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03/05/2007

IL N'Y A AUCUN DOUTE: SARKOZY EST BIEN LA "STAR" DES JUIFS DE FRANCE...MEME AILLEURS!

medium_images.46.jpgTel était en substance le titre d’un article paru sur ce blog en mars 2007 et je n’inventais rien : je ne faisais que répéter les déclarations de Patrick Gaubert, président de la LICRA. Alors….

J'indiquais également dans cette note qu’un timbre à l’effigie de Sarkozy avait même été créé par son comité de soutien en Israël. Eh bien, je peux vous confirmer qu’il a fait un tabac dans ce petit pays qui a tant souffert, et que son comité de soutien peut être content : il ne s’est pas démené pour rien. Sarkozy a en effet obtenu auprès des Français établis là-bas et ayant participé au scrutin, le score royal si je puis dire de …84,5%! Pas mal, non ? Un modeste 8,4% pour Royal et un encore plus modeste 1% pour Le Pen. Ah, les temps ont bien changé, et la gauche n’a plus vraiment la cote, maintenant…Un virage à 180° s’est bizarrement opéré ces derniers temps…

Ces chiffres parfaitement officiels émanent du ministère de l’Intérieur qui recense les votes des Français établis à l’étranger et ayant participé au premier tour de l’élection présidentielle. Ces chiffres sont intéressants et à première vue assez surprenants. Le nombre des participants tout d’abord : 822 944 inscrits pour 331 681 votants. La participation a donc été faible, de l’ordre de 40,30%. Or, cette participation était de 37,27% en 2002. Mais pour un nombre d’inscrits qui était alors de 143 689. On voit clairement à travers ces statistiques que les Français sont de plus en plus nombreux à s’installer à l’étranger.

On pourrait donc logiquement penser que ce faisant ils rejettent le système, un système qui les aurait justement poussés à partir? Mais il n’en est rien : avec globalement, tous pays confondus, 38,49% de voix pour Sarkozy, 29,92% pour Royal et 21,54% pour Bayrou, les partis du système rassemblent au contraire….89,95% des votants ! Soit encore plus qu’en métropole. Et Le Pen arrive péniblement à 3,27%.

Il faut donc en conclure que nous avons affaire à des gens extrêmement satisfaits de leur sort. Mais en réalité, cette contradiction n’est qu'apparente. Ceux qui s’inscrivent et participent au vote sont essentiellement des Français bénéficiant directement des largesses du système à des titres divers, en général de par leur profession. Eux n’ont effectivement aucune envie et aucun intérêt à ce que les choses changent en profondeur et de surcroît, les problèmes lointains de la mère patrie leur arrivent très ouatés et pour tout dire désincarnés.

En revanche, ceux qui sont partis à l’étranger pour chercher du travail parce qu'ils n'en trouvaient plus en France, les jeunes essentiellement, apprécient certainement moins les charmes du système. Mais eux ne se soucient guère de s’inscrire et de participer à des votes qui ne les concernent plus. Ces résultats, avec leur participation moyenne de 40,30%, sont donc à relativiser largement.

Mais certains sont des curiosités. Le Pen, on l’a vu, fait des scores généralement très en deçà de sa moyenne, sauf à Monaco, où il rejoint pile sa moyenne nationale, et au Paraguay où il atteint son meilleur score : 15,2%. Sarkozy, lui, par contre, s'il est plébiscité en Israël, n’est guère apprécié en Algérie : 14,8%, avec, il est vrai, un taux de participation de 20,5% ...

02/05/2007

SIMON PETLURA: UNE MORT DECIDEMENT BIEN INTRIGANTE

Je vous parlais hier de réactions intéressantes et bien actuelles à la commémoration du 80e anniversaire de la mort du patriote ukrainien Simon Pétlura, l’an dernier à Paris. En réalité, que sont 80 années dans l’histoire des hommes ? Les plaies béantes alors ouvertes ne sont toujours pas cicatrisées, mais se pourrait-il que la vérité finisse par rattraper les menteurs ?

Voici donc, en réponse à la haute indignation manifestée par la LICRA lors de cette commémoration, la réaction qui fut alors celle d’Andriy Shkil, député ukrainien depuis 2002. Andriy Shkil est l’un des dirigeants de l’UNA-UNSO, mouvement nationaliste radical ukrainien. Je ne porte pas de jugement sur ce mouvement, mais j’estime utile d’apporter cette pierre à la réflexion sur un dossier loin d’être refermé:

medium_images.44.jpg« On le sait bien que, plus le mensonge est cynique, plus il ressemble à la vérité. Cette fameuse thèse constituait depuis longtemps la pierre angulaire de tout mécanisme de propagande sous les régimes totalitaires. C’est forcément elle qui a été utilisée avec succès par les agents soviétiques en France lors du procès dans l’affaire de l’assassinat d’un des fondateurs de l’Etat ukrainien, Simon Petlura. C’est bien cette thèse qui a transformé le procès contre l’assassin de Petlura en accusations adressées au Président de la RPU (République Populaire Ukrainienne) d’avoir organisé, à l’époque, les massacres juifs pendant la courte période de l’existence de la République Ukrainienne indépendante. En fait, ce n’était pas tant le procès contre Petlura, que contre les tentatives de l’Ukraine de ressusciter son indépendance. Même aujourd’hui certains opposants n’arrivent pas à se résigner à l’Ukraine libre. La LICRA - une organisation qui se qualifie comme celle qui défend les droits de l’homme, diffame l’Ukraine en utilisant pour cela les " arguments " qui viennent des outils traditionnels de l’idéologie soviétique sur l’antisémitisme de la nation ukrainienne comme un trait naturel de notre peuple.

Ayant lu l’article de M. Patrick Gaubert, président de la LICRA, j’ai eu le sentiment de revenir 30 ans en arrière dans l’Etat soviétique de Brejnev et Andropov. N’ayant jamais vu M. Gaubert mais ayant lu ses propos, j’ai perçu dans ses expressions la fameuse étiquette  "nationaliste ", aussitôt les visages sont apparus des bourreaux du KGB et des fonctionnaires du Parti communiste soviétique qui m’interrogeaient, ainsi que mes frères, dans la lutte pour l’indépendance de l’Ukraine. Ce n’est pas le mensonge du pouvoir qui était le plus ignoble à l’époque mais la politique bien ciblée visant à limiter aux gens l’accès à l’information alternative et les tentatives de la présenter sous un aspect favorable au Parti communiste soviétique. C’est pourquoi ma réplique n’est pas autant adressée à M. Gaubert, président de la LICRA, elle exprime plutôt le souhait d’attirer l’attention de ses compatriotes à qui il interdit d’avoir le droit à une autre vérité, sauf, bien entendu, la sienne, mais aussi le droit même au doute. Et ceci " grâce " à son habileté à restreindre ou altérer consciemment les informations historiques. Car à l’époque, le doute a été engendré par l’opinion libre et véritablement démocratique de la France qui contrastait avec les inculpations contre Petlura, ainsi qu’avec la position de la LICRA d’alors. " L’assassinat de Petlura - c’est une terreur bolcheviste en France " , écrivaient en 1926-1927 Le Figaro , Le Temps , L’Echo de Paris , L’Action Française , Le Gaulois , L’Avenir, L’Intransigeant , Paris Midi , Comedia , Le Journal et autres.

Est-il possible que M. le président pense tout comme les anciens fonctionnaires du Parti communiste soviétique que l’opinion publique de la France n’ait pas accès aux travaux scientifiques des chercheurs français contemporains et notamment de ceux qui sont d’origine juive ? Il s’agit, par exemple, de M. Léon Poliakov, Directeur de recherche honoraire au CNRS. Même pas un seul mot de son article, paru dans L’Information juive en octobre 1986, ne permet aux Français de mettre en doute ses dogmes sur l’antisémitisme de Petlura et de toute la Nation ukrainienne. Même le journal français bien connu L’Avenir constatait en 1927 que " l’assassinat de Petlura n’était pas une vengeance juive " et que ce n’est pas son Gouvernement qui était derrière les pogromes que M.Gaubert impute à Petlura, mais l’armée d’occupation bolcheviste. Est-il possible de ne pas sous-estimer à un tel point des millions de lecteurs du journal Le Monde quand le président de LICRA impute les massacres juifs à Petlura ? Est-ce qu’il pense vraiment que les Français ne lisaient pas les livres, interdits à l’époque en URSS, de l’écrivain juif Issak Babel tels que Cavalerie rouge et Les chroniques ? Ces oeuvres de l’écrivain qui a été torturé à mort par le KGB sont largement traduites en France. Ils témoignent avec éloquence que les massacres ont été inspirés et organisés par les détachements bolchevistes des commandants soviétiques, aussi bien que par l’armée monarchiste russe de Dénikine. M. le président de la LICRA a qualifié le gouvernement de Petlura d’antisémite. Est-ce que, en effet, il croit qu’un simple citoyen français ne soit pas capable de trouver sur l’Internet les informations sur le fait qu’une bonne partie des membres du gouvernement de Petlura était d’origine juive et que c’est sous sa présidence que le ministère aux affaires juives a été créé ?

M. Gaubert compte peut-être sur l’ignorance de la société française de la situation actuelle en Ukraine et donc, accuse l’Etat d’antisémitisme. Alors, je tiens à l’informer que la moitié des 20 personnes les plus riches d’ Ukraine sont d’origine juive. Il y a aussi des représentants de la nationalité juive dans les organes du pouvoir central et régional en Ukraine. Est-ce que M. Gaubert considère que le Président de l’Ukraine se permettrait de déposer officiellement une gerbe à la personne soupçonnée d’un iota d’être impliquée dans les pogromes antisémites ? Des millions de téléspectateurs en France et en Ukraine en étaient les témoins. J’ai beaucoup réfléchi pourquoi les répliques de M. Gaubert sont écrites dans l’esprit si nerveux et presque hystérique. Et j’ai compris que le 80ème anniversaire de l’assassinat de Petlura, leader de la nation ukrainienne, nous fait revenir à la fin des années 1920 du siècle passé, c’est-à-dire à cet ignoble procès qui a été inspiré contre l’Ukraine par les services spéciaux de Moscou bolcheviste. Ceux qui étaient derrière ce procès ont peur d’être dévoilés. Mais la vérité n’est pas loin. L’histoire contemporaine de l’Ukraine démocratique y contribue sensiblement. Elle rend à son peuple la vérité qui a été défigurée par des années du régime totalitaire soviétique et torturée dans les geôles du KGB. J’ai beaucoup de respect pour les juifs, je connais bien et je respecte la culture juive, c’est pourquoi j’éprouve un sentiment de compassion pour les 6 millions de victimes de l’Holocauste et je me permets de faire remarquer que les organisations juives en Ukraine ne partagent absolument pas la position de M. Gaubert à l’égard de Simon Petlura.

Et pour terminer, puisque M. Gaubert ajoute à ses fameuses insinuations sur l’antisémitisme de Petlura l’idée que la renaissance de l’indépendance ukrainienne a été pavée par les Etats-Unis, il ne me reste pas d’autre chose que de citer Abraham Lincoln qui disait que " vous pouvez tromper quelques-uns tout le temps, un certain temps tromper tout le monde, mais vous ne pouvez pas tromper tous tout le temps ".

01/05/2007

SIMON PETLURA, PATRIOTE UKRAINIEN

medium_images.39.jpgJ’évoque bien sûr dans La France LICRAtisée l’origine de cette association « antiraciste », née du crime de Samuel Schwartzbard sur la personne de Simon Petlura, accusé de pogroms en Ukraine (voir sur ce blog dans la catégorie « Extraits de La France LICRAtisée », les trois premiers articles). La LICRA n’a jamais cessé depuis de poursuivre la mémoire de Simon Petlura de sa haine vigilante, y compris l’an dernier, criant au scandale à propos d’une cérémonie ukrainienne de  commémoration de sa mort, à Paris.

On m’a fait découvrir hier un blog absolument passionnant sur lequel figure la biographie suivante de Simon Petlura. Elle ouvre bien des perspectives et m’a amenée, en recherchant deci-delà, à des réactions intéressantes et bien actuelles. Mais ce sera pour demain.

 "Symon Petlura

C’est à Poltava, dans une Ukraine asservie et divisée entre empires russe et austro-hongrois que naquit le jeune Symon dans une famille descendante de cosaques appauvris, en mai 1879. L’émergence du sentiment national chez ce peuple farouchement attaché à sa liberté et son identité s’était accélérée à la fin du 19ème siècle, surtout dans la partie autrichienne (Galicie). Dans l’empire des tsars, au contraire, les Ukrainiens, qualifiés de « Petits Russes » subissaient une domination quasi coloniale nantie d’une répression impitoyable et d’une interdiction de leur langue, dont l’existence même était niée. .

Très tôt acquis à la cause nationale, il adhère au Parti révolutionnaire Ukrainien (RUP). Pour échapper à la police, il doit partir dans le Kouban où il participe à la rédaction de plusieurs publications nationalistes.
A l’automne 1904, Petlura se trouve en exil à Lviv en Galicie, après un premier séjour en prison, où il devient un membre dirigeant du Parti social démocrate ouvrier ukrainien.
Le mouvement national ukrainien de cette époque est très hétérogène et fortement marqué à gauche avec un mélange particulier de socialisme et de fédéralisme.
Dans cet environnement idéologique, Petlura s’affirme clairement antimarxiste et s’impose par son éloquence et son pouvoir de persuasion.
A la veille du premier conflit mondial, Petlura est mobilisé sur le front sud ouest et affecté comme délégué général adjoint aux services auxiliaires pour former et préparer au combat les recrues ukrainiennes de l’armée impériale : 3 millions de ses compatriotes luttent dans les rangs tsaristes alors que 250 000 revêtent l’uniforme autrichien.

L’heure de la délivrance sonne pour l’Ukraine avec la révolution de février 1917 qui prend une coloration fortement nationale sur la vieille terre des cosaques zaporogues.
A Kyiv, Petlura intègre un parlement provisoire, la Rada centrale, représentatif de toutes les forces vives du pays, incluant les minorités nationales, qui se met en place dès le mois de mars. En tant que président élu de l’Organisation militaire ukrainienne, il convoque trois congrès militaires pan ukrainiens à Kyiv pour constituer l’embryon d’une armée nationale et doter la Rada de forces crédibles.
Il se heurte à la fois à l’opposition du gouvernement provisoire de Kerenski, mais aussi aux réticences de nombreux responsables socialistes ukrainiens, idéalistes et antimilitaristes, comme Hrouchevskyi et Vynnytchenko.
Il se distingue également en se montrant attaché à la poursuite de la guerre aux côtés des pays alliés de l’Entente et mise de grands espoirs sur la France.

Au moment où survient la révolution bolchevique, l’Ukraine s’est engagée dans une marche irrésistible vers la souveraineté qui aboutit le 20 novembre 1917 à la création de la République populaire ukrainienne (UNR).
Cela est inacceptable pour Lénine qui lance une première invasion du pays après un ultimatum et la création d’une république bolchevique fantoche à Kharkiv.
Petlura, en désaccord avec Vynnytchenko qui désire sortir de la guerre et participer aux pourparlers de paix avec les empires centraux, avait déjà démissionné de son poste de secrétaire général aux affaires militaires et gagné la province pour former de nouvelles unités .
A la tête d’un corps d’armée il se distingue par son courage et son abnégation dans la résistance à l’envahisseur.

Après la proclamation de l’indépendance de l’UNR le 22 janvier 1918, Kyiv est investie une première fois par les bolcheviks après le départ du gouvernement dont les délégués signent la paix de Brest-Litovsk avec les empires centraux le 9 février.
Les armées allemandes et austro-hongroises envahissent le pays et repoussent les bolcheviks dans l’espoir de faire main basse sur les immenses ressources de ce traditionnel « grenier à blé ».
Un coup d’état soutenu par les Allemands propulse au pouvoir le général Pavlo Skoropadskyi qui se fait nommer hetman et établit un régime conservateur et monarchique, sans assise populaire, en dépit d’une œuvre non négligeable dans la promotion de la culture ukrainienne.
Ami de l’Entente, Petlura quitte l’armée, avant d’être emprisonné quelque temps par les Allemands, puis prend part au soulèvement contre l’hetman qui abdique le 14 décembre 1918 et s’enfuit en Allemagne.

La Rada revient à Kyiv et un Directoire de cinq personnes assure le pouvoir. Petlura y occupe la fonction d’otaman général, c'est-à-dire de chef suprême des armées de la République.
Il se consacre énergiquement à l’organisation des forces militaires, qui, à part quelques régiments réguliers disciplinés, sont composées d’un trop grand nombre d’unités hétéroclites et volatiles.
Mais la guerre reprend en ce début d’année au moment où un vieux rêve ukrainien se réalise, l’union, le 22 janvier 1919, avec la Galicie qui avait proclamé son indépendance deux mois plus tôt sous le nom de République populaire d’Ukraine occidentale (ZUNR).
Dans ce champs clos qu’est devenue l’Ukraine, les invasions et les fronts se multiplient avec l’intervention de plusieurs armées, toutes adversaires du Directoire.
Les Bolcheviks avec l’armée rouge organisée par Trotsky ouvrent le bal, suivis de peu par les Polonais de Pilsudski, nouvellement indépendants et qui n’avaient pas renoncé à la Galicie, longtemps restée sous leur domination.
Au sud du pays, les troupes françaises et grecques débarquent pour choisir de soutenir l’armée blanche du général Dénikine, lequel, fidèle à sa vision d’une Russie une et indivisible, considère qu’un « séparatiste » ukrainien ne vaut pas mieux qu’un Bolchevik.
Il ne faut pas oublier, dans ce tableau dantesque,

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