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25/04/2011

L’ENARCHIE DANS TOUTE SA NUISANCE … ET SA LÂCHETE (8)

yy.jpgNous arrivons tout doucement au bout de notre quête. Ecoutons à nouveau ce que disait Gérard Moreau à Anna Marek : « C’est ce conglomérat d’expériences qui a conduit ces énarques à chercher des voies d’engagement ensemble, dans ce petit groupe d’une douzaine de personnes au début mais qui s’est réduit rapidement à cinq ou six, et à chercher un sujet d’engagement à côté de leur métier. Nous avons donc cherché un thème d’action collective. Il s’est trouvé que, à la fois parce que 1968 avait remis en lumière certaines valeurs d’internationalisme et que les immigrés symbolisaient, comme ils l’ont toujours fait d’ailleurs, des gens pour qui le droit ne s’exerçait pas, nous avons lancé le thème, sur cette base-là. L’immigration incarnait en quelque sorte un champ à défendre pour toute une série de raisons : internationales, économiques, sociales... »

Il est clair que le groupe était plus copieux au début que les « quatre » retenus par la suite. Mais je pense que ces « quatre » ont déjà été nommés précédemment. Il y a un certain nombre de noms supplémentaires dans la promotion Thomas More - qui est une véritable pépinière de gens de gauche* - qui réunissent certains indices, notamment l’une ou l’autre femme, ou encore Alain Richard (voyez sa bio sur internet), mais il est difficile de tirer formellement de ces quelques éléments les conclusions qui nous intéressent.

Par contre, je terminerai par deux personnages dont l’un me paraît être un candidat plausible. Pourtant, il appartient à la promotion suivante (Charles de Gaulle, mars 1970-juillet 1972). N’oublions pas que la fameuse loi anticasseurs, qui a provoqué des remous à l’ENA et qui est donnée comme le « starter » du Gisti, date de juin 1970 (et non de 1969). Il a donc eu l’occasion de fréquenter la promo Thomas More de mars 1970 à mai 1971. Largement de quoi nouer des contacts…. Il s’agit de :

Jean-Cyril Spinetta

 

sp.jpgIl « est né le 4 octobre 1943, à Paris. Sa famille, d'origine corse, est socialiste. Son grand-père a été responsable SFIO de la fédération du Tarn et son père, secrétaire d'Etat à la reconstruction et au logement en 1956, était un proche de Guy Mollet. Plongé dans une ambiance familiale politisée, l'élève brillant élève a suivi un cursus classique en politique : des études de droit public puis l'Institut d'études politiques de Paris (IEP) et enfin l'École nationale d'administration (ÉNA). De 1970 à 1972, il fait ses premières armes syndicales à l’ENA en créant la section CFDT. A la fin de ses études, il est nommé chef du bureau des investissements et de la planification au ministère de l'Education Nationale, puis il devient auditeur au Conseil d'Etat.

 

A vingt-cinq ans, il est chargé de mission au Secrétariat général du gouvernement. Il reste à ce poste pendant treize ans, puis en 1981, Jean-Cyril Spinetta devient chef du service d'information et de diffusion du Premier ministre. Deux ans plus tard, il est nommé Directeur des collèges au ministère de l'Éducation nationale.

 

Cet énarque de talent continue d'évoluer au gré des gouvernements qui reconnaissent ses compétences. De 1984 à 1986, il est Directeur de cabinet de Michel Delebarre, alors Ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle. Puis pendant un an, il exerce la mission d'Inspecteur général de l'Education nationale avant de retrouver Michel Delebarre comme Directeur de cabinet. Il passe alors du ministère des Affaires sociales et de l'emploi, à celui des transports et de la mer puis à celui de l'équipement, du logement, des transports et de la mer. »

 

Vous connaissez la suite, qui nous intéresse moins : PDG du groupe Air France de 1997 à fin 2008. Comme ces gens sont totalement indéboulonnables, depuis le 1er janvier 2009, il est Président du Conseil d'administration d'Air France-KLM et d'Air France.

 

Je ne retiens pas a priori le second candidat comme l’un des fondateurs du Gisti. Il est cependant intéressant car s’il ne l’a pas été, il aurait fort bien pu l’être, néanmoins, de par son parcours. Il appartient à la promotion précédent Thomas More, celle de Jacques Attali dont il a été un condisciple : la promotion Robespierre, janvier 1968-mai 1970. Lui aussi, comme Attali – et un paquet d’autres – a eu largement la possibilité de fréquenter les « moriens » de janvier 1969 à mai 1970. Il s’agit de :

 

 

Louis Schweitzer

 

sch.jpgVoyons Emmanuel Ratier (éd. 1992) : « Inspecteur des finances, né le 8 juillet 1942 à Genève. (…) Louis Schweitzer est entré à l’inspection des finances à sa sortie de l’ENA en 1970 (ainsi qu’au Bilderberg group). Membre du parti socialiste avant 1981, cet ancien « binôme » de Laurent Fabius à Sciences-Po a été son directeur de cabinet aux ministères du budget, de l’industrie et comme premier ministre (1981-1986). En 1985, il fut le principal artisan du limogeage brutal du PDG de Renault, Bernard Hanon, et de son remplacement par George Besse. (…) Véritable « premier ministre bis » lorsque Laurent Fabius était premier ministre, cette éminence grise passe pour coordonner le réseau de l’ancien premier ministre. »

 

« En 1995, Louis Schweitzer a été mis en examen pour « complicité d'empoisonnement » dans l'affaire du sang contaminé. Il devait notamment répondre du retard qui a été pris dans la distribution d'un test de dépistage du SIDA. Il bénéficiera d'un non-lieu.

 

Cette même année, il est également mis en examen dans l'affaire des écoutes de l'Élysée.

Le 9 novembre 2005, il est condamné dans cette affaire mais dispensé de peine. Il est notamment reconnu coupable pour le placement sur écoutes de Jean-Edern Hallier. Fin septembre 2008, sa condamnation est confirmée par la Cour de cassation. Louis Schweitzer se défendra en avançant: « Il y a eu un effort pour me masquer la réalité ».

En 1998, la justice belge le condamne à une amende de 10 millions de francs belges (1,6 million de FF) pour avoir violé la loi du travail belge lors de la fermeture de l'usine Renault de Vilvorde. »

Mais toutes ces broutilles ne l’empêcheront nullement de recevoir de flatteuses décorations (comme ses petits copains, en général, même si nous n’en n’avons pas parlé) : Grand-Officier de l'Ordre national du Mérite, Commandeur de la Légion d'honneur. Il est naturellement membre du club Le Siècle.

De 2005 à 2010, il sera – et là nous retrouvons notre sujet et ses convictions profondes -  président de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde). Quoique "de gauche", il ne faisait pas dans le bénévolat ni le caritatif, il ne faut rien exagérer. Son salaire brut était de 6 700 € par mois et s'ajoutait à ses autres revenus.

 

Sa gestion de la Halde a été l'objet d'un examen très critique de la Cour des Comptes en 2010. http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/09/03/la-gestion-de-la-halde-par-louis-schweitzer-dans-le-collimateur-de-la-cour-des-comptes_1406160_3224.html

 

Aux dernières nouvelles, il était à la tête de Volvo.

 

* Voici la promo More au grand complet (y compris les décédés) : http://www.amici-thomae-mori.com/fr/univers_thomas_more.asp?rub=9&idsrub=113&idssrub=97

Commentaires

Bouffer dans la gamelle, ils savent tous faire, bon sang.

Écrit par : LG | 25/04/2011

"Bouffer dans la gamelle" ?!

Ah ,non ! Restos chicos, voituriers, soupers fins, maîtres d'ho, cigares, brandy et qui sait ?, petites pépés et plus si affinités.

Chez ces gens là, monsieur, le "mauvais sang", c'est pour les autres.

Écrit par : chapi-chapo | 25/04/2011

Anne, j'espère bien que vous allez faire de tout cela un nouveau livre, parce que je crois bien qu'il serait appelé à "cartonner" ! Plus ces salauds ont à coeur de rester dans l'ombre, plus il faut s'efforcer de les tirer de force à la lumière, afin que les gens puissent savoir à qui ils doivent la dénaturation peut-être définitive de leur pays majoritairement blanc et chrétien (comme avait encore le droit d'écrire De Gaulle..).

Écrit par : Martial | 25/04/2011

Je rentre du Morbihan où j'ai recherché désespérément les complices du Breton Gérard Moreau. J'ai fait chou blanc, je n'avais même pas retrouvé la mère.

Pendant que je me fourvoyais, vous avez bien avancé dans l'enquête qui est aussi passionnante que je ne le pensais.

Malgré votre scepticisme initial sur la remise en question de la culpabilité totale de Giscard et de Stoléru quant à la politique de remplacement de la population française par la programmation de la dénatalité et d'une immigration de peuplement, je me doutais que cette chasse vous plairait, et vous ne pouvez pas vous imaginer le plaisir que j'ai eu à lire vos compte-rendus.

Même si c'est le gouvernement Balladur de cohabitation qui a donné le coup d'envoi de la rfévolution libérale en France avec la privatisation de tout le secteur bancaire, public et industriel en partie nationalisé en 1982, il est de plus en plus évident que les militants forcenés du capitalisme financier mondial sont des énarques révolutionnaire "Mondial-socialistes" : Lamy, Trichet, Strauss-Kahn les dirigeants-fondateurs de l'OMC, de la BCE, du FMI,..

Alain Geismar sortait aussi des Mines de Nancy, Daniel Cohn-Bendit ne cache pas qu'il est à l'UE un militant passionné pour le mondialisme capitaliste libéral.

Les nouveaux énarques ont été formés à HEC, ce sont eux qui reconvertissent le mode traditionnel de gestion administrative des administrations centrales et des services publics, aux méthodes du management des entreprises commerciales (tableaux de bord, recours à l'endettement, financiarisation des processus de décision, gestion des ressources humaines, marketing, publicité,..). Ce sont eux qui endettent toutes les administrations et collectivités territoriales auprès d'organismes financiers internationaux, ce sont eux qui ont privatisé (bradé à l'encan) toutes les pans rentables du secteur public (EADS, France-Télécom, Autoroutes,..) pour ne conserver que les activités déficitaires.

L'enquête sur le GISTI est un thriller passionnant, il met en évidence l'existence d'une classe dominante très peu nombreuse (5 000 personnes), cupides, fanatiques et oppressifs qui sont parvenus à cumuler dans leurs mains absolument tous les pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire, économique, financier, culturel, policier, médiatique), qui haïssent le peuple français (pétainiste, antisémite, raciste, xénophobe..), qui complotent depuis des décennies pour provoquer sa perte et qui se moquent absolument des institutions démocratiques (dont ils ont plein la bouche).

Ils ont bien compris que le FN était le seul parti qui s'oppose à leur dictature et qui est capable de leur reprendre le pouvoir pour le rendre au peuple français (et aux autres peuples dans leurs pays).

Les institutions politiques républicaine (parlement, gouvernement, conseils représentatifs élus) ont été mises entièrement hors service et replacées par un pouvoir oligarchique sans aucun frein, ni contrôle, ni limite.

Il faut absolument nous unir pour virer tous ces gens qui ne valent rien, et leur faire rendre des comptes. Chère Anne, vous voilà devenue la Klarsfeld de l'immigration, en attendant que soit organisé un Nuremberg du Mondial-Socialisme.

Promotion Robespierre, promotion Carnot, promotion Turreau, l'heure du Jugement a sonné.

Écrit par : le défenseur de Claude L-S | 25/04/2011

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