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10/02/2011

UN DEMOCRATE PUR ET DUR … COMME ON LES AIME EN ISRAËL

« Israël fonde tous ses espoirs sur Omar Souleiman »

 

c’est ce que nous apprend Le Figaro dans l’article ci-après :

 

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Omar Souleiman, ici avec le président israélien Shimon Peres en novembre 2010, a effectué de nombreuses visites, sans se cacher, ces dernières années à Tel-Aviv et à Jérusalem

 

« Le vice-président égyptien est bien connu des responsables israéliens.

 

Omar Souleiman a la cote en Israël. «L'homme de la stabilité»: c'est ainsi que le Yediot Aharonot, le quotidien le plus lu, qualifie le vice-président égyptien, présenté comme le candidat idéal pour succéder à Hosni Moubarak et surtout le mieux placé pour barrer la route du pouvoir aux Frères musulmans. Les médias prêtent toutes les qualités à ce tout-puissant chef des services de sécurité connu de tout l'establishment israélien. Il a effectué de nombreuses visites, sans se cacher, ces dernières années à Tel-Aviv et à Jérusalem. Le vice-président a rencontré tous les responsables au plus haut niveau du gouvernement, y compris les responsables des renseignements militaires, et Meïr Dagan, le patron du Mossad (les services secrets), pendant huit ans.

 

En Égypte, il a mis la main sur le «dossier Israël» et dispose d'un représentant personnel à l'ambassade d'Égypte à Tel-Aviv qui lui rendait directement compte sans passer par l'ambassadeur. «Tout l'intéresse: la politique intérieure israélienne, l'économie et, bien entendu, les questions de sécurité, de la lutte contre le terrorisme aux tentatives de déstabilisation de la région menées par l'Iran», souligne un diplomate israélien. Le quotidien Maariv a indiqué que le bureau de Benyamin Nétanyahou avait eu droit à un de ses premiers appels à l'étranger après sa promotion au poste de vice-président.

 

«Manipuler» les islamistes

Souleiman a également joué ces dernières années un rôle d'intermédiaire indispensable. Son intervention au début de 2009 a contribué à la fin de l'opération «plomb durci», lancée par l'armée israélienne contre les islamistes du Hamas dans la bande de Gaza, qui a coûté la vie à plus de 1400 Palestiniens en 22 jours de combats. Souleiman a aussi négocié, pour le moment en vain, la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit, enlevé en 2006 et détenu par le Hamas à Gaza. Il est enfin crédité du durcissement de la répression exercée par les forces de sécurité égyptiennes contre le trafic d'armes du Hamas à travers les tunnels de contrebande reliant l'Égypte à la bande de Gaza.

Parmi les autres ennemis communs figure le Hezbollah libanais. L'an dernier, la justice égyptienne a condamné à la prison 26 membres présumés de l'organisation chiite accusés d'avoir planifié des attentats anti-israéliens en Égypte, notamment dans la péninsule du Sinaï. Autre «qualité» fort appréciée, il est présenté par les médias comme le mieux placé pour «manipuler» les Frères musulmans, qu'il considère comme «un danger pour son pays». «Il dialogue avec eux, mais il ne leur fera pas de cadeau», prévoit un diplomate israélien. Il n'a pourtant rien d'un laïc. Selon un de ses interlocuteurs en Israël, il avait coutume «d'interrompre les discussions à l'heure de la prière et n'hésitait pas à se recueillir deux fois si la rencontre se prolongeait». Et d'ajouter, sans doute pour ne pas le compromettre, qu'il s'agit avant tout «d'un patriote égyptien».

Mohammad ElBaradei, présenté comme un possible rival de Souleiman pour succéder à Moubarak, suscite bien moins d'enthousiasme. Cet ancien patron de l'Agence internationale à l'énergie atomique est soupçonné de «coupables faiblesses» envers le programme nucléaire iranien, au point qu'Israël a tenté un moment d'obtenir son limogeage. »

Voilà le personnage, « démocrate » irréprochable selon le système, qu’Israël aimerait bien voir devenir calife à la place du calife, puisqu’il faut bien se résigner à lâcher un peu de lest.

Pour compléter le portrait de ce tout puissant chef de la sécurité égyptienne, chouchou du gouvernement israélien, je vous invite à lire ce que nous en dit Dedefensa.org :

 

« Portrait de Omar Suleiman, tortionnaire-en-chef

Omar Suleiman, depuis peu vice-président égyptien, “homme de confiance” de Moubarak, semble avoir pris les choses en main. “Homme de confiance”, il ne l’est pas seulement de Moubarak, mais aussi de la CIA, des Israéliens, etc. C’est aussi un homme extrêmement compétent dans les affaires de renseignement et de lutte contre le terrorisme ; il ne rechigne pas devant la perspective de mettre “la main à la pâte”, à savoir d’interroger lui-même des présumés terroristes dont certains s’avèrent ne pas l’être, et de les interroger avec les méthodes qu’on imagine. L’élégant nouvel éventuel “homme fort” d’un régime vacillant pourrait être aussi désigné comme “le tortionnaire en chef”. Il l'est effectivement.

Un article de Lisa Hajjar, qui enseigne la sociologie à l’université de Californie, nous informe là-dessus, ou plutôt nous instruit. L’article a paru d’abord dans Jadaliyya, et a été repris sur Aljazeera.net le 7 février 2011. Quelques extraits…

«From 1993 until Saturday, Suleiman was chief of Egypt’s General Intelligence Service. He remained largely in the shadows until 2001, when he started taking over powerful dossiers in the foreign ministry; he has since become a public figure, as the WikiLeak document attests. In 2009, he was touted by the London Telegraph and Foreign Policy as the most powerful spook in the region, topping even the head of Mossad.

»In the mid-1990s, Suleiman worked closely with the Clinton administration in devising and implementing its rendition program; back then, rendition involved kidnapping suspected terrorists and transferring them to a third country for trial. In The Dark Side, Jane Mayer describes how the rendition program began:

»“Each rendition was authorised at the very top levels of both governments [the US and Egypt] ... The long-serving chief of the Egyptian central intelligence agency, Omar Suleiman, negotiated directly with top [CIA] officials. [Former US Ambassador to Egypt Edward] Walker described the Egyptian counterpart, Suleiman, as ‘very bright, very realistic’, adding that he was cognisant that there was a downside to ‘some of the negative things that the Egyptians engaged in, of torture and so on. But he was not squeamish, by the way’. (p. 113).

»“Technically, US law required the CIA to seek ‘assurances’ from Egypt that rendered suspects wouldn't face torture. But under Suleiman's reign at the EGIS, such assurances were considered close to worthless. As Michael Scheuer, a former CIA officer [head of the al-Qaeda desk], who helped set up the practise of rendition, later testified, even if such 'assurances' were written in indelible ink, ‘they weren't worth a bucket of warm spit’.”

»Under the Bush administration, in the context of “the global war on terror”, US renditions became “extraordinary”, meaning the objective of kidnapping and extra-legal transfer was no longer to bring a suspect to trial - but rather for interrogation to seek actionable intelligence. The extraordinary rendition program landed some people in CIA black sites - and others were turned over for torture-by-proxy to other regimes. Egypt figured large as a torture destination of choice, as did Suleiman as Egypt’s torturer-in-chief. At least one person extraordinarily rendered by the CIA to Egypt — Egyptian-born Australian citizen Mamdouh Habib — was reportedly tortured by Suleiman himself. […]

»In Egypt, as Habib recounts in his memoir, My Story: The Tale of a Terrorist Who Wasn’t, he was repeatedly subjected to electric shocks, immersed in water up to his nostrils and beaten. His fingers were broken and he was hung from metal hooks. At one point, his interrogator slapped him so hard that his blindfold was dislodged, revealing the identity of his tormentor: Suleiman.

»Frustrated that Habib was not providing useful information or confessing to involvement in terrorism, Suleiman ordered a guard to murder a shackled prisoner in front of Habib, which he did with a vicious karate kick. In April 2002, after five months in Egypt, Habib was rendered to American custody at Bagram prison in Afghanistan - and then transported to Guantanamo. On January 11, 2005, the day before he was scheduled to be charged, Dana Priest of the Washington Post published an exposé about Habib’s torture. The US government immediately announced that he would not be charged and would be repatriated to Australia.

»A far more infamous torture case, in which Suleiman also is directly implicated, is that of Ibn al-Sheikh al-Libi. Unlike Habib, who was innocent of any ties to terror or militancy, al-Libi was allegedly a trainer at al-Khaldan camp in Afghanistan. He was captured by the Pakistanis while fleeing across the border in November 2001. He was sent to Bagram, and questioned by the FBI. But the CIA wanted to take over, which they did, and he was transported to a black site on the USS Bataan in the Arabian Sea, then extraordinarily rendered to Egypt. Under torture there, al-Libi “confessed” knowledge about an al-Qaeda–Saddam connection, claiming that two al-Qaeda operatives had received training in Iraq for use in chemical and biological weapons. In early 2003, this was exactly the kind of information that the Bush administration was seeking to justify attacking Iraq and to persuade reluctant allies to go along. Indeed, al-Libi’s “confession” was one the central pieces of “évidence” presented at the United Nations by then-Secretary of State Colin Powell to make the case for war.

»As it turns out, that confession was a lie tortured out of him by Egyptians. Here is how former CIA chief George Tenet describes the whole al-Libi situation in his 2007 memoir, At The Center Of The Storm: […]

»“Al-Libi's story will no doubt be that he decided to fabricate in order to get better treatment and avoid harsh punishment. He clearly lied. We just don't know when. Did he lie when he first said that al-Qa'ida members received training in Iraq - or did he lie when he said they did not? In my mind, either case might still be true. Perhaps, early on, he was under pressure, assumed his interrogators already knew the story, and sang away. After time passed and it became clear that he would not be harmed, he might have changed his story to cloud the minds of his captors. Al-Qa'ida operatives are trained to do just that. A recantation would restore his stature as someone who had successfully confounded the enemy. The fact is, we don't know which story is true, and since we don't know, we can assume nothing. (pp. 353-354)”

»Al-Libi was eventually sent off, quietly, to Libya - though he reportedly made a few other stops along the way - where he was imprisoned. The use of al-Libi’s statement in the build-up to the Iraq war made him a huge American liability once it became clear that the purported al-Qaeda–Saddam connection was a tortured lie. His whereabouts were, in fact, a secret for years, until April 2009 when Human Rights Watch researchers investigating the treatment of Libyan prisoners encountered him in the courtyard of a prison. Two weeks later, on May 10, al-Libi was dead, and the Gaddafi regime claimed it was a suicide.

»According to Evan Kohlmann, who enjoys favoured status among US officials as an ‘al-Qaeda expert’, citing a classified source: ‘Al-Libi’s death coincided with the first visit by Egypt’s spymaster Omar Suleiman to Tripoli.’…»

dedefensa.org

http://www.dedefensa.org/article-portrait_de_omar_suleima...

 

http://www.juif.org/go-news-145505.php   

Commentaires

Voilà, en effet, un homme qui ne peut que plaire à l'USraël, connu pour respecter scrupuleusement tout prisonnier - de guerre ou non -, que ce soit dans le camp retranché de Guantanamo, la prison irakienne d'Abou Ghraib ou les geôles israéliennes ! Birds of a feather flock together ! (Qui se ressemble s'assemble)

Écrit par : Martial | 10/02/2011

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