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01/02/2010

EFFARANT

Le pays est dans la mouise la plus totale, mais on n’en a cure, dans la France d’en haut. Des problèmes ? No problem. Et la partie de Monopoly reprend de plus belle en vue des … prochaines présidentielles. Car c’est exactement ce qu’est devenue la politique. Un jeu excitant entre membres d’une petite caste inamovible et indéboulonnable. Pas un seul n’a un projet à présenter ou des choix à offrir, c’est trop compliqué tout ça, faudrait réfléchir et puis, quel intérêt ? L’important, c’est d’arriver au sommet pour satisfaire son ego, se goinfrer de tous les privilèges attachés à la fonction et faire mumuse avec les autres irresponsables tout autant persuadés de leur rôle planétaire.

 

En lâchant de temps en temps quelques miettes, genre contrôle des banques dans un futur lointain, histoire de faire patienter les imbéciles d’en bas.

 

·          Les médias sont complices car partie prenante du système. Dernière illustration en date : « Dominique Strauss-Kahn est «capable de sortir le pays de la crise économique» pour 56% des Français, selon un sondage Ifop.

 

Le patron du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn (DSK), serait le meilleur candidat du PS pour l'élection présidentielle de 2012 pour 23% des Français, selon un sondage Ifop, paru dans l'édition dominicale du Journal du Dimanche. Il devance ainsi de trois points la première secrétaire du PS, Martine Aubry (20%).  (…)  En revanche, le directeur général du FMI a «l'étoffe d'un président de la République» pour 62% des Français (63% pour les seuls sympathisants socialistes). La maire de Lille n'obtient sur ce point que 24% et 28% » !!!!

 

Voilà un magnifique exemple d’intox et d’enfumage. Ils seraient donc si bêtes que ça, les Français ? Et comme par hasard, le sauveur est … Dominique Strauss-Kahn !

CHANGEMENT DANS LA CONTINUITE

22.jpgLa LICRA a élu hier son nouveau président : l’avocat lyonnais Alain Jakubowicz, qui succède à Patrick Gaubert, détenteur de ce poste depuis 1999.

Un politique succède donc à un autre à la tête de l’officine « apolitique » puisque Gaubert était jusqu’en 2009 eurodéputé UMP et que Jakubowicz a été adjoint au maire Michel Noir de 1989 à 1995.

« Elu au Conseil Municipal de Lyon en 1989 et nommé par Michel Noir adjoint chargé du « respect des droits », Alain Jakubowicz a conduit le dossier de la construction de la mosquée de Lyon et celui de la création du Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation.

Il a à cette époque constitué une commission extra municipale dite du « Respect des Droits ».

Il ne s’est pas représenté aux municipales de 1995 pour se consacrer à la Présidence du CRIF Rhône-Alpes à laquelle il a été élu ainsi qu’au Comité Directeur du CRIF National jusqu’en 2004.

En 2001, le nouveau Maire de Lyon, Gérard Collomb, lui a demandé de reprendre la présidence de la commission qu’il avait créée, désormais dénommée Conseil Lyonnais pour le Respect des Droits (www.clrd.org). Renouvelé dans ce mandat en 2008, il en a
démissionné en juin 2009. »

 

Membre du comité directeur de la LICRA depuis 1986, il présidait depuis 2007 sa commission juridique. Il a également été l'avocat du Consistoire israélite de France aux procès de Klaus Barbie (1987), Paul Touvier (1994) et de Maurice Papon (1997).

 

Notons au passage la très grande proximité et les passerelles fonctionnant systématiquement entre les diverses organisations communautaires, style Crif et LICRA, en ce cas présent. Un moyen efficace d'étendre les réseaux et de démultiplier l'effet des actions.

31/01/2010

ANTISEMITES : CEUX QUE L’ « ELITE JUIVE » N’AIME PAS

Un correspondant du blog a envoyé le commentaire suivant à la suite du rapport MRAP. Vu sa pertinence, je l’extrais des commentaires et le donne en clair. Ce serait dommage qu’il passe inaperçu.

"C'est un document absolument effrayant, exactement conforme à l'idée qu'on peut se faire du fanatisme et du sectarisme. Jamais, dans toute l'histoire de France, il n'a existé un appareil de censure des opinions aussi sévère, aussi diaboliquement oppressif, et cela dans tous les domaines: politiques, religieux, scientifiques, historiques, moraux,.. Sauf pendant la Terreur en 1792, mais c'était une folie passagère. On voit ici apparaître exactement le même système d'oppression accusatoire que celui qui a broyé les gens dans les régimes totalitaires du XXe siècle, fondé sur les mêmes principes, et mis en place par le même genre de gens. Ce sont des gens extrêmement bêtes dont la grille de lecture est vraiment sommaire, et les catégories de pensée incroyablement sommaires et incertaines. Ce sont des bouchers de la pensée. D'abord, pour eux, racisme = exclusivement antisémitisme (bien sûr, ils évoquent les racismes anti-blanc et anti-noir, mais ils n'en trouvent pas). Pas non-plus de racisme anti-arabe, fautivement désigné par eux par la catégorie "anti-islamisme".

Non pas qu'ils n'aient jamais réfléchi à la différence qu'il y a entre une religion et une race (quand travaille au MRAP), mais parce qu'ils appartiennent à une catégorie de gens pour lesquels il ne peut pas y avoir dissociation entre race et religion. Du coup, un catholique est forcément un antisémite, puisque le catholicisme s'oppose théologiquement et traditionnellement au judaïsme et au mahométisme, comme aussi il s'oppose à l'animisme ou au totémisme. Ensuite, pour eux, site raciste = toujours site non juif (sauf un seul exemple de site qualifié d'ultra-sionisme, et qui n'est pas analysé). D'ailleurs, il n'y a pas de site juif répertorié. Moi, j'ai longtemps écouté judaïc FM, et Victor Malka le Dimanche sur France Culture, j'aimais bien. Ces deux identifications montrent qu'on a affaire à une entreprise juive raciste. Ca crève les yeux à la première lecture superficielle du rapport. Quand je dis raciste, c'est au sens vraiment condamnable des groupes strictement endogamiques dont l'identité se fonde sur la conscience d'appartenir à une même race, race élue, et qui pensent que toutes les autres races doivent être combattues, infériorisées, et si possible asservies à leurs intérêts.

Le fait est que la seule condition pour être Juif, est d'avoir du sang juif, même si on ne connaît rien à l'hébreu, même si on n'est pas de nationalité israélienne, même si on ne connaît rien à la culture juive, même si on est athée et même si on condamne toutes formes de religion: l'identité juive est raciste par définition. Le fait est aussi, qu'un juif accorde toujours une préférence à un autre juif qu'à un non juif, y compris dans les concours de recrutement ou les marchés publics: les juifs pratiquent la discrimination, c'est le principe de base de leur morale. Tout cela est très connu de tout le monde, et bien apparent dans tous les sites qui se réclament d'une appartenance à la judéité, c'est même les principes fondamentaux, il est curieux que le rapport ne l'ait pas remarqué, et dénoncé puisque c'est la définition générique du racisme.

Il n'y a rien à craindre de gens tellement idiots qu'ils s'étonnent de découvrir qu'il n'y a pas que des gens frustes et sans instruction, chez ceux qui fréquentent les sites qu'ils stigmatisent (c'est-à-dire en gros tous les sites des Français de souche qui ont encore des convictions religieuses, en général catholiques, mais aussi luthériennes ou israélites, car il y a aussi des gens de confession juive, et même musulmane, qui sont des Français de souche et aiment leur pays, pas comme Lipetz, Cohn-Bendit, Krivine, Badinter, ou Fillion). Il y en a même qui sont plutôt intelligents. Ben oui, dans les Français de souche, il y en a plein qui ont fait les Mines, l'École des Chartes, la Faco, Normal sup, ou l'Agro. Ce sont d'ailleurs eux qui ont créé ces écoles. Ces gens sont beaucoup trop bêtes et dogmatiques pour pouvoir censurer internet, même si on leur en donnait le droit. Il est tellement facile de dire les choses sans les dire, de manier l'ellipse ou l'euphémisme, pour parler des choses qui n'existent pas sans les nommer. Et puis, l'emprise des régimes totalitaires était fondée sur le mensonge, et le verrouillage de l'information, et ce n'est plus possible: il y a maintenant des millions de canaux possibles, toutes les informations sont devenues recoupables.

Avant qu'ils aient commencé leurs mauvais coups, tout le monde les voit arriver, et tout le monde sait qui ils sont. On a pu croire à une certaine époque que les antisémites étaient ceux qui détestaient les Juifs, au point de vouloir leur nuire. Maintenant, le MRAP condamne comme antisémites tous ceux que les Juifs (athées et révolutionnaires) détestent: les Français de souche, ceux qui ont des convictions religieuses et des manières de vivre plutôt traditionnelles, ceux qui n'ont pas de doutes sur ce qui est bien ou mal, vrai ou faux, beau ou moche. Pour résumer, ceux qu'ils classent à droite, même s’ils ne tiennent aucun propos raciste. C'est dit explicitement dans le rapport. Il y a des tas de Français d'origine juive ou autre, qui ne sont pas athées, qui ne sont pas révolutionnaires, qui croient à l'identité française et qui ne marchent pas dans ce discours raciste. Il n'existe pas de race juive, ni de peuple élu. Cette idéologie athée est celle dont Hitler s'était inspiré pour créer l'idée de race germanique élue pour dominer tous les autres."

« DEFAMATION » DE YOAV SHAMIR

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on a peu entendu parler en France de ce documentaire du réalisateur israélien Yoav Shamir, intitulé Defamation, du nom de la puissante Anti-Defamation League américaine. Il a pourtant été récompensé en novembre dernier au Québec, d’où provient l’article que vous allez lire :

 

images.jpg« Alternatives remet le Prix « Caméra au poing » au film Defamation

 

 « C’est devant une salle comble que s’est effectué samedi le 21 novembre le dévoilement des prix de cette très réussie édition 2009 des Rencontres internationales du documentaire de Montréal. Pour la première fois, Alternatives s’était associé au festival, notamment à la section « Caméra au poing », qui donne la parole aux militants de toutes les causes, à ceux et celles qui porte le changement.

Cette année, le jury composé de Josée Legault, politologue et chroniqueure à The Gazette et à VOIR, d’Erica Pomerance, fondatrice et coordonnatrice de Initiative Taling Dialo, et de John Walker, un des cinéastes documentaires les plus reconnus au Canada, a choisi de primer le film DEFAMATION de Yoav Shamir.

Diffamation prend à revers l’héritage de l’histoire des Israéliens. Yoav Shamir s’invite auprès d’Abraham Foxman, le président de l’ADL, l’Anti Defamation League pour réaliser un film sur ce qu’est aujourd’hui l’antisémitisme. Or il apparaît bien vite que l’idée reçue n’est peut-être pas là où on l’attendait. L’ADL ne fonctionnerait pas sans l’antisémitisme et il pourrait bien qu’elle tire un certain profit du phénomène, voire l’exagère parfois.

En ironiste doué, Yoav Shamir brocarde les positions victimaires de toutes sortes, mettant malicieusement en scène les disputes ancestrales qui consistent à savoir qui des Noirs ou des Juifs ont le plus souffert, montrant comment l’ADL utilise à des fins stratégiques la vision conspirationniste d’une communauté juive qui dirigerait le monde...

L’omniprésence du passé – entendons particulièrement ici la Shoah – produit des effets collatéraux, une certaine paranoïa qui se retourne contre les Israéliens. À travers ses rencontres et un voyage avec des adolescents en Pologne organisé par le gouvernement israélien, Shamir se fait l’écho de ceux pour qui ce passé est devenu une exploitation. Tout au long de leur voyage, les jeunes subissent un véritable lavage de cerveau, et en ressortent persuadés qu’ils sont une cible potentielle pour la plupart des pays du monde. Des « éducateurs » se chargeant de bien mettre dans la tête des adolescents que la Pologne est un danger pour les juifs, que les néo-nazis s’y promènent et que d’une manière générale, une bonne partie du monde est antisémite !

Il interroge aussi l’historien Norman Finkelstein, fils de survivants du ghetto de Varsovie et auteur d’un livre polémique “L’industrie de l’Holocauste”, qui dénonce une instrumentalisation de la Shoah par les organisations juives américaines. L’antisémitisme est-il un fléau endémique qui, aujourd’hui comme hier, peut mener insidieusement « du mot raciste au génocide » comme le dit l’ADL ? Peut-on préserver la mémoire de l’Holocauste sans entretenir dans la communauté juive un sentiment de victimisation, une certaine paranoïa, voire une insensibilité aux souffrances de l’autre ?

Ou de façon plus importante encore, peut-on critiquer la politique d’Israël vis-à-vis des Palestiniens sans être traité d’antisémite par de puissants lobbies de droite ? »

Source :http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/blogues/michel-lambert/article/alternatives-remet-le-prix-camera

 

Pour compléter votre information, lisez l’article de Mecanopolis, http://www.mecanopolis.org/?s=defamation

 

Ou allez sur le site du film lui-même : http://www.defamation-thefilm.com/html/home_frz.html

09:41 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1)

30/01/2010

MERCI LE MRAP !

images.jpgBon, je viens de m’appuyer les 154 pages du rapport du MRAP sur les « dérives racistes » sur Internet et je ne peux que les féliciter : ils s’en sont donné, du mal, et grâce à eux, maintenant, je sais un million de choses que j’ignorais totalement.

 

Vraiment du bon boulot. C’est pourquoi je souhaite que ce rapport soit extrêmement diffusé sur la toile et j’invite chacun à le faire suivre au maximum. Plein de gens qui ignoraient plein de choses : des sites plus intéressants les uns que les autres, des mouvements et groupements divers et variés, etc, vont désormais avoir de quoi occuper leurs soirées*. Bien plus intéressant que la énième diffusion de Shoah à la télé, je vous assure.

 

Mais il n’a pas pensé à ça, le MRAP, il avait la tête pleine de son fol espoir qu’il nous offre en conclusion : la diabolique multiplicité de sites à surveiller et à dénoncer - de quoi perdre la tête - devrait imposer l’engagement de plein de gens pour jouer les kapos. Aubaine pour le MRAP qui voit déjà ce que ça pourrait lui rapporter : « Le MRAP peut se développer et se renforcer sur ce thème, en faisant appel à des personnes qui ne sont pas forcément attirées par les formes classiques du militantisme ». Se développer et se renforcer … Et palper encore plus de subventions ?

 

A LIRE ABSOLUMENT :

http://www.mrap.fr/campagnes/RacismeInternet/rapport-MRAP2009.pdf

 

S’agissant de mon blog, il est classé sans barguigner sous la rubrique « antisémite ». Et sous quel motif, peut-on savoir ? Le MRAP a-t-il déjà entendu parler de quelque chose qui s’appelle la diffamation ?

 

 

*  Je me demandais ces jours-ci pourquoi mon blog avait connu des pics de fréquentation inaccoutumés. Grâce au MRAP – merci encore – je le sais.

 

29/01/2010

EN NORMANDIX, ON RESISTE ENVERS ET CONTRE TOUT

Acte I (fin de l’année dernière) :

« Altermedia - Gonneville-sur-Mer est un petit village sans histoire du Calvados. 581 habitants qui vivent paisiblement, jour après jour, et sans autres remous que les éventuelles querelles de village. C’est comme cela de mémoire de Gonnevillais et pourtant depuis quelque temps, Monsieur le maire doit faire front à des attaques bien malveillantes.

LA LICRA REVISIONNISTE DE L’HISTOIRE DE FRANCE ?

823049.jpgGonneville-sur-Mer, respectueuse de l’histoire de son pays, dispose d’une galerie de portraits des chefs d’Etat de la République Française. Et comme tous les autres, avant et après, celui de Philippe Pétain y trouve sa place comme chef de l’Etat français de 1940 à 1944.

Ce n’était pas au goût de Richard Séréro, secrétaire général de la LICRA, qui l’a fait savoir à Monsieur Bernard Hoyé, maire de la petite commune normande : « sous le prétexte fallacieux d’une galerie de portraits des chefs de l’Etat. Cela s’appelle du révisionnisme historique. L’Etat et la République, ce n’est pas la même chose. Je ne connais pas une mairie de France qui affiche un portrait de Pétain ». La LICRA a donc demandé au préfet de mettre « fin à ce trouble à l’ordre public ».

Le maire normand ne cède pas et refuse de se plier au jeu révisionniste de la LICRA: “Pétain apparaît dans une galerie de portraits des chefs de l’Etat français, qu’il soit controversé ou pas, je ne suis pas historien, je n’ai pas à prendre parti, contrairement à la LICRA qui n’est pas objective”.

Si le négationniste consiste en la négation, la contestation ou la minimisation de faits historiques, la LICRA sera-t-elle condamnée ? Affaire à suivre... »

Acte II : (il y a quelques jours)

« Gonneville-sur-Mer, le lobby sioniste a gagné...

Le préfet de Basse-Normandie a ordonné le « retrait immédiat » du portrait du Maréchal Pétain, présent parmi tous les portraits des Présidents de la République dans la salle des mariages de la mairie de Gonneville-sur-Mer.

 

Le courageux maire avait refusé de l’enlever malgré le diktat des associations communautaires juives.

 

Quand la République oblige un élu du peuple à plier le genou devant des associations communautaires ultra-minoritaires, la démocratie dévoile son vrai visage… Celui de la dictature !»

 

 

Acte III : (aujourd’hui)

Sous la rubrique « dérapage », le Crif nous apprend douloureusement que :

« Gonneville-sur-mer maintient «en l'état» le portrait du maréchal Pétain dans sa mairie

La municipalité de Gonneville-sur-mer (Calvados) a annoncé jeudi 28 janvier qu'elle maintenait « en l'état » le portrait du maréchal Pétain dans sa mairie, malgré une lettre du préfet lui demandant « fermement » son « retrait immédiat », informe lenouvlobs.com, vendredi 29 janvier 2010.

 

« Les conseillers municipaux, à la majorité, ne désirent pas, en l'état, retirer de l'exposition de portraits des chefs d'Etat, celui de Philippe Pétain », indique la mairie de la commune du Calvados dans un communiqué de trois pages. « La commune de Gonneville-sur-Mer entend expressément notifier qu'à compter du moment où une instance gouvernementale ou une juridiction sera saisie pour trancher la question de cette exposition du portrait de Philippe Pétain, la commune, afin de stopper la polémique, retirera ce portrait jusqu'à ce qu'une décision définitive soit prononcée », selon le document. »

 

 

Sources : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=18580&artyd=5 

Synthèse nationale - Altermedia

  

Vous trouverez en lien l’info intégrale du Nouvel Obs, accompagnée de quelques pages de réactions intéressantes :

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20100128.OBS5100/gonnevillesurmer_conserve_son_portrait_de_petain.html

 

17:08 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (8)

HAPPY BIRTHDAY!!!

Oui, je sais, c’était hier. Mais aujourd’hui, c’est encore sa fête, grâce à ce délicat portrait plein de vacheries doucereuses comme on les aime, paru sous la plume d’un journaliste russe, sur le site d’informations Ria Novosti :

 

“RIA Novosti. Sergei Guneev

Par Andreï Fediachine, RIA Novosti

L'infatigable Nicolas Sarkozy, président de la République Française, soufflera ses 55 bougies le 28 janvier.

L'hyper-énergique "Super-Sarko" fêtera son anniversaire à un moment où sa popularité n'est pas à son apogée: après deux ans et 9 mois de présidence (il est entré en fonction le 16 mai 2007), seuls 38% des Français approuvent son activité.
La cote de popularité du 6e président de la Ve République aurait été plus médiocre encore (à peine plus de 34% en décembre), si la France n'avait pas réagi en janvier avec tant de compassion à la tragédie haïtienne. Les électeurs ont apprécié. En France, il y a de nombreux immigrés, et entre autres, beaucoup d'immigrés d'Haïti francophone, ancienne colonie française.

Deux ans et 9 mois ne sont pas un prétexte pour analyser sérieusement les réalisations et les erreurs de Sarkozy.
Mais à l’occasion de son anniversaire, on peut dresser le portrait de Sarkozy, homme et président.
D'autant plus que certains détails de son comportement donnent à réfléchir.

Lorsqu'un pays réputé pour sa galanterie, son vin et ses  parfums est mécontent de son dirigeant (65% des Français sont mécontents de leur président), on peut se demander comment des éléments aussi raffinés que politesse et  délicatesse ont pu faire sa réputation.
Toute l'ingratitude française pour celui qui a été élu par la nation avec 53% des voix (Sarkozy a devancé sa concurrente de 6%) ressort dans les ouvrages des caricaturistes français. Sarkozy est leur pain quotidien.

Depuis la fin de l'année dernière, l'image caricaturale « Le Sarko » s’est enrichi des attributs de Napoléon et a des notes évidentes de mégalomanie, de narcissisme, de vanité, d'arrogance, d'affection pour le luxe et la bravade.
Elle laisse un arrière-goût de méchanceté et de jalousie envers les hommes politiques mondiaux et les opposants intérieurs.

Si l'on croit les journalistes français au courant de ce qui se produit à l'Elysée, ces derniers dix-huit mois, le 23e président français a pris l'habitude d'exposer de façon longue et pathétique ses réalisations lors de réunions de cabinet; de souligner qui et comment il a incité à prendre des décisions historiques (suggérant des idées, aidant à éviter un fiasco foudroyant, sauvant, retirant de l'abîme, etc).
Ces monologues se terminent invariablement par des paroles péjoratives à l'adresse d'autres dirigeants mondiaux qui, si Sarko n'existait pas, "n'auraient pu faire, n'auraient pas compris ou n'auraient pas osé".

Ces derniers mois, Sarkozy est mécontent d'Obama. Les experts français affirment que Sarkozy est offensé de la conduite du président américain qui n'a pas réagi comme il se devait (avec enthousiasme et obséquiosité) à l'amitié proposée, n'a pas suivi les recommandations faites par Sarkozy pour venir à bout de la crise financière et de nombreux autres conseils dans le domaine de la politique étrangère.
A la "cour de Sarkozy" (selon l’expression des journaux français), on ne comprend pas. Sarkozy s’est mis à qualifier Obama de "surestimé", "malchanceux" et faible. En fin de compte, après avoir été un fervent atlantiste, Sarkozy s'est tourné vers l'Allemagne.

Dans les rapports avec la chancelière d'Allemagne, entre Merkel et Sarkozy, on entend de plus en plus "Lieber Nicolas" et "Chère Angela".
Il est vrai, il y a aussi une autre échelle des valeurs, selon laquelle le tournant vers l'Allemagne est le résultat du désir naturel de renforcer le partenariat entre les deux plus grandes économies de l'Europe.
Certains experts disent même que le revirement de Sarkozy vers Berlin s'explique par la crainte que Berlin ne se rapproche de Moscou et que ce processus puisse se faire sans la France.
Certains reporters affirment que Sarkozy se plait à raconter comment, lors de sa première visite de travail à Moscou en octobre 2007, il a littéralement "hypnotisé" Vladimir Poutine, alors président.

On peut citer ses autres sujets préférés : "Comment j'ai sauvé l'Union européenne de l'échec total et prévenu, par la même occasion, l'irruption russe en Géorgie et la guerre dans tout le Caucase".
Cela correspond partiellement à la réalité, compte tenu du rôle joué par Sarkozy dans le sauvetage du traité de Lisbonne de l'UE et dans la médiation lors des pourparlers russo-géorgiens à l'automne 2008.

Comme tous ceux qui sont issus de familles d'immigrés (le père de Nicolas Sarkozy s'est enfui en 1944 de Hongrie après l'entrée des troupes soviétiques dans ce pays et s'est marié à Marseille avec la fille d'un célèbre médecin juif), Sarkozy peut se permettre à l'égard des immigrés ce qu'ils n'auraient pas toléré de la part d'un autochtone. Son approche des problèmes de l'immigration et de la criminalité des immigrés est très dure.

Parmi les dernières initiatives patriotiques du président, on peut citer celle qui ressemble beaucoup aux recherches russe de l'"idée nationale".
A la manière de Sarkozy, cela s'appelle le grand débat sur l'identité nationale, amorcé en novembre de l'année dernière et qui devrait s'achever fin janvier.
Ce débat se déroule sous la devise d’un retour à la "Douce France". Le "point de repère" est une chanson de 1943 (durant l'occupation) sur la bonne vieille France, plus idéalisante et nostalgique que réaliste. Sarkozy (un autre trait des immigrés) tâche d'être plus français que les Français. Ces derniers, selon lui, manquent actuellement de patriotisme.

Par conséquent, ce que disent les journaux et les revues au sujet de Sarkozy n'est pas étonnant. Sarkozy est maintenant représenté (en couleurs et en collages) montant à l'assaut de la Bastille en 1789, assis à côté de Churchill et Staline en 1945 à Yalta, découvrant la pénicilline et l'Amérique, et même fondateur des Beatles.

Bref, les Français semblent montrer qu'ils en ont "assez" de Nicolas Sarkozy. Ils en ont assez de Sarkozy seul et de Sarkozy avec Carla Bruni (sa troisième épouse).
Ils en ont assez de Pal Istvan Sarkozy de Nagy-Bosca, son père, âgé de 81 ans qui s'essaie à la peinture et qui profite du nom de son fils. Il présentera même en avril une exposition à la galerie parisienne Espace Pierre Cardin, dont le clou sera un portrait de Carla Bruni et Nicolas Sarkozy-fils.

Les Français ne seraient pas autant lassés de leur président, s'il ne s'était pas adonné à la débauche aussitôt après son élection, irritant la France par son penchant pour la douceur de vivre, son amour démonstratif du luxe, ses actes pour épater, son divorce, son nouveau mariage, etc. Les Français en ont assez de la quantité d'escapades indignes du président.

La France de Sarkozy et la France des Français s'éloignent de plus en plus l'une de l'autre.
La France des Français comprend mal ce que le président attend d'elle, ce qu'il fait d'elle et ce qu'on peut attendre de lui."

 

Source : http://fr.rian.ru/discussion/20100128/185948405.html

 

Ria Novosti se fait un plaisir, pour compléter son portrait, de rappeler une dépêche parue le 27 novembre dernier, lors de la visite de Poutine en France. Lui aussi sait manier l’humour vache.

 

« RAMBOUILLET, 27 Novembre - RIA Novosti

·       Duplex Paris-Moscou à la veille de la visite de Poutine en France

Le premier ministre Vladimir Poutine a déclaré que ses bonnes relations avec le président français Nicolas Sarkozy n'avaient pas changé suite à sa nomination au poste "modeste" de chef du gouvernement. 

"Nos relations avec monsieur le président français Nicolas Sarkozy - il m'appelle tout simplement Vladimir et je l'appelle Nicolas - n'ont pas changé, bien qu'il soit un grand chef et moi un simple fonctionnaire de l'administration russe", a annoncé le premier ministre en répondant à un journaliste demandant si M.Poutine ne s'était pas vexé d'avoir parlé au téléphone avec le président français au lieu de le rencontrer personnellement.

Le chef du gouvernement russe a souhaité aux journalistes d'avoir de tels amis ajoutant que "les relations personnelles n'ont pas du tout souffert".

11:32 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2)

28/01/2010

LE DESASTRE OBAMA

obama-sarkozi.jpg

 

Un an après sa prise de fonctions, on peut dire que dans son genre, c’est une totale réussite : à l'extérieur, il a réussi à mécontenter les juifs, les arabes et quelques autres, sans s’attirer beaucoup de sympathie de la part des Russes ou des Chinois qui l’observent avec une commisération certaine. Et à l'intérieur, il a fortement mécontenté les Américains, qui lui ont infligé un début d’année en fanfare : la perte du siège de Ted Kennedy dans le Massachusetts, un siège dévolu aux démocrates de toute éternité et qui bascule façon coup de tonnerre dans le camp républicain. Cette poussée de colère populaire non pas virtuelle cette fois, mais bien réelle, a immédiatement conduit l’as de la communication à opérer un virage à 180°, en déclarant la guerre aux banques qu’il avait précédemment couvertes des largesses du contribuable.

 

Dernière trouvaille : pour colmater les brèches qui s’élargissent à vue d’œil – les élections de mi-term de novembre prochain risquent de tourner au désastre – le Prix Nobel de la Paix a promis de s’occuper de l’emploi en toute priorité – il n’y avait pas songé auparavant ? – tout en imposant un gel de 250 milliards de dollars dans les dépenses intérieures. Sans toucher bien sûr aux dépenses d’armements. Histoire peut-être de compenser justement les 250 milliards de dollars dépensés depuis son arrivée pour les guerres de l’Irak et de l’Afghanistan.  Une paille, d’ailleurs, ces 250 milliards de dollars, comparés aux … 1 400 milliards de dollars de déficit du pays. Oui, vous avez bien lu.

 

 

Comme un malheur ne vient jamais seul, ils sont légion à présent à Washington, tous les « fidèles » soutiens de la veille qui, inquiets pour leur réélection, prennent désormais leurs distances et commencent à se demander s’il arrivera à ce rythme à finir son mandat. Sans parler d’un second.

 

Bon, toutes ces petites péripéties d’un système en pleine déliquescence ne me font pas trop de peine et si je les énumère, c’est pour mettre en relief un article du Monde que j’ai retrouvé en rangeant mes petits papiers et qui m’a bien fait marrer : sous le titre « La campagne de M. Obama inspire les conseillers de M. Sarkozy », en date du 4 novembre 2008, on pouvait lire des perles du genre :

 

« Et s'il y avait une recette à importer ? Le phénomène Obama fascine la classe politique française, à droite comme à gauche, et surtout... à l'Elysée. Pierre Giacometti, ancien directeur d'Ipsos devenu conseiller politique de Nicolas Sarkozy, revient d'une semaine d'immersion dans l'équipe de campagne de Barack Obama : "embedded" pour le compte du président français, qui réfléchit à la refonte stratégique de l'UMP et... à sa future campagne présidentielle. (…)

 

Mais les Français sont encore très loin de l'ultra-professionnalisation des politiques américains. "Obama, c'est l'"entertainment" en politique, analyse Christophe Lambert, communicant, membre de la cellule stratégique de l'UMP. Il applique les lois du cinéma à la politique. Un bon acteur, une bonne histoire, un bon récit. Obama, c'est la cohérence entre le héros et un scénario. C'est une superproduction politique, l'histoire d'un héros qui incarne la promesse d'une Amérique nouvelle. Il a compris, comme Nicolas Sarkozy, qu'il fallait faire de la politique un spectacle."

Pour les communicants français, les succès de M. Obama tiennent dans le recrutement, dans la société civile, des meilleurs spécialistes d'Internet, de la communication, de la publicité, des sondages, des finances, de l'économie ou encore de la diplomatie.

Xavier Bertrand, le ministre du travail, qui rêve d'un grand destin avait, lui, envoyé son chef de cabinet, Michel Bettan. "C'est le seul événement politique planétaire, analyse M. Bettan. Quatre jours de spectacle regardés par le monde entier ; 75 000 personnes qui déferlent sur la ville. L'équipe d'Obama ne laisse rien au hasard. Même lorsque le spectateur croit à la spontanéité, même lorsque ce sont de simples citoyens qui interviennent, tout a été préparé en amont par les équipes d'Obama."

Rigolo, non ? Le big problem, c’est que la politique-spectacle n’a qu’un temps, de plus en plus court d’ailleurs. Même aux States, ils s’en sont rendu compte. Quand derrière le show, il n’y a RIEN, ou pas grand-chose, les cochons de payeurs finissent par se mettre en colère.

Maintenant, je n’ai rien contre le fait que Sarkozy imite en tout le « phénomène Obama » comme il se proposait de le faire pour sa réélection. Au contraire, même. D’ailleurs, il a déjà magistralement commencé. Et ce n’est sûrement pas fini. Happy birthday, President !