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02/02/2011

ENCORE UN SONDAGE QUI TOMBE A PIC

La chancelière d'Allemagne rentre d’Israël où elle s’est livrée sans barguigner à toutes les formalités requises. En marge de cette visite – qui a également donné lieu à l’annonce du doublement des subventions allemandes aux rescapés de la shoah pour l’année 2011 – un sondage vient à point nommé pour allumer un contre-feu aux déclarations intempestives de certains gouvernements concernant leur reconnaissance d’un éventuel état palestinien.

 

Il paraîtrait que les Allemands n’en veulent pas, de cette reconnaissance « unilatérale ». Mais comme pour TNS Sofres, dont nous avons étudié le cas il y a quelques jours, on peut éprouver l’une ou l’autre crainte quant à la parfaite neutralité de l’organisme qui s’est livré à cette enquête.

 

Il s’agit en effet d’une officine américaine, Greenberg Quinlan Rosner Research, créée en 1980 par Stanley Greenberg, qui est juif et proche d’Israël.

 

logo_print.gifL’enquête a du reste été commandée par The Israel Project (TIP) qui se définit en ces termes : « TIP est une organisation internationale à but non lucratif destinée à sensibiliser la presse et le public sur Israël. TIP fournit aux journalistes, aux dirigeants et aux leaders d'opinion des informations exactes concernant Israël.TIP n'est affilié à aucun gouvernement ni aucune agence gouvernementale ». Qu’on se le dise !

 

Vous constaterez à la lecture de l’article qui suit, qu’Angela Merkel a reçu sa feuille de route détaillée. Le sondage étant apparemment là pour lui donner un coup de pouce.

 

« Un sondage national en Allemagne, réalisé par Greenberg Quinlan Rosner Research du 12 au 19 janvier, montre que 76 pour cent des Allemands approuvent l'application des sanctions économiques contre l'Iran et 57 pour cent s'opposent à ce que le gouvernement allemand reconnaisse la déclaration unilatérale d'un État palestinien.

Les efforts palestiniens,qui consistent à chercher le soutien international d'une possible déclaration unilatérale d'un État, le long des frontières de 1967, s'intensifient. Le gouvernement allemand doit diriger l'opposition européenne à une telle déclaration.

Le processus consistant à l’établissement d’un État palestinien doit respecter les besoins des deux côtés et conduire à une paix durable. Pour ce faire, les officiels israéliens et palestiniens doivent éviter des déclarations ou des actions unilatérales, et les négociations directes doivent reprendre au plus vite.

Israël a demandé à plusieurs reprises que les Palestiniens reprennent les négociations depuis que le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas a quitté la table des négociations en septembre dernier, moins d'un mois après la reprise après une longue interruption.

Dans le cadre de ses efforts afin de contribuer à la création d'un État palestinien, Israël encourage le développement économique en Cisjordanie et supprime un grand nombre de barrages routiers. Par conséquent, l'économie de la Cisjordanie a augmenté de près de 9 pour cent l'année dernière, apportant une prospérité sans précédent à de nombreux Palestiniens.  

Israël a également démontré qu'il soutenait une solution à deux États lorsqu'il s’est retiré de Gaza en 2005 et a laissé derrière des serres en état de marche pour faire démarrer l'économie gazaouie. Israël espérait que ce geste unilatéral ouvre la voie à un État palestinien. Mais le Hamas, soutenu par l'Iran, a violemment pris le contrôle de Gaza des mains de l'Autorité Palestinienne et a commencé une campagne terroriste contre des civils israéliens avec une pluie de roquettes et de mortiers. Le Hamas et ses alliés ont en tirés 238 l'année dernière et déjà 33 en 2011.

Israël a conclu que cette action unilatérale, ou toute autre, peu importe son bien fondé, ne peut pas conduire à une solution à deux États et ne constitue pas un substitut d’un accord négocié.

Le programme palestinien fait fi du réseau complexe des relations qui unissent Israël et la Cisjordanie, qui partagent les ressources d'eau, l'électricité et les lignes d'égout. Séparer unilatéralement les entités, étroitement liées, menace potentiellement les services fournis à des centaines de milliers d'individus des deux côtés.

La visite en Israël de cette semaine est la troisième de la chancelière allemande Angela Merkel depuis 2007. Outre leurs liens économiques, l'Allemagne et Israël sont tous deux des démocraties dont les citoyens jouissent de la liberté de religion, de parole, de presse, de la liberté juridique en bonne et due forme et du droit de vote ; tous deux aspirent à la paix et recherchent des sources d'énergies douces.

Israël travaille sans relâche depuis des décennies au développement de solutions d'énergies douces, telles que l'énergie solaire et éolienne et les automobiles électriques. Elles aideront les pays de l'Union européenne à réduire leur dépendance du pétrole du Proche-Orient et du gaz russe.

A son retour en Allemagne, la chancelière Angela Merkel devrait expliquer ces avancées au peuple allemand et aux autres Européens. Elle doit expliquer les pièges d'une déclaration unilatérale d'un État palestinien le long des frontières de 1967 – ou toute autre action unilatérale, quel que soit le côté. Et elle doit diriger l'opposition à une campagne palestinienne consistant à rassembler le soutien en Europe à une telle déclaration unilatérale.

Seul un accord négocié peut conduire à un État palestinien viable aux côtés d'Israël dans la paix et la sécurité. »

 

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