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30/11/2010

CHERCHEZ L’ERREUR …

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1) "Visite du président allemand en Israël"

"Le président allemand Christian Wulff est arrivé samedi soir en Israël pour une visite de trois jours dans le pays. Il a été reçu dimanche par son homologue israélien Shimon Pérès qui lui a réservé un accueil chaleureux en sa résidence de Jérusalem. (…)

Au cours de l’entretien, Christian Wulff a notamment déclaré que « l’Allemagne considérait qu’elle devait veiller au respect du droit à l’existence de l’Etat d’Israël ». Il a ajouté qu’il avait demandé d’effectuer en Israël son premier voyage en dehors de l’Europe afin de pouvoir exprimer son attachement à ce pays. Il a ensuite affirmé qu’il partageait le point de vue de Shimon Pérès qui disait que « la sécurité d’Israël serait assurée par l’instauration d’une paix juste dans la région, se basant sur le principe de « deux Etats pour deux peuples » et sur des frontières reconnues ». 

Wulff a encore indiqué : « Je sais que vous oeuvrez depuis de nombreuses années pour obtenir la paix et l’Allemagne vous soutiendra dans la mesure de ses moyens ». Il a ensuite précisé qu’il chercherait à promouvoir cette paix lors de sa rencontre avec Mahmoud Abbas à Bethlehem. 

Le président de l’Etat d’Israël a répondu à son hôte en soulignant que « les dirigeants allemands et la majorité de la population allemande, se souvenant des événements passés, comprenaient que les deux pays devaient entretenir des relations privilégiées ». Et de poursuivre : « Nous avons une responsabilité commune, celle d’apprendre à la jeune génération qu’il faut se souvenir du passé ». 

A l’issue de cette rencontre, le président allemand s’est rendu à Yad Vashem en compagnie de son hôte. Les deux chefs d’Etat ont été accueillis par le directeur du mémorial de la Shoah, Avner Shalev. Ils ont ensuite déposé, dans la tente du « Souvenir », une gerbe en souvenir de six millions de victimes juives massacrées pendant la Seconde Guerre mondiale. Wulff a alors écrit dans le livre des visiteurs : « Les crimes innommables perpétrés pendant la Shoah obligent l’Allemagne et les Allemands à œuvrer toujours pour assurer l’existence de l’Etat d’Israël ». 

Le président allemand est également allé se recueillir au Mont Herzl sur la tombe du célèbre visionnaire et pour y déposer des fleurs. Il faut préciser qu’au même moment, près de 350 étudiants allemands visitaient le camp de concentration de Buchenwald, à l’initiative de l’Agence Juive, et ont eux aussi déposé une gerbe en souvenir des déportés qui y ont été assassinés."

 

2) "Sondage : 77% des Allemands expriment la plus grande antipathie envers Israël"

"Un sondage effectué par la BBC révèle que de tous les pays européens c'est le peuple allemand, en dépit de la Shoah, qui exprime la plus grande antipathie pour Israël. 77% des Allemands ont un a priori négatif à l'égard d'Israël, davantage que les 73% des Emirats arabes Unis et seulement 1% de moins que les Egyptiens. Dans un sondage datant de 2004, 51 % des Allemands affirmaient déjà que "le traitement des Israéliens à l'égard des Palestiniens équivalait à celui des Nazis par rapport aux Juifs". 68% estimaient "qu'Israël menait une guerre d'extermination vis-à-vis des Palestiniens". Des chiffres à méditer par le président allemand, actuellement en visite en Israël…"

3) "Très hostiles à Israël, les Allemands se plaignent de pas pouvoir critiquer Israël ..."

"On se demande dans quel monde (ou plutôt dans quelle Allemagne) habite Peter Schneider.  Une grosse majorité d'Allemands expriment à longueur de sondage leur farouche antipathie (voire haine) pour Israël.  Mais on veut nous faire croire que l'Allemagne est minée par la culpabilité d'avoir été responsable de l'extermination de six millions de Juifs européens dont 1.5 et demi d'enfants... et que ça suffit. Un sondage effectué par la BBC révèle que de tous les pays européens c'est précisément le peuple allemand supposé être si accablé qui exprime la plus grande antipathie pour Israël ... 

(…)
Extrait d'un article de Peter Schneider par paru dans Le Monde "Trop de "plus jamais ça !" .  C'est donc la vision très particulière - et qui est réfutée par les sondages - de M. Schneider ...

"Le chapitre le plus difficile des leçons de l'Histoire concerne la façon d'envisager les crimes allemands contre les juifs et la relation avec Israël. Il n'existe aucun autre domaine où l'exigence imposée aux Allemands de se confronter avec les leçons du passé a été plus pressante et plus contraignante. Vu le caractère singulier de la culpabilité allemande, ces leçons semblaient empreintes d'évidence. Pourtant, tout le monde sait qu'il a fallu de nombreuses exhortations et protestations de la part d'Israël et de la communauté internationale pour rappeler l'Allemagne à ses devoirs de débitrice, conséquence de la reconnaissance de sa culpabilité. Après des années passées à débattre du montant de la "réparation", de la restitution des biens juifs ou de leur compensation, on semble avoir atteint un certain niveau de consensus. De la même façon, l'application avec laquelle la République fédérale défend le droit à l'existence d'Israël a conduit à une nouvelle confiance entre l'Allemagne et Israël. Mais quelles sont les conséquences de ces leçons sur le présent et le futur ?

Faut-il en déduire que les Allemands sont dans l'obligation de défendre aussi la politique de colonisation de l'actuel gouvernement israélien - et de presque tous les précédents ? Est-ce qu'un ami d'Israël, convaincu que cette politique de colonisation met en danger l'existence même d'Israël, a le droit de défendre son avis en Allemagne ? A-t-il le droit d'émettre des doutes sur le caractère démocratique d'un Etat qui n'accorde pas les mêmes droits à ses citoyens arabes et à ses citoyens juifs ?

Bien sûr qu'il en a le droit, répondent la plupart des associations juives. Mais, dans la pratique, celui qui affiche de tels scrupules est vite accusé d'antisémitisme, surtout d'ailleurs par des non-juifs qui s'attachent avec un zèle particulier à gérer le passé."

 

Sources : http://philosemitismeblog.blogspot.com/

http://www.israel7.com/2010/11/visite-du-president-allema...

http://www.juif.org/antisemitisme-juif/141518,sondage-77-...

29/11/2010

UN PEUPLE QUI PREND SON DESTIN EN MAIN, C’EST ANGOISSANT

Vous lirez ci-dessous la réaction du journal Le Temps, de Genève, à la nouvelle votation suisse. Notons qu’il y a du progrès, puisque maintenant, les éminences reconnaissent, quoique du bout des lèvres, que les peurs du peuple « sont légitimes ». Pour s’empresser d’ajouter que ce que le peuple souhaite est totalement « contraire au droit ».

La prochaine étape devrait donc consister à amender « le droit ». Et non pas le peuple.

« L’angoisse

Une majorité du peuple suisse, une large majorité des cantons a donc choisi de voter en faveur de l’initiative qui veut renvoyer de manière systématique les criminels étrangers. Une année après la votation sur l’interdiction des minarets, l’UDC impose son dogme souverainiste, au mépris des règles de droit universelles. Sa victoire nous engage dans une voie malsaine, celle qui consiste à discriminer et à punir sans recours l’étranger. Le contre-projet qui voulait nous protéger de l’arbitraire échoue, lamentablement, considéré par beaucoup comme une mauvaise copie et torpillé par l’absolutisme du camp rose-vert.

Certes, le peuple a toujours raison lorsqu’il a voté, mais très vite on comprendra que l’initiative de l’UDC est inapplicable en l’état et ouvre d’innombrables querelles juridiques auxquelles tout Etat démocratique doit se soumettre. Le dossier n’est donc pas clos.

Une majorité de citoyens exprime par ce vote un second désaveu de l’ordre juridique qui est inquiétant pour une démocratie dont l’essence même est de lutter contre les abus de tous ordres. Manifestement, les partis du centre, le Conseil fédéral et le parlement sont de plus en plus impuissants à contrer le discours d’un grand parti qui exploite les peurs légitimes qui s’exercent à l’égard des phénomènes migratoires. Les arguments rationnels, par nature complexes, sont laminés par la brutalité avec laquelle le populisme assomme la raison. Même le durcissement du droit et les pratiques plus restrictives dans certains cantons ne suffisent plus à endiguer la colère que l’on devine.

La population, en particulier celle qui se sent faible et troublée par les questions identitaires, veut être rassurée par des actes concrets. Dimanche, une majorité populaire a imposé son principe de fermeté, mais si impraticable et contraire au droit qu’il devra être amendé. Pour l’UDC, l’essentiel est sans doute acquis. Pour les grands partis respectueux des institutions, cette nouvelle défaite est lourde de sens car elle révèle que les citoyens ignorent les limites posées dans l’exercice des droits civiques. Avec une légèreté si naïve qu’elle en devient angoissante et nous avertit d’autres périls. »

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5609cbc6-fb36-11df-976b-d...

27/11/2010

QU’EN TERMES GALANTS CES CHOSES-LA SONT DITES …

Pas de noms gênants. Pas de responsabilité. Juste assez de mémoire pour marquer le coup mais sans faire trop de vagues. Bien sûr, pas de commémorations cinquante fois par an. Ah, il n’y a pas à dire, il y a victime et victime.

Vous allez lire ci-dessous le compte-rendu très politiquement correct de Ria Novosti et ensuite, je me permettrai de rappeler ce que j’écrivais à propos de l’Holodomor dans La France LICRAtisée.

 

« L'Ukraine commémore les victimes de la famine des 1932-1933

 

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KIEV, 27 novembre - RIA Novosti

Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch et le premier ministre du pays Nikolaï Azarov ont rendu hommage samedi aux millions d'Ukrainiens victimes de la grande famine des années 1932-1933 en URSS.

 

M.Ianoukovitch a déposé une gerbe de blé et a allumé un cierge devant le mémorial aux victimes de la famine. Les deux dirigeants du pays ont observé une minute de silence et ont participé à un service religieux célébré par le chef de l'Eglise orthodoxe d'Ukraine, le métropolite Vladimir.

 

Provoquée par une sécheresse et des excès de la collectivisation forcée des terres en URSS la famine de 1932-1933 a touché les grandes régions agricoles de l'URSS: l'Ukraine, la Russie centrale, la Basse et la Moyenne Volga, la Sibérie occidentale, l'Oural du Sud, le Kazakhstan, le Caucase du Nord. Selon différentes informations, la famine a fait entre 7 et 8 millions de morts dont entre 3 et 3,5 millions en Ukraine, 2 millions au Kazakhstan et entre 2 et 2,5 millions dans la république soviétique de Russie.

 

Sous la présidence de Viktor Iouchtchenko, Kiev considérait que la famine, qu'il appelle Holodomor ("extermination par la faim"), avait été organisée pour exterminer précisément le peuple ukrainien. L'Ukraine a tenté d'en persuader la communauté internationale. Moscou est toujours hostile à une telle interprétation des faits. L'actuel président ukrainien Viktor Ianoukovitch a déclaré en avril 2010 à Strasbourg qu'il serait injuste d'affirmer que la grande famine des années 1930 était le génocide d'un seul peuple.

 

Source : http://fr.rian.ru/infographie/20080802/115429735.html

 

 

 

Le génocide ukrainien (extrait de La France LICRAtisée)

 

L’Ukraine, décidément région martyre, va être le théâtre principal, durant ces années d’avant-guerre, d’un épouvantable crime contre l’humanité qui disparaîtra promptement dans un trou noir de l’histoire. Malgré les guerres, elle reste une région agricole riche et sa population continue à manifester un vif esprit d’indépendance, que le pouvoir va s’employer à briser. En représailles contre la résistance des populations paysannes à la collectivisation forcée, le régime bolchevique organise délibérément une abominable famine en 1932-1933.

 

Cette famine provoquée touchera principalement l’Ukraine, mais sévira aussi dans le Caucase du nord et dans le Kazakhstan. Pour accomplir ce forfait, qui sera toujours nié par le pouvoir, Staline envoie sur place les commissaires Viatcheslav Molotov et Lazar Kaganovitch ainsi que Genrikh Yagoda, chef de la tchéka. Leur mission est « d’accélérer les collectes » et d’empêcher à tout prix les paysans de fuir vers les villes.

 

Plus de six millions de personnes, dont environ deux millions d’enfants, vont mourir de faim, ainsi que du typhus, durant cette famine sciemment organisée par le pouvoir bolchevique.

Le cannibalisme réapparaîtra. Des affiches représentant une femme et son enfant, sous le slogan « Manger son enfant est un acte barbare », seront placardées.

 

Pendant ces deux années où il affame volontairement toute une population, le gouvernement des soviets exportera à l’étranger dix-huit millions de quintaux de blé.

 

Cette tragédie est connue en Europe occidentale. Des journaux publient des témoignages de rescapés, et des voix s’élèvent pour dénoncer cette barbarie. Mais Édouard Herriot souhaite mener, en sa qualité de président du Conseil – jusqu’en décembre 1932 – une politique de rapprochement avec l’Union soviétique. Ces révélations sont gênantes. Il convient d’effacer cette mauvaise impression par un témoignage incontestable : le sien.

Devenu en février 1933 président de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale, il se rend donc en Ukraine en août 1933, accompagné de la journaliste Geneviève Tabouis. Et fait à son retour cette déclaration historique : « J’ai traversé l’Ukraine. Eh bien ! je vous affirme que je l’ai vue tel un jardin en plein rendement. On assure, me dites-vous, que cette contrée vit à cette heure une époque attristée ? Je ne peux parler de ce que je n’ai pas vu. Pourtant je me suis fait conduire dans des endroits éprouvés. Or je n’ai constaté que la prospérité… »

 

Toute une mise en scène destinée à lui permettre de ne rien voir d’indésirable et donc de mentir avec un semblant de vérité, a en effet été déployée. Après tout, qu’est-ce que la vérité, surtout en matière politique ? Ne disait-il pas lui-même: "Une vérité est un mensonge qui a longtemps servi"?

 

Ce crime gigantesque commis par les bolcheviques est donc connu par la gauche française, mais occulté. Seul l’antisémitisme de Hitler est, durant le même temps, dénoncé à longueur de colonnes dans le DDV [Droit De Vivre, journal de la LICRA] En 1932, alors que ce dernier n’est pas encore chancelier, le DDV proclame : « La clef de l’antisémitisme est en Allemagne et chaque voix gagnée par Hitler est une voix gagnée par l’internationale du pogrom ».

 xxx

J'ajouterai que Lazar Kaganovitch, qui fut le n°2 du pays après Staline de 1938 à 1957, et gagna ses galons dans le Caucase du nord lors de l'Holodomor où il manifesta ses talents avec éclat, est mort tranquillement dans son lit ... en 1991, à l'âge de 98 ans. Sans que personne ne lui ait jamais demandé le moindre compte. Là, curieusement, "justice n'a jamais été faite".

MERE LA PUDEUR ? PARFAITEMENT. ET POUR LEUR BIEN

Je relaie l’article suivant paru ce jour dans Le Temps, de Genève. Tant mieux si des enseignants commencent à réagir devant l’entreprise de laminage des cervelles à l’école. On préfère leur servir le sexe sous toutes ses formes que de leur apprendre à réfléchir et à exercer leur sens critique, c’est moins dangereux. Et ça les prépare mieux à ce qu’on attend d’eux, plus tard. Ce qui est malheureux, c’est que les parents, apparemment déjà lobotomisés eux aussi, ne réagissent pas plus que ça. Ce sont pourtant eux qui devraient mener ce combat en première ligne.

 « Ces Valaisannes en lutte contre le sexe à l’école

« L’application de Tipp-Ex sur un manuel scolaire valaisan jugé trop explicite a fait rire la terre entière. Derrière cet épisode cocasse se cache le combat acharné de deux femmes, qui dénoncent l’exposition précoce des élèves à la sexualité. Rencontre

Pudibondes et rétrogrades? «Non, vigilantes et réalistes!» ­Monika Bayard et Anna Filipponi, la cinquantaine grisonnante, toutes deux enseignantes de formation, la première encore en ­activité dans le village haut-valaisan de Saint-Nicolas, ont appris à répliquer depuis l’affaire du ­Tipp-Ex.

Avec quelques concitoyens d’outre-Raspille, elles sont à l’origine de l’épisode qui a mis le ministre valaisan de l’Enseignement Claude Roch dans l’embarras. Il a maladroitement fait recouvrir au pinceau correcteur des liens internet figurant dans la brochure d’éducation sexuelle «Schritte ins Leben» (ndlr: Avancer dans la vie) sous la pression de ces parents d’élèves.

Le geste, plus que sa cause, a été très médiatisé. Dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung, un million de lecteurs, Claude Roch passait pour «l’idiot du village», et le Valais s’exposait promptement en «arrière-pays coupé du monde» bien qu’ayant «abandonné l’union par consanguinité». Bonjour les poncifs.

«Dès qu’on émet des réserves sur un sujet sensible comme la sexualité, on passe pour des puritaines attardées», réagissent Monika Bayard et Anna Filipponi, conscientes donc de l’image qui leur colle à la peau, jusqu’à écourter la séance photo dans ce petit café en bordure de route cantonale à Gampel. L’illustration en arrière-plan, grand format, noir-blanc, et pouvant représenter un ancien bâtiment scolaire, participe selon elles au cliché.

Quelle école veulent-elles, justement? Qu’est-ce qui justifie leur intervention et la constitution de leur association de «défense du droit des parents et des enfants» IG Sorgfalt (Groupement d’intérêt Précaution)? Formellement, d’abord, les sites internet contenus dans le support de cours (lilli.ch, feelok.ch, sextra.de ou encore tschau.ch) «vont beaucoup trop loin dans le détail et dépassent le rôle dévolu à l’école».

On y parle, très ouvertement c’est vrai, de masturbation, de sexe oral ou anal, de leurs plaisirs et de leurs dangers. On y distille des conseils sur l’utilisation adéquate du préservatif et de la pilule. On y échange des informations sur des forums. Rien de proprement scandaleux? Un «étalage technique», «un mode d’emploi», «une incitation à ­essayer», dénoncent les opposantes.

Une chose est sûre: on est ici très éloigné des cours d’école où transitent d’un portable à l’autre les séquences pornos trouvées par les ados sur Internet. Ces mères de famille sont-elles imperméables à la réalité des préaux? «On ne peut pas tout contrôler, d’accord, mais l’école ne doit pas en plus inciter à aller voir. A cet âge, il existe une grande différence de maturité entre les jeunes et entre les genres. Tout le monde n’est pas prêt à voir ou entendre cela.»

Faut-il mettre les ados sous couveuse? Anna Filipponi griffonne un arbre à deux branches. A gauche, les détails, la technique, les mises en garde. A droite, l’amour et la famille. C’est ce qu’il manquerait à l’éducation sexuelle en classe. Elles dénoncent «une vision de la sexualité unilatérale et simpliste». Monika Bayard pointe du doigt la page d’ouverture du chapitre «Sexualité» de la brochure représentant deux pacsés sur un gâteau, deux ados enlacés et un préservatif dépassant d’une poche de jeans. «Sur les sites, on explique que pour essayer le sexe anal, il faut mettre beaucoup de lubrifiant. C’est une chose. Mais elle est où la famille, dans cette brochure?»

La famille: on y vient. Leur action s’apparente-t-elle à un mouvement de défense de la famille traditionnelle, à vocation religieuse, issue de quelques «sectaires de la droite catholique», comme les a qualifiées leur compatriote, ancien président du Parti socialiste suisse, Peter Bodenmann, récemment dans une chronique du Nouvelliste?

Les deux dames répondent qu’elles n’ont «jamais parlé de religion dans le groupe. On informe sur les avantages de la pilule du lendemain, sur le fait que l’assurance maladie prend en charge l’avortement, mais ce n’est pas une fatalité. On peut parler d’amour, des avantages d’attendre avant la première fois, on peut aussi parler des désavantages d’avoir des relations sexuelles trop tôt. Ce n’est pas une vision romantique, c’est une nécessité», insistent-elles.

Et d’appeler à une sorte de personnalisation de la prise en charge de l’éducation sexuelle qui rend leur discours un peu contradictoire. «C’est aux parents de dispenser l’éducation sexuelle à leurs enfants, ils les connaissent mieux que quiconque.» L’école devrait-elle, dans ce cas, renoncer définitivement à la tâche?

«Tels quels, les cours devraient être facultatifs», jugent-elles. Leur révolte est alimentée par un sentiment de tromperie de la part des institutions. Ces méthodes se seraient insidieusement introduites dans les programmes scolaires ces dernières années, «dans le dos des parents qui n’ont pas été consultés». Le Département de l’éducation répond que c’est aux commissions scolaires et aux directions d’écoles de faire ce travail d’information et qu’une «commission compétente se penchera sur la problématique».

«Notre action permet au moins de sensibiliser les parents», espèrent Monika Bayard et Anna Filipponi, dont la vision de l’école ne s’écarte jamais vraiment d’un principe fondateur: la rigueur sur les bancs. «L’éducation anti-autoritaire n’a pas fonctionné. Il ne faut pas reproduire les erreurs du passé par ces largesses envers les adolescents». Mais c’est pour leur bien: «Demandez aux jeunes ce qu’ils veulent dans la vie: la majorité répond une famille heureuse.»

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/b6d358ec-f9a5-11df-ba16-b7d6d5319130|2

26/11/2010

SUBTILE REHABILITATION D’UN SALAUD INTEGRAL

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J’ai lu ce qui suit sur le site juif.org qui l’a lui-même repris du Figaro. Apparemment, une série de bandes dessinées « historiques » relate l’histoire de Joseph Joinovici à sa sauce. Dans le registre : bon, c’est vrai, il a collaboré, mais enfin, quoi, les temps étaient durs. Et puis n’oublions pas qu’il a sauvé 150 juifs ! Finalement, il mériterait bien 150 médailles « du Juste », pas vrai ?

N’en déplaise aux auteurs de la BD, le personnage était parfaitement ignoble. Une ordure finie et intégrale qui s’est acheté – c’est le cas de le dire – une conduite quand il a vu que les choses tournaient mal. A la suite de l’article du Figaro, j’ai retranscris un des deux chapitres que Jean-Claude Valla consacre à ce sinistre individu dans Ces juifs de France qui ont collaboré, dont je vous recommande vivement la lecture (disponible sur amazon). Vous y apprendrez plus de choses que dans la BD. J’ai fortement résumé le 2e chapitre car j’en avais un peu assez de taper. Mais pourtant, il vaut la lecture, je vous prie de le croire.

Ce n’est pas la première « réhabilitation ». Josée Dayan avait déjà consacré en 2001 un téléfilm hagiographique au même personnage largement revu et corrigé, et joué par Roger Hanin. C’est ce téléfilm qui a dû inspirer les BD.

1) Article du Figaro : « M. Joseph, juif, collabo et résistant face à la Libération »

« Lefigaro.fr sélectionne un album qui vient de paraître et analyse des planches image par image. Cette semaine, le quatrième tome de la série Il était une fois en France, intitulé Aux armes, citoyens ! signé Fabien Nury et Sylvain Vallée (Glénat).

 

Les auteurs

Né en 1976, Fabien Nury effectue ses premières armes dans la publicité en tant que concepteur-rédacteur et responsable de création en 1998. (…) En 2006, il crée avec Sylvain Vallée la série culte Il était une fois en France, qui retrace, d'après sa véritable histoire, la vie de Joseph Joanovici, juif, milliardaire, ferrailleur et collabo sous l'Occupation. Ce quatrième tome fait également partie de la sélection officielle d'Angoulême 2011.

Né en 1972, Sylvain Vallée entre après un bac artistique à l'école Saint-Luc de Bruxelles de laquelle il sort diplômé pour devenir illustrateur indépendant.(…) Vendue à 300.000 exemplaires, la saga Il était une fois en France plusieurs fois sélectionnée à Angoulême et détentrice de nombreux prix, lui a permis de se faire connaître auprès d'un large public.

L'album

Eté 1944. La libération est proche. Alors que d'aucuns attendent ce moment avec impatience, Joseph Joanovici lui, a peur. Jusqu'à ce jour, à la fois collabo et résistant, son double jeu était bien huilé : il réussissait toujours à avoir un coup d'avance sur ses adversaires. La libération avance à grands pas, et avec elle la honte d'avoir participé au génocide de tout un peuple. Pour notre protagoniste, il faut faire vite. C'est une question de survie, comme toujours. Joseph n'a plus de répit, tout doit disparaître : ses états de service auprès du IIIe Reich , et surtout sa carte de gestapiste. Un juif qui a collaboré avec les nazis, peut-il y avoir pire crime ?

 
Fabien Nury a décidé de ne pas répondre à cette question. C'est en travaillant sur le scénario Les Brigades du tigre qu'il est tombé sur l'histoire incroyable de Joseph Joanovici. Au fil de ses recherches sur le personnage, il se rend compte que ceux qui ont écrit sur lui sont rarement d'accord : collabo et salaud pour les uns , grand résistant et bouc-émissaire pour les autres. Dans Il était une fois en France, son parti pris est de ni juger, ni de condamner. Certes il a collaboré, mais il a aussi sauvé 150 personnes des camps de la mort. Un grand paradoxe donc que le scénariste a choisi d'explorer, de mettre en exergue. Il fallait survivre coûte que coûte, préserver les siens, saisir toutes les opportunités. Le prix n'en est pas moins cher payé. Traqué, Joseph va être amené à sombrer un peu plus dans la noirceur, se salir les mains. Et affronter le regard impitoyable d'Eva, sa femme, qui découvre ses antécédents. Abattu Joseph ? Jamais ! Tel le roseau, il plie, mais ne rompt pas. Cependant, si dans les albums précédents, il pouvait être capable du pire et du meilleur, ici, le pire l'emporte.

La complexité du personnage est superbement relayée par le dessin réaliste de Sylvain Vallée, qui a su garder les deux aspects du personnage sans le faire chavirer d'un côté ou de l'autre. La variété des expressions de Joseph pouvant changer d'une case à l'autre, d'une seconde à l'autre, sont pleinement rendues. Tout se joue à quelques traits physiques, quelques coups de crayons que le dessinateur maîtrise à la perfection.

Finalement, Joseph Joanovici, grand héros ou salaud collabo ? Cet album, Aux armes citoyens, ne répond toujours pas à cette question, malgré un héros qui sombre de plus en plus dans le mal. L'ambiguïté est maintenue, le pari des deux auteurs, gagné.»

Source : http://www.juif.org/go-news-140935.php

 

2) Jean-Claude Valla, Ces juifs de France qui ont collaboré

 

 

ejoseph02.jpgRabatteur, kidnappeur et assassin, Oscar Reich était un enfant de chœur au regard d’une autre figure infiniment plus célèbre que lui : Joseph Joinovici. Né en 1905, ou en 1895, on ne sait pas au juste, dans le ghetto de Kichiniev en Bessarabie, ce juif est arrivé en France en 1925, ne sachant ni lire ni écrire. Des années durant, il s’exprimera dans un étrange sabir fait de yiddish, de roumain, de russe et de français. Mais il semble avoir toujours su compter et, si son corps est empâté, sa démarche lourde, sa cervelle est d’une agilité redoutable.

 

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« Les ambassades allemandes décrochent les portraits de l'ère nazie »

« Le ministère allemand des Affaires étrangères a fait décrocher de ses murs les portraits de tous les ambassadeurs ayant exercé avant 1951 et les représentations à l'étranger feront de même pour éviter tout rappel du régime nazi, a annoncé mercredi 24 novembre 2010 un porte-parole.

 

Elan Steinberg, vice-président du Rassemblement américain des survivants de l'Holocauste et de leurs descendants a salué un «geste symbolique» qui traduit «la maturité morale et politique de l'Allemagne moderne».

 

L'initiative a été prise après la parution d'un livre qui révèle que le ministère des Affaires étrangères a joué un rôle plus actif qu'on ne le pensait dans la Shoah…

 

«L'intention est de ne garder que les portraits de diplomates envoyés à l'étranger après le rétablissement du ministère des Affaires étrangères, en 1951, comme c'est déjà le cas au siège du ministère», a précisé le porte-parole.

Les portraits des ambassadeurs en poste après 1951 ayant eu un passé nazi seront accompagnés d'explications. »

Source : http://www.20minutes.fr/ledirect/628285/monde-les-portrai...

25/11/2010

INTERESSANT SONDAGE

Dans la démocratie phare/modèle du Proche-Orient, les rapports un peu trop étroits du religieux et du politique n’ont pas l’air de beaucoup satisfaire les Israéliens.

Il faut quand même savoir qu’à ce jour, le mariage civil n’est pas encore reconnu officiellement, sauf pour les agnostiques et les athées, et ce, depuis cette année uniquement. En dehors de cette frange marginale de la population, seul est reconnu le mariage religieux. Les Israéliens ont l’air de se sentir à l’étroit sous cette chape.

 

« 80 % des Israéliens mécontents des rapports politico-religieux

Quatre-vingt pour cent des citoyens de l'Etat hébreu insatisfaits des rapports entre le politique et le religieux. C'est ce que révèle une récente enquête d'opinion publiée mercredi par Hiddoush, une organisation de défense de la liberté religieuse.

Selon le sondage, 61 % des citoyens non-haredim se déclarent en faveur d'une coalition gouvernementale Likoud-Kadima qui exclurait les partis religieux. Du coté des nouveaux immigrants, les chiffres sont tout aussi éloquents. En effet, 77 % d'entre eux désapprouvent l'état actuel des relations entre le monde religieux et le monde politique, malgré la présence d'un parti strictement laïc comme Israël Beitenou au gouvernement.

Les chiffres sont quasiment similaires dans le milieu haredi : 91 % des sondés sont insatisfaits des rapports entre l'Etat et la synagogue au sein de l'Etat hébreu.

Selon le rabbin Réguev, avocat et directeur-général de la fondation Hiddoush, ces chiffres sont parlants : "Les israéliens ne veulent pas d'un gouvernement soumis aux religieux. Ils veulent que le gouvernement n'accorde pas d'aides aux étudiants des yeshivot. Ils rêvent de faire sauter le monopole maintenu par un rabbinat soumis aux haredim sur le mariage et le divorce."

Réguev a également appelé les leaders du gouvernement actuel et de l'opposition à "écouter le public et établir un gouvernement civil qui votera les réformes désirées". »

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1289993722961&a...

UN DE PERDU, UN DE RETROUVE

Nous parlions ces jours derniers du décès de Samuel Kunz, qui a plongé dans l’affliction ses persécuteurs qui espéraient un beau procès bien pédagogique pour février prochain. Il a eu le toupet de mourir avant. Raté, donc, pour celui-là. Mais tout n’est pas perdu car un autre se profile aussitôt. Ils en ont combien encore comme ça, dans leur manche ?

J’ai un peu de mal à comprendre : il aurait 60 ans, ce chef SS ? Quel âge ça lui faisait à la seconde guerre mondiale ? Il doit y avoir erreur. Une fois n’est pas coutume.

« Vers l'extradition d'un chef SS ?

Le centre Simon Wiesenthal a appelé l'Allemagne à extrader l'ancien SS hollandais Klaas Faber, 60 ans, déjà sous le coup d'un mandat d'arrêt hollandais. Faber, responsable de la mort de 22 personnes, avait fui en Allemagne après sa condamnation à mort en Hollande prononcée en 1952.

A Berlin, les responsables du ministère de la Justice, qui affirment réfléchir à la mise à exécution de la sanction pesant sur l'assassin, se penchent sur la possibilité d'emprisonner Faber après sa condamnation.

Ce n'est pas la première que des appels à extrader le criminel nazi se font entendre. En effet, le gouvernement hollandais a plusieurs fois réclamé officiellement son extradition afin qu'il puisse purger sa peine.

Selon Efraim Zuroff, chasseur de nazis au centre Simon Wiesenthal, "l'échec allemand quant à l'extradition de Faber vers la Hollande reflète une anomalie qui doit être corrigée, afin de pouvoir rendre justice". »

Source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1289993724768&a...