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29/06/2011

AMALGAMONS, AMALGAMONS, IL EN RESTERA TOUJOURS QUELQUE CHOSE …

L’affaire Dreyfus et l’affaire Frank mises sur le même pied : celui de l’Antisémitisme avec un grand A. Je n’ai pas vraiment le temps d’épiloguer, mais vous arriverez bien à le faire tous seuls…

 

Lisez d’abord la nouvelle qui suit, diffusée par le CRIF. Vous lirez ensuite un éclairage concernant l’affaire Frank paru sur le blog en août 2007 :

 

 

1)   « L’affaire Dreyfus en France, l’affaire Frank aux Etats-Unis : la machine infernale

 
 

 

Etudier et mettre en parallèle l’affaire Dreyfus et l’affaire Frank, « Dreyfus en Amérique » pour certains, nous incite à observer le fonctionnement de nos démocraties contemporaines pour défendre une certaine idée de l’Etat de droit et porter un regard sur le sens des « indignations » et de l’engagement dreyfusard aujourd’hui. L’Université américaine de droit TOURO LAW CENTER a choisi de mettre en parallèle ces deux affaires pour son prestigieux événement quadriennal cette année, les 5, 6 et 7 juillet 2011 à Paris:

 

« PERSECUTION THROUGH PROSECUTION : ALFRED DREYFUS, LEO FRANK AND THE INFERNAL MACHINE »

 

gg.jpgL’affaire Dreyfus en France, l’affaire Frank aux Etats-Unis : la machine infernale TOURO LAW Center bénéficie du soutien, en France, de deux partenaires particulièrement actifs et engagés, l’American Jewish Committee (AJC) et le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) ainsi que d’un partenariat avec l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (IEP Paris). L’événement a, en outre, obtenu le haut patronage de Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République Française. TOURO LAW a inscrit les huits sessions du Colloque autour du jeu des engrenages, ceux de la « machine infernale » dans laquelle la politique, la justice, les médias, et l’opinion publique sont étroitement imbriqués.

 

Pendant trois jours, dans des lieux parisiens emblématiques liés à l’affaire Dreyfus, les plus renommés spécialistes livreront en séance leur expertise et leur éclairage pour étudier comment ces deux affaires se sont muées en « machines infernales ». Ils s’efforceront d’alimenter la réflexion sur le sens qu’a pris, depuis l’Affaire Dreyfus et jusqu’à aujourd’hui, la notion d’engagement dreyfusard. En effet, au-delà de la place fondatrice qu’occupe l’Affaire dans notre modernité républicaine, les débats qu’elle continue de soulever, en France et aux Etats-Unis, renvoient à des enjeux contemporains. Les affaires Alfred Dreyfus et Léo Frank, en raison de leur dimension et de leurs caractères, ont dépassé les parcours individuels de cet officier juif français en 1895 injustement condamé pour haute trahison à la détention à perpétuité et déporté, et de cet industriel juif américain en 1915 accusé, déshonoré, condamné puis lynché pour un meurtre qu’il n’a pas commis.

 

Cette nouvelle mise en perspective vise à révéler la modernité de ces deux affaires jusqu’aux interrogations les plus actuelles sur l’articulation de la défense des particuliers et des droits universels et la manière de définir les priorités et les argumentaires face aux différentes formes de racismes et d’antisémitismes aujourd’hui.

 

C’est en s’appuyant sur les interventions interdiscliplinaires de tous les experts présents et dans le prolongement de son engagement civique que le TOURO LAW Center a décidé de poursuivre le débat et le combat pour la justice. Chaque session se tiendra devant plus d’une centaine de participants invités. L’événement est ouvert au public sur invitation. »

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=25367&artyd=2

 

 

2)   L’AFFAIRE LEO FRANK ET L’ANTI-DEFAMATION LEAGUE

imagesCAM0RIY1.jpgNous avons déjà parlé de la rubrique intitulée Souviens-toi ! publiée chaque jour sur Guysen International News. Aujourd’hui, elle évoque, entre autres, la mort de Leo Max Frank survenue le 17 août 1915 à Atlanta dans des circonstances très particulières qui rejoignent par bien des aspects notre propos habituel.

Dans l'affaire Leo Frank, le crime commis n'a jamais été réellement élucidé et bien que les faits remontent à présent à plus de 90 ans, ils continuent à déchaîner les passions car il y est question … d’antisémitisme. Autant dire que voilà un crime qui ne risque pas de sombrer dans l’oubli.           

S’agissant des faits, survenus en 1913, Guysen nous apprend ceci : Un juif d’origine allemande nommé Leo Max Frank, ingénieur habitant Atlanta (Georgie, Etats-Unis), est accusé du meurtre d’une jeune fille âgée de treize ans, Mary Phagans. Il est arrêté en dépit du manque de preuves. Avec l’ouverture de son procès, l’attitude antisémite de la population et du jury devient manifeste. La presse se livre à une campagne antisémite, et, dans ce contexte, les jurés déclarent Leo Max Frank coupable et le condamnent à mort. Mais le gouverneur de Georgie, Slanton, commue sa peine en prison à vie. Une foule rendue enragée arrache Leo Max Frank à sa prison et le lynche en psalmodiant des slogans antisémites. D’autres juifs sont agressés et beaucoup s’enfuiront de Georgie. En mars 1986, Leo Max Frank est réhabilité à titre posthume.

En se penchant d’un peu plus près sur la question, on se rend vite compte que les faits ne sont pas si lisses que cela et qu’en réalité, les juges avaient deux beaux présumés coupables à leur disposition : un juif, certes, mais aussi… un noir, nommé Jim Conley. Nous sommes à Atlanta, ne l’oublions pas. Et voilà que c’est sur le juif que le couperet tombe ! quel incroyable racisme ! Il faut noter pourtant que le jury comprenait quatre juifs et aucun noir, les deux pressentis ayant été récusés par la défense de Frank, à savoir huit avocats.

Loin de moi l’idée de prendre la moindre position dans cette sombre affaire. Elle est décrite avec beaucoup de détails dans Wikipedia version anglaise. Elle m’inspire simplement quelques réflexions.

Ainsi, l’Anti-Defamation League, elle-même émanation du B’nai B’rith, est née en 1913 à la suite de ce fait divers. Dès que l’un des leurs est accusé, les responsables juifs font bloc. L’ADL présentera systématiquement par la suite Leo Frank comme une victime de l’antisémitisme.

Et les années ont beau passer, rien n’est oublié. Comment réhabiliter cette victime de l’antisémitisme le plus odieux ? Miracle ! voilà que tout à coup, après 69 ans de silence, LE témoin se manifeste. Il y aura mis le temps, mais mieux vaut tard que jamais, n’est ce pas ? Donc, un dénommé Alonzo Mann révèle en 1982, à l’âge de 84 ans, qu’il a bel et bien vu jadis le noir transporter le corps de la victime. C'était donc lui le coupable! S’il n’a rien dit jusqu’alors, c’est qu’il avait peur !

L’ADL va donc présenter une première demande de réhabilitation de Frank en 1983, que l’Etat de Géorgie refuse. Qu’à cela ne tienne. L’ADL représentera une seconde demande en 1986. Cette fois-ci, l’Etat de Géorgie « accordera son pardon » et reconnaîtra son incapacité à avoir protégé efficacement l’accusé durant son incarcération. Ce qui ne veut pas dire, contrairement à ce qu’affirme Guysen, qu’il a été absous d’un crime resté irrésolu.

(blog La France LICRAtisée – 17/08/2007)

24/06/2011

PETITION CONTRE LE MARIAGE HOMOSEXUEL

http://www.parti-de-la-france.fr/actualite/2455/defendons...www.parti-de-la-france.fr

contact@parti-de-la-france.fr

PTITIO~1(2).jpg

23/06/2011

NOUVEAU MACHIN EN PERSPECTIVE …

 … pour les futurs illettrés échappés de l’éducation dite nationale. Mais ce n’est pas grave s’ils ne savent pas vraiment lire, au contraire même, l’important n’est-il pas d’obtenir la médaille du parfait futur petit con-citoyen ?

 

"Eduquer c’est transmettre aux enfants l’histoire de France sans occulter les pages sombres"

 

 

« Mercredi 22 juin 2011 dans les Salons du Gouverneur Militaire de Paris s’est déroulée une cérémonie qui sera novatrice dans l’enseignement de l’histoire de France aux élèves des écoles primaires.

 

Cette cérémonie consistait en la remise à chaque élève des classes ici présentes d’une école de Saint-Maur-des-Fossés, d’un passeport bien particulier, le Passeport pour la Mémoire. Le principe en est simple : après avoir participé à 10 commémorations ou quêtes, le jeune détenteur du Passeport pour la Mémoire se verra attribuer une médaille, émise par la mairie de sa commune, symbolisant sa participation au travail de mémoire.

 

L’initiative émane de M. Yves Dayan, Maire-adjoint de Saint-Maur-des-Fossés qui s’est entretenu avec le Président délégué de la Commission du Souvenir, Claude Hampel. Selon ce dernier, l’idée du Passeport pour la Mémoire mériterait d’avoir un large écho dans la communauté juive à travers les réseaux d’écoles où l’histoire de la Résistance et l’histoire de la déportation sont enseignées. Cela serait de nature à susciter la présence d’élèves des écoles juives aux cérémonies mémorielles.

 

Comme l’a souligné le député maire Henri Plagnol qui, rendant hommage à l’Education nationale, a déclaré : « A travers les cérémonies, les jeunes découvrirons [sic] l’histoire de France, sans oublier les pages sombres ».

 

 

 

 

Source : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=25297&artyd=2

  

19/06/2011

SUBTILE DISTORSION DE LA REALITE

Je ne peux pas m’empêcher de vous faire observer comment la chaîne Histoire présente son émission spéciale de ce soir. Voyez plutôt :

 

20h35, « L’Orchestre rouge.

 

Actif pendant la seconde guerre mondiale, Orchestre rouge, le principal mouvement résistant allemand, a fourni aux Alliés de nombreux et précieux renseignements.»

 

Voilà. « Le principal mouvement résistant allemand ». Donc, classé d’office du côté du Bien. Parce qu’être résistant, c’est chargé de plein de valeur positive. Etre espion, c’est nettement moins bien vu. C’est réservé au camp du Mal. Les communistes à la nationalité incertaine qui espionnent en temps de guerre pour Staline sont des résistants et non des espions. J’espère que tout le monde aura bien compris la nuance.

 

Voici ci-après un portrait très succinct du créateur « résistant » d’Orchestre rouge (tiré de Révolutionnaires juifs). Vous noterez comme moi au passage que les zaffreux nazis ne l'ont pas trop malmené. Tandis que Staline, lui, ne l'a pas raté. Curieux.

 

 

 

imagesCAWKWD8V.jpgLEOPOLD TREPPER, chef de l’Orchestre rouge

 

 

Le futur organisateur du réseau d’espionnage Orchestre rouge naît en 1904 dans une famille juive de Galicie.

Il rejoint les bolcheviks peu après la révolution d’Octobre et travaille durant un certain temps dans les mines de Galicie. En 1923 - il a dix-neuf ans - il organise une grève et connaît la prison.

 

L’année suivante, il s’embarque pour la Palestine, en tant que membre de Hashomer Hatzair, mouvement sioniste de gauche créé en Pologne en 1913. Dans ce territoire alors sous mandat britannique, il adhère au parti communiste qui vient tout juste de se créer et de s’affilier au Komintern. Trepper sera finalement expulsé de Palestine par les Anglais en 1929 en raison de ses activités subversives.

 

Il se rend alors en France et y travaille avec une organisation clandestine qui sera bientôt interdite. En 1932, il repart donc pour Moscou où il travaillera dorénavant pour le GRU, le renseignement militaire. Il se met à beaucoup voyager, notamment entre Paris et Moscou, pour ses missions.

 

Trepper va traverser la période des purges sans difficultés majeures. En 1938, il est envoyé en Belgique afin d’y établir un réseau d’espionnage, celui que les Allemands désigneront plus tard du nom célèbre de Die Rote Kapelle, l’Orchestre rouge. L’idée qu’il met en œuvre consiste à s’abriter derrière  des sociétés commerciales qui serviront à la fois de paravent et de source de revenus. Trepper va ainsi mettre sur pied un vaste réseau d’agents sûrs opérant dans divers pays européens et capables de fournir aux soviétiques des renseignements stratégiques, politiques, économiques de grande valeur.

 

Parmi les renseignements majeurs, Trepper sera en mesure d’informer Staline de l’imminence du déclenchement de l’opération Barbarossa, l’invasion de l’URSS par les troupes allemandes, en juin 19414. Staline, qui recevra les mêmes informations d’un autre espion, Richard Sorge, ainsi que d’autres sources, refusera pourtant d’y ajouter foi.

 

Cependant, l’Abwehr, le service allemand de renseignements militaires, n’est pas resté inactif, et parvient à démanteler le réseau. Un grand nombre d’espions sont arrêtés, dont Trepper lui-même, en novembre 1942.  Les Allemands ne seront cependant pas trop méchants avec lui car ils espèrent en faire un agent double.

 

Trepper fait semblant de se prêter au jeu, et réussit à s’échapper en 1943. Il réapparaîtra à la libération de Paris, dans le sillage de la résistance.

 

Il rentre en URSS en janvier 1945, mais là, bizarrement, au lieu d’être bien accueilli, il est emprisonné à la Loubianka sur ordre de Staline. Il réussira de justesse à sauver sa tête, mais il reste enfermé jusqu’en 1955.

Après sa libération, il retourne en Pologne avec sa famille et renoue avec ses racines juives en s’occupant de diverses organisations communautaires.

 

Après la guerre des Six Jours, il décide d’émigrer en Israël. La Pologne finira par accepter de le laisser partir en 1974. Il s’installe alors à Jérusalem et publie son autobiographie l’année suivante. Il meurt à Jérusalem en 1982. 

 

16/06/2011

REIMPRESSION DE LA FRANCE LICRATISEE

 

J’informe diffuseurs et particuliers auxquels je n’avais pu fournir ce titre ces dernières semaines qu’il est à présent réimprimé et disponible. Au même prix, bien sûr.

 

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J’informe par ailleurs mes lecteurs que je commence la rédaction d’un nouveau livre et qu’en conséquence, je vais abandonner provisoirement le blog. Trop difficile de faire les deux en même temps.

 

Dernière chose : un correspondant m’envoie le lien vers un site des plus intéressants, qui retiendra votre attention à coup sûr : l’observatoire des subventions. Allez-y, vous ne regretterez pas.

 

 

Subventions.gif

 

 

http://www.observatoiredessubventions.com/

 

06/06/2011

PAUVRES PETITS SCHTROUMPFS !

 

 

schtroumpf.jpgL’excellent site METAMAG – le magazine de l’esprit critique – me signale un de leurs articles. Effectivement, il est très bon et au cas où vous ne le connaîtriez pas, je vous le transmets ci-dessous (et je vous dis à dimanche...) :

 

 

« Quand on n’a pas de vrai talent, on s’appuie sur l’idéologie dominante pour vendre et se faire connaître. Quand on flatte le milieu dominant, on a une chance d’être reconnu. C’est pourquoi la traque au nazi caché, au raciste camouflé, au misogyne masqué, dans les œuvres littéraires, les contes ou bd pour enfants, est un exercice très répandu. Il fait recette.

Mais depuis les campagnes, anachroniques et partiales, contre « Tintin au Congo », il semble que, enfin, le conformisme flagorneur ait des limites et que trop c’est trop. Le ridicule, cependant, ne tue plus en France et depuis longtemps. Ce dont ne peut que se féliciter Antoine Buéno.

Antoine Buéno a créé une polémique à travers son « Petit Livre bleu ». Ce maître de conférences à Sciences Po Paris s'est livré à une "analyse critique et politique de la société des Schtroumpfs". Pour lui, les petits hommes bleus, apparemment inoffensifs, sont en fait la représentation cachée des pires figures de l'histoire. "Les Schtroumpfs : archétype d'utopie totalitaire empreint de stalinisme et de nazisme", écrit-il.

Les lutins espiègles camouflaient de grands SS
 
Sur la première page du « Petit Livre bleu » d'Antoine Buéno, la couleur est directement annoncée. Les petits hommes bleus inventés par Peyo ont, pour cet auteur, une véritable face cachée. Les bleus sont donc des bruns… Il fallait y penser entre deux cours.

Nous voyons simplement des lutins espiègles, vivant dans un mignon petit village pour échapper au méchant Gargamel. Antoine Buéno a découvert des figures obscurantistes. Par exemple, le grand Schtroumpf, cette figure paternelle apaisante, représente, en fait, le chef autoritaire, comme un Hitler ou un Staline. 

 
Le grand schtroumpf serait  Hitler...pourquoi pas Robert Hue ! 

Autre exemple, personne ne s'est jamais vraiment demandé pourquoi les Schtroumpfs ne sont que des garçons. Réponse : parce qu’ils sont sexistes et misogynes. Dans le village, la seule femme, c'est la petite Schtroumpfette, image de la blonde écervelée.

On peut tout faire dire, on le sait depuis longtemps, aux contes pour enfants, pas tous explicites comme « Peau d’âne », mais le Buéno a poussé, semble-t-il, le schtroumpf un peu loin.

Ainsi, il écrit « "l'épisode des Schtroumpfs noirs est intégralement consacrée à une menace qu'on pourrait taxer d'ordre racial puisque, dans cet album, les Schtroumpfs sont malades et quand ils sont malades... ils deviennent noirs. Et là, ils perdent toute trace d'intelligence, ils deviennent complètement débiles et ne parlent plus". On a envie de crier: arrêtez le !

L’Express.fr a demandé l'avis de Patrick Gaumer, historien de la bande dessinée et auteur du « Dictionnaire mondial de la bande dessinée », sur « Le Petit livre bleu » : c'est une accumulation de sophismes. Des raisonnements qui paraissent rigoureux, mais qui sont trompeurs et mensongers". Pour exemple, il donne le rapprochement qui est fait entre le Schtroumpf à lunettes et Trotski : "Je pourrai très bien dire que c'est Gandhi, qui lui aussi, porte des lunettes."

S'il ne s'est pas encombré de références, c'est que le but d'Antoine Buéno était d'"analyser des stéréotypes, des images d'Epinal". Comme il le reconnaît, "on aurait pu faire une autre analyse, voir le village comme une classe d'école, où le grand Schtroumpf serait le maître et le Schtroumpf à lunettes, Clotaire, un personnage du Petit Nicolas." Pour Patrick Gaumer, il aurait, justement, été possible de "démontrer le contraire de ce que dit Antoine Buéno, avec la même bibliographie".

Les Schtroumpfiles verts de rage

Les voix se font entendre, rapporte l'AFP: «Les Schtroumpfs nazis ou staliniens? Vingt ans de recherches pour dire de pareilles conneries!», s'étrangle un internaute. «C'est typique du politiquement correct, qui voit du racisme partout, et d'une grille de lecture exclusivement politique et idéologique», s'offusque un autre.

Comparer le Grand Schtroumpf à Staline était déjà osé. Mais quand l’essayiste fait du méchant Gargamel une victime de l’idéologie nazie, alors là, c’en est trop. Non, l’œuvre de Peyo n’est pas une version édulcorée de «Mein Kampf». Les lecteurs s’égosillent. «Ruiner ainsi gratuitement les histoires de notre enfance, quelle honte!», s’exclame un nostalgique. «Triste époque où l'on voit le mal partout» déplore-t-on.

Terminons donc le débat, à moins de finir, comme aux Etats-Unis, par repeindre les Schtroumpfs noirs en violet, pour ne pas heurter les  sensibilités raciales.

Antoine Bueno ne doit pas être mécontent de cette polémique qui donne une notoriété inespérée à ses divagations politiques et psychanalytiques. On peut lui assurer que, quand les « Schtroumpfs » voleront, il sera chef d’escadrille. Avec de tels maîtres de conférence à « Sciences Po », on peut n’être que très partiellement rassuré pour l’avenir de la formation de nos jeunes élites politiques. »

 

http://metamag.fr/metamag-248-Touche-pas-a-nos-Schtroumpfs-Encore-un-%C2%ABcultureux%C2%BB-qui-voit-des-nazis-partout.html

DU RIFIFI EN PERSPECTIVE

Il ne faudrait pas croire que tous les sionistes sont des fous furieux uniquement préoccupés d’en découdre à n’importe quel prix avec le reste de l’humanité à seule fin de protéger systématiquement tous les agissements d’Israël, y compris les plus belliqueux. Certes, on pourrait le croire en France où ce sont ceux-là – CRIF, LICRA, « intellectuels » et tutti quanti – qui tiennent le haut du pavé et le crachoir au nom de tous les autres. Qu’on n’entend jamais puisqu’ils n’ont pas voix au chapitre.

 

En Israël par contre, des voix s’élèvent pour protester contre les menaces de Netanyahu concernant l’Iran et le peu de conviction que met son gouvernement à faire avancer les pourparlers de paix.

Notamment une voix importante, celle de l’ex patron du Mossad, à présent à la retraite, Meir Dagan. Ses récentes déclarations ont fait du bruit. Les faucons (et le CRIF) s’indignent. Le mois de septembre sera chaud.

 

images.jpg« Le New York Times fait état, dans un article publié vendredi 3 juin 2011, des critiques récentes de Meir Dagan, ex-patron du Mossad à l’endroit des leaders de son pays. Selon le quotidien américain, Dagan s’inquièterait notamment de l’absence de projet du gouvernement Netanyahu en vue d’une paix avec les Palestiniens.

 

Plongeant dans une controverse très actuelle, Meir Dagan s’est prononcé en faveur de l’initiative arabe de 2002, qui propose une normalisation diplomatique avec le monde arabe en échange d’un État palestinien sur les lignes de 1967 et d’une «solution juste» pour les réfugiés. Dagan, qui a servi sous les ordres d’Ariel Sharon, Ehud Olmert et Benjamin Netanyahu, a également critiqué durement les projets de l’actuel premier ministre israélien contre l’Iran, qualifiant d’«idée stupide» et d’«aventure dangereuse» une attaque militaire éventuelle contre les installations nucléaires iraniennes.

 

Les critiques de Dagan ont secoué l’establishment israélien. Le ministre de la Science et de la Technologie Daniel Herschkowitz a déclaré : "Dagan devrait passer en jugement pour ses commentaires sur l'Iran". Le ministre des Finances Youval Steinitz a commenté: "Dagan n'a jamais été friand des papotages à la sortie d'une réunion de défense alors il devrait adopter le comportement qu'il attend des autres." L'ancien chef du Mossad, Danny Yatom a assuré, pour sa part, que "ces attaques sont purement motivées par des vues politiques." »

 

 

En France, les autorités du pays soutiennent, elles, sans faiblir Netanyahu. Ainsi, notre ministre-bis des affaires étrangères, Bernard-Henri Lévy soi-même, a transmis au premier ministre israélien un message relatif à la Libye. Lisez cela, c’est à tomber par terre. Remarquez, pourquoi pas, mais payer grassement deux ministres pour faire le même boulot, je trouve que c’est du gaspillage. Allez, un bon mouvement, Alain : retirez-vous à Bordeaux, vous voyez bien qu’on peut très bien se passer de vous, là-haut, dans la stratosphère :

 

 

 

« Bernard-Henri Lévy a rencontré Benjamin Netanyahu

 
 

 

L’écrivain français Bernard-Henri Lévy a indiqué qu’il avait transmis un message adressé par le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion libyenne, au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une rencontre jeudi 2 juin 2011 à Jérusalem.

 

"Au cours d’un entretien d’une heure et demie, j’ai communiqué au Premier ministre un message verbal de ce Conseil, dont le point essentiel est que le futur régime libyen sera un régime modéré et anti-terroriste, qui aura le souci de la justice pour les Palestiniens et de la sécurité pour Israël", a affirmé Bernard-Henri Lévy. Selon ce message, "le futur régime libyen entretiendra des relations normales avec les autres pays démocratiques, y compris avec Israël", a précisé l’écrivain, en provenance de Misrata, une localité rebelle à l’est de Tripoli. »

 

 

Sources : http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=25122&artyd=5

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=25121&artyd=5

 

04/06/2011

INUZABLES NAZIS…

Je regarde fort peu la télé. Par contre, je lis avec attention les programmes de chaque jour. Très instructif. Ce soir par exemple, je note que sur la chaîne Justice, à 20h40, se poursuit une série sur Les traqueurs de nazis. Vachement prometteur. L’épisode de ce soir est consacré à Josef Mengele et nous annonce : « Après la débâcle nazie, Josef Mengele, médecin tristement célèbre pour ses expériences, trouve refuge en Argentine ».

 

Loin de moi l’idée de défendre d’aucune façon ce personnage entre les mains desquelles je n’aurais pas aimé tomber. Mais enfin, comme nous sommes des gens qui n’ont pas peur de regarder les réalités (toutes les réalités) en face, nous devons rétablir la symétrie un peu malmenée. Et nous souvenir d’autres personnages du même type. Quoique occultés car ayant opéré dans le camp adverse. Celui du Bien.

 

Je trouve donc judicieux (et moins fatigant) de vous offrir ci-dessous un portrait qui figure dans mon livre Révolutionnaires juifs et ainsi, si vous regardez l’émission de ce soir, vous aurez des points de comparaison :

 

 

GRIGORI MOISSEVITCH MAIRANOVSKI, le Mengele bolchevique

 

loub.jpgChacun a entendu parler des expérimentations humaines auxquelles se livraient les nazis dans les camps. Mais qui connaît celles qui se pratiquaient dans les recoins discrets de la Loubianka, le siège de la police secrète soviétique, qu’elle se soit appelée tchéka, guépéou, NKVD ou KGB ?

 

Et qui est capable de mettre un nom sur celui qui eut la haute main sur ces expérimentations de 1937 à 1951? Il a fallu que Soljénitsyne lève le voile en 2003 dans le tome 2 de sa fresque Deux siècles ensemble – Juifs et Russes pendant la période soviétique. Et révèle des choses bien étonnantes, quoique quasiment boycottées depuis.

 

Le laboratoire des poisons du régime bolchevique est installé dès 1921. En 1926, il passe sous la férule de Genrikh Iagoda, alors second de la guépéou. A partir de 1937, sous le nom de Laboratoire 1, ses activités vont considérablement se développer sous la direction de Grigori Moïssevitch Maïranovski.

 

Les sources ne sont pas très loquaces sur ce personnage qui ne manque pourtant pas d’intérêt et dont les hauts faits mériteraient de passer à la postérité au moins autant que ceux du Dr Mengele. Difficile déjà de trouver un portrait de lui. On sait qu’il est né en 1899 dans une famille juive de Batoumi en Géorgie. Dans sa jeunesse, il s’affilie au Bund (Union socialiste et antisioniste des travailleurs juifs), mais devant les nuages qui s’amoncellent sur ce mouvement, qui sera finalement liquidé, il préfère rejoindre les bolcheviks. C’est plus sûr. Il devient médecin biochimiste.

 

Il travaille ensuite à l’Institut de recherches médicales Gorki à Moscou qui sera placé sous l’autorité du NKVD. Drôles de recherches médicales. Drôle d’endroit. Drôle de patronage.

 

En 1937, l’année des grandes purges, ce serviteur particulièrement zélé du régime obtient une promotion dont il tâchera de se rendre digne : on lui confie la direction du Laboratoire 1 avec la tâche très spéciale de mettre au point un poison mortel ne laissant pas de traces. Un poison provoquant un décès qui semblerait naturel, du style « insuffisance cardiaque ».

 

Dès lors, il va se mettre au travail avec ardeur et sans états d’âme superflus. De toute façon, n’est-ce pas, ses victimes étaient des ennemis du peuple, et lui-même travaillait à instaurer un monde meilleur, alors les points de détail…

 

Il va se livrer à des recherches sur toutes sortes de poisons : la digitaline, le curare, la ricine, etc. Et  comme c’était un homme consciencieux et désireux de bien faire, il fera des essais sur des cobayes humains – les oiseaux, ainsi les appelait-il poétiquement – d’âge et de condition physique très variés. Il administrait le poison dans la nourriture ou la boisson, puis à travers un judas, observait les phases de l’agonie, notant scrupuleusement tous les détails.

 

Il est si bien noté par ses chefs qu’il est promu colonel du NKVD en 1943. C’est la guerre, ce ne sont pas les ennemis du peuple qui manquent. Outre les russes, il aura bientôt à sa disposition des oiseaux allemands, polonais, voire japonais. Il expérimente à tour de bras.

Et d’ailleurs il réussira apparemment à mettre au point la substance parfaite, appelée C-2 qui vous tuait doucement en quinze minutes, sans laisser de traces. Elle sera largement utilisée.

 

Le NKVD demandera également à ce précieux auxiliaire d’expérimenter un « camion à gaz ».

 

Ce n’est qu’à la veille du procès de Nuremberg, en 1945, que les expérimentations sur cobayes humains effectuées par le bon docteur Maïranovski furent interdites. Du moins officiellement.

 

Les luttes de pouvoir sauvages au sein du NKVD, alors dirigé par Lavrenti Beria, vont affecter le colonel-empoisonneur qui se croyait pourtant bien à l’abri dans son laboratoire. Il savait tant de choses, ayant personnellement pratiqué tant d’assassinats politiques, qu’il se considérait intouchable ....

 

Il est cependant arrêté en décembre 1951 -  pas pour ses crimes, rassurez-vous - mais dans un contexte de luttes de clans.  Et, sans qu’il y ait procès, personne n’y a intérêt, il est condamné à dix ans de prison pour… abus de fonction et détention illégale de poisons ! Il ne sera pas cependant, comme bien d’autres, libéré à la mort de Staline, en mars 1953. Alors, dans l’espoir de se dédouaner, il charge copieusement son ancien patron, Lavrenti Beria, lors du procès de celui-ci en juin de la même année, reconnaissant du même coup ses propres crimes.

 

Il  purgera bel et bien ses dix ans de prison, à sa grande indignation. Voilà comment était récompensée la vertu militante ! Il est libéré en décembre 1961 et assigné à résidence au Daghestan où il travaille dans un laboratoire de chimie.

 

Il va commettre une erreur fatale en essayant d’obtenir avec acharnement sa réhabilitation. A cet effet, il envoie un courrier à Krouchtchev, le nouveau maître, espérant l’attendrir en lui rappelant des souvenirs anciens – notamment un assassinat commun – que ce dernier n’avait apparemment nulle envie de voir ressurgir. Maïranovski n’aura pas l’occasion d’en parler davantage car il succombe opportunément en décembre 1964 d’une… insuffisance cardiaque.