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14/01/2011

NORMALE SUP SE COUCHE DEVANT LE CRIF

Le CRIF, qui se gargarise de ce qu’il y ait encore en France des gens « intellectuellement courageux ». Ces grands courageux se recrutent surtout parmi les atlantistes et autres sionistes qui n’acceptent le débat que lorsqu’il n’y a pas de contradicteurs ou d’opposants à leurs thèmes et anathèmes.

 

La courageuse directrice de Normale Sup, Monique Canto Sperber, par ailleurs professeur d’ « éthique » est du nombre, qui interdit les colloques dont les intervenants ne lui conviennent pas.

 

Vous lirez ci-après le cocorico du CRIF qui recense avec une intense satisfaction tous ses amis hauts placés du système qui l’ont soutenu après que le commissaire politique de l’officine, Marc Knobel, ait fait son petit rapport.

 

Vous trouverez par ailleurs quelques précisions intéressantes sur Mme la courageuse directrice en lien.

 

 

« Colloque à l'Ecole Normale Supérieure

 

77.jpgIl y a dans ce pays des hommes et des femmes intellectuellement courageux. Mme Monique Canto Sperber, directrice de l’Ecole Normale Supérieure en est un exemple. Elle a annulé mercredi 12 janvier 2011 après-midi un scandaleux colloque-débat (il faut mettre beaucoup de guillemets au mot de « débat ») qui devait avoir lieu à cette Ecole le 18 janvier. Il eût été « politiquement correct » de fermer les yeux. Elle a refusé de le faire.

 

C’est Marc Knobel, comme d’habitude, qui nous a informés de la teneur réelle de cette réunion, dont le motif avait été masqué, comme cela est devenu banal dans l’université, pour obtenir plus aisément une autorisation de la direction de l’établissement.

 

En réalité, il ne s’agissait pas en l’occurrence uniquement d’un soutien à ce « malheureux » Stéphane Hessel, dont la gloire actuelle est à peine écornée par la révélation de ses différentes impostures, approximations et fixations haineuses contre Israël. Il s’agissait de défendre le collectif BDS et ses membres, autrement dit les partisans du boycott anti-israélien, c’est à dire ceux qui, comme Hessel, prônent un comportement discriminatoire à l’égard d’un pays et qui tombent ainsi sous le coup de la loi, qui est extrêmement claire et s’applique très régulièrement à leur encontre malgré les mensonges de leurs officines à ce sujet. Voyez là-dessus les chroniques de Maitre Pascal Markowicz, qui défend nos positions avec brio et ténacité : c’est d’ailleurs l’occasion de rappeler, notamment à ceux qui ont tendance à le passer sous silence, que c’est bien le CRIF qui est à la manœuvre derrière toutes les procédures contre le boycott, même si par tradition il s’abstient de porter plainte lui-même.

 

Dans cette volonté de défendre un comportement illégal, comment ne pas être choqué – le mot est faible- de trouver  parmi les participants au colloque prévu un magistrat, secrétaire général adjoint du Syndicat de la Magistrature, Benoist Hurel?

 

Et comment ne pas se mettre en colère devant l’incroyable conception du « débat », par les amis de Stéphane Hessel : outre Benoist Hurel et lui, dont on connaît les positions (les dirigeants du Hamas sont des modérés et les roquettes qu’ils envoient contre Israël des jeux d’enfants), la discussion devait rassembler un député arabe israélien du Balad (mouvement fondé par Hazmi Bishara, en fuite sous le coup d’une inculpation pour intelligence en faveur de l’ennemi), Leila Chahid qu’on ne présente pas et enfin l’inévitable Michel Warchawski, toujours soucieux d’être à la plus extrême pointe de la haine contre Israël et d’en garder en même temps la nationalité, pour fournir aux antisionistes l’alibi de choix de l’ « Israélien de progrès » leur offrant en même temps l’interlocuteur complaisant garant de la diversité d’origine, le détracteur virulent d’Israël et le viatique les exonérant de toute arrière-pensée antisémite. Un homme précieux…..

 

Conception du débat exactement à l’opposé de ce que devrait être  une controverse intellectuelle, dont l’Ecole Normale Supérieure devrait donner l’exemple. Un crime contre l’esprit que de confondre débat et militance politique, comme le font quelques élèves de l’école convertis au terrorisme intellectuel, modèle trotskiste pour les uns, stalinien pour les autres, et de là proposer leur doxa à l’ensemble de l’Université.

 

Valérie Pécresse, Ministre des Universités, ainsi que le rectorat de l’Université de Paris que nous avons contactés en urgence ont réagi sans ambiguïté : je leur rends hommage, ainsi qu’à Claude Cohen Tanoudij, Prix Nobel de Physique, Bernard Henri Lévy et Alain Finkielkraut, tous anciens élèves de l’Ecole Normale Supérieure. Et une pensée particulière à Mme Canto Sperber qui mène un combat incessant contre des dérives inquiétantes.

 

Cette affaire, qui aura des suites, pouvait être emblématique. La présidente de l’UEJF, Arielle Schwab et le Président de l’ABSI, Gil Taieb, également rapidement contacté ont réagi comme il le fallait, en se mobilisant immédiatement. Qu’ils en soient remerciés. Nous sommes fiers de leur engagement au service de la communauté juive, mais bien au-delà au service d’un idéal républicain, pluraliste et ouvert.

 

Richard Prasquier, président du CRIF »

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

 

Réaction des associations :

« AFPS (Association France Palestine Solidarité), CCIPPP (Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien), CJPP5 (Comité Paix Juste Palestine 5ème), Génération Palestine, GUPS (Union Générale des Etudiants de Palestine et UJFP (Union Juive Française pour la Paix). "Nous apprenons avec stupeur la décision de Mme Canto-Sperber, la directrice  de l'Ecole normale supérieure, de retirer la réservation de la salle accordée pour la tenue d'une rencontre exceptionnelle avec Stéphane Hessel mardi 18 janvier, écrivent-elles.Cette conférence s'inscrivait dans la lignée de l'appel qui a reçu les signatures prestigieuses de personnalités politiques et intellectuelles de sensibilités très diverses, et de 10000 citoyens. »

 

 

http://www.republique-des-lettres.fr/1540-monique-canto-s...

12/01/2011

UN SECTEUR QUI NE CONNAÎT PAS LA CRISE

Nous apprendrons donc qu’il existe une association des organisations de la shoah, regroupant … une cinquantaine de membres. Normal. L’union fait la force, c’est bien connu. Si on appliquait ce principe élémentaire chez nous, on n’en serait pas là. Je serais assez curieuse de savoir depuis quand existe cette association et comment elle s’est développée. Et aussi combien de millions ou milliards de dollars elle doit brasser alors que des rescapés font les poubelles en Israël. Mais suis-je bête, comme si c’était le but …

 

 

« Réunion de l’association des organisations de la Shoah à Paris

 

Avec le concours du Mémorial de la Shoah, l’association des organisations de la Shoah qui regroupe une cinquantaine d’organisations, principalement nord-américaines, s’est réunie du 9 au 12 janvier 2011.

 

En conclusion de ses travaux, elle a demandé à Haïm Musicant, directeur général du CRIF, et Joël Kotek, professeur de sciences politiques, de faire une présentation de la situation de l’antisémitisme en France et en Belgique. »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

07/01/2011

LE CRIF FAIT CE QU’IL VEUT. MAIS NOUS N’EN N’AVIONS JAMAIS DOUTE

Je ne vais pas me faire le relais permanent de cette passionnante saga, mais enfin, je trouve très éclairant le texte qui suit. Il est une excellente illustration de ce que je démontre dans mon bouquin. Du reste, je suis verte de jalousie : moi aussi je suis passée en conseil de discipline, deux fois même, pour des propos sur l’immigration. Hélas, trois fois hélas, le CRIF n’a pas levé le petit doigt pour moi. Et j’ai été révoquée sans plus de façons.

 

Il y a quand même une question que je me pose : il n’y a donc aucun parent, bon sang, pour s’opposer à ces déplacements holocaustiques de plus en plus déplacés ? Personne n’ose moufter ? C’est triste à dire, mais le principal problème de ce pays, ce sont vraiment … les Français. Ou ce qu’il en reste.

 

 

« Catherine Pederzoli : «Le CRIF a été à mes cotés à tous les instants. Je tiens à le remercier de tout mon cœur»

 

Vous venez d’être réintégrée dans un prestigieux lycée de Nancy. Comment vivez-vous ce moment ? Quelles conclusions tirez-vous de cette affaire ?

 

Je viens d'être réintégrée dans un prestigieux lycée de Nancy : le lycée Henri Poincaré.  Cela intervient après un conseil de discipline de plus de 7h où maître Terquem, mon avocat, a lancé une offensive argumentative remarquable! Je dois avouer qu’en terme de punition, il y a vraiment pire.

 

En effet, si l’on  considère cette affectation comme un premier pas vers ma réhabilitation, professionnelle, intellectuelle et morale, elle ne serait pas pleine et entière tant que mon dossier administratif n’aura pas été vidé de toute accusation. N’oublions pas que le dysfonctionnement, responsable de la volonté de réduire voire supprimer les voyages de la mémoire de la Shoah, est tout entier du côté de la direction du lycée. Par conséquent, je dois poursuivre mon action, et en ce sens  maître Terquem s'y emploie.

 

Aujourd'hui, j'ai eu l'immense plaisir de retrouver des classes d'élèves. Enfin, je vais pouvoir enseigner ! Cette rentrée scolaire retardée par la suspension de 4 mois, m'a redonné des forces ! Priver un enseignant d'exercer le métier qu'il a choisi et qu'il aime est une punition, une sanction qui va bien au-delà de l'aspect administratif. J’espère donc reprendre mes activités autour de la mémoire et proposer bientôt à la direction de mon nouveau lycée, un projet de voyage de la mémoire de la Shoah. La garantie accordée par le Recteur dans sa déclaration concernant ce voyage est aussi un engagement qui doit être respecté!

 

Le CRIF s’est fortement mobilisé à vos côtés. Est-ce que son intervention a été pour vous un soutien concret et moral important ?

 

Depuis septembre 2007, date d'arrivée de la proviseure dans mon lycée, j'ai été en bute à des tracasseries perverses de sa part à cause du voyage de la mémoire de la Shoah. Elle a déployé toute son énergie dans ce seul but : abattre ce voyage. En juin 2009, suite à un de ses rapports au Recteur, elle annonçait sa volonté de me faire sanctionner. L'intervention de Mr André Rossinot maire de Nancy, ancien ministre, qui du reste soutient depuis 15 ans le voyage de la mémoire de la Shoah, auprès du recteur de Nancy a été décisive pour écarter la sanction. Cependant la hargne délirante de la direction du lycée a continué de s’exercer contre moi. La proviseure rédigeait encore un énième rapport contenant de fausses accusations, conduisant alors le directeur du cabinet du Recteur et son DRH à me convoquer devant un conseil de discipline pour la rentrée scolaire  de janvier 2010.

 

Depuis lors, c'est-à-dire depuis le mois de décembre 2009 et jusqu’au dénouement final de ma suspension,  la ténacité des interventions répétées de Richard Prasquier, tant auprès du recteur qu’au niveau ministériel voire plus haut, a permis de repousser efficacement  les menaces les unes après les autres.

 

C'est dire comment je fus accompagnée de près par le CRIF dès cette période et comment la connaissance du problème est ancienne pour le CRIF !! D’ailleurs, dès l’annonce de ma suspension en septembre 2010, le Président du CRIF fut parmi les premiers à intervenir auprès des autorités compétentes.

 

Après la rédaction du rapport de l'inspection générale le 5/07/2010 le CRIF est intervenu pour condamner la remise en cause de l'enseignement de la Shoah et les voyages de la Mémoire sur plusieurs jours. Enfin, la présence, l’écoute et le soutien moral du Président du CRIF m’ont été très précieux jusqu’au dénouement de l’affaire. Je tiens sincèrement à l’en remercier de tout cœur. »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

06/01/2011

LE TRAÎTRE GENETIQUE EST PARDONNE

C’est du moins ce qu’une ignare de base comme moi comprend en voyant la newsletter du CRIF reprendre un texte du magistrat Philippe Bilger paru initialement sur son blog. Mais c’est qu’il s’emploie à démolir le bouquin de Stéphane Hessel, qui a le grand tort de ne pas porter Israël dans son cœur. Il écrit donc pour la bonne cause et ça permet de pardonner bien des choses.

 

Oui, car Philippe Bilger était l’avocat général du premier procès du gang des barbares et il avait à l’époque déchaîné l’ire de l’avocat de la famille Halimi, Me Francis Szpiner, qui l’avait aimablement traité de « traître génétique » au motif que son père avait été jugé à la Libération pour faits de collaboration. Et Richard Prasquier, président du CRIF, avait surenchéri dans un entretien accordé à Mediapart, dans lequel il déclarait qu’ «il est très dommage d'avoir choisi cet avocat général pour un procès comme celui-là, où il y a de l'antisémitisme. Vous savez, l'antisémitisme, peut-être que certains en voient partout, mais d'autres comme Philippe Bilger le minimisent. Voilà, peut-être que sa façon de voir les choses, c'est de minorer l'antisémitisme. Il y a donc une suspicion, un malaise concernant M. Bilger, oui».

 

Mais je parie que tout ça, c’est de l’histoire ancienne, maintenant.

 

« Ne vous indignez pas ! Par Philippe Bilger

 

Qu'on se rassure : je ne suis pas atteint par le vertige des grandeurs. Je sais que je ne fais pas le poids en face de Stéphane Hessel, de son destin et de son parcours mais on a le droit tout de même de s'approcher de lui, avec respect certes mais sans complaisance. Rien de tel, pour démontrer la jeunesse de celui auquel on s'adresse, qu'une liberté même critique. C'est l'encens qui fait vieillir.

 

Trois euros. Trente pages. Un titre pour plaire à tous les humanistes en chambre et à ceux pour lesquels nous ne serions pas en démocratie. Le soutien inconditionnel de Mediapart. Des éloges médiatiques à foison. Et, pour couronner le tout, une invitation au Grand Journal de Canal Plus où on a vu celui qui formule l'injonction d'avoir à nous "indigner" s'acoquiner avec la dérision contente d'elle et le progressisme superficiel et mondain. Il y avait quelque chose qui "jurait" dans le tableau ! Dans ces conditions, tout était réuni pour faire de ce petit livre un événement même s'il a dépassé les espérances les plus folles.

 

Stéphane Hessel nous propose le passé comme solution d'avenir.

 

Sa formidable existence plaide dans tous les cas pour lui, sinon pour sa cause. Né en 1917, il est devenu une figure incontournable de nos débats républicains. Toujours présent quand il s'agit de dénigrer doucement la France d'aujourd'hui, il nous invite à nous retourner pour considérer le paradis perdu de 1945 et suscite l'enthousiasme de ceux qui ne pouvaient rêver d'avoir avec eux un opposant au sarkozysme plus urbain et apparemment tolérant. Son étincelante alacrité intellectuelle, alliée à la lumière tendre et souriante de ses yeux, fait des ravages. Sa personnalité de magnifique vieillard "enfonce" toutes nos vedettes de l'instant, "jetables" et sans charisme. Stéphane Hessel fait couler du velours dans nos oreilles. On a envie de l'approuver rien qu'à le voir, à l'entendre. Je ne suis même pas sûr qu'on l'écoute véritablement. Sa personnalité dépasse de cent coudées sa pensée engagée, partisane, enrobée dans la soie de sa gentillesse superficielle. On est bouche bée devant lui comme devant un beau, un éternel spectacle qui se suffit à lui-même. Il mord mais avec délicatesse. Sa candeur est perfide et fait mal. Personne n'oserait le traiter de passéiste, de nostalgique touchant mais déphasé. Stéphane Hessel est un humain dont une certaine idéologie a besoin : elle le sort quand il convient et il fait mouche, il fait passer, sous la rose, les épines injustes et partiales.

 

Mais le lire, c'est autre chose. On est tout seul face à ces quelques pages et la séduction de son être n'est plus là pour nous faire oublier ce qu'il dit. Le lire, c'est devoir tristement constater que la balance est faussée, que l'outrance est parfois civilisée et les approximations favorablement accueillies. Qui aurait osé soutenir, avec un tel aplomb, s'il n'avait pas d'emblée bénéficié d'un quitus, la cause palestinienne, attaquer avec une telle constance la politique d'Israël ? Qui aurait pu se permettre avec une telle démagogie de vitupérer la dictature des marchés financiers et les écarts de richesse grandissants ? Qui aurait eu le front de s'en prendre ainsi à la politique gouvernementale à l'encontre des sans papiers et des Roms en feignant de négliger que les mesures incriminées avaient été prises dans un espace démocratique et que celui-ci donnait une toute autre tonalité à l'odieux dénoncé unilatéralement par Stéphane Hessel ? Qui aurait accusé le Pouvoir, avec si peu de nuance et d'équilibre, d'avoir "bradé" les acquis sociaux de la Résistance comme les retraites ou la sécurité sociale (lexpress.fr) ?

 

Au fond, cet homme sur lequel se seraient concentrées les vertus de vérité, de justice et d'équité n'est pas aussi exemplaire, aujourd'hui, qu'il l'était hier dans les épreuves et les honneurs qu'il a connus. Il a décidé de gommer toute une part de la réalité. Il s'épargne les embarras du choix et de la conscience en félicitant, par exemple, les Palestiniens d'avoir sauvegardé les droits des enfants à Gaza alors qu'ils s'en servaient parfois comme boucliers. Il est commode et facile de jouer au "juste" quand on ne tient jamais les deux bouts de la chaîne et qu'on a décidé, au nom de son camp, de n'appréhender l'Histoire et les drames du monde qu'avec un regard délibérément mutilé. S'il faut choisir, je préfère mille fois les affres d'un Finkielkraut aux suavités partisanes d'un Stéphane Hessel. L'un prend en charge le tout pour penser quand l'autre n'en saisit qu'une partie pour militer.

 

Stéphane Hessel nous ordonne de nous indigner comme si nous étions sortis de la République et que nous n'ayons plus à notre disposition que la démesure, l'invective et les procès expéditifs. C'est sur quoi achoppent toutes les protestations de l'extrémisme, quel qu'il soit. Nous ne sommes pas obligés de nous jouer en permanence "la démocratie en danger" ou, pire, "la démocratie disparue". Il est ridicule de vouloir contraindre les citoyens à devenir les figurants d'une dictature fantasmée. C'est parce que cette représentation perverse s'insinue peu à peu dans les esprits qu'on justifie les excès qu'elle suscite.

 

Résister ? Mais à quoi ? S'indigner ? Au contraire, ne pas s'indigner toujours, pour n'importe quoi. Croire que le réel pour être maîtrisé ou dénoncé a besoin sans cesse de la flamme désordonnée de contestations jusqu'au-boutistes serait une grave erreur. L'indignation comme dernier recours, soit. A force de s'en servir comme d'un mode normal d'expression, on va la banaliser, la domestiquer. Gardons-la pour les bonnes causes, les grands moments décisifs. Ne nous trompons pas de régime. En France, on peut s'indigner autant qu'on veut. Avec un petit livre, on réussit même le tour de force de persuader que le tocsin sonne et que la patrie est en danger. Il est urgent de refroidir les délires.

 

Ne vous indignez pas ! »

Source: http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid...

 

BECASSINE CHEZ LES NAZIS

Ca ferait un bon titre, ça, bien accrocheur. Donc, vous apprendrez qu’en Poméranie antérieure, les zaffreux nazis font la loi. Malheur aux braves citoyens « innocents » qui croisent dans les parages. Peu à peu, « les indices sur la vraie nature du village » vont se dévoiler à leurs yeux horrifiés. Quand je vous dis qu’on se croirait dans un film d’horreur ! D’ailleurs, ça devrait donner des idées à certains …

Et figurez-vous que les monstres ont même la prétention « d’influencer l’enseignement » !!! Comme si des choses pareilles pouvaient exister ! Ils ne reculeront vraiment devant rien. Ah, ce ne sont pas ces tendres bolcheviks, si respectueux de la personne humaine, qui se seraient livrés à pareils débordements. Pour ne parler que d’un passé pas si lointain.

 

« Un village néo nazi

 

11.jpgHorst et Birgit Lohmeyer pensaient accomplir le rêve de leur vie quittant Hambourg pour s’installer à Jamel, un petit village du Land Mecklembourg-Poméranie antérieure, dans l’est de l’Allemagne. Ils savaient bien que Sven Krüger, un membre influent du Parti national démocrate (NPD) vivait dans le coin. Mais ce qu’ils ignoraient, c’est que Krüger terrorisait le voisinage, et que ses amis étaient en train de racheter le village entier.

 

Petit à petit, les indices sur la vraie nature du village se sont accumulés: de nombreux jeunes hommes au crâne rasé et en vêtements militaires, du rock nazi joué à plein volume le week-end, des tirs d’arme à feu provenant des sessions d’entraînement des néo-nazis dans les bois ou encore des enfants qui font le salut nazi quand ils croisent des voisins. En fait, les néo-nazis ont investi le village en quelques années et poussent la plupart des habitants qui ne partagent pas leurs idées à déménager à coups de vitres cassées et d’intimidations. Jamel est le symbole de la montée de l’extrême droite dans certaines régions de l’est du pays comme le Mecklembourg-Poméranie antérieure, explique le Spiegel:

 

«Cette région rurale, qui appartenait à l’Allemagne de l’Est communiste, a une mauvaise réputation dans ce domaine. Le NPD, qui glorifie le troisième Reich, est présent au parlement local depuis 2006 et les crimes néo-nazis font partie de la vie de tous les jours. Au cours des derniers mois, une série d’attaques contre des hommes politiques de tous les partis démocratiques ont secoué le Länder. […] Jamel symbolise le fait qu’il y a des endroits en Allemagne où les extrémistes d’extrême droite peuvent faire pratiquement ce qu’ils veulent.»

 

Les preuves de la montée de l’extrême droite en Allemagne se font de plus en plus nombreuses. En septembre dernier, le gouvernement local de Mecklembourg-Poméranie antérieure a adopté une loi obligeant toute personne ouvrant une garderie ou une crèche à s’engager à respecter la constitution démocratique de l’Allemagne. Objectif de l’opération: empêcher des néo-nazis de créer des garderies, d’influencer l’enseignement ou de se faire recruter comme professeurs dans les crèches et autres écoles maternelles, phénomène qui s’est développé au cours des dernières années. Récemment, la police allemande a arrêté 23 personnes dans 10 Länder suspectées d’être impliquées dans une radio internet illégale d’extrême droite qui diffusait des chansons et des idées néo-nazies, tandis que l’office fédéral du crime (BKA) a déclaré que le nombre de personnes susceptibles de perpétrer des violences d’extrême droite a doublé au cours de la dernière décennie pour atteindre aujourd’hui 9.000. »

 

Source : http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid...

 

05/01/2011

« Un nombre croissant de Juifs quittent l’Europe »

Sous ce titre à tonalité alarmiste se cachent les chiffres de l’alyah tels que révélés par l’Agence juive, en charge de l’accueil des candidats à la terre promise. On notera que le chiffre pour la France marque une modeste augmentation de 8% par rapport à l’année précédente, soit la moitié du chiffre général. Ce qui est proprement stupéfiant pour un pays aussi férocement antisémite.

On notera aussi, mais ça ce n’est pas indiqué, que si 19 130 « olim » ont rejoint leur nouvelle patrie (en gardant aussi leur nationalité précédente ? il serait intéressant de le savoir), en revanche 11 000 Israéliens ont quitté le pays durant la même année. Ce qui relativise un peu cet apport. Au total, la population israélienne a augmenté de 1,9% au cours de 2010 pour s’élever au 31 décembre 2010 à 7.695.000 habitants : 5.802.000 juifs (75,4%), 1.573.000 arabes (20,4%) et 320.000 personnes d’autres religions (4,2%).

 

« L’immigration juive en Israël a augmenté de 16% en 2010   

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 JERUSALEM (AFP-EJP)---L'immigration juive en Israël a enregistré en 2010 une hausse de 16% par rapport à 2009, a annoncé l'Agence juive, l'organisme paragouvernemental chargé de l'immigration vers Israël.   

 

"Je suis heureux de voir que les statistiques montrent une augmentation du nombre de nouveaux immigrants en 2010", s'est félicité Nathan Sharansky, le président de l'Agence juive, qui a accueilli plusieurs d’entre eux à l’arrivée à l’aéroport Ben Gourion près de Tel Aviv et leur a remis leurs nouvelles cartes d’identité.  

Le nombre de nouveaux immigrants pour l'année 2010 s'élève à 19.130 personnes contre 16.465 en 2009 et 15.452 en 2008, qui était le niveau plus bas depuis 1987.   

 

63% de hausse du nombre d'immigrants de Belgique 

 

L’augmentation est particulièrement significative pour les immigrants en provenance d’Australie et de Nouvelle Zélande (260 contre 175 en 2009, soit une hausse de 48%), de Belgique (250 contre 152 l’année dernière soit une hausse de 63%, de Suisse (120 contre 94 l’an dernier, soit une hausse de 30%), d’Italie (110 contre 89 en 2009 soit une hausse de 25%) et d’Inde (48 contre 30 soit une hausse de 60%).

 

Près de 40% des arrivants sont originaires de l'ex-URSS (7.700) et 3.980 personnes sont arrivées des Etats-Unis et du Canada (3.767 en 2009).   

 

La France, elle, enregistre une hausse de 8%, passant de 1.894 l'année passée à 2.040 pour 2010.   

 

L'Agence juive relève une nette augmentation pour le Venezuela, dont le président Hugo Chavez exprime régulièrement des critiques très dures envers Israël, avec 150 personnes, contre 38 en 2009, soit quasiment un quadruplement. 

 

Le nombre de juifs éthiopiens à s'installer en Israël a également crû, passant de 240 en 2009 à 1.650 cette année.   

 

L'Agence juive a également diffusé le nombre de juifs immigrants en provenance de pays à faible population juive, avec l'arrivée de dix personnes en provenance de Chine, 3 du Japon, un de Malte, de Singapour et du Kenya.   

 

"La majorité des nouveaux immigrants sont de jeunes gens originaires de pays libres qui ont le sentiment de faire partie de l’Etat d’Israël et ont choisi de faire leur vie ici", a expliqué M. Sharansky.

 

"L’Agence juive continuera à développer des programmes visant à renforcer la connexion entre jeunes juifs de la diaspora avec l’Etat d’Israël et à augmenter le nombre d’immigrants", a-t-il ajouté.

Plus de trois millions de personnes ont immigré en Israël depuis la création de l'Etat en 1948, dont près d'un million de l'ex-URSS depuis 1990.  

 

La "Loi du retour" accorde la nationalité à des juifs qui viennent s'installer en Israël. Des non-juifs peuvent en bénéficier si leur conjoint ou l'un de leurs parents est juif.* »

 

* ce qui signifie que je pourrais en demander le bénéfice. Allez, allez, pas d'affolement, c'était juste pour rire ...

 

 Source : http://fr.ejpress.org/article/39277

VOUS VOUS SOUVENEZ DE L’AFFAIRE PEDERZOLI ?

A savoir cette enseignante d’histoire sanctionnée pour avoir un peu trop appuyé sur le bouton « shoah ». Nous en avons parlé à deux reprises : le 1er septembre et le 6 octobre 2010. Vous serez heureux d’apprendre qu’elle n’a finalement pas été trop malmenée par sa hiérarchie, grâce, il faut bien le dire, au soutien sans faille de la communauté « officielle » qui s’est particulièrement démenée pour elle. Et qui est prête à monter derechef au créneau en cas de nouvelle contestation de la suprématie absolue de ladite shoah sur l’échelle de Richter des manifestations de la férocité humaine.

 

 

« Réflexions sur l’affaire Pederzoli, par Richard Prasquier

 

peder.jpgLa bonne, la très bonne nouvelle : Mme Pederzoli est affectée comme professeur d’histoire au prestigieux lycée Henri Poincaré à Nancy, la meilleure solution possible, compte tenu de l’impossibilité pratique de retourner dans son lycée Loritz d’origine. De plus, il est noir sur blanc écrit dans le communiqué adressé à la presse par le Recteur qu’elle pourra continuer à effectuer les voyages d’élèves à Auschwitz. D’ailleurs aucune des incriminations contre Mme Pederzoli devant la commission administrative paritaire, dont l’avis, consultatif mais obligatoire,  avait précédé l’arrêté préfectoral ne contenait d’allusion à la façon dont elle enseigne la Shoah. Mme Pederzoli sort donc la tête haute de ces mois éprouvants, marqués par une suspension et un rapport d’inspecteurs qui avait soulevé de telles critiques que le Ministre de l’Education Nationale lui-même l’avait, décision exceptionnelle, partiellement désavoué sur le sujet de l’enseignement de la Shoah (je répète volontairement ce terme qui a eu le don d’exaspérer les inspecteurs).

 

Reste que Mme Pederzoli reçoit une sanction (niveau 2 sur 4, précise le communiqué) qui restera dans son dossier. L’enseignante considère qu’elle n’a commis aucune faute et que les accusations portées contre elle ne sont que des prétextes. Peut-être, aidée de son remarquable avocat, Maitre Terquem, va-t-elle utiliser l’une  des voies de recours légales qui s’offrent à elle. Par ailleurs une plainte a été déposée contre un syndicat de proviseurs qui avait pris des positions en flèche contre Mme Pederzoli.  L’affaire n’est donc pas finie, notamment dans son volet disciplinaire.

 

En ce qui concerne le volet éducatif, il n’est pas sans importance de savoir si Mme Pederzoli pourra, comme cela avait été implicitement prévu, enseigner effectivement aux élèves de Henri Poincaré et qu’elle pourra effectivement exercer son dynamisme et ses compétences dans la préparation des voyages de mémoire. Autrement dit, qu’elle ne serait pas mise au placard. Nous y serons attentifs.

 

Nous connaissons plusieurs cas où l’enthousiasme de professeurs à enseigner la Shoah à leurs élèves a entraîné des réactions hostiles de certains de leurs collègues ou auprès de la hiérarchie locale. Il y a là des histoires humaines inacceptables et affligeantes vis-à-vis de l’idée élevée que nous  continuons de nous faire du système éducatif. Ces histoires doivent toutes être analysées dans le détail, car il est très facile, très attirant, mais très injuste de généraliser sur la base de situations individuelles elles-mêmes disparates. Nous avons discuté avec le ministère des dossiers qui nous paraissaient le plus problématiques et nous attendons que des solutions soient trouvées. Oui, je le répète, je pense que l’enseignement de la Shoah est en danger s’il ne se confronte pas à ses nouveaux défis et aux problèmes de l’avenir, dont l’effacement inéluctable des témoins n’est pas le moindre. Mais répétons-le : cet enseignement est exemplaire dans notre pays, il est porté par des hommes et des femmes dont l’engagement est admirable et il est soutenu sans faille par les autorités, à commencer par le plus haut niveau de l’Etat. »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detai...

28/12/2010

ELLE EST BIEN BONNE, CELLE-LA …

Des tags antisémites ont été récemment tracés au domicile du président de la Licra du Bas-Rhin, Philémon Lequeux.

 

Le CRIF nous apprend que  « Le ou les auteurs des faits ont écrit « Sale juif » au feutre bleu sur la façade de la maison, située à Schiltigheim en banlieue de Strasbourg. Le tag était accompagné, en guise de signature, d'une croix entourée d'un cercle, le symbole du GUD (Groupe union défense, une organisation d'extrême droite, ndlr). M. Lequeux, qui préside la section locale de la Licra depuis deux ans, a précisé que son domicile avait déjà fait l'objet d'une agression fin novembre. «….  Ceux qui font ça sont vraiment des imbéciles. En plus, je ne suis pas juif, mais ils sont trop bêtes pour imaginer qu'un non-juif puisse présider la Licra », a-t-il encore commenté. »

 

A la suite de quoi un dénommé J C Meyer s’est fendu d’une lettre ouverte envoyée aux médias et à la LICRA que vous allez trouver ci-après :

 

 

« Au nom de l’Union juive française pour la paix-Alsace, soyez assuré, Monsieur le président, de notre solidarité active, avec vous, au moment où vous venez, un fois de plus, après d’autres, d’être lâchement attaqué par des tags antisémites signés d’une croix celtique.

 

Vous n’êtes en Alsace, ou ailleurs, ni le premier, ni hélas probablement, le dernier, à subir ces agressions.

 

Un jour, ou plutôt, une nuit, tant ces individus sont couards, ce sont des cimetières juifs profanés, des personnalités connues comme (ou supposées) juives. Une autre fois, ce sont des mosquées, des appartements, des véhicules appartenant à des musulmans. Des cimetières chrétiens aussi sont visés.

 

Tout cela baigne dans l’ambiance délétère, liée aux conséquences de la crise du capitalisme mondial, aggravée depuis qu’un certain gouvernement a réveillé les bas instincts, pour un prétendu débat sur une « identité nationale » fermée et hostile aux dits étrangers, en France, surtout quand ils sont musulmans.

 

Il est temps de stopper chez nous ce qu’ils ont déjà réussi dans plusieurs pays européens. Pour cela, s’unir entre tous ceux qui veulent vivre ensemble avec nos différences et des droits égaux. Ceux qui s’imaginaient appartenir à une soi-disant civilisation « judéo-chrétienne », qui n’a jamais existé et serait opposée à l’Islam, en France comme en Israël, vont devoir reconnaître leurs amis et leurs ennemis réels.

 

Les fanatiques de l’extrême-droite, relookée ou non, partout en Europe, montent en puissance électorale, aidés par des gouvernements de droite qui n’hésitent pas à préparer des alliances nauséabondes. Il n’y a qu’une façon de les empêcher de faire en Alsace ce qu’ils font ailleurs, en Suisse, en Belgique, en Italie, en Hongrie, etc. Préparer la contre-offensive de tous et toutes, pour briser dans l’œuf cette nouvelle peste brune en complet-veston et brushing blond décoloré.

 

Monsieur le président plutôt que de perdre votre temps, et votre âme, en poursuivant, en justice, avec d’autres, nos ami(e)s boycotteurs mulhousiens de produits « israéliens » des territoires palestiniens occupés, organisons ensemble sans tarder, le seul combat qui vaille afin de mettre hors d’état de nuire les antisémites, les islamophobes, les xénophobes et autres racistes de tout poil afin que cessent ces actes inadmissibles.

 

Note:

Et si la police et la justice s’intéressaient un peu à cet opuscule et à son auteur: La France licratisée, de Mme Anne Kling…

 

J C Meyer

UJFP-Alsace
27/12/2010”

 

images.jpgEt voilà le travail. Mais, cher J C Meyer, alias Jean-Claude Meyer, ou Schlomo, son pseudo sur son blog, la police peut tout à fait enquêter sur mon « opuscule ». Je n’y vois aucun inconvénient. Je lui fournirai même le dernier en date, sur le CRIF. Dans tous ces « opuscules », il n’y a pas une ligne qui ne soit conforme à la vérité. C’est ça qui est embêtant, je le conçois.

Mais délationnez, délationnez, il en restera toujours quelque chose, n’est-ce pas ?

 

Pour la petite histoire, M. Schlomo est un militant d’extrême-gauche, ancien responsable de la Ligue Communiste Révolutionnaire à Strasbourg, qui a participé à nombre d’élections en notre compagnie (enfin, dans le camp opposé) et qui nous fait l’honneur de nous exécrer de tous les pores de sa peau.

Mais moi, quand j’exècre quelqu’un, je tâche de lui balancer quelques arguments bien sentis dans la tronche, je ne vais pas moucharder du côté de la police. Pauvre type.