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11/05/2007

AH, LA SUISSE….

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Sacha Guitry ne s’occupait pas de politique. Il avait des choses infiniment plus importantes à faire, comme donner du bonheur à ses contemporains. Au hasard de la lecture d’un livre de souvenirs écrit par lui, Le petit carnet rouge, je suis cependant tombée sur la description suivante qu’il fait de la Suisse, lors de vacances. Nous sommes à l’été 1930 :

“La Suisse, curieux pays, étonnant pays, dirigé par des hommes dont on ignore les noms. On me dit que c’est une République et qu’il y a un président, je veux bien le croire, mais y a-t-il un gouvernement en Suisse ? J’en doute, car enfin, s’il y avait un gouvernement, il en changerait. On dirait un pays qui se dirige tout seul. J’imagine que chaque citoyen a chez lui un petit livre d’une trentaine de pages intitulé Les lois de notre pays et j’imagine que tous le connaissent par cœur et le suivent à la lettre. Je ne vois pas un Suisse discutant les lois de son pays car il a, j’en suis sûr, la conviction de les avoir faites lui-même. S’il y a des ministères, ils doivent avoir des titres spéciaux. Il doit y avoir un ministère de la Salubrité publique, un ministère des Laitages.

Petit pays très singulier, que l’on respecte et qu’on envie parce que, regardez bien, c’est le seul pays du monde qui soit heureux. Il ignore les guerres et les révolutions, il ignore les grèves, les crimes, les assassinats, les scandales financiers, les faillites monstrueuses et même les scandales mondains et, s’il y a des pauvres, des mendiants, j’imagine que ce sont des hommes appointés par les cantons pour mettre un peu de pittoresque sur les routes. »

Elle en a de la chance, la Suisse: toujours fidèle à elle-même, elle n’a pas tellement changé depuis cette description. Au fait, savez-vous qui est le président de la Suisse ? Leur système est très ingénieux et évite les campagnes médiatico-débilitantes. Le pouvoir exécutif est aux mains d’un conseil fédéral de 7 membres élus en fonction de leur représentativité – réelle, je précise – et dont chacun devient président pour un an, à tour de rôle et en fonction de son ancienneté. Comme ça, pas de jaloux et pas le temps d’avoir les chevilles et la tête qui enflent trop.

En vertu de ce principe très sain, c’est une dame, la socialiste Micheline Calmy-Rey, qui est présidente cette année. Un an, c’est vite passé, et ça ne permet pas de faire trop de dégâts. Un système formidable, je vous dis. Ah, on pourrait en prendre de la graine !

C’est qu’ils sont beaucoup plus sérieux que nous, les Suisses ! la politique chez eux est sous haute surveillance et tenue strictement en lisière. La démocratie directe n’est pas un slogan de campagne, mais une réalité : référendum et initiative populaire sont là pour rectifier le tir si nécessaire.

Dernier détail : la Suisse n’a pas jugé utile d’être membre de l’Union Européenne. Avec d’autres dissidents : l’Islande, la Norvège, le Liechtenstein, elle fait partie de l’Association européenne de libre-échange (AELE). Ca n’a pas l’air de trop mal leur réussir.

10/05/2007

DU RIFIFI AU CONGRES JUIF MONDIAL

medium_images.55.jpgDécidément, ça tangue dans les instances dirigeantes juives mondiales. Après l’éviction d’Israël Singer en mars dernier, accusé de détournements de fonds et de malversations financières, voilà que le milliardaire américain Edgar Bronfman, président du Congrès Juif Mondial (CMJ) est plus ou moins poussé vers la sortie. Il a en tout cas donné sa démission avant-hier 8 mai.

Il apparaît que le torchon brûlait depuis un certain temps déjà entre le CMJ et le Congrès Juif Européen (CJE). Conflit de pouvoir, conflit de personnes, conflit de génération. Pour redresser l’image ternie du CMJ, le bureau européen préconisait des changements en profondeur. Des changements à la tête pour être précis. Le Congrès Juif Européen est présidé depuis juin 2005 par un Français de 52 ans, Pierre Besnainou. Edgar Bronfman, 77 ans, était, lui,  à la tête du CMJ depuis près de trente ans. Il se déclarait éventuellement prêt à se retirer…mais à condition que ce soit son fils Matthew qui lui succède. Genre dynastie, en quelque sorte…

medium_besnainou.jpgCet étonnant « changement » n’a pas eu l’heur de plaire au CJE qui a brandi la menace de la scission. Les choses se sont encore envenimées à la suite d’un mémo interne adressé au président Bronfman par un proche, Steven Herbits, directeur général du CMJ. Mémo interne peut-être, mais qui échouera au Jerusalem Post. Dans ce mémo, Herbits donnait son avis sur Besnainou en ces termes: « Voici mon avis personnel sur Pierre : premièrement, Pierre est Français et l’on ne peut pas faire confiance aux Français, mais en plus, il est tunisien et il travaille comme un arabe."

Cette fois, les couteaux sont définitivements tirés. Du coup, le grand colloque sur la menace nucléaire iranienne qui devait se tenir à Bruxelles en juin prochain a été annulé et les élections pour la prochaine présidence du Congrès Juif Mondial ont été fixées au 10 juin à New York. Dans un mois tout juste.

Mendel Kaplan, ancien Président du Conseil d’Administration de l’Agence Juive, soutenu par Pierre Besnainou, et le milliardaire américain, Ron Lauder – fils d’Estée Lauder, des cosmétiques bien connus - devraient s’y présenter.

Pierre Besnainou espère que l’avenir du CMJ sera davantage tourné vers l’Europe : "Aujourd’hui, le CJE représente très probablement la branche la plus importante et la plus active du CJM. Les vrais problèmes des juifs en diaspora se trouvent en Europe. L’antisémitisme est surtout présent en Europe, ce sont les Européens qu’il faut convaincre d’être plus proches d’Israël et ce sont encore les Européens qui financent l’Autorité palestinienne. Bref, c’est en Europe aujourd’hui que tout se joue».

Que voilà une bonne nouvelle.

Source : www.guysen.com

09/05/2007

CA COMMENCE TRES FORT !

medium_images.54.jpgIl n’a pas pu s’empêcher de se la jouer Santa Barbara. Ca devait le démanger depuis trop longtemps. Donc, il s’est tout offert : resto clinquant et branché pour fêter sa victoire, arrivée en jet privé sur l’île de Malte, vacances à bord d’un yacht. Toute la panoplie du jet-setter international et surmené y est passée. Mais attention, il a quand même su rester très simple : arrivé sur l’île, il paraît qu’il s’est présenté comme vous et moi dans la zone normale de contrôle des passeports. Alors, hein !

Jet privé et yacht appartiendraient au groupe Bolloré. On est heureux d’apprendre au passage qu’il y a quand même des Français qui arrivent à survivre correctement. Notez bien qu’on  n’en doutait pas.

Que Nicolas Sarkozy – puisque c’est de lui dont il s’agit, vous l’aviez peut-être deviné - soit invité par Vincent Bolloré ou que cette petite escapade « laborieuse » soit à la charge du contribuable, n’a strictement aucune importance. Nous sommes là dans le domaine des symboles, des signes qui sont adressés au pays. Et dans cette optique, cette connivence entre milieux d’affaires et pouvoir politique si clairement affichée et même revendiquée, en ces temps de grandes difficultés pour le pays, a quelque chose de franchement nauséeux.

Ce que Sarkozy a fait là est au minimum une faute de goût et au maximum une véritable insulte adressée aux millions de gens modestes ou même pauvres qui l’ont élu en croyant qu’il allait les défendre. Si ses amis ne le sont pas, son électorat, lui, est en grande partie populaire. Il y a là un décalage, pour rester soft, qui augure de lendemains qui vont cruellement déchanter.

08/05/2007

FORMIDABLE HOUTSPA TURQUE !

medium_ueturc.gifLes Turcs n’ont décidément rien à envier à certaines communautés connues pour manier avec dextérité ce que l’on appelle la houtspa, qui n’est rien d’autre que l’expression d’un culot formidable.

Jugez-en plutôt. A peine Sarkozy élu, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, a fait, sur le ton de la menace à peine voilée (une habitude chez eux), une déclaration qui en dit très long sur la soumission absolue que les Turcs ont l’habitude d’attendre de la part des  « dirigeants » européens. Il a en effet déclaré benoîtement : "Dans le processus européen comme dans les relations franco-turques, nous souhaitons à partir de maintenant ne plus entendre les déclarations faites par Sarkozy durant la campagne électorale dans nos relations bilatérales".

Ben tiens ! Manière de dire que bon, pendant la campagne, on a bien voulu tolérer  des propos destinés à tromper le gogo - on veut bien comprendre - mais que maintenant, c’est fini tout ça, il va falloir à nouveau être sérieux. Pourquoi M. Erdogan se priverait-il d’ailleurs de morigéner de la sorte, puisque les Européens s’aplatissent en général au premier froncement de sourcils de la Sublime Porte?

A présent, il va être très intéressant d’observer la suite des événements … Sarkozy déclarait encore tout récemment à propos de la Turquie : « Quand bien même c'est un pays laïc, il est en Asie mineure. Je n'expliquerai pas aux écoliers français que les frontières de l'Europe sont avec l'Irak et la Syrie. Quand on aura fait du Kurdistan un problème européen, on n'aura pas fait avancer les choses". Mâles propos qu’il va à présent falloir traduire dans les actes. C’est là que les difficultés vont commencer…

07/05/2007

IL Y A SOIXANTE ANS, SACHA GUITRY…

medium_sacha1.2.jpgLe 7 mai 1947, il y a de cela soixante ans, le juge Raoult se décidait enfin à classer l’affaire Sacha Guitry. L’ordonnance de non-lieu sera prise le 8 août. A quelques jours près, Sacha l’aura attendue trois ans.

Sacha Guitry est en effet arrêté le 23 août 1944. Sur l’ordre de qui ? Personne ne le saura précisément, sans doute à l’initiative d’un petit chef de commando qui souhaitait se signaler par une action d’éclat. Les chars de Leclerc entrent dans Paris le lendemain. « La libération de Paris, ironisera Sacha plus tard, j’en ai été le premier prévenu ».

Que lui reproche-t-on ? Jacques Lartigue écrira dans L'oeil de la mémoire : « Est-ce parce que, depuis quatre ans, il avait réussi à empêcher le personnel de tous les théâtres de Paris d’être remplacé par des Allemands ?... Ou bien plutôt parce que, maintenant, certains journalistes pourront enfin à leur aise faire leurs mots d’esprit sans crainte d’une réponse ?

Depuis vingt ans, c’était unanime. Il était le roi du théâtre. Quel royaume depuis l’arrivée des Allemands est resté aussi intact que le sien ? Pas la moindre ouvreuse renvoyée, pas un pompier remplacé par un soldat allemand. Si tous les rois de chaque royaume en avaient fait autant, je crois qu’on aurait pu être occupés sans être préoccupés ».

Sacha Guitry, qui est stupéfait de son arrestation et ne se reconnaîtra à aucun moment coupable de quoi que ce soit, garde, au milieu de ses épreuves, toute sa fierté, tout son esprit. A un magistrat qui invoque l’éventualité d’une « inculpation pour intelligence avec l’ennemi », il répond : « Je crois, en effet, n’en avoir pas manqué ».

Les jours suivant son arrestation, cependant, l’une après l’autre, toutes les personnalités arrêtées dans la folie qui a suivi la libération de la capitale, et à qui on n’avait rien de grave à reprocher, sont remises en liberté. Pas lui. Un jour, au cours d’un interrogatoire, il réussit à lire à l’envers sur le bureau du magistrat ce qui est porté sur sa fiche : « Motif de l’arrestation : Ignoré ».

Le cercle vicieux est bouclé. On l’a arrêté. On ne sait pas très bien sur l’ordre de qui. On ne sait pas non plus très bien pourquoi. Alors pour justifier cette action qui a fait grand bruit, on a inventé un Sacha Guitry symbole de la trahison et de la collaboration. Quand on est allé si loin, comment revenir en arrière ? Le remettre en liberté serait braver une opinion publique saisie par la frénésie de l’épuration. La Haute Cour siège en permanence, les procès pour trahison, les condamnations à mort, les exécutions se suivent. Tous les jours la presse leur consacre ses premières pages.

Face à cette situation, les magistrats en charge du dossier Guitry qui ne sont pas des modèles de courage (et qui souhaitent faire oublier qu’ils ont eux-mêmes un jour prêté serment à Pétain) ne voient qu’une solution : faire durer le provisoire. Le 18 octobre paraîtra même dans la presse cette annonce : « M. le juge Angeras attend que des dénonciations lui soient adressées concernant M. Sacha Guitry ». Il ne résulte de cet appel public à la délation que quelques ragots qui ne résisteront pas au premier examen.

Pourtant, ce n’est pas cette incarcération abusive qui sera l’épreuve la plus cruelle de Sacha : ce sera de constater que de tous ses amis ou ceux qui se prétendaient tels, de tous ceux qu’ils a aidés, bien peu auront le courage de braver le terrorisme ambiant pour témoigner en sa faveur. Sacha pourra à loisir se remémorer avec amertume la définition donnée par le célèbre écrivain Ambrose Bierce : « Dos : Partie du corps de vos amis que vous avez le privilège de contempler dans l’adversité ».

Il sera finalement libéré, en désespoir de cause, le 23 octobre 1944. Libéré, mais en liberté provisoire seulement. Il reste inculpé. Défense lui est faite de reprendre aucun de ses métiers, qui sont pourtant toute sa vie : auteur dramatique, comédien ou cinéaste.

Il faudra attendre 1947 pour que l’affaire Guitry soit enfin classée, car décidément, même en raclant les fonds de tiroir, rien n'a pu être retenu contre lui.  Sacha, qui restera très meurtri par cet épisode, va enfin pouvoir retrouver son public, qui lui fait fête. Trois ans éloigné des feux de la rampe : une horrible éternité pour lui !

Comment cet homme, qui symbolisait l’esprit français, et qui était comblé par les dieux, n’aurait-il pas eu d’ennemis inexpiables ? En mai 1942, il faisait jouer à Paris « N’écoutez pas, Mesdames », l’un de ses plus gros succès. On pouvait y entendre ce dialogue savoureux : à Julie Bille-en-Bois avec laquelle il évoque des souvenirs, Daniel parle de Valentine, sa première femme :

« - … Elle parlait en vers, lui dit-il, et quelquefois en latin. 

 - …Même dans l’intimité ?

-    Même dans l’intimité, oui.

-    Et qu’est-ce qu’elle te disait dans ces moments-là ?

-    En latin ?

-    Oui. 

 -    Bis ».

Sacha Guitry est mort en 1957 – il y a cinquante ans, mais va-t-on s’en souvenir ?  Il est à bien des égards le symbole d’une France qui a sombré : esprit, souveraine liberté de ton, insolence, style, panache. Quoi de plus rare aujourd’hui ? Relisez ses pièces, ses écrits. A travers les sourires, ou les rires, vous en aurez, comme moi, le cœur serré. Tellement ce temps, si proche pourtant, paraît lointain.

Source : Sacha Guitry, de Raymond Castans, Editions de Fallois, 1993

06/05/2007

NOUS AUSSI, NOUS AVONS DROIT A L’ASILE POLITIQUE !

medium_images.49.jpg« Après le meurtre barbare d’un jeune juif à Paris, tué parce qu’il était juif, dans le contexte d’une hausse des actes antisémites perpétrés par des islamistes, de nombreux membres de la communauté juive ne se sentent plus en sécurité en France. Les actes antisémites ont atteint un niveau jamais égalé depuis la seconde guerre mondiale.

Nous pensons que l’Amérique, fidèle à sa tradition d’hospitalité à l’égard de ceux qui sont menacés dans leur pays d’origine, devrait leur ouvrir ses portes. Nous demandons donc au Congrès d’adopter une loi qui accorderait le statut de réfugiés aux juifs français ».

Aussi étonnant que cela paraisse, il s’agit là du texte d’une pétition adressée aux membres du Congrès américain. Elle a été initiée l’an dernier par des juifs français à la  suite du meurtre d’Ilan Halimi et continue, depuis, son bonhomme de chemin sur internet où elle est hébergée. A ce jour, elle porte 7 561 signatures.

Il semblerait que le nombre des juifs français émigrant aux Etats-Unis, au Canada ou en Israël aille croissant, encouragés en cela par les responsables des communautés concernées : environ 10 000 personnes se seraient ainsi installées ces dernières années aux Etats-Unis et 14 000 en Israël. La Floride est particulièrement concernée par cet exode et le Miami Herald vient de publier un article à ce sujet. Le vice-président de la Fédération des communautés juives de Floride a même déclaré : « Les juifs français sont conscients de la situation et ne veulent pas attendre le dernier moment pour partir ».

Aux termes de la Convention de Genève de 1951,  il faut remplir les conditions suivantes pour obtenir le droit d’asile: craindre avec raison d’être persécuté du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social, ou en raison de ses opinions politiques. Ces persécutions doivent émaner du gouvernement, ou être tolérées par celui-ci.

Moi, devant cette pétition, je me pose une question : qu’en pense la LICRA ? Je suggère même aux pétitionnaires d’aller demander quelques comptes à cette puissante association « antiraciste », qui n’est pas étrangère à leurs malheurs. A force de faire entrer à tour de bras les ressortissants de la religion d’Allah dans notre pays, sans tolérer la moindre opposition, ce type d’incidents fâcheux devait fatalement arriver, non ?

Et puis, cette pétition me donne une idée : si l’on en croit Sarkozy, bientôt les « de souche » devraient disparaître de la surface de la terre, ultimes traces désormais inutiles d’une antique France moisie et condamnée par l’histoire et les puissances nouvelles.

Menacés de disparition et de surcroît persécutés comme nous le sommes par le pouvoir pour nos opinions politiques, il me semble que nous entrons, nous, pour de vrai, dans le cadre de la Convention de Genève.

Donc, organisons-nous, nous aussi, avant qu’il ne soit trop tard, et allons demander en bloc l’asile politique à …. ? Voyons, à qui pourrions-nous demander un asile politique sûr et éloigné d’une Europe que nous laisserions sombrer tranquillement, puisque tel est son souhait ? A l’Australie peut-être ? Il y a de la place et ils sont plutôt intelligents, là-bas. Une idée à creuser…

05/05/2007

LES EXTRATERRESTRES

Allez, on va s’amuser un peu pour le week-end, et avant la grande épreuve de demain. Voici donc deux textes de Konk qui, toujours avec la finesse et l’humour qu’on lui connaît, sait parfaitement, au passage, égratigner là où ça fait mal.

Je partage en tout cas son avis sur les extraterrestres : ces candidats ne sont plus vraiment des êtres humains et je ne crois pas qu'il faille les envier. A ce niveau d’ego surdimensionné et de volonté de puissance à tout prix, il faudrait trouver un autre nom. Le pouvoir rend fou, c’est bien connu et la perspective du pouvoir rend enragé. Si encore on en voyait des résultats positifs pour le pays …

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« LES EXTRATERRESTRES

Je me moque, mais en réalité j'ai une immense admiration pour ces hommes et femmes politiques. Comment peut-on parler devant 20 millions de téléspectateurs sans céder à la panique? Moi un jour quand j'étais gosse, dans une petite église, je me suis évanoui devant moins de 50 personnes parce que j'avais une prière à lire. Quand mon tour est arrivé je me suis levé avec mon papier et je suis tombé sans avoir eu le temps d'ouvrir la bouche. Ils m'ont réveillé avec un sucre imbibé d'alcool de menthe... 20 millions de gens qui vous regardent, à l'affût de la moindre faute, la pression inouïe, l'énormité de l'enjeu! Je m'évanouirais en entrant dans les studios, puis au maquillage et encore en entrant sur le plateau... puis j'aurais au minimum une irrésistible envie de pisser... 2h1/2 sans un mot ni un geste de travers, mais comment font-ils? Et quand vous vous rendez compte que vous avez dit une bêtise, par exemple que le nucléaire fournit 17% de l'électricité en France, comment faites-vous pour ne pas partir en courant? Pour ne pas avaler la capsule de cyanure que vous avez apportée? Pour ne pas avoir au moins une crise de tachycardie? Pour ne même pas rougir? Etes-vous vraiment des êtres humains?

NICOLAS AIME SEGOLENE

Ah! si seulement elle n'était pas socialiste la belle Ségolène! C'est sûr que j'irais voter pour elle malgré les consignes de Le Pen. Vous avez vu comme elle s'en est bien sortie! Comment elle lui a tenu tête au Nicolas "je sais tout" et comment elle lui a même parfois mis le nez dans la m..., lui qui connaît pourtant si bien ses dossiers et qui devait la dévorer toute crue. Entre parenthèses, ils ne savent pas, ni l'un ni l'autre, que les centrales nucléaires fournissent plus de 70% de notre électricité, c'est inquiétant, comment peuvent-ils parler avec autant d'aplomb de sujets qu'ils ne connaissent pas? Le petit Nicolas baissait souvent la tête, subjugué, incapable d'être méchant, répétant qu'il respectait Mme Royal... Pourquoi cette retenue? Pour moi, il n'y a qu'une explication: Nicolas, qui est malheureux en ménage, est tout simplement tombé amoureux de Ségolène! A force de la regarder et de l'écouter, ça devait arriver! Et maintenant il lui fait le cadeau qui lui coûte le plus: Il s'efface pour qu'elle puisse devenir Présidente de la République! C'est beau l'Amour. »

Source : http://konktextes.over-blog.com

04/05/2007

LA TURQUIE SERAIT EUROPEENNE DE PLEIN DROIT : UNE HOUTSPA* ETONNANTE !

J’avais projeté un autre thème pour aujourd’hui, mais au détour d’une recherche, je suis tombée sur le texte suivant, qui émane de Jean-Daniel Tordjman pour qui le gouvernement d’alors avait créé en 1992 le poste éminent de « délégué aux investissements nationaux ». Cet homme de marketing évolue donc dans les hautes sphères de la finance internationale et de l’économie. Nous sommes dans la France d’en-haut, s’il en est. Ce texte n’est pas à proprement parler récent, mais les arguments développés pour justifier l’appartenance « européenne » de la Turquie, m’ont paru si étonnemment biaisés que je le soumets à votre examen.

L’auteur est allé rechercher dans toute l’histoire antique mille excellentes raisons d’associer la Turquie à notre destin européen, dont elle ferait partie de plein droit. Des droits plurimillénaires. Jusqu’à notre bon saint Nicolas, qui était turc ! mais oui, madame ! J’ai envie de lui répondre : et alors ? Certes, dans l’antiquité, le monde gréco-romain englobait bel et bien la Turquie, ou du moins une partie. Certes,  des chrétiens ont pu ensuite s’y installer et y pratiquer leur culte. Et alors, encore une fois ? Quel rapport avec la Turquie d’aujourd’hui ? C’est bien beau de convoquer toute l’antiquité, mais quid de la conquête de l’islam qui a ensuite, et définitivement cette fois,  transformé la Turquie en pays musulman ? Et les créatures de rêve – Diane, Vénus, Hélène – dont Tordjman nous parle avec émotion, n’étaient pas voilées, elles, contrairement à la (probable) future première dame turque!

C’est cette Turquie-là qu’il s’agirait d’intégrer aujourd’hui, la Turquie de l’islam, pas celle de Saint Nicolas. Cela fait quand même une sacrée différence, non ?

* "houtspa", pour ceux qui l'auraient oublié, est un vieux mot yiddish signifiant "culot monstre"

medium_images.48.jpg « Qu’on le sache ou non, qu’on le veuille ou non, qu’on l’admette ou non, la civilisation européenne est née en Méditerranéenne orientale de son double héritage gréco-latin et judéo-chrétien.

Où vivait Hérodote d’Halicarnasse, le père de l’histoire ? Et Strabon, le plus grand géographe de l’Antiquité ? Et Ésope, inspirateur des faibles du merveilleux Jean le Fontaine ? Où vécut Lucullus, encore vénéré par tous les gourmets de France et de Navarre ? Où Crésus a-t-il bâti sa richesse ? Où enseignait Thalès de Milet ? Où vivait Mithridate qui tint tête au grand Pompée dont Plutarque nous raconte la vie illustre ?

Où se trouve Phocée qui a créé la ville de Marseille? Et la Phrygie qui nous a donné le bonheur rouge de notre Marianne ? Et Troie, la rivale glorieuse  d’Athènes, où se sont illustrés Hector, Achille et Agamemnon, Ulysse et la belle Hélène, dont le divin Homère raconte les exploits dans l’Iliade et l’Odyssée et que Jacques Offenbach rend toujours vivants sur les scènes parisiennes. 

Et Pergame qui pour se soustraire au monopole de Byblos sur le commerce du papyrus – importé d’Égypte par les commerçants phéniciens en échange du bois de cèdre du Liban, indispensable pour bâtir les bateaux funéraires des pharaons – invente le parchemin qui permit pendant des siècles à la civilisation européenne de transmettre son savoir ?

Où se trouve Ephèse dont l’Oracle rivalisait avec celui de Delphes ? Et Gordion où Alexandre le Grand, par un miracle du courage, trancha le nœud gordien et affirma la prédominance de la volonté humaine ? Où se trouvait le Mausolée, une des sept merveilles du monde non détruit par les Turcs mais les Chevaliers francs de l’Ordre de Jérusalem ? Où coule le Pactole du roi Midas aux oreilles d’âne ? Et  le sinueux fleuve Méandre ?

Où se trouve l’Ionie, mère du plus  harmonieux des trois grands ordres classiques, qui a nourri, de Vitruve à Palladio et à Viollet-le-Duc, l’histoire prestigieuse de l’architecture occidentale ? D’où viennent ces créatures de rêve qui peuplent nos musées, la Vénus de Cnide, la Diane d’Ephèse et l’éblouissante, l’enthousiasme sculpture hellénistique ? 

Tous les bibliophiles peuvent vous le dire:

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