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16/05/2007

A propos de Marine Le Pen et Louis Aliot : la déloyauté, le mépris et l’arrogance

Je relaie sur mon blog le communiqué suivant de Robert Spieler car il est révélateur d’un mode de fonctionnement du FN qui ne peut qu’inspirer les plus vives inquiétudes.

medium_images.61.jpgMalgré les divergences concernant l’Europe et les pouvoirs des régions, j’avais lancé un appel aux maires alsaciens, au nom de la démocratie la plus élémentaire, afin que Jean-Marie Le Pen puisse obtenir ses 500 signatures lui permettant d’être candidat.

Christian Chaton, Conseiller général d’Alsace d’Abord, lui avait apporté sa signature.

En remerciements, nous eûmes droit aux insultes de Marine Le Pen, qui s’en prit violemment à l’enseignement des langues régionales et au régionalisme, « des menaces pour la République ».

Louis Aliot, quant à lui, compara le « communautarisme musulman » au « communautarisme » alsacien.

Quelle élégance…

Mais le summum de l’arrogance fut atteint quand Marine Le Pen et Louis Aliot décidèrent (lorsqu’ils furent certains que Le Pen avait ses 500 signatures) de rejeter le parrainage de Christian Chaton et de ne pas le déposer au Conseil Constitutionnel (vérification faite directement auprès du Conseil Constitutionnel).

On m’a confirmé que certaines signatures apportées par Mégret furent elles aussi « évacuées » afin de minorer l’apport de celui-ci à la campagne de Le Pen.

La preuve est faite que l’ « Union Patriotique », qui aurait pu susciter un élan et une dynamique, était une imposture.

J’ai de la peine pour les militants et sympathisants sincères du Front National qui sont représentés par des dirigeants indignes d’eux et de cet enjeu majeur qu’est la survie de notre peuple.

J’exprimerai prochainement sur mon blog et dans la presse ma position pour les élections législatives.

Robert Spieler

Président d'Alsace d'Abord

REPUBLICAINE SOLLICITUDE

J’indiquais hier que Dominique de Villepin était l’invité d’honneur du dîner annuel du CRIF, le 23 janvier dernier. Ce dîner est le rendez-vous obligé de la classe politique au plus haut niveau. Qui oserait s’y soustraire ? Il suffit d’ailleurs de relever à qui le premier ministre adressait son discours : au président du Sénat, au président de l’Assemblée nationale, à une brochette de ministres et d’élus. Sans oublier naturellement la présidente de la Fondation pour la mémoire de la shoah, Simone Veil.

Trois points du discours du premier ministre m’ont paru intéressants à divers titres. Toujours d'actualité, ils appellent l’un ou l’autre commentaire:  

« Les Français veulent avancer ensemble. Ils veulent que l’Etat puisse venir en aide aux plus démunis, à tous ceux qui ont du mal à surmonter les accidents de la vie. A cet égard je veux saluer l’esprit de solidarité qui anime la communauté des Juifs de France. Je veux rendre hommage au travail remarquable et à la mobilisation nationale pour la Tsedaka, animée par le docteur Zrihen, qui est également votre vice-président. »

medium_images.60.jpgJe constate que les juifs sont donc chaudement félicités par le premier ministre pour leur grand sens de la solidarité. Solidarité intercommunautaire, cela va sans dire. La Tsedaka, qui est un pilier de la vie juive, consiste en effet en une collecte annuelle d’argent qui servira à financer diverses œuvres destinées aux plus démunis des juifs. C’est très bien et je trouve cela tout à fait normal.

Mais pourquoi dans ce cas – alors que l’on félicite les uns -  s’acharner avec une telle constance et une telle haine, il faut le dire, contre les autres, ceux qui distribuent soupe « au cochon » et autres sandwiches aux membres, tout aussi démunis, d’une autre communauté?

« Non, la France ne doit pas oublier le déshonneur et la lâcheté de tous ceux qui ont permis et facilité la persécution et la déportation de 76 000 juifs Français. Notre pays, grâce en particulier à l’action du président Jacques Chirac, regarde aujourd’hui son passé en face. Fidèle à son devoir de mémoire, la France veut garder vivant le souvenir de ces années noires, le transmettre aux jeunes générations pour que plus jamais l’irréparable puisse être commis. Vous avez évoqué, M. le Président, le camp des Milles. Je vous confirme que le financement de cette opération sera bientôt réalisé. Comme vous, je  souhaite que ce lieu soit préservé et ouvert au public pour qu'il devienne un lieu de mémoire des crimes qui s'y sont commis. »

medium_milles.2.jpgLe camp des Milles, du nom d’un village des Bouches-du-Rhône, a été un camp essentiellement de transit, qui a vu passer environ 10 000 internés, de septembre 1939 à sa fermeture en 1943. Il est célèbre notamment pour avoir hébergé un certain nombre d’artistes, dont le peintre Max Ernst, artistes qui tous, d’ailleurs, le quitteront plus ou moins rapidement pour des cieux plus cléments. Les Etats-Unis en général.

Ce « lieu de mémoire » avait été quasiment oublié, puis « redécouvert » par des historiens au milieu des années 80. Depuis cette « redécouverte », une association, Mémoire du camp des Milles, présidée par Alain Chouraqui, directeur de recherches au CNRS, a été créée. Son objectif  est de créer sur le site un Mémorial afin de montrer aux générations futures les « résistibles engrenages des intolérances » et la « responsabilité de l’homme ordinaire ». Ceci dit, l'association, qui semble manquer de matériel, lance un avis de recherches pour documents et témoignages.

Les collectivités locales et l’Etat ont bien sûr été priés de mettre la main au portefeuille. Dans son discours, le premier ministre annonçait donc au CRIF la bonne nouvelle du bouclage du financement : 13,8 millions d’euros. Rien n’est trop cher pour l’édification des générations futures.

« Nous avons également renforcé les liens entre nos deux peuples, grâce à des projets ambitieux. A travers le « groupe de haut niveau », que j’avais mis en place dès 2002 comme ministre des Affaires étrangères avec mon ami Shimon Pérès, grâce aux premières actions développées en 2006 par la « Fondation France-Israël », voulue par  le Président de la République et Ariel Sharon et qui verra le jour dans les mois qui viennent, la compréhension entre nos deux sociétés s’est encore approfondie. 

medium_fondation.jpgUne Fondation France-Israël, destinée à renforcer les échanges entre nos deux grands pays, va donc voir le jour très prochainement. En attendant ces lendemains radieux, une Association pour la Fondation France-Israël a d’ores et déjà été créée en décembre 2005. Certains projets ne traînent pas. Dès février 2006, cette association organisait, en collaboration avec le CRIF, un voyage des étudiants de l’école de journalisme de Sciences-Po Paris….en Israël. Les jeunes futurs journalistes français ont été invités à découvrir la « complexité israélienne ». Amusant, non ?

Gageons que cette Fondation ne manquera pas de généreux parrains. Dès décembre 2006, le Conseil général des Hauts de Seine, présidé par un certain Nicolas Sarkozy, lui apportait déjà  sa modeste obole : 60 000 euros. Pour commencer.

15/05/2007

SECONDE EDITION DE LA FRANCE LICRATISEE

La seconde édition du livre La France LICRAtisée sera disponible très prochainement au prix de 18 euros (+ frais de port).

Les indications pour commander le livre seront fournies ultérieurement.

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UN NOUVEAU PRESIDENT POUR LE CRIF : CHANGEMENT DANS LA CONTINUITE

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), qui se définit lui-même comme « la voix officielle et politique » de la communauté juive de l’hexagone, a élu dimanche 13 mai son nouveau président. Une élection qui se place sous le signe de la continuité puisque c’est le vice-président, conseiller du président sortant Roger Cukierman, qui a été élu : Richard Prasquier.

medium_cukleiman.jpgRoger Cukierman, qui ne pouvait plus se représenter à l’issue de ses deux mandats successifs, a connu une présidence quelque peu controversée et les dîners annuels du CRIF, auxquels se rendait néanmoins en bataillons serrés tout le gratin politique, résonnaient en général de ses imprécations et de ses attaques en règle contre la politique « pro-arabe » de la France. Difficile en effet de faire plus sioniste que lui qui avait épousé une Israélienne et fait toute sa carrière à la Compagnie Financière d’Edmond de Rotschild, grand ami d’Israël. Son autoritarisme et sa vision particulièrement judéocentrée étaient par ailleurs régulièrement dénoncés.

A tel point qu’en 2005, à l’issue d’un de ces dîners, François Fillon, alors ministre de l’Education nationale, avait déclaré qu'il ne « trouvait pas normal que [ce dernier] se livre chaque année à une attaque globale de la politique étrangère (…) Ce n'est pas de cette manière là que je conçois le fonctionnement de la République».
De son côté,  Alain Minc avait alors dénoncé en ces termes le même discours dans une interview donnée au  Figaro: « Si l'on voulait réveiller le fantasme antisémite de la «double allégeance», qui empoisonne la relation des Français juifs avec leur pays depuis 1967, on ne s'y prendrait pas autrement. Lorsqu'on s'exprime au nom des Français juifs, on n'est pas comptable des intérêts légitimes de l'Etat d'Israël. Samedi dernier, M. Cukierman s'est comporté comme un ambassadeur in partibus de l'Etat d'Israël ».

Ce qui n’a du reste pas empêché le premier ministre Dominique de Villepin de se rendre cette année encore au dîner annuel du CRIF, en janvier, pour y tenir des propos intéressants, que nous évoquerons demain.

medium_images.59.jpgLe nouveau président du CRIF, Richard Prasquier, 62 ans, cardiologue, préside également l’association Yad Vashem France, ainsi que la commission « solidarité » de la Fondation pour la mémoire de la shoah. Tout comme son prédécesseur, il compte faire de la « lutte contre l’antisémitisme » son cheval de bataille et a immédiatement rappelé que « toute insulte à l’égard d’un juif doit toucher profondément en tant que citoyen français ». Avant de rappeler également que le président du CRIF « n’est pas un homme politique, mais un homme qui a un certain nombre de positions et d’engagements qu’il doit mettre en œuvre ». Ce qui est, vous en conviendrez, tout à fait différent.

Le CRIF fédère 64 associations. Une partie de son Comité Directeur a également été renouvelé. Ont été élus, par ordre du nombre de voix obtenues :  - Martine Ouaknine, CRIF sud est - Marc Zerbib, Fonds social juif unifié - Roger Benarrosch, Alliance israélite universelle - Meyer Habib, Fédération des sociétés juives de France - Joseph Roubache, Comité français de l’Association internationale des juristes juifs - Claude-Gérard Marcus, Judaïsme et liberté - Bernard Korn-Brzoza, Fonds social juif unifié - Claude Bloch, Union libérale israélite de France - Eryck Schekler, Siona - Maury Amar, Union des cadres juifs de France - Albert Cohen, Centre Rambam.

14/05/2007

NOUS VIVONS UNE EPOQUE FORMIDABLE !

medium_trash-thumb.jpgBon, d’accord, on n’est pas vraiment libre de penser en dehors des clous. Là où c’est dangereux, on est priés de circuler parce qu’il n’y a rien à voir … Mais à côté de ça, qui n’est finalement pas si important, vous en conviendrez, quelle fantastique liberté ! Quand on pense que même les poubelles des « people » d’Hollywood n’ont plus de secrets pour nous. On a vraiment accès à tous les mystères cachés, non ?

Si vous ne me croyez pas, allez à la Maison européenne de la Photographie à Paris, 5 rue de Fourcy, dans le Marais. Jusqu’au 3 juin, vous aurez le privilège inouï de contempler le vieux caleçon de Mel Gibson, et même ses brosses à dents usagées et vous saurez tout sur la marque de shampooing préférée de Madonna. Et je ne parle même pas des boîtes de corn flakes usagées, des paquets de lessive et des tickets de caisse révélateurs. Extraordinaire, non ?

L’exposition, appelée Trash, présente une vingtaine de très gros tirages consacrés chacun au contenu d’une poubelle de star. Par 1m20 sur 1m80, vous serez sûr de ne pas rater aucun détail. Mais ne vous attendez quand même pas à des révélations scabreuses.Vous ne verrez rien de médical ni de sexuel. « Le principe n’était pas de dénoncer » déclarent, la bouche en cœur, les deux compères auteurs des photographies. Le terrain était surtout très glissant, les avocats outre-atlantique étant réputés tirer plus vite que leur ombre.

Je suis même étonnée, imaginant que les modestes demeures de ces stars sont plutôt bien gardées, que de sympathiques journalistes français, anciens de Paris Match, aient pu ainsi farfouiller tranquillement dans leurs poubelles….

Ils font ça, paraît-il, depuis 15 ans. Drôle de métier. Il paraît que le contenu des poubelles offre un portrait criant de vérité de leur propriétaire. J’ai l’impression que cette expo offre surtout le portrait d’une époque.

Si vous avez envie d’y aller, je vous informe que c’est gratuit le mercredi de 17 à 20h. Moi, je n’irai pas, j’ai des goûts très décadents. Je préfère de très loin ceci :

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qui était aussi le portrait d’une époque.

13/05/2007

REPONSE A DEUX CORRESPONDANTS

Un commentaire intéressant concernant l’article d’hier relatif à la composition de la population juive, signé S. de La Pâture, enrichit encore le débat. Je vous invite à aller le consulter. On touche là un domaine éminemment sensible dans lequel je me garderai bien de prendre parti car j’avoue mon ignorance de la question. Mais les références données par Radwulf me donnent envie d’en savoir plus. 

 

medium_andrei_chkile_antisemite.jpgJe réponds également à la personne qui, il y a deux jours, m’envoyait une photo d’Andriy Shkil en me mettant au défi de la publier. Ce matin, il reconnaît sa surprise et m’en envoie une autre, pour le fun, dit-il,  car carrément non publiable. Alors franchement, je dois être bouchée, mais j’ai eu beau me triturer la cervelle, je n’ai pas réussi à voir en quoi elle serait davantage impubliable que l’autre.

Alors, « pour le fun » moi aussi, je vous la soumets et je propose par la même occasion qu’on en reste là avec Andriy Shkil et qu’on cesse l’escalade. Car, bon, il a beau être beau gosse, là il a carrément dépassé son quota…

En toute fraternelle inimitié.

12/05/2007

CE N’EST PAS LA QUANTITE QUI COMPTE, C’EST LA QUALITE

medium_repartpopmdle.jpgLes chiffres sont étonnants et révélateurs. Bien plus que des discours. Ainsi, il y a à l’heure actuelle sur la planète 6 614 481 000 habitants. Six milliards six cent quinze millions, pour faire plus court. D’ailleurs ce chiffre augmente chaque jour de près de 200 000 habitants, car les naissances sont plus nombreuses que les décès.

Sur ce total, les juifs ne représentent pas tout à fait 14 millions de personnes, dont environ 40% vivent en Israël. Soit une personne sur cinq cents environ. Soit 1/500e de la population mondiale.

Eh bien, force est de reconnaître que ce 1/500e a réussi le tour de force d'être étonnamment présent et actif dans toutes les affaires de la planète et ce, au plus haut niveau. Qui pourrait le nier? Est-ce de l'antisémitisme que de les en féliciter?

Les spécialistes israéliens de la démographie font les projections suivantes pour l’avenir : selon que les politiques menées par le gouvernement israélien et les dirigeants des communautés juives de la diaspora seront plus ou moins efficaces en matière de natalité, d’éducation juive, d’accueil des conjoints non juifs dans les mariages mixtes, etc, ils prévoient que  la population juive pourrait atteindre 18 millions vers 2050, ou au contraire s’abaisser jusqu’à 12 millions, à la même époque.

La population juive est cependant loin d’être monolithique. Réagissant à l’article Du rififi au Congrès juif mondial, paru il y a quelques jours, un participant du blog, Radwulf, nous a fait parvenir à cet égard le long commentaire très intéressant que voici :

« Des juifs ashkénazes américains qui affichent leur dédain pour les juifs sépharades tunisiens de France, voilà qui ne peut effectivement qu’être amusant. Il est toujours gratifiant de constater que ceux qui s’acharnent à nous culpabiliser pour notre propension à discriminer ou à « inciter à la haine raciale » sont en fait eux-mêmes d’affreux « racistes », comme ils le diraient. Encore que cela n’a rien de vraiment surprenant.

On sait en effet que la dichotomie entre juifs ashkénazes et juifs sépharades est beaucoup plus importante qu’on ne tend en général à le reconnaître. Et c’est surtout en Israël que la rivalité entre les deux groupes s’affiche le plus ouvertement puisqu’il n’y a plus ici la nécessité de se serrer les coudes au détriment du goy. En fait, comme en Amérique du Sud, une hiérarchie s’est également constituée parmi les juifs israéliens pour la « cote raciale », allant du type germano-slave pour le niveau supérieur jusqu’au falashas d’origine africaine au bas de l’échelle. Les considérations raciales sont omniprésentes et interviennent à tous les niveaux : matrimonial, politique, économique, professionnel, etc. Au point que la réalité même de l’existence d’un peuple juif unique laisse très sceptique.

L’historien soucieux d’un minimum d’objectivité se doit alors de le reconnaître. Toutes nos sources poussent à conclure que la grande masse des juifs d’Europe centrale et orientale sont en fait d’origine khazar, compte non tenu des mélanges ultérieurs avec leurs voisins. Les khazar eux-mêmes résultent du brassage entre diverses populations habitant entre la mer Noire et la mer Caspienne, comprenant des éléments slaves, magyars ou caucasiens, sous l’égide d’une classe dirigeante d’origine turque convertie au judaïsme au début du IXe siècle. C’est de là qu’à partir du Xe-XIe siècle, une fois l’empire khazar démantelé par l’expansion russe, ils essaimèrent peu à peu dans le reste de l’Europe centrale, le judaïsme leur servant d’élément fédérateur. Ils perdirent alors leur(s) langue(s) d’origine pour adopter un sabir germanique utilisé par les marchands et qui allait devenir le yiddish.

Quant aux juifs sépharades d’Afrique du nord, ils descendent essentiellement d’éléments berbères et post-romains convertis en masse au judaïsme dès avant l’islamisation de la région. Les autres, comme ceux du nord et de l’est de la Méditerranée résultent de la fusion entre les autochtones et les migrants originaires de la Palestine. Il faut dire que durant les premiers siècles de notre ère, les conversions étaient fréquentes, que ce soit à partir du judaïsme ou vers celui-ci, de la part des païens ou d’anciens chrétiens.

Tout ceci permet de dire que l’ensemble des juifs actuels descendent en fait de non-juifs convertis au judaïsme, soit entièrement, soit partiellement sans qu’il soit possible d’en faire la différentiation. Les patronymes même ne signifient rien car les plus anciens d’entre eux n’ont été fixés qu’au cours des derniers siècles. A la rigueur, les seuls qui pourraient peut-être se prévaloir d’avoir beaucoup de « sang hébreu » dans les veines sont certains palestiniens. Lorsqu’on sait enfin que même les Hébreux de la dernière période dite post-exilique résultent en fait d’une « recomposition ethnique » à partir d’éléments divers (d’où le passage de la monolâtrie au monothéisme pour en assurer la cohésion, ainsi que l’adoption de l’araméen comme langue d’usage à la place de l’hébreu), on voit jusqu’à quel point la prétention de certains à la pureté mosaïque est injustifiée.

Tout ceci est largement reconnu par les historiens qui ont travaillé sur le sujet mais les juifs eux-mêmes préfèrent continuer à voir les choses autrement, pour des raisons qui ne font pas mystère. Outre en effet la remise en cause de la légitimité d’Israël, tout au moins dans sa prétention à prolonger l’ancien royaume biblique, c’est toute l’identité juive qui s’en trouverait bouleversée. De ce qui caractérise le « peuple juif », il ne resterait plus alors qu’une certaine mentalité, définie avant tout par rapport au voisinage, lequel finit pratiquement toujours par y être hostile. On connaît la formule : les juifs sont avant tout une race mentale ! Mais ce serait aussi, semble-t-il, à cause de l’antisémitisme, récurrent depuis justement que ce peuple, se considérant comme l’élu du seul Dieu qui lui a promis la domination universelle a dû coexister avec les autres. Peu importe cependant les explications, l’antisémitisme reste quand même le péché absolu (une opposition à la volonté divine... ) que l’on ne doit pas essayer de comprendre mais seulement de combattre. C’est en tout cas ce qu’avait déclaré le nouveau président élu par 53 % des gens de France et d’ailleurs lors de son séjour en Israël en 2004 : « L’antisémitisme ne s’explique pas puisqu’il est inexcusable. Il se combat. Chercher à expliquer l’inexplicable, c’est se préparer à excuser l’inexcusable ». Bonjour le sophisme et le souci d’efficacité.

Voici quelques lectures intéressantes pour ceux qui veulent aller plus loin :

Arthur Koestler, « La treizième tribu. L’empire khazar et son héritage ». Calmann-Levy, 1976. Ouvrage difficile à trouver mais il existe plusieurs rééditions en livre de poche.

Benjamin Freedman, « L’histoire occultée des faux hébreux : les Khazars », consultable en ligne : http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=prin...

Du même B.Freedman qui était un milliardaire juif américain ayant décidé d’abandonner sa communauté d’origine, on a également une conférence célèbre généralement intitulée : « Un juif fait défection et met en garde l’Amérique » dont voici une traduction française : http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=prin....

Un article intéressant sur les « Contradictions et divisions de la société israélienne » : http://www.ifri.org/files/Securite_defense/Hecker_societe....

Enfin, pour ceux qui lisent l’anglais, la thèse de Jeremy Allouche intitulée : « The Oriental Communities in Israel, 1948-2003 » vaut le coup d’œil. On peut le télécharger sur : http://hei.unige.ch/publ/workingpapers/03/oriental%20comm...

11/05/2007

OU L’ON REPARLE DE PETLURA…ET D’ANDRIY SHKIL

Début mai, j’avais publié la biographie du nationaliste ukrainien Simon Petlura, qui fut assassiné par Samuel Schwartzbard à Paris en 1926, crime qui fut à l’origine de la création de la LICRA l’année suivante.

J’avais également publié le lendemain la réaction du député ukrainien Andriy Shkil à l'indignation manifestée par la LICRA lors de la commémoration du 80e anniversaire de cette mort à Paris. J’indiquais alors ceci : « Andriy Shkil est l’un des dirigeants de l’UNA-UNSO, mouvement nationaliste radical ukrainien. Je ne porte pas de jugement sur ce mouvement, mais j’estime utile d’apporter cette pierre à la réflexion sur un dossier loin d’être refermé ».

J’avais accompagné l’article d’une photo représentant Andriy Shkil à la tribune du parlement ukrainien. Un de mes honorables correspondants me met au défi de publier une photo moins soft de  « mon ami démocrate Andriy Shkil » qu’il a l’obligeance de me transmettre. La voici :

medium_shkil_una_unso.2.jpg

Finalement, cette photo est ce qu’elle est. Elle peut ne pas plaire, j’en conviens tout à fait, mais celle qui suit ne me plaît pas davantage, et elle a fait infiniment plus de dégâts :

medium_Symbole_communisme.2.jpg