05/05/2012

J’Y SOUSCRIS A 100%

Communiqué de Henry de Lesquen :

 

« On assiste sur Internet à un déferlement inouï de propagande sarkozyste. Il y a des argumentaires aussi habiles que fallacieux. Ou des faux grossiers, par exemple la photo-montage reçue hier où Hollande apparaît aux côtés de Mohamed Merah.

Il faut savoir raison garder. Nicolas Sarkozy doit être jugé avant tout sur ses actes, et non sur ses beaux discours ou sur ses vaines promesses, qui ne sont pas crédibles. Il est au pouvoir depuis dix ans, ministre de l'intérieur de 2002 à 2007, à quelques mois près, président du parti majoritaire de 2004 à 2007, président de la république de 2007 à 2012. Il doit rendre compte de ce qu'il a fait.

Si l'on est attaché à la souveraineté, on ne lui pardonnera pas le traité de Lisbonne qu'il a signé en 2007, qu'il a fait adopter par le parlement et qui reprend les dispositions de la constitution européenne que le peuple avait rejetée par référendum en 2005.

Si l'on est attaché à l'identité, on ne lui pardonnera pas d'avoir fait entrer légalement 200.000 immigrés par an pendant dix ans, beaucoup plus que ne l'avait fait Lionel Jospin avant lui, entre 1997 et 2002 (150.000 par an).

Si l'on est attaché à la liberté, on ne lui pardonnera pas d'avoir porté les dépenses publiques à 56 % du PIB, niveau jamais atteint dans notre histoire.

Si l'on est attaché à la morale, on ne lui pardonnera pas d'avoir introduit la théorie du genre à l'école comme matière scientifique, d'avoir nommé à la culture un ministre pédophile, Frédéric Mitterrand, d'avoir chassé Christian Vanneste de l'UMP pour ses propos sur l'homosexualité.

Si l'on est attaché à la religion, on ne lui pardonnera pas d'avoir fait financer par l'Etat des spectacles sacrilèges.

Hollande et Sarkozy, c'est la peste et le choléra. On ne peut pas les comparer sérieusement sur la foi de leurs discours électoraux, qui ne s'adressent pas à la même clientèle électorale et qui sont faits pour tromper. On peut en revanche comparer la politique conduite par Jospin entre 1997 et 2002 et celle conduite par Sarkozy, membre du gouvernement, puis président de la république, entre 2002 et 2012, ce qui ne tourne pas toujours à l'avantage de la fausse droite.

Il faut sanctionner Nicolas Sarkozy en lui refusant notre voix. La sanction électorale a la même valeur que la sanction pénale : elle a un effet dissuasif. Si la fausse droite, qui est une gauche inavouée, peut, tous les cinq ans, compter sur les voix de la vraie droite en se bornant à lui prodiguer de bonnes paroles au moment des élections, pourquoi changerait-elle de politique ?

Le vote pour Sarkozy serait encore une faute parce qu'il entretiendrait l'illusion de la fausse alternance entre l'UMP et le PS, qui, sous des étiquettes différentes, conduisent en réalité la même politique et qui sont, l'une comme l'autre, des instruments de la superclasse mondiale.

Pour ma part, je ne voterai dimanche ni pour Sarkozy ni pour Hollande.

Henry de Lesquen »

16:09 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

D'accord avec vous Henry de Lesquen .... Votre clarté fait du bien

Comment parler de choix quand ne reste à choisir qu'entre Saint Juste et Robespierre ou Néron et Caligula

Écrit par : Domremy | 10/05/2012

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