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29/06/2012

ET SIMONE ? ELLE N’ETAIT PAS INVITEE ?

Là, je ne comprends plus. Elle aurait fait un tabac, pourtant. Parce que, question notoriété… Et c’est justement cela que recherchait Yad Ezer L’Haver, l’association « caritative » qui, pour se faire de la pub et du fric, n’a rien trouvé de mieux que d’organiser cette semaine un concours pour désigner une… miss shoah 2012 !

Oui, vous avez bien lu : pour désigner une miss parmi les rescapées de l’enfer nazi !! Au départ, je n’ai même pas prêté attention à l’info, tellement ça me paraissait délirant. Une invention que même la bébête immonde n’aurait pas osé imaginer.

Eh bien, j’avais tort, EUX l’ont fait. Ils en sont donc à ce point-là ?

 

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Officiellement, la sémillante gagnante d’hier soir portera le titre envié de Miss Holocaust Survivor.

Elles avaient été 300 à s’inscrire et avaient subi une première sélection (encore…), pour se retrouver à 65. En fin de compte, après une nouvelle sélection, elles étaient 14 sur la ligne de départ hier soir, à Haïfa. Le raout s’est tenu en présence de 600 personnes, dont deux ministres. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour donner un coup de pouce supplémentaire à la « shoah narrative » qui, comme Moloch, réclame sans cesse de nouvelles proies. Et oblige à se triturer sans fin les méninges. Le boulot, on ne vous dit pas !

Bref, les concurrentes qui ont défilé hier soir affichaient gaillardement entre 74 et 97 ans au compteur. Ce qui prouve à l’évidence qu’il y a une vie après la shoah. Encore une fois, notre Simone nationale y aurait eu toute sa place. Elle aurait peut-être même gagné, qui sait ? Et on aurait tous été très fiers d’elle.

Non seulement elles ont défilé mais elles ont également raconté (brièvement, espérons-le pour l’assistance) leur douloureux parcours. J’imagine la bobine d’Hitler s’il avait pu assister à cet événement carrément surréaliste ! Des trucs pareils, ça ne s’invente pas. Et pourtant…

Le jury était composé de trois anciennes reines de beauté et d’un spécialiste psycho-gériatrique (oui, quand même). Il a couronné Hava Hershkovitz, 79 printemps et toutes ses dents. Bien conservée, il faut le reconnaître.

 

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Elle avait été assistée, comme ses consoeurs, par une firme de cosmétiques qui a été accusée de se faire de la pub, elle aussi. Ce que les gens sont méchants, d’autant que je ne suis pas sûre que ce soit tellement une bonne pub.

Soyons justes, ces folies-bergères nouveau genre ont été très diversement appréciées en Israël. Beaucoup ont été horrifiés et redoutent, à juste titre je le crains, que les zaffreux zantisémites n’en fassent leurs choux gras. L’organisateur, Shimon Sabag, balaie ces critiques avec mépris: ses clientes se sont bien amusées, paraît-il, et lui, il a rempli son tiroir-caisse. Et maintenant, tout le monde connaît son assoce. Alors, de quoi se plaint-on ?

Commentaires

C'est plutôt choquant je trouve, se servie de la Shoah pour se faire de la pub et du fric,on ne pouvais pas faire une aussi grande honte aux mémoires, surtout pour un concours de miss enfin si il se sont amusé c'est le principal! :)

Marie.

Écrit par : garde d enfants | 29/06/2012

Eh bé ! Elles sont bigrement bien conservées et alertes les (encore) nombreuses survivantes prétendantes au titre envié de "Miss Holocaust Survivor" !
On est d'ailleurs sincèrement contents pour elles et on leur souhaite de battre le record de longévité de Jeanne Calment.
Ca me fait penser à une plaque funéréraire d'une tombe israélite du Père Lachaise :"Ci-git Madame X X, décédée à 87 ans des suites de déportation". Hé oui, que voulez-vous ! Il faur bien mourir un jour, même si la cause invoquée n'est pas youjours exactement identifiée...

Comparaison n'est pas raison, certes, mais tous n'ont pas eu la chance de pouvoir concourir à ce genre de concours apprécié, surtout 70 ans après la survenue de ces tragiques évènements.

Qu'on en juge :
"Stalingrad, le 2 février 1943 : plus de 91 000 Allemands survivants se rendent.

L'armée soviétique n'avait rien prévu de spécifique pour accueillir ces prisonniers et « près de la moitié [des prisonniers] étaient morts au printemps 1943 », victimes d'un mélange de causes « impossibles à déterminer» entre « état [...] pitoyable [des soldats lors de leur capture], mauvais traitements systématiques [...] et défaillances logistiques ». Ce dernier point, principalement l'absence de nourriture, a joué un rôle important dans les décès initiaux des premières semaines, « les autorités soviétiques ne fournissant pas la moindre ration aux prisonniers ». Pendant cette première période, le gros des morts survint dans les hôpitaux de campagne ou dans ce que Antony Beevor qualifie de « marches de la mort » vers les camps. « Des soldats allemands aussi bien que des soldats roumains eurent recours au cannibalisme pour rester en vie ».

L'arrivée du printemps 1943 ralentit le rythme des morts mais sans le stopper.
Pendant toute leur captivité, qui pour certains dura jusqu'en 1954, "plus de 95 % des hommes de troupe et des sous-officiers périrent". Source WIKIPEDIA.

Pas de concours "Mister Stalingrad survivor" pour eux !!!!!

Écrit par : elsassland | 29/06/2012

Bientôt un "Loft Story" en direct d'Oswiecim.

Jusqu'où n'ira-t-on pas dans le mauvais goût à la pelle...

Écrit par : Tchetnik | 30/06/2012

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