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29/09/2011

3) Allez, rigolons un peu

Acte II. Nous sommes toujours en ce fatidique mois de janvier 1999, le 20 pour être précis, et cette fois Yvan Blot fait encore plus fort. La note qui va suivre, et qu’il signera, fera les délices des mégrétistes. Et bien sûr des médias ennemis qui n’en espéraient pas tant.

 

« Note sur la santé mentale de Jean-Marie Le Pen (Strasbourg, le 20 janvier 1999)

 

Le Docteur Bernard Grandpierre, psychiatre de son état, m’a présenté une analyse qu’il a réalisée proprio motu sur la santé mentale de Jean-Marie Le Pen.

 

Il considère que les analyses de nombreux médecins diagnostiquant une « paranoïa sénile » ne sont pas très probantes.

 

La « paranoïa » est selon lui une disposition d’esprit courante chez les hommes politiques. Elle s’est peut-être aggravée avec l’âge, mais cela ne suffit pas à expliquer le comportement politique de Jean-Marie Le Pen dans certains de ses aspects excessifs et para-suicidaires.

 

Selon le Docteur Grandpierre, Jean-Marie Le Pen n’est absolument pas un malade mental, mais il est indiscutablement affligé d’un handicap à ce niveau. Il est atteint non de psychose (maladie), mais de névrose (handicap).

 

Il est un exemple cliniquement très pur de sujet atteint de la « névrose de l’échec ».

 

La « névrose de l’échec » consiste pour le sujet, consciemment ou non (le plus souvent inconsciemment), à provoquer son propre échec par peur des responsabilités insurmontables qu’engendrerait une réussite trop grande.

 

Selon cette analyse, Jean-Marie Le Pen se complaît affectivement dans le rôle de l’orateur d’opposition, du tribun de la plèbe. Il a une peur panique, largement inconsciente, devant des fonctions exécutives de ministre, de maire de grande ville, de président d’un Conseil régional, donc de fonctions de « gouvernement » sans posséder le pouvoir absolu. Par contre, président de parti lui convient, mais à la seule condition que son pouvoir soit absolu. Sinon, l’insécurité affective devient telle qu’il préfère « casser » plutôt que de composer dans un contexte de direction légale normale.

 

Chaque fois qu’une occasion se présente d’accéder à des postes de direction sans pouvoir absolu (ce qui donne une sécurité affective dont il ne peut se passer), il se met en situation d’échec, par une petite phrase ou par l’expulsion de l’agent perturbant de telle façon qu’il est ramené par régression à la situation antérieure.

 

Le handicap mental de Jean-Marie Le Pen n’est donc pas le moins du monde intellectuel. Dans ce domaine, ses capacités sont intactes. Le handicap est d’origine affective, et il est d’autant plus incontrôlable par le sujet qu’il est inconscient.

 

Cela n’empêche pas Jean-Marie Le Pen de jouer brillamment un rôle d’orateur d’opposition sans responsabilités réelles. Il peut aussi diriger un clan, un groupuscule, voire un parti dès lors que son pouvoir demeure absolu, donc irresponsable.

 

Par contre, son handicap mental le rend incapable de diriger rationnellement une très grande organisation guidée par le principe de responsabilité.

 

Le Docteur Grandpierre est prêt à réaliser une analyse plus détaillée en cas de besoin. Cette analyse de la « névrose de l’échec » converge en effet avec l’analyse politique de Bruno Mégret qui constatait que Jean-Marie Le Pen transformait les boulevards en impasses par des comportements négatifs pour le mouvement.

 

 

Yvan Blot »

 

 

Attention, le feuilleton est loin d’être terminé. Il va même bientôt se corser…. Car Yvan Blot, alors député européen par la seule grâce du « sujet cliniquement très pur »  ne va pas tarder à entrevoir des lendemains moins radieux qu’espéré. Et alors, ….

Commentaires

Quand on sait ce qu'est devenu la psychiatrie depuis un siècle grâce au génial Freud, un savant mélange d'imaginations parfois farfelues exprimées dans un langage pseudo scientifique dont raffolent les bobos. Avec ça, nous sommes revenu à une conception totalement empirique de l'esprit humain qui permet de faire passer une nullité pour un génie ou d'enfermer dans un asile n'importe qui ne pense pas correctement. On peut tout dire et même prouver avec cette connerie, aussi bien affirmer que Jean Marie le Pen ferait le meilleur Président de la République que la France puisse avoir, comme le faire interner!

Écrit par : NYH | 29/09/2011

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