30/09/2011

4) Allez, rigolons un peu

Acte III – Entre le 20 janvier et le 2 février 1999, Yvan Blot gamberge des masses. Il est député européen, un bon fromage qu’il voudrait bien conserver. Et finalement, avec Mégret, ce n’est pas du tout cuit. Que faire, mon Dieu, que faire ? Pour clore, d’ici quelques jours, cette intéressante plongée dans les circonvolutions mentales de ce personnage, vous aurez droit à un petit chapitre de l’Histoire secrète du Front national, de Renaud Dély, (avril 1999), intitulé « Le suicide d’Yvan Blot ». Car le 2 février, à la stupéfaction générale, voilà qu’il tourne casaque et revient piteusement chez Le Pen. Lequel fera mine de passer l’éponge.

 

Mais aujourd’hui, voici la lettre que, dans un grand désir d’autojustification, Yvan Blot adressa en date du 23 février 1999 à François Brigneau. Ce dernier était l’un des cofondateurs du FN et dirigeait alors National Hebdo. Il était très proche de Le Pen qu’il quitta cependant à cette époque-là. Cette lettre et la réponse qu’il y apporta (que nous découvrirons demain), ont été publiées par Brigneau.

 

« 23 février 1999

 

Cher Monsieur,

 

C’est parce que j’ai tant admiré votre article « Bonsoir tristesse ! » que je vous écris aujourd’hui. J’ai cru, après beaucoup d’hésitations, vers le 10 décembre, devoir rejoindre Bruno Mégret.

 

C’était un ami de 20 ans et j’avais guidé ses premiers pas en politique, tout d’abord en l’introduisant au Club de l’Horloge, ensuite en parrainant son adhésion au RPR. Il n’avait aucunement, vers 25 ans, nos idées. Il était, comme sa mère, MRP. Je me souviens qu’en vacances au Maroc avec lui, Jean-Claude Bardet et moi-même avions beaucoup de mal à lui faire admettre que l’immigration sans limites pouvait être un mal pour la France.

 

Au cours de toutes ces longues années, j’ai en fait peu travaillé avec lui. Mégret était plutôt un compagnon de vacances, chaque été ou presque. Les rares fois où nous avons travaillé ensemble auraient dû m’éclairer sur sa nature d’arriviste sans scrupule. C’est elle que je viens de redécouvrir, il y a quelques semaines et qui m’a écoeuré au point de me faire claquer la porte !

 

Lorsqu’il est entré au RPR, je l’ai aidé à se faire élire au comité central, grâce à l’appui de Charles Pasqua. Puis, il a obtenu une bonne circonscription dans les Yvelines, aux législatives. Il fit 45% des voix face à Michel Rocard ! Quelque temps après, il me dit : « Je ne supporte plus cette hiérarchie du RPR ! Je n’y ai aucune influence ». Je lui fais remarquer qu’il n’est là que depuis peu. « Non ! - dit-il – Je préfère être le chef d’un petit parti plutôt qu’un cadre anonyme dans une grande formation ». Il quitta le RPR pour se consacrer aux Comités d’Action Républicaine dont il était devenu le chef dans des circonstances troubles.

 

Un an plus tard, Mégret revenait dans mon bureau et me disait : « J’ai fait une bêtise ! Mon suppléant m’a remplacé dans mon ancienne circonscription. Il est devenu député maire de Poissy, à ma place ! ». Ce qui me frappe dans cette attitude, ce n’est pas son choix, c’est le fait qu’il ne m’ait jamais dit : « Je quitte le RPR parce que je n’aime pas ses idées, parce qu’il ne sert pas la France ». Il m’a dit : « Je quitte le RPR parce que je n’y trouve pas de débouchés rapides ! ».

 

De même, lorsqu’il dirigea les C.A.R., il se rallia à Le Pen sans en parler à la plupart de ses associés, de braves bourgeois libéraux, qui furent horrifiés de se retrouver dans un mouvement beaucoup trop « extrême » pour eux !

 

Tout ceci aurait dû m’alerter sur la moralité de Mégret. Egalement ce petit incident : je tombe un jour malade et demande à Bruno de me remplacer et de lire mon exposé au Club de l’Horloge. En réalité, il présenta l’exposé comme si c’était le sien. Quand on a une âme de voleur, on ne se refait pas. Il n’est donc pas étonnant qu’il ait voulu voler le Front national à son fondateur Jean-Marie Le Pen !

 

Je le sais bien : vous allez me dire sans doute que les torts sont toujours des deux côtés dans un divorce ! Mais il ne s’agit pas de cela ! Aristote a dit qu’en toutes choses il faut voir la finalité. La finalité patriotique de l’action de Jean-Marie Le Pen n’a jamais été mise en cause. Après ce que j’ai découvert, j’ai le devoir de contester la finalité patriotique de l’engagement de Bruno Mégret !

 

Qu’ai-je découvert ? Au congrès le « l’unité » de Marignane, j’étais mal à l’aise car tout le congrès a consisté à faire de l’anti Le Pen. Seuls deux discours firent exception, celui de Le Gallou sur l’Europe, et le mien, sur l’adversaire socialo-mondialiste.

 

Par la suite, Bruno Mégret me demanda de lui trouver des financements. Il savait que j’avais quelques relations dans ce secteur-là. Je vais voir un de ces financiers qui me dit : « J’ai déjà donné ! Pas moi mais par le biais d’un industriel connu (au nom double), proche de Chirac ». Je revois Mégret et lui dit que s’il veut que je l’aide, il doit me dire la vérité sinon je perds mon crédit auprès des industriels. Il nie tout. Je retourne voir cet industriel qui me donne des précisions quant à la date du versement. J’en parle à Mégret qui pâlit et me dit : « Je n’avais pas compris que tu parlais de cela ! Oui, bien sûr ! J’ai eu de l’argent, mais pas de l’ami de Chirac, il y a eu un intermédiaire ! »

 

C’est le début, pour moi, d’une série de révélations me conduisant à l’intime conviction que Mégret a délibérément voulu casser le Front national. Son seul but était de devenir le chef à tout prix, puis de se rapprocher du RPR et de l’UDF, pour se fondre dans la droite molle, en échange d’une promotion personnelle. C’est le schéma, en gros, de ce qu’a fait Gian-Franco Fini en Italie. Là aussi, je n’ai pas été assez attentif dans le passé. Lors du précédent mandat européen où Fini siégeait encore, Mégret ne cessait de le voir. Il lui témoignait une admiration très forte, réciproque d’ailleurs. On disait alors que Fini serait bientôt le premier ministre italien !

 

D’autres éléments de preuve se sont ajoutés depuis. Et je ne compte pas les rumeurs disant qu’il s’est fait initier à la Grande Loge Opéra. Je ne peux pas le vérifier. Par contre, je lui ai demandé, le jour de la manifestation anti PACS s’il voulait dîner avec le chef RPR de Strasbourg. « Bien sûr ! me dit-il. Mais en secret. Les militants ne comprendraient pas. » Le secret ! Toujours le secret ! Même avec ses amis les plus proches !

 

Jean-Claude Bardet et Pierre Vial, après Marignane, avaient si peu confiance dans la rectitude des intentions et des idées de Mégret, qu’ils m’ont proposé de faire à trois une sorte de comité pour le surveiller et le tancer à l’occasion. Mon retour chez Jean-Marie Le Pen a détruit ce projet. Entre temps, Mégret ayant peur d’autres abandons, a donné un titre à Vial (président du Forum culturel) pour le rassurer. Mais il ne fait pas confiance aux hommes d’idées, pas plus qu’aux hommes de lettres, qu’en bon ingénieur il méprise profondément. La poésie et le sentiment ne l’intéressent pas, sauf si c’est exploitable pour sa propre ascension.

 

Il ne fait aujourd’hui confiance qu’à ses gestionnaires : Olivier, gestionnaire de l’image, Martinez, gestionnaire des finances, Timmermans, gestionnaire de l’appareil. En fait, Mégret me rappelle étrangement quelqu’un que j’ai côtoyé et qui lui ressemble beaucoup : Alain Juppé ! Même intelligence mécanique, même mépris des hommes, même froideur, même tempérament dissimulateur, même indifférence profonde aux idées et aux idéaux sauf si ce sont des armes pour progresser dans la carrière !

 

Je suis convaincu que Mégret a reçu de l’argent, non par vénalité car il est absolument désintéressé sur ce point, mais pour casser le Front national. Chirac avait peur de voir le mouvement atteindre 20% aux élections européennes et de ce fait, le FN aurait été incontournable. Mes contacts avec le patronat ont confirmé que telle était bien l’inquiétude du président de la République. Lorsque je demandais à Mégret en décembre pourquoi le « clash » avait lieu maintenant, il me répondait qu’il ne pouvait plus attendre, sans autre explication. Maintenant, je connais l’explication. Il fallait casser le Front national avant Noël, comme le souhaitaient les financiers proches de l’Elysée.

 

Mégret va échouer, comme il a échoué avec les C.A.R., avec son journal « Le Français ». Sous ses apparences de sérieux, c’est un aventuriste : il ne prépare jamais de trésor de guerre et ignore si le terrain est prêt pour la conquête. Ce n’est pas un stratège mais un bon chef de chantier, un organisateur. Coincé entre Le Pen d’un côté, Millon, Villiers, Pasqua de l’autre, il n’a pas de marge à conquérir et fera sans doute un mauvais score. Mais il aura cassé le Front national et lui aura volé la victoire qu’il aurait dû avoir aux européennes !

 

Sachant cela, et constatant que Jean-Marie Le Pen a toujours été honnête et franc avec moi, j’avais une dette envers lui. C’est pourquoi j’ai estimé que mon honneur consistait à réparer ma faute et à le rejoindre ! Cela réclame du courage pour faire une telle démarche et reconnaître publiquement que l’on s’est trompé ! Mais je préfère cette situation, quitte à supporter un déluge de calomnies (ce qui ne manque pas !) plutôt que d’être malhonnête et de suivre Mégret qui tel le joueur de flûte de Hamelin emmène les enfants du mouvement national à la noyade.

 

J’ai pensé qu’à vous, je me devais d’écrire personnellement, pour vous dire la vérité, ma vérité (un homme n’est pas un dieu et n’a qu’une approche partielle, personnelle de celle-ci). En vous témoignant tout mon respect et en espérant vous avoir informé utilement, veuillez agréer, cher Monsieur, l’expression de mes sentiments nationaux les plus sincères.

 

 

Yvan Blot

 

PS : Je vous signale le livre « Fort Chirac » de Claude Angeli. Il m’a été recommandé par M. Alain de Lacoste Lareymondie. On y trouve vers la page 175 une intéressante conférence de presse faite par Bruno Mégret à la presse américaine où il explique que le FN doit se débarrasser de ses « guenilles pétainistes » (sic) et de ses nostalgies fachos. Sympathique, n’est-ce pas ? »

 

29/09/2011

3) Allez, rigolons un peu

Acte II. Nous sommes toujours en ce fatidique mois de janvier 1999, le 20 pour être précis, et cette fois Yvan Blot fait encore plus fort. La note qui va suivre, et qu’il signera, fera les délices des mégrétistes. Et bien sûr des médias ennemis qui n’en espéraient pas tant.

 

« Note sur la santé mentale de Jean-Marie Le Pen (Strasbourg, le 20 janvier 1999)

 

Le Docteur Bernard Grandpierre, psychiatre de son état, m’a présenté une analyse qu’il a réalisée proprio motu sur la santé mentale de Jean-Marie Le Pen.

 

Il considère que les analyses de nombreux médecins diagnostiquant une « paranoïa sénile » ne sont pas très probantes.

 

La « paranoïa » est selon lui une disposition d’esprit courante chez les hommes politiques. Elle s’est peut-être aggravée avec l’âge, mais cela ne suffit pas à expliquer le comportement politique de Jean-Marie Le Pen dans certains de ses aspects excessifs et para-suicidaires.

 

Selon le Docteur Grandpierre, Jean-Marie Le Pen n’est absolument pas un malade mental, mais il est indiscutablement affligé d’un handicap à ce niveau. Il est atteint non de psychose (maladie), mais de névrose (handicap).

 

Il est un exemple cliniquement très pur de sujet atteint de la « névrose de l’échec ».

 

La « névrose de l’échec » consiste pour le sujet, consciemment ou non (le plus souvent inconsciemment), à provoquer son propre échec par peur des responsabilités insurmontables qu’engendrerait une réussite trop grande.

 

Selon cette analyse, Jean-Marie Le Pen se complaît affectivement dans le rôle de l’orateur d’opposition, du tribun de la plèbe. Il a une peur panique, largement inconsciente, devant des fonctions exécutives de ministre, de maire de grande ville, de président d’un Conseil régional, donc de fonctions de « gouvernement » sans posséder le pouvoir absolu. Par contre, président de parti lui convient, mais à la seule condition que son pouvoir soit absolu. Sinon, l’insécurité affective devient telle qu’il préfère « casser » plutôt que de composer dans un contexte de direction légale normale.

 

Chaque fois qu’une occasion se présente d’accéder à des postes de direction sans pouvoir absolu (ce qui donne une sécurité affective dont il ne peut se passer), il se met en situation d’échec, par une petite phrase ou par l’expulsion de l’agent perturbant de telle façon qu’il est ramené par régression à la situation antérieure.

 

Le handicap mental de Jean-Marie Le Pen n’est donc pas le moins du monde intellectuel. Dans ce domaine, ses capacités sont intactes. Le handicap est d’origine affective, et il est d’autant plus incontrôlable par le sujet qu’il est inconscient.

 

Cela n’empêche pas Jean-Marie Le Pen de jouer brillamment un rôle d’orateur d’opposition sans responsabilités réelles. Il peut aussi diriger un clan, un groupuscule, voire un parti dès lors que son pouvoir demeure absolu, donc irresponsable.

 

Par contre, son handicap mental le rend incapable de diriger rationnellement une très grande organisation guidée par le principe de responsabilité.

 

Le Docteur Grandpierre est prêt à réaliser une analyse plus détaillée en cas de besoin. Cette analyse de la « névrose de l’échec » converge en effet avec l’analyse politique de Bruno Mégret qui constatait que Jean-Marie Le Pen transformait les boulevards en impasses par des comportements négatifs pour le mouvement.

 

 

Yvan Blot »

 

 

Attention, le feuilleton est loin d’être terminé. Il va même bientôt se corser…. Car Yvan Blot, alors député européen par la seule grâce du « sujet cliniquement très pur »  ne va pas tarder à entrevoir des lendemains moins radieux qu’espéré. Et alors, ….

28/09/2011

2) Allez, rigolons un peu

 

Acte1 : Nous sommes en janvier 1999, la scission vient d’intervenir au FN et le député européen et conseiller régional frontiste Yvan Blot, après moult hésitations, a finalement rejoint les mégrétistes. Il se fend alors de la note suivante, qui va abondamment circuler à l’époque:

 

 

« Les quatre reniements de Jean-Marie Le Pen, par Yvan Blot, janvier 1999

 

J.-M. Le Pen et ses amis, dont Bruno Mégret, ont bâti les succès récents du Front national (avant il n’était qu’un groupuscule) sur quatre principes :

- Bâtir le renouvellement des droites

- Un idéal éthique exigeant

- La volonté de jouer pleinement le jeu démocratique

- Affirmer sans compromis la présentation de l’identité nationale

 

Le jour de ses 70 ans, personne ne pouvait adresser un mot à Jean-Marie Le Pen. Celui-ci prit conscience, semble-t-il, que la prise du pouvoir ne serait pas pour lui mais pour ses successeurs. D’où une crise psychologique profonde qui conduit au reniement des 4 principes fondateurs.

 

I)            JEAN-MARIE LE PEN RENONCE AU RASSEMBLEMENT DES DROITES

 

Comme le dit son vassal Bernard Antony : « le compromis nationaliste, c’est fini ! je me sens libre désormais ». Ce qui veut dire dans sa bouche : tous ceux qui n’ont pas 100% de mes idées sont mes ennemis, les catholiques lefebvristes, les catholiques conciliaires, les protestants, les athées, peu importe s’ils sont patriotes et s’ils aiment la France !

 

Selon Jean-marie Le Pen lui-même, les anciens UDF et RPR restent pour toujours des suspects, soit un bon tiers des militants et des dirigeants parmi les plus qualifiés du Mouvement. Tous ceux qui n’étaient pas avec le chef à l’époque du groupuscule fondateur sont suspects de trahison !

 

Toute personne compétente intellectuellement ou administrativement est suspecte, car elle n’est pas soumise à 100% au chef, ayant un métier et donc une indépendance par ailleurs.

 

Seules celles qui cèdent aux caprices du chef sont acceptées, comme par exemple J.-C. Martinez, pourtant athée, anti-chrétien, socialiste, mais flattant la confiance du Chef en organisant des pseudo conseils des ministres dans les luxueux salons de l’hôtel Crillon. J.-C. Martinez va jusqu’à demander à un aboyeur d’annoncer « M. le Président » lorsque Le Pen entre dans la salle. L’apport de ces « Conseils des ministres » est nul, mais l’ego du chef est satisfait.

 

Rejetant toute ouverture interne du Mouvement vers des compétences nouvelles et vers les déçus de Chirac et consorts, J.-M. Le Pen renie toute politique d’ouverture externe avec le reste de la droite pour vaincre la gauche. Pourtant, du temps de Jean-Pierre Stirbois, il avait accepté l’alliance UDF-RPR pour empêcher l’élection d’un socialiste aux élections législatives.

 

Depuis, il a aidé en 1993 à faire réélire Bernard Tapie à Gardanne en demandant à Damien Bariller de se maintenir, et faisant ainsi échouer Bruno Mégret à Vitrolles/Marignane.

 

Aux législatives partielles de Toulon, plus récemment, Madame de La Brosse, Conseiller général du FN, fait voter pour la candidate socialiste, contre Cendrine Le Chevallier. Elle ne sera pas sanctionnée par Jean-Marie Le Pen.

 

Le Pen renie la politique d’ouverture interne et externe qui conduisit le FN au succès. C’est le retour au groupuscule refermé sur lui-même. C’est la renonciation à toute stratégie de victoire.

 

II)         JEAN-MARIE LE PEN RENIE SON IDEAL ETHIQUE

 

« Tête haute et mains propres » avait-il fièrement affirmé face aux « affaires » de corruption touchant les autres partis. Estimant qu’il ne peut plus gagner en raison de son âge, il décide de relâcher la discipline afin de profiter des dernières bonnes années. D’où 5 dérives :

 

1 – Le népotisme généralisé

 

Ce qui était une légère tendance devient systématique. La famille Le Pen coûte 2 millions de francs par an au Mouvement, en échange de services dérisoires.

 

2 – L’obsession de l’argent

 

A l’origine, le FN était pauvre. Cela n’est plus vrai. Mais les fédérations départementales manquent de moyens. Tout l’argent est concentré au siège, quand il n’est pas gaspillé comme c’est le cas au pré-gouvernement de J.-C. Martinez ou à la direction du FNJ mis en coupe réglée par Samuel Maréchal.

 

3 –La jalousie à l’égard des succès électoraux de ses amis

 

Tous ceux qui ont un mandat électif que n’a pas le chef sont en butte à des humiliations. Ce fut le cas de M.-F. Stirbois lorsqu’elle était député. Ayant perdu son siège, elle revint en grâce. Bruno Mégret devient suspect après son succès à Vitrolles. Le Chevallier à Toulon se heurte à des adversaires au sein du Mouvement, Madame de La Brosse ou le colonel Girardin, lesquels sont encouragés par Le Pen. Cet esprit de jalousie détruit la bienveillance réciproque nécessaire dans un parti qui a tant d’ennemis et traduit la volonté de ne pas se situer dans une perspective de victoire historique.

 

4 – Le refus d’apporter une doctrine à la Jeunesse et au Mouvement

 

Ce refus est constant au FNJ depuis que Samuel Maréchal en assume la direction.

Mais le monde est ainsi fait que celui qui n’avance pas recule et dégénère.

C’est parce qu’il se sent libéré de l’obligation de rechercher la victoire que Jean-Marie Le Pen se laisse aller à ses désirs primitifs : jalousie, népotisme, goût de l’argent, haine contre ceux qui le contredisent, etc …

 

III)       LE RENIEMENT A L’EGARD DE LA DEMOCRATIE

 

Jean-Marie Le Pen avait bien compris que seule une stratégie démocratique pouvait permettre aux nationaux d’obtenir la victoire. Refuser la règle démocratique, dans un pays riche et développé comme la France, équivalait à la marginalisation et à l’échec.

 

Mais l’abandon de toute perspective de victoire « libère » aussi Le Pen de cette contrainte. D’où l’abandon de cette règle du jeu, dans le parti et à l’extérieur.

 

1 – Le rejet de la démocratie directe

 

Depuis longtemps, J.-M. Le Pen était favorable au principe de la démocratie directe pour courcircuiter les lobbies médiatiques, partisans, syndicaux ou autres. Aujourd’hui, il en rejette l’idée, y compris au sein même du FN, en refusant d’appliquer l’article 24 des statuts, permettant à la base de convoquer un Congrès.

 

2 – Le mépris pour la démocratie locale

 

La conquête du pouvoir, dans un pays comme le nôtre, se fait en partie au travers de la conquête de relais intermédiaires, comme les mairies. Or J.-M. Le Pen n’a pas cherché à conquérir de mairies. Pire encore, il affirme à tout propos son mépris pour la politique locale, ne se sentant intéressé que par la « grande » politique, avec l’Irak par exemple.

 

Pourtant, ses adversaires au niveau le plus élevé n’ont jamais négligé les mandats locaux. Une seule exception, De Gaulle, mais il avait une guerre derrière lui !

 

3 – Le refus de reconnaître un rôle aux élus, au sein même du Mouvement

 

Le Pen a dénié ce rôle aux conseillers régionaux d’Ile de France : « Vous n’êtes rien !, votre rôle est de voter dans les assemblées, selon mes ordres, et c’est tout ! ». Il a dit la même chose aux députés européens.

 

S’il est vrai que les élus doivent respecter la discipline et la hiérarchie du parti, ils ne sont pas « rien » pour autant. Ils sont le fer de lance de la conquête du pouvoir. La marginalisation des élus empêche la mobilisation optimale du Mouvement. Elle a été heureusement freinée par plusieurs dirigeants, dont Jean-Yves Le Gallou, qui l’ont payé par leur exclusion.

 

4 – Le mépris de l’état de droit

 

« Je ne signerai pas la déclaration des droits de l’homme ». ce genre de déclaration aboutit à des procès qui affaiblissent le Président et donc le FN tout entier. Ces déclarations n’ont de sens que dans une perspective de non prise du pouvoir.

 

5 – « Je suis un monarque », « Je suis César »

 

Même si certains d’entre nous reconnaissent des mérites à la monarchie, ces affirmations médiatiques ridiculisent le mouvement national. Le Pen se donne en spectacle comme le Général Alcazar dans Tintin et Milou.

 

De plus, ces affirmations sont contraires aux statuts du FN et aux lois. Cela n’apporte rien à la conquête du pouvoir, bien au contraire.

 

Enfin, un monarque qui soumet son peuple à des caprices personnels, n’est plus un monarque, c’est un tyran !

 

    IV – LE RENIEMENT DE L’IDENTITE NATIONALE (c’est le plus grave de tous)

 

1 – La résignation à l’égard du pouvoir socialiste

 

N’espérant pas gagner lui-même, Le Pen favorise le pouvoir socialiste. Celui-ci vit de la division de la droite et de la diabolisation de la droite nationale. Or J.-M. Le Pen aide à la diabolisation, par exemple en présentant une tête sanglante de Trautmann sur un plateau à la télévision. Ce gadget a d’ailleurs sauvé Trautmann en écoeurant des électeurs de droite et en mobilisant ceux de gauche. En effet, à 100 voix près, elle pouvait être battue. Le Pen dit après sa réélection : « Cette femme nous a rendu service en nous faisant de la publicité », ne l’oublions pas !

 

Discrètement, le pouvoir socialiste aide Le Pen (statut de Cotelec, blocage de la boîte postale de Serge Martinez, attitude complaisante de Michel Field à la télévision). Le gouvernement sait où est son intérêt dès lors que Le Pen renonce à prendre le pouvoir.

 

2 – J.-M. Le Pen ne tolère qu’un seul idéologue auprès de lui : Jean-Claude Martinez

 

Or celui-ci, aux contacts innombrables dans le monde arabe, est favorable à l’immigration. Son rêve est une Europe étendue au Maghreb. Plus exactement, il veut détruire l’Europe au profit d’une communauté « méditerranéenne » étendue à l’Afrique du nord.

 

3 – Samuel Maréchal préfère « l’intégration des beurs » au retour des immigrés dans leurs pays d’origine

 

J.-M. Le Pen lui-même, qui a la nostalgie des colonies, fréquente chez les personnes de sa génération, partage la même utopie. Ainsi s’explique la mise en avant de Farid Smahi comme éventuel futur député européen.

 

4 – « Une minorité de comploteurs racistes »

 

Ce n’est pas un hasard si Le Pen a plusieurs fois répété cette accusation contre Bruno Mégret et ses amis. Il souhaite apparaître comme un « non raciste », sa priorité allant à l’antisémitisme.

 

En fait, on retrouve ici la même extrême droite d’autrefois qui n’a plus rien à voir avec les problèmes d’aujourd’hui : en 1930, l’immigration n’était pas le problème essentiel !

 

Le Pen, en accusant une partie du FN d’être raciste, et en prônant l’intégration de préférence au retour des immigrés, renie son combat pour l’identité nationale !

 

 

Le Pen, à plus de 70 ans, a perdu foi dans sa capacité de victoire personnelle. Ayant perdu la foi, il a perdu l’espérance. Il a alors perdu toute vertu de charité à l’égard de ses propres amis, compagnons fidèles de combat qu’il insulte désormais des noms de racistes et de vendus (les deux sont d’ailleurs contradictoires). C’est bien triste. L’épopée se conclut en farce dramatique sous le signe du reniement national !

 

Yvan Blot »

 

 

L’analyse que vous venez de lire était globalement pertinente, quoique succincte. Mais elle ne pourra être appréciée à sa juste valeur qu’à la lumière des actes suivants….

27/09/2011

1) Allez, rigolons un peu….

 

Je sais, je n’ai pas vraiment le temps, mais je ne peux pas résister. Je reçois ce matin l’annonce de la prochaine université du Club de l’Horloge, prévue les 8 et 9 octobre prochain sur le thème « Pour que les électeurs de droite ne soient plus trompés ». Et je constate que ce Club, recyclant de vieilles lubies d’alliances et d’accointances diverses et variées avec la « droite », est en pleine marinolâtrie, lui aussi. Il s’est certainement chargé de baliser le terrain pour plus tard.

 

Or, voici que je lis la liste des intervenants : Christophe Beaumont, Yvan Blot, Michel Clapié, Gilbert Collard, Jean-Louis Harouel, Yves-Marie Laulan, Jean-Yves Le Gallou, Henry de Lesquen, Pierre Millan, Jean Violette.

Comme il paraît que « ces deux journées d'études et de débats apporteront des réponses claires et argumentées aux questions des Français sur la prochaine élection présidentielle, dont elles dégageront les véritables enjeux », je me sens tenue d’apporter ma petite pierre à ce savant édifice et de rappeler divers éléments d’information datant de 1998/99. Ce n’est pas si vieux et vous verrez, c’est très éclairant.

 

Car enfin, si un nom m’a interpellée, si je puis dire, c’est bien celui d’Yvan Blot. Voilà un personnage des plus sympathiques, parfaitement ferme dans ses convictions, qui fera considérablement avancer le schmilblick. Une excellente recrue pour Marine Le Pen. Tout à fait emblématique.

 

Vous voulez savoir pourquoi ? Eh bien, c’est trop long pour aujourd’hui. Nous attaquerons demain et ce sera un petit feuilleton très réjouissant.

Vous verrez qu’avec des amis pareils, on n’a plus besoin d’ennemis …



25/09/2011

Dans la famille Gaubert, je demande Thierry….

Je n'ai pas le temps d'aller sur le blog, mais mes fidèles lecteurs bossent pour moi. Voici donc ci-après la réaction de l'un d'entre eux aux douloureuses persécutions dont est victime le frère de notre ami Patrick Gaubert. Persécutions qui nous bouleversent tous:

 

 

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"Mais qui est donc exactement Thierry Gaubert, qui vient d’être mis en examen le 21 septembre 2011 par le juge d’instruction Renaud van Ruymbeke dans l’enquête sur le financement de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995, dite « Affaire Karachi » ? Oui, peut-on en savoir un peu plus sur ce personnage à la tête d’honnête homme ?

Voici tout d’abord ce qu’en dit  Wikipédia: « Thierry Gaubert, né Thierry Goldenberg le 14 mai 1951 à Paris 16e, est un homme d'affaires français et conseiller politique. Il a été mis en examen dans le cadre de l'enquête sur l'Affaire Karachi, mais également en 2008 pour le détournement des fonds du 1% logement dans les Hauts-de-Seine, dans les années 80 et 90. Dans l'Affaire Karachi, Thierry Gaubert est inculpé pour recel d'abus de biens sociaux. Sa mise en examen fait suite aux révélations de sa femme, la princesse Hélène de Yougoslavie révélant que son mari avait accompagné, en Suisse, Ziad Takieddine pour aller chercher des valises "volumineuses de billets", entre 1994-95.

Éléments personnels

Né Goldenberg, il est fils d'Armand Goldenberg, chirurgien-dentiste et de Myriam Perelman, et frère de Patrick Gaubert, député européen et président de la LICRA [Jusqu’en 2010, année où  il passe le relais à Alain JAKUBOWICZ]. Divorcé de Diane Barrière-Desseigne, il s'est remarié en 1988 avec la princesse Hélène Karageorgevitch, princesse de Yougoslavie avec laquelle il a trois enfants. Il est proche de Nicolas Sarkozy, dont il a été secrétaire général à la mairie de Neuilly-sur-Seine et conseiller au ministère du Budget au milieu des années 1990. »

Pour son parcours professionnel exemplaire, référons-nous maintenant à un article très complet du journal L’Alsace du 22 septembre 2011.

 « ( …) Directeur des affaires publiques et conseiller du président du groupe Banque Populaire-Caisse d’Épargne (BPCE), Thierry Gaubert — frère de Patrick Gaubert, président du Haut conseil à l’intégration — est administrateur de la Banque de La Réunion depuis 2004 et d’Icade EMPG depuis 2006, membre du conseil de surveillance de Groupe Perexia.

Né le 14 mai 1951 à Paris, titulaire d’une maîtrise de sciences économiques, diplômé de la Société française d’analystes financiers, il est en 1984 président du comité interprofessionnel du logement social et, parallèlement, secrétaire général de Neuilly-Communication. De 1988 à 1993, il est gérant et directeur de la publication de Neuilly Journal Indépendant. En 1994, il est chef adjoint, chargé de la communication, du cabinet du ministre du Budget et porte-parole du gouvernement de l’époque, Nicolas Sarkozy.

En 1997, il devient président de Foncier Habitat (filiale du Crédit foncier de France). Cette même année, il préside Efidis, société anonyme d’habitations à loyer modéré.

En 2001 et 2002, M. Gaubert est conseiller du président de la Caisse nationale des caisses d’épargne, Charles Milhaud, puis conseiller à titre officieux au cabinet du secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé.

En 2004, M. Gaubert devient directeur du cabinet du président du directoire de la Caisse nationale des caisses d’épargne, Charles Milhaud.

En 2005, il est administrateur de Marseille Télévision Locale, société éditrice de La Chaîne Marseille.

M. Gaubert avait été mis en examen en 2008, notamment pour abus de biens sociaux et escroquerie dans une affaire immobilière concernant la collecte et l’utilisation des fonds du 1 % logement dans les Hauts-de-Seine dans les années 1980 et 1990. En mars 2011, son procès a été renvoyé, à cause de deux Questions prioritaires de constitutionnalité (QPC), qui ont finalement été rejetées en mai par la Cour de cassation. »

 

Cette nouvelle mise en examen en forme de persécution intolérable et nauséabonde nous attriste au plus haut point …. On a osé mettre en examen le propre frère de Patrick Gaubert, qui nous est si cher. C'est incroyable, inimaginable, intolérable ! Car Thierry poursuivait bien tranquillement sa brillante carrière malgré quelques vieilles casseroles qui dormaient tout doucettement du sommeil du juste, de renvoi en renvoi ... sans jamais avoir été jugées. Ah, les lenteurs de la justice !!! Dans certains cas …

Et voilà qu’à présent on lui cherche des poux dans la tête avec des histoires de voyages helvétiques et de valises pleines de billets ???? Non, sérieusement, ça commence à bien faire ! 

Espérons que son frère Patrick, le Justicier ex-licrasseux, qui n’avait que le mot de morale à la bouche lorsqu’il s’agissait de pourfendre la bébête immonde, pourra intervenir efficacement. Et tirer son frérot des griffes de tous ces antisémites."

 

13/09/2011

A NOTER SUR VOS TABLETTES

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08/09/2011

Nouvelles à mes lecteurs

 

Je suis en plein dans l’écriture de mon bouquin, je ne me souviens pas d’un été aussi studieux depuis longtemps.

 

Mais il y a de quoi s’occuper sur Internet : allez donc vous marrer en lisant ce qui suit :

 

 

 

http://www.lorgane.com/PARDON-DOMINIQUE-_a1078.html