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20/04/2011

L’ENARCHIE DANS TOUTE SA NUISANCE … ET SA LÂCHETE (4)

oo.jpgA ce stade, un certain nombre d’indices concordants nous permet de nous intéresser de très près au couple Moreau.

Certes, Gérard Moreau a été nommé en clair. Il est pourtant énarque et de la même promotion que sa femme [Thomas More, janvier 1969-mai 1971]. Pourquoi lui et pas les autres ? Vous n’avez pas été sans noter qu’il parlait dans son entretien avec Anna Marek, de « cinq ou six énarques », là où les autres sources parlent obstinément de quatre seulement. Est-il le 5e et s’est-il dévoué pour protéger l’anonymat des autres ? Et surtout celui de sa femme ?

Cette dernière, Yannick Moreau, a, elle, clairement fait partie de la bande des 4. Jugez plutôt :

Yannick-Moreau.jpgYannick Moreau

« Née Yannick Polo le 30 décembre 1945 à Nantes, est un haut-fonctionnaire français, et épouse de Gérard Moreau, conseiller-maître à la Cour des comptes et ancien camarade de promotion à l’ENA.

Diplômée de HEC et docteur en droit, ancienne élève de l'ENA, elle est auditeur puis maître des requêtes au Conseil d'État quand François Mitterrand la nomme en 1981 conseillère technique au secrétariat général de l'Élysée, chargée des affaires sociales.

En juillet 1984, elle devient directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement nommé ministre de l'Éducation nationale.

À partir de 1986, elle est commissaire du gouvernement près de la Cour supérieure d'arbitrage, puis en 1988 auprès des formations du contentieux. De 1989 à 1991 elle est secrétaire générale au l'administration du ministère de la Défense [alors dirigé par Chevènement].

Elle est promue Conseiller d'Etat en 1990.

Directrice générale adjointe, chargée des relations sociales et des ressources humaines, à la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) en 1992, elle devient en 1995 présidente de sous-section au Conseil d’État et directrice du programme d’études avancées Gestion des transformations sociales à Institut d'études politiques de Paris.

Martine Aubry, ministre de l'Emploi et de la Solidarité, la nomme présidente de l’Institut de veille sanitaire et présidente du Conseil supérieur de la prud’homie en 1999.

Présidente du Conseil d'orientation des retraites en juin 2004, elle est nommée présidente de la section sociale du Conseil d'État en avril 2006.

Elle a été nommée par décret du Premier ministre au Haut conseil du dialogue social en décembre 2008, elle en assure la présidence des sessions.

Elle est membre du club du Siècle. »

Voilà, toutes ces précisions nous sont aimablement fournies par Wikipédia. Le Who’s Who et diverses encyclopédies politiques, dont celle d’Emmanuel Ratier, complètent le personnage :

« ENA promotion Thomas More (1971). Fille d’Henri Polo, industriel, et de Mme, née Suzanne Cosse. Mariée le 17 décembre 1970 à Gérard Moreau, ingénieur. »

« Elle a milité dans sa jeunesse à l’extrême gauche, signant notamment la pétition contre la loi anticasseurs et dans diverses associations de soutien aux travailleurs immigrés. Entrée au Conseil d’Etat en 1971, elle a été détachée au Plan de 1975 à 1978. Militante CFDT, cette socialiste chevènementiste est devenue en 1981 conseiller technique au secrétariat général de la présidence de la République. »

Je trouve encore l’une ou l’autre précision dans le Dictionnaire de la politique française, d’Henry Coston (éd.1982) : « Yannick Moreau, maître des requêtes au Conseil d’Etat, auteur (avec Nicole Questiaux) du rapport sur « le vieillissement de la population », membre actif du PS et secrétaire de la commission « retraite et socialisme », créée par Jean Laurain ».

Je pense qu’après ce panégyrique, aucune hésitation n’est plus possible. Mme Moreau, qui poursuit imperturbablement ses activités, est bien l’une de nos cibles. Voilà typiquement le genre de personnages totalement ignorés de la France « d’en bas », jamais élus, et qui pourtant ont eu une influence décisive sur le pays. Il est grand temps de les apprécier à leur juste valeur.

 

GERARD MOREAU

« Ingénieur, responsable ministériel. Né le 14 juillet 1943. Fils de Pierre Moreau, directeur de la Mutualité sociale agricole, et de Mme, née Ruth Lewin. Ingénieur civil des mines, licencié ès sciences économiques, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris. ENA promotion Thomas More (1971).

Administrateur civil au ministère de l’Equipement (1971-72), (…), conseiller technique au cabinet de Mme Questiaux, ministre de la solidarité nationale (1981-83), puis au cabinet de Pierre Bérégovoy, ministre des affaires sociales et de la solidarité nationale (depuis 1983), membre du Groupe d’information et de soutien des travailleurs immigrés (Gisti) ».

La citation précédente est extraite du Who’s Who in France de 1984-85.Très curieux. Il y est fait mention en toutes lettres de son appartenance au Gisti alors que rien n’est indiqué à cet égard pour sa femme, qui a pourtant droit à son propre paragraphe bien fourni dans la même édition. Cela renforce l’idée que le choix de se dévoiler dès ces années-là a été fait pour protéger l’anonymat des autres. Il est membre du PS depuis les années 1970.

Poursuivons sa carrière : il a été, de 1985 à 1997, directeur de la Population et des Migrations au ministère des Affaires sociales et secrétaire général du Haut Conseil de la population et de la famille, placé auprès du président de la République. De 1989 à 1992, il a également présidé le comité directeur de la Population du Conseil de l’Europe.

Conseiller maître à la Cour des Comptes, il a par ailleurs présidé jusqu’en janvier 2006 le CNASEA (Centre National pour l’Aménagement des Structures des Exploitations Agricoles).Le CNASEA, établissement public spécialisé dans le paiement des aides publiques, intervient dans un domaine qui va de l’agriculture (aides à l’installation des agriculteurs, contrats d’agriculture durable...) à l’emploi (paiement des contrats aidés du plan de cohésion sociale) en passant par la formation professionnelle, le développement local ou l’environnement.

Quelques-unes de ses publications ou participations à des revues : 

La Crise du statut des réfugiés, 1989.

L’Intégration, 1996.

Vingt ans de politique d’immigration, 1997.

Quelques éléments de comparaison entre les politiques d’intégration de l’Allemagne, du Canada, de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Italie et des Pays-Bas, 2000.

Un article de Libération, 2002 :

http://webcache.googleusercontent.com/search?um=1&hl=fr&tab=iw&q=cache:1J_SWfM5krEJ:http://www.liberation.fr/evenement/0101409590-l-interview-gerard-moreau-ancien-directeur-de-la-dpm-l-integration-est-un-processus-continu+g%C3%A9rard+moreau&ct=clnk

Nous continuerons demain.

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