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29/10/2010

PAS RANCUNIERE, CHANTAL DELSOL

images.jpgIl circule actuellement une pétition de soutien à Pierre-André Taguieff qui serait en butte à une  « campagne d’intimidation et de diffamation qui se développe contre lui, visant à le discréditer et à le faire taire ». A priori déjà, on aurait envie de dire « bien fait, chacun son tour ». Voici ce qu’on peut y lire:

« Cette campagne, lancée le 18 octobre 2010 par une organisation pratiquant un « antiracisme » sélectif, le MRAP, totalement engagé dans la campagne BDS (« Boycott, Désinvestissement, Sanctions ») contre Israël, est d’autant plus odieuse qu’elle se fonde non pas sur un texte publié par le chercheur, mais sur une phrase de facture polémique qu’il avait lui-même supprimée de son « mur » de Facebook, en principe censé permettre à chacun de converser librement avec ses seuls « amis ». Ses discussions étaient en réalité surveillées par des professionnels de l’inquisition et de la délation travaillant au service des diffamateurs d’Israël, et attendant le « dérapage verbal ». (…)

Dans son communiqué, le MRAP dénonce vertueusement le « polémiste haineux » que serait le chercheur et « demande avec force que le CNRS et l’IEP condamnent sans équivoque Pierre-André Taguieff ». Cette officine restée fidèle à l’esprit stalinien de ses fondateurs ose ainsi exiger des autorités administratives de condamner le chercheur pour une phrase qu’il avait lui-même jugée malencontreuse et rapidement retirée. À la surveillance des conversations privées et à la mise au pilori s’ajoutent donc les pressions exercées sur les employeurs du « coupable », réaction pour le moins disproportionnée relevant d’une logique mise en œuvre par les régimes totalitaires : celle des sanctions et des interdictions professionnelles. »

Tirant les leçons de cette intrusion dans un espace supposé privé, suivie par une campagne haineuse contre sa personne, Taguieff a choisi de quitter Faceboook dans la matinée du 22 octobre 2010. Cible privilégiée de tous les diabolisateurs d’Israël, Pierre-André Taguieff, comme d’autres esprits libres et courageux l’ont été avant lui, est pourchassé aujourd’hui par les tenants du terrorisme intellectuel mis en place par les milieux « antisionistes » en France ces dernières années. 

Cette scandaleuse campagne de diffamation visant personnellement Pierre-André Taguieff s’inscrit dans le cadre de la guerre idéologique totale aujourd’hui menée contre Israël et « le sionisme », soumis à une diabolisation permanente. Au cours des années 2000, durant lesquelles il a publié cinq livres marquants sur les formes contemporaines de la judéophobie, Taguieff est devenu l’une des principales cibles de la propagande « antisioniste » due aux milieux islamistes et à diverses mouvances d’extrême gauche ayant fait de la cause palestinienne leur nouvelle cause sacrée. Mais les agitateurs israélophobes ne se sont jamais attaqués aux ouvrages de Taguieff. En propagandistes sans scrupules,  ils se sont contentés d’isoler quelques phrases glanées dans des interviews ou des discussions enregistrées qui, isolées de leurs contextes respectifs et mésinterprétées de façon malveillante, ont été indéfiniment diffusées et commentées d’une façon tendancieuse. 

Aujourd’hui, les tenants d’extrême gauche du politiquement correct à la française veulent faire taire ceux qui n’entonnent pas le refrain obligatoire de la haine contre l’État juif. C’est pourquoi les réseaux « antisionistes », gauchistes ou islamistes, ont relayé la chasse aux sorcières lancée contre Taguieff. Le terrorisme intellectuel n’a pas disparu en France après la chute du système soviétique, il s’est adapté à l’esprit du temps. Ce sont moins les partis politiques que les réseaux d’influence qui l’exercent. Notamment ceux qui se sont constitués sur la base d’un engagement propalestinien inconditionnel et exclusif, donnant volontiers dans une violence qui, elle, ne reste pas dans les limites du symbolique. À côté des organisations propalestiniennes, gauchistes ou islamistes, s’est mis en place un réseau d’intellectuels et de journalistes qui se mobilise toutes les fois qu’il s’agit de mener une campagne contre Israël ou contre les personnalités s’opposant à la diabolisation de l’État juif.

Il ne faut pas laisser aux délégitimateurs d’Israël le monopole de la parole publique légitime sur le conflit israélo-palestinien. C’est pourquoi il faut manifester notre entière solidarité avec Pierre-André Taguieff. »

Ce texte ne manque pas de sel et vous aurez sans doute particulièrement apprécié les passages que je me suis permis de souligner en gras. Cela évoque assez les arroseurs arrosés. Apparemment, certains se rendent compte du terrorisme intellectuel qui sévit dans le pays parce qu’Israël en serait victime ( !!!!). Avant, c’est étonnant, ils ne s’en étaient jamais rendu compte. Nous, si.

Donc, il n’y aurait pas de quoi fouetter un chat dans cette querelle de famille si un nom dans la liste des premiers signataires de cette pétition ne m’avait considérablement étonnée : celui de Chantal Delsol, philosophe, professeur des universités, membre de l’Institut. Certes, Chantal Delsol est bien tout cela, mais elle est également (et peut-être surtout ?) à la ville Mme Charles Millon. Alors moi, j’ai bonne mémoire et je me souviens parfaitement  de l’incroyable hystérie qui s’était emparée de toute cette frange qui se chamaille aujourd’hui parce que Millon avait en 1998, lors des régionales, accepté l’indicible : les voix du FN pour conserver la région Rhône-Alpes qu’il présidait. A l’issue d’un déchaînement assez inimaginable d’insultes et de pressions sur la classe politique de la part de tous les mouvements dits antiracistes, son élection avait finalement été invalidée. Et la région était tombée dans l’escarcelle d’une totale inconnue, la centriste Anne-Marie Comparini, dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’y a pas fait des merveilles. La gauche s’en est emparée aux régionales suivantes.

Aujourd’hui Mme Delsol se retrouve à signer une pétition en faveur d’un type qui était, en tout cas à cette époque-là et ce n’est pas si vieux, un véritable ennemi*. Curieux. Elle y est en bonne compagnie : avec notamment André Nadjar, président du B’nai B’rith France et Richard Prasquier, président du CRIF. C’est beau, le pardon des offenses.

Rappelons que dans le même registre elle avait déjà été invitée le 15 novembre 2009 à une conférence de l’Alliance Israélite Universelle qui fêtait son 150e anniversaire. Elle s’y était exprimée sur le thème "L'universel et la marque de l'enracinement". Charles envisage de revenir à la vie politique?

*A partir des années 70, Taguieff, qui est naturellement « de gauche », est membre du MRAP, de la LICRA, de la Ligue des droits de l’homme. Dans les années 80, SOS-Racisme lui confie la présidence de son Observatoire de l’antisémitisme. En 1991, il devient l'analyste officiel du rapport annuel de la CNCDH pour la lutte contre le racisme et la xénophobie. En 2002, il est expert de la commission « Négationnisme à Lyon III». En 2004, il est chargé de faire un rapport officiel sur l'antisémitisme dans les écoles publiques françaises. Quoique non-juif, il est actuellement conseiller du CRIF.

Source: http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=22151&artyd=76

28/10/2010

QUELLE FAMILLE MERITANTE AU SERVICE DE LA FRANCE!

2010 est un (particulièrement) bon cru pour la famille Klarsfeld : après la Légion d’honneur remise au père par Fillon soi-même il y a quelques mois, voilà que le fils vient d’être nommé conseiller d’Etat. Normal, les services qu’a rendus au pays (je parle de la France, naturellement) ce soldat infatigable et ce grand défenseur des droits de l’homme méritaient leur juste récompense. Voilà qui est fait et bien fait :

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« L'avocat Arno Klarsfeld a été nommé au Conseil d'Etat, mercredi en conseil des ministres, selon le compte-rendu de l'Elysée. Emmanuelle Prada Bordenave, Rémi Keller et François Delion ont également été nommés conseillers d'Etat, sur proposition de la ministre de la justice, Michèle Alliot-Marie.

Le Conseil d'Etat conseille le gouvernement pour la préparation des projets de loi et des décrets. Il est aussi le juge administratif suprême qui tranche les litiges relatifs aux actes des administrations. »

Source : http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/10/27/arno-klarsfeld-a-ete-nomme-au-conseil-d-etat_1432049_823448.html#xtor=AL-32280397

27/10/2010

« L'Europe des retraites ou les leçons de français »

Tel est le titre d’un article intéressant paru ce jour sur le site russe RIA Novosti. Vous pourrez d’ailleurs le mettre en parallèle avec un autre article, de Guy Millière, intitulé Emeutes, pillages et chaos en France : comment meurt une société.

 

Il est clair que les manifestations anti-retraites ont aussi (et peut-être surtout) été la traduction du formidable ras le bol populaire face au pouvoir en place, tout à la fois arrogant, incompétent et perçu comme servile face aux lobbys.

L’exemple doit venir d’en haut pour que les pilules amères soient avalées sans trop de mal. Si les éminences qui nous gouvernent commençaient par réformer leurs propres systèmes de retraite, extraordinairement généreux (voir archives du blog au 17 mai 2007), nul doute qu’ils seraient plus crédibles dans l’opinion. Mais ils se contentent d’imposer aux autres ce qu’ils évitent soigneusement pour eux.

 

Millière crache à son ordinaire sur la France, si éloignée du soleil étasunien. Il y a plein d’immigrés qui ne se sont pas intégrés et qui, bien pire, n’aiment pas du tout Israël. Comme d’habitude aussi, il oublie pieusement de nous rappeler pourquoi ils sont si nombreux aujourd’hui dans notre pays, ces immigrés « antisémites ».

 

 

Sources :http://fr.rian.ru/discussion/20101026/187719893.html

 

http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-19089-145-7-...

18:18 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1)

22/10/2010

ISRAEL TRIBUTAIRE DES USA, TOUT COMPTE FAIT ?

L’Institut de Planification Politique du Peuple Juif (The Jewish People Policy Planning Institute – JPPPI) a été créé en 2002 et fonctionne comme un organisme de prospective et de stratégies relatives au devenir du peuple juif. Il est actuellement présidé par Dennis Ross, également conseiller spécial d’Obama et ne compte que des membres de très haut niveau.

C’est lors d’une conférence de cet Institut, tenue cette semaine à Jérusalem, que le président de l’Etat hébreu, Shimon Peres, s’est exprimé en des termes qui ont déchaîné une très vive réprobation. Les plus modérés lui conseillent de prendre sa retraite dans les plus brefs délais. Pensez, affirmer publiquement une chose aussi affolante que celle-ci: "Israël a besoin des Etats-Unis" est une marque de sénilité bien avancée. Pourtant, pour faire passer la pilule, il a fait miroiter la perspective, une fois réglé ce conflit "secondaire" qui empoisonne néanmoins le monde depuis soixante ans, d'une vaste coalition anti-iranienne, mais cette option n'a pas trouvé grâce aux yeux de ses critiques. C'est qu'ils veulent ça en plus, de toute façon.

La plupart des sites juifs reprennent l’article avec indignation et les commentaires sont à l’unisson. Tous semblent nettement préférer entendre Sharon lorsqu’il déclarait avoir les USA « sous contrôle ». C’était le bon temps, les nuages s’amoncellent à présent. Et Israël, quoi qu’il s’en défende, risque bien d’être obligé, sous les pressions américaines, de lâcher du lest. Tous des antisémites, ces Américains. Et surtout Obama.

 

images.jpg« Peres : « nous ne pouvons pas exister sans les Etats-Unis »

 

« Le président déclare qu’Israël peut permettre aux Etats-Unis de construire une coalition anti-iranienne en terminant le « conflit secondaire » avec les palestiniens : « nous ne pouvons pas donner en retour aux Etats-Unis ce qu’ils nous donnent, mais à notre petit niveau, nous pouvons les aider. »

 

Shimon Pères renoue ainsi avec ses vieux démons, une soumission complète à ce qu’il considère comme une force protectrice, et un éloignement dramatique, non seulement de l’histoire, mais surtout de l’essence de ce qu’il est censé représenter. Deux rappels historiques, pour celui qui ridiculise un peu plus aujourd’hui le mot « Israël » : les juifs ne peuvent se passer de l’aide de D.ieu, et lorsqu’ils le font, les résultats, à l’image du siècle dernier, sont dramatiques. Historiquement parlant aussi, ce n’est que quand les Etats-Unis ont commencé à soutenir Israël au début des années 1970, qu’Israël a commencé à rencontrer des sérieux problèmes dans ses guerres. Mettre la confiance du peuple juif dans quelques dollars a pour ce dernier des résultats catastrophiques, que Pères tant à provoquer une fois de plus.

 

Shimon Pères a ainsi déclaré qu’Israël ne peut survivre sans l’aide des Etats-Unis, une déclaration faite lors d’une conférence à Jérusalem, organisée par l’Institut de Planification Politique du Peuple Juif jeudi.

 

Pères a déclaré que « pour notre existence, nous avons besoin de l’amitié des Etats-Unis d’Amérique. » Au moins, Pères n’a pas eu l’indécence de parler de l’amitié d’Obama.

 

En parlant de la manière dont Israël peut donner en retour aux Etats-Unis, il a dit que « alors que les Etats-Unis essayent de comprendre les besoins sécuritaires d’Israël, nous israéliens, devons comprendre les besoins des Etats-Unis en matière de sécurité. » Il a poursuivi : « nous ne pouvons pas donner en retour aux Etats-Unis ce qu’ils nous donnent, mais à notre petit niveau, nous pouvons les aider. »

 

S’adressant au sujet des deux plus grandes questions qui se trouvent sur l’agenda israélien, et américain, Pères a déclaré qu’Israël pourrait être utile aux Etats-Unis en permettant « une coalition anti-iranienne au Proche Orient, et la contribution ne doit pas se faire par des déclarations, mais si nous mettons fin au conflit secondaire entre nous et les palestiniens, » afin de permettre aux Etats-Unis de se concentrer sur la menace iranienne. Il semble que Pères a aujourd’hui largement dépassé l’âge de la retraite. Pères considère aujourd’hui que non seulement Israël ne doit compter que sur les Etats-Unis pour trouver une solution au problème iranien, mais propose de régler le conflit que les palestiniens imposent à Israël depuis près de 70 ans uniquement pour que les Etats-Unis et ses dirigeants dorment plus tranquillement.

 

Revenant un moment sur terre, Pères a également parlé de la politique étrangère de l’ancien président des Etats-Unis au Proche Orient, disant qu’il apprécie « les tentatives de George Bush d’exposer les pays arabes à la démocratie, mais est-ce possible ? » Pères a expliqué sa pensée, ajoutant qu’il est « très difficile de venir chez un roi (un dictateur, ndlr) et de lui dire d’aller vers des élections. » Il a rajouté penser que les musulmans doivent être en mesure de choisir leur propre voie… dommage qu’il n’en souhaite pas tant au peuple juif. »

 

Source : http://www.juif.org/diplomatie-moyen-orient/139728,peres-...

19/10/2010

EXTREME-DROITE DURE/EXTREME-DROITE MOLLE

Diviser pour régner, c’est vieux comme le monde et ça marche toujours. Que redouterait vraiment le système ? De voir une extrême-droite unie comme les doigts de la main au niveau européen. Je dis extrême-droite puisque c’est là le terme consacré pour désigner ceux qui refusent de marcher au pas.

Le système s’emploie donc – et on constate ce fait de plus en plus – à établir un subtil distinguo entre une extrême-droite « dure » et une autre qui serait, disons, molle. Histoire de bien semer la zizanie. Et de lâcher un peu de lest face à la grogne grandissante des manants de la base. Dans cette optique, la molle serait constituée de ceux qui ne s’attaquent qu’à l’islam. Et finalement, tout bien réfléchi, le système considère qu’il y aurait moyen de s’entendre avec ces raisonnables et de leur concéder quelques strapontins pour les faire tenir tranquilles. Et il y a la dure, celle qui va un peu plus loin dans ses analyses et considère l’islam comme une conséquence et non une cause. Pourquoi l’islam est-il à ce point présent dans nos sociétés ? Qui l’a amené ? Etc, etc … Ceux-là par contre restent vraiment de dangereux infréquentables.

Dommage que nombreux soient ceux, dits d’ « extrême-droite », à tomber dans ce panneau et à servir d’idiots utiles à un système qui s'y entend à manipuler.

Le cas ci-après est parfaitement révélateur de cette démarche. Et vous apprécierez la conclusion méprisante du journaliste (avant « Le courriel malheureux »).

Donc, dimanche dernier est paru dans l’hebdo helvétique Le Matin Dimanche l’article que vous allez lire. Le point de départ est la virée bruxelloise d’Oskar Freysinger, le politicien suisse de l’UDC à l’origine de la campagne anti-minarets. Après Bruxelles, il a fait un petit tour chez nous aussi en soutenant un moment la campagne sécession anti-Union européenne. Avant de se rétracter assez piteusement, il faut le dire, car « quelqu’un m’a appelé de France pour me dire qu’il y avait un révisionniste parmi les signataires ». Ce mouchard, que nous félicitons au passage car nous savons de qui il retourne, a bien fait son boulot. Et l’autre s’est immédiatement mis au garde-à-vous. Pensez, les minarets, c’est une chose. Mais des révisionnistes !!! Au secours !!!!! Pathétique.

Cela rejoint l’attitude de Filip Dewinter qui clame être le meilleur ami d’Israël. Si encore toutes ces capitulations servaient…. Mais non, justement. Vous lirez la réaction d’un certain Manuel Abramowicz, journaliste  « qui a créé un Observatoire belge de l’extrême droite (www.resistances.be). » Une autorité en la matière, donc. Lui ne croit pas un seul instant à la sincérité de Dewinter et le clame partout. Et sa parole a certainement plus de poids dans la « communauté » que les déclarations éperdues d'un Dewinter.

 

Ce qui prouve qu’il ne sert strictement à rien d’essayer de donner des gages à ses ennemis. Ils ne vous en aiment pas davantage, car ils restent fondamentalement vos ennemis, et ils vous respectent moins. Restons donc droit dans nos bottes et défendons nos idées sans nous soucier de plaire au système. C’est à ce seul prix que nous pouvons espérer lui faire peur.

 


« Les fréquentations très douteuses d’Oskar Freysinger



freisiger.jpgLe week-end dernier, en Belgique, l’UDC valaisan Oskar Freysinger a été invité à s’exprimer devant le Parlement flamand par le leader d’extrême droite, Filip Dewinter. Le conseiller national UDC cultive des relations inquiétantes. Après s’être affiché à Bruxelles avec l’extrémiste Filip Dewinter, il a adressé un message de soutien à un autre infréquentable d’extrême droite.


Michel Audétat - Le Matin Dimanche


« Des parents s’inquiéteraient: lorsqu’on voit un de ses enfants s’acoquiner avec les pires voyous du quartier, on se demande ce qui cloche. C’est tout le problème posé par le conseiller national UDC Oskar Freysinger quand il s’affiche à Bruxelles en compagnie de Filip Dewinter, figure de proue du Vlaams belang. Ou quand il adresse un message de soutien à l’Alsacien Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle droite populaire.

Avec de tels noms dans son carnet d’adresses, Oskar Freysinger devrait même donner des sueurs froides à l’intérieur de sa propre famille politique. Ces gens-là se situent très clairement à l’extrême droite. A côté d’eux, Christoph Blocher passerait presque pour un gauchiste…

Revenons un instant sur l’escapade bruxelloise du week-end dernier. Invité à donner une conférence à Schaerbeek, Oskar Freysinger a été interdit de parole dans ce quartier majoritairement musulman. Il a tenté de se rabattre sur un hôtel du centre-ville. Mais, là aussi, on n’a pas voulu de lui. Resté sur le trottoir, le Valaisan s’indigne de cette «histoire belge». Arrive alors Filip Dewinter qui lui propose de l’accueillir au Parlement flamand. Marché conclu. Des images de la télévision wallonne (RTBF) montrent Oskar Freysinger qui plastronne: «J’entre au Parlement par la grande porte!»


Une vieille connaissance


A l’assistance, Filip Dewinter présente le conférencier suisse comme une vieille connaissance: «On l’a accueilli plusieurs fois, ici, et on a des contacts intenses entre nos deux partis.» Aujourd’hui, Oskar Freysinger veut rectifier ce point: «Il a exagéré. En réalité, il n’y a aucun contact officiel entre l’UDC et son parti. Pour ma part, je n’ai dû avoir qu’un ou deux contacts avec lui.»


Au Parlement flamand, Oskar Freysinger appelle son hôte par son prénom, Filip, et l’évoque comme un homme «tolérant». Est-ce vraiment le bon épithète? En Suisse romande, on ne connaît guère Filip Dewinter. Il vaut la peine de revenir sur ce personnage dont la carrière politique ne respire pas précisément la tolérance.

Né en 1962, à Bruges, Filip Dewinter a fait son éducation politique au Nationalistisch Studenten Verbond (NSV) dont il va présider la section anversoise pendant trois ans. «Il s’agit d’un syndicat étudiant violent et ouvertement raciste», explique le journaliste Manuel Abramowicz qui a créé un Observatoire belge de l’extrême droite (www.resistances.be). En 1981, Filip Dewinter entre au comité de rédaction du journal publié par le NSV: Signaal. Tiens, le même nom que l’organe de propagande nazie diffusé pendant la Seconde Guerre mondiale… En 1983, on pouvait lire dans Signaal des phrases comme celle-ci: «Un Marocain ou un Turc n’ont rien à faire dans notre politique, un juif non plus.»

En 1988, Filip Dewinter fait parler de lui en allant fleurir la tombe de soldats flamands tombés sur le front russe et sous l’uniforme SS. Mais il mettra bientôt la pédale douce sur ce genre de sympathies. Aux élections communales de 1988, le Vlaams Blok obtient 17,7% des voix à Anvers. Habile, bon orateur et charismatique, Filip Dewinter commence à se rêver en bourgmestre. Or il n’a pas l’image idéale pour cette ville rendue célèbre par ses diamantaires juifs.


Tout à coup, on le dirait devenu philosémite. En 1995, Filip Dewinter incite le Vlaams Blok à voter la loi pénalisant la négation de la Shoah. Dix ans plus tard, il est toujours sur la même ligne: «Je suis l’ami numéro un d’Israël», déclare-t-il en 2005 au quotidien Haaretz, à l’occasion d’une visite à l’Etat hébreu.


A-t-il changé? Le journaliste Manuel Abramowicz est convaincu du contraire: «Il vous dira qu’il a aujourd’hui de bons contacts avec la communauté juive, mais c’est de la foutaise. En réalité, il n’a pas coupé les ponts avec son milieu d’origine.» En 2006, à Anvers, Filip Dewinter a d’ailleurs animé un congrès du NSV dans lequel il militait au temps de sa jeunesse.

Réalisateur à la RTBF, Peter Boecks a suivi et filmé Filip Dewinter pendant les six mois qui ont précédé les élections de 2004 et, lui aussi, ne croit pas qu’il ait changé: «Il se contrôle très bien et ne fait pas beaucoup d’erreurs. Mais si je le compare à celui qu’il était il y a 20 ans, je pense qu’il est toujours le même.» Longtemps journaliste vedette de la RTBF et auteur d’un reportage qui avait fait grand bruit en Belgique («La face cachée du Vlaams Blok», 2004), Jean-Claude Defossé va plus loin: «Filip Dewinter est assez intelligent pour savoir qu’il ne peut pas remettre le couvert avec l’hitlérisme aujourd’hui. Mais, fondamentalement, il reste un raciste pur et dur, un néonazi viscéral.»

Tout cela dessine-t-il le profil d’un homme «tolérant»? Oskar Freysinger s’explique: «Il m’a ouvert les portes du Parlement flamand pour cette conférence que tout Bruxelles refusait. Pour moi, c’est un type qui donne des leçons de tolérance à tous ceux qui ont le mot «tolérance» à la bouche.»


Et son parcours politique? «Ce que vous me dites m’étonne, poursuit Oskar Freysinger, et il faudrait que je le vérifie. Mais ça ne change rien. Il était là pour défendre ma liberté d’expression et je lui dis merci. Pour moi, le seul critère est celui du respect de l’Etat de droit et du fonctionnement démocratique. Si les gens insèrent leur combat dans ce cadre-là, je n’ai aucune raison de ne pas discuter avec eux. Pour le reste, je me fiche de savoir ce qu’ils ont fait à 20 ans. Si je devais en tenir compte, je ne pourrais même plus saluer la plupart des socialistes suisses qui ont fricoté avec la RDA ou Ceausescu.»

«Qui se ressemble s’assemble», prétend un dicton, mais on se gardera de l’appliquer à Oskar Freysinger. Entre lui et des gens comme Filip Dewinter ou Robert Spieler (lire encadré), on ne fera pas l’amalgame. On préfère penser que le tribun de l’UDC, brusquement projeté sur la scène internationale par l’initiative sur les minarets et ivre de cette notoriété nouvelle, aurait plutôt perdu le Nord et le sens du discernement politique. Mais ses nouvelles fréquentations n’en sont pas moins inquiétantes.


Le courriel malheureux


A peine rentré de Bruxelles, Oskar Freysinger n’a rien eu de plus pressé que d’envoyer un message de soutien à Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle droite populaire (NDP), qui a lancé un appel réclamant la sécession française de l’Union européenne. «Le souverainiste suisse que je suis ne peut que vous encourager dans votre voie, a écrit Freysinger. (…) Vous triompherez, car vous avez le bon sens et une majorité des citoyens de votre côté.»


La NDP est née en 2008 d’une dissidence à la droite du Front national. Parmi les premiers signataires de son appel, on trouve notamment le rédacteur en chef de Rivarol qui cultive la tradition de l’antisémitisme à la française. Et André Gandillon, directeur de la revue Militant dont Le Monde nous apprend qu’elle a été fondée par d’anciens Waffen SS français. Charmante compagnie. Là-dessus, Oskar Freysinger plaide l’erreur: «Je me suis fait avoir. Ce M. Spieler m’avait écrit pour me demander un petit mail de soutien à sa pétition. Je l’ai fait, après quoi quelqu’un m’a appelé de France pour me dire qu’il y avait un révisionniste parmi les signataires. Je lui ai aussitôt écrit pour lui demander de retirer mon texte.»


Publié le 14 octobre sur le blog de la NDP et sur celui de Robert Spieler, il a en effet disparu depuis lors. Mais la candeur d’Oskar Freysinger stupéfie: un simple coup d’œil sur Wikipédia lui aurait permis de savoir que la carrière politique de Robert Spieler s’inscrit dans le sillage de l’extrême droite la plus dure. »

 

Source : http://www.lematin.ch/actu/suisse/frequentations-douteuse...

16/10/2010

LA FAUTE DE ROCARD ET LA GRAND-MERE DE KNOBEL

Marc Knobel, plume du CRIF de son état, vient de vertement morigéner Michel Rocard et autres éminences « de gauche », coupables d’avoir signé des appels à la «solidarité» avec les personnes poursuivies en justice pour avoir appelé au boycott de «produits des colonies israéliennes». Il s’agit de la campagne BDS sur laquelle je ne vais pas m’étendre, mais qui inquiète fort le CRIF qui ne rate pas une occasion de dénoncer tous ceux qui y participent ou la soutiennent. D’ailleurs, si ces personnes sont aujourd’hui poursuivies en justice, c’est parce que le CRIF l’a clairement exigé à moult reprises auprès de qui de droit : Alliot-Marie, Sarkozy, etc.

 

Si j’en parle, c’est uniquement à cause du parallèle que Knobel a cru devoir faire entre cette action politique menée par un certain nombre de militants politiques … et sa grand-mère. Vous voyez tout de suite où il veut en venir, n’est-ce pas ? Inutile de vous faire un dessin. Une façon d’en rajouter une louche, une fois de plus. Voici donc cette triste histoire, qui devrait normalement exciter en vous un certain gène…

Aucun rapport avec la campagne BDS ? Et alors ?

 

 

 « Pour terminer, je voudrais raconter une histoire personnelle. Ma grand-mère (Berthe Bassia Golda Knobel) avait un tout petit stand dans un marché parisien, là elle vendait des manteaux. Sous l’occupation, son commerce -parce que considéré comme Juif- fut aryanisé et placé entre les mains d’un administrateur provisoire. Pendant ce temps là, mon père, lui, tout gamin qu’il était, n’avait pas le droit de jouer dans les jardins publics car ils étaient interdits aux Juifs. Ma grand-mère et mon père ne pouvait même plus acheter les produits alimentaires de Monsieur Scwartz, parce que la police avait arrêté Monsieur Scwartz et parce que l’on interdisait les produits Juifs.

 

En boycottant les produits israéliens, vous remuez en nous des choses insupportables, vous remuez nos peurs ancestrales. Et vous vous trompez, car vous punissez collectivement tout un peuple. Vous vous trompez car vous ignorez ce qu’il y a de GRAND en ce peuple. »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

LA VITALITE DE L’EUROPE

Je ne veux pas me faire le relais systématique des cogitations des journalistes de gauche du journal Le Temps de Genève, mais enfin je trouve l’article suivant, paru ce jour, assez révélateur de la persistance de l’utopie mondialiste/droitdel’hommiste et du refus sidérant de certains de voir les réalités populaires en face.

De la générosité qui consiste à « s’ouvrir à l’étranger » en détresse à la bêtise pure qui consiste à abdiquer toutes ses valeurs pour laisser le terrain aux immigrés qui déferlent en essayant d’imposer les leurs, il y a un pas assez vite franchi. Ce dont finissent par s’aviser – un peu tard – un certain nombre d’électeurs européens. Tant mieux. Espérons qu’il y en aura de plus en plus, n’en déplaise aux bobos suisses et autres.

En fin d’article, on a droit une fois de plus au pompon, insubmersible : « Surtout si l’on songe que, demain, la vitalité de l’Europe vieillissante passera toujours plus par les migrants. » Ah bon ? Parce que la vitalité de l’Europe serait fonction de la démographie extrêmement prolifique de certains étrangers installés sur nos sols ? Curieuse notion de la « vitalité », surtout lorsqu’on songe à l’échec complet de l’intégration, pour ne pas parler de l’assimilation, mot tabou que plus personne n’ose prononcer. Le rêve secret de ce journaliste ne serait-il pas une Europe sans les Européens, ces « de souche » si antipathiques, finalement ?

Et pourquoi la vitalité future de l’Europe ne passerait-elle pas aussi et surtout par les familles européennes à soutenir en priorité ? Et pourquoi les Européens ne choisiraient-ils pas les migrants qu’ils souhaitent éventuellement voir s’installer chez eux ? Ce qui irait de pair avec la possibilité d’en refuser d’autres s’ils le jugent bon ? A qui ont-ils des comptes à rendre ? Aux journalistes de gauche ? Aux « assoces antiracistes », qui ont déjà fait assez de dégâts comme ça ?

 

« Aux racines du populisme européen

Aux Pays-Bas, en Belgique, en Suède et encore dimanche dernier à Vienne, la capitale autrichienne qui fut le berceau de la social-démocratie européenne, la tenue d’élections nationales ou locales a profité à des partis aux histoires différentes mais qui se rejoignent sur deux points majeurs: leur rejet viscéral de l’immigration et leur islamophobie. Cette tendance lourde concerne aussi la Suisse où l’UDC, depuis deux décennies, a construit ses succès avec un discours anti-étrangers et, plus récemment, anti-islam comme on l’a vu l’an dernier lors du vote anti-minarets.

Ce virage à droite se nourrit des peurs et de l’insécurité que la mondialisation inspire aux Européens. En effet, elle efface les frontières, brasse les populations, augmente la concurrence entre les lieux de production et entre les acteurs économiques. Dans ce processus accéléré de transformation des sociétés européennes, l’étranger devient le concurrent menaçant sur le marché de l’emploi, le bouc émissaire idéal pour exprimer son malaise.

S’ajoute à ce réflexe de repli un vote protestataire contre les partis traditionnels et leurs représentants. Ces formations, issues de la social-démocratie, de la démocratie chrétienne ou de la droite libérale, sont perçues comme incapables d’apporter des réponses convaincantes à l’insécurité grandissante. Peu importe que les peurs soient exagérées, que la menace soit largement fantasmée. Des frustrations grandissent et la méfiance se répand à l’égard des institutions perçues comme complices de la mondialisation et de ses effets déstabilisants.

Lorsque les victoires des partis nationalistes étaient rares, de puissantes pressions s’exerçaient sur les partis modérés pour qu’ils ne fassent alliance en aucune circonstance avec «le diable». C’était le cas il y a encore dix ans, quand l’Union européenne mettait à l’index l’Autriche du chancelier Wolf­gang Schüssel qui venait de composer un gouvernement avec Jörg Haider, alors jugé infréquentable. La progression de la vague populiste de droite a créé de l’accoutumance. Aujourd’hui, le réflexe du cordon sanitaire ne fonctionne plus. On le voit au Danemark ou aux Pays-Bas, où des contrats de majorité sont passés avec des partis extrémistes sans provoquer de réactions.

S’il ne faut pas la dramatiser, cette évolution politique est préoccupante. Surtout si l’on songe que, demain, la vitalité de l’Europe vieillissante passera toujours plus par les migrants. »

 

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5fd9be2e-d89d-11df-b29b-a...

 

A compléter avec l'article suivant, sur le même sujet:

 

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/d8515daa-d89b-11df-b29b-a...

 

06/10/2010

PETITE DESINFORMATION ORDINAIRE …

Vous lirez le douloureux appel qui suit et qui concerne un personnage nommé Hossein Derakshan. On a l’impression que son seul « crime » est de s’être rendu à deux reprises en Israël et que pour cette unique raison, l’infâme régime iranien l’a mis à l’ombre.

 

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que la réalité est quelque peu plus complexe. Et d’ailleurs, cet exemple est très intéressant pour observer les différences qu’il y a entre wikipédia français et son homologue anglophone. Je vous conseille vivement d’aller sur les deux. La version française est des plus soft et fait totalement l’impasse sur les visites que Derakshan a faites en Israël en tant que journaliste canadien. Car il a la double nationalité. Ainsi que sur diverses activités « pacifistes » qui sont certainement plus compliquées qu’indiqué. Ce qui apparaît en version anglaise, c’est qu’il s’est bien baladé et a bien agité le chiffon rouge sous le nez des Iraniens avant de se faire finalement coffrer.

 

Knobel, « chercheur » au CRIF, a sans doute omis de consulter wikipedia anglais où l’une des premières phrases qu’on peut lire est la suivante : « Derakhshan was arrested on November 1, 2008 and sentenced to 19½ years in prison on September 28, 2010. » Contrairement à la version française qui en est encore à l'attente.

 

Donc il a été condamné à près de 20 ans de prison le 28 septembre dernier, et non pas à mort comme suggéré dans l’article ci-dessous (et peut-être … espéré ? Ca ferait tellement mieux dans le décor).

 

Attention, je ne défends pas les Iraniens. Je note simplement certaines inexactitudes et énormément de faits non connus. Ceci dit, 20 ans de prison, c’est très lourd. Mais à ceux qui chialent comme des veaux en pensant à cet Iranien-Canadien - occasion surtout de taper sur le régime des mollahs - je rappellerai que Michel Lajoye a été condamné – en France - à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 18 ans pour un attentat dans un café arabe qui n'a pas fait de victimes. Et à l'issue de ses 18 années à l'ombre, il a encore été poursuivi par l'éternelle vindicte de la LICRA (dont fait également partie Knobel).

 

marc_knobel.jpgQuant aux blogs censurés parce que leur contenu ne plaît pas aux pouvoirs en place, pas la peine de faire le voyage à Téhéran pour en trouver. Au pays des droits de l’homme, on voit ça à tous les coins de rue. Si quelqu’un est bien placé pour le savoir, c’est justement Knobel, lui qui préside (en sus de ses activités au CRIF et à la LICRA) une association qui traque les malpensants sur internet, répondant au doux nom de J'accuse - Action internationale pour la justice AIPJ.

 

 

« Celui que l’on oublie, par Marc Knobel

 

Il s’appelle Hossein Derakhshan. Et il est connu en Iran sous le nom de « Blogfather ». Figurez-vous que « Blogfather » a eu l’audace -je dis bien l’audace- de braver le régime des Mollahs et de se rendre à deux reprises en Israël en 2006 et en 2007. Aïe !

 

Evidemment pour les autorités iraniennes, la chose est d’une extrême gravité. Elles affirmèrent aussitôt qu’Hossein violait la loi iranienne. Il fut donc arrêté en novembre 2008 et depuis ce temps-là, Hossein croupit dans les geôles d’Evin, à Téhéran.

 

Et, comme si cela ne suffisait pas, il a été accusé par la suite de collaborer avec des Etats ennemis, de faire de la propagande anti-iranienne (entendez par là de critiquer le régime corrompu et assassin d’Ahmadinejad) et d’insulter l’Islam (rien de moins) !

 

Finalement, le Procureur de Téhéran vient de requérir la peine de mort pour ce crime de lèse Majesté… des Mollahs. Et bien évidemment dans ce genre de cas, personne ne sait quand le juge rendra sa décision, s’émeut sa compagne française, Sandrine Murcia, interrogé par le Nouvel observateur. Et, alors que le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères rappelle que l’Iran ne reconnaissait pas la double nationalité de ses citoyens (Hossein Derakhshan est irano-canadien) on attend toujours qu’en Occident -en France, notamment- des voix s’élèvent pour parler de sa détresse et exiger sa libération. Est-ce trop demander ? »

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...