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10/04/2010

OUI, IL FAUT MUSELER INTERNET !

Je suis tombée sur l’article ci-dessous par hasard. J’ai cru que c’était une blague mais finalement, je m’interroge. L’auteur – 24 printemps, ce serait sa grande excuse, au cas où – a l’air tout à fait sérieux. Mais sa prose est tellement outrancière, caricaturale, à mourir de rire, que finalement, je ne sais que penser…. Jugez vous-même. En tout cas, si c’est un pastiche, il est réussi ! Tout le blog est du même tonneau, vous allez vous marrer si vous persévérez dans vos recherches.

Donc, on reprend tout à partir du titre :

« OUI, IL FAUT MUSELER INTERNET ! »

 

« Nadine Morano et l'UMP ont compris qu’il était temps de s'attaquer à Internet et de museler les internautes irresponsables qui propagent des rumeurs contre le président de la République.

Moderne, volontariste et réformatrice, la Secrétaire d’Etat à la Famille Nadine Morano a courageusement déclaré vendredi matin «qu’il nous faudra un jour une police internationale d’Internet ».

Dans le contexte délétère actuel de complot ourdi contre le président de la République, Madame Morano s’en est pris avec justesse et pertinence à Internet, cet espace anarchique sans contrôle policier à l’origine des odieuses rumeurs qui courent sur le couple Sarkozy. L'actualité récente donne raison à la ministre, il est plus que jamais temps de museler les blogeurs qui s'autorisent à donner leur avis sur tout et sur tous. Souvent en mal.

«Ce que l’on y trouve sur le web est à la fois fabuleux et profondément dangereux. Au-delà des rumeurs ou des blogs, qui sous couvert d’anonymat, déversent un torrent de boues, d’insultes, d’injures et de mensonges, je crois qu’il nous faudra un jour une police internationale d’Internet », a poursuivi la secrétaire d’Etat lors d’une interview avec Christophe Barbier sur LCI.

Cette saine volonté de bouclage du web par le gouvernement n'est pas nouvelle, l'excellente loi Hadopi avait déjà, en son temps, semé la panique chez les pirates et autres gauchistes qui hantent le cyber-espace. Monsieur Frédéric Lefebvre, porte-parole UMP, pointant du doigt les terroristes et autres pédo-criminels, avait, lui, tenté d’instaurer un G20 du net. Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, s'était déclaré favorable à l'organisation d'un débat « sur Internet et la liberté ».

On connaît également Nadine Morano pour son volontarisme en ce qui concerne le filtrage des sites web. Elle avait d’ailleurs sous-entendu que le filtrage des sites « à risque » devrait être étendu à d’autres types de contenus non illégaux. Quoi de plus normal que de vouloir placer sous cyber-surveillance Facebook, Twitter, Le Post, Agoravox et les blogs anti-gouvernementaux ? Nous ne pouvons pas laisser les enfants et les citoyens normaux qui ont peur surfer sans défense face au danger que représente internet.

Oui, il est plus que temps de boucler le web ! »

Source: http://tousavecsarkozy.hautetfort.com/

09:53 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3)

09/04/2010

UN FRONT NATIONAL BIENTOT PRESENTABLE ?

55.jpgVous trouverez en lien une interview de Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l’ « extrême-droite », ultra-sioniste s’il en est, politiquement à gauche, converti au judaïsme. J’ai lu dans le passé sous sa plume des diatribes enflammées contre le Front National, ce parti de fachos, d’antisémites, danger pour la démocratie, j’en passe et des meilleures. C’était la grande époque où, pour permettre à la gauche de parvenir puis de se maintenir au pouvoir, il fallait à tout prix empêcher les diverses sensibilités de droite de s’unir. La manoeuvre a formidablement réussi.

Aujourd’hui, ce n’est plus la peine de se casser la tête. Le système a gagné : droite, gauche, c’est devenu du pareil au même, tout le monde le sait ou le devine.

 

Ce qu’il faut maintenant, c’est récupérer autant que faire se peut un parti qui flirte avec les 10/12% de voix - ni trop, ni trop peu - et le neutraliser d’une autre manière que la diabolisation qui a fait son temps. Histoire d’empêcher ce qui serait vraiment fâcheux : l’émergence d’un mouvement véritablement radical qui irait au fond des choses et poserait les questions qui fâchent. Un parti véritablement anti-système. A éviter à tout prix.

 

C’est en tout cas la  lecture que je fais de cette interview au ton considérablement radouci, surtout en ce qui concerne Marine Le Pen. On sent qu’ « on » pourrait s’entendre avec elle pour taper de concert sur l’immigration sans aller chercher plus loin.

Evidemment, l’hypothèse Bruno Gollnish serait plus fâcheuse. Lui, il reste un vrai infréquentable. Camus se dépêche d’ailleurs de rappeler sa présence l’an dernier à un Forum à Lyon auquel participait également un monstre incarné, sous la forme de Georges Theil, « négationniste » de son état. L’horreur absolue. Celle qui ne pardonne pas.

 

Non, non, il faut que Marine Le Pen succède à son père. Du reste, elle n’a pas manqué de donner de sérieux gages toutes ces dernières années: en octobre 2004, elle condamnait les fameux propos de Gollnish concernant « les historiens qu’il faut laisser travailler » et évoquait  le martyre du peuple juif par les nazis. En 2005, elle rejoignait le groupe d’études France-Israël du Parlement européen. Elle envisageait même de participer avec ce groupe à un voyage en Israël pour 2006 et avait donné une interview à European Jewish Press dans cette optique.

 

Hélas, Israël refusa de la recevoir et le voyage du Parlement européen fut annulé. Je parierais que ce n’est que partie remise pour un proche avenir.

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19645&artyd=11

 

08/04/2010

LE GRAND AMOUR

 

Satellite.jpg

« Je t'aime, moi aussi ! (article paru sur le site du Jerusalem Post)

« Pour un flirt, avec toi, je ferais n'importe quoi. » Invitation à la danse ou au voyage, la formule en Israël est bien connue, il faut être deux pour danser un tango. C'est donc sur cet air entraînant de Michel Delpech que le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s'engage dans les locaux fraîchement rénovés de l'ancienne mairie de Tel-Aviv, place Bialik. Le temps de jeter un coup d'œil au bureau du premier maire de la ville centenaire, Meïr Dizengoff, le Parisien se laisse porter par les explications de son homologue telavivien, Ron Houldaï, et par les touches d'humour de l'ambassadeur de France en Terre sainte, Christophe Bigot.

 

Tout semble donc réuni pour que la conférence de presse prenne des allures de "petit brunch entre amis" tant la ville des Lumières et la ville Blanche s'affectionnent, parole de maires. Tant de rires, de mots doux et de bonne humeur qu'on en oublierait presque le but de la rencontre : la signature d'un (simple) accord d'amitié. Une façon de sceller sur le papier une coopération tacite déjà bien engagée depuis un long moment.

 

Le "silicon sentier" est né

 

Aménagement urbain, préservation du patrimoine, développement durable, créations artistiques et économiques, transports publics, technologies propres, affaires sanitaires et sociales, cohabitation : voici les domaines de la coopération renforcée qui sera opérée entre les deux villes. Les échanges entre citoyens, élus, et employés municipaux seront donc intensifiés. Et Bertrand Delanoë de vanter l'intelligence et la richesse déployées dans la ville "effervescente" de Tel-Aviv. Dans la bouche du maire de Paris amusé, le "silicon sentier" est né.

 

Encore plus de lumières parisiennes dans la ville blanche ? Les Parisiens expatriés ne boudent pas leur plaisir. En attendant le "Vélib" à la mode telavivienne (promis pour la fin 2011 par Ron Houldaï), que les Français et les Israéliens soient tranquilles. Nos deux maires jouissent d'une entente exceptionnelle. En effet, à plusieurs reprises, Bertrand Delanoë fait part de ce moment "familial, agréable émotionnellement et affectivement" passé en compagnie du maire de Tel-Aviv. Il met l'accent sur "cette amitié naturelle et la volonté de ne pas mettre de côté les sentiments dans ce genre de cérémonie". "Je suis là pour toi Ron, au nom de la superbe amitié que nous entretenons et de cette rencontre humaine exceptionnelle." Les deux maires ne cachent donc pas leur affection et parlent de leur conception mutuelle de la dignité humaine.

 

Au moment de signer le pacte d'amitié, de la taille d'une affiche de cinéma, Bertrand Delanoë offre un fou rire à la salle : "C'est la première fois qu'on signe un document aussi grand !" Métaphore ou pas, le ton est lancé, et le mariage consommé ! »

 

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1270724839441&a...

16:59 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1)

OU EST L’AVENIR DE LA COMMUNAUTE JUIVE FRANCAISE ?

L’article suivant a été écrit par Isi Leibler, ancien président du conseil des gouverneurs du Congrès juif mondial, président du Jerusalem Center for Public Affairs et du Diaspora-Israel Relations Committee.

« Juifs français : une communauté en danger ?

La communauté juive française est la troisième plus grande au monde. Et pourtant, depuis dix ans, la situation des 500 000 à 600 000 Juifs français n'a cessé de se détériorer. Tous reconnaissent la même évolution : la montée inéluctable de l'antisémitisme. L'agressivité est devenue si prononcée que les Juifs redoutent aujourd'hui de porter leur kippa en public même au cœur de Paris, dans la rue la plus touristique du pays, l'avenue des Champs Elysées. On peut l'attribuer à une combinaison de facteurs dont la montée en puissance de l'islamisme radical, la renaissance d'un antisémitisme quotidien, et sur la scène internationale, le soutien traditionnel de la diplomatie française aux pays arabes depuis les années De Gaulle.

L'antisémitisme en France est multiforme. Ces dernières années, la haine des musulmans radicaux s'est d'abord exprimée dans la profanation des lieux du judaïsme français comme les synagogues. Puis, elle s'est emparée des banlieues jusqu'à l'impensable : l'enlèvement, la torture et la mise à mort d'Ilan Halimi, un jeune Juif parisien de 23 ans. Une descente aux enfers dans laquelle les médias ont joué un grand rôle. Inutile de rappeler qu'ils sont dans leur ensemble clairement hostiles à l'Etat d'Israël. C'est une chaîne française qui avait diffusé, en 2000, un reportage truqué sur la mort en direct du jeune Mohammed al-Dura sous les balles supposées de Tsahal. Des images qui avaient suscité une vague d'hostilité à l'encontre de l'Etat juif.

Sarkozy : "Je vais ralentir avec Israël"

Quel est le rapport des Juifs de l'Hexagone à la politique ? Bien que traditionnellement orientés à gauche, ils ont soutenu massivement la candidature de Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles de 2007, qu'ils perçoivent comme un soutien de poids à leur communauté. Lors de son passage place Beauvau au ministère de l'Intérieur, il avait introduit une politique de tolérance zéro à l'égard des crimes antisémites. Bien que baptisé selon le rituel catholique, le locataire de l'Elysée a des origines juives. Sa mère est la descendante de Juifs sépharades de Salonique. Mais il a fallu attendre deux générations pour que la famille retrouve ses traditions juives. L'un des deux fils du président, Jean Sarkozy, marié à la fille du clan Darty, vient de faire circoncire son premier-né.

Pour la grande majorité de la communauté juive, l'élection de Nicolas Sarkozy signifiait une nouvelle ère. Les espoirs s'étaient concrétisés peu de temps après le scrutin, lorsque le nouveau président avait été l'invité d'honneur du dîner annuel du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France). Il avait alors chaleureusement évoqué Israël assurant qu'il ne serrerait jamais la main d'un leader qui refuse de reconnaître l'Etat juif. Il avait, par ailleurs, appelé à l'introduction de cours obligatoires sur la Shoah dans les écoles. Mais l'euphorie s'est vite envolée. Certes, Nicolas Sarkozy a pris dans un premier temps ses distances avec l'ère Chirac et son soutien affiché au monde arabe. Mais sa politique étrangère est vite revenue dans le giron du gaullisme.

Le nouveau ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, tout comme son homologue britannique, a des origines juives, mais n'est clairement pas l'ami d'Israël. Durant la dernière Assemblée générale de l'ONU, la France a voté en faveur de la résolution Goldstone. Et plus récemment, même Sarkozy s'est fait plus dur à l'égard de l'Etat juif en qualifiant l'opération de Dubaï de "meurtre" avant de glisser cette autre petite phrase : "Je vais ralentir avec Israël".

Plus de 100 restaurants casher dans la capitale

Mais certains leaders juifs hésitent à rayer le nom de Nicolas Sarkozy de leur carnet d'adresses car le président français présente encore des atouts de poids : il entretient d'excellentes relations avec le Premier ministre Binyamin Netanyahou et a joué parfaitement le jeu contre l'Iran. Pour les plus optimistes, le navire a déjà quitté le port. En d'autres termes, Sarkozy ne peut plus, après tout ce qu'il a dit, trahir Israël. Néanmoins, contrairement à leurs homologues britanniques, les leaders de la communauté juive française n'ont jamais hésité à monter au créneau lorsque leur gouvernement accusait injustement Israël. L'ancien responsable du CRIF, Roger Cukierman, avait ouvert la voie en organisant une impressionnante manifestation dans les rues de Paris contre la politique de Chirac au cours de la dernière Intifada.

Certains attribuent les positions courageuses des organisations juives à l'intense travail de mémoire sur la Shoah en France. Mais pour d'autres, les origines ethniques de la communauté restent le facteur le plus probable. Avec la plupart des Juifs ashkénazes fondus dans la population, la communauté est composée aujourd'hui à 70 % de Juifs originaires d'Afrique du Nord. Des Juifs sépharades qui affichent clairement leurs racines et, même quand ils ne sont pas pratiquants, continuent néanmoins de suivre certaines traditions de leurs parents. Résultat : Paris compte plus de 100 restaurants qui respectent les lois de cacheroute et vous y verrez des clients qui ne portent même pas de kippa. Il y a 30 ans, il était extrêmement difficile de trouver un restaurant casher dans la capitale.

Mais surtout l'attachement des Juifs français à Israël est sans faille. Près de 300 000 personnes, soit la moitié de la communauté, se rendent en Israël au moins une fois par an. Tout est dit. Pour des raisons sentimentales, nombreux sont ceux qui achètent des appartements en Terre promise qui, malheureusement, restent vides la plupart de l'année.

Rester ou faire son aliya ?

Durant l'une de mes dernières visites à Paris, j'ai croisé Richard Prasquier, l'actuel président du CRIF. Tout comme son prédécesseur Cukierman, il est l'un des derniers survivants ashkénazes de la Shoah. Tous les deux ont des enfants résidant en Israël et représentent cette catégorie de leaders dont l'espèce est en danger. Prasquier s'est fait lyrique lors de l'impressionnant dîner du CRIF marquant le 25e anniversaire de l'organisation. Autour de lui 800 invités, dont le président Nicolas Sarkozy, et 23 ministres. Mais aussi des leaders politiques, des ambassadeurs et des représentants de l'Eglise catholique et de l'islam. On a surtout entendu ce soir-là le Premier ministre, François Fillon : antisémitisme, extrémisme islamique, relations avec Israël, menace iranienne. Tous les sujets ont été abordés et diffusés en prime-time sur les écrans de télévision français.

 

Prasquier s'est beaucoup investi dans le dialogue entre Juifs et Musulmans français, qui, contrairement aux extravagances américaines, n'a jamais été conditionné à un "compromis" sur Israël. L'opération Plomb durci a compliqué la tâche de Prasquier. Il l'assure : la France n'est pas un pays antisémite et la majorité de ses dirigeants s'échinent à combattre les racines de la haine traditionnelle vouée aux Juifs. Ainsi, la tâche pour l'organisme est rude : maintenir à flot la troisième plus grande communauté du monde dans un environnement délicat.

 

 

Le problème, c'est qu'elle contient également quelques moutons noirs : certains Juifs antisionistes très bavards dans les médias. Heureusement, ils ont été mis au ban de la communauté qui, elle, se sent liée à l'Etat juif. Surtout que l'avenir n'est pas rose en France. La majorité des Juifs ont une vision assez pessimiste.

 

 

Malgré l'interdiction du voile intégral et les efforts pour endiguer l'extrémisme islamique, l'intégration des Musulmans dans la société française est un échec cuisant. Par ailleurs, si la courbe des naissances continue sur sa lancée dans l'Hexagone, la France deviendra dans les 50 prochaines années une nation à majorité musulmane. Dans cet environnement délicat, la communauté juive française pourrait revoir son avenir et Israël devrait davantage s'y intéresser. »

 

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?apage=2&cid=1268045719835&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

 

Quelques remarques : Les médias français « clairement hostiles à l’Etat d’Israël » ? Je n’avais pas vraiment noté la chose. Il est vrai que pour certains, l’hostilité commence dès le plus petit embryon de début de critique.

 

« Près de 300 000 personnes, soit la moitié de la communauté, se rendent en Israël au moins une fois par an. Tout est dit. » Là, je suis assez sceptique. Ce que je croirais plutôt, c’est que certains y vont plusieurs fois par an et sont comptabilisés plusieurs fois dans ces « 300 000 personnes » qui seraient plutôt 300 000 visites.

 

« Tout comme son prédécesseur Cukierman, il est l'un des derniers survivants ashkénazes de la Shoah ». Allons bon, lui aussi ? Prasquier  est pourtant né en juillet 1945.

 

« Par ailleurs, si la courbe des naissances continue sur sa lancée dans l'Hexagone, la France deviendra dans les 50 prochaines années une nation à majorité musulmane. Dans cet environnement délicat, la communauté juive française pourrait revoir son avenir et Israël devrait davantage s'y intéresser. »

 

Ca, c’est le pompon. Après avoir fait entrer les musulmans à tour de bras pendant trente ans et criminalisé toute opposition, la LICRA et consorts commencent à se rendre compte de l’étendue des dégâts. Mais attention, ce n’est pas de leur faute, hein !

Finalement, ce n’est pas trop grave, car eux ont une solution de repli : quand les choses tourneront trop au vinaigre, « la communauté juive française pourrait revoir son avenir », autrement dit nous signifier : « salut les copains, on vous a assez vus, on nous attend ailleurs ».

 

C’EST VRAI QUE C’EST DANGEREUX, INTERNET

« Pédophilie : un élu des Yvelines piégé par l'émission «Les Inflitrés»

(article du Parisien

14.jpg« Piégé par les journalistes de l'émission «Les infiltrés» sur les pédophiles, Maurice Gutman, conseiller municipal UMP du Mesnil-Saint-Denis, chargé d'Internet, comparaîtra vendredi 9 avril devant le tribunal correctionnel de Versailles pour corruption de mineur de 15 ans. Il a été piégé courant février par un journaliste des Infiltrés.

 

Cet homme de 64 ans s’est connecté sur un site Internet de chat où il a conversé avec un journaliste se faisant passer pour Jessica, une fillette de 12 ans. Après de longues minutes d'échanges, le conseiller municipal lui a proposé d’avoir des relations sexuelles. «Le journaliste faisait croire que la petite fille avait peur d'avoir des relations. Mais le suspect se voulait rassurant et lui faisait comprendre qu'il lui apprendrait à faire l'amour sans lui faire de mal». Dès que la conversation sur Internet a été terminée, les journalistes de France 2 ont dénoncé l'élu à la DCPJ à Nanterre (Hauts-de-Seine) en précisant que, durant l’émission, les ministres de l’intérieur et de la Justice seraient interrogés sur ce cas.

«La pression politico-médiatique imposée par l’émission»

Quelques jours plus tard, à la mi-février, Maurice Gutman, qui est aussi président du comité local de la Croix Rouge, membre éminent du consistoire, est placé en garde à vue dans les locaux de la PJ de Versailles. Lors de son audition, il passe aux aveux. Il raconte que cette conversation sur Internet a eu lieu alors qu'il se reposait en province. Il affirme que cette relation était tout à fait virtuelle et de l’ordre du fantasme. Maurice Gutman a été déféré devant le procureur à Versailles avant d'être remis en liberté sous contrôle judiciaire dans l'attente de son procès.

«Ce type de faits, c'est-à-dire un simple dialogue sur Internet, se solde en général par un rappel à la loi. Mais à cause de la pression politico-médiatique imposée par l’émission de télévision France 2, le sexagénaire s'expliquera devant le tribunal», explique une source proche de l'affaire. Contacté mercredi, l'élu était injoignable. »

Source : http://www.leparisien.fr/yvelines-78/le-conseiller-municipal-piege-par-les-infiltres-08-04-2010-877733.php

 

Outre ses fonctions au Consistoire, ce peu ragoûtant personnage en avait aussi au CRIF :

 

« Haïm Musicant, le directeur général du CRIF a félicité les membres du Comité directeur du CRIF ou de la commission des Relations avec les élus locaux qui étaient candidats aux municipales (sachant que les adjoints aux maires ne seront désignés que plus tardivement, indiquons pour l'heure qu'ont été élus ou réélus) :

 

-         Bernard Gahnassia, à Puteaux -92-, sur la liste de Joëlle Ceccaldi-Raynaud (UMP)

-         Patrick Klugman à Paris XVIIème sur la liste d'Annick Lepetit (PS) et membre du Conseil de Paris

-         Martine Ouaknine à Nice, sur la liste de Christian Estrosi (UMP)

-         Jean-Marc Boccara, à Charenton – 94 - (dès le premier tour), sur la liste de Jean-Marie Brétillon (UMP)

-         Maurice Gutman  sur la liste de Jean Creno (UMP) au Mesnil St-Denis – 78.

-         Anne Brandy, à Paris XIème, sur la liste de Patrick Bloche (PS)

-         Marc Lumbroso à Paris XVIème sur la liste de Claude Goasguen (UMP)

-         Linda Uzan, à Sarcelles – 95- sur la liste de François Pupponi (PS) »

07/04/2010

AILLEURS …. EN FRANCE

Le CRIF nous présente l’histoire qui suit et qui fait l’objet d’un livre. Mon seul commentaire sera le suivant : pourquoi tous ces gens, et il y en eut des milliers – notamment les parents de Richard Prasquier, président du CRIF – n’eurent-ils rien de plus pressé, dès la fin de la guerre, que de venir en France, qui leur paraissait être le pays de la liberté ? La France, qui était pourtant le pays de l’affaire Dreyfus, de l’antisémitisme, du régime de Vichy, etc. Moi je trouve quand même ça étonnant. Et tellement courageux de leur part.

 

Finalement, toute antisémite qu’elle était, la France ne les a pas trop mal reçus. Elle a eu raison car elle en a été particulièrement récompensée.

 

 

« Ailleurs, par Micheline Herc »

 

« C’est une histoire véritablement extraordinaire que nous raconte le docteur Micheline Herc, neuropsychiatre de son état. Et pourtant, il s’agit d’une histoire vraie, celle de sa propre jeunesse, le récit de l’errance d’une enfant juive de Varsovie au Kazakhstan en passant par les coins les plus reculés de Sibérie.

 

Avant même de naître, Micheline Herc, encore dans le ventre de sa mère, a déjà un avant-goût des difficultés de la vie. Au septième mois de grossesse, sa mère est victime d’une crise d’éclampsie liée à une toxémie et tombe dans le coma. Contre toute attente on parvient à sauver la mère et la fille qui naît prématurée à sept mois et demi et pèse 1kg200. Pour comble de malheur, elle fait en plus une double pneumonie.

 

Nous sommes à Varsovie, en 1937, au sein d’une famille juive qui vit, au quotidien, l’antisémitisme rampant qui règne alors en Pologne. Brillant ingénieur, mariée à une juive russe, le père de Micheline sait qu’il faudra quitter le pays. D’autant plus que les bruits de botte se font inquiétants. Hitler est aux portes du pays. La famille Herc décide de fuir. Vers le Nord, vers la Scandinavie. L’errance commence. Les voici à Bialystok puis à Vilna, en Lituanie. Hélas, les Soviétiques envahissent la région et décrètent que les Polonais qui refusent de prendre la nationalité de l’URSS seront déportés en Sibérie. L’ingénieur Herc et son épouse ne veulent  pas entendre parler d’un passeport soviétique. Comme des centaines d’autres Polonais, ils sont transférés à Arkhangelsk. Le froid, les habitations précaires. Rien n’est épargné aux déportés. Par chance, la maman de Micheline trouve un emploi de comptable dans une structure collectiviste et se fait bûcheronne. Le père, pendant ce temps, va et vient, on ne sait trop où, à la recherche de passeurs. « C’est ainsi, raconte Micheline Herc, que nous nous sommes enfuis en chariot en direction de la Chine. Mais l’entreprise a tourné court. Et la famille se retrouve en Ouzbékistan puis au Kazakhstan. La petite Micheline, une blondinette, devient un peu la mascotte de la population locale. On lui offre du lait, une denrée précieuse pour la famille. Curieuse de tout, elle observe ces Asiates mongols qui vivent dans des yourtes. Contrairement à la plupart des autres fillettes polonaises, souvent méprisantes et moqueuses, elle apprend leur langue et s’intéresse à leurs coutumes et à leur façon de prier. Les mois et les années passent. La Guerre est finie. Les Herc vont passer encore quelque temps dans la ville de Saïram. En 1946, enfin, ils peuvent regagner la Pologne. Les lieux de l’enfance ne sont plus que des ruines. La famille paternelle a été décimée par la Shoah. Il n’est plus question de demeurer à Varsovie ou à Lodz. Les Herc, apatrides, gagnent Paris. Une nouvelle vie commence pour la petite sauvageonne. Elle a neuf ans, ne parle pas le français, mais elle a la vie devant soi.

 

Ce récit édifiant et passionnant se lit d’une traite. On regrettera toutefois de nombreuses coquilles qui devraient, on le souhaite, disparaître dans une seconde édition.

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19613&artyd=8

18:32 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2)

ENCORE DE L’ARGENT PUBLIC BIEN EMPLOYE

Ce n’est pas le contribuable français qui va payer, mais le néerlandais. Il n’en demeure pas moins étonnant de vouloir aujourd’hui remettre en place des baraquements que l’on avait volontairement démantelés dans les années 1970. Et pour la modique somme de 10 à 20 millions d’euros, on ne sait pas au juste. Mais qu’importe ! Est-ce que l'argent compte dans ce cas?

 

Il n’empêche qu’à ce tarif-là, ces baraquements vont coûter plus cher que des châteaux. Il y a peut-être des mal-logés, même aux Pays-Bas, qui seraient heureux de bénéficier de la même sollicitude publique, non ? Et puis d’ailleurs, ils vont venir d’où, ces baraquements qui avaient été « démantelés » ? Bizarre.

 

 

campbarakgg.jpg

 

 

« Le camp de déportation de Westerbork va retrouver ses baraquements »

 

« 107 000 des 140 000 juifs vivant aux Pays-Bas y ont transité avant leur déportation vers les camps de concentration : le camp de Westerbork, entièrement démantelé dans les années 70, va retrouver certains de ses anciens baraquements. « Beaucoup de jeunes visiteurs, en arrivant ici, sont déçus car il n'y a presque plus rien à voir », explique Albert Gilbert, coordinateur de projet au « Centre du souvenir » de Westerbork. Une clairière de 25 hectares parsemée d'arbres et de pans de murs, une maison délabrée, celle du commandant, et 90 mètres de voie ferrée aux extrémités recourbées vers le ciel sont quasiment les seuls vestiges du camp de transit.

 

Durant la Seconde guerre mondiale, entre juillet 1942 et septembre 1944, 93 trains sont partis de Westerbork pour Auschwitz, Sobibor, Bergen-Belsen et Theresienstadt. Ils transportaient 107 000 juifs. Seuls 5 000 d'entre eux ont survécu. Au centre du camp, 102 000 pierres rouges, une étoile de David en métal sur chacune d'elle, rendent hommage à ceux qui ne sont pas revenus, comme Anne Frank, morte à 15 ans à Bergen-Belsen. Huit baraquements au moins devraient retrouver leur emplacement d'origine d'ici 2013. Leur retour, financé principalement par l'Etat, devrait coûter 10 à 20 millions d'euros.  « Grâce aux baraquements, ceux de l'époque, pas des reconstitutions, nous voulons retrouver l'esprit du camp », souligne Albert Gilbert. Le camp de Westerbork accueille 400.000 visiteurs par an. »   

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19636&artyd=5

 

06/04/2010

UN METIER DE CHIEN

encouleur.jpg

Pauvres députés, si dépités de constater dans un nouveau sondage l’incompréhensible désamour des Français ! Ils se demandent pourquoi on les a pris en grippe, ce n’est pourtant pas de leur faute, non ?

 

Le porte-parole de l’UMP, Dominique Paillé, a délivré cet oracle: «La classe politique ne mérite pas ce jugement. Si les Français savaient le métier de chien que l'on fait, ils changeraient de jugement!»

 

Donc ces pauvres gens font un métier de chien. Ils se sacrifient pour nous, sans rien demander ni recevoir en échange. Et en remerciement, on les boude. Je suis contente de l’apprendre parce que je m’étais complètement fourvoyée : j’avais toujours eu l’impression qu’ils se battaient comme des chiens pour obtenir leur investiture. Voilà, encore une fois, je n’avais rien compris : ils se battent comme des chiens pour parvenir péniblement à faire un métier de chien. Et tout ça pour nous. Pour le pays. J’en ai les larmes aux yeux. Dorénavant, je vais les aimer, ces grands désintéressés, promis juré.

 

Vincent Peillon, le socialiste, est lui aussi d’avis que tout ça c’est la faute des Français, qu’ils ne viennent pas se plaindre ceux-là :   «Les Français n'ont qu'à aller voter! Leur choix passe avant tout par le bulletin de vote».

 

Peut-être que Vincent Peillon a juste oublié un petit point de détail : il parle de choix et de bulletin de vote. Quel rapport ? Parce que moi, je n’en vois aucun et la plupart des gens ont fini par piger aussi : le truc de génie, c’est qu’il n’y a aucun choix. C’est juste un choix virtuel. Pour de rire. Pour faire semblant. Ce n’est pas malin, ça ?

 

D’ailleurs, dans ce sondage, lorsque l’on pose la question qui fâche : pourquoi l’abstention ? il convient de lire attentivement les réponses qui devraient alerter les dépités : 87,4% des sondés s’abstiennent pour trois raisons qui n’en forment en fait qu’une seule et unique : 35,9 sont mécontents, 27,6 pensent que ça ne sert à rien, 23,9 ne se sentent pas représentés.

 

Il en reste 12,6% sous trois rubriques : ne s’intéressent pas à la politique, malades, ou autres.

 

En clair, 87,4% en ont définitivement ras-le-bol de ces politiques qui ont oublié à quoi ils servaient. Je me permets de le leur rappeler :

 

Un député est élu pour représenter ses concitoyens à Paris et pour y défendre leurs intérêts et leurs priorités. C’est exactement le contraire de ce qui est fait à l’heure actuelle puisque le système considère que le député est élu pour aller prendre ses ordres à Paris et les répercuter ensuite dans sa circonscription.

 

Inutile d’aller chercher plus loin les raisons  d’un divorce qui ne s’achèvera peut-être pas à l’amiable, cette fois.

 

 

Source : http://fr.news.yahoo.com/82/20100406/tfr-le-peuple-des-lu...

 

http://www.20minutes.fr/article/395790/France-Les-Francais-votent-une-motion-de-defiance.php

 

dessin de Konk