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26/05/2011

NETTOYONS LES ECURIES D’AUGIAS – 4

Le présent, c’est intéressant, mais conduit tout le monde peu ou prou à parler finalement des mêmes choses. Alors, nous, nous allons poursuivre notre petit voyage dans un passé pas tellement lointain, mais tellement instructif. Revoilà donc notre série sur quelques tortionnaires communistes injustement tombés dans l’oubli. Certes, il y faudrait une encyclopédie, mais nous allons modestement en exhumer quelques-uns.

Nous en étions restés au célèbre MBP (Ministerstwo Bezpieczeństwa Publicznego), le ministère de la sécurité publique polonais, tellement mal nommé car il y régnait au contraire une très fâcheuse insécurité quand on avait l’infortune d’être du mauvais côté de la barrière. C’était le ministère des basses œuvres du régime stalinien où se sont illustrés un certain nombre de serviteurs zélés, dont :

 

 

Józef Różański

 

180px-Jozef_Rozanski_SB.jpgCe personnage, né en 1907 dans une famille juive de Varsovie, se nommait en réalité Goldberg. Il s’engagea tôt au parti communiste polonais et grimpa rapidement les échelons. Il rejoignit également le NKVD, la police secrète soviétique, qui gérait tout le système répressif, y compris le goulag. Avec pareil bagage, il n’y a pas lieu de s’étonner de le retrouver colonel et chef du département des « investigations » au MBP. Il va pouvoir y donner sa pleine mesure comme responsable des interrogatoires.

 

Il torturera et mutilera personnellement des douzaines d’opposants au régime, de résistants, et même de communistes plus « libéraux ». Il était connu pour sa brutalité dans un contexte qui n’était pas précisément peuplé d’enfants de chœur. Il torturera notamment Witold Pilecki, le fondateur de l’armée secrète polonaise. Pilecki était par ailleurs l’auteur d’un rapport sur le camp d’Auschwitz où il s’était fait introduire durant la guerre et dont il avait réussi à s’échapper (!!) en 1943. Toutes ces péripéties pour finir sous la patte de Rojanski ! Qui se contenta de le torturer pour le faire parler, laissant l’exécution proprement dite, en mai 1948, à un subalterne. Il est troublant néanmoins de voir un juif torturer en 1948 un type qui avait risqué sa peau pour alerter le monde à propos d’Auschwitz.

 

La mort de Staline sonnera le glas de la belle carrière de Rozanski/Goldberg qui est arrêté en 1953 et condamné au modique tarif de cinq ans de prison pour tortures. Son cas sera réexaminé à la hausse en 1957. Cette fois, il en prend pour 15 ans. Cela aurait dû nous mener jusqu’en 1972, mais on le retrouve en liberté dès 1964, ce qui ne faisait finalement pas cher payé pour une belle carrière de colonel tortionnaire communiste.

 

Il lui restait 17 années à vivre. Il mourra d’un cancer en 1981 et est enterré au cimetière juif de Varsovie.

 

Ce sympathique personnage avait un frère, communiste comme lui, connu sous le nom de :

 

Jerzy Borejsza

Jerzy_Borejsza_Goldberg.jpgquoique né Beniamin Goldberg en 1905. Tout aussi communiste et activiste que son cadet, il opérera, lui, dans un autre secteur. Il sera en effet le chef de toute la presse communiste en Pologne durant l’ère stalinienne. Il avait eu également dans sa jeunesse des sympathies sionistes et anarchistes marquées.

C’est lui qui signera toute la propagande du régime durant ses années fastes, visant à écraser la culture polonaise sous la botte stalinienne. En 1948 il sera parmi les organisateurs du fameux « Congrès mondial des intellectuels pour la paix » à Wroclaw où l’on verra tous les gogos de l’époque – procommunistes et antiaméricains - se bousculer pour en être : Picasso, Eluard, les Joliot-Curie, Bertold Brecht, Dominique Desanti, etc.

Sa faveur baissera ensuite. Il sera victime d’un grave accident de voiture en 1949 et mourra en 1952. Avant d'assister à la chute de son petit frère.

Commentaires

Pauvres Polonais ! Dire que la propagande communautaire continue de les culpabiliser à mort aux yeux du monde comme à leurs propres yeux pour leur prétendue complicité empressée avec les auteurs de la Shoah !... Ni les nazis, ni les soviétiques, ni la "communauté martyre" ne leur auront décidément laissé relever la tête de la boue dans laquelle continue à les enfoncer la houtzpah universelle... Cette même houtzpah qu'on a pu voir sur la physionomie plus suffisante que jamais d'un DSK partant découvrir son hôtel particulier avant d'être blanchi comme promis par son avocat aussi auvergnat et lefebvriste que lui... Détail amusant : le cochon sur la terrasse dudit hôtel particulier ; une délicate attention de l'agence immobilière, sans doute...

Écrit par : Martial | 26/05/2011

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