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24/02/2010

« L’Eglise presbytérienne américaine prête à déclarer la guerre à Israël : Agissez immédiatement ! »

« Un groupe de militants hostiles à Israël, comprenant des théologiens et d’autres fidèles de quelques églises protestantes de premier plan ont lancé une dangereuse campagne consistant à recourir à la théologie pour délégitimer l’Etat juif et ses partisans. Il se peut que dans quelques jours seulement une grande confession protestante s’engage sur la voie d’une confrontation avec la survie d’Israël, à moins que nous ne protestions énergiquement.

L’événement se produit juste au moment où l’exercice du droit d’Israël à défendre ses citoyens a été dénoncé comme « crimes de guerre et crimes contre l’humanité » par le Rapport Goldstone commandité par l’ONU ; alors que le ministre adjoint aux Affaires étrangères a été attaqué verbalement à l’Université d’Oxford, aux cris de « massacrez les Juifs » ; et que des "militants" musulmans poussant des hurlements ont tenté de réduire au silence ou de d’empêcher le discours de l’Ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, Michaël Oren, à l’Université Irvine de Californie.

En 2004, l’Eglise presbytérienne des Etats-Unis (PCUSA) est devenue la première confession protestante majeure à approuver une politique de désinvestissement en Israël. Impopulaire parmi les membres de cette Eglise, elle fut ultérieurement annulée.

Mais, en réaction, des dirigeants de cette église, au prétexte d’équilibrer la politique moyen-orientale de l’Eglise presbytérienne des Etats-Unis, ont créé en 2008 un comité dominé par 7 militants mus par de fortes convictions anti-israéliennes. Après avoir pris connaissance de leur programme radical, l’unique membre favorable à Israël, quitta le groupe en signe de protestation.

Voici ce qui nous est connu de leur rapport, sur la base d’un communiqué de presse rendu public par le comité le mois dernier.

  • Le rapport appelle les Etats-Unis à suspendre l’aide financière et militaire à Israël.
  • Il s’excuse auprès des Palestiniens d’avoir, malgré tout, concédé qu’Israël a le droit à l’existence.

Il déclare que si Israël est défini comme un Etat juif, il ne peut être qu’intrinsèquement raciste.

 

  • Il adopte le document de Kairos Palestine, rédigé par des chrétiens palestiniens qui appelle au boycott et à des sanctions contre Israël et approuve le "droit de retour" total des Palestiniens en Israël, mesure qui mènerait à la disparition de l’Etat juif démocratique.
  • Il nie tout lien entre les alliances bibliques et le peuple juif. Il affirme que l’histoire d’Israël ne commence qu’avec l’Holocauste, et qu’il s’agit d’une nation créée à tort par les puissances occidentales, aux dépens du peuple palestinien, pour régler le « problème juif ».

L’adoption de ce document empoisonné par l’Eglise presbytérienne serait rien moins qu’une déclaration de guerre contre Israël et ses partisans.

Il aurait un impact négatif sur les relations interconfessionnelles, et pourrait avoir d’importantes répercussions dans le domaine politique, compte tenu du fait que 46 membres du Congrès américain sont des Presbytériens.

Enfin, ces initiatives, encouragées par le Conseil Mondial des Eglises, dont le siège est à Genève, provoqueront une onde de choc sur d’autres confessions religieuses.

C’est pourquoi nous vous demandons de faire deux choses, de toute urgence :

1) Protestez directement auprès des hauts dirigeants de l’Eglise presbytérienne des Etats-Unis, en les pressant de mettre un terme à cette dangereuse campagne qui nie la légitimité et le droit à la défense d’Israël.

2) Prenez contact avec vos amis Presbytériens et leur demander de protester vigoureusement contre cette possible réécriture de l’attitude de l’Eglise presbytérienne des Etats-Unis envers Israël, qui détruira les fruits de l’ère de bonne volonté que cette église a entretenue avec la communauté juive durant des décennies.

Il y a, dans l’Eglise presbytérienne des Etats-Unis, de loyaux amis d’Israël, dont la voix a été submergée par quelques militants bien déterminés, qui poursuivent sans relâche un programme politique radicalement anti-israélien.

Agissez maintenant : il n’est pas trop tard pour changer les choses. »

Source : http://debriefing.org/30016.html  (traduction)   Original : site du Centre Simon Wiesenthal

14:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4)

23/02/2010

« Holocauste : deux Juifs déportés en Transnistrie font enfin condamner l’État roumain »

« Le tribunal de Galaţi a récemment condamné l’État roumain « pour les souffrances et les abus » infligés à deux frères juifs déportés en Transnistrie entre 1941 et 1945, sous le régime du Maréchal Antonescu. Une première judiciaire qui pourrait faire jurisprudence, 70 ans après les violents pogroms organisés dans le pays.

Par Mirela Corlățan

tn_8c0d365eacc0f2acdfae9b94298587cf-2.jpgDevy Abraham avait huit ans quand il a été déporté en Transnistrie avec sa famille. De retour chez lui en 1945, à l’heure de la puberté, l’expérience de la mort l’avait déjà fait vieillir. Pourtant, après avoir échappé aux griffes des artisans de l’Holocauste, il a continué de vivre des décennies avec la peur au ventre à cause de la Securitate. Il aurait voulu crier sa souffrance de s’être fait voler sa jeunesse et d’avoir vu sa famille détruite, et pourtant l’instinct de survie l’a poussé à l’autocensure.

 

 

En 2005, après des années d’hésitation, il a décidé de se libérer - essentiellement de la prison de sa propre mémoire - et de réclamer la condamnation de ceux qui l’ont fait souffrir. Quatre ans plus tard, après une lutte inégale contre l’État, Devy Abraham a obtenu une deuxième condamnation du général Ion Antonescu. Une condamnation symbolique obtenue devant le tribunal de Galaţi et qui lui réchauffe le cœur. Lui et son frère Sami, qui n’était qu’un nourrisson quand on l’a déporté, sont les premières victimes de l’Holocauste à obtenir réparation devant la justice roumaine.

 

 

« Le Juif Isac Abraham sera exécuté. » C’est par cette sèche sentence que le calvaire de la famille de Devy a commencé. C’était en plein hiver 1941, au siège du commandement légionnaire du port de Galaţi. Isac, le père de Devy et de Sami, s’est rendu aux légionnaires [3] après avoir échappé pendant deux ans à l’enrôlement dans les bataillons de travail destinés aux Juifs.

 

 

« En 1932, Papa a quitté sa ville de Siret, en Bucovine, pour Galaţi », raconte Devy. « C’est là qu’il s’est marié avec ma mère Fany Weisman. En 1939, il a reçu une convocation pour les bataillons de travail mais les autorités ont dû le chercher pendant longtemps à Siret. Début 1941, ils ont retrouvé sa trace à Galaţi. »

 

 

Dans un premier temps, Isac s’est caché chez des amis. Mais les gendarmes ont mis la main sur son épouse qu’ils ont battue, ce qui l’a poussé à se rendre immédiatement. « Quand nous sommes allés le trouver sur le port, il était à terre, à genoux, frappé jusqu’au sang », se souvient Devy.

 

 

L’image du capitaine Soare, le chef des gendarmes qui a prononcé la sentence fatidique contre son père, lui revient en mémoire et fait naître un rictus sur son visage. « Moi, j’avais huit ans, mon frère en avait un. Ma mère, qui tenait Sami dans ses bras, a sauté aux pieds de mon père tandis que moi je me suis mis à pleurer. » Sur le moment, il lui a semblé qu’on faisait une faveur croyant, avec bonheur, qu’on venait d’épargner le chef de sa famille. Il ne se doutait pas que lui, sa mère et son frère assisteraient finalement à la mort.

 

 

Lente extermination par la faim

 

 

Les Abraham ont été la seule famille de Galaţi à être déportée en Transnistrie. Après que le capitaine Soare a épargné la vie du « Juif Isac », ce dernier a été forcé de renoncer aux quelques économies qu’il avait faites en tant que cordonnier et d’embarquer, avec sa femme et ses deux enfants, sur une péniche en direction de l’Ukraine. Arrivée à destination, la famille a ensuite pris différents trains de marchandises jusqu’à Chişinău. C’est à ce moment là qu’ils sont devenus de simples numéros. Ils rejoignaient les dizaines de milliers de Juifs envoyés dans les camps de Transnistrie. « On a marché les uns derrière les autres pendant des centaines et des centaines de kilomètres », explique Devy Abraham. « Nous nous sommes arrêtés après neuf mois, pas très loin de Bug, dans le camp de Halcineţ, dans le département de Moghilev. »

 

 

Sur place, en guise d’abri, on leur avait préparé une étable où l’on entassait jusqu’à 30 personnes dans une petite pièce. Ils dormaient à même la terre de glaise, sans fenêtre, sans porte. Pour exterminer, le régime Antonescu ne s’est pas fatigué à mettre sur pied des chambres à gaz mais il a utilisé une méthode plus économique et plus sûre : l’affamation. « La faim, les poux et le froid faisaient mourir les gens », raconte Devy.

 

(…) 

 

 

Après la guerre, Devy a entretenu sa famille avec son salaire de vendeur dans une droguerie. Peu à peu, il s’est mis aux études pour devenir technicien en pharmacie. Son frère, Sami, qui s’est établi à Râmnicu-Vâlcea (centre du pays), a travaillé dans l’armée et a eu deux enfants qui ont émigré en Israël après 1990. Leur mère, Fany, s’est retrouvée inapte au travail après avoir reçu une balle qui n’a pas pu être extraite. Elle est décédée en 1991. Il y a 30 ans, Devy a appris que, finalement, sa tante Carolina et son cousin Jean avaient réussi à embarquer sur un bateau pour la Palestine.

 

 

En 2005, Devy a décidé de déterrer les horreurs du passé et a poursuivi l’État roumain en justice pour les souffrances qu’il a endurées. L’année suivante, une maladie impitoyable lui a pris sa fille tandis que sa femme est devenue aveugle et paralysée. Mais lui n’a pas cédé. Même s’il avait des avocats, il s’est présenté seul à la barre. Il a d’abord perdu en première instance à Galaţi mais la Haute Cour de justice a demandé un nouveau procès.

 

 

En octobre 2007, le Tribunal de Galaţi lui a donné gain de cause. « Une personne qui a été privée de liberté ou dont on a limité la liberté de façon illégale voire immorale a le droit d’être dédommagée », ont motivé les juges.

 

 

La cour d’Appel de Galaţi a confirmé cette décision et, depuis juin 2009, les frères Abraham attendent toujours leurs 360.000 lei de réparation (environ 90.000 euros). Cet argent public tarde vraiment à venir surtout que, maintenant, il est « inclus dans le nouveau budget », selon la Direction des finances de Galaţi. Ce n’est pas beaucoup mais pas peu non plus pour de vieilles personnes qui pourraient assouvir des désirs cachés. Devy pourrait, par exemple, aller en Israël. Mais non, il ne souhaite que manger du gâteau... »

 

Source : http://balkans.courriers.info/article14513.html

 

 

A moins d’avoir un cœur de pierre, vous aurez été touchés par cette pathétique histoire, que j’ai considérablement abrégée (intégralité dans le lien), dont curieusement, nous n’avons pas beaucoup entendu parler jusqu’à présent.

 

Il était vraiment très méchant, Ion Antonescu, qui a « dirigé la Roumanie d’une main de fer entre 1940 et 1944 ». D’ailleurs, il était d’extrême-droite, c’est tout dire.

 

Après, les Roumains ont eu de la chance car les communistes sont arrivés au pouvoir en 1945. A commencé alors une aimable dictature balkanique qui va durer quarante-cinq ans et faire au bas mot, selon les chiffres officiels, deux millions de morts.

Qui seraient bien en droit aussi, il me semble – ou du moins leurs descendants – de demander quelques comptes.

 

On se demande d’ailleurs pourquoi Devy n’a pas eu l’idée de déterrer les horreurs du passé plus tôt, car en 1948, par exemple, il aurait eu une interlocutrice de choix pour ce faire: une coreligionnaire, fille de rabbins, Ana Pauker. A cette date, elle était ministre des affaires étrangères et faisait la une du Time américain avec cette légende admirative « La femme la plus puissante à l’heure actuelle ». Une stalinienne pur sucre qui a laissé de drôles de souvenirs en Roumanie … Et elle n’était pas toute seule. Se sont signalés à cette époque quelques autres Révolutionnaires juifs, dont je parle dans mon bouquin.

 

Il ne leur a rien demandé à eux, Devy ? Pourquoi ?

« La négation de l'Holocauste devient illégale en Hongrie »

« La négation de l'Holocauste est désormais illégale et passible de trois ans de prison en Hongrie, après le vote lundi d'un amendement au Parlement modifiant le Code pénal. La motion, présentée par les socialistes au pouvoir, a été adoptée par 197 voix pour, 1 contre et 144 abstentions. La loi punit la négation publique de l'Holocauste, ou sa présentation comme un événement sans importance. Jusque-là, une conception large de la liberté d'expression ne faisait pas tomber de telles déclarations sous le coup de la loi.

 

 

Les socialistes avaient invité des survivants de l'Holocauste à cette session du parlement, la dernière avant les élections législatives du mois d'avril.

 

 

Le plus grand parti de l'opposition de droite, le Fidesz -- qui formera selon tous les sondages le prochain gouvernement -- avait voulu faire adopter un amendement pour punir d'une façon identique la négation des crimes commis par les dictatures communistes, mais les députés ont rejeté cette proposition. Près de 600.000 Hongrois d'origine juive sont morts durant l'Holocauste. Le pays abrite encore l'une des plus grandes communautés juives d'Europe, comprenant entre 60.OOO et 100.OOO personnes. » (AFP)

 

 

L’un des commentaires de lecteurs à l’article ci-dessus paru dans La Libre Belgique :

 

« Les Hongrois emboîtent le pas aux Français qui depuis la loi du communiste Gayssot ne peuvent plus nier ou minimiser le génocide anti-juif. S'il existait toujours un danger nazi, si les juifs étaient menacés en Europe, si laisser des négationnistes s'exprimer représentait un danger physique pour certains, on pourrait comprendre. Je n'ai pas l'impression que ce soit le cas. Alors comment justifier cette entorse à la liberté d'expression, au nom de l'historiquement correct ? Qui soit dit en passant oublie un peu d'autres massacres, comme celui des tziganes, des arméniens, et les meurtres de masse perpétrés par les exécuteurs de Staline, Mao ou Pol Pot. Alors, faire taire ceux qui à tort évidemment, minimisent la Shoah, mais parmi lesquels on compte malheureusement beaucoup d'arabes, n'aurait-il pas pour but principal de faire oublier la Nakba, ce nettoyage ethnique massif qui s'est déroulé en Palestine en 1948 ? »

 

 

Source : http://www.lalibre.be/actu/international/article/564392/la-negation-de-l-holocauste-devient-illegale-en-hongrie.html

 

18:01 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2)

LA MONNAIE DE LA PIECE

On se souvient du scandale déchaîné il y a quelques semaines par le traitement plutôt méprisant subi par l’ambassadeur de Turquie en Israël de la part du vice-premier ministre israélien. Les Turcs n’avaient pas apprécié et exigé des excuses. Qu’Israël avait dû faire. Il y a des pays qui ne s’aplatissent pas systématiquement, c’est tout à leur honneur.

 

Voici le second round de ce petit match entre ex-amis :

 

 

« La Turquie veut voir Israël se prosterner

 

Satellite.jpg

 

 

 

Israël ferme les yeux. Une affiche déployée dimanche, à partir d'une grue, dans une banlieue d'Ankara a pourtant de quoi alimenter les récentes tensions avec la Turquie. Sur le visuel, le président Shimon Peres semble s'incliner devant le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan.

 

Ni la résidence présidentielle ni le ministre des Affaires étrangères n'ont souhaité exprimer de commentaires sur le sujet. Pas plus que sur la légende qui accompagne l'affiche : "Erdogan : un leader devant qui le monde se prosterne."

 

A première vue, cette opération de communication semble être la réaction de la Turquie au scandale qui a marqué l'opinion publique en janvier dernier. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, avait fait asseoir l'ambassadeur de Turquie sur une chaise plus basse, et récolté un flot de réprimandes.

 

Le véritable auteur de l'affiche n'a pas encre été clairement identifié. Quelques hauts responsables de la diplomatie de Jérusalem gagent toutefois qu'il s'agit des sommets de l'Etat, tandis que d'autres parient sur un acte indépendant qui n'a pas été orchestré par le gouvernent.

 

"Un incident scandaleux"

 

Les réactions sont toutefois virulentes et insistent sur le fait qu'il s'agit d'un manque de respect, tant pour Peres, que pour Israël dans son ensemble.

 

Les relations entre Erdogan et le chef de l'Etat israélien se sont énormément dégradées en janvier 2009, lors de l'opération Plomb durci. Elles ont atteint leur paroxysme lorsque les deux hommes se sont affrontés, lors du Forum économique mondial de Davos. Erdogan avait alors lancé à Peres : "Quand il s'agit de tuer, vous savez comment faire."

 

Dans une entrevue accordée au quotidien espagnol El Pais, qui a été publié lundi, Erdogan a confié que l'incident, qui a fait de lui un héros dans une grande partie du monde arabe, a inauguré une nouvelle approche de la politique étrangère de la Turquie. »

 

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1265631180654&a...

16:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1)

BIEN LA PEINE DE SE PRECIPITER AU DINER DU CRIF ….

Satisfaire Israël n’est pas une sinécure. Seules sont agréées comme autant de tributs allant de soi les allégeances peines et entières à tout ce que dit et fait l’Etat hébreu. Sinon, gare. L’ire cette fois provient des propos de Kouchner. Pourtant, si l’on se souvient bien, Kouchner n’était-il pas en 2007 le chouchou du CRIF, qui s’était employé, avec succès, à éliminer de la liste des partants au poste de ministre des affaires étrangères Hubert Védrine, jugé trop « pro-arabe » ? C’était bien la peine… Encore un antisémite, ce Kouchner, finalement. Et les vieux griefs de ressurgir aussitôt ….

 

 

« Israël, furieux des déclarations de Kouchner, ignore officiellement la France

 

 

Israël ne saurait être plus clair: furieux des déclarations faites il y a 2 jours par le Ministre Français des Affaires Etrangères, l’Etat Hébreu décide officiellement de mettre à l’amende la diplomatie française. “Une diplomatie qui à les mêmes allures que celle prônée à l’époque par Jacques Chirac. Une diplomatie pro-arabe. Une diplomatie ou l’on critique Israël à tout va. Nous faisons tous des erreurs, Israël en fait. Les USA en font. Le Brésil en fait. Mais que Kouchner soit aussi agressif envers Israël est le signe très clair que nos relations diplomatiques sont particulièrement tendues. Et ce n’est pas une erreur de Kouchner, c’est toute sa pensée politique qui est déviante”. Cela à le mérite d’être clair. C’est un diplomate israélien qui le déclare à JSSNews ce matin sous couvert d’anonymat.

 

 

Le ministre de la défense israélien, Ehoud Barak, a d’ailleurs annulé sa visite prévue aujourd’hui à Paris. Il devait faire escale au Quai d’Orsay mais a décidé d’annuler son rendez-vous avec Bernard Kouchner. “Barak partira directement aux Etats-Unis sans faire escale à Paris” est l’annonce faite par l’ambassade d’Israël à Paris. Ils rajoutent “problème d’agenda”. Mais il n’y aurait pas de problème d’agenda avec un pays ami.

 

 

On se souvient d’ailleurs qu’il y a plusieurs semaines, Kouchner avait dû annuler un voyage en Israël : l’Etat Hébreu refusant alors de recevoir un homme qui ne leur veut que du mal. On se souvient que la France n’a pas voté contre le texte antisémite proposé par le juge sud-africain (Goldstone) et qu’en fin de semaine la France réclamait la “reconnaissance immédiate de la Palestine” alors que la Palestine n’est pas un Etat. Ce qu’il y a de plus honteux dans cette déclaration est que la France semble ne pas se soucier du fait que “la Palestine” ne reconnaît toujours pas Israël. Soit pas du tout. Soit pas en tant qu’état juif. Dans les deux cas, c’est la négation de l’autre. Comment vouloir annoncer la création d’un état qui, même sans l’être, nie déjà à l’autre le droit d’exister ?

 

 

Pour le diplomate joint par téléphone, les choses sont claires : “Sarkozy joue un double jeu. Il se dit ami d’Israël et charge Kouchner de donner les mauvaises nouvelles. C’est de la politique certes, mais un ami n’agit pas ainsi. La France doit prendre conscience de ses erreurs. La France qui dit vouloir jouer un rôle plus grand dans le conflit ne pourra jamais rien faire si elle continue ainsi. Même Medvedev peut faire mieux. Peut-être même que le Dalaï-Lama aurait plus d’influence que Kouchner s’il n’était pas écrasé par la Chine”.

 

 

Au moins les choses sont claires. »

 

 

Source : http://www.juif.org/go-blogs-22000.php  

22/02/2010

JE ME DISAIS AUSSI …

69.jpgVous n’avez sans doute pas manqué de remarquer sur les programmes télé une omniprésence absolument époustouflante d’Anne Roumanof : à toutes les heures, sur toutes les chaînes, invitée à toutes les émissions et ce depuis des mois et des mois.

 

Tenez, même mon mari qui Dieu sait se contrefiche de la télé, avait fini par le remarquer, c’est tout dire. Il n’y a bien sûr aucun rapport avec ce qui précède, mais l'info est quand même intéressante:

« Anne Roumanof: “mes origines juives”

“J’ai un grand-père catholique de Bordeaux, mais comme cela passe par la mère… J’ai deux grands-parents russes, ashkénazes donc, et une grand-mère juive du Maroc. J’ai même un arrière grand-père qui s’appelait Cohen.

 

Ma grand-mère était la petite-fille du grand rabbin Haim Cohen de Fez où il est enterré. À la WIZO du XVIe arrondissement de Paris, on se souvient très bien d’elle et pas seulement comme grande donatrice. On l’appelait la générale Cassous du nom de son mari.

 

La figure de ma grand-mère du Maroc est très importante dans ce que je  suis. C’est une femme dont je me sens assez proche, une forte personnalité, très expansive, rigolote, sociable. C’est aussi la première écrivaine juive francophone du Maroc. Elle a eu sept enfants. Elle a disparu il y a vingt ans et ne m’a donc jamais vu sur scène. Elle repose en Israël au Mont des Oliviers. Le fait que mes grands-parents russes aient changé de pays sous la contrainte me donne un sentiment d’insécurité.

 

Mes deux grands-mères ont quitté leur lieu de naissance brutalement, et de ce fait je ne me sens jamais établie nulle part; c’est même plus par rapport à ces grands-parents qui ont changé de pays que par le fait d’être juive. Ce que j’ai aussi de juif, c’est une grande vivacité d’esprit et le sens de la famille. J’ai hérité par mes origines ashkénazes, du sens de la culture et de l’art mais aussi du doute et de la crainte.
J’admire le côté joyeux des séfarades, la capacité à faire la fête. J’ai un grand-oncle qui vit encore à Casablanca, j’aime son côté chaleureux et entraînant. »

 

Source: http://www.juif.org/go-blogs-21956.php

21/02/2010

« Israël va pousser la Chine à des sanctions contre l’Iran »

Voyons si les Chinois se laisseront manœuvrer. Dame, si en échange les carottes sont suffisantes …

 

« Une délégation israélienne de haut niveau quittera Israël à la fin du mois pour Beijing pour des discussions politiques, économiques et sécuritaires avec d’importants responsables chinois. La question centrale des discussions sera le programme nucléaire iranien et la demande israélienne de sanctions contre Téhéran.
 
La délégation, dirigée par le ministre des affaires stratégiques Moshe Yaalon, et le gouverneur de la Banque Centrale d’Israël Stanley Fischer, a été décidée par le premier ministre Benyamin Netanyahou alors que les discussions s’intensifient entre les six puissances sur la possibilité de nouvelles sanctions contre l’Iran. La Chine est considérée comme l’adversaire le plus ferme à des sanctions, suivie par la Russie. Fischer et Yaalon seront accompagnés par des représentants du ministère des affaires étrangères et de la défense. La délégation rencontrera des responsables du
ministère
des affaires étrangères chinois et du ministère du trésor.
 
Les délégués mettront l’accent auprès de leurs homologues sur l’importance d’arrêter
les efforts iranien d’acquérir des armes nucléaires, en vue d’éviter une déstabilisation
du Proche Orient et une course aux armes nucléaires à travers la région. La délégation discutera aussi des possibilités d’accroître la coopération économique entre Israël et la Chine.
 
Le gouvernement Netanyahou a jusqu’ici quelque peu négligé la Chine dans ses efforts diplomatiques pour stopper le programme nucléaire iranien. Netanyahou et le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman n’ont pas visité la Chine, et n’ont pas tenu de discussions significatives avec des responsables chinois sur la question iranienne, se concentrant sur les Etats-Unis, la Russie, la France, le Royaume Uni et l’Allemagne.
 
La Chine a d’importants intérêts économiques en Iran, une grande partie du marché énergétique chinois étant tributaire des importations de pétrole iranien. D’un autre côté, Israël a demandé à plusieurs reprises des sanctions sur le pétrole iranien et la vente de pétrole raffiné à l’Iran.
 
Entre temps, l’administration américaine tente de convaincre des autres états du Golfe de fournir la Chine en pétrole à des prix inférieurs à ceux demandés par l’Iran. Une offre a déjà été faite par l’Arabie Saoudite mais n’a pas encore été acceptée par les chinois.
 
Plus tôt ce week-end, le ministère des affaires étrangères a publié une déclaration en réponse au dernier rapport de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, qui déclarait soupçonner l’Iran de tenter de produire des armes nucléaires. La déclaration dit : « l’Iran continue de violer systématiquement les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies et de l’AIEA. La communauté internationale et ses institutions doivent commencer à imposer des sanctions effectives sur l’Iran aussi tôt que possible, pour lui faire comprendre le prix lourd qu’il y aurait à payer pour continuer à développer son programme nucléaire. »

 

Source : http://www.juif.org/go-blogs-21923.php

18:13 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1)

20/02/2010

Dring, dring…

55.jpgCe qui suit n’est pas une blague juive. C’est un dialogue imaginé au Crif (encore lui ! mais que voulez-vous, il est très actif) pour en rajouter une louche, façon « décontractée » et quotidienne, sur la dangerosité et la perversité intrinsèques d’Internet. Point de départ : les infortunes de la vertu, illustrées par BHL.

 

Deux copains discutent au téléphone :  Moshé et Jean-Louis. Un bon et un inconscient.

 

- Oui, allo ?

- Salut Moshé.

- Qui est à l’appareil ?

- C’est Jean-Louis !

- Ah, bonjour. Tu vas bien ?

- Tu sais quoi ? J’ai pensé à toi hier…

- Ah bon ?

- Tu n’as pas lu les indiscrets de l’Express de cette semaine ?

- Non, je ne lis pas forcément cet hebdo.

- Eh bien, figure toi que Bernard-Henri Lévy s’est fait lapider la semaine dernière sur le site Internet de Libération…

- Ah bon ? Pourquoi ?

- Ben, tu n’es pas au courant ? BHL s’est fait piéger dans son dernier livre, De la guerre en philosophie (Grasset) en citant les écrits d’un philosophe qui n’a jamais existé. Je suis mort de rire, en pensant à cela. C’est drôle, quel con ce mec !

- Oui, j’ai entendu cela. Mais quel rapport avec Libé ?

- Eh bien, BHL a été la cible d’attaques en règle sur Internet. Libé, par exemple, n’a pas été en mesure de contenir le flot de propos injurieux et parfois antisémites déversés sur son site, dixit l’Express. Le quotidien a donc été contraint de fermer la session qui lui était consacrée.

- Mais, c’est affreux cela !

- Pourquoi affreux ? C’est le jeu ! Tu as l’air d’être étonné ?

- De quel jeu parles-tu ?

- Internet est une caisse de résonnance, tu devrais le savoir…

- Ce que je comprends, c’est que BHL est raillé, attaqué… Soit. Mais, comment peut-on justifier des attaques antisémites ?

- Ben, c’est Internet, justement !

- Et alors ?

- Ecoute Moshé, je comprends que tu sois gêné. C’est sûr, des attaques antisémites, ce n’est pas cool. Mais, BHL n’est pas un saint, enfin ! Ce mec est un néoconservateur, tu le sais bien, non ?

- Non, je ne le sais pas ! Ce que je sais moi, c’est qu’il a soutenu la campagne de Ségolène Royal et qu’il dit être de gauche.

- Oui, et alors ? Il dénonce souvent les musulmans !

- Je n’ai pas entendu qu’il dénonce les musulmans. N’importe quoi ! Il dénonce plutôt l’islamisme, nuance.

- Admettons, mais il est considéré comme un pro-israélien. Je sais que toi, Moshé, cela ne te gêne pas. Mais, quand même !

- Ecoute Jean-Louis, il exprime un point de vue, ce qui ne veut pas pour autant dire qu’il soutiendrait tous les choix politiques israéliens. Et quand bien même, cela mérite-t-il qu’il soit victime d’attaques antisémites ?

- Ben écoute, tu sais avec les opinions qu’il défend et le nom qu’il porte ! Il ne faut pas s’étonner, quand même, que les gens se lâchent !

- Tu vois, moi, ce dont je m’étonne, c’est que peu à peu les langues se délient. Il devient très kitch de se souvenir justement qu’il s’appelle Lévy. Et, par conséquent de le lapider parce qu’il s’appelle aussi Lévy !

- Oh, écoute. Ca va. Je ne t’ai pas appelé pour que tu joues les victimes !

- Je ne joue pas les victimes. Je m’effraie simplement de ce qui se passe sur l’Internet.

- Mais, c’est l’Internet justement !

- Non, ce sont des gens qui sont derrière. Ces gens existent bel et bien. Ce ne sont pas des machines qui composent les messages et alimentent les forums. Et, sous le couvert de l’anonymat, en se cachant et en utilisant des pseudos, ils répandent leur venin. Ces gens sont ignobles, de vraies CRAPULES ! Pis, des lâches.

- Ah écoute, tu m’as déjà fait le coup. Quand on commence à parler des Juifs, tu perds la boule…

- Pas du tout, j’ai mal, c’est tout. Je n’admets pas que l’on insulte les gens et qu’on les désigne en fonction de leur origine ethnique et/ou religieuse. Je dirai la même chose si BHL était noir. Pour moi, le racisme, c’est dégueulasse !

- Tu en rajoutes une couche, allez Moshé… Je ne t’ai pas appelé pour que tu joues ton numéro… Et tu…

- Je ne joue pas Jean-Louis, je t’explique simplement que je suis un être humain. Je mérite d’être respecté. Que l’on reproche ou que l’on critique BHL, m‘est égal, après tout. Mais, que sur des sites Internet, on répande un venin antisémite, me dégoute. Je ne l’accepte pas.

- Allez, allez. Vous les Juifs, vous êtes tellement susceptibles. Tu sais quoi ? Tu as besoin de vacances.

- Justement. J’en prends. Excuse-moi, je vais être en retard. Allez salut.

- Ben salut… Je…

 

Dring. Dring.

 

Marc Knobel »

 

Bon, vous avez tout compris. Au départ, Internet c’était bien. Maintenant, pour les raisons que vous savez, c’est devenu le Mal personnifié et les nouveaux croisés du Bien vont le pourfendre. Accrochez-vous !

 

Moshé nous dit ceci :

-         Pas du tout, j’ai mal, c’est tout. Je n’admets pas que l’on insulte les gens et qu’on les désigne en fonction de leur origine ethnique et/ou religieuse.

 

Eh bien, je suis tout à fait d’accord avec lui. Moi non plus, je n’aime pas ça du tout.

 

Alors Moshé devrait quand même se poser quelques questions et se demander si les organisations communautaires telles qu’elles existent et s’activent dans ce pays – et si je m’amusais à en dresser la liste, nous serions encore là demain matin – ne créent pas justement le mal dont il se plaint aujourd’hui. A force de se désigner soi-même comme juif de toutes les façons possibles, en réclamant à ce titre certains menus avantages de la République, eh bien hélas, trois fois hélas, on s’expose aussi à être attaqué en tant que tel. Logique, non ?

 

Oui, Moshé devrait vraiment réfléchir à la question, avant d’accuser Internet.

 

 

Source: http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=18927&artyd=10