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27/11/2010

MERE LA PUDEUR ? PARFAITEMENT. ET POUR LEUR BIEN

Je relaie l’article suivant paru ce jour dans Le Temps, de Genève. Tant mieux si des enseignants commencent à réagir devant l’entreprise de laminage des cervelles à l’école. On préfère leur servir le sexe sous toutes ses formes que de leur apprendre à réfléchir et à exercer leur sens critique, c’est moins dangereux. Et ça les prépare mieux à ce qu’on attend d’eux, plus tard. Ce qui est malheureux, c’est que les parents, apparemment déjà lobotomisés eux aussi, ne réagissent pas plus que ça. Ce sont pourtant eux qui devraient mener ce combat en première ligne.

 « Ces Valaisannes en lutte contre le sexe à l’école

« L’application de Tipp-Ex sur un manuel scolaire valaisan jugé trop explicite a fait rire la terre entière. Derrière cet épisode cocasse se cache le combat acharné de deux femmes, qui dénoncent l’exposition précoce des élèves à la sexualité. Rencontre

Pudibondes et rétrogrades? «Non, vigilantes et réalistes!» ­Monika Bayard et Anna Filipponi, la cinquantaine grisonnante, toutes deux enseignantes de formation, la première encore en ­activité dans le village haut-valaisan de Saint-Nicolas, ont appris à répliquer depuis l’affaire du ­Tipp-Ex.

Avec quelques concitoyens d’outre-Raspille, elles sont à l’origine de l’épisode qui a mis le ministre valaisan de l’Enseignement Claude Roch dans l’embarras. Il a maladroitement fait recouvrir au pinceau correcteur des liens internet figurant dans la brochure d’éducation sexuelle «Schritte ins Leben» (ndlr: Avancer dans la vie) sous la pression de ces parents d’élèves.

Le geste, plus que sa cause, a été très médiatisé. Dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung, un million de lecteurs, Claude Roch passait pour «l’idiot du village», et le Valais s’exposait promptement en «arrière-pays coupé du monde» bien qu’ayant «abandonné l’union par consanguinité». Bonjour les poncifs.

«Dès qu’on émet des réserves sur un sujet sensible comme la sexualité, on passe pour des puritaines attardées», réagissent Monika Bayard et Anna Filipponi, conscientes donc de l’image qui leur colle à la peau, jusqu’à écourter la séance photo dans ce petit café en bordure de route cantonale à Gampel. L’illustration en arrière-plan, grand format, noir-blanc, et pouvant représenter un ancien bâtiment scolaire, participe selon elles au cliché.

Quelle école veulent-elles, justement? Qu’est-ce qui justifie leur intervention et la constitution de leur association de «défense du droit des parents et des enfants» IG Sorgfalt (Groupement d’intérêt Précaution)? Formellement, d’abord, les sites internet contenus dans le support de cours (lilli.ch, feelok.ch, sextra.de ou encore tschau.ch) «vont beaucoup trop loin dans le détail et dépassent le rôle dévolu à l’école».

On y parle, très ouvertement c’est vrai, de masturbation, de sexe oral ou anal, de leurs plaisirs et de leurs dangers. On y distille des conseils sur l’utilisation adéquate du préservatif et de la pilule. On y échange des informations sur des forums. Rien de proprement scandaleux? Un «étalage technique», «un mode d’emploi», «une incitation à ­essayer», dénoncent les opposantes.

Une chose est sûre: on est ici très éloigné des cours d’école où transitent d’un portable à l’autre les séquences pornos trouvées par les ados sur Internet. Ces mères de famille sont-elles imperméables à la réalité des préaux? «On ne peut pas tout contrôler, d’accord, mais l’école ne doit pas en plus inciter à aller voir. A cet âge, il existe une grande différence de maturité entre les jeunes et entre les genres. Tout le monde n’est pas prêt à voir ou entendre cela.»

Faut-il mettre les ados sous couveuse? Anna Filipponi griffonne un arbre à deux branches. A gauche, les détails, la technique, les mises en garde. A droite, l’amour et la famille. C’est ce qu’il manquerait à l’éducation sexuelle en classe. Elles dénoncent «une vision de la sexualité unilatérale et simpliste». Monika Bayard pointe du doigt la page d’ouverture du chapitre «Sexualité» de la brochure représentant deux pacsés sur un gâteau, deux ados enlacés et un préservatif dépassant d’une poche de jeans. «Sur les sites, on explique que pour essayer le sexe anal, il faut mettre beaucoup de lubrifiant. C’est une chose. Mais elle est où la famille, dans cette brochure?»

La famille: on y vient. Leur action s’apparente-t-elle à un mouvement de défense de la famille traditionnelle, à vocation religieuse, issue de quelques «sectaires de la droite catholique», comme les a qualifiées leur compatriote, ancien président du Parti socialiste suisse, Peter Bodenmann, récemment dans une chronique du Nouvelliste?

Les deux dames répondent qu’elles n’ont «jamais parlé de religion dans le groupe. On informe sur les avantages de la pilule du lendemain, sur le fait que l’assurance maladie prend en charge l’avortement, mais ce n’est pas une fatalité. On peut parler d’amour, des avantages d’attendre avant la première fois, on peut aussi parler des désavantages d’avoir des relations sexuelles trop tôt. Ce n’est pas une vision romantique, c’est une nécessité», insistent-elles.

Et d’appeler à une sorte de personnalisation de la prise en charge de l’éducation sexuelle qui rend leur discours un peu contradictoire. «C’est aux parents de dispenser l’éducation sexuelle à leurs enfants, ils les connaissent mieux que quiconque.» L’école devrait-elle, dans ce cas, renoncer définitivement à la tâche?

«Tels quels, les cours devraient être facultatifs», jugent-elles. Leur révolte est alimentée par un sentiment de tromperie de la part des institutions. Ces méthodes se seraient insidieusement introduites dans les programmes scolaires ces dernières années, «dans le dos des parents qui n’ont pas été consultés». Le Département de l’éducation répond que c’est aux commissions scolaires et aux directions d’écoles de faire ce travail d’information et qu’une «commission compétente se penchera sur la problématique».

«Notre action permet au moins de sensibiliser les parents», espèrent Monika Bayard et Anna Filipponi, dont la vision de l’école ne s’écarte jamais vraiment d’un principe fondateur: la rigueur sur les bancs. «L’éducation anti-autoritaire n’a pas fonctionné. Il ne faut pas reproduire les erreurs du passé par ces largesses envers les adolescents». Mais c’est pour leur bien: «Demandez aux jeunes ce qu’ils veulent dans la vie: la majorité répond une famille heureuse.»

Source : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/b6d358ec-f9a5-11df-ba16-b7d6d5319130|2

Commentaires

Ce "laminage des cervelles à l'école", dont vous parlez, n'est que trop réel et peut se constater dans tous les pays anciennement chrétiens. Sous couleur de "banaliser", de "dédramatiser", de "libérer", de "décomplexer", de "dé-tabouiser", on est en train de fabriquer des générations de blasés, d'indifférents, de nombrilistes, de jouisseurs inconditionnels et tous azimuts. Dire cela - et ces deux institutrices valaisannes viennent d'en faire les frais -, c'est en effet passer pour une sorte de dinosaure ridiculement pudibond et répressif. Or, en matière de sexualité comme de respect de l'autorité, la suppression de toute barrière, de tout interdit, de tout garde-fou ne peut déboucher que sur une catastrophe psychique individuelle et collective. Elle est facteur d'anxiété, voire d'angoisse. Quant on en est à enseigner à ce point la sexualité à l'école, on prive tout bonnement les élèves de leur DROIT À L'ENFANCE, c'est-à-dire de ce minimum d'innocence qui constitue le socle de tout développement personnel. On va, aujourd'hui, jusqu'à prôner carrément l'homosexualité et l'"homoparentalité" comme étant des "choix" normaux. Seuls des établissements scolaires hors contrat, c'est-à-dire relativement indépendants par rapport à la "Rééducation Antinationale", résistent encore à ce totalitarisme mou, mais combien de temps tiendront-ils face au déferlement de la véritable MORALE INVERSÉE qui se répand chaque jour un peu plus ? Et les résultats s'en font déjà sentir : grossesses précoces, mises hypocritement sur un "manque d'éducation sexuelle" (!!), recrudescence des MST, explosion des avortements, avec rajeunissement des avortées, etc. À propos d'explosion des avortements, un enseignant réactionnaire va se faire virer comme un malpropre parce qu'il avait passé à ses élèves adolescents un film "insoutenable" montrant un avortement... "normal". On ne leur avait pas dit, à ces pauvres jeunes, qu'après dix ou douze semaines de grossesse, c'était forcément meurtrier, forcément sanglant, forcément abominable à faire, à subir, à infliger et à voir, cette pratique, et voilà ce "sadique" qui le leur met crûment sous les yeux ! Comble d'horreur, ledit enseignant distribuait des tracts "cathos intégristes" à la sortie de son établissement. On comprend la vertueuse indignation des tartuffes de la Rééduc' Antinat' : "Cachez ce curetage que je ne saurais voir !"

Il y a vraiment de quoi vomir.

Qui nous dira par quel obscur et inavouable mystère il est devenu louable de commettre le pire des crimes et, simultanément, condamnable de le dénoncer ?... Un retournement des valeurs aussi radical et aussi rapide n'a-t-il pas de quoi interpeller ce qu'il reste de conscience aux modernes zombies que beaucoup sont devenus ?

Écrit par : Martial | 27/11/2010

Celui qui a lu "Le Meilleur des Mondes" de Huxley, et qui l'a compris, a tout compris.
L'étalage de pornographie sous prétexte "éducatif" est une des pires perversions de l'époque.

Écrit par : Fred | 29/11/2010

*** Ces méthodes se seraient insidieusement introduites dans les programmes scolaires ces dernières années, «dans le dos des parents qui n’ont pas été consultés». ***

Bref, c'est un mouvement organisé. J'attends avec impatience de lire ici une série sur l'action de la LICRA ou du CRIF dans le domaine de l'éducation. J'ai lu pas mal de textes où on se lamente de la décadence scolaire, mais leurs auteurs font comme si cette décadence tombait du ciel.

Journaliste: *** Ces mères de famille sont-elles imperméables à la réalité des préaux? ***

Il faudrait savoir quel âge ont les élèves dont il est question. Ce n'est pas vrai que les adolescents se comportent naturellement sous le préau comme des pervers sexuels, et c'est absurde de faire comme si la sexualisation précoce était un phénomène qui venait des enfants eux-mêmes. Ça vient surtout de la télé, avec l'aide de l'école.

C'est en train d'empirer: ça fait longtemps que les gens sont dubitatifs sur la question des cours d'éducation sexuelle, mais les conseils sur l'homosexualité et le sexe anal sont quand même une nouveauté.

Les deux dames ont raison de dire que ces cours devraient au moins être facultatifs (tout comme les cours sur la religion!). Ces cours tombent trop facilement dans la promotion de la promiscuité sexuelle (qui va souvent avec la promotion de l'antiracisme).

Dernièrement, l'UDC a sorti une affiche marrante: "L'immigration, c'est pas sexy".
J'aurais envie d'ajouter que le sexe à l'école, c'est dégueulasse.

Écrit par : Nominoé | 29/11/2010

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