16/05/2012

ON RESPIRE DU CÔTE DES RESPONSABLES COMMUNAUTAIRES !

Oui, car enfin, ils faisaient mine de nourrir quelques craintes à propos d’un  changement de régime qui n’était pas leur premier choix. C’est vrai, ils auraient préféré Sarkozy. Mais, finalement, quelle importance au fond ? Le terrain est balisé de tous les côtés. Donc, ces fausses craintes n’ont pas duré longtemps. Juste le temps de placer un ou deux couplets de bienvenue, histoire d’adresser quelques messages subliminaux en haut lieu. Messages reçus cinq sur cinq.

 

Tout d’abord, le président tout nouveau tout beau s’est dépêché de glisser, lors de son investiture, une phrase bien sentie sur son horreur « du racisme et de l’antisémitisme ». Qui constituent, comme chacun le sait, les problèmes n°1 que connaît le pays en ce moment. Donc, soyons rassurés, il connaît ses priorités et il va s’y attaquer bille en tête.

 

Voilà pour l’acte 1. L’acte 2 a été la nomination de Jean-Marc Ayrault au poste de premier ministre (où, au passage, on lui souhaite bien du plaisir). Là, c’est carrément devenu l’extase. Car M. Ayrault fait partie du comité d’honneur du Cercle Léon Blum. Alors, hein, plus d’inquiétude à avoir !

 

Ce Cercle a été constitué en 2003 « par le rassemblement de centaines de militants provenant de formations politiques de la gauche parlementaire mais également de nombreux acteurs de la vie associative, syndicale et de sympathisants qui, tout au long de leur vie de citoyens, se sont reconnus dans les valeurs fondamentales de la Gauche Républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité, Laïcité et Tolérance.

 

Nous nous sommes regroupés parce que nous avons décidé de combattre politiquement et démocratiquement la résurgence d'un nouvel antisémitisme qui provient, depuis quelques années, d'une partie de la gauche française en contradiction fondamentale avec les principes de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

 

Nous avons décidé de poursuivre le combat mené depuis de longues années contre le racisme et l'antisémitisme d'extrême droite et de l'étendre à ceux qui, malgré leurs proclamations progressistes, réalisent des amalgames pervers pour faire du juif le nouveau bouc émissaire de ce début de siècle. »

 

Vous lirez la composition complète de ce comité d’honneur et vous verrez qu’il n’y a rien que du beau monde. De gauche, évidemment. Pensez, il y a même Anne Sinclair et DSK ! Toute la gauche morale y trône en majesté, c’est émouvant.

Et donc, le nouveau premier ministre, qui a apparemment compris de quel côté les tartines se beurraient, y est aussi.

 

Cette bonne  nouvelle a été annoncée avec enthousiasme sur un site ultra-sioniste en ces termes :

« Ensuite, ce que tout le monde attend, c’est  l’annonce officielle du nom du Premier ministre :

Jean-Marc Ayrault est désigné. Il est député-maire de Nantes et président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale depuis 1997.

Pour rappel, le nouveau premier ministre fait partie du Cercle Léon Blum qui défend Israël face à la désinformation.  Un comité qui veut enfin clôturer toutes les critiques contre la politique d’Israël en rappelant que l’antisionisme est aussi de l’antisémitisme.

Ayrault est donc parrain de ce groupement fortement pro-israélien et très occupé à convaincre les socialos que les pro-palestiniens ne sont en fait que de dangereux et insupportables antisémites qui transportent le conflit entre Israel et Gaza en Europe..

Bienvenue à vous Mr Jean Marc Ayrault! »

Espérons pour eux que ce « parrain » ne sera pas trop éphémère …

 

 http://alyaexpress-news.com/

 

Comité d’honneur du Cercle Léon Blum:

 

 http://www.cercle-leon-blum.org/comit.htm

 

 

Petit complément d'information fort intéressant:

 

http://www.lalettrealulu.com/Sion-en-parlait-Ayrault-en-territoire-occupe_a1328.html

15/05/2012

ET DE DEUX !

1)  "Le mérite polonais pour Ephraïm Teitelbaum"

 

"Le consul général de Pologne, Wojciech Tycinski, a fait spécialement le voyage à Toulouse pour remettre ses insignes de chevalier de l'ordre national du Mérite de la République de Pologne à Ephraïm Teteilbaum, figure bien connue de la communauté juive toulousaine et délégué régional du FSJU (Fonds social juif unifié). Le récipiendaire, originaire de Pologne est également le président de l'AFPCJ (Association franco polonaise pour la promotion de la culture juive).

La cérémonie s'est déroulée dans les salons du conseil régional en présence du représentant du président Martin Malvy, de Longin Fourdrinier, consul émérite de Pologne et de Gérard Elbaz, président de l'association des membres de l'Ordre national du mérite de Haute-Garonne."

 

2) "Remise de la médaille de Chevalier de l'Ordre national du Mérite à Ephraïm Teitelbaum, par Richard Prasquier, Président du CRIF"

 

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"En présence d'une assistance chaleureuse et nombreuse, le 11 mai 2012 à l'Espace du Judaïsme à Toulouse, Richard Prasquier a remis cette haute distinction à Ephraïm Teitelbaum, délégué régional du FSJU pour le sud-ouest et président de l'Association pour la promotion de la culture juive (AFPCJ), après avoir parcouru l'histoire de sa vie très particulière et assez mouvementée.

 

Le Président de la communauté juive de Toulouse, Arié Bensemhoun, a pris aussi la parole et a rendu hommage à la place qu’occupe le récipiendaire dans la communauté depuis dix ans. Le président de l'Ordre du Mérite dans la Haute-Garonne, Gérard Elbaz, ainsi que le Consul Emerite de Pologne, Longin Fourdrinier ont eux aussi expliqué le pourquoi de ce mérite."

 

 

Toutes ces décorations saluent, vous l’aurez deviné j’espère, les services éminents rendus au pays. A la France, je veux dire. Du moins en ce qui concerne la décoration remise par Prasquier. Lui-même né en Pologne, n’a-t-il pas songé, en agrafant cette décoration au veston de son coreligionnaire, que finalement, la France, on n’y était pas si mal que ça, après tout ?  En dépit de l’odieux antisémitisme ambiant, il faut reconnaître que  ce sont assez souvent les mêmes qui se font décorer.

 

Mais il ne faut pas désespérer, vous allez voir. Vous serez heureux d’apprendre que grâce à Sarkozy et depuis 2008, (presque) n’importe qui peut faire partie des heureux élus. Il ne faut plus attendre qu’un ministre se décide à vous distinguer, puisqu’à présent : « Tout citoyen qui estime qu'une personne devrait bénéficier d'une première nomination dans la Légion d’honneur ou dans l’ordre national du Mérite peut indiquer son nom au préfet du département où réside la personne concernée par la promotion.

Si cette proposition est soutenue par 50 personnes dans le même département, elle est alors obligatoirement examinée par le préfet de département, qui procède aux vérifications courantes en la matière (enquête administrative de moralité, enquête des renseignements généraux, etc.) et, s’il estime que la proposition est recevable, la transmet au ministre de tutelle (pour les fonctionnaires en exercice) ainsi qu’au grand chancelier de la Légion d'Honneur. »

Intéressant, pas vrai ? Et qui ouvre quelques perspectives…

 

http://www.legiondhonneur.fr/shared/fr/initiative/finitiative.html

 

http://www.crif.org/fr/lecrifenaction/remise-de-la-m%C3%A9daille-de-chevalier-de-lordre-national-du-m%C3%A9rite-%C3%A0-ephra%C3%AFm-teitelbaum-par-richard-prasquier-pr%C3%A9sident-du-crif/31168

 

10/05/2012

CRIME DE LESE-MAJESTE

Eh bien, ça promet ! Le journaliste Pierre Salviac s’est fait virer sans tambour ni trompette par RTL pour avoir tenu les propos suivants sur la nouvelle « première dame » : «A toutes mes consoeurs, je dis « baisez utile, vous avez une chance de vous retrouver première Dame de France »)».

 

Bon, ce n’est pas très délicat, c’est même carrément machiste (encore que…), mais il n’y a quand même pas de quoi fouetter une chatte. Faudrait finalement savoir ce que c’est, la liberté d’expression, au pays de Voltaire. C’est bêler comme des moutons et ne dire que ce qui plaît aux puissants du moment ? Ou c’est pouvoir exprimer le fin fond de sa pensée, même - et surtout - si ça ne doit pas faire plaisir ?

 

Sa saillie ne tombait pas sous le coup de la loi, non ? Alors… Une engueulade aurait pu suffire, éventuellement. De là à carrément le virer …. On se croirait vraiment sous Louis XIV.

 

Sans compter que je trouve cette réaction, vraisemblablement venue d’en haut, particulièrement dénuée de finesse, de recul et de tout sens de l'humour. Elle donne finalement à penser qu’il a tapé juste et/ou que la « première dame » de gauche et de la main gauche est décidée à mettre les journalistes au pas tout de suite.

 

La plupart ont déjà compris, qui passent la brosse à reluire à tour de bras avec des « première dame » au kilomètre. Or, que je sache, Hollande, quoique père de famille nombreuse, n’a jamais été marié. Trop bourgeois, sans doute. Et sa compagne d’aujourd’hui, qui est deux fois divorcée par contre, n’est justement que sa compagne, à ce jour. A proprement parler, il n’existe pas de « première dame » officielle.

09/05/2012

PEUR DES MUSULMANS OU DES IMPÔTS ?

« Salon de l’Alya: Affluence de France

Le salon de l’Alyah, organisé et géré par l’Agence Juive, a eu lieu dimanche 06 Mai le jour des élections françaises à l’issue desquelles les Français ont élu François Hollande comme nouveau président remplaçant   Nicolas Sarkozy, considéré comme le choix privilégié de la communauté juive de France.

«Je ne me souviens pas avoir vu un tel nombre de personnes qui s’intéressent à l’Alya depuis les jours où des files de gens se pressaient devant  l’ambassade israélienne à Moscou », a déclaré le président de l’Agence Juive Nathan Sharansky, qui a assisté à la foire.

La foire annuelle attire habituellement environ 2.000 visiteurs, selon l’Agence juive.

La communauté juive française est la plus grande en Europe, avec quelques 500.000 membres, selon l’Agence juive. »

 

(http://www.leptithebdo.net/2012/05/09/salon-de-lalya-affluence-de-france/)

 

Ca, c’est l’info basique. A partir de là, j’ai lu évidemment l’une ou l’autre interprétation, du style « bon voyage » ou son contraire : « c’est terrifiant, tout ça à cause de l’antisémitisme qui règne en France ».

J’observe en premier lieu que tenir ce salon de l’alya pile le jour du second tour était naturellement délibéré, le but étant précisément de placer un nouveau couplet sur l’antisémitisme ambiant et futur. Car, sous Hollande, certains responsables communautaires font mine de craindre le pire. Pourtant on a vu Hollande reçu en grande pompe au dîner du CRIF et il n’avait pas l’air d’avoir les canines trop affûtées.

D’ailleurs, comme il sait où est son devoir, dès avant son élection, il avait assuré se rendre bientôt en Israël…

Comme j’ai déjà consacré plusieurs articles à cette question de l’alya, je ne vais pas recommencer*. Sinon pour repréciser que les candidats au départ peuvent conserver la nationalité française en endossant l’israélienne – ça peut toujours servir.

Donc, en réalité, ce que je crois, moi, c’est que ce sont moins les musulmans qui effraient, que les mesures fiscales promises par Hollande.

Or il existe en Israël une politique fiscale extrêmement favorable pour les nouveaux arrivés (voir lien ci-après). Nul doute – et c’est bien compréhensible – que ces considérations bassement matérielles  ne jouent un rôle décisif dans la décision de certains de transporter leurs pénates de l’autre côté de la Méditerranée. Bien plus que cet "antisémitisme" perpétuellement dénoncé.

D’ailleurs en août 2010, le baron Edouard de Rotschild, principal actionnaire de Libé, a fait également son alya, en compagnie de sa fortune de 300 millions d’euros. Il avait donc tellement peur des musulmans, lui aussi ?

Heureux en tout cas ceux qui disposent de ce pays d’accueil en forme de (presque) paradis fiscal.

http://209.85.229.132/search?q=cache:rdN5LVvQKN8J:www.terredisrael.com/Fiscalite1.php+alya+double+nationalit%C3%A9&cd=6&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

 

*http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2010/04/08/ou-est-l-avenir-de-la-communaute-juive-francaise.html

 

http://france-licratisee.hautetfort.com/archive/2007/07/2...

05/05/2012

J’Y SOUSCRIS A 100%

Communiqué de Henry de Lesquen :

 

« On assiste sur Internet à un déferlement inouï de propagande sarkozyste. Il y a des argumentaires aussi habiles que fallacieux. Ou des faux grossiers, par exemple la photo-montage reçue hier où Hollande apparaît aux côtés de Mohamed Merah.

Il faut savoir raison garder. Nicolas Sarkozy doit être jugé avant tout sur ses actes, et non sur ses beaux discours ou sur ses vaines promesses, qui ne sont pas crédibles. Il est au pouvoir depuis dix ans, ministre de l'intérieur de 2002 à 2007, à quelques mois près, président du parti majoritaire de 2004 à 2007, président de la république de 2007 à 2012. Il doit rendre compte de ce qu'il a fait.

Si l'on est attaché à la souveraineté, on ne lui pardonnera pas le traité de Lisbonne qu'il a signé en 2007, qu'il a fait adopter par le parlement et qui reprend les dispositions de la constitution européenne que le peuple avait rejetée par référendum en 2005.

Si l'on est attaché à l'identité, on ne lui pardonnera pas d'avoir fait entrer légalement 200.000 immigrés par an pendant dix ans, beaucoup plus que ne l'avait fait Lionel Jospin avant lui, entre 1997 et 2002 (150.000 par an).

Si l'on est attaché à la liberté, on ne lui pardonnera pas d'avoir porté les dépenses publiques à 56 % du PIB, niveau jamais atteint dans notre histoire.

Si l'on est attaché à la morale, on ne lui pardonnera pas d'avoir introduit la théorie du genre à l'école comme matière scientifique, d'avoir nommé à la culture un ministre pédophile, Frédéric Mitterrand, d'avoir chassé Christian Vanneste de l'UMP pour ses propos sur l'homosexualité.

Si l'on est attaché à la religion, on ne lui pardonnera pas d'avoir fait financer par l'Etat des spectacles sacrilèges.

Hollande et Sarkozy, c'est la peste et le choléra. On ne peut pas les comparer sérieusement sur la foi de leurs discours électoraux, qui ne s'adressent pas à la même clientèle électorale et qui sont faits pour tromper. On peut en revanche comparer la politique conduite par Jospin entre 1997 et 2002 et celle conduite par Sarkozy, membre du gouvernement, puis président de la république, entre 2002 et 2012, ce qui ne tourne pas toujours à l'avantage de la fausse droite.

Il faut sanctionner Nicolas Sarkozy en lui refusant notre voix. La sanction électorale a la même valeur que la sanction pénale : elle a un effet dissuasif. Si la fausse droite, qui est une gauche inavouée, peut, tous les cinq ans, compter sur les voix de la vraie droite en se bornant à lui prodiguer de bonnes paroles au moment des élections, pourquoi changerait-elle de politique ?

Le vote pour Sarkozy serait encore une faute parce qu'il entretiendrait l'illusion de la fausse alternance entre l'UMP et le PS, qui, sous des étiquettes différentes, conduisent en réalité la même politique et qui sont, l'une comme l'autre, des instruments de la superclasse mondiale.

Pour ma part, je ne voterai dimanche ni pour Sarkozy ni pour Hollande.

Henry de Lesquen »

16:09 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1)

04/05/2012

ISRAËL SE BUNKERISE DE PLUS EN PLUS

 

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La paranoïa de ses dirigeants atteint des paliers inédits sans que cela ne trouble outre-mesure les bien-pensants et autres professionnels de la tolérance que l’on entendrait beugler si le quart de la moitié de ces mesures étaient seulement envisagées en France. Mais Israël a tous les droits.

 

Il est exact que depuis quelques années, des clandestins venus d’Afrique, essentiellement d’Erythrée et du Soudan, tentent leur chance du côté de l’Etat hébreu. Ils y sont fort mal accueillis et survivent dans des conditions indignes. Difficile d’évaluer leur nombre exact, les statistiques officielles les situant entre 30 000 et 70 000. Mais ils sont sans doute bien davantage. Comme chez nous.

 

Le 9 janvier dernier, la Knesset a approuvé une «loi sur la prévention de l’infiltration» autorisant police, gardes-frontière et services de sécurité à incarcérer pendant trois ans tout demandeur d’asile interpellé. Carrément. Sans passer en jugement. Par simple décision administrative. Et attention, ce n’est pas tout : si l’infiltré est originaire d’un pays « hostile à Israël », il croupira en détention jusqu’à ce que mort s’ensuive. La loi le permet.

Suite à cette loi, le plus grand centre de détention du monde va être construit à Ketziot, en plein désert du Néguev. Ce lieu hospitalier a déjà abrité des milliers de Palestiniens. Mais cette fois, on voit grand : il s’agira de faire jaillir du sable un énorme complexe concentrationnaire s’étendant sur 100 hectares, destiné à « accueillir » tous les infiltrés qui se feront prendre.

Mais humain, hein, attention ! D’ailleurs, ce sont Netanyahou et Barak qui l’ont promis-juré. Ce devrait même être une prison « modèle ». En tout cas sur le papier et dans les discours.

 

Démocratie, ouverture à l’autre, assistance au prochain en difficulté ? Tss, ces bêtises, tout juste bonnes pour les occidentaux, sont balayées d’un revers par le ministre de l’Intérieur, Elie Yshaï, leader du parti ultraorthodoxe Shass, pour qui seul compte le caractère juif du pays. Et pour qui ces étrangers constituent une « menace existentielle ».

 

D’énormes sommes ont été débloquées pour s’en débarrasser à tout prix et les charters expulsent d’ores et déjà fort discrètement de pleines cargaisons d’indésirables.

 

Mais ce n’est pas tout. Dans leur obsession sécuritaire, les dirigeants israéliens sont en train:

 

- de consolider la « ligne bleue » séparant Israël du Liban

 

- d’installer une clôture de 8 mètres de haut sur le plateau du Golan, en face de la Syrie. Et une autre, semblable, en face de la Jordanie

- de construire une barrière de sécurité avec l’Egypte. 100 km sont déjà effectifs : une double rangée de barbelés dotés de capteurs, séparée par une route de patrouille réservée aux militaires. Et agrémentée de postes d’observation bétonnés installés sur des collines artificielles.

Pour encore plus de sécurité, cette barrière sera doublée par une autre, virtuelle : une muraille composée de radars installés sur de hauts pylônes. Un matériel high-tech classé «secret défense».

Toutes ces dispositions n'empêchent nullement Israël de se proclamer la démocratie phare de cette région du monde. Une "démocratie" qui commence à faire froid dans le dos.

02/05/2012

UNE TRADITION FAMILIALE

Marine Le Pen a donc déclaré hier sans surprise qu’elle voterait blanc au second tour, comptant bien entraîner à sa suite le plus possible de ses électeurs. Autant de voix que n’aura pas Sarkozy et la « droite ». Et donc, logiquement, autant pour Hollande et la gauche. Je ne mets pas de guillemets à gauche car elle au moins, a le (seul) mérite d’être vraie. Tandis que la « droite » …

 

Toujours est-il que cette position s’inscrit parfaitement dans la ligne traditionnelle du FN qui s’est toujours efforcé de favoriser la gauche. Il faut reconnaître qu’il avait à cela un certain nombre de raisons. Cette hostilité maladive de Le Pen envers la « droite » et son chef de file Chirac, avait été contestée par Bruno Mégret vers la fin des années 1990 et ce fut justement l’une des causes du clash.

 

Pour mémoire, avant d’aborder les présidentielles plus récentes, je rappellerai que dès 1965, l’extrême-droite appelait à voter Mitterrand au second tour. Tixier-Vignancour était alors candidat, Jean-Marie Le Pen était son directeur de campagne et comme Mitterrand, ils étaient farouchement antigaullistes.

 

Voyons à présent les élections qui virent JMLP participer, sauf en 1981 :

 

1974 : le FN a tout juste deux ans d’existence, ce n’est qu’un groupuscule. Voulant pourtant exister sur la scène politique, Le Pen se présente pour la première fois à cette présidentielle anticipée. Il ne fallait que 100 signatures à l’époque, qui lui seront facilitées par Jacques Dominati. L’objectif, en aidant à sa participation, était de récupérer le vote pied-noir pour Giscard, au détriment du gaulliste Chaban-Delmas.

Au 1er tour, Le Pen, illustre inconnu, obtiendra … 0,75% des voix. Il appellera à voter Giscard au second tour. Ce sera bien la seule fois.

 

1981 : cette fois, la barre est passée à 500 signatures (merci Giscard) que Le Pen n’obtient pas. Son mouvement, qui n’a pas encore opéré sa percée de 1983 (merci Mitterrand), est quasi inconnu. Au second tour sont présents Mitterrand et Chirac. Le Pen appelle à voter blanc ou à s’abstenir.

 

1988 : cette fois, le FN est en pleine ascension, grâce à la gauche qui s’en sert plein tube pour rester au pouvoir en divisant la droite (le miraculeux étant que ça marche toujours aussi bien). Le Pen a même un groupe de 35 députés à l’Assemblée. Et cette fois, il a eu sans problème ses signatures.

Tout grisé, il est persuadé d’arriver au second tour et de pouvoir battre Mitterrand. Dès mai 1987, il annonçait publiquement espérer un score d’au moins 20%. Il tombe donc de haut au soir du 24 avril 1988 : 14,38% des voix, il n’est que 4e derrière Mitterrand, Chirac et Barre.

C’est ce Chirac exécré qui est 2e. Au second tour, JMLP refusera de choisir « entre le pire et le mal ». Mitterrand sera réélu.

 

1995 : nouvelle déception. Le Pen arrive une nouvelle fois 4e avec 15% des voix, derrière Chirac, Jospin et Balladur. Au second tour, il déclare que « Chirac, c’est Jospin en pire », consigne à peine déguisée pour le vote « révolutionnaire ». Attitude qui creusera l’incompréhension au sein du FN, Mégret, le n°2 se tenant sur une ligne opposée. Chirac est néanmoins élu.

 

2002 : l’histoire est connue. En raison de la multiplication des candidats de gauche, Jospin est exclu du second tour, avec 16,18%. Le Pen fait 16,86% et Chirac 19,88%. Bruno Mégret faisant, quant à lui 2,34%,  l’extrême-droite totalisait cette année-là 19,20% des voix. Ce qui relativise fortement la « poussée historique » de la semaine dernière. Mais le système a ses raisons que la logique mathématique ignore …

Pour une fois, Le Pen n’aura pas de consigne à donner pour le second tour, où il termine à 17,79%. En clair, il n’aura récupéré qu’une grosse moitié des électeurs de Mégret. Et pas l’ensemble de l’ « extrême-droite ».

 

2007 : le fringant Sarkozy et ses promesses mirobolantes étant passées par là, Le Pen (à près de 80 balais) termine, on le sait, à 10,44%, encore en 4e position derrière Sarkozy, Royal et Bayrou. Au second tour, il appelle à voter blanc ou à s’abstenir.

 

Au FN, comme souvent ailleurs du reste, tout change et tout est toujours pareil.

26/04/2012

LE CONSENTEMENT DES FRANÇAIS

Il y a une dizaine d’années, j’avais assisté à une conférence de Pierre de Meuse donnée dans le cadre du Club de l’Horloge. Je ne me souviens plus du sujet exact, il était question, je crois, du populisme, du déclin du pays, des failles de la démocratie, etc, etc. Toujours est-il que le conférencier avait dit une chose qui m’avait alors fortement impressionnée et que je garde depuis dans un coin de ma pensée : il faut bien se rendre compte, avait-il dit, que les Français consentent à leur destin. Ils sont fondamentalement d’accord avec le système ou en tout cas, ils ne le perçoivent pas de la même façon que nous. Loin s’en faut.

 

Alors oui, il y a la puissance des lobbies, le lavage de cerveaux depuis des décennies. Et la soumission de la classe politique aux diktats. Tout cela est vrai. Mais jamais le pouvoir de ces éléments somme toute extérieurs n’aurait été aussi fort et évident si les Français, finalement, n’y avaient pas souscrit. La situation actuelle du pays découle directement de choix qui ont, bon gré mal gré, été effectués en fin de compte par les électeurs eux-mêmes.

 

Je pensais très fortement à ce consentement au vu des résultats de ce premier tour. Voilà un pays où tout le monde se dit exaspéré et finalement toute cette soi-disant exaspération débouche sur quoi ? Sur une très confortable majorité donnée à l’UMPS. C’est ça, l’évidence, et il ne sert à rien de se le cacher. Les Français se disent mécontents. Ils râlent, ils rouspètent, mais finalement, au moment décisif, se réfugient dans ce qu’ils estiment le plus sécurisant.

 

Je ne leur jette pas la pierre, je comprends parfaitement la logique qui les y pousse. Moi, vous qui lisez ce blog, les ennemis qui le lisent aussi à l’occasion, nous avons tous quelque chose en commun : tous, nous nous intéressons à la politique et nous menons une réflexion – même si elle part dans des directions opposées - sur ce que nous jugeons souhaitable pour le pays.

Pas la grande majorité des Français - et seule la majorité compte dans ce domaine. Cette majorité se fiche en réalité de la politique et préfère laisser la bride sur le cou aux petits malins qui ont réussi à décrocher le gros lot. Tellement plus confortable et plus simple que de s’impliquer soi-même.

 

Ils ont des circonstances atténuantes. Ils voyagent, maintenant, les Français. Ils regardent la télé. Ils se rendent compte qu’ailleurs, ce n’est pas mieux, et que c’est souvent pire. Alors, bof …. Finalement, la France n’est pas si mal. On y vit bien, enfin, c’est encore vrai pour la plupart pour le moment.

Et n’oublions pas ce qui est peut-être l’essentiel : la France n’a pas connu de guerre depuis plus de soixante ans. Ca compte aussi, ça. Et beaucoup.

 

Voilà les paramètres qui, avant toute autre considération, comptent aux yeux des Français. Certainement pas les théories politiques, ni même l’avenir du pays. Mais leur niveau de vie dans l’immédiat. Et encore une fois, je comprends ça très bien.

 

Tout cela pour dire que les tares d’un système que nous vilipendons si fort, et à juste titre, dont les dérives ne cessent de s’accentuer, sont loin d’être évidentes aux yeux de l’électeur moyen.

 

Il ne faut donc pas s’énerver devant des résultats finalement bien prévisibles. Il n’y a rien de nouveau, cette fois encore, sous le soleil politique. Les mêmes qui hurlaient à la mort devant les scores du FN en 1988 (14,38%), 1995 (15%), 2002 (16,86%) sont repartis pour un tour. Du coup, c’est à nouveau le FN version père fouettard qui ressort de la naphtaline. Dédiabolisé ou gros méchant loup, que voulez-vous, ces gens-là ont absolument besoin d’un FN qui occupe le terrain et amuse la galerie comme il sait si bien le faire.

 

Il faudra une crise majeure – que je ne souhaite pas, je tiens à le préciser – pour sortir les Français d’une léthargie qui pour le moment encore convient parfaitement à la grande majorité d’entre eux.

 

Encore tranquillement au plumard, ils se contentent de se retourner un coup à droite, un coup à gauche, histoire de ne pas voir toujours les mêmes têtes et d'en couper quelques-unes au passage. Leur révolution version 2012.

 

Et pour conclure, n’oublions  pas ce que disait Coluche, qui avait tout compris, lui : "Si les élections servaient à quelque chose il y a longtemps qu'elles auraient été supprimées".