Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/04/2011

LE REGROUPEMENT FAMILIAL, MESURE EMBLEMATIQUE DE LA "SOCIETE LIBERALE AVANCEE" DE VGE

Pour en finir avec le 35e anniversaire du regroupement familial, je vous propose ci-après l’article que j’ai écrit sur le sujet pour la revue Synthèse nationale. Certes, les énarques dont il a été question ces jours derniers à propos du Gisti ont poussé à la roue et employé toute leur influence dans le sens voulu. Influence dont nous pouvons mesurer aujourd’hui tout le caractère pernicieux. Il n’en demeure pas moins que les élus n’ont pas résisté comme c’était leur rôle et en ont même rajouté. Ce sont eux les premiers responsables et coupables : Giscard d’Estaing et Chirac. Tous deux également énarques, d’ailleurs. Ca ne sortait pas de la famille.

Je m’absente jusqu’à la mi-mai. A bientôt …

Le 29 avril 1976 – il y a trente-cinq ans – le duo Giscard/Chirac transformait radicalement la nature de l’immigration. Ce qui était jusqu’alors une immigration de travail devint, d’un trait de plume, une immigration de peuplement. Il n’y eut même pas, pour ce qui devait changer le visage de la société française, de débats à l’Assemblée nationale, ni de loi votée par les députés. Non, un simple décret, le funeste n°76-383, y suffit. Les princes qui nous gouvernaient, du haut de leur grandeur et de leur omniscience, décidèrent de ce qui était bon pour le pays – et accessoirement pour le  mondialisme qui se profilait à l’horizon - sans en référer aux représentants du peuple, valetaille tout juste bonne à enregistrer les décisions venues d’en haut.

Valéry Giscard d’Estaing était président de la République depuis 1974, Jacques Chirac était son premier ministre. Tout entiers occupés à promouvoir la fameuse société libérale avancée  chère à VGE, qui se rêvait en JFK, et à jeter bas les fondements d’une vieille France qu’il convenait de faire accéder aux délices de la modernité et du métissage réunis, ils imposèrent durant ces années des mesures lourdes de menaces potentielles pour l’avenir.

Tout avait commencé dès 1974 avec l’abaissement de l’âge de la majorité de 21 à 18 ans. Puis, en 1975, Simone Veil, alors ministre de la santé, avait réussi à faire passer sa loi sur l’avortement. Avec le décret sur le regroupement familial qui suivit, tout le dispositif était fin prêt pour une progressive substitution de population et pour l’installation à terme d’une nouvelle catégorie de « Français » supposés plus malléables. Oui, la France archaïque de papa allait faire place à un avenir radieux, peuplé d’innombrables marmots étrangers - essentiellement musulmans, mais on n’en parlait pas trop - qui une fois majeurs, à 18 ans, et par la magie de nouvelles règles relatives à la nationalité, formeraient un jour les bataillons des futurs électeurs. Les bataillons des futurs travailleurs non qualifiés, également, et surtout, des futurs chômeurs. Mais en 1976, se préoccupait-on de ces peccadilles ?

Voilà dans quel contexte se place cette décision particulièrement calamiteuse pour le pays, dont Giscard d’Estaing et Chirac sont au premier chef, de par leurs fonctions à l’époque, responsables et coupables. Il ne sert à rien d’avancer que les responsabilités furent « collectives », que le patronat le souhaitait - puisqu’il aurait désormais sur place une main d’œuvre taillable et corvéable à merci -, que les organisations dites antiracistes poussaient à la roue. Ce sont eux, chef d’Etat et premier ministre, qui prirent les décisions – encore une fois sans en référer aux représentants du peuple - et qui doivent donc en rendre compte au peuple français.

Du reste, tous deux sont encore là et bien là pour en répondre, jouissant tranquillement des incroyables privilèges dus aux anciens chefs d’Etat et ministres*, eussent-ils été désastreux.

Certes, avant eux, l’immigration existait déjà : depuis les années 1950, Algériens, Marocains, Tunisiens essentiellement venaient en France pour y travailler et rentraient au pays pour les vacances. La population étrangère avait ainsi doublé, passant de 1,8 million de personnes en 1954 à près de 3,5 millions vingt ans plus tard. Quoique prétendant suspendre l’immigration, en raison de la crise économique, le duo accorda néanmoins aux immigrés, pour des raisons pseudo humanitaires, mais aux arrière-pensées moins nobles, le droit au regroupement familial, funeste boîte de Pandore, grenade dégoupillée qui nous pète aujourd’hui à la figure.

A partir de cette date fatidique, les familles étrangères purent donc venir faire souche dans notre pays, avec la bénédiction de l’Etat. Encore une fois sans que jamais les Français n’aient été consultés sur une question qui engageait pourtant leur avenir.

Le décret prévoyait ce qui suit :

« Sous réserve des engagements internationaux de la France, le conjoint et les enfants de moins de dix huit ans d'un ressortissant étranger régulièrement autorisé à résider sur le territoire français, qui viennent de rejoindre dans les conditions prévues à l'article 5-1 de l'ordonnance susvisée du 2 novembre 1945, ne peuvent se voir refuser l'autorisation d'accès au territoire français et l'octroi d'un titre de séjour que pour l'un des motifs suivants :

1° L'étranger concerné ne justifie pas d'une année de résidence en France en situation régulière ;

2° L'étranger concerné ne dispose pas de ressources stables, suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille ;

3° Les conditions de logement que l'étranger se propose d'assurer à sa famille sont inadaptées ;

4° La présence du ou des membres de la famille sur le territoire français constitue une menace pour l'ordre public ;

5° Les résultats du contrôle médical auquel doivent se soumettre, dans leur pays d'origine, le ou les membres de la famille font apparaître qu'ils sont atteints de maladies ou d'infirmités pouvant mettre en danger la santé publique, l'ordre public ou la sécurité publique ;

C’était mettre face à la déferlante quelques barrières en forme de fétus de paille qui furent vite emportées. Les organisations dites antiracistes, comme la LICRA ou le GISTI (groupe d’information et de soutien des immigrés), qui réclamaient ce regroupement familial, et le trouvaient trop timide, menèrent la charge, défendant bec et ongles les nouveaux arrivés et prônant le fameux « droit à la différence » qui fit tant de dégâts. La LICRA avait déjà bien préparé le terrain en imposant dès 1972 une première loi antiraciste qui permettrait dorénavant de criminaliser les opposants à l’invasion qui s’amorçait. Une loi qu’elle utilisa à tour de bras dans les années qui suivirent.

Pour donner une idée du degré d’aberration à laquelle les institutions étaient arrivées, s’agissant des conséquences de ce fâcheux regroupement il faut rappeler l’arrêt Montcho adopté en 1980 par le Conseil d’Etat : au nom des « droits de l’homme », cet Africain prétendait faire venir sa 2e épouse en France, voire plus si affinités, pour la faire bénéficier, avec les nombreux enfants de cet homme prolifique, de la manne généreusement octroyée par le contribuable. Aussi incroyable que cela paraisse, le Conseil d’Etat lui donna raison, légalisant ainsi la polygamie en France. Inutile de préciser que cet arrêt engendra des quantités de sieurs Montcho sur tout le territoire.

Toutes les tentatives pour tenter d’endiguer le flot à présent ininterrompu, y compris certaines mesures du gouvernement Barre, furent vouées à l’échec. Le mal fondamental était fait, la brèche une fois ouverte se transforma vite en torrent impétueux, puis en fracture béante dont nous pouvons mesurer les dégâts aujourd’hui, trente-cinq ans après: une France appauvrie, tiers-mondisée, cherchant éperdument son identité et tentant de naviguer à vue à travers des communautarismes de plus en plus arrogants et revendicatifs.

Pour mesurer le degré d’angélisme – ou de bêtise crasse – des politiques qui mirent en oeuvre ce projet irresponsable, voyons ce que disait à l’époque Paul Dijoud secrétaire d'État aux travailleurs immigrés :

«  …. Et puis, il faut bien le dire, changer la société française, la rendre plus juste, plus généreuse, bâtir pour l'an 2000 une société d'égalité et une société de justice, c'est impossible si l'on exclut complètement les étrangers. Ce serait détruire l'âme de notre société, l'âme de la civilisation nouvelle que nous voulons bâtir, si nous laissons de côté ces très nombreux étrangers qui constitueraient des îlots de misère au milieu de notre prospérité. »

On aimerait bien demander à Paul Dijoud, toujours en activité politique puisqu’actuellement maire d’une commune des Hautes-Alpes, s’il trouve vraiment la société française de l’an 2000 « plus juste, plus généreuse »  et s’il règne réellement plus « d’ égalité et de justice » dans cette « civilisation nouvelle » ? Je croirais assez que ses accents lyriques d’il y a trente-cinq ans seraient nettement revus à la baisse. Mais qui pensera à lui poser cette question interdite ? N’attendons pas des journalistes aux ordres du système qu’ils le fassent. Ils sont tous dans le même bain, ayant soutenu autant qu’ils le pouvaient cette politique désastreuse en tapant allègrement sur les rares personnes demeurées lucides qui s’y opposaient.

Ce qui caractérise la classe politique française de ces dernières décennies, outre la veulerie et la soumission aux lobbys, est l’irresponsabilité pleine et entière dont elle continue à bénéficier malgré ses trahisons. Et que chaque clan à l’intérieur du système, qu’il soit clan « de droite » ou clan « de gauche » se garde bien de remettre en question. Car tous sans exception en profitent autant qu’ils le peuvent. Voilà en tout état de cause une boîte de Pandore qui ne risque pas de s’ouvrir, du moins de leur fait. Celle-là est bien cadenassée.

Il est temps de mettre en question cette irresponsabilité quasi totale dont jouissent les "responsables" politiques. Quels que soient leurs errements, leurs fautes lourdes, les sommes folles gaspillées, personne jamais ne leur demande le moindre compte. Il faut réfléchir aux moyens de mettre en œuvre de véritables contre-pouvoirs et faire des propositions dans ce sens. Nul doute que pareille initiative serait bien accueillie par nos concitoyens.

En attendant ces jours meilleurs, n’oublions jamais, s’agissant du regroupement familial, que Giscard et Chirac sont au premier chef responsables et coupables de cette décision prise par eux seuls sans en référer aux représentants du peuple, décision aux conséquences calamiteuses pour le pays. Nous ne le rappellerons jamais assez.

 

*  France Soir a estimé à 1 million d'euros le coût annuel du traitement réservé à Jacques Chirac pour les contribuables français. Retraite, château, pension annuelle, personnel (19 fonctionnaires sont affectés à son service), Jacques Chirac conserve encore de nombreux  privilèges depuis qu'il a quitté l'Élysée. Il cumule en effet les avantages réservés à ses anciens mandats (président de la République, maire de Paris, conseiller à la Cour des comptes et député de Corrèze) et sa pension actuelle en tant que membre de droit du Conseil constitutionnel.

Nul doute que son compère VGE ne coûte autant au contribuable. Normal, vu les services éminents qu’ils ont rendus au pays. Rien ne saurait être trop beau pour eux.

 

Commentaires

La pseudo-ethique administrative nourrissant la technocratie s'est substituée à l'humaniste chrétien qui maintenait la France dans la civilisation, plaçant aux commandes des citoyens sans âme transformés en apprentis-sorciers.

Aujourd'hui ses représentants se nomment Fillon-les-mosquées et Juppé-les-mosquées, livrant en une ultime trahison leurs compatriotes aux terroristes religieux.

Il y a de quoi devenir alcolique ou drogué à entendre cette triste vérité qu'un peuple désorienté fut livré par ceux qu'il a porté au pouvoir. Cela ne semble pas étranger à ce desespoir qui semble envahir la citoyenneté européenne aux prises avec ses propres élites. Il n'y a qu'une ENA mais l'Europe, sauf la Suisse, souffre toute entière.

Écrit par : galafron | 30/04/2011

très bonne analyse,mais peut etre encore en dessous de la verité

Écrit par : dejardin | 10/01/2012

Quand un Zaïrois part pour la France, et que quinze jours plus tard, après les formalités administratives et après avoir pris possession de son appartement, il est rejoint par sa femme et ses enfants, on ne peut pas vraiment parler de "regroupement familial".

Donc en fait, cette loi aurait dû s'appeler loi d'immigration familiale, puisque le but était que le tiers-monde immigre chez nous en famille.

À la rigueur, ils auraient pu appeler ça "loi d'immigration sans retour", ou "loi du grand remplacement".

Écrit par : Nominoé | 11/01/2012

Le Paul Dijoud, dans les Hautes-Alpes, n'a pas pris de risques excessifs pour apprécier sa société de justice et d'égalité...

Écrit par : Fred | 13/01/2012

Voir sur wikipédia le cout annuel du regroupement familial.

Écrit par : beaussire | 14/05/2012

Quand nous regardons la situation de la France, nous devons nous dire que droit du sol et rapprochement familial sont des erreurs énormes ! Ces lois nuisent à notre avenir et à notre économie; trop profitent des avantages sociaux; il suffit de voir le montant de la dette de notre pays..........Les élus qui ont mis çà en place n'ont absolument pas pensé à l'avenir de nos enfants et de notre descendance ; je ne suis pas optimiste du tout sur l'avenir de notre patrie.

Écrit par : meunier | 22/02/2015

Les commentaires sont fermés.