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04/04/2011

JE N’AI PAS PU RESISTER

Article paru ce jour dans Le Temps, de Genève. Mme Maria Roth-Bernasconi, conseillère nationale helvétique socialiste, milite « pour une Suisse ouverte, tolérante et multicolore ». Comme vous le verrez, sa merveilleuse tolérance ne s’arrête pas aux misérables interdits moraux et autres tabous qu’il convient de balayer avec vigueur. On connaît la méthode : on commence par ouvrir une brèche « inutile », puis de fil en aiguille et de proche en proche … toute notion de morale et d’appartenance à une communauté charnelle, avec ses lois intangibles, est évacuée. Ne reste plus que l’individu à poil, c’est le cas de le dire, en proie à ses envies du moment. Que la gauche, si « tolérante », lui enjoint de satisfaire sans tarder.

 

160px-Maria_Roth-Bernasconi.jpg« A propos d’inceste, Madame Roth-Bernasconi

Il m’est interdit de griller des cervelas sur la plage mais je devrais pouvoir coucher avec mon fils? En matière d’ingérence dans la vie privée des citoyens, vous avez de drôles de priorités, Madame la conseillère nationale.

Madame la conseillère nationale,

J’ai un ami qui habite une maison à couper le souffle à Blonay. On y jouit d’un panorama à 180 degrés sur le Léman et les Alpes qui désarme toute tentative de commentaire un tant soit peu spirituel: c’est beau, quoi.

En fait, l’emplacement est formidable mais la maison petite et fatiguée. Il serait raisonnable de la raser et d’en bâtir une plus grande et plus écologique. Mon ami ne peut pas: s’il construisait une maison neuve, il devrait renoncer à ses baies vitrées. Sur ce promontoire panoramique, un règlement dadaïste stipule qu’on ne peut ériger que des villas vaudoises bien trapues, avec toit à deux pans et fenêtres plus hautes que larges.

Pourquoi je vous raconte ça? Parce que je vous vois défendre la dépénalisation de l’inceste entre adultes consentants avec cet argument central: l’Etat n’a pas à s’ingérer dans la vie de citoyens assez grands pour faire leurs choix.

Pincez-moi car je rêve, Madame Roth-Bernasconi. Mon traiteur végétarien préféré ne peut pas proposer à ses clients trois chaises sur son trottoir parce que son établissement n’est pas conforme à la norme truc muche. Mon ami de Blonay est interdit de baies vitrées face à son panorama de don du ciel. Je ne peux pas griller ma saucisse sur la plage ni tondre ma pelouse le dimanche. Des milliers de règlements absurdes viennent contrarier mes désirs les plus innocents et corseter mon quotidien. Mais, lorsque mon fils aura 16 ans, je devrais pouvoir impunément plonger ma main dans son slip, lui passer un film porno et l’inviter à une partie de jambes en l’air? En matière d’ingérence dans la vie privée des citoyens, je souhaite à ce pays des priorités mieux choisies.

Vous allez me dire (LT 01.04) que d’autres dispositions du Code pénal permettent de protéger une personne majeure qui accepte un rapport sexuel sous l’emprise d’une autre. Dans mon exemple, l’avocat de mon fils devrait arriver à prouver que, même s’il a dit oui, au fond de lui, il voulait dire non. Vous plaidez d’ailleurs pour une conception plus restrictive de la notion de consentement.

 Mais que prévoyez-vous pour traduire ces fines nuances psychologiques en éléments de décision judiciaire? Des batteries de tests obligatoires pour plaignants et accusés? La psychanalyse d’office? Le droit et la psychologie ne font pas bon ménage, Madame la députée, le débat actuel sur le «viol par surprise» nous le rappelle (LT 26.03). C’est à cela que servent les lois. A dire: les rapports sexuels entre parents et enfants sont interdits, point barre, sans qu’il soit nécessaire de recourir à l’ingérence psychologique.

Mais pourquoi le sont-ils? Que dit le tabou de l’inceste? Il dit que l’amour entre amoureux n’est pas de la même espèce que celui entre enfants et parents: ce dernier consiste à encourager l’être aimé à vous quitter. C’est ainsi qu’adviennent les adultes autonomes: chacun, pour cela, doit tenir sa place.

Vous dites que ce tabou restera, et que donc, en quelque sorte, la loi est superflue. Avez-vous réellement une conception si bassement utilitaire du rôle des lois? Pour moi, les lois sont d’abord là pour affirmer les valeurs fondamentales d’une société, notamment en formalisant les grands tabous: tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne coucheras pas avec ta mère.

Il y a d’autres lois, moins essentielles, qui interdisent les baies vitrées. Que ne vous acharnez-vous contre elles, Madame Roth-Bernasconi? »

 

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/34cc06c2-5e32-11e0-a58d-4f2395e7177d|0

 

 

Commentaires

Comme vous dites, par petites touches ils vont finir par imposer l'inceste, la pédophilie, et plein d'autres don dont leur saigneur les a gratifié.

Le pire c'est que mondialement c'est eux qui poussent au pire sans que "personne" ne s'en rende compte.

Le premier acte de toute révolution est de prendre les médias, les radios, et si possible les Télés. Et tant que leur omniprésence en ces lieux leur permet de nous mener au pire n'aura pas été contrariée, nous sommes leurs esclaves.

Écrit par : Dov Lazarus | 04/04/2011

L'auteur de cette réjouissante diatribe illustre à la perfection ce que saint Matthieu a rapporté des paroles de Jésus, qui fustigeait les hypocrites en disant qu'ils "filtrent le moucheron et avalent le chameau". Coucher avec son fils, c'est cool ; commettre un péché contre Notre Mère la Terre, c'est nauséabond.

Écrit par : Martial | 04/04/2011

Est-ce qu'on doit finalement accepter que La Gauche rime avec débauche ? Sinon nous demandons la démission de cette 'dame'.

Écrit par : TaurusLucidus | 04/04/2011

Ca donne necore du grain à moudre à Hervé Ryssen. Et il faut bien dire qu'il n'y a pas de fumée sans feu. Et là, c'est une sacrée fumée.

Écrit par : Fred | 05/04/2011

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