Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/04/2010

EN SUISSE AUSSI ….

L’article suivant a été publié par Le Temps de Genève. Il présente un Suisse un peu particulier, qui devrait vous intéresser :

« Nicolas Blancho: de l’ennui à l’islam »

web%20Blancho--469x239.jpg

« Le jeune président du Conseil central islamique de Suisse parle de sa conversion à l’islam. Il se distancie de l’idéologie radicale des mouvements salafistes. Mais il inquiète les associations musulmanes.

Il n’y a pas eu de poignée de main. Ni au début, ni à la fin de l’entretien. Son interprétation rigoriste de l’islam lui interdit d’avoir ce genre de contact avec une femme. On ne s’en offusquera pas. Le président du Conseil central islamique suisse (CCIS) est du reste un jeune homme fort aimable. Son association, créée en janvier pour défendre les intérêts des musulmans sunnites, compte déjà 1000 membres passifs et suscite la curiosité des médias. Non sans exagération, Nicolas Blancho est décrit par la Weltwoche comme «l’islamiste le plus dangereux du pays», le «Ben Laden» de Bienne. Mais on ne va pas trembler devant un sourire aussi juvénile et affable.

La rencontre a lieu à l’Université Tobler de Berne. Le président du CCIS, vêtu d’un kamis noir (une tunique) et coiffé d’une chachia blanche (bonnet islamique), arbore une barbe rousse broussailleuse. Il s’exprime dans un excellent français. Qu’est-ce qui a bien pu pousser ce Suisse né à Bienne à se convertir à l’islam à l’âge de 16 ans? Sa mère, d’origine bernoise, est enseignante. Son père, un Français établi de longue date à Bienne, chef concierge d’un gymnase. Nicolas Blancho n’a pas été baptisé. Ses parents voulaient lui laisser le choix d’adopter ou non une religion plus tard. Ils ont été pour le moins surpris du résultat de cette option éducative. «Ils ne sont pas d’accord avec ce que je fais aujourd’hui, dit le jeune musulman. Mais ils me respectent parce que je suis leur fils.» Le président du CCIS, qui étudie l’islamologie et le droit suisse à l’Université de Berne, est entretenu par ses parents.

A la maison, la famille parlait de temps en temps de religion. Avec l’adolescence sont venues les grandes questions existentielles. Et la conviction croissante de l’existence d’un être supérieur. «J’ai lu la Bible. Je me suis intéressé au bouddhisme et à d’autres religions», dit Nicolas Blancho. A l’école, il s’ennuie. «J’y allais sans être présent. Je ne faisais rien pour évoluer. Je perdais mon temps avec les copains.» Parmi ses amis, il y a des musulmans, pas vraiment attachés à l’islam. Mais ces derniers le mettent en contact avec un imam qui cherche à faire traduire un texte du français vers l’allemand. A son invitation, Nicolas Blancho se rend dans une mosquée. Il est ému par le prêche de l’imam. Il commence à lire des livres sur l’islam. Il lit également le Coran. Et puis, un jour, il a la certitude qu’un Dieu unique existe. L’imam qu’il fréquente lui demande s’il veut se convertir. «J’ai dit oui. C’était une conversion du cœur.»

De l’islam, il aime «la simplicité du dogme» et «la rationalité». «C’est une religion qui n’est pas compliquée et qui convient à la nature humaine. J’aime aussi la fraternité musulmane, le lien qui unit les croyants dans le monde entier. Il s’agit d’une fraternité du cœur. Elle est plus ferme et plus approfondie que la fraternité chrétienne.»

A 16 ans, Nicolas Blancho est proche du soufisme. Il a entamé un apprentissage d’imprimeur, sans grande conviction. Il ressent bientôt le besoin «de faire quelque chose» pour l’islam. Car il ne s’est pas converti «pour rester le même». Il laisse tomber son apprentissage, reprend des études en vue d’obtenir la maturité. En même temps, il suit un enseignement par correspondance au Centre d’études et de recherches sur l’islam à Paris. Il a 18 ans, et il a trouvé sa voie.

Nicolas Blancho se revendique aujourd’hui d’un islam sunnite, et refuse d’être classé dans un quelconque mouvement. Mais le sunnisme, qui regroupe la majorité des musulmans, se compose de quatre écoles juridiques, dont le hanbalisme, qui a inspiré le wahhabisme, la branche la plus traditionaliste de l’islam. Le président du CCIS dit pourtant ne pas se reconnaître dans cette tendance. «Je m’en tiens au consensus des savants.» Il faut insister pour connaître ses références doctrinales, mais il finit par avouer avoir lu les grands penseurs du fondamentalisme islamique, tels Ibn Taymiyya, Sayyed Qutb et Al-Mawdudi. «Je suis quelqu’un de réaliste, prévient-il. Les doctrines de ces auteurs ne sont pas applicables en tout point et en tous lieux.»

Nicolas Blancho condamne la violence terroriste d’un Ben Laden – «Il essaie d’atteindre un but qu’on peut comprendre, mais avec de mauvais moyens» –, ne souhaite pas l’introduction de la charia en Suisse, affirme respecter la démocratie et le droit helvétiques, ne rejette pas l’ensemble de la culture occidentale, ne rêve pas d’établir un califat mondial. Il se distancie clairement de l’idéologie radicale des mouvements salafistes mondiaux tels que le Hizb ut-Tahrir, la Jama’at at-Tabligh et les Frères musulmans. Mais il veut que les musulmans puissent vivre dans une société parallèle où ils auront leurs propres écoles. Ainsi, les femmes pourront porter le voile ou la burqa à leur guise, et le problème de la mixité durant les cours de natation sera résolu. Cette quête de communautarisme contredit toutefois un des buts principaux du CCIS, à savoir la réduction des préjugés de la population à l’encontre de l’islam.

Du point de vue de la sociologie des religions, le parcours de Nicolas Blancho évoque celui des individus qui, en manque de repères, se stabilisent dans un système de sens susceptible de leur donner une forte structure identitaire. D’où une adhésion traditionaliste et rigoriste aux croyances et aux pratiques de la religion choisie. Ce type d’adhésion hors-sol, sans référence culturelle, mène parfois à une radicalisation dangereuse. C’est ce que craint Saïda Keller-Messahli, présidente du Forum pour un islam progressiste.

En revanche, pour Stéphane Lathion, coordinateur du Groupe de recherche sur l’islam en Suisse et collaborateur à l’Observatoire des religions de l’Université de Lausanne, le CCIS est pour l’instant encore inoffensif. «Ce mouvement d’inspiration wahhabite est l’équivalent d’Ecône en Valais, dit-il. Il n’a pas d’attitude violente ni de volonté de nuire, mais la certitude de détenir la vérité. Il a des traits sectaires, mais tant qu’il respecte la loi, on ne peut que rester vigilant. Il fait cependant du tort à l’image de l’islam en Suisse. Car il représente une caricature de cette religion.» C’est aussi l’avis de Hisham Maizar, président de la Fédération d’organisations islamiques de Suisse: «Nous ne cautionnons ni l’idéologie du CCIS, ni son entrée en scène arrogante et agressive. Le risque, c’est que ce mouvement nourrisse les arguments de l’UDC.»

 

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/d6a1c640-4997-11df-bfe2-04121ee168ca|0

09:53 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2)

16/04/2010

ET UN ZINZIN DE PLUS, UN !

« Lancement d'une maison commune Europe-Israël »

 

P300_Peres_150410.jpg

 

 

 

« Le président Nicolas Sarkozy et son homologue israélien Shimon Peres ont lancé ce jeudi 15 avril à l'Elysée une "maison commune Europe-Israël" qui réunit des fondations et associations d'amitié de l'Etat hébreu et dix pays européens afin de "rapprocher leurs sociétés civiles".

 

Lancée à l'initiative de la fondation France-Israël, cette "maison commune" a pour vocation de "rapprocher nos envies, nos moyens, nos ressources et de réaliser ensemble un certain nombre de projets", selon la présidente de la fondation, l'ex-ministre Nicole Guedj.

Parmi ces projets Mme Guedj a évoqué la réédition l'an prochain à l'échelon européen de la visite en Israël organisée cette semaine par sa fondation pour des petits-enfants de "Justes" français, le titre donné par l'Etat hébreu aux personnes qui ont sauvé des Juifs pendant la Seconde guerre mondiale.

"Nous réfléchissons également à l'organisation d'une mission humanitaire en Haïti qui réunirait des jeunes Israéliens et Européens", a ajouté Nicole Guedj.

La nouvelle "maison commune Europe Israël" souhaite également lancer chaque année une campagne de communication destinée à lutter contre les "préjugés réciproques" qui, selon Mme Guedj, affectent l'image d'Israël et de l'Europe, particulièrement chez les jeunes.

"Souvent les Européens, et notamment les jeunes, imaginent Israël comme un peuple en arme. Et les Israéliens, quand ils pensent à l'Europe, voient surtout ce qu'on leur dit de la collaboration et de la guerre", a-t-elle jugé.

La présidence de la "maison commune" sera exercée par Simone Veil et la vice-présidence par l'écrivain espagnol Jorge Semprun. »

 

Source : http://www.guysen.com/article_Lancement-d-une-maison-commune-Europe-Israel_12484.html

13:51 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4)

ON A LE SENS DE L’HUMOUR, AU CRIF

 Si, si. Lisez plutôt ce qui suit :

 

« Tentative d’intimidation à Toulouse : le CRIF Midi-Pyrénées réagit »

 

« La Communauté juive de Toulouse célèbre comme chaque année le Yom Haatzmaout, l’anniversaire de l'indépendance de l'État d'Israël. Cet évènement se déroulera cette année le 19 avril prochain dans les salons Marengo de la Médiathèque de Toulouse.

 

Il s'agit là pour les amis d'Israël d'affirmer leur soutien au Peuple israélien et de resserrer les liens très profonds tant affectifs, économiques, scientifiques que culturels qui unissent cette démocratie vivante et unique dans la région que constitue l’Etat d’Israël à notre Région. Le CRIF Toulouse Midi-Pyrénées constate depuis quelques jours le développement d’une campagne d’intimidation et de pressions menée contre cette manifestation par un certains nombre d’associations et mouvements se réclamant du Collectif BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) dirigé exclusivement contre l’état Israël, et agissant il est nécessaire de le rappeler, en violation totale de la Loi française et des règlementations européennes , interdisant toute forme de discrimination à l’égard d’un pays tiers Ces associations se réclamant comme « pro palestiniennes » , et qui affichent systématiquement leur préférence aux pires régimes autoritaires qui soient, par rapport aux démocraties, appellent à travers un communiqué haineux et utilisant des méthodes propagandistes grossières, à intimider les élus de la Mairie et de la Région afin de faire annuler cette manifestation.

 

Le CRIF Toulouse Midi-Pyrénées estime que cette attaque fascisante contre la liberté d'expression et le pluralisme des opinions va à l'encontre de l'Idéal républicain auxquels nous sommes tous viscéralement attachés. Cette tentative de pression sur les élus est profondément choquante, fondamentalement contraire aux valeurs de notre démocratie, et entachée de relents nauséabonds dans un état de droit.

 

Il serait intolérable qu'une manifestation privée, festive et pacifique comme celle qu’organise chaque année et depuis des décennies la Communauté Juive de Toulouse lors du Yom Haatzmaout, soit prise en otage par des groupuscules qui n'ont d'autre but que d'importer un conflit au lieu de promouvoir le dialogue et la paix. Le CRIF Toulouse Midi-Pyrénées affiche sa totale confiance en la Mairie de Toulouse et la Région Midi-Pyrénées, ainsi qu’à nos élus pour dénoncer et combattre avec force cette campagne inacceptable et qui n’a aucunement sa place dans notre Cité. »

 

 

Source :

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19799&artyd=2

 

Attaque fascisante contre la liberté d’expression et le pluralisme des opinions …. Idéal républicain avec un grand « I » … Bigre, on a fait donner les grandes orgues pour la circonstance.

A juste titre car tout le monde sait bien que jamais, au grand jamais, personne au CRIF ne songerait à exercer la moindre pression sur un élu, quel qu’il soit.

 

Mais trêve de plaisanterie. Rappelons juste un petit incident intervenu en novembre-décembre dernier. Je m’empresse d’ajouter qu’il y en aurait bien d’autres, sans trop chercher, mais c’est justement celui-là qui m’est tombé sous la main.

 

Le 19 novembre 2009, voilà que la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) décide de récompenser, en leur attribuant le Prix des Droits de l’Homme de la République française, cinq projets d’ONG népalaise, argentine, kirghize, palestinienne et russe. La CNCDH précise que ce prix distingue des actions de terrain et des projets portant sur la protection et la promotion effectives des droits de l’homme.

 

Le CRIF s’étouffe d’indignation en découvrant parmi les lauréats le Réseau des Organisations Non Gouvernementales Palestiniennes (PNGO) qui est primé pour son projet « Campagne nationale pour la défense des libertés publiques et des droits de l’homme et pour la restauration de l’Unité nationale en Palestine ». Ce projet s’attache à reconstruire une unité nationale en élargissant l’espace d’expression de la société civile afin qu’elle devienne un acteur majeur du processus de développement démocratique.

 

L'officine adresse derechef des courriers courroucés à Bernard Kouchner et à Yves Repiquet, président de la CNCDH, qui vont entendre leurs oreilles siffler.

 

Voici le courrier adressé à Yves Repiquet. Il est interminable, mais fort intéressant et instructif. Pour la petite histoire, le CRIF remportera une demi-victoire : le Prix est maintenu mais ne sera pas décerné au Quai d’Orsay, comme prévu, lieu éminemment symbolique. Mais à Sciences Po.

 

Paris, le 7 décembre 2009

 

Monsieur Yves REPIQUET

Président de la CNCDH

 

Monsieur le Président,

 

Le site Internet de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme informe que le jeudi 19 novembre, l’Assemblée plénière de la CNCDH a confirmé le choix du jury du Prix des Droits de l’Homme de la République française « Liberté-Egalité-Fraternité »,

(…)

 

Parmi les projets, nous trouvons le Réseau des Organisations Non Gouvernementales Palestiniennes (PNGO). Le site de la CNCDH précise que le PNGO est un réseau d’ONG (Palestine : Gaza - Cisjordanie). LE PNGO est distingué pour son projet « Campagne nationale pour la défense des libertés publiques et des droits de l’homme et pour la restauration de l’Unité nationale en Palestine ». Ce projet s’attache à reconstruire une unité nationale en élargissant l’espace d’expression de la société civile afin qu’elle devienne un acteur majeur du processus de développement démocratique.

 

Nous comprenons que la CNCDH veuille mettre en exergue des ONG palestiniennes qui vise à soutenir, consolider et renforcer la société civile palestinienne sur la base des principes de démocratie, de justice sociale et de développement durable. Il est compréhensible que la CNCDH encourage les ONG qui voudraient consolider les principes de démocratie et qui œuvrerait pour la paix entre les Israéliens et les Palestiniens. Nous avons d’ailleurs pris connaissance des statuts et des objectifs du Réseau des Organisations Non Gouvernementales Palestiniennes (PNGO). Nous apprenons par exemple que le PNGO est une plateforme d’ONG palestiniennes qui regroupe 132 organisations membres à Jérusalem, en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza et qu’il se compose de trois organismes : le Bureau de coordination (un à Gaza et un en Cisjordanie), le Conseil d’Administration (un à Gaza et un en Cisjordanie) et l'Assemblée Générale (une dans la Bande de Gaza et une en Cisjordanie). Dans le contexte actuel, nous souhaitons émettre une première réserve et nous voudrions vous faire part de notre légitime inquiétude.

 

La CNCDH a-t-elle connaissance plus précisément des activités entreprises par le bureau, le Conseil d’Administration et l’Assemblée Générale du PNGO, qui ont leur siège à Gaza ? La CNCDH peut-elle confirmer que ces structures ne seraient pas contrôlées de près ou de loin, directement ou indirectement, par les dirigeants, les militants ou un quelconque organisme qui dépendrait de l’organisation terroriste du Hamas ? La CNCDH peut-elle assurer connaître les activités des 132 organisations membres et disposer d’informations fiables sur les liens  pourraient avoir avec le Hamas ? Nous craignons en effet qu’en distinguant le PNGO, la CNCDH ne donne du crédit, un blanc-seing et/ou officialise cette probable proximité entre certaines associations membres du PNGO et le Hamas.

Blanc-seing ? Il n’a pas dû échapper à la CNCDH que, selon les informations du site Internet du NGO-monitor -qui scrute les activités d’ONG- le PNGO a été un participant actif à la conférence de Durban en 2001, qui a revendiqué des boycotts et des embargos contre Israël et retourné la terminologie de la Shoah pour critiquer les opérations militaires israéliennes.

 

http://www.ngo-monitor.org/article/palestinian_ngo_network_pngo_

 

Cette information est même relayée sur le site Internet de Palestine–Info. Comment en ce cas, la CNCDH pourrait-elle distinguer le PNGO, si fébrile acteur d’une farce et d’une tragédie antisémite : le forum de Durban ?

 

Nous venons également de prendre connaissance de quelques communiqués du PNGO. A cet effet, nous nous étonnons des termes qui par exemple sont utilisés dans le « document de position de la société civile sur l'agression barbare d'Israël sur la Bande de Gaza ».

 

Dans ce document, nous trouvons les mentions suivantes :

 

« L'objectif de l'armée israélienne était clairement de laisser une empreint indélébile dans l'esprit des Palestiniens, les générations actuelles aussi bien que les générations futures, une image de destruction sans précédent - dans l'espoir d'effacer la mémoire de résistance et de lutte au sein de la population de Gaza. Ce faisant, Israël se sentirait libre d'imposer ses objectifs, et d'inculquer une culture de l'obéissance et de conformité à la puissance occupante. »

 

La CNCDH qui honore le PNGO, partage-t-elle cette analyse ?

 

Lorsque le PNGO parle de «résistance», il fait clairement allusion à un mouvement (le Hamas). Or, le Hamas ne reconnaît pas l'État d'Israël, qu'il nomme « entité sioniste », et prône dans sa charte] la création d'un État palestinien islamique sur l'ensemble de la Palestine et nie l'existence d'Israël.

 

De fait, je rappelle les faits suivants :

 

Le 16 avril 1993, le Hamas revendique son premier attentat-suicide, perpétré contre un bus à Mehola Junction dans la Vallée du Jourdain. Puis, le 6 avril 1994, le même type d'action est pour la première fois accomplie sur le sol israélien à Afoula[]. Un autre attentat-suicide a lieu le 13 avril 1994[], suivi par sept attaques suicides d'octobre 1994 à août 1995, dont quatre sont revendiquées par le Hamas et trois par le Djihad islamique[]. Le Hamas cesse alors ses attentats-suicides, qui reprennent en réaction à l'assassinat de Yahia Ayache[], en janvier 1996: trois []ou quatre []attentats-suicides sont ainsi organisés par le Hamas de février à mars 1996[]. Trois autres attentats-suicides sont organisés de mars à septembre 1997[], puis un autre, isolé, le 29 octobre 1998 à Gaza[]. Le Hamas profite grandement de la Seconde Intifada pour rehausser son prestige à l'intérieur de la bande de Gaza et lance une nouvelle campagne d'attentats-suicides, rivalisant avec le Djihad islamique. Les deux organisations revendiquent ainsi simultanément l'attentat du 9 août 2001. En juin 2002, le Hamas revendique l'attentat de Patt Junction. Puis, il y a l'attaque dans la ville de Beer Sheva en août 2004 (15 morts et 125 blessés), mais a cependant lancé une attaque au même arrêt d'autobus en août 2005 (7 blessés). Il a également revendiqué les tirs de roquettes effectués depuis la Bande de Gaza. Selon les Israéliens, 2 990 attaques ont été menées contre Israël en 2005.

 

Comme vous le savez, dans le cadre du plan de Désengagement de 2005, Israël retira toutes ses forces militaires ainsi que les civils installés dans la Bande de Gaza (y compris depuis sa frontière avec l’Egypte). Le contrôle de ce territoire fut remis à l’Autorité Palestinienne. Depuis lors, l’organisation terroriste du Hamas, qui gagna les élections palestiniennes en Janvier 2006, et arracha le contrôle de la Bande de Gaza à l’Autorité Palestinienne au moyen d’un coup d’état à la mi 2007, n’a cessé de mettre en œuvre une politique d’attaques armées dirigées contre Israël et ses citoyens. Ainsi, le Hamas et les autres organisations terroristes poursuivent leurs efforts dans le but de perpétrer des actes de terrorisme à l’encontre d’Israël, par différents moyens dont des attentats suicide. Les principales méthodes d’attaques contre Israël réalisées par le Hamas à partir de la Bande de Gaza ces dernières années, ont été caractérisées par des tirs de roquettes et d’obus de mortiers contre les centres urbains de population limitrophes.

 

En effet, depuis que le Hamas contrôle la Bande de Gaza, plus de 5000 roquettes ont été lancées en Israël depuis ce territoire par le Hamas et les autres organisations terroristes, ce qui a placé deux cent cinquante mille civils israéliens sous d’incessantes attaques terroristes. L’accroissement de la portée et de l’intensité de ces roquettes porteuses de mort, qui vise délibérément à tuer et à blesser des civils, a récemment atteint des villes israéliennes de premier plan comme Ashqelon, Ashdod et BeerSheva. A côté de la mort et de la destruction causées par ces attaques, la poursuite des tirs de roquettes vise également à terroriser des centaines de milliers de civils israéliens, rendant impossible le maintien d’une vie normale dans une large part du pays, et affectant chaque aspect de la vie civile, de la vie familiale à l’école en passant par les activités professionnelles.

Permettez-moi également de citer dans ce même texte, l’article 10 :

 

« 10. Poursuivre la campagne BDS qui promeut le boycott des produits israéliens, soutient les initiatives de désinvestissement et encourage les sanctions contre Israël, et renforcer les objectives de la campagne aux vues des récents crimes de guerres israéliens à Gaza. »

 

Ce dixième point est particulièrement accablant. Le PNGO dit encourager et promouvoir toutes formes de boycott contre Israël. Par ailleurs, dans les activités de sensibilisation du PNGO, figure en très bonne place : le boycott d’Israël et le BDS. Par ailleurs, le site Internet du NGO-Monitor rappelle comment le PNGO a joué un rôle central dans le boycott des universitaires et des académies israéliennes. (http://www.ngo-monitor.org/article/_the_central_role_of_pngo_in_the_aut_academic_boycott_)

 

Comment se peut-il par conséquent que la CNCDH fasse l’impasse sur ce point et soutienne un projet qui contrevient pourtant et clairement de fait aux Lois de la République ? A cet égard, je me permets de vous rappeler les faits suivants : Suite au boycott de nombreuses entreprises françaises et au formidable travail de sensibilisation mené par le Mouvement pour la Liberté du Commerce, à la fin des années 70, regroupant politiques et juristes de tout bord, que le Législateur a adopté la loi n°77-574 dite loi « anti-boycottage » du 7 juin 1977 disposant que le boycott doit être considéré comme un acte discriminatoire de type économique. Le Législateur français a ainsi édicté des sanctions pénales à l’égard de tout fonctionnaire (article 432-1 du Code Pénal) et en général, à l’égard de toute personne (articles 225-1 et 225-2 du Code Pénal) adoptant, dans l’ordre économique, des comportements inspirés par des considérations de type discriminatoire ou qui tendent à favoriser de tels comportements. Ainsi, le boycott constitue-t-il depuis une infraction pénale au sens des articles Article 225-1 et suivants du Code Pénal, modifié par la Loi n°2006-340 du 23 mars 2006 - art. 13 (Journal Officiel de la République Française, 24 mars 2006), qui disposent que :

 

« Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.
Constitue également une discrimination toute distinction opérée entre les personnes morales à raison de l'origine, du sexe, de la situation de famille, de l'apparence physique, du patronyme, de l'état de santé, du handicap, des caractéristiques génétiques, des mœurs, de l'orientation sexuelle, de l'âge, des opinions politiques, des activités syndicales, de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée des membres ou de certains membres de ces personnes morales ».

 

L’article 225-2 du Code Pénal dispose également que « la discrimination définie à l'article 225-1, commise à l'égard d'une personne physique ou morale, est punie de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 Euros d'amende lorsqu'elle consiste : 1° A refuser la fourniture d'un bien ou d'un service ; 2° A entraver l'exercice normal d'une activité économique quelconque ; 3° A refuser d'embaucher, à sanctionner ou à licencier une personne ; 4° A subordonner la fourniture d'un bien ou d'un service à une condition fondée sur l'un des éléments visés à l'article 225-1 ; 5° A subordonner une offre d'emploi, une demande de stage ou une période de formation en entreprise à une condition fondée sur l'un des éléments visés à l'article 225-1 ; 6° A refuser d'accepter une personne à l'un des stages visés par le 2° de l'article L. 412-8 du code de la sécurité sociale.

 

Lorsque le refus discriminatoire prévu au 1° est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d'en interdire l'accès, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 Euros d'amende. »

 

Monsieur le Président, dans un énième communiqué, le Réseau PNGO se félicite d’avoir remporté le Prix des Droits de l'Homme de la République française 2009. Il dit à ce sujet considérer « cette distinction comme un message de satisfaction et de soutien aux efforts déployés par les organisations de la société civile palestinienne. »

 

Nous regrettons qu’hâtivement probablement la CNCDH ait crû devoir distinguer ces ONG. Il eut été préférable que la CNCDH vérifie au minima les informations que nous vous transmettons dans cette lettre. Il eut été préférable également que la CNCDH se garde d’honorer des associations qui diabolisent constamment Israël. Ce faisant nous regrettons que la CNCDH nuise aux intérêts de la paix.

 

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes  sentiments les meilleurs.

 

Richard PRASQUIER

Président du CRIF

 

 

Difficile de l’arrêter, le CRIF, quand il est lancé. Tout comme moi. C’est pourquoi je vous en offre une petite dernière pour la route. Une autre lettre écrite juste quelques jours après, vers le 11 décembre 2009:

 

« Richard Prasquier a écrit à Jean-Claude Colliard, le président de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne et à Cécile Duflot, la secrétaire nationale des verts, à l’annonce d’une conférence « Gaza un an après : nouveaux risques d’agression sur la région », qui aura lieu samedi 12 décembre à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne.

 

En effet, sont annoncés, un représentant du Hezbollah, l’initiatrice de l’appel pour le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes et une élue des Verts.

 

Richard Prasquier avait rencontré Cécile Duflot au début de la semaine. Dans sa lettre, le président du CRIF écrit à la secrétaire nationale des verts :

 

« Lors de notre rencontre mardi 8 décembre, nous avons pu débattre les uns et les autres et en connaissance de cause de la problématique du conflit israélo-palestinien et de ses répercussions en France.

 

Ce dialogue a certainement permis de dissiper quelques malentendus. Je l’ai personnellement beaucoup apprécié.

 

Malheureusement, je dois vous avouer que, je suis très déçu par l’information qui vient de nous  être transmise.

 

Le samedi 12 décembre 2009 à 15 heures, à l’université Paris I Sorbonne devrait se tenir une conférence organisée par le mouvement des Indigènes de la République dont vous n’ignorez pas l’activisme, en présence de Ali Fayad, membre du bureau politique du Hezbollah et député au Parlement libanais, de Nadine Rosa Rosso, initiatrice de l’appel pour le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes du Moyen-Orient.

 

Or nous apprenons qu’Alima Boumedienne-Thierry, sénatrice des Verts est inscrite  à cette conférence. Il y a une contradiction flagrante entre votre dénonciation du Hamas lors de notre réunion et la participation de cette sénatrice appartenant à votre formation politique. Sa présence, en compagnie d’un représentant officiel du Hezbollah est une honte. Je rappelle à cet égard, qu’à l’aube du dimanche 23 octobre 1983, à Beyrouth, le bâtiment de 8 étages du Drakkar où dormaient 73 soldats français avait été soufflé par l’explosion d’un camion piégé. L’attentat contre les française avait été revendiqué par un mouvement islamique proche du Hezbollah.

 

Je vous épargne, par ailleurs, la litanie des attentats terroristes qui ont été perpétrés tant par le Hamas que par le Hezbollah.

 

J’ose espérer, Madame la Secrétaire nationale, que vous prendrez la mesure de la gravité de cet engagement.

 

Dans l’attente de votre réponse, Je vous prie de croire, Madame la Secrétaire nationale, à l’assurance de mes sentiments les plus cordiaux ».

 

Source : http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=17806&returnto=articles_display/list&artyd=2%20&tg_id=7

 

Mais attention, hein, tout ça, ce ne sont pas des pressions. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Ce sont des éléments d’information portés à la connaissance de personnes ou d’élus tragiquement désinformés et qu’il convient justement, au nom de la liberté d’expression et de la diversité des opinions, de réinformer correctement.

15/04/2010

DE L’EXPRESSION DE L’IDENTITE, SELON QUE L’ON EST JUIF OU HONGROIS

Je reviens sur cette importante question des « völkisch » hongrois car elle fait largement écho à certaines attitudes que l’on peut trouver dans la communauté juive. Sauf que ce qui est vilipendé comme racisme chez l’un est valorisé comme expression de l’identité chez l’autre. Mais en réalité, la démarche est la même.

 

Je parie que vous n’avez jamais entendu parler du Service de Protection de la Communauté Juive (SPCJ). C’est pourtant une organisation étonnante qui mérite d’être connue.

 

Voyez plutôt ce que nous raconte son site, www.spcj.org :

 

 

 

spcj1gg.gif

 

 

"Le Service de Protection de la Communauté Juive a été créé en 1980, au lendemain de l’attentat de la rue Copernic à Paris.

Le SPCJ est issu d’une volonté commune du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), du Fonds Social Juif Unifié (FSJU) et des Consistoires, de protéger la communauté juive dans son ensemble. Ainsi, les membres du Bureau Exécutif du SPCJ sont désignés par les Institutions citées plus haut pour y siéger une fois par mois.
Le Président du
SPCJ est M. Eric de Rothschild.

 

L’existence du SPCJ est essentiellement due à la menace terroriste et antisémite qui sévit depuis les années 80. Le SPCJ est apolitique et à but non lucratif. Il n’est pas un mouvement de jeunesse, sa vocation exclusive est la protection de l’ensemble de la Communauté.

 

 

En coopération totale avec les pouvoirs publics (Ministère de l’Intérieur, Préfectures), le SPCJ assure la protection des offices dans les synagogues les jours de shabbat ainsi que pendant les fêtes juives.
Il intervient également à la demande de différentes associations, afin d’assurer la protection de grands événements communautaires.
Il est dans le domaine de la sécurité, l’unique organe officiel de la communauté.

 

(…)  Depuis sa création, le SPCJ recense les différents actes antisémites commis sur le territoire national pour tenir informés les Responsables communautaires de l’évolution de la menace et du danger. Le SPCJ recoupe ces informations avec les pouvoirs publics au travers de contacts réguliers avec le Ministère de l’Intérieur.

 

Devant la montée de ces actes en 2001, le SPCJ a créé un Département « Aide aux victimes ».
Une ligne verte est joignable 24 heures sur 24 afin de signaler tout acte antisémite ou tout danger immédiat.
Les victimes appelant ce numéro reçoivent assistance et conseil dans leurs différentes démarches juridiques. Par ailleurs, elles peuvent être mises en relation avec des services d’aide psychologique et sociale lorsque cela est nécessaire.

En dehors d’une équipe permanente, les membres du SPCJ sont tous bénévoles "

 

 

Edifiant, pas vrai ? Vous aurez appris au passage que le SPCJ « recense les actes antisémites » en coopération avec le ministère de l’Intérieur. Disons plutôt que ledit ministère lui délègue carrément la chose …Si nous ne sommes pas là dans l’expression d’un communautarisme pur et dur, pour ne pas dire arrogant, dites-moi ce que c’est.

 

Pour en revenir aux « völkisch » et au « deux poids deux mesures », « suivant que vous serez puissant ou misérable », etc, etc, voici un communiqué du SPCJ datant de décembre 2009. Un forum sur l’antisémitisme s’était tenu à Jérusalem et le SPCJ communiquait ce qui suit :

 

« Le Forum Mondial sur l’antisémitisme a achevé ses travaux le jeudi 17 décembre. La France était représentée par d’importantes délégations du CRIF et du SPCJ. Pour la lettre d’information du CRIF, le directeur général du SPCJ indique ce qu’il a retenu de cette conférence événement :

 

« Cette conférence a été une occasion unique d’échanger avec d’autres organisations dans le monde sur les différentes techniques de lutte contre l’antisémitisme. Les méthodes de veille et de surveillance de ces phénomènes se sont professionnalisées dans de nombreux pays.

 

Cependant nous notons que même lorsque les échanges sont nombreux entre les organisations communautaires et les gouvernements, la qualification du caractère antisémite d’un acte reste délicate et nécessite une approche commune des faits.

 

Sur un plan général, cette conférence internationale nous a rappelé que devant cette vague d’un nouvel antisémitisme qui dure depuis neuf ans, notre vigilance doit demeurer intacte, pour que notre détermination à lutter avec force pour permettre à chaque juif de vivre librement et en toute sécurité l’expression de son identité, telle qu’il la conçoit et ou qu’il se trouve. »

 

 

Voilà. C’est clair, « chaque juif a le droit de vivre librement l’expression de son identité telle qu’il la conçoit et où qu’il se trouve ».

 

Chaque juif, oui. Mais pas chaque Hongrois, apparemment. Et l’on perçoit là le danger que les juifs « militants » veulent à tout prix éviter : en cas de confrontation, de conflits d’identité, ils partent forcément perdants en raison de leur nombre réduit. Donc, il faut à tout prix interdire « aux autres » de défendre leur identité et tout faire pour qu’ils finissent par ne plus même y songer. Par oublier leur identité, par la noyer dans le mondialisme et les trucs à acheter.

 

Et voilà pourquoi chez les teigneux qui s’entêtent malgré tout à la défendre, leur identité, elle devient du racisme, à combattre d’urgence. Elémentaire, mon cher Watson.

  

POURQUOI PAS EN ISRAEL ?

C’est la question qui vient spontanément aux lèvres lorsqu’on lit ce qui suit. Cela paraîtrait bien plus logique : les juifs yéménites y retrouveraient les juifs éthiopiens. Le fait que David Miliband, ministre britannique des affaires étrangères, soit lui-même juif a-t-il joué dans cette offre si généreuse ? On lit à la fin de l’article que les Etats-Unis eux aussi sont allés repêcher des juifs yéménites en difficulté. Cela ne répond toujours pas à la question, et même la rend encore plus pressante : pourquoi Israël ne bouge-t-il pas ?

 

« Des juifs yéménites pourraient obtenir l’asile en Grande Bretagne »

 

« La Grande Bretagne doit signer un accord avec le gouvernement du Yémen pour octroyer à des juifs yéménites l’asile dans ses frontières, selon un article paru dans The Independent mercredi.

 

L’article dit que les britanniques ont contacté le Yémen avec cette offre suite aux informations de persécution des juifs par les groupes islamiques chiites et la montée en puissance d’Al-Qaeda dans ce pays.

 

Le ministère des affaires étrangères de Londres a conduit des négociations dissimulées ces derniers mois, qui se terminent par un accord conformément auquel entre 20 et 30 familles juives avec des parents en Grande Bretagne recevront le statut de réfugié, selon le journal.

 

La décision est sans précédent, alors que le gouvernement britannique refuse généralement de donner le droit d’asile à des migrants simplement parce qu’ils ont des parents qui vivent dans le pays. Les familles recevront un permis pour visiter leurs proches pendant trois mois, et une fois à l’intérieur du pays, pourront bénéficier du statut de réfugié.

 

Les fonctionnaires du ministère des affaires étrangères ont refusé de confirmer l’information au motif qu’ils n’étaient pas autorisés à discuter la nouvelle politique du gouvernement dans les mois précédent les élections générales, qui doivent se tenir le 6 mai. Mais des responsables de l’ambassade britannique à Sanaa affirment avoir déjà commencé à informer les juifs, qui vivent à Raida, du contenu de l’accord.

 

Une source anonyme a déclaré : « le Royaume Uni permettra aux juifs de Raida qui ont des liens avec notre pays, de quitter, mais il est important qu’ils ne quittent pas officiellement le pays en tant que réfugiés. »

 

« Ils ont négocié cet accord avec les yéménites et accepté de conserver le profil bas. » Une autre source a été citée par le journal disant que « nous n’avons pas encore approuvé tout ce qui devait l’être, mais nous y sommes presque ».

 

Quelques centaines de juifs habitent toujours le Yémen, où ils vivent une réelle persécution, illustrée par le meurtre d’un professeur juif en décembre dernier, ce qui a déjà amené les Etats-Unis à organiser une opération de sauvetage qui aura permis à plusieurs dizaines de juifs yéménites de s’installer sur le sol américain. »

 

 

Source : http://www.juif.org/go-news-126174.php

IL FAUT RATTACHER L’EUROPE A LA SUISSE !

Et ne surtout pas faire l’inverse. C’est Louis Pauwels qui le disait, et il avait bien raison. Vous trouverez ci-après un article d’Erika Vögeli relayé par Mecanopolis qui nous en donne une preuve de plus, s’il était nécessaire. Et qui nous montre la voie à suivre.  

guillaume-tell.jpg

« Revenir aux fondements d’une vie en société réellement démocratique"

« Un Etat libéral ne se maintient pas tout seul. Non seulement en Suisse, nation née de la volonté collective, mais surtout ici, les gens doivent vouloir la maintenir. Et on ne peut vouloir que si l’on sait ce qu’on veut, si l’on est conscient des éléments qui fondent cette liberté particulière et sa capacité à développer la vie sociale. Face aux défis toujours nouveaux de notre époque, il faut sans cesse se demander ce qui doit être adapté et ce qui est inaliénable, ce qui ne doit pas être remis en cause.

Une telle réflexion sur les fondements d’une vraie vie sociale démocratique est primordiale face à une évolution dans la­quelle, au nom de la mondialisation et avec la création d’organisations dites «internatio­nales» comme le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et l’OMC, on soumet la vie entière au diktat économique; dans laquelle les Etats nations perdent leur souveraineté, pendant que certaines institutions financières, de concert avec des sociétés transnationales sans éthique, sans responsabilité citoyenne et sans égards pour le bien commun nous dictent par le biais d’un lobbying financièrement puissant de plus en plus de lois.

Pour la Suisse cette réflexion revêt une importance existentielle, surtout en ce qui concerne ses relations avec l’Union européenne. Les mêmes mécanismes du FMI, de la Banque mondiale et de l’OMC, qui ont entraîné les pays en voie de développement dans la dépendance financière et dans l’endettement et les ont contraints à brader le bien public et les secteurs économiques rentables à des sociétés étrangères, fonctionnent aussi dans le cadre de l’UE. Le livre mentionné ci-dessous, «Konzern Europa», paru en 2001, ­montre de façon frappante comment le lobbying bruxellois des sociétés transnationales qui con­tourne les structures juri­diques étatiques des divers pays et leur impose, avec l’aide de la Cour de justice européenne, la prédomi­nance des ­quatre «libertés» économiques, ce qui en­traîne la même perte de la démocratie. Et l’endettement des Etats a pris depuis longtemps une ampleur critique.

Il est d’autant plus réjouissant de voir des milieux d’entrepreneurs inciter à une réflexion fondamentale sur la liberté, la responsabilité et les fondements du système politique suisse dans un ordre économique vraiment libéral et sur les relations de la Suisse avec le monde.

La brochure « Ja zur Schweiz. Denkanstösse für eine Erneuerung des Bundesbriefes » [Oui à la Suisse. Réflexions pour un renouvellement de la Charte fédérale] n’est pas l’oeuvre d’un seul auteur mais résulte d’une série de discussions entre des personnes de différentes générations et de diverses appartenances poli­tiques. C’est dans le cadre de débats au sein de l’«Unternehmerforum Lilienberg » d’Ermatingen (TG) que la brochure a pris sa forme actuelle. Dans l’esprit d’une réflexion permanente sur ce que nous voulons, il serait souhaitable que ces réflexions soient largement re­prises et débattues de manière pertinente.

Au vu de la situation actuelle, cette discussion ne souffre aucun délai. La perte de pouvoir des Etats nations en faveur d’institutions internationales qui sont soustraites au contrôle et à l’influence de l’opinion pu­blique et dans les griffes de la haute finance et du pouvoir des multinationales, met en danger les principaux acquis de l’Europe: la reconnaissance de l’égalité de tous les hommes dont découle l’égalité devant la loi, l’Etat de droit, la situation des individus en tant que citoyens égaux en droit et la démocratie. L’Etat de droit libéral et démocratique incarne l’idée inscrite dans le droit que tout individu, en tant qu’être humain, doit pouvoir participer directement à l’organisation de ses conditions de vie la­quelle n’a pas lieu dans un nirvana philosophique mais sur une base éthique et morale orientée vers le bien commun et le bien de l’individu. Le démantèlement des struc­tures exi­stantes des Etats nations, garants de la citoyenneté de l’individu et de ses possibilités d’influ­ence sur la politique de l’Etat, réduit l’influ­ence, règlementée par l’Etat, des citoyennes et des citoyens au profit des intérêts d’une partie de l’économie qui ne peut jamais défendre les besoins économiques des hommes. L’at­taque contre l’Etat nation fait partie d’une stratégie de suprématie mon­diale dont la réalisation est en œuvre.

Naturellement la Suisse, avec sa forme élaborée de participation et d’influence démocratique – la démocratie directe –, gêne ces planificateurs et leurs complices. Mais pour beaucoup d’autres, les citoyennes et les citoyens, elle est aussi un exemple de ce que n’est pas une puissance mondiale, mais une authentique démocratie, c’est-à-dire une structure édifiée de bas en haut qui garantit réellement la liberté et le bien-être pour tous. De ce point de vue, la question des fondements essentiels de la Suisse se pose naturellement dans d’autres pays, sous des formes qui leur sont propres: «Allons-nous, demande Jürgen Elsässer, continuer de vivre comme des provinces sous la tutelle d’un empire, dans la privation de droits, la guerre et la pauvreté, ou bien allons-nous revenir vers la démocratie et l’Etat nation, dont la Confédération est un exemple ? »

Erika Vögeli, pour Horizons et Débats

Sur le même sujet, lire également La Suisse, modèle efficace

 

Source : http://www.mecanopolis.org/?p=15875

14/04/2010

CE QUI S’APPELLE CAUSER POUR NE RIEN DIRE

La France « veut ». C’est bien joli de vouloir, mais pouvoir, c’est mieux. Et là, on serait plutôt aux abonnés absents. Alors, pour le fun, rappelons quelques déclarations tonitruantes, récentes ou moins, qui doivent plutôt faire sourire du côté de Téhéran :

 

« La France veut des sanctions avant la fin du mois d’avril »

 

88.jpg« Nicolas Sarkozy a souhaité mardi 13 avril 2010 que le Conseil de sécurité des Nations unies adopte de nouvelles sanctions contre l'Iran dès "avril" ou "mai", "pas plus tard", pour pousser Téhéran à suspendre ses activités nucléaires potentiellement militaires.

 

"Il me semble qu'un calendrier raisonnable pour l'obtention de ces sanctions à l'ONU, c'est avril ou (..) mai, pas plus tard", a déclaré le président français lors d'une conférence de presse dans le cadre du sommet sur la sécurité nucléaire de Washington. La question du programme nucléaire iranien a été très discutée entre les chefs d'Etat et de gouvernement en marge de la conférence.

La France et les Etats-Unis sont "absolument sur la même ligne", a rappelé M. Sarkozy, estimant que "la minute de vérité approche".

 

Le président Nicolas Sarkozy a proposé, enfin, « à ses partenaires que les dirigeants de pays qui fourniraient intentionnellement des matières nucléaires à des groupes terroristes soient tenus pour responsables et qu’ils puissent être poursuivis et jugés par un tribunal international sous l’égide de l’Onu ».

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19764&artyd=5

 

Mais pas plus tard, hein ! Sinon, je me fâche.

En septembre 2009, au sommet du G20, le même faisait déjà les gros yeux : « Ne laissons pas les dirigeants iraniens gagner du temps pendant que les centrifugeuses tournent. Et, si d’ici au mois de décembre, il n’y a pas un changement profond de politique de la part des dirigeants iraniens, des sanctions devront être prises, il en va de la paix et de la stabilité. »

 

Et en août 2007, déjà, il était très ferme : "Un Iran doté de l'arme nucléaire est pour moi inacceptable", a déclaré le président français à l'occasion de la Conférence annuelle des ambassadeurs, réunis à Paris. »

 

Paroles, paroles, paroles …. (sur l’air de Dalida).

Notez que je le comprends, cet homme : gloser sur l’Iran est plus confortable que s’occuper des problèmes de ces abrutis de Français, qui en remerciement,  ne peuvent même pas le sacquer. De quoi vous dégoûter de leur sacrifier les plus belles années de sa vie.

CACHER C’EST BIEN. VÖLKISCH C’EST MAL.

Les organisations juives constituées sont fort mécontentes du résultat des élections législatives en Hongrie : forte poussée de la droite et de l’extrême-droite (16,71%). Avec ce score, comme la Hongrie a un système électoral bien plus démocratique que la France (du moins pour le moment), l’extrême-droite fait son entrée au parlement. Normal, ce sont les électeurs qui décident.

L’homologue, si je puis dire, de Jean Yves Camus en Hongrie s’appelle Magdalena Marsovszky. Voici son analyse, telle que relayée par le CRIF :

 

 

« L’extrême-droite et la pensée « völkisch » en Hongrie »

 

« Alors que la victoire des conservateurs (Fidesz) et de l’extrême-droite (Jobbik) se profile aux élections d’avril, La Garde hongroise, organisation paramilitaire créée par le parti d’extrême-droite hongrois Jobbik et interdite en 2009, poursuit plus que jamais sa campagne de dénigrement des juifs et des tsiganes. Magdalena Marsovszky, chercheuse germano-hongroise spécialiste de l’antisémitisme et de l’extrême-droite en Hongrie, nous explique les tenants et aboutissants de la pensée « völkisch » en Hongrie.

 

« On peut dire que la société hongroise est une « société duale ». Une grande partie de la société est « völkisch » tandis qu’une plus petite partie est libérale, cosmopolite et démocrate. La pensée « völkisch » est avant tout organique et essentialiste ; elle est caractérisée par une conception de la nation comme une communauté ethniquement homogène. Il s’agit d’autre part d’une pensée impérialiste qui comprend également les minorités magyares des pays environnants. Les frontières actuelles de la Hongrie ne sont donc pas prises en compte par cette pensée.

 

Pour se définir, la pensée « völkisch » dépend par conséquent de la recherche d’ennemis à l’intérieur même de la Hongrie. Et ces ennemis sont les juifs et les « tsiganes ».En outre, l’antisémitisme hongrois dans sa forme actuelle ne s’oriente pas nécessairement contre des juifs réellement existants, mais contre tous ceux qui correspondent à des stéréotypes antisémites. Il vise donc également les cosmopolites, les radicaux, les urbains et l’intelligentsia ou la ville corruptrice. Tout ce qui ne correspond pas à cette pensée « völkisch » est étiqueté comme juif.

 

C’est ainsi que l’UE peut être considérée comme une communauté faite par des juifs et judaïsée, contrôlée par des étrangers. Dans les cercles d’extrême-droite en Hongrie, on parle ainsi de « l’axe Tel Aviv – New York – Bruxelles ». Derrière la pensée « völkisch » se cache un terrible potentiel de violence… Le « völkisch » est présent dans toutes les couches de la société hongroise. Il existe même des lotissements « völkisch ». Des annonces comportent parfois la mention « Ne nous contacter que si vous êtes nationaliste ». Il existe même une compagnie de taxis appelée Jobb-Taxi et proche du parti d’extrême-droite Jobbik, c’est-à-dire « seuls des partisans « völkisch » nous appellent ». La magyarité dit « Achetez chez nous », sous-entendu, « n’allez pas chez les juifs ». Parallèlement au Festival Sziget se déroule tous les ans en été l’anti-festival Magyar Sziget (« île magyare »), qui attire beaucoup de monde et sacralise la nation. La pensée « völkisch » est également répandue dans les écoles et les médias publics… »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19726&artyd=10

 

 

Tsss…. « l’axe Tel Aviv – New York – Bruxelles » …. Quel délire en effet!!! Ces völkisch ont complètement perdu la tête.

 

Et cette manie bien raciste de vouloir acheter « entre soi » et de tout faire « entre soi », quelle horreur, vraiment ! Même les taxis s’y mettent, c’est dire. Ah ce n’est pas dans la communauté juive si ouverte et si tolérante qu’on admettrait des choses pareilles.

 

Bon, il y aurait bien un site qui s’appelle www.alloj.fr :

 

« alloj.fr c'est un service de professionnels et un annuaire au service de la communauté juive en France. toutes les adresses immobilier en israel  de la communauté juive pour ,manger cacher, avec un annuaire feuj,guide cacher, des restaurants cacher ou manger cacher, traiteur cacher, livraison cacher, plateaux cacher, repas cacher, pour des ,billets pour voyage israel, avec la liste des agences de voyages ,service cacher, et de ,voyages cacher, sejours cacher, vacances cacher en france, voyages cacher, orchestre juif  hotels cacher, pour ,organiser un mariage juif, et cacher, location de salles cacher.mazal tov, c'est cacher , petit déjeuner cacher, trouver un ,beth habbad,jewich, mikvé cacher ou une synagogue, liste des ecoles juive, musique juive , site juif.recette juive,cuisine juive,annonce juif,actualité juive »

 

Mais attention, tout ça c’est « cacher », pas « völkisch ». Vous aurez compris tout seul qu’il n’y a vraiment aucune comparaison possible.