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13/02/2012

L’ « ENTERTAINMENT » EN POLITIQUE …

… et ses limites …

 

 

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Le 28 janvier 2010, je rappelais, à propos d’un article sur Obama, un papier plus ancien encore, paru dans Le Monde. En cette période électorale, je vous le laisse redécouvrir, ça vous fera rire (jaune, hélas).

 

Eh oui, les temps ont passablement changé depuis cette heureuse époque pourtant pas si lointaine où les politiques faisaient leur cinoche devant les foules éblouies : un bon acteur, une bonne histoire, un bon récit … On a vu ce que ça a donné. Pour les histoires, ils sont encore assez fortiches. Mais hélas, trois fois hélas, même les meilleurs spécialistes d’Internet, recrutés à grand frais avec l’argent sorti de la poche des contribuables, finissent un jour ou l’autre par se casser le nez et les dents sur les réalités non virtuelles.

Revoilà donc des extraits de cet article qui a maintenant deux ans :

 

(…) Bon, toutes ces petites péripéties d’un système en pleine déliquescence ne me font pas trop de peine et si je les énumère, c’est pour mettre en relief un article du Monde que j’ai retrouvé en rangeant mes petits papiers et qui m’a bien fait marrer : sous le titre « La campagne de M. Obama inspire les conseillers de M. Sarkozy », en date du 4 novembre 2008, on pouvait lire des perles du genre :

 

« Et s'il y avait une recette à importer ? Le phénomène Obama fascine la classe politique française, à droite comme à gauche, et surtout... à l'Elysée. Pierre Giacometti, ancien directeur d'Ipsos devenu conseiller politique de Nicolas Sarkozy, revient d'une semaine d'immersion dans l'équipe de campagne de Barack Obama : "embedded" pour le compte du président français, qui réfléchit à la refonte stratégique de l'UMP et... à sa future campagne présidentielle. (…)

 

Mais les Français sont encore très loin de l'ultra-professionnalisation des politiques américains. "Obama, c'est l'"entertainment" en politique, analyse Christophe Lambert, communicant, membre de la cellule stratégique de l'UMP. Il applique les lois du cinéma à la politique. Un bon acteur, une bonne histoire, un bon récit. Obama, c'est la cohérence entre le héros et un scénario. C'est une superproduction politique, l'histoire d'un héros qui incarne la promesse d'une Amérique nouvelle. Il a compris, comme Nicolas Sarkozy, qu'il fallait faire de la politique un spectacle."

Pour les communicants français, les succès de M. Obama tiennent dans le recrutement, dans la société civile, des meilleurs spécialistes d'Internet, de la communication, de la publicité, des sondages, des finances, de l'économie ou encore de la diplomatie.

Xavier Bertrand, le ministre du travail, qui rêve d'un grand destin avait, lui, envoyé son chef de cabinet, Michel Bettan. "C'est le seul événement politique planétaire, analyse M. Bettan. Quatre jours de spectacle regardés par le monde entier ; 75 000 personnes qui déferlent sur la ville. L'équipe d'Obama ne laisse rien au hasard. Même lorsque le spectateur croit à la spontanéité, même lorsque ce sont de simples citoyens qui interviennent, tout a été préparé en amont par les équipes d'Obama."

Rigolo, non ? Le big problem, c’est que la politique-spectacle n’a qu’un temps, de plus en plus court d’ailleurs. Même aux States, ils s’en sont rendu compte. Quand derrière le show, il n’y a RIEN, ou pas grand-chose, les cochons de payeurs finissent par se mettre en colère. 

Et les grands communicants se prennent une gamelle.

 

Commentaires

Ben oui, malheureusement! Et pourtant bien des gens le savent, mais c'est plus fort que tout et à chaque fois on tombe dans le panneau, en votant à droite pour certains, d'autes en votant à gauche ou au centre. . Je viens de finir votre dernier livre très instructif et pourtant, s'il n'y a pas plus extrémiste diraient certains, pour moi plus anti système, je voterai encore une fois Le Pen. C'est triste mais on ne peut s'empècher d'y croire, ou de vouloir y croire, quand on a faim et qu'on a que des fruifs blets sous la main, que voulez vous, on mange le moins pourris, ceux qui, du moins, nous semblent encore les moins répugnants. Il faut croire pourtant que beaucoup y trouvent leur compte puisqu'ils ne sont pas écoeurés, ce qui prouvent qu'ils ne doivent pas manger à la même cantine que vulgaires électeurs. Parce que ça, je pense que ce doit être valable pour tous les partis, il y a surtout les élus qui comptent et qui comptent aussi leurs sous, et les tous autres qui les regardent et votent!

Écrit par : NYH | 13/02/2012

raison de plus pour refuser de participer à ce jeu truqué.
et, si aucun candidat ne convient, de rester chez soi.

je crois d'ailleurs que beaucoup le feront cette fois

Écrit par : anne kling | 14/02/2012

VIVE LA PÊCHE À LA MOUCHE, PLUS EXCITANTE QUE LA PÊCHE À LA LIGNE !

Ou alors, le parapente, le macramé, la méditation transcendantale, n'importe quoi, sauf l'urnation : l'envie d'urner m'a définitivement passé.

En revanche, si d'aventure on prétendait nous contraindre à voter en frappant d'une amende les non-votants, je tartinerais n'importe quel bulletin de vote dans de la crotte de chien, le glisserais dans la petite enveloppe bleue et introduirais le tout dans l'urne obligatoire. Ils pourraient toujours, ensuite, aller rechercher l'ADN du chien.

Tiens, une idée, comme ça, en passant : le mot "urne" s'applique au contenant des cendres d'un défunt. Il convient donc parfaitement aussi au "vote citoyen", dont on a vu le poids et la portée lorsque le petit Nicolas a adressé un bras d'honneur au "peuple souverain" en ordonnant au Congrès, réuni à Versailles, d'enfiler audit peuple, par derrière et sans vaseline, le traité de Lisbonne que nous avions démocratiquement rejeté par référendum.

Depuis lors, le seul mot de "démocratie" a le don de m'occasionner une crise de fou rire hystérique. Le terme "démocrasse" colle décidément mieux à la chose !

Écrit par : Martial | 14/02/2012

Et si un abstentionniste se fait incinérer, a-t-il droit à une urne?

Écrit par : Tchetnik | 14/02/2012

"Et si un abstentionniste se fait incinérer, a-t-il droit à une urne?"

Question hautement pertinente à laquelle je réponds "oui" sans hésitation. Tous ses survivants et ayants-droit prendront soin de conserver une petite partie de ses cendres et - lors de la consultation démocratique (hihihihihi !!!!!) suivante - de les déposer (pieusement) dans les fameuses petites enveloppes bleues, qu'ils glisseront ensuite dans l'urne électorale. Un isoloir est conçu pour permettre à l'électeur d'y faire tout ce qu'il veut, qu'on se le dise...

Tronche des dépouilleurs en voyant sortir la poudre grise :

ATTENTION, SORTEZ TOUS !! ALERTE À L'ANTHRAX !!........ AAAARRRRGGGGHHHH !!!!

On n'aurait pas fini de rigoler.

Écrit par : Martial | 14/02/2012

Je comprends parfaitement les abstentionnistes, mais pour moi, l'abstention est généralement une erreur. Il y a des choix qui sont pires que d'autres. Dans une persperctive correcte, on ne vote pas "pour" quelqu'un , mais "contre" quelqu'un. Toujours le choix du moindre mal en somme (car je crois qu'il y a généralement un moindre mal).

Écrit par : Fred | 16/02/2012

Cela me rappelle le film " le président" avec Jean Gabin ou dans la scène avec Bernard Blier venant demander son consentement au président pour sa candidature à la présidence de la république finit par lui dire "je ne suis pas plus mauvais qu'un autre" et Jean Gabin lui répondre " si c'est cela l'estime que vous avez de la France, alors on ouvre un bazar on ne gouverne pas une nation" fin de citation ........

Écrit par : Yves | 17/02/2012

L'estime et le respect élémentaire que j'ai pour la France, pour la citoyenneté française, pour l'Europe et pour l'homme m'incite à tout faire pour éviter l'élection d'un homme qui annonce:

-le "mariage" des homosexuels

-l'entrée de la Turquie dans l'Europe

-le droit de vote aux immigrés

-le recrutement de 60000 profs supplémentaires en pleine crise financière.

et j'en passe et des meilleures...

Écrit par : Fred | 20/02/2012

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