat : Shimon Pérès, le président, s’est fait vertement remonter les bretelles par Barak, le ministre de l’attaque (parce que franchement, parler de défense, c’est osé …). Un site tout aussi ultra-sioniste que celui que je mentionnais plus haut – mais un autre – qui relate l’incident, s’étrangle d’indignation, ce qui nous donne :

 

« Les  récents propos insensés du président Shimon Pérès, qui ne se départit pas de sa frustration de ne pas diriger les affaires du pays, continuent à faire des vagues. Pérès, qui sera aux Etats-Unis début mars en même temps que le Premier ministre Binyamin Netanyahou, a cru bon il y quelques jours de déclarer « qu’il dirait au président américain qu’il est opposé à une offensive militaire israélienne contre les installations nucléaires iraniennes » !


« Avec tout le respect qui est dû au président de l’Etat et à ses états de service dans le passé, les Etats-Unis n’ignorent pas qu’il y a un gouvernement élu à Jérusalem qui est seul habilité à prendre les décisions et assumer les responsabilités» a déclaré le ministre de la Défense Ehoud Barak. Ce dernier n’a pas non plus manqué de rappeler « que c’était ce même Shimon Pérès qui s’était opposé à Menahem Begin en 1981 à propos du bombardement de la centrale atomique irakienne d’Osirak, accusant alors Begin de mener Israël vers une seconde Shoah ».

 

 

Ambiance … Vous noterez que par une inversion désormais classique, est "insensé" celui qui refuse la guerre. Et sensé celui qui est prêt à faire sauter la planète pour défendre les intérêts sionistes.

Toujours est-il qu'il va s’en passer des choses, à Washington, début mars. Surtout si le bon rabbin s’en mêle.

 

A ce propos, voilà justement le compte-rendu dont il était question au début :

 

 

Rabbi-Moshe-Wolfson.jpg« Rav Wolfson : « Nous ne devons pas paniquer, Hachem fera des miracles pour nous. Car le temps de la Geoulah est arrivé. »

 

Voici une conférence qui a été donné mardi soir dernier par le Rav Moshe Wolfson de la Congrégation Emounas Yisroel à Boro Park, à Brooklyn (New York). (…) Le Rav Moshe Wolfson, shlita, a parlé mardi soir dans sa Kehila, Emunas Yisroel à Boro Park, demandant sans ambages pourquoi il n’y a pas de plus grand tollé au sein de la communauté sur les risques de guerre et spécifiquement vis à vis des  ambitions nucléaires de l’Iran.

« Pourquoi ne réagissons pas ? Où est l’éveil? Pourquoi tout le monde sont si apathiques? » demandé Rav Wolfson, qui est aussi Mashgiach de yeshiva Torah Vodaath. « Tout le monde est occupé, nous n’entendons pas de discours alarmistes? Ne savons-nous pas que nous devons percer les cieux pour avoir la miséricorde du Maitre du Monde? »

 

Rav Wolfson a déclaré dans son Beth Hamidrach comble de près de 1000 personnes, que le potentiel pour une guerre englobant l’Iran, Israël, l’Europe et les Etats-Unis au cours des prochaines semaines est un fait réel, et que le Klal Yisrael doit se préparer spirituellement.

 « Tout le monde sait qu’il y a actuellement un danger croissant de l’Iran – et c’est une grande erreur pour celui qui ne sait pas cela,» a dit Rav Wolfson. « Pourquoi un juif ne sait pas ce qui se passe en Israël? Chacun doit savoir ce qui se passe en ce qui concerne les juifs dans le monde. Chacun doit savoir ce qui se passe en Eretz Yisrael». (…)

Rav Wolfson a cité le Pesikta, qui dit que l’année où le Machia’h viendra toutes les nations s’affronteront. L’étincelle qui fera exploser, selon le Midrach, sera quand le roi de Paras – qui est l’Iran moderne – vont menacer « saoudite », sans doute l’Arabie saoudite, comme cela se passe aujourd’hui.

Saoudite ira pour une alliance avec Edom – la culture d’Edom est son monde occidental d’aujourd’hui, en Europe et aux États-Unis. Paras alors détruira le monde et les juifs seront dans la tourmente. Hashem dira alors: « Ne craignez pas, le temps pour votre Geoulah est venu. »

 

 

Bon alors, on est rassurés. Si le monde est détruit  mais les juifs sauvés, que peut-on demander de plus, hein, je vous le demande ?

 

 

 

Sources : http://alyaexpress-news.com/2012/02/rav-wolfson-nous-ne-devons-pas-panique-hachem-fera-des-miracles-pour-nous-car-le-temps-pour-la-geoulah-est-arrive/  

 

http://www.juif.org/go-news-168407.php

 

23/02/2012

NE ME RETENEZ PAS, JE VAIS FAIRE UN MALHEUR !

Les dirigeants israéliens sont de fous furieux va-t-en guerre. Ce n’est pas nouveau, mais leur parano atteint des sommets. On aimerait bien entendre l’un ou l’autre candidat à la présidentielle s’exprimer sur ce sujet essentiel qui menace tout simplement la paix mondiale.

 

 

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La dernière trouvaille de l’Etat hébreu pour bien jeter de l’huile sur le feu et bien embraser les esprits, est la suivante : «l'Iran sera en mesure d'attaquer les Etats-Unis avant trois ans». Carrément. C’est le ministre israélien des Finances, Yuval Steinitz, qui vient ainsi ajouter son  grain de TNT à la mayonnaise, nouvel argument censé décider enfin les USA à faire ce qu’eux-mêmes, Israéliens, hésitent quand même à faire tous seuls.

 

Donc, idée : "L'Iran dépense des milliards de dollars afin de produire des missiles intercontinentaux balistiques et nucléaires dans le but de menacer l'Europe et les Etats-Unis". En bonne logique israélienne, les USA et l’Europe reconnaissants devraient séance tenante déclarer la guerre à un pays aussi belliqueux.

 

 

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Et pour le cas où ce ne serait quand même pas le cas, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, prévenait le même jour qu'Israël ne s'inclinera pas devant les pressions russes et américaines concernant une éventuelle attaque contre l'Iran.

 

Quel empressement à vouloir à tout prix attaquer l’Iran ! Pourquoi ne parle-t-on jamais des autres pays disposant de l’arme atomique tout autour de l’Iran : l’Inde, le Pakistan ou … Israël. Ils ne sont pas dangereux, ceux-là ? Ils n’ont pas envie d’attaquer les Etats-Unis ?

 

En voilà, des sujets intéressants pour une campagne électorale…

 

16/02/2012

TABOU

Les médias-Pravda n’évoquent pas l’hypothèse d’une possible cohabitation en 2012. Ils craignent beaucoup de donner de mauvaises idées aux Français. Et pourtant, l’idée risque de leur paraître plutôt séduisante, s’ils parviennent à y penser tous seuls.

Finalement, les Français ont survécu – et plutôt bien – à trois épisodes récents qui ont vu, par la force des choses, un rééquilibrage des pouvoirs : de 1986 à 1988, Mitterrand président, Chirac premier ministre ; de 1993 à 1995, Mitterrand toujours président, Balladur premier ministre ; de 1997 à 2002, Chirac président, Jospin premier ministre.

 

Or, les Français, même ceux qui ne l’expriment pas clairement de cette façon, se méfient des politiques et en ont assez de voir trop de pouvoir concentré entre les mains d’un seul homme. Le pouvoir rend fou, c’est bien connu. Mais surtout, il ne rend pas plus intelligent. Ni plus capable.

 

Donc, pourquoi pas une cohabitation ? Or, si les médias officiels du système se gardent bien d’évoquer la chose, sur Internet, on n’a pas ces pudeurs et on en cause passablement depuis décembre dernier.

J’ai fait le tour des sites et tous, je dis bien tous sans exception, du moins à ma connaissance, ne parviennent à envisager dans ce cas de figure qu’une seule possibilité : la réélection de Sarkozy et la victoire de la gauche aux législatives suivantes. Et tout le monde brode avec délectation sur ce scénario.

 

Curieux. Moi, j’imagine au contraire un autre scénario fort possible lui aussi : les Français qui ne peuvent pas sacquer Sarkozy et ont des boutons à l’idée de l’avoir encore pendant cinq ans, se débarrassent de lui. Première priorité. Quitte à élire Hollande à la place. Et dans la foulée, le mois suivant, ils élisent une assemblée nationale de droite, histoire d’empêcher la gauche de faire trop de dégâts. Et de rétablir l’équilibre.

 

On m’objectera que c’est demander beaucoup de subtilité aux Français. Or là, nous ne sommes plus dans le domaine de la raison, mais de l’instinct d’un peuple, que le ras le bol des politiques de tous poils peut conduire à trouver tout seul des solutions un peu originales pour leur limer les dents.

On m’objectera encore les possibilités de nuisance du FN. Mais… patience, nous verrons bien.

En tout cas, ce scénario, inédit, me paraît au moins aussi plausible que son contraire.

13/02/2012

L’ « ENTERTAINMENT » EN POLITIQUE …

… et ses limites …

 

 

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Le 28 janvier 2010, je rappelais, à propos d’un article sur Obama, un papier plus ancien encore, paru dans Le Monde. En cette période électorale, je vous le laisse redécouvrir, ça vous fera rire (jaune, hélas).

 

Eh oui, les temps ont passablement changé depuis cette heureuse époque pourtant pas si lointaine où les politiques faisaient leur cinoche devant les foules éblouies : un bon acteur, une bonne histoire, un bon récit … On a vu ce que ça a donné. Pour les histoires, ils sont encore assez fortiches. Mais hélas, trois fois hélas, même les meilleurs spécialistes d’Internet, recrutés à grand frais avec l’argent sorti de la poche des contribuables, finissent un jour ou l’autre par se casser le nez et les dents sur les réalités non virtuelles.

Revoilà donc des extraits de cet article qui a maintenant deux ans :

 

(…) Bon, toutes ces petites péripéties d’un système en pleine déliquescence ne me font pas trop de peine et si je les énumère, c’est pour mettre en relief un article du Monde que j’ai retrouvé en rangeant mes petits papiers et qui m’a bien fait marrer : sous le titre « La campagne de M. Obama inspire les conseillers de M. Sarkozy », en date du 4 novembre 2008, on pouvait lire des perles du genre :

 

« Et s'il y avait une recette à importer ? Le phénomène Obama fascine la classe politique française, à droite comme à gauche, et surtout... à l'Elysée. Pierre Giacometti, ancien directeur d'Ipsos devenu conseiller politique de Nicolas Sarkozy, revient d'une semaine d'immersion dans l'équipe de campagne de Barack Obama : "embedded" pour le compte du président français, qui réfléchit à la refonte stratégique de l'UMP et... à sa future campagne présidentielle. (…)

 

Mais les Français sont encore très loin de l'ultra-professionnalisation des politiques américains. "Obama, c'est l'"entertainment" en politique, analyse Christophe Lambert, communicant, membre de la cellule stratégique de l'UMP. Il applique les lois du cinéma à la politique. Un bon acteur, une bonne histoire, un bon récit. Obama, c'est la cohérence entre le héros et un scénario. C'est une superproduction politique, l'histoire d'un héros qui incarne la promesse d'une Amérique nouvelle. Il a compris, comme Nicolas Sarkozy, qu'il fallait faire de la politique un spectacle."

Pour les communicants français, les succès de M. Obama tiennent dans le recrutement, dans la société civile, des meilleurs spécialistes d'Internet, de la communication, de la publicité, des sondages, des finances, de l'économie ou encore de la diplomatie.

Xavier Bertrand, le ministre du travail, qui rêve d'un grand destin avait, lui, envoyé son chef de cabinet, Michel Bettan. "C'est le seul événement politique planétaire, analyse M. Bettan. Quatre jours de spectacle regardés par le monde entier ; 75 000 personnes qui déferlent sur la ville. L'équipe d'Obama ne laisse rien au hasard. Même lorsque le spectateur croit à la spontanéité, même lorsque ce sont de simples citoyens qui interviennent, tout a été préparé en amont par les équipes d'Obama."

Rigolo, non ? Le big problem, c’est que la politique-spectacle n’a qu’un temps, de plus en plus court d’ailleurs. Même aux States, ils s’en sont rendu compte. Quand derrière le show, il n’y a RIEN, ou pas grand-chose, les cochons de payeurs finissent par se mettre en colère. 

Et les grands communicants se prennent une gamelle.