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30/04/2010

POUR PARFAIRE VOTRE CULTURE CINEMATOGRAPHIQUE

Le site HaPoel HaAntifashisti (extrême-gauche juive) nous offre une analyse intéressante, et originale, d’un personnage du film Star Trek, Spock:

 

 

"Spock de Star Trek, ou la figure du juif schizophrène, formaliste, étranger"

« Ce qui suit est un remaniement d’une présentation parue en février 2009 juste après le lancement d’Hapoel, et qui permet de voir Spock sous une lumière différente d’à l’époque.

Ce remaniement est justifié par le travail d’Hapoel sur le « formalisme » et le « baroque » dans la culture juive (populaire ou pas), travail qui avait commencé dans un article sur le nouvel an Loubavitch.

Sans saisir cette contradiction entre formalisme et baroque, on passe à côté de la « psychologie de masse » de la minorité nationale juive, et on passe à côté de l’antifascisme populaire concret.

 

 

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Le saviez-vous ? Spock est juif !

Enfin, pas exactement… mais en tout cas son « salut vulcain » est calqué sur la Birkat HaKohanim, la bénédiction bien connue des Kohanim !

De fait, la série originelle de Star Trek est truffée de références culturelles à la mystique juive, et est globalement assez progressiste pour les États-Unis de l’époque.

Ainsi, ce fameux salut vulcain a été « importé » par Leonard Nimoy, l’acteur de Spock en personne.

Ce dernier racontait dans son autobiographie (bien après la série, donc) qu’étant enfant il avait été emmené par son grand-père dans une synagogue ultra-orthodoxe, qu’il avait bravé l’interdiction religieuse de regarder les Kohanim pendant leur bénédiction (sous peine de cécité, d’après la superstition…), et qu’il avait été fortement impressionné par ce rituel.

En fait ce signe, effectué des deux mains tendues en avant, mime la lettre Shin (ש), pour le mot « Shaddai » (שדי). Shaddai veut dire « le Tout-Puissant », mais c’est aussi l’abréviation de « Shomer Dlatot Israel » (= gardien des portes d’Israel), d’où le Shin des Mezuzot…

On peut par exemple retrouver ce signe sur les tombes de Kohanim (ce qui atteste alors qu’on vient d’une famille de Cohen). Ainsi sur cette photo prise dans un cimetière juif de Lodz en Pologne, on peut retrouver les deux mains faisant le « salut vulcain »:

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Plus globalement, la mystique juive a imprégné d’autres références de Spock.

Par exemple, dans un épisode de la première série où il doit rester alité à l’hôpital, Spock s’ennuie et lit un livre – évidemment en tournant les pages à toute vitesse. À la fin, on voit son air satisfait, puis la couverture du livre : il s’agit de Spinoza ! Il faut savoir que le philosophe libéral hollandais Spinoza était d’origine juive, et selon certaines thèses il aurait été adepte de la Kabbalah…

Rappelons aussi que l’acteur qui jouait Captain Kirk était aussi juif, et que c’est dans cette série de Star Trek qu’a eu lieu le premier baiser « inter-racial » à la télé américaine – ce qui était très progressiste à la fin des années 60.

Enfin, une petite touche psychologique : Spock est un personnage schizophrène, étant semi-humain et semi-vulcain.

Son côté vulcain le pousse à la logique la plus froide, tandis qu’il lutte contre ses propres sentiments issus de son côté humain. D’où cette citation très drôle dans le tout premier épisode, jouant sur les sentiments refoulés de Spock :

Kirk : « Je veux que sa fin soit citée en exemple. Il n’avait pas demandé ce qui lui est arrivé. »
Spock : « Je suis désolé pour lui… »
Kirk : « Je crois qu’après tout, il y a de l’espoir pour vous, Monsieur Spock. »

Spock est donc l’incarnation parfaite de la schizophrénie des personnes juives immigrées d’Europe de l’Est en Amérique du Nord.

Face à la misère extrême et aux pogroms, ces personnes ont fuit les shtetls et se sont retrouvées dans le pays des gratte-ciels : il y a de quoi devenir fou devant cette contradiction entre les communautés campagnardes et les métropoles modernes…

D’autant plus quand il s’agit de s’assimiler à la société américaine tout en gardant sa culture d’origine : là encore, il y a de quoi devenir schizophrène quand on porte un nom de famille totalement distordu pour correspondre aux noms américains courants…

Ce qu’il faut par conséquent remarquer, c’est que l’aspect semi-vulcain de Spock correspond parfaitement à l’image des talmudistes juifs, en particulier ashkénazes : intellectuels, abstraits, sans joie. En un mot : formalistes.

L’allusion à la bénédiction des Kohanim est donc tout à fait frappante, puisqu’elle provient du côté vulcain de Spock !

De là à dire que dans l’imaginaire collectif américain, les juifs sont des « extraterrestres »… Eh bien justement !

On peut par exemple penser à Superman, qui vit parmi les humains mais vient de la planète Krypton. Lui aussi vit une véritable schizophrénie entre Clark Kent et Superman, et doit nier ses sentiments.

Il faudrait même aller plus loin, en remarquant qu’aussi bien Spock que Superman sont des humanoïdes qui ont d’ailleurs la peau blanche. Ces extraterrestres forment donc une « minorité » qui peut se fondre dans la société américaine de manière « invisible »… ou presque, ce qui est justement le fondement de leur psychologie.

Autant il est possible d’affirmer que certains extraterrestres sont le reflet culturel des formes de vie incomprises sur Terre (autrement dit les animaux), autant certains autres extraterrestres symbolisent des minorités nationales, et pas seulement juive d’ailleurs – il suffit de penser à Petit Cœur dans Dragon Ball Z.

En vérité, il est même possible d’affirmer que cette correspondance entre extraterrestres et personnes juives est l’un des fondamentaux de l’antisémitisme aux État-Unis ! À ce titre, il y a un grand travail culturel à faire concernant le film « Invasion of the Body Snatchers » (1956) et ses nombreux remakes, ou bien certains films de John Carpenter. »

 

 

Source : http://209.85.229.132/search?q=cache:XAwfkZ4O1_oJ:www.hapoel.fr/+irmela+mensah-schramm&cd=6&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

14:06 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3)

FINALEMENT, JE N’IRAI PAS

Nous parlions hier de la baisse des tarifs d’avion entre la France et Israël sur El Al, grande victoire revendiquée par le CRIF en la personne de son vice-président-candidat. Ainsi que de la possibilité, fort improbable hélas, que je me rende dans ce beau pays pour y tomber amoureuse d’un Israélien.

Eh bien, réflexion faite, je vais attendre encore un peu car nous en apprenons de belles, ce matin, sur l’accueil réservé aux touristes lambda dans cette démocratie phare :

 

« Fin de l'"accueil dégradant" ? »

 

« Le ministre du Tourisme, Stas Meseznikov, a appelé, jeudi 23 avril, à une "réforme complète" de la manière dont Israël traite les touristes étrangers. Pour lui, "les mesures dégradantes" dont sont victimes certains étrangers coûtent énormément au pays. Ces déclarations sont intervenues après la publication, dans Yediot Aharonot, des chiffres suivants : 300 étrangers sont retenus à l'aéroport Ben Gourion chaque jour, soit environ 110 000 sur une moyenne annuelle de 2,2 millions de visiteurs.

 

La grande majorité de ces personnes sont relâchées, certaines après quelques heures seulement, alors que 1 600 sont renvoyées chaque année dans leur pays d'origine.

Selon ce même rapport, 70 % des personnes retenues le sont pour des raisons de sécurité, par le Shin Bet. Les autres sont gardées par les services d'immigration.

 

Selon D., un ancien officier des douanes à Ben Gourion, les employés de l'aéroport ont l'habitude de voir un nombre important de passagers quitter les lieux plusieurs heures seulement après l'atterrissage de leur avion.
"Cela se produit tellement souvent que vous finissez par vous y habituer. Les gens sont retenus parce que leur nom est suspect ou que leur profil correspond à celui d'une personne recherchée, ou encore parce qu'ils sont soupçonnés de venir à la recherche de travail.

 

Parfois, ils ne sont pas autorisés à rester sur le sol israélien, mais la plupart finissent par entrer", raconte-t-il. "Cela arrive à tout le monde, même à ceux qui viennent en voyage organisé, et même à des VIP invités par un ministère ou une université. La plupart semble comprendre qu'il ne s'agit que d'une mesure de précaution, mais ce n'est pas pour autant qu'ils le prennent avec le sourire..."

 

Un sujet d'intérêt national

 

Mis à part le problème causé aux visiteurs, le secteur touristique dans son ensemble est frappé de plein fouet par ce phénomène. Beaucoup de touristes sont déçus par le traitement qui leur est réservé et ne veulent plus revenir en Israël. D'où l'intérêt du ministère d'en faire une priorité. "Sans une réforme globale sur la manière dont nous accueillons les étrangers, nous ne parviendrons jamais à améliorer le secteur touristique dans ce pays", estime Meseznikov.

 

Pour Ami Etgar, directeur général de l'Association des Tours opérateurs israéliens, le traitement des touristes est un défi permanent. "Nous sommes conscients que les contrôles de sécurité sont une nécessité, mais ils sont conduits de manière inadéquate", dit-il. "Dans certains cas, les agents de sécurité sont malpolis. Parfois, les passagers doivent attendre pendant des heures avant d'être interrogés... Nous parlons constamment de ces problèmes lors de réunions avec l'Autorité aéroportuaire d'Israël, mais nous ne voyons aucune amélioration."

 

Un sujet devenu tellement sensible qu'il a récemment été porté devant le bureau du Premier ministre et le ministère des Affaires étrangères. "Nous avons reçu plusieurs plaintes d'hommes d'affaires, d'amis chrétiens et de personnalités sur la manière dont ils ont été accueillis à Ben Gourion", confirme le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon. A ce titre, "une réunion interministérielle est prévue en compagnie des professionnels concernés".

 

Parmi les solutions à l'étude : un itinéraire spécial pour les invités de marque, une salle d'attente destinée uniquement au service de sécurité. Mais aussi favoriser la communication entre les différentes autorités concernées, améliorer les salles d'interrogatoire et poster un représentant du ministère des Affaires étrangères sur place, à tout moment. »

 

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1272465527775&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

29/04/2010

HUMOUR JUIF

Depuis quelques jours, on n’entend parler que de la blague juive d’un goût douteux – aux yeux sourcilleux de certains -  que s’est publiquement permis le conseiller américain à la sécurité nationale, Jim Jones. Elle est pourtant d’un classique à toute épreuve et existe sous bien des formes. Pas de quoi faire un pataquès. Mais vous lirez ci-après que l’humour juif est du grand art que seuls les juifs savent manier. Les vulgaires Américains, qui ont beaucoup à se faire pardonner, sont priés de s’abstenir.

Allez, avant de vous laisser à la lecture de cet article totalement dénué d’humour, et très pontifiant, je vais vous en rapporter une autre, de blague juive, dans le même registre. Elle est extraite de La bible de l’humour juif :

 

Ruben est sur son lit de mort, entouré de toute sa famille. Il trouve la force de dire quelques derniers mots : - Joseph, mon fils, est-il là ?  - Oui père, je suis avec toi.  – Et Sara, ma chère femme, est-elle là ?  - Oui, mon pauvre Ruben je suis avec toi.  – Et mon frère Juda, est-il là ?  - Je suis avec toi.  – Et mes deux trésors, Dina et Ephraïm, sont-ils là ?  - Oui père, nous sommes avec toi.  – Tout le monde est là ?  - Oui, oui, rassure-toi, nous sommes tous là.  – Mais alors, si tout le monde est là, qui garde le magasin ?

 

Franchement, elle n’a ni plus ni moins de « forts relents antisémites » que celle de Jones. Mais la vérité, vous l’avez compris, c’est que seuls les juifs ont le droit de se moquer d’eux-mêmes.

 

« L'humour juif : une affaire sérieuse

 

Après le Watergate, est venu le temps du "Jokegate". Principal coupable : le conseiller américain à la Sécurité nationale qui s'est permis de faire une plaisanterie aux fort relents antisémites devant une audience en grande majorité juive.

 

Amené à s'exprimer au sujet du processus de paix au Moyen-Orient lors de la visite d'Ehoud Barak aux Etats-Unis cette semaine, Jim Jones a choisi de commencer son discours par une histoire. Celle d'un marchand Juif refoulant un soldat taliban assoiffé, et réussissant finalement à lui vendre une cravate pour que ce dernier puisse acheter de l'eau dans le restaurant de son frère.
"Je pense que cette histoire est vraie, a renchérit Jim Jones, et que cela s'est passé récemment dans le sud de l'Afghanistan." Bien entendu, elle n'a rien d'authentique.

 

Une réelle préoccupation américaine

 

Cette mini-crise, baptisée "Jokegate" par le journaliste Jeffrey Goldberg dans le magazine The Atlantic, jette la lumière sur la nature malléable de l'humour, et plus particulièrement l'humour ethnique.

A l'origine, la blague évoquée par le haut-responsable américain est une vieille histoire mille fois entendue dont l'humour repose sur l'importance inattendue que prend un magasin de cravates en plein milieu du désert. Mais Jones l'a très mal racontée, et pour répondre aux plaintes qui s'en sont suivies, il note que sa plaisanterie ne visait pas à disperser les Juifs mais à les "unir".

 

Certes, Jones a voulu introduire ses remarques d'une bien curieuse manière, mais le discours qui a suivi a tout de même du poids. Par son biais, l'Administration américaine n'a jamais autant fustigé la diplomatie à deux faces de l'Iran et a exprimé une fois de plus son souci de la sécurité israélienne.

 

L'humour, une épée à double tranchant

 

Jones a semblé penser que plaisanterie "juive" constituait un bon moyen de s'octroyer les bonnes grâces de son public, dont de nombreux donateurs juifs et le personnel de l'Institut de Washington pour la politique du Proche-Orient. Une façon d'évoquer finalement le triomphe spirituel juif sur leurs ennemis. Au moins, espérons que c'est ce qu'il avait en tête.

 

Malheureusement pour l'ancien commandant de la Marine, l'humour est une épée à double tranchant. Son pouvoir provient de sa plasticité, de la façon de jouer sur la polysémie et ses résultats inattendus.

 

Pour les Juifs il s'agit de grand art, d'une arme des plus aiguisées voir d'un héritage sacré légué par les maîtres conteurs juifs qui exprimaient leurs soucis et leurs propres travers. L'humour reste trop puissant pour être manié sans précaution par quelqu'un de non expérimenté. De même que les Sages interdisent toute critique qui ne sera pas entendue, l'humour doit seulement être employé s'il est compris. Pour cela, le contexte est un élément clef.

 

L'erreur de Jones n'est pas d'avoir raconté une blague juive, mais de l'avoir mal racontée, sans un esprit de camaraderie qui aurait donné à l'histoire sa raison d'être. La mauvaise histoire sera bientôt oubliée mais espérons que le conseiller américain à la Sécurité nationale retiendra de cela une bonne leçon : l'humour est une affaire sérieuse. »

 

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1272465526799&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

CAMPAGNE ELECTORALE

Le 27 avril, on apprend que le président du CRIF va être élu (ou réélu) le 13 juin prochain. Il y a deux candidats, comme vous lirez ci-dessous. Il sera d’ailleurs intéressant de suivre la campagne et de voir si Richard Prasquier, l’actuel président, va réussir à se faire réélire. C’est en principe une tradition, tous les présidents du CRIF ont eu droit à leurs deux mandats successifs (pas plus, c’est la règle) depuis Théo Klein élu en 1983. Mais le CRIF traverse une zone de turbulences …

 

 

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« Réunie le 26 avril, la commission électorale du CRIF, présidée par Roger Benarrosh a examiné et validé les candidatures de Richard Prasquier, le président sortant et de Meyer Habib, vice-président, qui postulent tous deux à la fonction supérieure du CRIF : la présidence.

 

Elu en mai 2007 pour une période de trois ans renouvelable une fois, Richard Prasquier sera donc opposé à Meyer Habib, vice-président depuis 2007 et réélu à cette fonction au début de cette année.

 

L’élection du président du CRIF aura lieu le dimanche 13 juin 2010 lors de l’Assemblée générale du CRIF qui se tiendra à Paris. »

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=19977&artyd=2

 

 

Et le jour suivant, soit hier, nous apprenons ce qui suit : « Grâce à l’action du CRIF, des vols El-Al pour Israël à 399 euros ! ».

 

Formidable ! On va pouvoir y aller plus souvent. Et grâce à qui, ce coup de pouce ? Eh bien, justement, comme par hasard, grâce à … Meyer Habib, celui qui postule au pouvoir suprême, comme il a été annoncé juste la veille.

 Il doit se ronger les ongles, Richard Prasquier. La campagne s’annonce intéressante.

 

 

« Ce mercredi 28 avril 2010, le directeur général de la Zone Europe de la compagnie d’aviation civile israélienne El Al, Patrick Amar, a annoncé, lors d’une conférence de presse au Grand Hôtel Intercontinental à Paris, la création d’une nouvelle classe de billets pour les vols aller-retour Paris Tel-Aviv, à des prix variant entre 399 et 450 euros (sous conditions de réservation préalable), pour les deux mois d’été, une baisse équivalente à 60% au maximum du prix d’origine en classe économique, jusqu’à présent d’environ entre 600 et 900 euros.

 

Le CRIF est l’un des principaux initiateurs de cette bonification, en la personne de son vice-président, Meyer Habib, qui œuvre depuis plusieurs années à une campagne auprès de la compagnie israélienne pour faire baisser ces tarifs, campagne qui avait fait la Une de la presse communautaire, à l’époque de la présidence de Roger Cukierman et à la suite d’une rencontre avec l’ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon à ce sujet (« Nous ne sommes pas des pigeons ! », Actualité Juive).

 

Après plusieurs tentatives réitérées et infructueuses auprès d’El-Al, Meyer Habib avait rencontré dernièrement le nouveau président mondial de la compagnie et ancien général en chef de l’armée de l’air, Eliezer Shkedi, pour lui exposer les bénéfices que représenterait une baisse des tarifs des vols vers Israël, du point de vue des échanges culturels et commerciaux, du tourisme, de l’allyah, mais aussi de la Hasbara (l’image d’Israël en France). Meyer Habib s’était engagé, en échange, au nom de la communauté, à inciter plus de départs vers Tel-Aviv. Avec l’arrivée en poste du nouveau directeur général, Patrick Amar, l’annonce de la nouvelle tarification fait suite immédiate à ces échanges.

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=20007&artyd=2

 

 

 

27/04/2010

DU BOULOT EN PERSPECTIVE

Ces salauds d’antisémites se répandant sur le net, il fallait faire quelque chose ! Eh bien, c’est fait, et vous pouvez même, si le cœur vous en dit, participer à la fondation de cette nouvelle Force de Frappe qui va sévir, qu’on se le dise !

 

(je ne suis pas responsable des fôtes, je me contente de transcrire)

 

 

« Force de Défense d'Israël sur Internet : faites partie des fondateurs! »

 

« Parce que les antisémites veulent faire croire au monde que :

§                        La Shoah n’a pas existée ou elle a été créé par les juifs…

§                        L'armée israélienne "Tsahal" est une armée de violeurs inhumains…

§                        Les "sionistes" ont introduit le virus du Sida en Afrique…

§                        Les juifs contrôleraient les médias…

 

Et à la suite de tests concluants, Juif.org lance à l'occasion de Yom Haatsmaout (Jour de l'Indépendance de l'État d'Israël) la "Force de Défense d'Israël sur Internet" (F.D.I.I) qui a pour missions de veiller et combattre les informations antisémites et mensongères à propos d'Israël sur Internet.

 

Cette Force est destinée à éliminer d’Internet tout contenu antisémite, mensonger et anti-israélien sur ce qui est devenu le premier vecteur de propagande.
Le danger réside dans le fait que des mensonges, des insinuations et des discours ambigus influencent des milliers de personnes non-avertis et sans opinions.

 

Cette « Force de Défense d’Israël sur Internet » se constitue d’outils informatiques israéliens à la pointe de la technologie Internet mais aussi des juristes et des informaticiens qui piloteront les opérations de nettoyage systématique.

 

Le soutien de tous est essentiel. Par un don, faites parti dès aujourd’hui des fondateurs de la Force de Défense d’Israel sur Internet et recevez des bilans réguliers de nos actions sur le réseau : »

 

 

Source :  http://www.juif.org/go-blogs-23888.php 

 

VOILA COMMENT CA FONCTIONNE

Le texte suivant émane du site Philosémitisme. Il est intéressant en lui-même car il révèle une certaine liberté de ton dans les milieux universitaires bruxellois qui ne semble plus exister chez nous. Mais ce n’est pas pour cela que je le relaie.

Je le relaie car il y est question d’un « Collectif Vigilance citoyenne » dont le « coordinateur » est un certain Claude Demelenne. J’ai lu que ce personnage serait de gauche tendance chevènementiste (ça ne nous rajeunit pas). Eh bien, je suis prête à parier que dans son fameux « collectif », il n’y a que lui. Ou guère plus.

Peu importe du reste. Ce qui compte, c’est que la formule fonctionne et fasse illusion. Cela fait des années que ça dure et que ça marche.

La méthode est simplissime : lorsque quelque chose ou quelqu’un déplaît, on crée un « collectif ». Ca fait nombre et sérieux. Peu importe qui est dedans ou derrière. Et même s’il n’ y a personne. Dans ce monde de la virtualité et de la com’, tout ce qui compte, c’est le nom. Et « Vigilance citoyenne », ça sonne bien, pas vrai ? Une fois le petit zinzin créé, on part à l’assaut. En ameutant un peu les copains des médias, on fait tout un foin avec trois fois rien. Simple et efficace, on vous dit.

 

ULB+Dieudonn%C3%A9.jpg« Une véritable fascination pour Dieudonné en Belgique »

 

"Les plus gros escrocs de la planète sont tous des Juifs Il faut être Juif pour avoir la liberté d’expression en France. Maintenant, de toute façon, la mort sera plus confortable que la soumission à ces chiens". (Dieudonné)

"Très actif sur le Net, où il relaie les propos anti-juifs de son mentor, qu’il qualifie de "véritable républicain" (sic) Olivier Mukuna y dénonçait récemment "l’influence majeure du lobby pro-israélien" et "la haine des milices sionistes" harcelant, selon lui, Dieudonné. Tout comme celui-ci, Mukuna est obsédé par les Juifs qui, à l’entendre, gouverneraient le monde."

Contexte:

- Le silence des médias face au journaliste Olivier Mukuna fan de Dieudonné
-
Journal belge : "le sulfureux (mais hyper drôle !) Dieudonné"

Deux hommes noirs intéressent beaucoup les Belges. Aucun n'est belge.

L'un vient d'Amérique. Il s'agit d'un des hommes les plus remarquables de notre siècle, le Président Barack Obama.

L'autre nous vient - hélas - d'Europe et est français. Il s'agit de l'humoriste Dieudonné. Il parle des Juifs dans des termes éloquents: "Les plus gros escrocs de la planète sont tous des Juifs Il faut être Juif pour avoir la liberté d’expression en France Maintenant, de toute façon, la mort sera plus confortable que la soumission à ces chiens". 

La passion pour le personnage est telle qu'un débat sera organisé sur lui à l'Université Libre de Bruxelles, plus précisément au Cercle du Libre Examen dont l'objet est "la diffusion du principe libre examen" et le "rôle fondamental est de susciter le débat, de favoriser une prise de conscience de ses membres".

Ce "débat" sur Dieudonné, qui exerce un véritable engouement dans la capitale de l'Europe, a gêné au moins une personne, Claude Demelenne,
Coordinateur du collectif  "Vigilance Citoyenne":

UN FILM DE PROPAGANDE POUR DIEUDONNE PROJETE, CE 27 AVRIL, AU CERCLE DU LIBRE EXAMEN (LIBREX) ?

LES RACISTES ET LES ANTISEMITES : PAS A L’ULB !

Les fans de l’antisémite Dieudonné noyautent-ils le Cercle du Libre Examen (Librex) de l’ULB ? Ce 27 avril, celui-ci invite Olivier Mukuna, un proche de Dieudonné, à qui il a consacré un film de propagande… qui devrait être projeté dans les murs de l’Université. Un parfum de scandale, après les nouveaux propos orduriers et racistes de Dieudonné sur les Juifs ? Le Collectif "Vigilance Citoyenne" interpelle les autorités académiques.

 

Condamné à plusieurs reprises par la justice française pour ses propos sur la mémoire de la Shoah et ses déclarations injurieuses contre les Juifs, Dieudonné incarne l’antisémitisme dans sa forme la plus brute. Les derniers propos qu’il a tenus, ce 17 avril, dans une vidéo postée sur le site de partage vidéo Dailymotion, se passent de tout commentaire : "Les plus gros escrocs de la planète sont tous des Juifs… Il faut être Juif pour avoir la liberté d’expression en France… Ils nous ont tout fait… Maintenant, de toute façon, la mort sera plus confortable que la soumission à ces chiens". Dieudonné, c’est du Jean-Marie Le Pen au cube.

Dieudonné possède un fan club très actif en Belgique, animé par le journaliste Olivier Mukuna (en fait, son attaché de presse officieux, à Bruxelles), qui lui a consacré deux livres et un film hagiographiques. C’est ce film "Est-il permis de débattre avec Dieudonné ?", que le Cercle du Libre Examen (Librex) de l’ULB a décidé de projeter ce mardi 27 avril, dans une salle de l’Institut de sociologie, en présence d’Olivier Mukuna.

Au moment où, en France, toutes les associations antiracistes (Licra, SOS racisme, bureau national de vigilance contre l’antisémitisme…) ont annoncé qu’elles se constitueront partie civile dans la cadre de nouvelles poursuites pénales à l’encontre de Dieudonné, l’Université Libre de Bruxelles, va-t-elle dérouler le tapis rouge aux supporters de Dieudonné ? L’affaire ne doit pas être banalisée, vu l’extrême radicalité de Dieudonné et du réalisateur, Olivier Mukuna. Celui-ci a reçu, des mains de Dieudonné, le 26 décembre 2009, une "quenelle d’or" pour son film "Est-il permis de débattre avec Dieudonné ?". Lors de la cérémonie de remise des prix, Olivier Mukuna se trouvait en bonne compagnie : l’essayiste d’extrême droite, Alain Soral, et Sémi Keba, fondateur du groupe ultra-radical noir et antisémite, "Tribu K", dissous en 2006, ont également été mis à l’honneur par Dieudonné.

Très actif sur le Net, où il relaie les propos anti-juifs de son mentor, qu’il qualifie de "véritable républicain" (sic) Olivier Mukuna y dénonçait récemment "l’influence majeure du lobby pro-israélien" et "la haine des milices sionistes" harcelant, selon lui, Dieudonné. Tout comme celui-ci, Mukuna est obsédé par les Juifs qui, à l’entendre, gouverneraient le monde.

Le collectif "Vigilance Citoyenne" en appelle aux autorités académiques : l’ULB ne peut offrir une tribune à ceux qui banalisent l’antisémitisme et l’idéologie nauséabonde de Dieudonné. La propagande raciste et antisémite ne peut être admise dans les murs d’une Université qui a toujours défendu les valeurs démocratiques et humanistes."

 

 

Source : http://philosemitismeblog.blogspot.com/2010/04/une-verita... 

26/04/2010

DISCORDE CHEZ L’ENNEMI (SUITE)

Nous parlions la semaine dernière de l’Appel à la raison lancé par « des personnalités européennes qui se revendiquent comme Juifs »,  pour parvenir à sortir du guêpier proche-oriental.

Nous avons vu que les hystériques habituels – plus sionistes que les sionistes - se déchaînaient contre cet Appel, accusé de contribuer à la « délégitimation » d’Israël, alors qu’il aurait fallu au contraire, de leur point de vue, resserrer les boulons autour de la cause sacrée.

L’affaire est loin d’être finie. Bien au contraire, les deux camps ne cessent de se lancer à la tête invectives et accusations. Entre ceux qui ont signé l’Appel -  BHL, Finkielkraut, etc. - et ceux qui ont signé le contre-appel, c’est la guerre. Assez divertissant, il faut dire.

On apprend au passage qu’il existe une association intitulée « Une Autre Voix Juive » (UAVJ) qui se félicite de l’Appel. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette autre voix était plutôt ténue jusqu’ici. La voix dominante ne l’a pas beaucoup laissée s’exprimer. Vous comprendrez facilement pourquoi à la lecture de leur communiqué :

« Une Autre Voix Juive se félicite que des personnalités européennes qui se revendiquent comme Juifs  lancent un appel pour l’établissement rapide d’un État palestinien, condition selon eux pour qu’Israël sauvegarde son existence et son avenir en tant qu’État démocratique.

Le texte « Appel à la raison » s’adresse à l’UE et aux USA pour qu’ils « aident les deux parties à parvenir à un règlement raisonnable et rapide du conflit israélo-palestinien ». Cela converge avec l’appel qu’Une Autre Voix Juive a déjà lancé depuis plusieurs années pour qu’une conférence internationale sous l’autorité de l’ONU aboutisse à la création de l'État palestinien, avec les frontières de 1967, Jérusalem comme capitale partagée, l’évacuation totale des colonies de Cisjordanie, et une solution négociée juste du problème des réfugiés.

La position d’Une Autre Voix Juive découle de son soutien à l’universalité des droits des peuples palestinien et israélien, et de son attachement à la légalité internationale.

UAVJ est solidaire des forces progressistes palestiniennes et israéliennes qui veulent pour leurs pays respectifs, un Etat laïque et démocratique, assurant les mêmes droits à tous ses citoyens.

Que d’autres forces, notamment de personnalités de divers pays d’Europe qui se revendiquent comme juifs, se joignent au combat pour une paix juste et durable au Proche Orient à partir de motivations qui leur sont propres est profondément positif. »

Source : http://uavj.free.fr

Dans ce match de ping-pong, après l’avantage à l’Appel (ci-dessus) voici ci-après une réaction furibarde de la journaliste indépendante Hélène Keller-Lind. Elle est furieuse de ce que Patrick Klugman ait lui aussi signé l’Appel. Car elle, elle est du contre-appel. (J’espère que vous me suivez, j’essaie d’être claire). Mais ne riez pas, tout ceci est de la plus haute importance, comme tout ce qui touche Israël.

En fait, au-delà des péripéties dans un verre à dents, ce que l’on perçoit surtout, du côté des hystériques, c’est la terreur sans doute justifiée qu’Israël ne soit finalement contraint de faire des …. concessions.  Israël, des concessions ! Autant dire la fin du monde !  Ou peut-être la fin d’un monde. D’où l’angoisse et la colère :

« En réaction à l’ovni de Patrick Klugman »

« Patrick Klugman, conseiller PS de Paris et avocat, publie un texte dans La Règle du Jeu. Il y justifie une injustifiable désinformation.

Dans son texte Patrick Klugman fier de « l’ovni » qu’aurait été « l’Appel à la Raison » http://laregledujeu.org/2010/04/23/... fustige ceux qui ont manifesté leur inquiétude en lisant la pétition les accusant de « hurler », entre autres amabilités. Et il la justifie ainsi : « certains y ont vu une pièce maîtresse dans le processus de délégitimation de l’Etat hébreu alors que c’est précisément l’inverse. C’est pour y faire échec que cette initiative a été lancée… » Drôle de manière de voler au secours d’Israël qu’ont les signataires on le verra.


Enfoncer des portes ouvertes

Sans rire « l’ovni » préconise la solution de « deux peuples, deux États. » les signataires ignorent sans doute que c’est ce que préconise depuis le premier jour Benyamin Netanyahou...Étrange ignorance...

Et pourquoi du judéo-juif ?

Autre étrangeté : les signataires se définissent comme « Citoyens de pays européens, juifs, .....impliqués dans la vie politique et sociale de nos pays respectifs. » Cela voudrait-il dire que les non-juifs doivent s’abstenir d’avoir une opinion sur la question ou que leur opinion, en quelque sorte, ne serait pas recevable ? Veulent-ils donc aller présenter exclusivement entre Juifs leur pétition devant le Parlement européen le 3 mai » lors d’une réunion importante » comme ils l’annoncent ?

Israël coupable

S’ils posent en préambule « que l’existence d’Israël est à nouveau en danger, » ce qui est hélas vrai et un terrible problème, le remède qu’ils préconisent est « que l’Union Européenne, comme les États-Unis fassent pression sur les deux parties. » Mais ils affirment par ailleurs « que ce danger se trouve aussi dans l’occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est, qui sont une erreur politique et une faute morale. Et qui alimentent, en outre, un processus de délégitimation inacceptable d’Israël en tant qu’État. » (sic) Affirmations mensongères concernant la « Cisjordanie » qui relèvent de la propagande palestinienne et de la désinformation et accusations graves. Quant aux quartiers juifs de Jérusalem-Est, les Premiers ministres israéliens y ont construit depuis 1967 et quel que soit l’accord final ces quartiers resteront juifs, on le sait.

Mais le pire, sans doute, est qu’Israël est désigné comme seul coupable, une fois encore.

Coupable envers les Palestiniens mais aussi coupable envers la survie de l’État hébreu ! On lit en effet dans la pétition « L’alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien [ NDLR comprendre celui de Benyamin Netanyahou ] est dangereux car il va à l’encontre des intérêts véritables de l’État d’Israël. » Les signataires sachant, eux, ce qui est bon pour un État qui a élu démocratiquement un gouvernement qui n’a commis aucune « faute morale » en dépit de leurs assertions. Et, bien entendu rien n’est dit de manière précise d’une quelconque culpabilité ni même responsabilité palestinienne, les Palestiniens reprenant de ce fait un caractère christique. Peu importent donc pour eux, semble-t-il, l’incitation à la haine d’Israël et des Juifs, la glorification du terrorisme ou le laxisme face au terrorisme, qui sont monnaie courante pour l’Autorité palestinienne.

Le « mur »

Enfin, pour illustrer le texte de Patrick Klugman, une magnifique photo a été choisie. Vous avez deviné : une photo du « mur » et, au pied de celui-ci, une petite écolière palestinienne. La rédaction de La Règle du Jeu ignore apparemment que le ministre qui a conçu cette barrière de sécurité pour contrer les abominables attentats terroristes palestiniens contre des civils israélien à l’intérieur du pays n’est autre que le travailliste Benyamin Ben Eliezer.

 

Une réponse de Keller-Lind à Patrick Klugman postée sur le site de la Règle du Jeu:

-en attente de validation - :

« Sidérant. Quant on m’a fait savoir que Bernard-Henry Levy, entre autres, avait signé un texte que l’on m’a communiqué je n’ai pu y croire et ai pensé à une erreur ou de la désinformation.... Hélas, il semble bien que nombreux sont ceux qui se sont fait piéger, apportant ainsi leur caution à une entreprise plus que douteuse.

En effet, le Premier ministre israélien, élu démocratiquement dit et répète depuis le premier jour de son mandat qu’il veut la paix, qu’il est pour deux Etats vivant en paix côte à côte. Il a pris, avec son gouvernement, des mesures très concrètes pour faciliter la vie des Palestiniens dans la zone qu’Israël administre dans les Territoires, démantelant des centaines de barrage et de checkpoints, reversant régulièrement des taxes douanières, facilitant les investissements étrangers, etc. Ce qui a largement contribué au boom économique palestinien sans précédent dont on ne peut que se féliciter.

Il y a 5 mois il a décidé un gel de dix mois des constructions dans les Territoires. Quant aux constructions dans les quartiers juifs de Jérusalem, on s’étonne que des gens de bonne foi puissent reprocher à l’actuel gouvernement israélien de faire la même chose que tous les gouvernements israéliens l’ayant précédé ont fait. Ni plus ni moins. Où étaient alors les signataires de cet appel ? Il est donc clair que ceux qui ont initié cette pétition ont pour but de casser le gouvernement Netanyahou. La portée que pourrait avoir leur action est préoccupante dès lors que, de fait, ils rejoignent une campagne en règle actuellement menée contre Israël. Cette pétition ressemble fort à l’action d’apprentis sorciers. Et, encore une fois, on ne peut que déplorer que de si nombreuses personnalités de bonne foi, aux combats nécessaires et que l’on connaît plus vigilantes se soient fait piéger.

Pour mieux comprendre les enjeux il faut lire le texte de la pétition "Raison garder" et, mieux encore la signer

Hélène Keller-Lind »

 

Source : http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=18269

24/04/2010

Le Peuple souverain s'avance,

 Tyrans descendez au cercueil.

 

 

La lecture de l’éditorial suivant, paru hier 23 avril dans le quotidien Ouest-France, a amené sur mes lèvres les quelques paroles du Chant du départ qui servent de titre. L’illustration plus bas, elle, c’est la Marseillaise, mais on reste dans le même registre.

 

Le « populisme » a l’air de terroriser les bien-pensants. On se demande pourquoi puisque le populisme consiste à demander au peuple ce qu’il souhaite pour ensuite l’exécuter. Ce qu’il souhaite, pas le peuple. Moi, j’appellerais ça la démocratie et les bien-pensants devraient être aux anges à l’idée que la démocratie gagne partout du terrain. Je ne comprends pas. Sans doute que la démocratie, c’est tout à fait autre chose qui m’a échappé.

Selon cet éditorial, lorsqu’on a l’imprudence de demander au peuple ce qu’il souhaite, cela donnerait :

-         des discours intolérants

-         l’émergence d’un nouveau sentiment national

-        la haine de l’establishment, du multiculturalisme et même de l’Europe.

 

Quelle ingratitude, ce peuple. On comprend que là-haut, on ait envie de l’exécuter. Le peuple cette fois, pas ce qu’il souhaite.

 

 

« Le populisme qui gagne l'Europe »

 

 

« Les élections législatives hongroises, dont le deuxième tour est programmé ce dimanche, ont d'ores et déjà confirmé une tendance perceptible dans un nombre croissant de pays européens. Les discours intolérants gagnent du terrain et la progression des forces populistes et/ou d'extrême droite en est l'illustration.

 

Né il y a à peine sept ans, le parti Jobbik, la nouvelle extrême droite hongroise, vient de réaliser, au premier tour, un retentissant 16,7 %. L'an dernier, elle avait déjà fait une entrée remarquée au Parlement européen. Son leader, Gabor Vona, retient difficilement ses pulsions antisémites et anti-Roms. Sa corde préférée, c'est l'émergence d'un nouveau sentiment national hongrois. Comme pour exorciser les frustrations de l'Histoire, les errements de la classe politique de l'après-guerre froide et les méfaits de la crise.

 

Aux Pays-Bas, où les électeurs voteront début juin, souffle un vent également populiste. L'homme qui hausse le ton s'appelle Geert Wilders. Son Parti de la liberté est devenu la seconde force politique du pays, lors des municipales, l'an passé. Son registre préféré, ce n'est ni le nationalisme ni l'antisémitisme. Sa bête noire, c'est l'islam. Le cheval de Troie qui menace, selon lui, l'identité du pays, déjà ébranlée par les assassinats de Pim Fortuyn, en 2002, et de Théo Van Gogh, en 2004.

 

La prudence s'impose, naturellement, si l'on veut éviter tout amalgame et toute comparaison hâtive. Les caractéristiques de ces mouvements varient considérablement en fonction des contextes nationaux. Il y a vingt-cinq ans, la percée du Front national de Jean-Marie Le Pen inquiéta les autres pays européens, mais ne fut pas, pour autant, annonciatrice d'un raz-de-marée continental des forces d'extrême droite.

 

Toutefois, le nombre de pays où ce type de formations politiques passe aisément la barre des 10 % est en soi significatif. À l'Est, en Slovaquie et en Roumanie notamment, on retrouve, comme en Hongrie, un vieux fond d'idéologie nationaliste. Comme si ces pays devaient encore solder les comptes du XXe siècle. Pour mieux comprendre ce qui se joue en Europe centrale, les traités des années 1920 sont, à cet égard, plus instructifs que les faits de 1945 ou de 1989.

 

À l'Ouest, les mouvements populistes jouent des frustrations spécifiques à leur électorat. En Italie, la Ligue du Nord, qui conditionne maintenant très lourdement le gouvernement Berlusconi, active, depuis vingt-cinq ans, le clivage Nord Sud, tout en s'enracinant de façon en fait assez traditionnelle. En Belgique, le parti flamand attise le feu de la division dans un pays déjà au bord du divorce.

 

L'érosion des partis traditionnels ne profite pas seulement à ces forces extrémistes. Les Verts français et les libéraux allemands ont reconquis du terrain, et les libéraux démocrates britanniques pourraient bien créer la surprise le 6 mai. La crise raidit aussi les humeurs. Mais une même rhétorique populiste se banalise. Les tribuns valorisent le « franc-parler », se disent « proches du peuple », expriment leur haine de l'establishment, du multiculturalisme et, le cas échéant, de l'Europe. À Strasbourg, ces forces comptent désormais plus d'une cinquantaine de députés. En 2000, l'Autriche, lors de l'entrée de Jörg Haider au gouvernement, avait subi l'ostracisme de ses partenaires européens et même des sanctions. Aujourd'hui, aucun frein ne pèse sur ces formations d'autant plus redoutables qu'elles valorisent le recours aux urnes. »

 

 

 

 

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