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07/02/2011

UN SYSTEME POURRI JUSQU’A LA MOËLLE

“La fortune de la famille du président Hosni Moubarak pourrait s’élever à quelque 70 milliards de dollars US selon l’analyse faite par des experts du Moyen-Orient.

Une grande partie de sa fortune se trouve dans des banques britanniques et suisses, ou investie dans l’immobilier à Londres, New York, Los Angeles et le long des côtes de la mer Rouge.

Après 30 ans de présidence et beaucoup d’autres comme haut responsable militaire, M. Moubarak a eu accès aux accords d’investissement qui ont généré des centaines de millions de livres de bénéfices. La plupart de ces gains ont été détournés à l’extérieur et déposés sur des comptes bancaires secrets ou investis dans des habitations de luxe et des hôtels.

Selon un rapport publié l’an dernier dans le journal arabophone Al Khabar, M. Moubarak dispose de propriétés à Manhattan et dans Beverly Hills sur Rodeo Drive. Etc, etc …»

Il est intéressant à ce propos de rappeler que l’Egypte recevait des Etats-Unis une aide de 1,5 milliard de dollars par an (la 2e en importance, après celle accordée à Israël).

Vous pensez bien qu’une manne pareille n’était pas destinée au peuple égyptien, ces traîne-savates incultes. Non, il y avait bien mieux à faire avec. Et qui s’occupait de gérer ce pactole (sorti de la poche du contribuable américain, mais ça, tout le monde a l’air de l’avoir oublié) : vous allez rire, c’est justement … Frank Wisner, « le brillant diplomate expérimenté, l’homme de confiance pour l’Egypte d’Obama et de Clinton, celui qui doit débrouiller pour les USA et à l’avantage des USA, l’imbroglio égyptien », nous dit Dedefensa.org . Accessoirement aussi, un grand copain de Moubarak. Qu’il souhaite ardemment (allez savoir pourquoi) voir rester bien en place..

Voici ce que nous révèle Dedefensa sur cette étonnante configuration:

« Finalement (pour l’instant), c’est Robert Fisk, de The Independent, qui nous sort l’explication irréfutable, absolument américaniste, de cet imbroglio. Frank Weisner, le brillant diplomate expérimenté, l’homme de confiance pour l’Egypte d’Obama et de Clinton, celui qui doit débrouiller pour les USA, et à l’avantage des USA, l’imbroglio égyptien, – cet homme-là, devenu avocat d’affaire, conseiller, lobbyist, etc., travaille au sein d’un cabinet prestigieux de New York, pour Moubarak et quelques-unes des “Cent Familles” locales, pour gérer leurs fortunes, défendre leurs intérêts, subvertir à leur cause tout ce qui a de pouvoir et d’influence aux USA. La chute de cet incident (répétons-le, en attendant avec intérêt quelles suites lui seront données) est une explication à couper le souffle, que nous n’aurions oser imaginer, de la situation du système de l’américanisme, – et, surtout, de la situation de la puissance publique US, qu’on dit souveraine et maîtresse de sa toute puissance.

Quelques extraits de l’article de Fisk, ce 7 février 2011, sur l’extraordinaire situation de Frank Wisner et de ses prestations dans le cabinet d’avocats Patton Boggs, sur la situation des USA et de l’Egypte, sur la situation de la diplomatie US…

«Mr Wisner is a retired State Department 36-year career diplomat – he served as US ambassador to Egypt, Zambia, the Philippines and India under eight American presidents. In other words, he was not a political appointee. But it is inconceivable Hillary Clinton did not know of his employment by a company that works for the very dictator which Mr Wisner now defends in the face of a massive democratic opposition in Egypt. So why on earth was he sent to talk to Mubarak, who is in effect a client of Mr Wisner's current employers?

»Patton Boggs states that its attorneys “represent some of the leading Egyptian commercial families and their companies” and “have been involved in oil and gas and telecommunications infrastructure projects on their behalf”. One of its partners served as chairman of the US-Egyptian Chamber of Commerce promoting foreign investment in the Egyptian economy. The company has also managed contractor disputes in military-sales agreements arising under the US Foreign Military Sales Act. Washington gives around $1.3bn (£800m) a year to the Egyptian military.

»Mr Wisner joined Patton Boggs almost two years ago – more than enough time for both the White House and the State Department to learn of his company's intimate connections with the Mubarak regime. The New York Times ran a glowing profile of Mr Wisner in its pages two weeks ago – but mysteriously did not mention his ties to Egypt.

»Nicholas Noe, an American political researcher now based in Beirut, has spent weeks investigating Mr Wisner's links to Patton Boggs. Mr Noe is also a former researcher for Hillary Clinton and questions the implications of his discoveries. “The key problem with Wisner being sent to Cairo at the behest of Hillary,” he says, “is the conflict-of-interest aspect... More than this, the idea that the US is now subcontracting or ‘privatising’ crisis management is another problem. Do the US lack diplomats?” “Even in past examples where presidents have sent someone ‘respected’ or ‘close’ to a foreign leader in order to lubricate an exit,” Mr Noe adds, “the envoys in question were not actually paid by the leader they were supposed to squeeze out!”

»Patton Boggs maintains an “affiliate relationship” with Zaki Hashem, one of Egypt's most prominent legal firms. It was founded in 1953 and Zaki Hashem himself was a cabinet minister under Mubarak's predecessor, President Anwar Sadat, and later became head of the Egyptian Society for International Law.

»By a further remarkable irony, one of Zaki Hashem's senior advisers was Nabil al-Araby, one of the 25 leading Egyptian personalities just chosen by the protesters in Tahrir Square to demand the overthrow of Mubarak. Nabil al-Araby, a former member of the UN's International Law Commission, told me yesterday that he ended his connection with Zaki Hashem three years ago and had “no idea” why Mr Wisner had come out in support of Mubarak's continued rule. He himself believed it was essential Mubarak make a dignified but immediate exit. “The head must go,” he said.

»When Frank Wisner joined Patton Boggs in March 2009, the company described him as “one of the nation's most respected diplomats” who would provide clients with “strategic global advice concerning business, politics and international law”. The firm stated specifically that “it looks to Ambassador Wisner to use his expertise in the Middle East and India to assist its American and international clients.”»

http://www.dedefensa.org/article-frank_wisner_ou_la_diplomatie_sur_notes_de_frais_07_02_2011.html

http://www.mecanopolis.org/?p=21875

 

Commentaires

Ca a l'aire tellement télécommandé ces révélations torrentielles sur des fait qui sont patents depuis 40 ans...

Qu'est-ce qu'on a pas eu comme révélations sur le Shah d'Iran, pendant que l'Ayatolla Khomeyni se préparait à Naufle-le-Château, hébergé par la France à la demande de la CIA.

Qu'est-ce qu'on n'a pas entendu sur M. Sadam Hussein

Qu'est-ce qu'on a pas entendu sur Milosévitch, 2 ans avant l'anniversaire des 50 ans de l'OTAN, pacte de défense caduque qui avait été signé pour 50 ans. Plus de block de l'Est, plus d'économies en ruine, plus de guerre : sule l'apparition d'un nouvel Hitler et le danger d'une nouvelle shoah pouvait justifier de re-signer un bail de 50 ans.

Je me méfie quand je vois soudain toute la presse s'exprimer à l'unisson pour dire du mal de la même personne. Ca me le rend sympathique.

Vive M. Sadham Hussein, Vive Mobarak, vive Landru, vive les moustiques.

Écrit par : le défenseur de Hosni Moubarak | 08/02/2011

»When Frank Wisner joined Patton Boggs in March 2009, the company described him as “one of the nation's most respected diplomats” who would provide clients with “strategic global advice concerning business, politics and international law”. The firm stated specifically that “it looks to Ambassador Wisner to use his expertise in the Middle East and India to assist its American and international clients.”»

Wisner, mais c'est le type que N. Sarkozy est allé voir en catimini à New-York.

C'est aussi le type qu'Obama a envoyé en mission spéciale en Égypte depuis 3 mois (1).

Frank Wisner junior (1938), le mari de Christine la seconde femme de son père, chez lequel il a fait de nombreux séjours dans les années 1980.

Frank G. Wissner, fils de l’ancien directeur des opérations de l’OSS en Europe (1), que Nicolas considérait comme un second père, était à l’époque le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis (Ministère des affaires étrangères) et en 1993 il a succédé à Paul Wolfowitz (2) comme directeur de la planification politique au Département de la Défense nationale américaine.

1993 est l’année de commencement de la révolution libérale en France avec le premier gouvernement de cohabitation de M. Balladur, où Nicolas Sarkozy était secrétaire d’État au budget. Pendant que le ministre des finances Lévy-Alphandéry créait un grand emprunt sur le marché international des capitaux, et déréglementait à tours de bras, Nicolas Sarkozy décidait de mettre en vente une importante partie de l’or de la Banque de France dont le cours était au plus bas et qui a été racheté par des organismes financiers américains. L’argent a servi à créer un fonds d’investissement spéculatif.
De son côté, Strauss-Kahn était aussi sur le payroll des États-Unis. Il donneait des cours à Stanford, où il avait été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice.

Frank Wisner Jr., qui a été ensuite nommé envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, avait insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

La réussite de Nicolas a rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier Sarkozy. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il a été nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden). Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour. (d’après O. Messian)

(1) Frank G. Wissner en Égypte 2011 http://en.wikipedia.org/wiki/Frank_G._Wisner
(2) Paul Wolfowitz http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Wolfowitz

Écrit par : PL24 | 09/02/2011

Frank Wisner
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En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.
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À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.
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Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.
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Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [5], dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.
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Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.
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La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.
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Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française
http://www.voltairenet.org/article157210.html

Écrit par : Roland | 09/02/2011

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