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21/04/2007

LA SHOAH, UNE NOUVELLE RELIGION?

A la suite de la note Le Vatican a finalement baissé sa soutane, Radwulf a envoyé le commentaire suivant, que je donne en clair car il expose un point de vue très intéressant, susceptible de susciter à son tour d’autres réactions :

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« Qu’est-ce qu’il faudrait donc pour faire admettre enfin aux responsables de l’Eglise catholique qu’ils sont en réalité confrontés aux exigences d’une nouvelle religion résolue à supplanter, entre autres (et plus particulièrement ?), la leur ? Car l’évidence est là - comme beaucoup s’en sont déjà rendus compte (y compris, à leur manière, des intellectuels juifs, dont par exemple Esther Benbassa qui avait signé dans Libération du 11 septembre 2000 un article intitulé La Shoah comme religion; voir également, du même auteur et J.-C.Attias, Les Juifs ont-ils un avenir ? Hachette 2002) - toute cette gesticulation à propos de la « shoah » ambitionne aussi d’imposer à la planète entière une nouvelle religion de circonstance que pour une fois, on pourrait peut-être qualifier de véritablement «judéo-chrétienne».

Ce serait l’ainsi nommé « peuple juif » qui servirait alors de nouveau messie, ayant souffert le « martyre » de l’holocauste, par la faute du « démon nazi », représentant ici l’ensemble du monde européen qui doit donc aussi partager sa culpabilité jusqu’à la fin des temps. Comme nouveau Golgotha, on aurait Auschwitz et en remplacement du « tombeau du Christ » de nos croisés, le lieu saint suprême vers qui les regards des croyants (qu’on pourrait même en fait appeler les « soumis » ou « muslim » !) devraient obligatoirement se tourner, serait ce Yad Vashem de Jérusalem. D’ailleurs, les israélo-américains, qui sont à la tête de la nouvelle religion, font tout en ce moment même pour nous entraîner dans une croisade au profit avant tout de leur « Terre Sainte » ! Pour faire enfin office de temple ou d’église, nous avons tous ces « mémoriaux » de la shoah qu’ils tentent d’implanter « jusqu’aux extrémités de la terre ». A telle enseigne que depuis janvier 2006, l’ONU lui-même a consacré une journée pour la célébration mondiale du nouveau culte dont le catéchisme est déjà enseigné dans nos écoles, ainsi qu’à travers les innombrables émissions de propagande des médiats qu’on nous impose en permanence.

On comprend alors pourquoi les principaux réfractaires à cette déferlante judéolâtrie sont qualifiés de négationnistes. Ceux-ci apparaissent inévitablement aux tenants de la nouvelle religion comme des négateurs, des hérétiques et des blasphémateurs inspirés par le « diable » en personne, connu également dans leur langage comme étant la « haine » et le « racisme ». Ils sont supposés habités par le mal car en contrariant de cette manière les intérêts du « peuple élu », ils se rendent coupable d’antisémitisme, le nouveau péché mortel propre à vous damner, à vous exclure à jamais de la communauté des « fréquentables » et des « civilisés ».

A l’égard de ces mécréants-là, l’intolérance est même devenue telle qu’il suffit maintenant de sembler émettre des « doutes » ou même de « minimiser » l’importance du martyre (en tant que souffrance absolue, causée par le crime absolu, à jamais inexpiable, comme l’avaient été la passion et le meurtre du Christ !) pour aussitôt encourir une persécution impitoyable. Les inquisiteurs, servis par une armée innombrable de délateurs et d’accusateurs publics sont tout puissants, faisant même trembler les présidents, les rois et les papes. Ils ont pour eux la force, l’argent, les lois, le contrôle du savoir, et jusqu’à la bonne conscience. Même dans les pires moments du Moyen-âge, on n’avait pas connu cela.

Une chose en tout cas me paraît certaine. Si l’Eglise officielle ne se reprend pas pour entreprendre enfin une véritable résistance (et elle en a les moyens, y compris par le recours à la recherche historique, en s’appuyant sur les archives qu’elle détient !) elle signe son arrêt de mort. Et je suis même persuadé que dans cette noble cause, la grande majorité des fidèles européens qui lui restent, tout comme ceux des pays non européens, ne demandent qu’à la suivre. Il suffirait qu’elle en exprime la volonté et agisse en conséquence. Autrement, elle se condamne irrémédiablement et nous oblige, pour notre propre survie, à tourner la page de plusieurs siècles de notre histoire qu’elle aura profondément marquée de son sceau. Ce serait infiniment regrettable mais nous ne pourrions accepter sans réagir l’asservissement de notre civilisation, en attendant de la voir disparaître. »

Radwulf

(dessin de Chard)

20/04/2007

LA TERRE D’ACCUEIL

Vous avez dû le remarquer, j’admire profondément le talent de Konk. De Chard aussi, d’ailleurs. Ils n’ont pas besoin de mots pour exprimer le maximum. Pourtant, on m’a fait découvrir le blog écrit de Konk et j’y ai trouvé le texte suivant, que j’ai beaucoup aimé. Voici donc une parabole intitulée La terre d'accueil et signée Konk. Peut-être devrons-nous d’ailleurs à l’avenir nous remettre aux paraboles, avant qu’elles ne tombent  elles aussi sous le coup de la loi.

 

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(Le dessin - de Konk également - que j'ai choisi pour l’accompagner, n’a bien évidemment strictement aucun rapport avec le texte, il est juste là pour faire joli)

 

« La terre d’accueil

Les chênes étaient là depuis 100 000 ans, bien plantés dans la terre grasse, bien arrosés, ils formaient une belle forêt. C’était des arbres qui aimaient leurs aises et pour pouvoir s’étaler confortablement, ils laissaient entre eux de grands espaces. Apportées par des vents du sud, des graines de pins vinrent s’y poser. Desséchées par le voyage, faisant peine à voir, elles étaient, disaient-elles, les uniques rescapées d’effroyables incendies et autres cataclysmes, toute leur famille avait péri. Les chênes en avaient les larmes aux yeux, ils les laissèrent s’installer dans l’humus. Aujourd’hui la forêt est devenue une belle pinède. Les soirs d’été, les pins se racontent en riant l’histoire des terribles incendies et des grands imbéciles de chênes qui y ont cru. »

Source : http://konktextes.over-blog.com

8) QUELQUES PROCES DE LA LICRA

medium_images.29.jpgDans la série "Quelques procès de la LICRA", voici le 8e épisode, tiré des mémoires de l'avocat Georges-Paul Wagner, publiés en 2000 sous le titre D'un Palais l'autre.

8) L’affaire de l’internationale juive (2ème partie)

« Je montrai aussi qu’il n’y avait diffamation ni dans l’imputation faite à un groupe d’être une internationale, ni dans l’imputation faite au même groupe de vouloir diffuser un esprit antinational et une idéologie mondialiste, réductrice, égalitaire.

S’agissant de l’internationale, je citai à l’appui de mon raisonnement, un mot de Maurras décrivant l’Eglise catholique comme la seule internationale qui tienne. Venant de lui, la phrase n’était pas une critique, mais un éloge, un témoignage d’admiration.

Et puis, internationale ou non, ainsi que l’avait observé le rapport de la commission du Parlement européen : « On peut (…) se demander en quoi l’opinion exprimée serait de nature, dans l’absolu, à porter atteinte à l’honneur et à la considération des groupements mentionnés, alors que la question de savoir s’il vaut mieux faire preuve d’un esprit nationaliste ou internationaliste est évidemment controversée ».

medium_images.28.jpg(…) Enfin, je montrai qu’il existe bien, en effet, des internationales juives. J’avais dans mon dossier un guide du judaïsme édité par Tribune juive où on pouvait lire : « Le judaïsme ne connaît pas de frontière et depuis le XIXe siècle, de nombreuses institutions juives fonctionnent à l’échelle internationale dans des domaines aussi variés que ceux de la philanthropie, la diplomatie, l’éducation, la culture ou la collecte des fonds ».

Quelques semaines plus tard, le 31 mai 1991, le tribunal prononçait une relaxe en faveur de Jean-Marie Le Pen et de Pierre Durand en constant que « le postulat exprimé par M. Le Pen est le reflet d’une conviction personnelle d’ordre politique, dont il n’appartient pas au tribunal d’apprécier la justesse ». Il ne s’agissait donc que d’un débat d’idées qui n’aurait pas fait tout ce bruit et tout ce vent si ce n’était pas Le Pen qui avait parlé.

Les parties civiles, en dépit de leurs efforts, de leurs déclamations, étaient déboutées de leur demande. Elles ne s’en tinrent pas là et firent appel.

Mais le 8 avril 1992, la XIe chambre de la Cour confirmait la relaxe de Pierre Durand et de Jean-Marie Le Pen et le débouté des parties civiles. Sur un pourvoi de la LICRA (la seule LICRA infatigable !), la Cour de cassation cassa l’arrêt de la Cour de Paris du 12 mai 1992 par un arrêt du 28 novembre 1994, renvoyant l’affaire devant la Cour de Rouen, mais seulement sur des intérêts civils puisque le Parquet n’avait pas formé de pourvoi.

Un arrêt de la Cour de Rouen du 17 mai 1995 condamna Jean-Marie Le Pen à 10 000 francs de dommages et intérêts à la LICRA et 2 500 francs en vertu de l’article 475-1 du code de procédure pénale. Entre-temps, Pierre Durand était décédé et l’affaire ne le concernait plus. La presse, lassée de ce procès interminable, ne fit presque aucun bruit autour de ce dernier arrêt.

L’internationale juive n’en est pas moins, avec Durafour crématoire et le détail, l’un des éléments inusables de la litanie anti-Le Pen.

Pour moi, ces plaidoiries me valurent d’être qualifié par Siné, dans Charlie-Hebdo, de « fâcheux homonyme du compositeur préféré d’Hitler. » 

19/04/2007

7) QUELQUES PROCES DE LA LICRA

Dans la série "Quelques procès de la LICRA", voici le 7e épisode, tiré des mémoires de l'avocat Georges-Paul Wagner, publiés en 2000 sous le titre D'un Palais l'autre.

medium_CAQVAVEH.jpg7) L’affaire de l’internationale juive (1ère partie)

" La troisième colonne de l’accusation d’antisémitisme contre Jean-Marie Le Pen fut sa déclaration dite de l’internationale juive.

Elle avait été faite le 10 août 1989 et avait paru dans le journal Présent. Le président du Front national répondait aux questions que lui posait Jean Madiran et notamment à l’une d’elles sur l’influence du lobby mondialiste. La réponse était la suivante : « Ce n’est pas à des gens ayant votre formation politique que je veux apprendre quelles sont les forces qui visent à établir une idéologie mondialiste, réductrice, égalisatrice. Je pense à l’utilisation qui est faite des droits de l’homme, de façon tout à fait erronée et abusive, mensongère. Il y a la maçonnerie. Je crois que la Trilatérale joue un rôle. Les grandes internationales comme l’internationale juive jouent un rôle non négligeable dans la création de cet esprit antinational ».

Dès la parution du journal, une dépêche AFP donnait une version falsifiée de cette réponse. Le Pen avait parlé de cet esprit antinational qui caractérisait l’idéologie antimondialiste. La phrase transformée critiquait l’esprit antinational en général de ceux dont Le Pen critiquait le rôle. C’est sur la base de cette phrase transformée que la procédure fut engagée par le ministre de la justice, Pierre Arpaillange. (…)

S’agissant de Le Pen, parlementaire européen, il fallait obtenir du Parlement la levée de son immunité. Elle ne fut pas votée sans difficulté. En effet, la commission ad hoc exprima un avis défavorable à la demande formée par le garde des sceaux et c’est l’assemblée générale qui se prononça en sens contraire. L’affaire put alors venir devant le juge d’instruction Chantal Perdrix, puis devant la XVIIe chambre du tribunal présidée par Claude Grellier, à l’audience du 18 avril 1991.

Le MRAP, la LICRA et SOS-Racisme se constituèrent évidemment parties civiles, prenant l’affaire non seulement au sérieux mais même au tragique. Harlem Désir, alors président de SOS-Racisme, vint à l’audience aux abords de laquelle il fut accueilli par des huées et des sifflets. Pierre-Bloch, malgré son âge, qui lui aurait permis une retraite bien méritée, crut utile d’assister également aux débats. (…)

Pierre Durand [directeur de publication de Présent, ndla] et Jean-Marie Le Pen, assis sur le même banc, prirent successivement la parole, revendiquant le droit à la liberté d’expression et s’indignant de cette nouvelle persécution. Le président Grellier, d’un ton bénin, voulut savoir pourquoi Le Pen avait parlé de l’internationale juive au singulier et non au pluriel. Dans les plaidoiries des parties civiles se succédèrent laborieusement les arguments habituels et, comme l’observait Marie-Claire Roy dans National Hebdo, « des poncifs sans cesse rabâchés. Tout y passe, l’affaire Dreyfus, les nazis… ». L’essentiel était d’aboutir, par approximations et assimilations successives, au terme de nazi, qui représente le mal absolu.

Le substitut Marc Domingo, coutumier d’interventions strictement juridiques et généralement objectives, se rallia, sans nuance, aux thèses des parties civiles.Une fois de plus, on observait qu’à partir du moment où le MRAP, la LICRA et SOS-Racisme s’étaient constituées parties civiles, le Parquet n’avait plus qu’à suivre et à approuver, et à mettre sur leurs réclamations le tampon officiel . 

En décortiquant la phrase poursuivie et en la situant dans son contexte, je montrai qu’il n’y avait pas eu de diffamation raciale car une diffamation de cette sorte suppose une imputation faite à un groupe de personnes visées en raison de leur origine. Or, Le Pen avait dit, dans la suite de sa réponse, qu’il ne visait pas toutes les organisations juives, ni tous les juifs. Il ne visait que certains groupes, où il n’y avait pas que des juifs et où il n’y avait pas tous les juifs. C’était ces groupes-là qui manifestaient cet esprit antinational.»"

(suite et fin de cet haletant suspense demain)

18/04/2007

3) CE QUE COUTE LE PERSONNEL POLITIQUE : NOUS SOMMES LOIN D’EN AVOIR POUR NOTRE ARGENT !

Continuons notre petit voyage au pays mirifique de la France d’en-haut, et l'on comprendra aisément pourquoi les couteaux seront bientôt tirés pour les investitures…

Le texte suivant est largement tiré de la monographie intitulée Ce que coûtent vraiment nos élus, publiée par les Contribuables Associés en avril 2006.

medium_19juin2002.jpgDéputés et sénateurs (suite)

Outre les diverses indemnités que nous avons récemment listées, les élus nationaux bénéficient d’un grand nombre de facilités. Ce terme pudique désigne tous les services dont ils jouissent sous bourse délier et qui finissent par représenter des sommes considérables.

Chaque élu a évidemment droit à un bureau individuel parfaitement équipé. Les députés bénéficient d’un forfait global de communication, comprenant la mise à leur disposition de cinq lignes téléphoniques fixes ou mobiles et d’un abonnement à internet, ou, s’ils préfèrent, de quatre lignes téléphoniques et de deux abonnements à internet. Quant aux sénateurs, quatre lignes téléphoniques leur sont octroyées. Inutile de préciser que toutes les communications vers le réseau métropolitain passées depuis le Palais Bourbon ou celui du Luxembourg sont intégralement prises en charge.

Nos parlementaires ne paient bien sûr ni l’achat de leurs télécopieurs ni celui de leurs ordinateurs.  Les députés disposent en outre d’une enveloppe de 15 000 euros, courant sur cinq ans, pour s’équiper en matériel informatique. Quant aux sénateurs, chacun d’entre eux bénéficie d’une dotation microinformatique, avec possibilité de suivre une formation. L’expédition de la correspondance parlementaire est également gratuite, cela va sans dire.

Passons aux voyages. La France d’en-haut ne voyage pas en seconde, vous l’aurez deviné. Les parlementaires voyagent gratis en première classe sur l’ensemble du réseau SNCF, y compris couchettes et voitures-lits à l’intérieur des frontières métropolitaines, pendant toute la durée de leur mandat. Et pour qu’ils ne se sentent pas trop seuls, leurs conjoints ont droit au demi-tarif. En plus, chaque année, les parlementaires métropolitains ont droit à 40 allers-retours gratuits en avion entre Paris et leur circonscription et à 6 voyages aller-retour en France métropolitaine en dehors de leur circonscription.

Quant à leurs parcs automobiles, le Palais Bourbon et celui du Luxembourg entretiennent une flotte de voitures pour assurer les trajets de ces messieurs-dames dans Paris et sa région. Quand les voitures manquent, ce n’est pas grave, on fait appel aux taxis parisiens qui trouvent là une clientèle abondante et généreuse. Normal, ce sont les assemblées qui paient. Les parlementaires savent-ils seulement que les transports publics existent ? La question ne se pose même pas pour les présidents de groupe ou de commission qui disposent d’une confortable voiture de fonction.

Députés et sénateurs deviennent bien plus facilement propriétaires à Paris ou dans leur circonscription grâce à des prêts accordés par leur assemblée. Pour l’acquisition d’un logement ou d’un local de bureau, l’Assemblée nationale attribue des prêts à 2% sur dix ans, d’un montant moyen de 76 225 euros. Les sénateurs disposent du même type d’avantages. Pour eux, la durée maximale de remboursement porte sur dix-huit ans, pour un prêt moyen d’environ 75 000 euros. Les contribuables, quant à eux, doivent se débrouiller avec leur banque…

Loin d’être accessoires, toutes ces facilités contribuent à gonfler encore et toujours les charges de fonctionnement inscrites aux budgets des deux assemblées. Le budget global des deux assemblées s’élevait ainsi, pour 2006, à 811 097 100 euros : 502 179 400 euros pour l’Assemblée nationale et 308 917 700 euros pour le Sénat.

CHACUN des 577 DEPUTES a donc coûté en 2006 à la nation 870 328 euros, soit 2 384 euros par jour.  Et CHACUN des 331 SENATEURS, 933 286 euros, soit 2 557 euros quotidiens !

Encore une fois, ces chiffres datent d’avril 2006. Gageons qu’ils n’ont pas baissé depuis lors. Ce serait plutôt l’inverse…

Ces chers parlementaires jouissent également de quelques menus avantages du côté des impôts et des retraites, que nous verrons bientôt.

Tout cet étalage, tant des indemnités que des facilités diverses et variées, que d’aucuns trouveront mesquin, est au contraire formidablement révélateur de ce qu’est également devenue la politique dans notre pays : un moyen de se remplir les poches sur le dos des Français et non plus un service que l’on rend à ses concitoyens. On me dira que c’est pareil ailleurs. Outre que ce n’est pas une raison, je pense au contraire qu’il existe, y compris en Europe,  des pays bien plus vertueux et c’est cet exemple-là qu’il faut suivre.

Et puis, lorsqu’on bénéficie de pareils privilèges au quotidien, peut-on encore seulement comprendre ce que signifie se serrer la ceinture et compter chaque euro, ce que sont obligés de faire un nombre croissant de Français ?

Et ce sont ces personnages, complètement déphasés par rapport aux réalités quotidiennes, qui sont censés nous représenter ! Jamais ce terme n’a été aussi peu conforme à la vérité.

 

source: www.contribuables.org 

 

(dessin de Konk - datant de 2002, mais toujours d'actualité)

17/04/2007

REHABILITONS SANS COMPLEXE NOS VALEURS NATIONALES

Le texte suivant émane de Radwulf, qui a récemment apporté une brillante contribution à ce blog. C’est en fait un commentaire à l’article Hommes et cochons : de vieux compagnons. Mais sa réflexion est plus large et débouche sur des pistes qui intéressent  nos actions pour demain. Car le combat ne s’arrêtera pas le 6 mai. Cependant il devra impérativement évoluer pour prendre en compte toute la richesse des diverses composantes identitaires. C’est seulement à cette condition que nous pouvons espérer renverser la vapeur et apparaître enfin comme une force d’avenir.

« Cette affaire de « soupe au cochon » permet d’entrevoir le genre de sort qui nous attend au cas où nos « hôtes medium_mohicans.jpgforcés » réussissent véritablement à imposer leur présence, je veux dire, de manière définitive dans nos murs...  Et dire que dans le discours de certains, l’expérience inhabituelle de la vie en tant que minorités dans des pays non musulmans devait plutôt apprendre aux musulmans à se soumettre à d’autres règles. Encore fallait-il donc que les autochtones majoritaires soient eux-mêmes en mesure d’imposer sans complexe leurs propres valeurs, ce qui est de moins en moins le cas en ce qui nous concerne.

Par-delà même cependant la carence de ceux qui nous gouvernent, j’en viens à me demander si la source du mal ne réside pas en fait dans les fondements de nos institutions républicaines. Car à force de réduire les habitants de ce pays à l’état de simples  citoyens - les habitants de la  cité  ! - et même de plus en plus, d’électeurs faisant l’objet de toutes les manipulations, on ne manque pas de leur faire perdre toute identité collective, basée sur l’enracinement. Sans doute, la théorie voudrait que tout nouveau citoyen s’y conforme mais l’expérience montre que cela ne marche qu’avec les ressortissants d’origine européenne, de référence chrétienne.

Ne nous faisons donc pas d’illusions. Même si nous le voulions (ce qui n’est déjà pas le cas au niveau de la base populaire elle-même !), jamais nous ne pourrions assimiler nos actuels immigrés. D’ailleurs, on sait déjà que les modèles obligés de ces derniers sont justement les juifs ! Comme eux, ils réclament la « reconnaissance », exigent des droits exceptionnels, cherchent à imposer leurs propres valeurs, etc.

Voilà pourquoi, plutôt que de fantasmer sur des abstractions comme la  laïcité  ou les  valeurs républicaines, nous devons faire reposer notre résistance sur la réhabilitation de nos véritables valeurs nationales. En d’autres termes, celles de nos régions et de nos ethnicités. Au moins ces dernières sont, par vocation, non assimilationnistes. Un citoyen d’origine africaine pourrait toujours en effet se prétendre « français » en exhibant sa carte d’identité, mais jamais il ne pourrait se dire breton, alsacien ou auvergnat. Ce sont là des identités enracinées dans l’histoire et ne se perpétuant qu’à travers des traditions spécifiques, assumées ou non.

D’ailleurs, en y pensant, comme justement pour l’art culinaire, la  cuisine française  n’existe qu’à travers la cuisine de ses  régions. Et il en est de même pour tout le reste : les costumes, les coutumes et tout ce qui relève de ce que l’on a qualifié de « folklore ».

Et plus loin évidemment, tout ceci ne prend véritablement sens que dans le cadre global européen. En d’autres termes, dans un monde où les frontières administratives s’estompent, c’est en étant pleinement corse ou picard, ou ailleurs, catalan, flamand ou serbe, que l’on peut désormais s’assumer authentiquement européen. »

Radwulf

(dessin de Konk)

16/04/2007

16 AVRIL 1917: LE BACILLE DE LA PESTE ARRIVE EN RUSSIE

Dans la série des anniversaires à ne pas oublier, rappelons qu’il y a tout juste 90 ans, Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, rentrait triomphalement en Russie après dix ans d’exil.

La première guerre mondiale faisait rage, les troubles intérieurs russes dégénéraient en révolution et le tsar Nicolas II avait abdiqué un mois plus tôt. Les conditions étaient donc réunies pour récupérer la mise et achever la formidable révolution libératrice qui mit à genoux pour longtemps les pays qui eurent le malheur de tomber sous son joug.

Lénine avait quitté la Suisse le 10 avril dans un train tout à fait ordinaire. Avant son départ, il avait pris soin de spécifier dans un document les conditions matérielles dans lesquelles devait s’effectuer sa traversée de l’Allemagne, conditions que le gouvernement allemand avait acceptées. Le droit d’exterritorialité était notamment reconnu au wagon où se trouvait le groupe des révolutionnaires, pudiquement qualifiés d’ « émigrés ». Ils étaient 32 en tout: 20 hommes, 10 femmes et 2 enfants.

Le 13 avril, le groupe quitte le territoire allemand et embarque à bord d’un petit bateau à vapeur pour la Suède. Il sera très bien reçu à Stockholm par le maire socialiste en personne.

C’est un train spécial qui emmènera ensuite Lénine à Petrograd où il est accueilli triomphalement le 16 avril, aux accents de La Marseillaise. Kamenev, le rédacteur en chef de la Pravda, est là, avec d’autres.

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Grimpé sur une table, Lénine ne tarde pas à haranguer la foule :  

« Chers camarades, soldats, matelots et ouvriers ! Je suis heureux de saluer en vous la révolution russe victorieuse, l’avant-garde de l’armée prolétarienne mondiale. La guerre de rapine impérialiste est le commencement de la guerre civile dans l’Europe entière. L’aube de la révolution socialiste mondiale se lève. En Allemagne tout bouillonne. L’impérialisme européen peut s’effondrer du jour au lendemain. La révolution russe accomplie par vous a ouvert une ère nouvelle. Vive la révolution socialiste mondiale ! ».

Les pauvres gens qui l’acclamaient criaient « A bas la guerre meurtrière et abhorrée ! ».

Ils ne savaient pas ce qui les attendait ...

LE VATICAN A FINALEMENT BAISSE LA SOUTANE

Eh oui, contrairement aux mâles affirmations faites précédemment, il apparaît que le représentant du Vatican en Israël, Mgr Antonio Franco, aurait finalement participé hier soir à la cérémonie d'hommage aux victimes de la shoah au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, revenant ainsi sur sa décision de boycotter la commémoration.

Nul doute que les pressions n’aient été trop fortes. Mais c’est bien navrant. Ce genre de reculade, franchement misérable, ne risque en tout cas pas d'éveiller un regain de ferveur à l'égard des sommités vaticanes, ni de contribuer à remplir les églises.