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31/05/2011

LES ORIGINES JUIVES DE LENINE

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Depuis quelques jours, les sites juifs bruissent d’une nouvelle ébouriffante : Lénine aurait eu des origines juives !!! Vous parlez d’un scoop ! Alors qu’il est de notoriété publique que Lénine avait un grand père juif du côté maternel, nommé Israël Davidovitch Blank, qui était commerçant à Odessa (Ukraine) et s’était converti à la religion orthodoxe, devenant Alexander, ou Sender, Blank. Un juif qui se convertissait voyait en effet se lever restrictions et limitations qui frappaient ses anciens coreligionnaires. Toutes ces informations figurent noir sur blanc dans d’excellents ouvrages, comme La France LICRAtisée ou Révolutionnaires juifs, qu’on ne doit pas suffisamment lire sur ces sites.

En fait, une exposition russe consacrée à Lénine (jusqu’au 3 juillet 2011) en apporterait aujourd’hui  la preuve irréfutable – et publique – sous forme d’une lettre. Une lettre écrite par la sœur aînée du grand homme, Anna Ulyanova, qui figure dans cette exposition organisée par le Musée d’Histoire d’Etat à Moscou.

Cette lettre, adressée à Staline, date de 1932. Elle fait clairement mention du grand-père maternel juif. Vladimir Ilitch ne se sentait pas plus juif que russe, d’ailleurs, lui qui déclarait sans ambages : « Je crache sur la Russie ». Ce qui est bien compréhensible car les bolcheviks avaient en ligne de mire la révolution mondiale, rien que ça, et les êtres  humains – russes, juifs ou autres - n’étaient que des instruments destinés à la servir.

En fait, l’utilité de rappeler aujourd’hui au son du shofar les racines juives de ce grand humaniste devant l’Eternel – les Russes ont pu s’en rendre compte dès 1917, sans attendre Staline – est de pointer une énième fois l’abominable antisémitisme qui sévissait sous les tsars, et même après, on se demande pourquoi. Ah, ces sales Russes ! On leur présentait le Paradis sur un plateau et ils étaient antisémites, en plus ! De quoi vous décourager de faire leur bonheur !!

Le pauvre grand homme avait donc estimé plus judicieux de cacher la chose à l’époque, et Staline, répondant à la lettre de la grande sœur, abondait dans le même sens, recommandant le secret. D’ailleurs Staline lui aussi était un affreux antisémite, lui qui eut pour n°2 pendant des décennies un certain Lazare Kaganovitch, le bourreau (juif) de l’Ukraine. Mort tranquillement dans son lit en 1991 à l’âge de … 98 ans. Encore un qui avait plutôt bien survécu à l’antisémitisme ambiant et atavique des Russes.

Tiens, justement, en 1932, l’année de la lettre de la soeurette, survenait l’Holodomor en Ukraine avec son cortège d’horreurs et ses agents de la tchéka zélés, dont environ 80% étaient … juifs ! Allez savoir pourquoi, il paraît que les Ukrainiens, dans leur immense majorité, étaient férocement antisémites. Ah, les salauds ! 

NETTOYONS LES ECURIES D’AUGIAS – 6 (suite)

Je savais bien que je pouvais compter sur mes lecteurs. Merci à celui qui nous adresse ces précisions fort intéressantes suite à l’article d’hier:

« "QUELQUES AUTRES INFORMATIONS SUR LA CHARMANTE FAMILLE MICHNIK-SZECHTER :

- PAPA MAMAN -OZJASZ SZECHTER le père : premier secrétaire du partie de l’Ukraine de l’Ouest qui faisait partie de la Pologne jusqu’à son annexion par Staline en 1939. En 1934 il est jugé et emprisonné pour tentative de renversement du gouvernement polonais, de cette Pologne qui n’existait que depuis les traités de 1921. Ce parti communiste était un prolongement du NKVD et s’activait contre la souveraineté et l’indépendance de la Pologne avec pour but de l’amener dans l’orbite soviétique.

LA MAMAN MICHNIK, HELENA, institutrice et bien sûr! membre du parti communiste! Dans la Pologne Populaire, elle enseignait dans le Corpus des Cadets de la Sécurité Intérieure, écoles créées sur le modèle des Ecoles militaires de la Sécurité intérieure du NKVD.

- LES DEUX FISTONS : - STEFAN MICHNIK, l’aîné- Juge des années 50 jusqu’à 1968 : ayant à peine 20 ans, il rejoint les staliniens juste après la guerre et l’entrée des staliniens en Pologne. Il est nommé juge sans avoir aucun diplôme de droit mais tout le monde sait que sous les communistes ce genre de formation est superflue puisqu’il ne s’agit de rien d’autre que de liquider par la mise à mort les opposants et de préférence les meilleurs, ceux qui aiment leur patrie : ce fut le cas des résistants antinazis de L’Armia Krajowa (A.K). On doit à Stefan Michnik 20 condamnations à mort des principaux dirigeants de l’Armia Krajowa: (mjr. Zefiryn Machalli, lieutenant Maksymilian Chojecki, mjr. Jerzy Lewandowski, lieut. Stanisław Wecki, mjr. Zenon Tarasiewicz, liet. Romuald Sidorskie, plieut. Aleksander Kowalski…. Le 10 Janvier 1952 condamnation à mort du major Z. Machallę âgé de 37 ans (réhabilité post mortem le 4 mai 1956 r.). etc. etc. Stefan fut très vaillant dans cette entreprise et n’oubliait pas de prendre part lui-même aux exécutions. Aujourd’hui il cultive son jardin, tranquille à Uppsala, et reçoit même une retraite du gouvernement polonais attribuée à ceux qui ont fui la Pologne après les événements « antisémites » de 1968.

- ADAM MICHNIK LE JEUNE FRÈRE DE STEFAN (de 17 ans plus jeune) est devenu aujourd’hui l’éminence grise des gouvernements polonais après avoir bien retenu les leçons de Lénine (« Si vous voulez contrôler l’opposition, prenez-en la direction ») : Après avoir piloté le mouvement Solidarité il s’est retrouvé après la table ronde fondateur du Journal Gazeta Wyborcza le quotidien polonais jumeau de Libération. C’est d’ailleurs Serge July qui est parti le conseiller au moment de la fondation du journal Gazeta W qui est aujourd’hui le clone parfait de notre Libération: Neocon sionisme, anticatholicisme, libéralisme déchaîné et lustrateur des crimes de son papa et de son frère ainsi que des petits camarades" ».

30/05/2011

NETTOYONS LES ECURIES D’AUGIAS - 6

Merci à mon correspondant d’hier d’avoir attiré mon attention sur Stefan Michnik, autre intéressant personnage qui coule toujours des jours présumés tranquilles en Suède. Il mérite sa place dans notre série. Hélas, rien en français sur lui, mais ce n’est pas grave. L’ennui, c’est qu’il n’y a pas énormément d’éléments en anglais non plus. Internet est beaucoup plus bavard en polonais, mais là, je suis larguée …

 

Donc, contentons-nous des quelques infos de Wikipédia anglais que nous compléterons le cas échéant en fonction des éventuelles compétences linguistiques des lecteurs de ce blog.

 

 

Stefan Michnik

 

stefan_Michnik_Szechter.jpgIl naît en septembre 1929 dans une famille juive d’Ukraine. Son père, Ozjasz Szechter, fut le premier secrétaire du parti communiste d’Ukraine occidentale et sa mère, née Michnik, était historienne et communiste elle aussi.

 

La carrière de Michnik se déploiera à la fois dans les services de renseignements militaires de la Pologne communiste et dans la « justice » du pays puisque nous allons le retrouver juge pour le compte de Staline dans les années d’après-guerre, apparemment à partir de 1951. A cette date, il n’avait pourtant que 22 ans ? Curieux. Il s’illustrera dans l’arrestation, l’internement et l’exécution de bon nombre de résistants polonais qui avaient lutté contre Hitler. Parmi ces combattants : Jerzy Lewandowski, Zefiryn Machalla, Maksymilian Chojecki.

 

Pour donner une idée de la façon dont le juge Michnik rendait la « justice » : après la guerre, Machalla eut la mauvaise idée de retourner en Pologne désormais sous la férule stalinienne. Il y fut illico condamné à mort pour « espionnage ». Il n’eut même pas droit à un défenseur et fut exécuté en janvier 1952.

 

Arrive la crise politique de mars 1968 en Pologne, dans un contexte d’opposition grandissante au régime communiste et de rupture des liens URSS/Israël suite à la guerre des Six Jours. Pas mal de juifs avaient intérêt à se faire oublier et à faire oublier leurs récents exploits au service du régime. Stefan Michnik est du lot, qui quitte la Pologne en clamant être victime de l’antisémitisme ambiant dans le pays ! Assez jolie houtspah, non ?

Son premier choix, ce sont les USA, mais sa demande de visa est rejetée en 1968. Il se rabat donc sur la Suède où il entame bien tranquillement sa seconde vie : bibliothécaire dans une petite ville voisine d’Uppsala. Il y vit toujours, à présent retraité, naturellement.

 

Près de quarante ans après son départ, soit en 2007, voilà que l’Institut National Polonais du Souvenir se réveille et se demande si une extradition de ce discret personnage ne serait pas utile. Il leur faudra encore trois ans pour délibérer et ce n’est qu’en février 2010 que la cour de Varsovie réclame officiellement l’extradition de Michnik, procédure appuyée en octobre 2010 par un mandat d’arrêt européen.

 

Mais là, vous allez admirer la célérité de la justice en certaines circonstances : dès le mois suivant, soit le 18 novembre 2010, la Suède refuse d’extrader Michnik vers la Pologne pour y répondre de ses agissements passés. Passés mais non oubliés. Motif invoqué : actes désormais prescrits. Raison de plus pour ne pas les passer, nous, sous silence.

 

29/05/2011

NETTOYONS LES ECURIES D’AUGIAS – 5

Ce ministère polonais de la « sécurité » intérieure est une véritable mine de clients. J’en profite pour vous rappeler un autre personnage qui relève de la même série, dont nous avons parlé à au moins deux reprises : Helena Wolinska. La Pologne a réclamé en vain l’extradition de cette criminelle au Royaume-Uni, dont elle était ressortissante (voir archives du blog 21/11/07 et 21/02/11). Mais les Anglais ont fait la sourde oreille pour motifs « humanitaires ».

Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur :

 

Józef Światło

 

180px-Swiatlo.jpgUn de plus qui s’est empressé de changer de nom pour mieux se fondre dans le paysage, mais qui a ajouté en fin de carrière la traîtrise et la délation à la cruauté, en opérant une spectaculaire reconversion de l’est vers l’ouest.

 

Né Izaak Fleischfarb le 1er janvier 1915 dans une famille juive d’Ukraine, il suit le cursus archi-classique puisqu’il se lance très tôt dans l’activisme communiste, mâtiné en ce qui le concerne de sionisme. Durant la guerre, il combat dans les rangs de l’armée polonaise et se retrouve prisonnier de l’Armée rouge. Ce qui ne l’empêche pas de convoler en avril 1943 avec une demoiselle Swiatlo, dont il va désormais porter le nom, à la sonorité plus polonaise. Et il devient à la même époque commissaire politique à la Polish 1st Tadeusz Kościuszko Infantry Division créée par les soviétiques.

 

Dès 1945, ce bon communiste est transféré à cette fameuse MBP qui vient d’être créée elle aussi, toujours grâce aux bons offices des soviétiques, MBP que nous commençons à bien connaître et où il n’a pas dû se sentir trop dépaysé. Là, il va faire comme ses petits camarades : tortures et contrefaçons en tous genres. A haut niveau, puisqu’il devient vite  directeur adjoint du département dirigé par Anatol Fejgin, que nous avons vu précédemment à l’œuvre.

 

Il aura à son actif l’arrestation de centaines de résistants polonais de l’Armia Krajowa, dont ses dirigeants, ainsi que la falsification du « référendum » de 1946. Il y gagnera le surnom expressif de « boucher », rendant ainsi hommage à la qualité de ses prestations.

Tous ces efforts connaîtront une juste récompense : il est promu colonel et se retrouve en 1951 parmi les hauts gradés du 10e département du MBP. Département sensible puisque chargé de la surveillance des membres du Parti eux-mêmes. A ce titre, il recevra directement ses ordres du premier secrétaire polonais, Boleslaw Bierut, et procédera à l’arrestation de personnages notables comme Gomulka ou le cardinal Wyszynski. Il aura par ailleurs accès à des documents ultrasecrets, dont il fera ultérieurement l’usage que nous verrons.

 

Car tout change en 1953. Staline meurt en mars et avec lui une page se tourne, assez délicate à négocier pour certains de ses adorateurs d’hier, trop empressés à lui plaire. En novembre, voilà notre Izaak Fleischfarb, alias Józef Światło, envoyé par Bierut à Berlin est, avec son chef direct Fejgin, pour y rencontrer le chef de la Stasi, Erich Mielke. Il s’agit de discuter l’élimination d’une certaine Wanda Bronska. La routine, quoi. Sauf que depuis la mort du dictateur en chef et l’arrestation de Béria en juin de la même année, ça sent le roussi. Swiatlo se méfie : et si cette mission était un piège ? Il rencontre cependant Mielke comme prévu, avec son chef, mais dès le lendemain, 5 décembre 1953, fait défection et se rend, dans tous les sens du terme, à la mission militaire américaine à Berlin ouest, abandonnant femme et enfants (deux) en Pologne.

 

Les Américains accueilleront avec satisfaction ce sympathique personnage qui se mettra à table sans tarder. A Noël il sera à Washington, en train de déballer les secrets jusque-là bien gardés de ses ex petits camarades. Il y en aura pour une cinquantaine de copieux rapports. En échange, il reçoit l’asile politique et une protection pour sa précieuse personne.

 

Tout le monde passera avec tact et discrétion sur ses propres crimes (après tout, faute avouée …) pour s’appesantir avec l’horreur convenue sur ceux de ses ex collègues. Le passé étant définitivement aboli maintenant qu’il travaillait « honorablement » pour la CIA et Radio Free Europe. Comme prévu, ses révélations contribueront considérablement à déstabiliser les autorités communistes polonaises.

 

Swiatlo est mort aux Etats-Unis en septembre 1994. L’histoire ne dit pas à quelle date sont morts son ancienne femme polonaise et ses enfants, reliquats embarrassants d’une vie antérieure heureusement rachetée par le passage à l’Axe du Bien. A ce jour, les archives le concernant sont toujours sous embargo aux USA et inaccessibles aux chercheurs.

 

27/05/2011

LES BEAUX COMPTES DE FEES

images.jpgIl était une fois une Américaine qui rêvait de devenir reine d’Angleterre. Elle était deux fois divorcée, à une époque qui n’appréciait pas tellement ces fantaisies, mais qu’importe ! Elle avait d’autres arguments, plus intimes, qui charmèrent suffisamment un roi assez flageolant sous ce rapport pour qu’il décide de l’asseoir sur le trône à ses côtés. Hélas, rien ne marcha comme prévu et le roi fut obligé d’abdiquer. Evidemment, les méchants politiques, premier ministre en tête, s’en étaient mêlés. Et le Commonwealth, par-dessus le marché. Sans même parler des sympathies nazies un peu trop appuyées et inquiétantes.

 

Mme Simpson avait cru qu’être roi vous permettait de faire tout ce que vous vouliez. Elle était persuadée d’avoir atteint son but, malgré tous les obstacles, lorsque l’annonce de l’abdication l’atteignit de plein fouet : « Wallis écouta cette allocution dans le salon de la villa Lou Viei en compagnie des Rogers. D’après ses dires, elle l’accueillit avec une tristesse résignée, mais Katherine Rogers raconta à son amie Fern Bedaux qu’elle se mit en fureur, hurlant et brisant plusieurs objets autour d’elle. L’idée d’abdication lui faisait horreur », nous raconte Charles Higham dans sa biographie de la duchesse de Windsor (1988). Eh oui, elle n’avait pas voulu d’une abdication qui l’enfermait à vie pour un éternel duo dans une cage en or massif, mais une cage quand même. La pire, c’est dans laquelle on s’emmure tout seul.

 

Après, il a fallu faire vivre pendant des dizaines d’années le mythe de Roméo et Juliette pour faire chialer dans les chaumières. Alors même qu’ils ne devaient plus pouvoir se voir en peinture, à force d’être obligés de jouer le seul et unique rôle qu’ils s’étaient eux-mêmes distribué.

 

 

imagesCAIC4GLJ.jpgEh bien, allez savoir pourquoi, mais j’ai pensé à eux en lisant toute la logorrhée des journaleux consacrée à l’immense grandeur d’âme d’Anne Sinclair volant au secours de son époux outragé. Là aussi, on nous a joué le grand air du grand amour planant bien au-dessus de toutes les mesquineries du commun des mortels. Bien haut dans la stratosphère, là où ne parviennent pas les miasmes émis par les femmes de chambre trop entreprenantes, qui s’en prennent honteusement aux clients.

Arrêtez de nous prendre pour des jobards ! Mme Sinclair est mariée depuis vingt ans à un homme qui l’a cocufiée en long, en large et en travers. Et publiquement. Et pas qu’une fois, contrairement à ses dires : "Chacun sait que ces choses peuvent arriver dans la vie de tous les couples (…). Pour ma part, cette aventure d'un soir est déjà derrière nous ; nous avons tourné la page; nous nous aimons comme au premier jour.", disait-elle lors de la dernière grosse alerte publique, en 2008.

Et pourquoi supportait-elle ce que les femmes ne supportent plus dans nos pays, de nos jours ? Parce que, contrairement à la moyenne des femmes, elle avait, elle, la perspective de parvenir grâce à cet irrépressible coureur, au pouvoir tant désiré. Devenir la première dame de France, après avoir joué les Marianne dans les mairies. Voilà qui méritait bien quelques sacrifices. Et voilà pourquoi elle a fermé les yeux et fait comme si de rien n’était. Elle avait de grosses  compensations en vue. Maintenant que ces compensations se sont pulvérisées en plein vol, que peut-elle faire, observée comme elle l’est du reste de la planète ? Sinon le « soutenir » publiquement, en attendant la suite des événements.

Mais je serais bien étonnée qu’elle reste encore longtemps dans la cage, quand les feux de la rampe auront fini par s’éteindre. Entre les déclarations publiques destinées à émouvoir dans les HLM et la réalité des faits, il doit y avoir comme une légère distorsion. Parions sans risque que le Dominique a dû entendre la soufflante de sa vie quand ils se sont enfin retrouvés entre quatre yeux. Parce que la comédie humaine est bien partout la même, qu’elle se joue à Buckingham Palace, sous les ors du FMI ou à Sarcelles.

26/05/2011

NETTOYONS LES ECURIES D’AUGIAS – 4

Le présent, c’est intéressant, mais conduit tout le monde peu ou prou à parler finalement des mêmes choses. Alors, nous, nous allons poursuivre notre petit voyage dans un passé pas tellement lointain, mais tellement instructif. Revoilà donc notre série sur quelques tortionnaires communistes injustement tombés dans l’oubli. Certes, il y faudrait une encyclopédie, mais nous allons modestement en exhumer quelques-uns.

Nous en étions restés au célèbre MBP (Ministerstwo Bezpieczeństwa Publicznego), le ministère de la sécurité publique polonais, tellement mal nommé car il y régnait au contraire une très fâcheuse insécurité quand on avait l’infortune d’être du mauvais côté de la barrière. C’était le ministère des basses œuvres du régime stalinien où se sont illustrés un certain nombre de serviteurs zélés, dont :

 

 

Józef Różański

 

180px-Jozef_Rozanski_SB.jpgCe personnage, né en 1907 dans une famille juive de Varsovie, se nommait en réalité Goldberg. Il s’engagea tôt au parti communiste polonais et grimpa rapidement les échelons. Il rejoignit également le NKVD, la police secrète soviétique, qui gérait tout le système répressif, y compris le goulag. Avec pareil bagage, il n’y a pas lieu de s’étonner de le retrouver colonel et chef du département des « investigations » au MBP. Il va pouvoir y donner sa pleine mesure comme responsable des interrogatoires.

 

Il torturera et mutilera personnellement des douzaines d’opposants au régime, de résistants, et même de communistes plus « libéraux ». Il était connu pour sa brutalité dans un contexte qui n’était pas précisément peuplé d’enfants de chœur. Il torturera notamment Witold Pilecki, le fondateur de l’armée secrète polonaise. Pilecki était par ailleurs l’auteur d’un rapport sur le camp d’Auschwitz où il s’était fait introduire durant la guerre et dont il avait réussi à s’échapper (!!) en 1943. Toutes ces péripéties pour finir sous la patte de Rojanski ! Qui se contenta de le torturer pour le faire parler, laissant l’exécution proprement dite, en mai 1948, à un subalterne. Il est troublant néanmoins de voir un juif torturer en 1948 un type qui avait risqué sa peau pour alerter le monde à propos d’Auschwitz.

 

La mort de Staline sonnera le glas de la belle carrière de Rozanski/Goldberg qui est arrêté en 1953 et condamné au modique tarif de cinq ans de prison pour tortures. Son cas sera réexaminé à la hausse en 1957. Cette fois, il en prend pour 15 ans. Cela aurait dû nous mener jusqu’en 1972, mais on le retrouve en liberté dès 1964, ce qui ne faisait finalement pas cher payé pour une belle carrière de colonel tortionnaire communiste.

 

Il lui restait 17 années à vivre. Il mourra d’un cancer en 1981 et est enterré au cimetière juif de Varsovie.

 

Ce sympathique personnage avait un frère, communiste comme lui, connu sous le nom de :

 

Jerzy Borejsza

Jerzy_Borejsza_Goldberg.jpgquoique né Beniamin Goldberg en 1905. Tout aussi communiste et activiste que son cadet, il opérera, lui, dans un autre secteur. Il sera en effet le chef de toute la presse communiste en Pologne durant l’ère stalinienne. Il avait eu également dans sa jeunesse des sympathies sionistes et anarchistes marquées.

C’est lui qui signera toute la propagande du régime durant ses années fastes, visant à écraser la culture polonaise sous la botte stalinienne. En 1948 il sera parmi les organisateurs du fameux « Congrès mondial des intellectuels pour la paix » à Wroclaw où l’on verra tous les gogos de l’époque – procommunistes et antiaméricains - se bousculer pour en être : Picasso, Eluard, les Joliot-Curie, Bertold Brecht, Dominique Desanti, etc.

Sa faveur baissera ensuite. Il sera victime d’un grave accident de voiture en 1949 et mourra en 1952. Avant d'assister à la chute de son petit frère.

23/05/2011

AUSSI ETONNANT QUE CELA PARAISSE:

« Inquiétante ignorance d'une majorité d'Européens sur la Shoah »

 

“Les Européens ont déjà oublié la Shoah et maintenant les politiciens officialisent cet oubli” 


« Six millions de Juifs, dont 1,5 million d'enfants, furent industriellement exterminés par les nazis et leurs bourreaux volontaires, mais 60 ans après on constate chez les Européens "un inquiétant manque de connaissance de l'Holocauste".  Une enquête réalisée par le European Jewish Congress auprès de 3.233 Européens révèle que 2/3 des personnes interrogées âgées de moins de 45 ans ne savent pas que 6 millions de Juifs ont péri dans l'Holocauste.  Et seulement 1/3 savent qu'Adolf Eichmann "fut responsable de la logistique de la "solution finale" (Endlösung) et qu'il organisa notamment l'identification des victimes de l'extermination raciale et leur déportation vers les camps de concentration et d'extermination". »  

 

Source: http://philosemitismeblog.blogspot.com/

 

 

Que va faire le CRIF devant une nouvelle aussi terrifiante? Alerter une fois de plus les pouvoirs publics ? Se débrouiller pour que les voyages à Auschwitz soient rendus obligatoires pour tous les lycéens? Renforcer l’enseignement de la shoah dès la maternelle ? Rien n’y fera, de toute façon. Au contraire. Les Européens en ont tout simplement ras le bol d’entendre parler de la shoah, c’est aussi simple que ça. Il s’en est passé des choses, depuis, de par le monde et entendre sans fin le même disque rayé, c’est lassant à la longue. Pour consoler (peut-être) les institutions juives, les Européens n’en savent pas vraiment plus long sur le nombre des victimes du communisme, qui constitue pourtant un sujet des plus instructifs. Encore que personne n’ait trop envie de s’y attarder, sur celui-là.

 

On a voulu faire de ces « jeunes de moins de 45 ans » des consommateurs, des hédonistes. Histoire de faire marcher le tiroir-caisse et de les empêcher de trop réfléchir à leur propre histoire. Eh bien, c’est réussi. On ne peut pas jouer et gagner sur tous les tableaux.

 

21/05/2011

C’EST RATE POUR CELUI-LA

klaas faber,hollande,nazis,allemagne,israël,bavière,anne kling,france licratiséeLa Bavière vient de refuser l’extradition de Klaas Faber aux Pays-Bas. Il s’agit-là de l’épilogue d’une affaire qui remonte aux années d’après-guerre.

 

Klaas Faber est né en Hollande en janvier 1922, ce qui lui fait à présent 89 ans bien sonnés. Vous lirez dans Wikipédia (anglais http://en.wikipedia.org/wiki/Klaas_Carel_Faber ) le récit de ses activités durant la guerre, aux Pays-Bas, liées en partie à l’assassinat de son père, en juin 1944, par la communiste hollandaise Hannie Schaft. Toujours est-il qu’il est condamné à mort par un tribunal hollandais en 1947, ainsi que son frère Pieter. Ce dernier sera exécuté en 1948, tandis que Klaas Faber voit sa peine commuée en prison à vie. Il s’échappera en 1952 et gagnera l’Allemagne dont il obtient la nationalité. Il s’installe à Ingolstadt en Bavière où il travaillera pour la firme Audi.

 

Deux demandes d’extradition seront présentées par les Hollandais : la première en 1954 et la seconde …. tranquillement cinquante ans plus tard, en 2004 ! Pourquoi et comment s’étaient-ils brusquement réveillés ? Mystère …

 

De toute façon, à la suite de la première demande, un tribunal allemand avait, en 1957, prononcé  un non-lieu pour manque de preuves. Il n’y avait pas de preuves en 1957, mais tout à coup, il y en avait en 2006 ! Car à cette date, les demandes d’extradition se font plus pressantes, se basant sur de nouvelles « preuves ». Le Centre Simon Wiesenthal s’en mêle ouvertement, ainsi que le gouvernement israélien. En août 2010, une pétition initiée par des juristes de l’Etat hébreu aboutit à une demande officielle adressée à la ministre allemande de la Justice, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger. En novembre de la même année, les autorités néerlandaises émettent un mandat d’arrêt européen contre Faber, mettant en doute la légalité de sa citoyenneté allemande.

 

A ce moment-là, la Bavière avait fait savoir qu’elle examinerait la requête. Car il faut savoir qu’en Allemagne, ce sont les régions, et non le gouvernement central, qui se prononcent sur les demandes d’extradition.

 

La justice bavaroise vient donc de rendre son verdict: elle a refusé l’extradition, opposant ainsi une fin de non-recevoir aux Pays-Bas et un beau camouflet à la ministre allemande qui n’avait pas ménagé ses efforts pour faire plaisir aux Israéliens.

 

L’affaire est donc terminée, ici-bas en tout cas, à la fureur de « l'association américaine des survivants de l'Holocauste et de leurs descendants, [qui] a estimé qu'il s'agissait d'une "offense morale honteuse à la mémoire de ceux qui ont été brutalisés et tués par les nazis et leurs collaborateurs aux Pays-Bas".   

 

"Les victimes de l'occupation des Pays-Bas par les nazis (...) ont été trahies et leur soif de justice méprisée", a ajouté Elan Steinberg, vice-président de l'association. »