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15/02/2010

LIBERTE D'EXPRESSION, ACTIVISME ET INTERNET AU CANADA

Là-bas aussi, ça tangue, et pas forcément dans le mauvais sens. L’info que vous allez lire date de septembre 2009, mais je ne la découvre que maintenant, et j’ai eu envie d’aller un peu aux nouvelles.

 

"Un membre du Tribunal canadien des droits de la personne (TCDP) estime que la loi interdisant les propos haineux sur Internet est inconstitutionnelle

 

Athanasios Hadjis, membre du TCDP, a affirmé, mercredi 2 septembre, que l'article 13 de la Loi canadienne interdisant les propos haineux sur Internet allait à l'encontre des dispositions de la Charte canadienne des droits et libertés, réussissant ainsi à faire acquitter son client accusé de racisme, rapporte le site Internet de la Presse canadienne, jeudi 3 septembre 2009.

 

Le militant conservateur Ezra Levant, auteur d'un livre prônant la liberté d'expression, n'a pas caché sa surprise devant cette décision. « C'est la première fois en 32 ans que quelqu'un est acquitté d'accusations reliées aux clauses sur la censure de la Loi canadienne sur les droits de la personne », a-t-il observé. « C'est incroyable - et le fait que la loi soit jugée inconstitutionnelle a une signification plus grande encore. » Le Congrès juif canadien (CJC) a rapidement manifesté le souhait que le jugement soit porté en appel. « Nous sommes sérieusement en désaccord avec sa décision de ne pas imposer une ordonnance de cessation et d'abstention », a déclaré Joel Richler, avocat-conseil honoraire du CJC."

 

Source : http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid...

 

Petite précision tout d’abord : M. Athanasios Hadjis, « membre » du TCDP, est en réalité son vice-président depuis 2005. Créé en 1977, le Tribunal a pour mandat d'appliquer la Loi canadienne sur les droits de la personne selon les preuves présentées et la jurisprudence. Si l'une des parties en cause n'est pas d'accord avec la décision du Tribunal, elle peut porter sa cause devant la Cour fédérale du Canada.

La presse canadienne anglophone et francophone s’était largement fait l’écho de cette décision, ainsi qu’en témoigne l’article suivant qui donne davantage de précisions sur l’affaire.

"La loi sur les propos haineux est jugée anticonstitutionnelle

Stéphane Baillargeon,  4 septembre 2009 

Un petit trou peut-il venir à bout d'un grand navire? Un jugement du Tribunal canadien des droits de la personne affirme que la Loi canadienne sur les droits de la personne interdisant les propos haineux diffusés sur le Web porte atteinte à la liberté d'expression garantie par la Charte canadienne des droits et libertés.

Cette décision, bien que liée à un simple tribunal administratif, fournit des armes aux ennemis de la censure, sur Internet ou ailleurs, quitte à laisser les opinions extrêmes en profiter.

La cause tranchée cette semaine à Ottawa faisait suite à une plainte déposée en 2003 par un enquêteur de la Commission canadienne des droits de la personne, Richard Warman, contre le Torontois Marc Lemire, accusé d'avoir affiché des propos jugés antisémites et homophobes sur le site freedomsite.org, dont il est le webmestre. La grande majorité des propos attaqués étaient tenus par d'autres internautes.

Athanasios Hadjis a conclu mercredi que l'article 13 de la Loi canadienne sur les droits de la personne allait à l'encontre des dispositions de la Charte canadienne des droits et libertés. Le membre (c'est ainsi qu'on désigne le juge de ce tribunal administratif) tire d'affaire Marc Lemire. M. Hadjis refuse de le pénaliser ou de lui ordonner de cesser de publier ses propos.

En fait, le «juge» reconnaît que Marc Lemire a transgressé la section 13 de la Loi canadienne sur les droits de la personne en au moins une occasion, en l'occurrence avec un texte intitulé «AIDS Secrets» écrit par un néonazi américain. Ce texte, dit M. Hadjis, contrevenait bel et bien à cet article parce qu'il accusait les homosexuels et les Noirs de répandre «un virus mortel» et de «détruire ainsi les vies d'enfants et d'adultes américains».

Il n'a cependant imposé aucune mesure contre le webmestre parce que l'article de la loi va, selon lui, à l'encontre de la Charte canadienne des droits et libertés. Cet article a vu le jour durant les années 1960 afin de lutter contre l'existence des tribunes téléphoniques racistes. Sa portée a par la suite été étendue à Internet. Cependant, il fait depuis quelque temps l'objet de sévères critiques.

La réaction publique à la décision se divise entre ceux qui louent «l'audace» du juge Hadjis et ceux qui qualifient sa décision de scandaleuse. Cette polarisation témoigne de la confusion qui entoure l'éternel débat sur le discours haineux au Canada.

(…)  Par contre, ce jugement d'un tribunal administratif n'invalide pas la loi qui a d'ailleurs fait l'objet d'une décision de la Cour suprême il y a 15 ans. «Le membre prend bien soin de dire qu'il ne contredit pas la Cour suprême sur un jugement rendu il y a 15 ans dans l'affaire Taylor, un cas similaire», explique Pierre Bosset, professeur du département des sciences juridiques et de science politique de l'UQAM. Me Bosset est un spécialiste des droits de la personne. «M. Taylor répandait des propos haineux par le téléphone et avait été condamné. Il contestait la constitutionnalité de la loi et le tribunal avait affirmé qu'il y avait bel et bien une atteinte à la liberté d'expression, mais qu'elle était justifiée.»

Le nouveau jugement, d'une instance mineure, s'appuie sur des modifications récentes (1998 et 2001) à la Loi canadienne sur les droits de la personne, explique encore le professeur. D'abord, un amendement a ajouté Internet dans les moyens de communication. Ensuite, et surtout, une modification a introduit la possibilité de condamner les fautifs à des «sanctions pécuniaires». M. Warman réclamait d'ailleurs 7500 $ à M. Lemire.

«Selon le membre du tribunal, ça change la nature de la loi en matière de propagande haineuse, explique le professeur. C'était une mesure civile. C'est devenu quasiment pénal. Il y a un effet intimidant.»

La structure se fissure à peine et l'édifice ne semble pas trop ébranlé. Le professeur Bosset peut d'autant moins prédire les conséquences du jugement que le tribunal administratif ne peut se prononcer sur la constitutionnalité de la loi, une prérogative des tribunaux civils de droit commun.

«Le membre se contente de dire qu'il n'appliquera pas la loi, nuance l'expert. Éventuellement, d'autres jugements, d'autres tribunaux mèneront peut-être vers la Cour suprême. Ça pourrait arriver.»

Le Congrès juif canadien (CJC) a rapidement manifesté le souhait que le jugement de M. Hadjis soit porté en appel. «Nous sommes sérieusement en désaccord avec sa décision de ne pas imposer une ordonnance de cessation et d'abstention», a déclaré Joel Richler, avocat-conseil honoraire du CJC.

Le professeur Bosset relativise alors l'impact de la décision. Il n'est pas plus possible maintenant qu'hier de dire n'importe quoi, n'importe comment, n'importe où. «L'article 13 demeure en vigueur. Une personne qui, de manière intentionnelle, répandrait des propos discriminatoires pourrait être trouvée coupable d'une violation de cet article 13. D'autre part, il reste tout le Code criminel, où on trouve des dispositions concernant la propagande haineuse.»

Bref, le navire ne prend l'eau que par un tout petit trou.."

Source : http://www.ledevoir.com/societe/justice/265562/la-loi-sur...

Si vous souhaitez encore plus de précisions sur la personne qui a déclenché l’affaire : http://cristos.over-blog.com/article-35606644.html

 

Nous en sommes à ce stade car bien sûr, le Congrès juif canadien, fort mécontent, a actionné ses réseaux. Et, aux dernières nouvelles, l’appel est dans les tuyaux: http://www.nationalpost.com/related/topics/story.html?id=...

14/02/2010

QUELLE MANIE AUSSI, DE VOULOIR ETRE SUR FACEBOOK …

Nous parlions il y a une semaine de l'affreuse « mésaventure » survenue à l’immense Yann Moix : son vidage de Facebook. Je voudrais tout de suite vous rassurer, et rassurer ses 3 300 amis : son compte a été prestement rétabli. J’ai trouvé sur le site ActuaLitté, sous la plume de Andy Verol, un excellent article sur le sujet, que voici :

 

v-15061.jpg

« Yann Moix, réhabilité, Antonin Artaud, viré, de Facebook…

 

Ce qui suit n’est pas un appel à l’insurrection, ni même un article dénonçant une pratique honteuse régie par les réseaux dits « sociaux ». Il s’agit surtout de faire le point sur des outils de communication complètement cadenassés, verrouillés, tenus par de lamentables fourvoyeurs de la liberté d’expression.

Il y a quelques jours, le réalisateur et écrivain Yann Moix, un provocateur propre sur lui, un chroniqueur risible officiant pour l’immonde Figaro, s’insurgeait, vociférait dans la presse, indiquant que son compte Facebook avait été supprimé, suite à la diffusion d’un extrait de son prochain livre-démago, La Meute, où il mollardait sur un pays entier, un peuple, le montrant du doigt, globalisant et le balançant dans la fosse à purin antisémite.

Yann a de l’esprit, et Yann a de la colère. Yann voulait montrer qu’il était le plus fervent défenseur de Polanski, tentant de prouver que le réalisateur était assigné à résidence parce que les Helvètes n’étaient que d’immondes antisémites, et ce, bien entendu, depuis la Seconde Guerre mondiale… Yann, génie grand public et copain des péquenots rebelles du XVIe et autres Versailles, globalisait, à la manière d’un Joseph Arthur de Gobineau, inspirateur de la solution finale hitlérienne, tout un peuple, les Suisses qu’il avait classés dans ce texte bourrin et débile, dans le camp des tous-des-grands-méchants-antisémites… Cet extrait, d’abord relayé sur le site du calamiteux, mais non moins usurpateur philosophe BHL, portait dans son ventre plein de haine, le germe d’un buzz internet potentiel. Yann, parfois pas plus malin qu’un sosie de Cloclo, a donc diffusé ce morceau de livre, sachant que cela créerait un « scandale » contrôlé, décidé, engendrant un bordel médiatique favorisant la vente de ce sans-doute navet.

Bref, l’extrait était alors signalé par quelques corbeaux virtuels - choquée par la xénophobie flagrante qui se dégageait du texte - et illico, le compte de Yann Moix était suspendu, supprimé, désactivé. C’est alors que le buzz foiré a envoyé l’auteur dans les cordes. Lamentable, vexé, il s’est alors écrié qu’il était « le premier écrivain au monde » à avoir connu la censure Facebook ! Eh ben voyons… Très vite, il est soutenu par ses potos de Canal +, ces pseudo-impertinents au service du vide, ainsi que quelques neuneus de la presse… Et un ministre de la Culture assourdissant. Légère secousse… inutile, puisque Facebook rétablissait son compte en début de semaine.

À titre personnel, j’ai été supprimé douze fois de Facebook de façon définitive depuis août 2008 (la 12e suppression étant survenue le 10 février 2010 en soirée), m’obligeant à recréer un compte à chaque fois. Et je ne suis pas le seul dans ce cas-là. Des dizaines, des centaines de scribouillards sont ainsi virés sans préavis de ce réseau dit « social ».

La raison de ces suppressions ? Les signalements anonymes d’utilisateurs de Facebook. Ce principe de dénonciation anonyme façon IIIe Reich, régime de Vichy, de Roumanie, de RDA, du Chili de Pinochet et lois sécuritaires pseudo-anti-terroristes est en fait un principe détaillé dans la charte d’adhésion au réseau Facebook selon les termes et la procédure qui suivent :

 

Que se passe-t-il lorsque je signale un utilisateur ?

Sur Facebook, tous les rapports d’abus sont confidentiels. L’utilisateur que vous signalez ignore que vous êtes à l’origine de cette action. Facebook examine ces rapports et détermine si le contenu incriminé doit ou non rester en ligne, conformément aux Conditions d’utilisation. Dans certains cas, la prise de mesures plus sévères s’impose. Par exemple, les utilisateurs qui enfreignent nos Conditions d’utilisation à plusieurs reprises peuvent se voir exclus définitivement du site.

Cependant, tous les contenus signalés ne sont pas forcément retirés. Un administrateur de Facebook examine chaque rapport afin de décider de la réponse appropriée. Lorsqu’aucune infraction de nos Conditions d’utilisation ne s’est produite, il n’y a pas lieu de prendre de mesure supplémentaire.

Tout est dit. Qui s’inscrit à ce réseau, s’expose au signalement. Yann Moix aurait dû le savoir, et surtout, plutôt que de rester assis sur son bidet en or, il aurait pu se renseigner et se soucier d’une réalité que bien plus d’écrivains et penseurs qu’il n’imagine ont subi depuis la création de Facebook, mais aussi de celle de toutes les plateformes de blogs, et réseaux sociaux de tous ordres.

Si l’on retire les mentions légales (interdiction des propos racistes, de l’apologie de la pédophilie, etc.), ces entreprises commerciales qui font des solitudes, des besoins de rencontre et de sexe de chaque être humain doté d’une connexion internet et d’un ordinateur, un fond de commerce très juteux, sont aussi des censeurs et des « contrôleurs » de ce qui est artistiquement acceptable. On autorise l’exposition de photos festives et presque dénudées d’une adolescente, mais on interdit un texte qui emploie un style, qui dénonce, qui exprime.


Et c’est pour cette raison que je ne lâche jamais. Je continuerai à m’inscrire, à l’infini, fort maintenant de milliers de contacts (surpassant largement les quelques 3000 « amis » dont Moix se targue), je compte démontrer, et ce, de façon littéraire, que ces dits réseaux sociaux, ne sont que des plaques tournantes de la censure mutualisée, participative, engendrée volontairement par une vindicte d’abrutis citoyens. Je compte encore et encore sévir là où l’on donne la parole à la majorité acceptable et où l’on fait taire ceux qui veulent mettre le doigt sur une réalité inacceptable : les entreprises Facebook, Myspace, Blogspirit, Google, Twitter, et des dizaines d’autres ne sont que des réseaux de contrôle privés aux mains des puissants et leurs pauvres cruches de citoyens râleurs, mais soumis.

J’en viens à la pénible réalité de notre époque où la « pire saloperie » (comme dirait le vieil imposteur Séguéla) que l’homme ait inventée, Internet, sert de plateforme d’expérimentation pour un contrôle global de la population.

Car systématiquement mes comptes Facebook (12 au total), Myspace (avec près de 12 000 contacts provisoirement rayés de la carte), blogs (
supprimés sans justification, mais sur la base de textes de fiction) ont été effacés de la carte internet sur dénonciations, ou le contrôle débilitant de modérateurs, sur des textes purement littéraires, d’expression libre, insoumise et défiant la merde établie qu’ils appellent l’ordre…

Si certains auteurs gigantesques tels que Lautréamont, Sade ou Artaud avaient vécu ici, maintenant, auraient-ils bénéficié d’un meilleur sort ? Non… Ils auraient été virés de la même manière, aussi abruptement par des crétins payés à lisser le monde pour le compte de puissants gavés jusqu’au dégueulis, de fric, d’arrogance et de pouvoir. Et peut-être plus vite encore. Pour adhérer au moule et être certain de s’y couler, il faut du conformisme.

Pour exemple je citerai deux extraits qui auraient provoqué une suppression de compte par les neuneus modérateurs de Facebook. Le premier est un texte d’Antonin Artaud qui chiait sur la bienséance bourgeoise des commandeurs des réseaux dits « sociaux » de l’époque (à vous de découvrir les équivalents Facebook d’une époque pré-internet) et le second est celui d’une femme, du 17/18ème siècle, et qui chia courageusement sur le monde, ses puissants et tous leurs sbires, Charlotte-Elisabeth de Bavière (1652 – 1722).

(…)   »

Source : http://ie6.actualitte.com/dossiers/804-facebook-Yann-Moix-Antonin-Artaud.htm

10:23 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

13/02/2010

BIEN SUR QU’ELLE SERT, L’EUROPE DE BRUXELLES. LA PREUVE :

Elle sert à faire vivre très grassement, aux frais du contribuable, les pontes qui oeuvrent fort efficacement au démantèlement consciencieux des identités nationales et aspirations populaires, avec leurs acolytes financiers à qui ils font semblant de faire les gros yeux, histoire d'amuser la galerie. Ils auraient tort de se priver, ça se passe dans l’indifférence générale. Jusqu’à présent.

 

Barosso_justeunpeu.jpg

 

« Barroso a dépensé 730.230 euros en missions et frais de représentation en 2009.

 AFP - 13/02/2010

Les "missions" et les "frais de représentation" du président de la Commission européenne José Manuel Barroso ont coûté 730.230 euros aux contribuables en 2009, en pleine crise économique et financière, selon un document comptable publié samedi par plusieurs médias.

Les 27 membres de la Commission ont dépensé près de 4 millions d'euros en 2009, mais leurs frais de représentation sont restés contenus entre 5 et 16.000 euros, à l'exception de ceux de M. Barroso: 32.457 euros, indique ce document officiel.

 

Le document, qui émane d'un service de la Commission chargé de l'exécution des paiements pour les missions, le "paymaster's office" (PMO), a été obtenu par la chaîne de télévision RTL au Pays-Bas et publié samedi par la lettre d'information EU Observer.

 

La Commission européenne, contactée par l'AFP, a justifié ces dépenses par le fait que "M. Barroso voyage beaucoup".

"La Commission européenne n'a pas d'avion et M. Barroso doit souvent avoir recours à des avions-taxis, quand il n'y a pas de liaison directe", a précisé Michael Mann, porte-parole pour les questions administratives.

"Il a eu recours à ce type de service à 23 reprises, dont quatre fois à l'étranger", a-t-il indiqué.

"M. Barroso a passé 200 jours en déplacement en 2009 et il est accompagné de beaucoup de monde dans ses voyages", a-t-il ajouté.

Le président de la Commission européenne, qui est Portugais, a effectué 66 déplacements en 2009 -56 dans l'UE et 10 à l'étranger- pour un coût total de 697.000 euros.

 

En comparaison, la commissaire aux relations extérieures, Benita Ferrero Waldner (Autriche), a dépensé 428.900 euros pour 60 déplacements, dont 21 missions à l'étranger, et ses frais de représentation sont restés très mesurés: 5.000 euros.

 

Autres grands voyageurs, le commissaire chargé du Développement, Louis Michel (Belgique), puis son successeur Karel de Gucht (Belgique), ont dépensé 215.000 euros pour 46 missions, dont 18 à l'étranger. Leurs frais de représentation se sont élevés à 12.000 euros.

Deux autres commissaires, l'Allemand Gunther Verheugen (Industrie) et le Français Jacques Barrot (Justice, Sécurité) se sont également beaucoup déplacés avec 65 missions, essentiellement dans l'UE, mais leur coût est bien moindre que celles de M. Barroso: 115.000 euros pour M. Barrot et 122.000 pour M. Verheugen. Les deux commissaires ont dépensé moins de 10.000 euros en frais de représentation.

 

"Les frais de représentation de M. Barroso sont plus élevés que ceux des autres commissaires parce qu'il est le président de la Commission, la personne que tout le monde veut rencontrer", a justifié le porte-parole. »

 

Source : AFP - photo du site www.toutsaufsarkozy.com

17:31 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

ENCORE DE SIMPLES COINCIDENCES QUI SERONT EXPLOITEES PAR LES « ANTISEMITES »

Il paraît que faire le lien entre les juifs et l’argent, c’est antisémite. Ce serait même le plus ancien et le plus éculé de tous les poncifs. Je veux bien, mais veuillez lire l’article suivant qui émane, non de quelque torchon « d’extrême-droite », mais du distingué Temps de Genève. Quatre noms sont cités (à part celui de Sarkozy …) : Paulson, Soros, Greenspan, Goldman Sachs. Edifiant, hein ! Bon, vous me direz que c’est juste une coïncidence, mais troublante quand même, allez, avouez.

John Paulson figure même en bonne place dans une liste de « Jewish Billionaires » assez instructive.

 

Pour ce qui est de la « fulmination » de Sarkozy, permettez-moi de m’esclaffer doucement. Seule question à (se) poser : les gogos vont-ils encore le rester très longtemps ? Remarquez, si d'aventure les Grecs se laissaient aller après ces péripéties hautement divertissantes pour certains, à des réactions ou à des propos "antisémites" aussi déplacés qu'incompréhensibles, il suffira de leur coller une bonne vieille loi "contre l'antisémitisme" pour les museler. Et ce sera reparti pour un tour ...

 77.jpg« Les tourments grecs font-ils courir le spéculateur John Paulson?

Ceux qui le connaissent bien assurent que John Paulson a une formule éprouvée pour évacuer le stress: faire des tours entiers de Central Park en jogging. Malgré la neige, le financier new-yorkais, qui a amassé une fortune colossale lors de la récente crise financière, court sans doute beaucoup à nouveau ces derniers temps. De nombreuses voix l’accusent d’être l’un des responsables des tourments actuels de la Grèce. Il serait, avec le hedge fund qu’il contrôle, l’un des principaux «spéculateurs» contre lesquels fulmine le président Sarkozy et qui ont obligé les responsables européens à esquisser, en rechignant, une réaction concertée de défense à Bruxelles.

Pour rester extrêmement discret, John Paulson (aucun lien avec l’ancien secrétaire au Trésor Henry Paulson) n’en occupe pas moins aujourd’hui une place particulière à Wall Street. Alors que les marchés se partageaient dans l’euphorie les actifs «toxiques» liés aux prêts hypothécaires «subprime», il avait été l’un des seuls à parier sur l’éclatement de la bulle immobilière. En 2006, il réunissait un fonds spéculatif de 150 millions de dollars exclusivement basé sur ce pari. L’homme avalait les kilomètres à Central Park. Et tandis que ses investisseurs commençaient à montrer de sérieux signes d’impatience, il tenait bon, multipliant au contraire les risques, sûr que le temps allait finir par lui donner raison. Une fois la panique générale arrivée, lorsque le prix des célèbres «credit default swaps», ces garanties destinées à couvrir les risques liés au «subprime», a explosé, on s’est rendu compte que c’est Paulson qui les détenait. Tandis que tout le reste s’écroulait, son hedge fund a vite atteint des sommets, finissant par valoir quelque 28 milliards de dollars. A lui seul, John Paulson a empoché personnellement quelque 3,7 milliards de dollars. En 2009, le magazine Forbes le classait au 33e rang des plus grandes fortunes américaines.

Cette manière de courir à contre-courant a valu à Paulson l’admiration de ses pairs, au premier rang desquels, dit-on, George ­Soros, cet autre spéculateur auquel il est maintenant souvent comparé. Mais aussi de profondes jalousies: en janvier, le financier ouvrait un nouveau fonds tourné vers l’or. Bilan: 14% de pertes en un mois. «Le roi Midas a perdu sa faculté de transformer en or tout ce qu’il touchait», a entonné le chœur de cette tragédie grecque.

Mais Paulson cache-t-il son jeu? Le premier, un journal grec, To Vima, assurait en janvier que le financier avait en réalité lancé une nouvelle bataille d’envergure, en pariant cette fois sur la «banqueroute» de l’Etat grec et sur une forte dépréciation de l’euro. Depuis des mois, entre 20 et 30 personnes s’occuperaient à plein temps de tirer bénéfice de cette perspective dans les bureaux de Manhattan de Paulson & Company, au sein de laquelle a par ailleurs été engagé en 2008, comme conseiller exceptionnel, un certain Alan Greenspan, ancien chef de la Réserve fédérale.

Un article récent du Financial Times faisait en outre état de rencontres, en Grèce, entre des officiels grecs, des représentants de Paulson et des responsables de Goldman Sachs, qui se serait imposée comme l’interlocuteur privilégié du gouvernement grec au fil des années. La banque américaine disposerait d’un formidable pouvoir sur la Grèce depuis qu’elle l’aurait aidée à «masquer» l’étendue réelle de son déficit, à l’aide d’une série d’instruments financiers complexes (les «cross-currency swaps») qui lui permettaient d’échanger sa dette en dollars contre l’équivalent en euros pour une certaine période.

Notre stratégie est claire, et c’est cette stratégie «que les marchés, les opérateurs et les différents intervenants doivent comprendre», disait encore Nicolas Sarkozy à la réunion de Bruxelles. Mais en face, la stratégie des «spéculateurs» semble claire, elle aussi, depuis des mois. »

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/17f239a4-181f-11df-8d33-be76184ebd58|1

12/02/2010

RETOUR DE BOOMERANG

 

En Israël aussi, la modernité et le « progressisme » avancent à grands pas. Pas sûr que ça fasse tellement plaisir, mais une fois la boîte de Pandore ouverte pour les autres, comment la refermer juste pour soi ? L’accusation de « discrimination » fonctionne comme un piège parfait.

On peut parier sans risque que l’Iran sera vraiment entré dans la modernité le jour où l’on pourra lire le titre suivant …à Téhéran. Il leur reste encore un petit bout de chemin à parcourir pour arriver à cet eldorado.  

Enfin, vous aurez noté que l’enfant éventuel « ne pourra jamais être reconnu comme juif ». Il ne faut rien exagérer, dites donc. Et si la mère porteuse est juive ? Là, ça change tout …De quoi faire phosphorer dans les yeshivas, pas vrai ?

 

« Deux pères, une mère porteuse et... la loi

 

C'est une requête sans précédent : un couple d'homosexuels a demandé à la Haute Cour de Justice de lui accorder le droit de donner naissance à un bébé via une mère porteuse. Or, d'après la loi de bioéthique, le droit de donner naissance via une mère de substitution n'est accordé qu'à "un homme et une femme en couple".

 

"Tout ce que nous demandons, c'est que l'Etat ne nous mette pas de bâtons dans les roues pour faire ce que tout le monde fait déjà ici", a déclaré Itaï Pinkas, qui a fait cette demande au côté de son époux Yoav Arad. Le couple s'est en effet marié au Canada il y a 10 ans. Pinkas a confié au Jerusalem Post qu'ils avaient essayé d'avoir un enfant depuis cinq ans, sans succès. En Israël ils ont d'abord pensé assurer la coparentalité de l'enfant avec une de leurs amies mais celle-ci n'a pas réussi à tomber enceinte. Ils ont ensuite été voir du côté des mères porteuses en Inde. Un espoir auquel ils s'accrochent toujours.

 

Mais d'après leur avocat, Dori Spivak, en charge du programme "droits de l'Homme" de l'Université de Tel-Aviv, cette méthode pourrait leur causer des problèmes. Dans la requête adressée à la Cour, Spivak rappelle que l'enfant ne sera jamais reconnu comme Juif. En outre, la procédure est très coûteuse, elle avoisine les 100 000 dollars. Ils devront aussi poser un congé afin d'être présents auprès de la mère porteuse durant la grossesse. D'autant plus qu'aucune loi n'encadre la procréation par mère porteuse en Inde, ils devront donc rester vigilants jusqu'à la fin de la procédure.

 

Une première demande qui pourrait faire école

 

Le couple a aussi demandé au Comité éthique en charge de la loi sur la procréation de les autoriser à recourir à une mère porteuse en Israël. Demande rejetée. Le comité a toutefois indiqué au couple, que suite à leur demande, le Ministère de la Santé, conscient du caractère discriminatoire de la loi se pencherait sur le problème.

 

"Nous ne demandons aucune aide financière, aucun privilège ou passe-droit. Nous voulons faire ce que tout le monde a le droit de faire ici, mettre au monde un enfant grâce à une mère porteuse. Nous sommes des citoyens israéliens, et nous avons le droit comme tout autre citoyen israélien de créer une famille. Pourquoi devrions-nous nous expatrier pour devenir parents ?", s'interroge Pinkas

 

La loi sur la Procréation date de 1996. "Le phénomène des couples homosexuels est depuis devenu un lieu commun en Israël, et la loi doit s'adapter", estime Maître Spivak.

 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1265631163940&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

UNE FOIS N’EST PAS COUTUME

C’est à ce genre de « détails » qu’on se rend compte – bien mieux qu’avec des discours de géopolitique – que les States ne sont plus ce qu’ils étaient. Si même les Européens se mettent à tirer sur la laisse, maintenant … Mais bon, on ne va pas bouder, pour une fois que nos chers eurodéputés ont à peu près justifié leur salaire …

 

Voici ce que nous révèle Guysen :

 

« Blocage inédit d'un accord-clé entre l'UE et Washington

 

Le Parlement européen a irrité jeudi les Etats-Unis en bloquant un accord permettant aux autorités américaines d'accéder aux données bancaires des citoyens de l'UE pour lutter contre le terrorisme, affirmant du même coup une autorité nouvelle.

Ce vote annule un accord signé fin novembre par les ministres de l'Intérieur de l'UE. Il devait permettre aux Etats-Unis de continuer à pouvoir "tracer" le financement du terrorisme en utilisant les données bancaires européennes collectées par Swift, une société basée en Belgique et utilisée par 8 000 institutions financières de par le monde.
 

Intrusion dans la vie privée versus impératif sécuritaire

Le rapporteur parlementaire, la libérale néerlandaise Jeanine Hennis-Plasschaert, a jugé insuffisante la protection de ces données et appelé ses collègues à ne pas être "complices" d'un viol des lois européennes.

Les eurodéputés jugent qu'il s'agit d'une intrusion excessive dans la vie privée des citoyens de l'UE.
 

"Si l'administration américaine proposait la même chose au Congrès, de transférer en bloc les données de citoyens américains à une puissance étrangère, nous savons tous quelle serait la réponse", a-t-elle fait valoir.
 

Les députés ont ignoré l'intense lobbying ces derniers jours de plusieurs gouvernements européens, et surtout des Américains: la secrétaire d'Etat Hillary Clinton est même intervenue personnellement auprès du président du Parlement, Jerzy Buzek.
 

La mission américaine auprès de l'UE et un porte-parole du gouvernement britannique ont déploré jeudi un "revers" pour la coopération antiterrorisme entre les Etats-Unis et l'Europe.
 

Un recours à Swift depuis le 11 septembre

Les Américains ont commencé à utiliser les informations de Swift après les attentats du 11 septembre 2001 mais les transferts, secrets, n'avaient été révélés qu'en 2006, provoquant un gros scandale.
 

Sous pression notamment des eurodéputés, un premier accord UE-USA, mettant des garde-fous pour protéger la vie privée, avait été trouvé en 2007. Mais il doit être revu après un changement des structures de Swift, qui va désormais stocker ses données européennes en Europe et non plus aux Etats-Unis.
 

Le vote était aussi devenu une question de principe pour les eurodéputés.
 

Le chef de file des eurodéputés libéraux Guy Verhofstadt a salué jeudi "un moment historique", où "le Parlement a montré qu'il était une institution sur un pied d'égalité avec le Conseil", qui représente les gouvernements européens.
 

"Nous devrons maintenant réfléchir avec nos partenaires américains sur la possible négociation d'un nouvel accord", a commenté Cecilia Malmström, l'espérant "dans un futur proche".

 

 

Source : http://www.guysen.com/article_Blocage-inedit-d-un-accord-cle-entre-l-UE-et-Washington_11958.html

10/02/2010

LES PARISIENS PRIES DE SE SOUVENIR, DE GRE OU DE FORCE

Ca n’aura pas traîné. Aussitôt demandé, aussitôt accordé. Voici donc l’annonce, par le CRIF, de la réussite totale de l’initiative d’une « simple » conseillère municipale de Paris. Qui a, semble-t-il, l’oreille de Delanoë.

 

« Sur l’initiative de Karen Taieb, conseillère municipale de Paris, le conseil de Paris a voté mardi 9 février à l’unanimité en faveur de son vœu de dédier un lieu dans le XIIème arrondissement de Paris à la mémoire d’Ilan Halimi. Karen Taieb fait part de sa «  grande fierté et de beaucoup d’humilité » à la newsletter du CRIF.

 

Quelle est votre première réaction ?

 

A la fois une grande fierté et beaucoup d’humilité car j’aurais préféré ne jamais avoir eu à proposer un tel vœu qui raconte le kidnapping, la séquestration, la torture et l’assassinat d’un jeune parisien parce que juif. Et puis, un profond respect pour une maman, Madame Ruth Halimi qui malgré une douleur infinie est exemplaire de dignité et de courage. Je voudrais également remercier Bertrand Delanoë,  Anne Hidalgo et  Michèle Blumenthal pour leur soutien immédiat et entier.

 

Que représente selon vous Ilan Halimi dans la conscience des Parisiens ?

 

Lors de la manifestation pour Ilan Halimi en février 2006,  200 000 personnes ont défilé entre République et Nation. Comme beaucoup, j’ai pu regretter que l’immense majorité des personnes venues témoigner leur effroi étaient issues de la communauté juive. Qu’en était-il alors de la conscience des parisiens ? Je me suis posé la question. Ce vœu a justement pour objet de dépasser la seule communauté juive et d’alerter l’ensemble des parisiens. Comme je l’ai dit dans mon intervention, associer le nom d’Ilan Halimi à la mémoire de Paris, c’est dire et redire notre intransigeance, notre extrême vigilance pour le respect des valeurs républicaines et notre combat contre toutes les formes de racisme. Il faut que les parisiens sachent qu’Ilan a été tué parce que juif, au nom d’un préjugé : "les juifs ont de l’argent".

(…)

 

Quelle est votre évaluation de l’antisémitisme à Paris ?

 

L’antisémitisme n’a jamais vraiment cessé. Il est protéiforme et hélas jamais tari. En ce moment, il trouve sa source dans un antisionisme désinhibé. La grande majorité des juifs de France exprimant une grande solidarité avec Israël, pour ma part à juste titre.

 

Que peut-on faire pour le faire reculer ?

 

Continuer à donner toute sa place à la mémoire et Paris est exemplaire en la matière. Les plaques à la mémoire des enfants déportés dans chaque école et collège parisien en sont un bel exemple. Mais il est important de faire en même temps comprendre la légitimité d’Israël, patrie du peuple juif, rempart à l’étoile jaune. S’adresser aux amis mais tenter de convaincre les ennemis. Et garder espoir en l’Homme ! »

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=18781&artyd=11

18:19 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6)

09/02/2010

IMPOSTURES EN TOUS GENRES

Faute de pouvoir imposer silence à Internet, ce qui est plus facile à dire qu’à faire, on peut toujours essayer de le disqualifier, en démontrant – et en démontant – toutes les impostures qui y fleuriraient. Et qui sont vraiment du n’importe quoi. Quand on pense qu’il y en a même qui s’en prennent à la shoah … Bref, il est urgent de recadrer les choses, et c’est ce que nous propose Arte ce soir, nous informe le CRIF:

 

«Les effroyables imposteurs» du Net, sur ARTE

 

« Arte consacre sa soirée Thema de ce mardi 9 février 2010 à une révolution qui pose des questions essentielles à notre système médiatique et à notre démocratie : Internet serait une tribune pour les imposteurs de tous poils, une caisse de résonance où l'opinion d'un extrémiste peut avoir la même valeur que celle d'un scientifique reconnu. Formidable instrument d'information, la toile bruisse en effet des rumeurs les plus farfelues : la grippe H1N1 aurait été fabriquée à dessein par les groupes pharmaceutiques, les attentats du 11 septembre auraient été manipulés par la CIA (avec des tours du World Trade Center qui auraient été minées de l'intérieur) et la Shoah n'aurait jamais existé...

 

Qu'Internet connaisse de telles dérives, tout le monde le sait. Mais qu'une foule d'internautes y croit, voire colporte ces inepties au nom de la théorie du complot démasqué, voilà qui est encore plus sidérant. En s'appuyant sur des exemples précis, le premier documentaire d'Arte – « Les effroyables imposteurs » - montre qu'une rumeur malveillante peut être reprise des millions de fois, voire colportée par des médias traditionnels. »

 

Source :http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=18758&returnto=accueil/main&artyd=4 

14:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2)