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02/12/2010

POUR « FAIRE RECULER LE RACISME ET AVANCER LA REPUBLIQUE » ...

« Deux signatures pour trois ans de coopération »

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« Une convention cadre a été signée mercredi 1er décembre par M. le Ministre de l’Intérieur, Brice HORTEFEUX, et le président de la licra, Alain JAKUBOWICZ, engageant les deux parties à une action commune contre le racisme et l’antisémitisme lors des trois prochaines années.

Etaient également présents à la réunion de travail précédant la signature du protocole d’accord M. Michel BART, directeur de cabinet du Ministre, M. Michel GAUDIN, Préfet de Police de Paris, M. Michel MORIN, Préfet chargé de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, plusieurs hauts représentants de l’administration de la police et de la gendarmerie, ainsi qu’une délégation du Bureau Exécutif de la licra.

Alain Jakubowicz a tenu à préciser en préambule que ce partenariat s’inscrit dans la culture de la licra, celle d’une large collaboration avec les pouvoirs publics afin de faire « reculer le racisme et avancer la République » tout en conservant sa liberté de parole et son esprit d’indépendance.

Le président de la licra a défini cette convention comme « un outil de combat pour agir à la fois contre le racisme idéologique porté, de manière certes marginale mais violente, par des groupuscules politiques et contre un racisme qualifié d’« ordinaire » tel qu’il est vécu par un trop grand nombre de nos concitoyens ».

Cet accord consacre un important volet à l’échange d’informations entre le Ministère et la licra afin d’être capable de mieux quantifier, qualifier et appréhender les phénomènes racistes et antisémites.

La licra proposera une approche nouvelle dans la sensibilisation des agents de police et de gendarmerie dans leur mission d’accueil et d’écoute des victimes.

Ce partenariat doit également apporter des solutions concrètes au déplacement observé par la licra des violences racistes liées au football en périphérie des stades ou à l’occasion de matchs de championnats de division inférieure.

Enfin, la licra a appelé de ses souhaits, par la signature de cette convention, à un renforcement significatif des moyens consacrés par le Ministère à la lutte contre le racisme sur Internet. »

Source : http://www.licra.org/fr/communique/convention-entre-ministere-interieur-licra

Commentaires

Et bien au moins, les choses sont claires !

Écrit par : Alex | 03/12/2010

Une nouvelle initiative à saluer ! Et pour faire reculer l'odieux, l'insupportable, l'ignoble racisme, on pourrait peut-être commencer par s'occuper de ce genre de problèmes :

Les U19, les footballeurs de moins de 19 ans du Plateau de Rocroi, dans les Ardennes, «jouaient» samedi matin contre les Marocains de Chalon. Bilan : une jambe cassée, un nez explosé, une lèvre éclatée et dix plaintes en gendarmerie. Au club, tout le monde est traumatisé.

Dès le départ, les Ardennais ont senti l’équipe adverse particulièrement tendue, les insultes et les coups volant très bas. Ils ont compris aussi que les spectateurs, des jeunes du quartier sans aucun encadrement, seraient prêts à en découdre sous n’importe quel prétexte.

Les spectateurs de Chalon sont entrés sur la pelouse. Ils se sont mis à nous frapper, avec l’aide des joueurs marnais. Je n’ai jamais vu ça. On s’est vraiment fait lyncher. Ils étaient à trois ou quatre sur chacun de mes joueurs. C’étaient des grands coups de pied dans la tête, dans le ventre. Ils nous frappaient avec tout ce qu’ils trouvaient, comme le manche du drapeau de l’arbitre de touche. Les parents des jeunes, qui nous accompagnaient ont voulu défendre leurs enfants. Ils se sont pris des coups à leur tour. »

Au bout de longues minutes infernales, les Ardennais se réfugient dans les vestiaires, où ils s’enferment. « J’ai demandé à l’entraîneur des Marocains d’appeler la police. Il nous a envoyés chier ! » Cachés dans leur vestiaire, les reclus réussissent à contacter enfin le commissariat. « On nous a dit que les policiers étaient sur un vol et essaieraient de venir. Au bout d’une heure, il n’y avait toujours personne. »

Guillaume, qui était venu malgré ses béquilles, ils l’ont mis par terre et lui ont sauté sur les genoux. Moi, je courais pour défendre mes joueurs. Je me suis dit : "Ils vont m’en tuer un ! »

N'en voilà, une scène de racisme aussi insoutenable qu'ordinaire. Il est vrai que les victimes n'étaient que des "Gaulois", des "fromages", des "faces de craie", des "bouffeurs de cochon"... Pas de quoi alarmer un ministre pour si peu. C'est "seulement" du foot, après tout...

Écrit par : Martial | 03/12/2010

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