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16/03/2010

« Promoteurs du traité de Lisbonne, le Peuple Français vous crache à la gueule »

 Tel est le titre d’un article pertinent paru sur le site toutsaufsarkozy.com. Le voici :

 

« Le Peuple Français, dans sa plus totale souveraineté, après avoir subi une campagne de propagande médiatique sans comparaison en faveur du vote oui, avait voté non à plus de 54% au traité constitutionnel européen le 29 mai 2005. Le 8 février 2008, le Parlement français, réuni en congrès, approuvait le traité de Lisbonne, à savoir une copie amoindrie mais reprenant les pires aspects du traité constitutionnel rejeté par les Français. Jamais la République n’avait eu à subir un tel déni de démocratie et tout le monde s’est tu. Tout le monde.

 

Que l’on remette en cause le résultat d’un référendum, qui plus est au bout de deux ans seulement, constitue une forfaiture politique inacceptable pour tout démocrate qui se respecte. Certes, Nicolas Sarkozy avait prévenu durant la campagne présidentielle de 2007 qu’il contournerait la décision populaire par une procédure parlementaire, mais cela ne légitime pas pour autant une violation aussi grossière du suffrage universel, particulièrement dans une grande démocratie comme la France. Avec 53,65% d’abstention au soir du 14 mars 2010, notre pays paye le prix lourd de cette violation morale de la souveraineté populaire. Car rien n’est pire que de dégoûter le citoyen de sa mission électorale, rien n’est plus dangereux que de priver un électorat de sa victoire.

C’est pourtant ce qui s’est passé, en 2008, dans notre bonne vieille république. Les électeurs auxquels les partisans du oui en 2005, l’UMP, le PS, le sommet de l’Etat, ont répondu « cause toujours », en s’asseyant sur leur vote, ont répondu « merde » à l’occasion de ces élections régionales. Ces électeurs constituent à nouveau une majorité, quasiment comparable à celle de mai 2005, manifestant son rejet d’un système qui ne sait plus que passer en force, et les leaders politiques ont beau donner toutes les explications possibles à ce désaveu populaire, aucun n’a eu le courage de reconnaître que cette abstention massive, dramatique, inquiétante, a pour principale origine ce mensonge historique qu’est l’approbation du traité de Lisbonne par ce que l’on hésite encore à qualifier de « représentation nationale ».

 

En se détournant majoritairement des urnes, en ce 14 mars 2010, alors que les enjeux politiques n’étaient pas escamotés, bien au contraire, le peuple Français a craché à la gueule de ceux qui le méprisent. Au delà des analyses politiciennes du moment, navrées ou triomphantes quant aux résultats de ce scrutin régional, cette situation est très grave. Très grave pour notre démocratie, très grave pour la France. Si un débat de fond sur cette tragédie politique ne s’ouvre pas sur la place publique, nous en paierons plus chèrement encore les conséquences. »

 

 

Il y a une suite à cet article. Je vous la donne aussi, car elle pose des questions intéressantes. Quoique je sois assez réservée quant à sa conclusion, mais peut-être ai-je tort ?

 

C’est que la situation est inédite. Le taux d’abstention, habituellement prestement camouflé sous le tapis, est tel cette fois qu’il ne peut plus être dissimulé. C’est un rejet, bien réel, et un dégoût même, de toute la classe politique « républicaine ». Mais une fois cela posé, comment faire avancer le schmilblick ? C’est que, hélas, le FN est tout sauf la bonne réponse à une question pertinente. Alors, quoi d’autre ?

 

« Notes :

 

53,65, c’est la réponse des « Pue la France » aux Barrosiens de Bruxelles. (Périco Légasse)

C’est un cri de colère, une sorte de clameur qui monte des profondeurs du pays pour exploser comme une bombe sur les écrans de télévision en ce 14 mars 2010. Même si l’on en connaît la signification, même si l’on sait que c’est une rébellion, un coup de gueule citoyen, un poing d’honneur, le chiffre fait mal : 53,65. Le taux d’abstention au premier tour des élections régionales de mars 2010 restera comme une tâche indélébile dans les annales de la vie politique française.


Cynique, méprisant, presque sordide, Nicolas Sarkozy a fait dire à ses sbires envoyés sur les plateaux que cette démobilisation était la faute des présidents socialistes de conseils régionaux ayant démobilisé leurs concitoyens. Un président de la République, surtout quand elle est française, devrait y réfléchir à deux fois avant de lâcher le roquet Lefebvre et le molosse Bertrand sur la foule, car il risque de se la prendre en pleine gueule, façon retour de bâton, sa théorie, dimanche 21 mars.

Rien n’est pire pour un responsable politique que de sombrer dans la dénégation aveugle face à l’évidence de l’échec. Pourtant, ils ont osé. Les Français sanctionneront, un peu plus fort. Tout comme ils ont majoritairement sanctionné cette classe politique, mais aussi ce pouvoir, ces médias, ces communiquants, ces penseurs et ces hâbleurs qui leur ont refilé le Traité constitutionnel européen sous forme de traité de Lisbonne. Et qui ne cessent de les tromper, en trichant, en mentant, en taisant.

Quelle irresponsabilité, en ce mois de février 2008, de la part des dirigeants de cette nation, et de leurs complices ravis de se venger de l’humiliation du 29 mai 2005, que de croire que le contournement du référendum par la voie parlementaire resterait sans conséquences pour notre démocratie. Il y avait déjà eu les élections européennes, en juin 2009, avec 60% d’abstention, mais ce taux étant habituel pour ce scrutin, l’exemple n’était pas probant. Cette fois ci, il l’est. Et tous ceux qui se sont détournés des urnes dimanche 14 mars n’hésitent pas à l’avouer, à l’expliquer, pour ne pas dire, à le revendiquer.

Sociologiquement, c’est une catastrophe. Politiquement, un cauchemar. Car si, sur l’instant, on se rassure de cette capacité d’indignation de l’électorat, de cette forme de réactivité populaire, cette grève des urnes, car ce n’est pas autre chose, peut se transformer demain en fléau contre la démocratie. Tout d’abord en truquant la réalité politique du pays et en distribuant des cartes à ceux qui ne devraient pas en avoir autant. Mais le jeu du suffrage universel est ainsi fait qu’il tire aussi sa légitimité de ses propres limites, de ses propres vices. Alain Finkielkraut l’a ainsi formulé : « Sans éducation, le suffrage universel peut devenir la tyrannie des imbéciles ». Certes, mais le déserter, c’est prendre le risque d’offrir le pouvoir aux salauds.

Ne nous voilons pas la face, la « droite moderne », pas celle, franco conservatrice et catholique, de Barrès, de Tardieu, de Pinay ou de de Gaulle, mais celle qui prend ses ordres chez Microsoft, chez Veolia, chez Total, chez Unilever, mais aussi chez Procter-&-Gamble et à Wall Street, pour rendre encore plus rentables les profits industriels de la grande finance mondialisée, et qui a ses entrées aujourd’hui à l’Elysée-Matignon, se prévaudra un jour de cette désaffection du citoyen envers l’acte électoral pour le réduire, petit à petit, lentement, sournoisement, à un suffrage épisodique et aléatoire dont ne découlera plus le pouvoir réel. Les citoyens continueront à voter, certes, mais pour des institutions secondaires aux compétences limitées. Les vraies décisions, elles, se prendront, au secret, lors de conseils d’organismes autoproclamés et validés par une technocratie de commission.
A ce rythme-là, on y va tout droit. Avec la complicité bienveillante d’une classe médiatique qui trouve quand même que le peuple, c’est nul ! Il fallait les lire et les entendre au lendemain du 29 mai 2005…

La stratégie est simple : on dégoûte le citoyen de la vie politique, on le dissuade de voter en lui montrant que cela ne sert à rien, et, une fois bien démotivé et démobilisé, on s’en passe, en lui donnant l’illusion qu’il continue à décider par quelques effets médiatiques bien conçus. « Ce n’est pas nous qui avons tué le suffrage universel, c’est le peuple qui n’en veut plus » expliqueront-ils un jour. On repasse un coup d’éponge là-dessus avec le soutien de la télévision et le tour est joué.

Lorsque Patrick Le Lay, ancien pdg de TF1, se vante de « Mettre du temps de cerveau à disposition de Coca Cola » il oublie de dire que sa logique, transposée au niveau d’une logique politique similaire, peut augmenter le temps de cerveau indisponible à la réflexion citoyenne. C’est peut-être ce qui est entrain de se produire. Gavé de télé réalité, saturé de séries américaines, boulimique d’émissions flattant l’instinct par le bas, assisté mentalement par des programmes faisant de moins en moins appel au libre arbitre et à la réflexion critique, atrophié par un discours publicitaire le persuadant que son destin est au bout du rayonnage de l’hypermarché, le téléspectateur tue l’électeur.

Tel est le scénario catastrophe auquel notre société, pour ne pas dire notre civilisation, pourrait être bientôt confrontée. Tout est en place pour que cet enfer devienne réalité. Mais il est des forces dans ce pays qui peuvent encore donner. Des énergies qui attendent le jour du sursaut pour arrêter le massacre. Elles sont inscrites dans l’histoire même de cette République. Ce qui s’est passé dimanche incite à poser le problème en ces termes. Les « pue la France » auront-ils le dernier mot sur les Barrosiens de Bruxelles ? Citoyens, à vos bulletins pour le deuxième tour! »

 

 

Source: http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article03/EkylyluAEyMDXbSPpt.shtml

12:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1)

15/03/2010

LE JEU DANGEREUX D’ISRAËL

 

 

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 Israël – 22 000 km2 – 7,6 millions d’habitants

 

 

88.jpg

 

 

Etats-Unis – 9 629 000 km2  -  306,8 millions d’habitants

 

 

Israël ne veut surtout pas apparaître comme le « vassal » des Etats-Unis. Israël tient aux relations d’égal à égal. Et il essaie de le prouver en ce moment en résistant de toutes ses forces aux conséquences du conflit qu’il a lui-même créé. Pourtant cette fois, les States ont l’air de vouloir se fâcher….

 

Egaux peut-être, mais enfin, on pourrait mettre 440 fois Israël sur le territoire des Etats-Unis, dont la population est 41 fois plus nombreuse. Et les States ont beau être sur la pente descendante, ils restent quand même un peu plus importants à tous points de vue qu’Israël. Qui continue cependant imperturbablement à jouer les matamores et fait comme si les relations étaient réellement égalitaires. Quel est leur secret ?

16:46 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2)

RETOUR DE BATON

Cela pourrait s’appeler aussi « Les Arroseurs arrosés » ou « Les apprentis sorciers rattrapés par leurs créatures ». Mais le titre politiquement correct est :

 

« Les juifs français sous pression »

 

 

« Au cours de la dernière décennie, le statut des Juifs français, qui constituent la troisième plus importante communauté de la diaspora (entre 500 000 et 600 000 individus), a continué de se détériorer, affirme le Jerusalem Post, dans un article publié le 11 mars 2010.

 

Cet état de fait trouve son origine dans une combinaison de l'augmentation spectaculaire du nombre et de la puissance des extrémistes islamistes, la renaissance de l'antisémitisme et le soutien français aux Arabes dans le conflit du Proche-Orient qui existe depuis l'époque de Charles de Gaulle. Ces dernières années, l'hostilité naissante qui émane principalement de musulmans radicaux a conduit à la profanation croissante des sites juifs et des synagogues, ainsi qu’à la violence, qui a atteint son apogée avec l'enlèvement de 2006, la torture brutale et l’assassinat d'Ilan Halimi, un jeune Juif parisien. L'hostilité est devenue si importante que les Juifs sont maintenant avertis de ne pas porter de kippot en public, même dans les artères centrales telles que l'avenue des Champs Elysées à Paris… »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19332&artyd=5

 

 

Tsss…. Tsss… « l'augmentation spectaculaire du nombre et de la puissance des extrémistes islamistes, l'hostilité naissante qui émane principalement de musulmans radicaux » …. Que voilà un discours étonnant… Quand certains que je ne nommerais pas tenaient ces mêmes propos, à l’époque où la LICRA imposait ses diktats et clamait bien haut « Etre antiraciste, ce n’est pas demander à l’autre de devenir soi-même, c’est l’accepter comme il est, c’est s’enrichir à son contact, c’est aller vers lui », ils se retrouvaient vite fait bien fait devant des tribunaux fort peu indulgents…  Bizarre… Vous avez dit bizarre ? … Comme c’est étrange …

 

Ce qui arrive aujourd’hui était facilement prévisible. Nous n’avons jamais cessé de mettre en garde, en pure perte.

 

Evidemment, ces « musulmans radicaux », après les « de souche » ont la fâcheuse idée de s’attaquer aux juifs. Du coup, le problème devient infiniment plus grave.

 

14/03/2010

NUIT ET BROUILLARD CHANSON NEGATIONNISTE ET ANTISEMITE

54.jpgAssez stupéfiant, mais véridique. Telle est en tout cas l’analyse que le site HaPoel HaAntifashisti  - « blog fait par des antifascistes appartenant à la minorité nationale juive en France », c’est ainsi qu’ils se présentent – fait de la célèbre chanson de Jean Ferrat. Une chanson « odieuse » car elle a le grand tort de ne pas parler suffisamment de la spécificité de la shoah. Jean Ferrat, encore un juif victime de la fatale « haine de soi » !

Je ne raffolais pas spécialement de lui, en raison de son engagement communiste, mais ma foi, j’ai bien apprécié la réponse qu’il a faite en 2005 à un journal qui mettait en cause sa chanson pour la raison citée plus haut. Vous trouverez cette réponse plus bas, grâce à HaPoel. Elle est tout à son honneur.

« La chanson « Nuit et brouillard » est souvent mentionnée en ce moment, parmi tous les hommages qui sont faits à Jean Ferrat.

Bien entendu nous respectons la dimension « engagée » de Ferrat, même si on ne peut certainement pas dire qu’il était une personne révolutionnaire. Au moins sa démarche partait-elle de bons sentiments, avec tous les défauts que peuvent avoir ici les artistes.

Mais non, la chanson « Nuit et brouillard » n’est pas une belle chanson, non elle ne concerne pas la Shoah et il est même possible de dire: la chanson « Nuit et brouillard » est antisémite, car elle nie l’existence des personnes juives.

Car la chanson « Nuit et brouillard » ne parle pas de la Shoah, mais de la déportation politique. Ce qui n’est pas un mal en soi, bien entendu! Il faut saluer la mémoire de ceux et celles ayant dû affronter les camps de concentration.

Mais Ferrat n’aborde donc en absolument rien la Shoah. On doit même dire que dans sa chanson, les personnes juives sont catégoriquement niées.

Tout comme le révèle d’ailleurs le titre : « Nuit et Brouillard » est un documentaire français de 1956 parlant de déportation, et où le mot « juif » n’est prononcé… qu’une seule fois.

La chanson de Ferrat est dans le même esprit, comme on peut le voir à de nombreux éléments du texte.

Il est ainsi dit:

« Ils s’appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vishnou
D’autres ne priaient pas mais qu’importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux. »

Or, les personnes juives déportées et exterminées ne l’ont pas été pour des actes de résistance (« ne plus vivre à genoux ») mais parce qu’elles étaient juives.

Et elles sont toutes mortes, à très peu d’exceptions près, car les camps d’extermination étaient différents des camps de concentration. Dans les camps d’extermination, il y avait des chambres à gaz, des meurtres en série, et pas comme dans la chanson une surveillance brutale et longue au moyen de miradors, de chiens policiers, etc.

Quand Ferrat dit ainsi: « Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux ? » il est très clair qu’il ne parle absolument pas de la Shoah et des personnes juives. Environ 60% des déportés dans les camps de concentration sont revenus en France, mais seulement 3% des déportés dans les camps d’extermination.

Jean Ferrat ne formule pas ici quelque chose d’exceptionnel: dans les années 1950, il a existé une tendance erronée en URSS, dans tous les pays de l’Est ainsi que dans les Partis Communistes.

Cette tendance a, au nom de l’universalisme, purement et simplement placé le génocide juif dans l’ensemble des meurtres nazis, sans jamais en mentionner la spécificité.

Une erreur grave, absolument anti-matérialiste. Et beaucoup de personnes juives ont soutenu cette initiative, considérant qu’ainsi, les personnes juives atteignaient un degré d’universalité.
Seulement ce ne sont pas ainsi que les choses marchent. L’antisémitisme est quelque chose de très particulier dans le capitalisme. Ne pas le voir a de lourdes conséquences.

Une polémique a eu lieu en 2005 au sujet de cette chanson, et voici la réponse absolument odieuse de Jean Ferrat à une critique qui lui est faite à ce sujet:

Monsieur,

Je viens de prendre connaissance de votre interview publiée par Nouvelles d’Arménie Magazine de janvier 2005 et ne saurais rester sans réagir à vos déclarations me concernant et concernant aussi ma chanson Nuit et brouillard, car c’est la première fois depuis 42 ans qu’elle suscite une réaction de cette nature. C’est la première fois qu’on me reproche, en définitive, de n’avoir pas parlé uniquement de l’extermination des Juifs. Vous osez le faire. J’ai envie de dire : « Tant pis pour vous », mais je vous rappelle que justement, Nuit et brouillard est dédié à toutes les victimes des camps d’extermination nazis quelles que soient leurs religions et leurs origines, à tous ceux qui croyaient au ciel ou n’y croyaient pas et bien sûr, à tous ceux qui résistèrent à la barbarie et en payèrent le prix.

Que vous puissiez justement, faire un compte dérisoire en regrettant que « Le seul moment ou l’identité juive apparaît est dans Samuel et Jéhovah » me paraît particulièrement indigne. Je ne puis également accepter vos interprétations tendancieuses qui concernent les résistants que je célèbre et qui seraient, d’après vous, « essentiellement communistes ». Je passe sur l’évocation de « Vishnou » que je n’aurais utilisé que pour la rime alors qu’il symbolisait pour moi toutes les autres croyances possibles.

Si j’avais aujourd’hui à regretter quelque chose, c’est de n’avoir pas cité les autres victimes innocentes des nazis, les handicapés, les homosexuels et les Tsiganes. Mais il est temps, à présent, d’en venir à votre affirmation finale : « Aujourd’hui, un tel texte (vous parlez, bien entendu, de Nuit et brouillard) serait attaqué pour négationnisme implicite ».

Je me demande par quelle dérive de la pensée on peut en arriver là, et si vos propos ne relèvent pas simplement de la psychiatrie.

Jean Ferrat

Jean Ferrat traite les gens de fous, mais sa position ne tient absolument pas, car il est absolument faux de dire comme il le fait que «  Nuit et brouillard est dédié à toutes les victimes des camps d’extermination nazis »!

Justement en raison de la différence entre camps de concentration et camps d’extermination. Une différence qui est très peu connue en France, et cela nuit énormément à la compréhension de l’antisémitisme et du fascisme.

La position de Ferrat est de toute manière ridicule car jamais dans sa chanson il ne parle des personnes juives. Le terme de « Jehovah » dans la chanson fait bien plutôt référence aux témoins de Jehovah qui ont été déportés également.

Quant à Samuel, mis sur le même plan que Jean-Pierre et Natacha, cela ne veut rien dire car Jean-Pierre et Natacha pourraient être juif et juive, alors que Samuel, non, etc. etc.

Inversement on pourrait parfaitement légitimement constater que Jean Ferrat a abandonné le nom de son père, Tenenbaum, qui pour le coup fait juif, alors que Ferrat, non.

C’est un choix, qui est grosso modo le même que Patrick Bruel, qui s’appelle en réalité… Maurice Benguigi!

Patrick est plus « snob » que Maurice, et il faut croire que Ferrat était plus « adéquat » pour chanter la France et ses campagnes que Tenenbaum… Tout cela est bien triste, surtout quand on sait que le père de Ferrat est mort à Auschwitz.

Et en tout cas la chanson « Nuit et brouillard » a une dimension profondément odieuse; elle a contribué à l’incompréhension de ce qu’a été la Shoah, et en ce sens elle nuit à l’antifascisme aujourd’hui. »

 

 

Source : http://209.85.229.132/search?q=cache:XAwfkZ4O1_oJ:www.hapoel.fr/+irmela+mensah-schramm&cd=6&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

12/03/2010

CA TOMBE BIEN, CA MANQUAIT JUSTEMENT

 

Si vous n’êtes pas de cet avis, c’est que vous êtes de fichus racistes (et peut-être même pire, qui sait ?) Tous les bons citoyens, eux, seront d’accord : il manquait clairement à ce pays « Une tour de contrôle contre le racisme ». Pas de panique, cette lacune  aussi criante que manifeste, va être comblée. Comme nous, et comme les contribuables qui seront heureux et honorés de verser leur obole pour une cause aussi sacrée. Comblés eux aussi.

 

D’ailleurs, ils auraient tort de se plaindre. D’une part, on ne leur demandera pas leur avis, d’autre part, cette tour de contrôle fera « le lien entre la réalité sociale et la dimension politique ». Alors, hein ! Et en plus, songez à tous ces nouveaux petits veinards que le racisme va faire (bien) vivre. Vous n’auriez pas le cœur de leur refuser ça ?

 

En tout cas, une chose est sûre: il a été bien conseillé, Patrick Lozès. Il a eu raison de choisir Michel Wieviorka, qui lui a sûrement passé quelques bons tuyaux sur les méthodes si efficaces du CRIF. Toujours utiles à connaître et à essayer d'imiter.

 

 

89.jpgPatrick Lozès, président du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires de France) publie dans Le Nouvel Obs l’article suivant :

 

« Une tour de contrôle contre le racisme

 

« Le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, Brice Hortefeux, et le ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, m’avaient confié en octobre dernier une mission conjointe de réflexion sur la lutte contre le racisme et le communautarisme en France. J’avais demandé au sociologue Michel Wieviorka de m’accompagner dans cette mission, ce qu’il avait accepté à ma grande joie.

 

Nous avons réuni une commission qui a auditionné plusieurs dizaines de personnalités. Ces auditions et les réunions de la commission ont permis de dégager 50 propositions que nous avons Michel Wieviorka et moi remis aux ministres hier mardi 9 mars.

 

Dans notre rapport, nous proposons de créer un Observatoire national du racisme, véritable tour de contrôle contre le racisme en France.

 

En effet, au cours des vingt dernières années, plusieurs observatoires ont été créés : un Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes ; un Observatoire de l’homophobie ;  un Observatoire de l’antisémitisme ; un Observatoire national sur la formation, la recherche et l’innovation sur le handicap. Mais il n’existe pas d’observatoire du racisme en France.

 

Notre rapport propose donc de combler cette lacune, afin de lutter efficacement contre le racisme, sous toutes ses formes, et quelles que soient les populations, ou groupes de populations, concernées. L’observatoire permet de donner une vue d’ensemble de tous les phénomènes sociaux liés au racisme, sans aucune lacune : la discrimination, bien sûr, mais aussi l’agression et la stigmatisation. Il constitue un instrument indispensable pour les politiques publiques en matière de lutte contre le racisme.

 

L’Observatoire national du racisme repose sur trois niveaux :

 

- Des études réalisées et/ou commandées par l’Observatoire sur le racisme en France et son évolution.

- Un rapport annuel qui porte sur le racisme et sur le traitement du racisme : à l’école, au travail, dans la rue, dans les transports en commun, dans les rapports avec l’administration, ou encore dans les médias. Ce rapport permet de connaître la répartition par âge, sexe, régions, pays d’origine ou CSP, des victimes, et d’analyser ces données d’une manière quantitative et qualitative.

- Des recommandations qui sont communiquées au public en annexe du rapport annuel, lors d’une conférence de presse annuelle, et qui sont adressées aux principaux responsables politiques, tant au niveau local qu’au niveau national, ainsi qu’aux entreprises et aux associations, ou tout autre organisme pouvant en tirer un bénéfice quelconque.

Nous proposons que l’Observatoire national du racisme soit rattaché au Comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

L’Observatoire national du racisme complète les dispositifs existants, sans se substituer à eux, ni empiéter sur leurs prérogatives. Il coopère avec ses partenaires, comme la HALDE.

 

L’Observatoire fait le lien entre la réalité sociale et la dimension politique. L’un des axes de L’Observatoire national du racisme concerne la question préoccupante du racisme sur internet. Nous proposons, enfin, que des représentants des entreprises soient associés aux travaux de L’Observatoire national du racisme, afin d’instaurer un lieu d’échange entre le secteur privé et les pouvoirs publics sur le thème de la lutte contre le racisme, et de mesurer les progrès réalisés. »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19313&artyd=10

DE QUOI JE ME MELE ?

      « Droits de l'homme : les USA listent les mauvais élèves »

« Symbole annuel de l'universalisme américain, la version 2010 du rapport de Washington sur les droits de l'homme a été présentée jeudi. A la manœuvre, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton n'a d'ailleurs pas caché «la connexion de l'événement» avec «les aspirations universelles» que les Etats-Unis «cherchent à incarner dans leur politique extérieure». Pour Michael Posner, chargé des droits de l'homme au département d'Etat, ce rapport n'est rien de moins que le plus complet au monde sur le sujet.

 

Sans surprise, l'Iran et la Chine sont pointés comme des mauvais élèves en la matière. En Iran, «le mauvais bilan du gouvernement en matière de droits de l'homme a empiré pendant l'année, en particulier après l'élection présidentielle contestée de juin». Le rapport regrette la «limitation sévère» par le président Ahmadinejad du «droit des individus de changer de gouvernement pacifiquement, à travers des élections libres et justes».

 

Dans l'Empire du milieu, le bilan des droits de l'homme reste mauvais et se dégrade même par endroits, estime le département d'Etat. En 2009, Pékin a notamment «intensifié sa répression sévère au plan culturel et religieux» des minorités ethniques au Xinjiang, rappelle le ministère. Dans l'ensemble du pays, «la détention et le harcèlement des militants des droits de l'homme se sont accrus», relève-t-il par ailleurs. Sans surprise, Pékin a farouchement rejeté ces observations. La Chine a accusé Washington d'utiliser ce rapport comme un «instrument politique pour salir l'image des autres Nations et poursuivre leurs propres intérêts stratégiques». Dans la foulée, le gouvernement chinois a publié un contre-rapport accusant les Etats-Unis «d'esquiver voire de couvrir ses propres atteintes aux droits de l'Homme sur son territoire».

 

L'Europe épinglée sur les musulmans

 

Plus inattendu, les Etats-Unis estiment que la discrimination envers les musulmans a été préoccupante en 2009 en Europe. Le rapport épingle des «exemples notables de discrimination et de harcèlement» dans «plusieurs pays généralement très respectueux des droits de l'homme». En Suisse surtout, avec l'amendement constitutionnel interdisant l'érection de minarets, approuvé par référendum en novembre dernier.

 

De manière générale, les alliés des Etats-Unis ne sont pas épargnés par le rapport. Discrimination envers les femmes en Arabie Saoudite, liberté religieuse bafouée en Egypte, «détérioration importante de la condition des civils» en Afghanistan, «atteintes aux droits de l'homme» en Irak... En Europe, la crise économique a suscité des cas graves de violence envers les Roms. Enfin, l'offensive israélienne à Gaza, fin 2008, a tué selon les organisations de défense des droits de l'homme 1.400 palestiniens dont plus de 1.000 civils.

 

La montée de l'antisémitisme en 2009 préoccupe particulièrement les auteurs du rapport. «Les formes traditionnelles et nouvelles de l'antisémitisme ont continué de progresser», note le document officiel. Le département d'Etat range dans la catégorie des nouvelles formes «une critique du sionisme et de la politique israélienne qui ‘franchit la ligne jaune' en diabolisant tous les juifs».

 

Dans ce contexte de fragilisation des minorités partout dans le monde, Internet est devenu un «champ de bataille» de la lutte pour les droits de l'homme, avertit le rapport. La Chine en est un bon exemple, qui a «employé des milliers de personnes au niveau national et local» pour contrôler l'usage et le contenu de la Toile et bloquer l'accès aux sites étrangers. Globalement, Washington évoque une tendance mondiale pour «contrôler les voix critiques», y compris celles des journalistes, à travers les nouvelles technologies. Ces limitations, souvent appliquées «subtilement, pour éviter d'attirer l'attention des défenseurs des droits de l'homme», n'en restent pas moins «glaçantes pour ce qui est de la liberté d'expression».

 

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2010/03/11/01003-20100311ARTFIG00787-droits-de-l-homme-les-usa-listent-les-mauvais-eleves-.php

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11/03/2010

EDIFIANT, PAS VRAI ?

Je vous laisse le soin de faire les commentaires vous-mêmes …

 

 

« Succès du voyage des hauts magistrats et avocats en Israël

 

Monsieur Jean-Claude Magendie, Premier Président de la Cour d'Appel de Paris,   et Monsieur Jacques Degrandi, Président du Tribunal de Grande Instance de Paris ont offert, le mercredi 3  mars 2010, aux représentants de l'Association Internationale des Juristes Juifs une réception au Palais de Justice de Paris, en présence de Monsieur Sammy Ravel, Ministre Plénipotentiaire auprès de l'Ambassade d'Israël, de Monsieur Richard Prasquier, Président du CRIF, et de Madame Nicole Guedj, Présidente de la Fondation France-Israël, pour rendre compte du voyage d'études des Hauts Magistrats et Avocats français, organisé en Israël du 18 au 22 octobre 2009, par Maitre Joseph Roubache, Président du Comité Français de l'AIJJ.

 

Ils ont exprimé leur profonde admiration pour le système juridique et judiciaire Israélien. Une délégation de Hauts Magistrats et Avocats israéliens devra à son tour  être reçue en France dans le cadre d'un voyage d'études. »

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19268&artyd=2

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LE PARLEMENT EUROPEEN A « BIEN » VOTE

Le 5 mars, j’évoquais le vote du Parlement européen sur le rapport Goldstone qui devait intervenir le 10 du mois. Soit hier. Comme ni hier ni ce matin aucun site juif d’information ne pipait mot sur la question, (alors qu’en cas de « victoire », ils l’auraient claironnée) je suis allée aux nouvelles. Effectivement, le Parlement européen a très mal voté. Enfin, du point de vue sioniste/israélien. Et ce, malgré les mises en garde sévères de Moshe Kantor, président du Congrès juif européen, qui avait pourtant bien prévenu des dangers d’ « une résolution négative qui pourrait affecter les relations israélo-européennes. »

Le vote a cependant été assez serré et certains se sont illustrés, une fois de plus, par leur soumission et leur crainte quasi métaphysique de déplaire à Israël.

 

 

« Le Parlement européen soutient les recommandations du rapport Goldstone


A la veille d'un vote crucial au Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, le Parlement européen soutient les recommandations du rapport Goldstone sur le conflit de Gaza. Le Parti populaire européen (PPE) a voté contre la résolution.

Mercredi matin, 335 députés européens ont voté pour le rapport Goldstone, 287 contre. Le PPE a refusé de cosigner la résolution commune adoptée par les libéraux (ALDE), les socialistes (S&D), les Verts, la Gauche unitaire européenne (GUE) et les conservateurs (ECR).

Dans cette résolution, le Parlement européen demande l'établissement des responsabilités pour toutes les violations du droit international y compris les cas allégués de crimes de guerre. Il «invite instamment les deux parties à mener dans les cinq mois des enquêtes qui satisfassent aux normes internationales d'indépendance, d'impartialité, de transparence, de rapidité et d'efficacité, conformément aux résolutions adoptées par l'Assemblée générale des Nations unies le 5 novembre 2009 et le 26 février 2010».Il souhaite que Catherine Ashton, Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, «suive avec attention la mise en oeuvre des recommandations par le biais des missions extérieures de l'Union et des ONG travaillant dans ce domaine». Ce suivi doit conduire Catherine Ashton à analyser les résultats des enquêtes que doivent mener Israël et les Palestiniens puis à en rendre compte au Parlement.

Pour Nicole Kiil-Nielsen (France/Vert), membre de la commission parlementaire des Affaires étrangères, le véritable enjeu de cette résolution est que le rapport Goldstone « ne tombe pas aux oubliettes (...) On souhaite qu'Israël accepte les conclusions de ce rapport. On attend bien évidemment plus d'un Etat démocratique comme Israël que d'une organisation terroriste comme le Hamas », ajoute-t-elle.

« Réticents à critiquer Israël »


Le PPE a refusé de voter cette résolution. Ioannis Kasoulides, membre du groupe, explique qu'elle «aborde des sujets qui ne doivent pas être pour le moment évoqués, comme la levée du blocus de la bande de Gaza ». Il ajoute : « Nous préférons nous concentrer sur le fait que les Israéliens et les Palestiniens entament des investigations transparentes, justes et objectives».

Également divisés sur plusieurs points, les autres groupes politiques ont longuement discuté avant d'adopter la résolution commune. Nicole Kiil-Nielsen confie que les Verts ont fait « de gros efforts » pour qu'elle soit adoptée. Selon elle «les euro-députés verts allemands, en exercice depuis longtemps, ont plus de réserve vis-à-vis du rapport Goldstone. Ils sont réticents sur le fait de critiquer ou attaquer les actions d'Israël».

Le groupe des libéraux démocrates (Alde) sont également partagés sur le rapport Goldstone. Annemie Neyts-Uyttebroeck (Allemagne), a rédigé la proposition de résolution du groupe qui symbolise, selon elle, le consensus. Certains membres du groupe ne partagent pas son avis. Frédérique Ries (France/ALDE) rejette le rapport Goldstone alors que Chris Davis (Royaume-Uni/ALDE) soutient profondément les recommandations du juge.

A l'annonce du refus du PPE de voter la résolution, Adel Atieh, diplomate à la représentation palestinienne de Bruxelles, a déploré que le groupe politique « ne respecte pas des engagements pris lors des réunions préliminaires ».
Du côté israélien, en réponse à la menace des Nations Unies de déposer l'affaire devant la Cour pénale internationale (CPI) si aucune investigation probante est lancée, Nicolas Stofen-Macher, porte-parole du Congrès juif européen se déclare sans inquiètude . «Je doute énormément que le Conseil de sécurité dépose l'affaire devant la CPI, les Israéliens peuvent compter sur le véto américain ».

Une source proche de l'ambassade américaine en France a également critiqué le vote de cette résolution : « Ce n'est pas le moment de parler de Goldstone. On insiste sur des points qui opposent les Israéliens et les Palestiniens et ce n'est pas bon pour relancer le processus de paix ».

 

Source : http://mcsinfo.u-strasbg.fr/article.php?cPath=31&article_id=11851