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06/10/2010

COMMENT PEUT-ON TROP UTILISER LE MOT SHOAH ?

C’est vrai, ça : jamais on ne pourra trop utiliser le mot shoah. Matin, midi et soir. A l’école, à l’usine, au bureau. A la ville et aux champs. Les jours ouvrables et le dimanche. Et un petit rab les années bissextiles. Bref, partout, en tous lieux, en toutes circonstances, du berceau à la tombe, jamais, jamais, on n’entendra suffisamment parler de la shoah.

La France est punie et comme la mauvaise élève qu’elle est, elle a sa punition à faire, son devoir « de mémoire » éternellement à recommencer.

Vous noterez que le débat dont il est question plus bas a été organisé par l’association de la presse israélienne à Paris (tiens, ça existe ? – de quoi se mêle-t-elle* ?) et que le communiste ou ex-communiste  Konopnicki est porte-parole du comité de soutien ( !) de l’enseignante douloureusement bafouée.

« Prasquier : «l'enseignement de la Shoah, ce n'est pas seulement l'Histoire, c'est l'apprentissage de la citoyenneté»

« L'enseignement de la Shoah en France est "exemplaire" même si on perçoit "des menaces" sur sa poursuite, a déclaré mardi 5 octobre 2010 le président du CRIF, Richard Prasquier, lors d'une conférence de presse sur le cas de Catherine Pederzoli, enseignante d'histoire à Nancy suspendue par son administration. "L’enseignement de la Shoah, ce n'est pas seulement l'Histoire, c'est l'apprentissage de la citoyenneté", a-t-il ajouté.

Il a parlé de "menaces" contre cet enseignement parce que le cas de Catherine Pederzoli n'est pas le seul (il a parlé d'autres sanctions ou intimidations) et parce que les survivants qui pouvaient témoigner disparaissent. Richard Prasquier a jugé certains termes utilisés dans le rapport de l'Inspection générale de l'Education nationale visant Mme Pederzoli "inacceptables" et s’est dit "indigné" que des inspecteurs aient pu utiliser des arguments comme "l'excès d'emploi du mot Shoah". Le débat qui a été organisé par l'association de la Presse israélienne à Paris réunissait Richard Prasquier, Catherine Pederzoli et l'écrivain Guy Konopnicki, porte-parole de son comité de soutien. »

* Si l’association de la presse israélienne à Paris s’intéresse tellement à l’éducation nationale, qu’elle veuille bien jeter un coup d’œil sur le système scolaire de la « démocratie-phare » du Proche-Orient. Assez curieux dans son genre. Nous y reviendrons un jour prochain.

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

Et à l'arrivée, sans même connaître les réels tenants et aboutissants de l'affaire, ni le contenu du rapport disciplinaire, voilà ce que ça donne:

"Manifestation de soutien à Catherine PEDERZOLI, sanctionnée pour avoir enseigné la Shoah

L’UPJF, Agir Ensemble et le Collectif d’Urgence demandent la réintégration de Catherine PEDERZOLI, professeur d’Histoire-Géographie à Nancy sanctionnée pour avoir enseigné la Shoah. Devant ce scandale qui porte atteinte à la Mémoire du génocide Juif, l’UPJF, Agir Ensemble et le Collectif d’Urgence et bien entendu toutes les associations qui voudront nous rejoindre, appellent à manifester massivement devant le Ministère de l’Education Nationale 110 rue de Grenelle 75007 Paris. Rendez-vous donc le dimanche 10 octobre à 15h pour dire ensemble : « Non à la banalisation de la Shoah ! ».

Source: http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-18994-144-7-...

Lisez aussi cela pendant que vous y êtes:

http://fr.ejpress.org/article/38471

01/10/2010

LA PUISSANCE DU LOBBY … ARABE AUX ETATS-UNIS

 

23.jpgLe propre d’un lobby, c’est de travailler dans l’ombre et de ne pas trop apparaître sur scène. Lorsqu’on le voit à l’œuvre, c’est mauvais signe. Ces derniers temps, les lobbys juifs aux USA se sont faits de plus en plus visibles, en même temps d’ailleurs que les actions israéliennes dégringolaient. Too bad.

 

Il devenait donc urgent de détourner l’attention. Et pour ce faire, quoi de mieux que de désigner à la vindicte publique un fantomatique lobby arabe qui s’agiterait et tirerait les ficelles à Washington ! Voici donc le portrait dudit lobby, qui a fait l’objet d’un livre tout juste paru sous le titre: The Arab Lobby : The Invisible Alliance That Undermines America's Interests in the Middle East, 2010 (Le Lobby Arabe : l’invisible alliance qui sape les intérêts américains au Moyen-Orient). Carrément. D’ailleurs l’auteur dit lui-même qu’il est invisible, alors  …

 

(Article paru sur le site Philosémitisme) :

« L'énorme influence du lobby arabe sur la politique des U.S.

"La méthodologie employée par le lobby arabe est donc totalement incompatible avec la gouvernance démocratique, car elle ne reflète pas la volonté du peuple mais plutôt la corruption de l'élite, tandis que le lobby israélien semble fonctionner en respectant les paramètres du processus démocratique. Pourtant, si beaucoup a été écrit sur le caractère prétendument corrosif du lobby israélien, le puissant lobby arabe a largement échappé à la surveillance et la critique. Ce livre important contribue ainsi à ouvrir le débat en éclairant le côté sombre des efforts massifs et largement non-démocratiques du lobbying arabe pour influencer la politique américaine au Moyen-Orient."

On se souviendra de l'énorme succès qu'a connu en Europe le livre John Mearsheimer et Stephen Walt
"Le Lobby Israélien".  A peine sorti aux U.S., il fut traduit en français.  Il est permis de douter que le livre de Mitchell Bard sur le lobby arabe: l'alliance invisible qui sape les intérêts américains au Moyen-Orient provoquera le même engouement.

Le lobby pro-Israël et le lobby pro-arabe (ou plus exactement les lobbies, car il en existe plusieurs de chaque côté) sont en effet puissants, mais il y a une différence de taille entre les deux et cette différence est au coeur même du rôle du lobbying dans une démocratie. Bard l'explique ainsi:

 

 "L'une des caractéristiques distinctives et marquantes du lobby arabe est qu'il ne jouit d'aucun soutien populaire. Tandis que le lobby israélien a des centaines de milliers de sympathisants et que les sondages d'opinion les uns après les autres confirment l'énorme fossé qui existe entre le soutien à Israël et celui aux nations arabes/Palestiniens. Le lobby arabe n'a pratiquement pas de militants de base et ne bénéficie pas de la sympathie du public.

 

Ses membres les plus puissants sont en général des bureaucrates qui ne représentent que leurs propres points de vue personnels ou ce qu'ils estiment être leurs intérêts institutionnels, ainsi que des gouvernements étrangers qui ne défendent que les intérêts nationaux de leurs pays, et pas ceux des États-Unis. Ce qui leur fait défaut en capital humain en termes de partisans américains est compensé par des ressources pratiquement illimitées qui leur permettent d'essayer d'acquérir ce qu'ils n'arrivent généralement pas se procurer par la force de leurs arguments. »

 

Vous aurez donc compris qu’il y a lobby et lobby. Le lobby vertueux et démocratique, qui a du fric et des idées, et le lobby corrompu, quoique invisible, qui a du fric mais ni idées ni arguments.

 

Mitchell-Bard-001_a.jpgQuel est l’auteur de cette démonstration implacable ? Hélas, ses qualifications jettent comme un doute sur l’impartialité de sa démarche. Car il s’agit de Mitchell Bard, directeur exécutif de l’American-Israeli Cooperative Enterprise (AICE), par ailleurs dirigeant de la Jewish Virtual Library (histoire et culture juive). Auparavant, il était rédacteur du Near East Report, la newsletter de l’AIPAC consacrée à la politique américaine au Proche-Orient. Vous vous souvenez de l’AIPAC ? L’American Israel Public Affairs Committee's est justement l’un des principaux lobbys juifs aux States… 

 

 

Source : http://philosemitismeblog.blogspot.com/

29/09/2010

UN EX-SKINHEAD SE RECONVERTIT A L’ORTHODOXIE JUIVE

Voici une histoire qui devrait émouvoir votre gène de la compassion (si vous en avez un bien formaté). Et peut-être même que vous ferez ensuite vous aussi techouva. Vous ne savez pas ce que ça veut dire ? Wikipédia nous apprend que « La techouva désigne le processus de repentance dans le judaïsme, tant dans la Bible hébraïque que dans la littérature rabbinique. Conformément à la pratique juive, une faute, une erreur, un acte interdit, peuvent être pardonnés sous réserve d'initier une démarche de techouva. »

Bon, maintenant que vous savez cela – finalement, en y réfléchissant, je me demande si certains n’ont pas cru que la techouva était seulement pour les goyim, idée à creuser – vous allez apprécier l’édifiante histoire qui suit : comment un skinhead polonais se découvre des racines juives, lui et sa tendre épouse skinhead, et comment ils deviennent de concert des ultra orthodoxes. Mais oui, les miracles arrivent. La preuve.


Ceci dit, l’histoire telle que présentée par le CRIF et d’autres (voir ci-après) est assez lisse et nous laisse sur notre faim. On aimerait en savoir un peu plus sur ces extrémistes. Car bien sûr, impossible d’échapper à sa nature. Avant, ils détestaient les juifs, maintenant ils ont juste viré à l’opposé. Leur haine a simplement dû se déplacer. Avant, il était crâne rasé, maintenant il se balade dans Varsovie avec chapeau et papillotes. Des extrémistes, je vous dis. Le juste milieu, inconnu au bataillon.


Des détails sur ces personnages, on en trouve ailleurs. Car cette histoire a en fait été « découverte » et relatée avec moult détails par le New York Times qui en a fait ses délices. Vous trouverez l’article en lien. Très intéressant. Le NYT en a tartiné des colonnes. Exactement le genre d’histoires dont raffolent les Américains, tellement sensibles comme vous le savez. Qui chialent pour un rien, eux. Pas comme certains …
Curieusement, l’article du NYT date de février 2010. Pourquoi ressurgit-il aujourd’hui ?

 

  « Une histoire de Techouva pas comme les autres…

 

Varsovie, milieu des années 1990. Pawel n’a pas encore 20 ans. Jeune marié, crâne rasé, les idées claires. Un nationaliste à 100 %. Le genre de type à cogner contre tout ce que la capitale compte de “mauvais Polonais” : Noirs, gauchistes, juifs… Juifs surtout.

 

Pawel et ses amis font partie du milieu skinhead. Des chantres de la suprématie blanche, convaincus que la Pologne se porterait comme un charme si elle appartenait aux vrais Polonais. Ola partage ces convictions. Elle et Pawel se sont connus à l’école quand ils avaient 12 ans. “Le coup de foudre”. A 18 ans, elle l’épouse. A l’époque, la jeune fille ignore qu’elle est juive. Il est arrivé que sa mère évoque ses racines, mais “quand nous en avons parlé, j’avais 13 ans, se souvient Ola. (…) Ça ne m’intéressait pas, ça m’est sorti de la tête”.

 

L’idée, pourtant, fait son chemin. Ola finit par se rendre à l’Institut d’histoire juive de Varsovie, qui dispose d’une documentation considérable. Dix siècles d’archives. La jeune fille y trouve des réponses à ses questions, et même un peu plus. A sa grande surprise, elle n’est pas la seule à posséder des origines juives : son époux néo-nazi aussi.

 

Quand elle lui annonce, Pawel tombe des nues. “La première chose à laquelle j’ai pensé, explique-t-il dans un entretien sur CNN, c’est ‘qu’est-ce que je vais dire aux gens ? Qu’est-ce que je vais dire aux copains ? Est-ce qu’il va falloir l’avouer ?’. J’étais en colère, triste, effrayé, incertain. (…) Je ne pouvais pas me regarder dans la glace. Je voyais un juif. Je détestais ce reflet dans le miroir.”

 

Pour essayer d’y voir plus clair, le jeune homme se tourne vers Michael Schudrich, Grand Rabbin de Pologne. “Je lui ai dit ‘écoutez, on me dit que je suis juif, j’ai ce document dans la main, ma mère et mon père m’ont dit des choses. Qui est juif et qu’est-ce que ça veut dire ? Aidez-moi, je suis en train de devenir dingue.”

 

Dix ans plus tard, le doute a cédé la place à une certaine sérénité. Pawel et Ola sont des membres actifs de la communauté juive polonaise. Elle, travaille à la synagogue. Lui, dans un abattoir où les animaux sont préparés selon le rite casher. “Le fait qu’ils aient été skinheads ne fait qu’accroître le respect que j’ai pour eux, explique le Grand Rabbin Schudrich. (…) Ils ont compris que ce n’était pas le bon chemin, ils ont accepté, plutôt que de la fuir, l’idée de faire partie de ces gens qu’ils détestaient.”

 

Article publié dans l’édition du Monde du 28 septembre 2010 »

 

 

Sources : http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid...

 

http://www.nytimes.com/2010/02/28/world/europe/28poland.h...

 

Le Figaro s’y est mis aussi, toujours à la même sauce que l’article reproduit plus haut. Mais avec des commentaires amusants :

 

http://www.lefigaro.fr/international/2010/09/28/01003-201...

 

Oui, oui, c'est bien lui ci-dessous, l'ancien skinhead "aux idées claires"

25iht-poland-articleLarge.jpg

25/09/2010

DEFENSE DE NE PAS CHIALER

La réalisatrice du film La Rafle, Rose Bosch, n’est pas vraiment contente : les critiques ont osé bouder son pur chef d’œuvre cinématographique qui avait pourtant été annoncé à coups de shofar en début d’année. D’ailleurs, on peut se demander où ils se situent exactement, ceux-là, sûrement d’un côté pas très catholique, si je puis m’exprimer ainsi. Ils n’ont pas compris qu’il s’agissait avant tout d’une œuvre PEDAGOGIQUE. Ce qui change absolument tout.

 

Bref elle s’est lâchée contre ces nuls et plus généralement contre les spectateurs qui oseraient rester de marbre au lieu de sangloter et a déclaré il y a deux jours: “Je me méfie de toute personne qui ne pleure pas en voyant le film. (…) Il lui manque un gène : celui de la compassion”.

A l’époque de la sortie du film, elle avait déjà évoqué ce sujet des larmes, et des gènes, auxquels elle a l’air de drôlement tenir:

« Pourquoi les gens passent-ils tant de temps à se faire du mal alors que c'est un boulot de dingue. C'est pour ça que je fais dire à Gad Elmaleh dans le film : « Comment veux-tu qu'ils nous fassent du mal, on est trop nombreux, c'est trop de boulot ».
Le problème est que tout est toujours à recommencer parce qu'on ne peut pas transmettre génétiquement notre savoir aux nouvelles générations.
Pourquoi faire du cinéma ? Parce que cela permet de toucher une foule de gens à qui on donne la main. (…) Je trouve également qu'on a un peu peur de l'émotion dans le cinéma français. Je suis méridionale, de parents immigrés, italiens et catalans. Chez nous, on ne réfrène pas les émotions. Alors oui, si je fais bien mon boulot, les gens pleureront mais ils ne pleureront pas pour rien. Tant mieux si l'art peut rencontrer la philosophie. On sait pourquoi on se lève le matin. Sur ce tournage, on le savait ! »

 

Transmettre génétiquement notre savoir aux nouvelles générations ? Tiens, c’est une idée, ça. Vous rigolez, mais ça va faire son chemin, vous allez voir. Une petite puce greffée comme ça ni vu ni connu à la naissance, qui vous fourgue tout ce que vous aurez besoin de connaître dans votre petite existence bien calibrée. Sans oublier bien sûr le gène de la compassion. Et après, vous chialerez comme des veaux en visionnant les films faits pour vous, où l’art rencontre la philosophie à chaque tour de manivelle.

 

Moi, c’est encore pire, je ne suis pas allée voir La Rafle. Il y a bien des choses qui me donnent envie de chialer, mais elles sont tout ce qu’il y a d’actuelles. Les financiers qui se goinfrent pendant que la moitié de l’humanité crève de faim, je me demande si ce ne serait pas pédagogique de montrer ça aussi. Et ça nous changerait de la saga Hitler and Co. Qui commence très légèrement à nous taper sur le système.

 

Sources : http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Pour-la-realisa...  

 

http://www.lavoixdunord.fr/Cinema/Interviews/2010/03/09/a...

 

rose_bosch_jf.jpg

Rose Bosch avec Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la shoah

21/09/2010

DAMNED ! PAS MOYEN D’ETRE TRANQUILLES !!

Voilà qu’à présent la Suède s’y met elle aussi! Le journal Le Temps, de Genève, est fort courroucé et nous le fait savoir sous le titre :

 

« L’extrême droite trouble la scène politique

 

(…) Le premier ministre Fredrik Reinfeldt n’aura pas longtemps savouré son exploit en terre traditionnellement social-démocrate. La seconde victoire d’affilée de sa coalition de centre droit, lors des élections législatives de dimanche, a été gâchée par l’irruption d’un parti d’extrême droite au parlement. Les Démocrates de Suède (SD, issus de la mouvance néonazie) ont recueilli 5,7% des suffrages. Ils auront donc 20 députés au Riksdag, sur un total de 349.

 

Prévue par les sondages, cette nouvelle donne aurait pu être plus aisément gérable, si la coalition sortante emmenée par le dirigeant conservateur avait obtenu la majorité absolue. Mais, pour ce faire, il lui aurait fallu 175 sièges. Elle n’en a gagné que 172, selon les résultats encore non définitifs. Il n’est pas exclu qu’elle grappille un siège supplémentaire, une fois le dépouillement achevé. Les résultats officiels seront annoncés mercredi. Mais tout le monde s’attend que Fredrik Reinfeldt et son équipe dépendent du soutien d’un autre parti pour les quatre ans à venir. Lequel et à quel prix? Ce sont les questions qui dominent en cette période postélectorale.

 

L’incertitude demeure entière. Car si le jeune chef des SD, Jimmy Akesson, a répété qu’il était «prêt à discuter avec tout le monde», les autres partis, sans exception, ont exclu ce scénario. «Nous ne nous rendrons pas dépendants des Démocrates de Suède», a assuré Fredrik Reinfeldt dimanche soir. «Nous avons la responsabilité de chercher un soutien ailleurs et […] j’espère obtenir une réponse positive des Verts.» Avec 7,2% des suffrages, ces derniers ont réalisé leur meilleur score depuis leur entrée au parlement, en 1988, et sont désormais le troisième parti du royaume.

 

(…) Quelle que soit l’issue des pourparlers à venir, «nous allons influer sur la politique suédoise, en particulier en matière d’immigration», a prévenu Jimmy Akesson, d’autant plus satisfait du score que le taux de participation dimanche était de 82,1%. »

 

Bon, moi ce que je retiens surtout, c’est qu’en Suède, avec 5,7% des suffrages, on a 20 députés (sur 349). Rappelez-moi combien en France on a de députés avec 15% des voix ? Enfin, quand on se présente sous une certaine étiquette. 0, mon bon monsieur (sur 577). Ah, c’est beau quand même, la démocratie à la française !

 

C’est curieux d’ailleurs que Bruxelles, qui fourre toujours son nez partout, n’ait jamais cherché à harmoniser tout ça. Dans le bon sens, naturellement. Ce serait pourtant une belle occasion de prouver son grand amour de la démocratie et son respect des volontés des peuples européens.

 

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/b637bce0-c4f6-11df-9cfb-7...

20/09/2010

JE T’AIME MOI NON PLUS

 

Israël observe anxieusement les sondages effectués aux States et en tire des conclusions généralement optimistes quant à l’affection qu’il suppose indéfectible des Américains à son égard.

Ainsi, en juillet 2010, on claironnait sur les sites sionistes que « la plupart des américains soutiendraient une attaque israélienne contre l’Iran» :

« Plus de la moitié des américains soutiendraient Israël si l’état juif attaquerait l’Iran, selon un sondage publié mercredi.

Le sondage, réalisé par TIPP, l’unité de sondage de TechnoMetrica Market Intelligence, une société de recherche américaine spécialisée dans les solutions d’étude de marché.

Selon le sondage, 43% des démocrates américains approuvent une action militaire israélienne contre l’Iran pour l’empêcher de fabriquer des armes nucléaires, tandis que 40% s’y opposent. Toutefois, lorsque la même question a été posée aux républicains, on trouve 74% d’approbation, contre 17% seulement qui désapprouvent. Parmi les indépendants, 56% approuvent une action militaire, tandis que 30% désapprouvent.

Dans l’ensemble, 56% des américains approuvent une attaque militaire, tandis que 30% sont contre, selon les résultats globaux du sondage. »

 

Ensuite, au début de ce mois, je lisais abondamment les résultats d’un autre sondage concernant cette fois les seuls juifs américains. Il était également très favorable :

« Sondage : 75% des juifs américains “concernés” par Israël

Selon un sondage organisé par le Centre d’Etudes juives de l’université Brandéis aux Etats-Unis, 63% des sondés se sentent liés à Israël et 75 % des participants se sentent concernés par ce qui s’y passe car cela fait partie de leur identité juive. Les Juifs constituent, en effet, un peu moins de 2 % de la population des États-Unis. »

 

Le 14 septembre, nouveau sondage concernant les intentions de vote des Américains aux élections du 2 novembre prochain et les perspectives que cela pourrait ouvrir pour Israël. Sous le titre « Un sondage qu’Obama et Netanyahou feraient bien de méditer », on pouvait lire : « Réalisé par le très sérieux Institut « Gallup », ce sondage traduit aujourd’hui en chiffres la déception croissante de la population américaine envers « la star » qu’elle a portée au pouvoir il y a bientôt deux ans. (…) La parution de ce sondage pourrait aussi avoir des répercussions sur les pourparlers israélo-palestiniens, lors des prochaines rencontres bimensuelles, au fur et à mesure que l’on se rapprochera de la date des élections. L’Administration américaine, qui ne cesse d’exercer de très lourdes pressions sur Israël, pourrait être tentée de « lever un peu le pied » afin de ne pas irriter les grandes organisations juives et perdre encore davantage d’électeurs juifs. »  

Tout ceci m’amène à un article de John Mearsheimer paru ce jour, en anglais hélas, dans lequel il commente une large étude sur la perception qu’ont les Américains de leur politique étrangère. Mearsheimer est cet universitaire qui a coécrit en 2006 avec son collègue Stephen Walt, le livre Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine (La Découverte, 2007).

Vous trouverez en lien cet article qui est fort intéressant. Je ne me sens pas l’envie de le traduire en entier, juste quelques phrases :

« L’opinion publique américaine et les relations particulières avec Israël

Le Chicago Council on Global Affairs vient de publier une étude majeure sur ce que pense le public américain de la politique étrangère. Elle est basée sur les réponses de 2 500 personnes à un vaste panel de questions, notamment sur Israël. Les réponses montrent clairement que la majeure partie des Américains ne se sent pas réellement concernée par Israël. Il n’y a pas d’histoire d’amour entre le peuple américain et Israël.

Ce qui ne veut pas dire qu’ils soient hostiles à Israël, ce qui n’est nullement le cas. (…) Mais il est clair que si le peuple américain pouvait en décider, les Etats-Unis traiteraient Israël comme un pays normal, comme il traite les démocraties telles que le Royaume-Uni, l’Inde et le Japon.

(…) Contrairement aux positions officielles, moins de la moitié des Américains sont prêts à défendre Israël même en cas d’attaque non provoquée d’un voisin.

Ils sont très prudents à l’idée d’être entraînés dans un conflit initié par Israël contre l’Iran. 56% d’entre eux estiment que si Israël décide de bombarder les installations nucléaires iraniennes, l’Iran se livrera à des représailles et ils souhaitent que les Etats-Unis ne s’engagent pas dans le conflit.

(…) Seuls 33% estiment qu’Israël est “très important” pour les Etats-Unis tandis que 41% l’estiment “assez important”. Sur la liste des pays ‘très importants” pour les USA, Israël n’apparaît qu’en 5e position, après la Chine, le Royaume-Uni, le Canada et le Japon. »

Sources : http://www.juif.org/defense-israel/133376,sondage-la-plupart-des-americains-soutiendraient-une-attaque.php  

http://www.juif.org/le-mag/341,sondage-75-des-juifs-americains-concernes-par-israel.php  

http://www.israel7.com/2010/09/un-sondage-qu%E2%80%99obam...

http://mondoweiss.net/2010/09/american-public-opinion-and-the-special-relationship-with-israel.html  

 

19/09/2010

TROU DU CUL & CIE

Je parie que vous aurez instantanément reconnu en ce titre sans fioritures le style viril et touffu de notre ami l’amer Michel, alias Michel Garroté. Oui, il a encore frappé. Pas moi cette fois, mais un correspondant à qui il fait l’honneur d’une « Lettre ouverte à un trou du cul ». Publiée sur son site et sur d’autres. Parfaitement. Ca vous la coupe, pas vrai ? Comme cette lettre ouverte vaut son pesant de bonbons de Sderot (ceux qui ne comprendraient pas cette fine allusion n’ont pas bien lu le blog et ils seront punis), vous la trouverez ci-après ainsi que l’intégralité des échanges. C’est long, mais vous ne verrez pas le temps passer, je vous le garantis sur facture. En piste !

Mon correspondant m’écrit ce matin ce qui suit :

 

« Je viens de tomber, presque par hasard sur vos démêlés avec le caractériel, très très névrosé, judéomonomaniaque Michel Garroté (Ah, que ne l'est-il!!). Et tout à coup, je ne me suis plus senti seul. Voire: je me suis senti "bienvenu au club des insultés". Mais moi, je n'avais pas de chatte à perdre, alors je suis un "TROU DU CUL". Je suis désormais l'un des deux ou trois "pingouins" qui ne sont que 0.0001% à penser comme ils pensent. Voilà le problème bien posé pour le psychiatre de M. Garroté: nous ne sommes RIEN. Lui seul est quelque chose. Et quelque chose... ce n'est pas rien!

Au départ, je n'avais rien demandé. J'étais bien tranquille dans mon coin. Et puis j'ai reçu ceci d'un inconnu nommé Jean-Patrick GRUMBERG:

"Cher Monsieur,
J'ai reçu par e-mail ce texte que vous avez traduit, et j'aimerais bien votre permission de le publier sur drzz.info dont je suis l'éditeur.
Par avance merci.
Jean-Patrick Grumberg."

"Esclavage, terrorisme et islam: racines historiques et menace contemporaine.
L'islamisation commence lorsque, dans un pays, les Musulmans sont assez nombreux pour revendiquer des privilèges religieux. Quand des sociétés politiquement correctes, tolérantes et multiculturelles plient devant les exigences des musulmans en leur accordant des privilèges religieux, certains autres phénomènes tendent à s'insinuer dans la brèche. Voici comment cela fonctionne:
Tant que la population musulmane ne dépasse pas 2% dans un pays donné, ils sont, pour la plupart, considérés comme une minorité pacifique et non comme une menace pour les autres citoyens.
C'est le cas dans les Etats suivants:
Etats Unis: 0.6% de musulmans Australie: 1.5% Canada:1.9% Chine: 1.8% Italie: 1.5%
Norvège: 1.8%
De 2 à 5%, ils commencent à exercer un prosélytisme envers les autres minorités ethniques et les mécontents, recrutant souvent essentiellement parmi les détenus et les bandes urbaines. C'est ce qui se passe dans les pays suivants:
Danemark: 2% Allemagne: 3.7% Royaume Uni: 2.7% Espagne: 4% Thaïlande: 4.6%
Au-delà de 5%, ils exercent une influence démesurée, qui est fonction du pourcentage de population qu’ils représentent. Par exemple, ils exigeront l’introduction de nourriture halal (pure suivant les critères islamiques), procurant ainsi des emplois aux musulmans dans les métiers de l‘alimentation. Ils aggraveront la pression sur la grande distribution pour qu’elle fasse figurer des produits halals dans ses rayons - assortie de menaces en cas de refus d’obtempérer. Liste des pays ou cela se produit:
France: 8% Philippines:5% Suède: 5% Suisse: 4.3% Pays Bas: 5.5% Trinidad & Tobago: 5.8%
A ce stade, ils feront pression sur le gouvernement en place pour être autorisés à s’autogérer (dans les limites de leurs ghettos), en appliquant la Charia ou loi islamique.
L’objectif final des Islamistes est d’instaurer la Charia dans le monde entier.
Lorsque la proportion de Musulmans approche 10% de la population, ils tendent à protester contre leurs conditions de vie par une recrudescence des actes de délinquance. A Paris, on voit déjà des incendies de voitures. Tout comportement non musulman offense l’Islam et provoque soulèvements et menaces, comme à Amsterdam, en représailles contre les caricatures de Mahomet et les films sur l’Islam.
De telles tensions sont constatées quotidiennement, particulièrement dans les quartiers
musulmans en: Guyana:10% Inde : 13.4% Israël : 16% Kenya:10% Russie:15%
Passé le seuil de 20%, les nations peuvent s’attendre à des émeutes sous le moindre prétexte, la formation de milices djihadistes, des assassinats sporadiques et des incendies d’églises chrétiennes et de synagogues, comme en Ethiopie, où les musulmans représentent 32.8% de la population.
A 40%, les nations subissent des massacres à grande échelle, des attaques terroristes chroniques, et une guérilla permanente, comme: en Bosnie: 40% au Tchad:53.1%
au Liban: 59.7%
A partir de 60%, ils subissent une persécution effrénée des infidèles de toutes les autres religions (y compris des musulmans non pratiquants), une purification ethnique sporadique (génocide), la Charia comme arme de guerre et la Jizya ou impôt sur les infidèles. C’est le cas dans les pays suivants: Albanie: 70% Malaisie: 60.4% Qatar:77.5%
Soudan:70%
Au-delà de 80%, attendez-vous quotidiennement à des menaces et une jihad violente, des opérations de nettoyage ethnique organisées par l’Etat, même des génocides, puisque ces nations expulsent les infidèles et tendent vers 100% de musulmans.
C’est ce qu’on a connu, et qui se poursuit dans une certaine mesure dans ces pays:
Bangladesh:83% Egypte :90% Gaza: 98.7% Indonésie: 86.1% Iran : 98% Irak: 97%
Jordanie:92% Maroc: 98.7% Pakistan: 97% Palestine: 99% Syrie: 90% Tadjikistan: 90%
Turquie: 99.8% Emirats Arabes Unis: 96%
Avec 100% commence une ère de paix: « Dar-es-Salaam », la Maison Islamique de la Paix. Alors, on est censé être en paix parce que tout le monde est musulman, les madrasas sont les seules écoles et le Coran la seule parole divine:
Afghanistan:100% Arabie Saoudite:100% Somalie: 100% Yémen: 100%
Malheureusement, la paix n’est jamais effective car, dans ces Etats à 100%, les musulmans les plus radicaux intimident, vomissent la haine et assouvissent leur soif de sang en tuant les moins radicaux pour toutes sortes de raisons.
(...)
De nos jours, 1.5 milliard de musulmans forment 22% de la population mondiale. Mais leur taux de natalité écrase ceux des chrétiens, des Indous, des Bouddhistes, des juifs
et autres confessions. Les musulmans constitueront 50% de la population mondiale d’ici
la fin du siècle. »
D’après le livre du docteur Peter Hammond, Esclavage, terrorisme et islam: racines historiques et menace contemporaine. Traduction de cet extrait: Jean-Luc Léopoldi
Terrorism and Islam: The Historical Roots and Contemporary Threat"


J'ai poliment (?) décliné en ces termes:

"Cher Monsieur,
Un amical correspondant m'avait demandé de l'aider en traduisant ce texte parce que j'étais professeur d'Anglais. Je l'ai fait pour lui faire plaisir, sans y croire plus que ça. Franchement, je crois que c'est un fatras de chiffres fantaisistes auxquels on fait dire n'importe quoi. L'idée directrice est juste, mais la liste ne vaut rien. Malheureusement, en tapant mon nom sur Google, je me suis aperçu que, depuis lors, c'était "ma" production la plus publiée un peu partout. N'en étant pas spécialement fier et n'en étant pas l'auteur, j'avoue que je ne tiens pas à faire figurer ma signature une fois de plus (sans compter l'effet boule de neige). D'autre part, votre nom me laisse supposer (?) que vous entendez en faire un usage à tendance sioniste, ce qui ne m'est pas plus sympathique que l'Islam. Je n'oppose pas les uns aux autres, comme cela se fait souvent, et je n'oublie pas que l'invasion de migrants que nous subissons est essentiellement l'oeuvre du Lobby juif, car c'est une arme de destruction massive des nationalismes. Et en tant que nationaliste, je ne souhaite pas mordre à cet hameçon. Pardonnez-moi.
Cordialement.
Jean-Luc LEOPOLDI"

Une réaction inattendue est venue... d'Israël. Quelques jours plus tard, j'étais cloué au pilori comme ceci :

 

« Lettre ouverte à un trou du cul » Par Michel Garroté

14 Septembre 2010 - Drzz

 

"Monsieur,

 

L'illustre inconnu franco-français d'extrême-droite que vous êtes, vous, Jean-Luc Leopoldi aviez déjà écrit, le 3 février dernier, sur un foirum merdique (extraits) : « Le puissant lobby juif, qui a provoqué et gagné les deux guerres mondiales, a acquis, par là même, le privilège d'écrire l'histoire, dont il abuse aujourd'hui plus que jamais » (fin de citation).

 

Je n'ai pas réagis à l'époque, primo car j'ignorais jusqu'à votre simple existence ; et secundo, parce que je n'ai pas le temps de réagir à chaque fois qu'un trou du cul émet un pet foireux.

 

Mais hier 13 septembre, le même énergumène (je parle de vous), Leopoldi, vous avez écrit à mon ami Jean-Patrick Grumberg (extraits) : « votre nom me laisse supposer (?) que vous entendez en faire un usage (ndmg : usage d'un texte dont vous, Leopoldi, n'êtes pas l'auteur) à tendance sioniste (ndmg Grumberg s'appelle Grumberg et vous en déduisez qu'il est non pas alsacien mais « sioniste »), ce qui ne m'est pas plus sympathique que l'Islam. Je (?) n'oublie pas que l'invasion de migrants que nous subissons est essentiellement l'oeuvre du Lobby juif, car c'est une arme de destruction massive des nationalismes. Et en tant que nationaliste, je ne souhaite pas mordre à cet hameçon' ».

 

Or, Grumberg, dont vous, Leopoldi, supputez qu'il est non pas alsacien mais « sioniste », vous supputez donc cela à la simple lecture de son nom : Grumberg.

 

Grumberg, écrivais-je, est mon ami. Par ailleurs, on me dit que la minuscule mouvance judéophobe située à l'extrême-droite de l'extrême-droite et à laquelle vous appartenez, vous, Leopoldi, on me dit que cette mouvance reprend certains de mes articles, sans mon accord. Et seulement lorsque cela convient à ladite minuscule mouvance judéophobe située à l'extrême-droite de l'extrême-droite dont vous faites partie.

 

Vous comprendrez, dès lors, que je vous adresse cette rapide et petite lettre ouverte que je rédige pendant mes vacances. Car en effet, je n'aime pas que l'on rackette mes articles et qu'en même temps l'on tente de blesser mes amis.

 

Avec mon putain de flair de journaliste, je devine que vous êtes un individu pédant, frustré, complexé, amer, nostalgique et revanchard.

 

Je parie que vous êtes esclave du passé, esclave de la mémoire de votre père et de celle de votre grand-père. Je parie que vous ne pouvez pas supporter que l'histoire écrite par des révisionnistes improvisés tel que Léon Degrelle ne figure pas dans les manuels scolaires français.

 

En réalité, vous et vos ancêtres, le front près du béret, vous foirez et vous avez foiré, vous foirez depuis plusieurs générations et vous foirez encore aujourd'hui. Vous ne représentez, vous et votre secte, que 0,0001% de la population française. Même le Front National n'est pas assez bien pour vous. Pour vous qui n'êtes rien.

 

Vous pensez être seul au monde à connaître la vérité.

Et le monde entier ignore que vous existez.

C'est à la fois grotesque, bouffon et pathétique.

Veuillez agréer, Monsieur, ma profonde compassion.

 

Michel Garroté

 

Post Scriptum : je vis en Suisse et je ne suis pas Juif ;  mon ami Grumberg est Juif et il vit en Israël où je me trouve actuellement en vacances ; je parie que ça aussi, ça vous fait chier."

 

J'ai alors pondu un droit de réponse dont j'attends toujours l'insertion:

"Un non-alsacien peut-il bénéficier du droit de réponse sur un site démocratique alsacien? Nous allons le savoir sous peu.

Tout d'abord, un grand éclat de rire. Mon épouse et moi nous sommes longuement tenu les côtes en savourant votre lettre ouverte. Bien que sa teneur et son style extraordinairement grossier puisse motiver des poursuites pour injure publique, nous n'en ferons rien car NOUS croyons plus que d'aucuns à la liberté d'expression, nous préférons de franches empoignades à la censure, et nous garderons le sang froid que vous avez manifestement perdu, probablement à la suite d'un abus d'alcool du pays, péché bien excusable en vacances, surtout pour un non-auvergnat (dans l’acception hortefienne du terme). Cela étant dit, l'écart est stupéfiant entre la vulgarité de votre diatribe de charretier au ras des pâquerettes (pour ne pas dire des crottes de chien) bâclée sur un coin de table de cuisine, et les C.V. impressionnants alignés par la rédaction de drzz.info (dont la lecture exhale des relents de choucroute écœurants pires que les organigrammes de France 2 ou France inter)!

Ensuite, deux définitions:
Selon le docteur Destouches, la démocratie n'est que le paravent de la dictature alsacienne.
Selon Michel Garroté (un nom qui fait rêver), grand philosophe non-alsacien quoique très enalsacisé,  tout individu qui ne croit pas aux vertus universelles de cette dernière est un trou-du-cul. Une analogie bien injuste pour ce mignon orifice, qui vaut bien mieux que cela, mais passons.
   
Puis deux citations:
L’une de Charles Maurice de Talleyrand-Périgord: "Tout ce qui est excessif est insignifiant". C'est pourquoi il faudrait modérer votre consommation de spiritueux alsaciens.
Et l’autre de l’ami commanditaire de la traduction, après lecture de votre lettre ouverte: "Ce monsieur a de la chance. Si nous écrivions de ses amis "alsaciens" l'équivalent de ce que lui écrit de nous, pauvres Gaulois "à la cervelle au ras du béret", il nous en coûterait cher. Lui, il peut..." Allusion claire à notre 17ème Chambre Correctionnelle qui a parfaitement intégré la morale alsacienne selon laquelle le droit à la critique ne peut être qu'à sens unique.

Le principal reproche que l’on pourrait vous faire est la malhonnêteté envers vos lecteurs habituels qui, à travers vos citations tronquées, ne peuvent pas comprendre la genèse de cet incident (que vous seul avez créé): vous ne dites pas que c’est Monsieur GRUMBERG qui est venu lui-même me chercher, par un courriel sur ma messagerie personnelle (?), me demandant l’autorisation (ce dont je lui rends grâce: tout le monde n’a pas cette délicatesse) d’utiliser sur son site un article anti-islamique traduit de l’Anglais par mes soins. Trouvant ce médiocre texte déjà trop publié ici et là, j’ai poliment motivé mon refus par la raison que je ne souhaitais pas apporter mon concours à un site d’obédience sioniste. Je ne vois pas pourquoi j’aurais « blessé » votre ami en lui signifiant que je n’étais pas entièrement d’accord avec lui. A cet égard, vous marquez un point: ma conclusion hâtive à partir du nom « Grumberg » était complètement infondée: en effet, à la lecture des noms, des sujets traités et de la devise empruntée à T. Jefferson (un franc mac de fait sinon inscrit à une loge), il saute aux yeux que votre équipe est exclusivement composée d’Alsaciens de souche, tous dévoués à la cause identitaire alsacienne.
Trêve de plaisanterie. Imaginons la situation inverse: si M. Grumberg m’avait refusé l’insertion d’un de ses articles sur le site du FN (par exemple), croyez-vous que je l’aurais traité publiquement de « trou-du-cul »? Evidemment, non! Je me serais retiré sur la pointe des pieds, par respect pour ses convictions. La vérité, c’est que j’ai commis un crime de lèse-alsaciannité, ce qui vous a piqué au vif et vous a fait sortir de vos gonds. Le résultat, c’est que vous vous êtes abaissés et couverts de ridicule. Être insulté par vous m’indiffère complètement; j’y vois presque un honneur.

Quant à la qualification d’ « illustre inconnu », ne vous faites aucune illusion: elle est réciproque. L’immense majorité du monde ignore votre existence, je n’avais jamais entendu parler de vous jusqu’à hier, et je n’ai rien à voir avec les reprises non autorisées de vos articles auxquelles vous faites allusion. Si vous ne me connaissez pas, c’est parce que vous n’êtes lecteur ni de la revue mensuelle ECRITS DE PARIS ni de l’hebdomadaire RIVAROL. Nous ne mangeons pas les mêmes rillettes. Si vous me donnez l’importance que je n’ai pas par votre intervention inepte, c’est votre affaire. Sur le plan de la représentativité, vous tendez le bâton pour vous faire battre. En ne comptant que les lecteurs réguliers de RIVAROL (très en-dessous de la réalité), les gens qui pensent comme moi représentent 0.0184615% de 65.000.000 (à supposer que les 65M soient des français, ce qui est douteux), et non 0.0001%. Pour leur part, les quelque 600.000 alsaciens de France ne sont que 0.9% de la population. Alors, comment expliquer qu’ils soient présents à plus de 50% dans les média, le showbiz, la politique, le commerce et l’industrie? Je vous laisse méditer.

Enfin, pour répondre à votre post-scriptum,  je ne vois pas  pourquoi le choix de votre lieu de villégiature accélérerait mon transit intestinal. En Alsace ou ailleurs, peu me chaut où vous passez vos vacances. Si seulement vous pouviez y rester... Bon débarras!

Il y aurait encore beaucoup à dire, mais tout cela n’étant que moyennement intéressant, je vais prendre congé et retourner aux œuvres complètes de Robert BRASILLACH... en 12 volumes.

                                    Trou-Duc LEOPOLDI,
                            qui n’a nul besoin de votre compassion"


Et voilà le travail. Avouez que pour une gâterie du dimanche, vous n’êtes pas volés. Je me demande sincèrement si ce pauvre Garroté a encore toute sa tête et si son « putain de flair de journaliste » ne lui signalera pas un jour le chemin du cabanon. Sûr qu’avec de pareils paladins, le sionisme a des jours glorieux devant lui ! Ce qui est à mourir de rire aussi, ce sont les commentaires sur son blog à la suite de ce morceau choisi de littérature, genre :

« Excellent. Moi je vous lis avec plaisir et parfois même j'emprunte de vos articles sans vous en demander la permission en y mettant votre nom et les liens qui vont avec. Je considère que plus nous serons à lire votre prose fervente plus nous aurons quelques chances qu'Israël soit un pays digne d'être reconnu comme une démocratie. La seule au proche orient n'en déplaise aux "trou du cul" d'extrême gauche, bien pensants et autres nostalgiques des Waffens. Ce qui vous en conviendrait fait tout de même pas mal de monde. ».

Ou encore : « Michel Garroté, vous êtes formidable et votre lettre ouverte à un "trouduc" m'a fait exploser de rire. Merci, merci, merci pour votre intelligence, votre plume alerte votre sens de la vérité et de la justice. »

Ou ceci : « En un mot : décapant. Je prie dieu de ne jamais vous offensez, la honte m'envahirais pour toujours après une telle lettre

Néanmoins je vous incite à continuer de nous faire passer de telle lettre,c'est toujours divertissant (et tellement drôle).

A quoi notre ami a modestement répondu : « Le triste individu, en lui-même, n'a strictement aucune valeur. En revanche, le fait qu'il ait traité mon ami Jean-Patrick Grumberg de façon aussi méprisante et le simple fait qu'un tel individu s'imagine pouvoir écrire des idioties sans déclencher une riposte, ces deux faits ont motivés ma lettre ouverte. Lettre ouverte que j'ai du reste rédigée en vitesse pendant mes vacances. Que de plus simple et de plus naturel en définitive. »

 

Ce qui est parfaitement vrai. Ecrire des idioties déclenche toujours des ripostes. La preuve.

 

17/09/2010

« FN et juifs, un front commun contre l'islam ? »

 

 

Sous ce titre, le site www.toutsaufsarkozy.com reprend un article d’un dénommé Daniel Bensoussan-Bursztein paru dans la «Revue communautaire "Regards", 09-09-10. »

 

J’y lis ceci :

 

« Suivant cette logique implicite de rapprochement entre ennemis communs de l’« islamisation de l’Europe », Gilles-William Goldnadel, figure de proue de la droite sioniste en France (lire notre encadré), défend gratuitement Anne Kling, compagne de route du mouvement Alsace d’abord, pour un tract jugé islamophobe. Responsable pour l’Alsace de Droit à la sécurité, association fondée en 1995 par le même Gilles-William Goldnadel suite aux attentats islamistes, Anne Kling se révèle, après avoir écrit une lettre ouverte appelant la communauté juive alsacienne à un rapprochement, une antisémite fanatique : auteur d’un ouvrage sur La France Licratisée, ses écrits sur la Toile font, entre autres, la promotion d’Hervé Lalin/Ryssen, publiciste antisémite qui associe judaïsme et inceste. »

 

Trois choses :

 

1)Si Goldnadel m’a défendue « gratuitement », c’est parce que j’étais poursuivie par la LICRA à cause de son association « Droit à la sécurité ». Je l’ai déjà expliqué. De surcroît, nous étions en 2000/2001. Bien des choses étaient différentes.

 

2) Nous avons effectivement, dans le cadre de la campagne des régionales de 2004 adressé un courrier aux responsables des communautés juives d’Alsace. C’était une démarche collective de la liste d’Alsace d’Abord et franchement, aujourd’hui, je ne m’y associerais plus. Il se trouve que contrairement à certains qui savent toujours tout sur tout, ce n’est pas mon cas. Moi, j’observe ce qui se passe autour de moi, ça me donne à réfléchir. Et finalement, ça m’amène à évoluer. Etonnant, non ?

 

3)Antisémite fanatique ? Parce que j’ai cité deux livres de Ryssen sur le blog ? Aussi bizarre que cela puisse paraître à ces humanistes/grands démocrates devant l’Eternel, je suis pour la liberté d’expression, surtout s’agissant des livres. Par conviction et par solidarité. Ce qui ne veut pas dire que j’en partage tous les points de vue.

 

 

Source :http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkluZkkAkVOzs...